Œuvres sociales : le président de la Transition au chevet des victimes de l’incendie du marché de Kati

Kati, 19 fév (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a répondu à l’appel de détresse des victimes de l’incendie du Marché de Kati, en remettant, mercredi, 150 sacs de riz, autant de mil, de sucre et de bidons d’huile de 20 litres aux autorités locales pour les sinistrés. C’est le conseiller spécial chargé des Œuvres sociales du président, Aguibou Dembélé qui a procédé à la remise de ce don aux victimes recensées au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à la préfecture de Kati, en présence des autorités administratives, politiques et coutumières et des représentants du bureau en charge de la gestion du marché. Les bénéficiaires, la plupart en larmes, ont exprimé toute leur gratitude au préfet de Kati et aux autorités nationales pour leur accompagnement depuis le jour de l’incendie. « Les mots nous manquent pour exprimer notre sentiment aux autorités de Kati et au président Assimi Goïta. Ils viennent de nous soulager. Que Dieu les soulage et les récompense », a dit le porte-parole des bénéficiaires la main posée sur un sac de vivres. « Moi, j’ai perdu tout dans cet incendie : mes marchandises et une somme de 1 500 000 Fcfa qui était dans mon kiosque. Je suis tombée maladie mais grâce au soutien des autorités et de bonnes volontés, je suis parvenue à digérer la situation. Et si le président de la Transition décide de nous aider, aussi, vraiment, je suis très heureuse et comblée « , a déclaré Mme Fanta Diarra, commerçante de pâte d’arachide. Cet incendie, dont la cause reste, pour l’instant, inconnue, s’est produit dans la nuit du vendredi 7 février, aux environs de 2 heures du matin, Il n’a pas causé de perte en vie humaine mais a fait d’énormes dégâts matériels. Auparavant, le conseiller spécial du président chargé des Œuvres sociales et sa délégation ont remis une quantité de kits alimentaires aux veuves des militaires et paramilitaires, victimes de guerre à l’approche du mois de Ramadan. Au total 150 de ces familles ont bénéficié de ce don. Chaque famille a reçu 1 sac de riz de 50 kg, 1 sac de sucre, 1 sac de mil et 1 bidon d’huile de 20 litres. AK/MD (AMAP)  

Diéma : Quand la nature offre des opportunités…

Par Ouka BA, Diéma, 19 fév (AMAP) En période hivernale, une espèce de plante herbacée, appelée en langue vernaculaire Kassé ou Selou, envahit l’espace. Ces feuilles sont utilisées dans la préparation de la sauce du couscous et nourrissent les animaux domestiques. Elles sont également utilisées dans la construction des hangars, la réalisation de clôtures de périmètres maraîchers, de maisons et autres besoins domestiques, à cause de sa résistance. Notre reporter a interrogé certains résidents de Diéma, dans l’Ouest du Mali. Ceux-ci vantent les mérites du Kassé en matière de médicine traditionnelle et de construction. Yoro Diawara, producteur agricole à Madiga Sacko, est intarissable sur les qualités médicinales de la plante. « Pour traiter même une plaie béante, jugée incurable, il suffit d’y appliquer la poudre des feuilles du Kassé » explique-t-il. Par contre, il opte pour les tiges de sorgho pour réparer son hagard, qui « durent plus longtemps et pourrissent difficilement. » « Les palissades faites avec du Kassé peuvent passer deux saisons de pluie sans être abîmées, contrairement à celles confectionnées à partir des tiges de mil » renchéri Makan Kanté. La taille du Kassé varie selon les saisons. En effet, « cette plante foisonne et devient plus grande lorsque les pluies sont abondantes », explique Oumar Traoré. Fousseiny Senou, marchand ambulant, préfère le Kassé aux tiges de mil, à cause de sa résistance aux attaques de termites. Bilal Macoulmack les tisse minutieusement et l’utilise pour refaire ses hangars après les récoltes. Quant à Mme Fanta Diaby, elle a sollicité l’aide de son époux pour lui construire un hangar avec des palissades en Kassé. De fortes pluies ont endommagé sa cuisine, l’année dernière. Le prix du Kassé varie selon les localités. « Une palissade en Kassé coûte 1 000 Fcfa, contrairement à certaines localités où il faut débourser, parfois, jusqu’à 2 000 Fcfa pour s’en procurer », explique Lamine Dicko, un habitant de Garambougou. Dans cette petite bourgade, il existe un artisan de la palissade en Kassé dont le travail est apprécié de tous. Il tresse solidement les tiges de Kassé avec du fil mince et flexible pour confectionner des palissades. En effet, Sédifo Coulibaly, installé dans un coin du Razel,  gagne 20 000 F CFA ou plus par jour tandis que Hady SIBY, unt autre fabricant de palissades en Kassé peine à écouler son stock. OB/OS/MD (AMAP)  

Bougouni : Renforcement des capacités des acteurs régionaux sur la régulation des marchés publics

Bougouni, 17 fév (AMAP) Cent quarante (140) élus, cadres et agents du syndicat de l’Inter-collectivité Bulomba de Bougouni (Sud) participent du 17 au 21 février 2025 à une session de formation sur la régulation des marchés publics, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par la Direction régionale des marchés publics et de délégation de service public de la Région de Bougouni, cet atelier porte sur les procédures nationales de passation, d’exécution, contrôle et de règlement des marchés publics et de délégations de service. Cette session est conforme à l’une des missions du régulateur des marchés publics, à savoir, le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de la commande publique. Selon le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, Dramane Diakité,  « l’importance des questions des marchés publics et de délégation de service public dans l’économie nationale, surtout  la formation des acteurs dans ce domaine, a toujours été la priorité des autorités de notre pays depuis plusieurs années. » Outre le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, le préfet de Bougouni, Hamadoun Tamboura, et le directeur régional des marchés publics et de délégations de service public de la Région, Moctar Samaké, ont assisté à l’ouverture des travaux. BHT/MD (AMAP)  

Rencontre préparatoire du Ramadan entre le ministre en charge du Commerce et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM)

Bamako, 17 fév (AMAP) Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, lundi, les membres du bureau de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), pour échanger sur un bon approvisionnement du marché en produits de première nécessité pendant le mois de Ramadan, Dans le cadre des préparatifs du mois de Ramadan, le ministre Diallo a invité « les membres du bureau de la CCIM à se mobiliser, pour un bon approvisionnement et ravitaillement du marché » en produits de première nécessité, notamment les céréales, le sucre, l’huile etc. « Je demande l’implication de tout le monde pour que la population puisse avoir les produits de première nécessité dans de bonnes conditions. Nous envisageons des mesures de régulation et la disponibilité des denrées alimentaires sur le marché’, a dit le ministre. Les deux parties ont aussi abordé la question de la satisfaction de la population. « Nous travaillons également sur tout ce qui rentre dans le cadre de la satisfaction de la population. Pour le développement du Mali, nous invitons les opérations économiques à s’investir dans l’industrie », a ajouté le ministre, avant de préciser que cela nécessite l’implication de tous les acteurs concernés. Quant au président de la CCIM, Madiou Simpara, il a rassuré le ministre que toutes les dispositions nécessaires seront mises en place pour concrétiser la vision des autorités maliennes notamment la satisfaction de la population.  « Nous avons déjà mis en place des dispositions pour suivre la disponibilité des denrées alimentaires pendant le mois de Ramadan. En ce qui concerne l’industrialisation, nous sommes également prêts à soutenir toute initiative qui œuvre dans ce sens », a-t-il assuré. Le ministre, pour conclure la rencontre à laquelle ont participé les représentants des bureaux régionaux du CCIM, a remis deux projets d’industrialisation aux membres du bureau national. MMD /MD (AMAP)    

Effondrement d’une mine artisanale à Kéniéba : Cinquante morts dont 98% de femmes (Bilan provisoire)

Kéniéba, 16 fev (AMAP) Cinquante (50) personnes dont 98% de femmes, ont trouvé la mort dans l’effondrement d’une mine artisanale, survenu samedi, vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon un bilan provisoire, recueilli par l’AMAP de sources locales. D’après les dernières informations recueillies auprès d’un habitant de Talato, la mine artisanale, appartenant à des Chinois, se trouve entre les villages de Bilalkoto et Talato, entre 13 et 15 km de Dabia, chef-lieu de ladite commune. Les mêmes sources précisent que parmi les victimes, figurent deux ressortissants burkinabè dont les corps auraient été découverts parmi les victimes du village de Talato. Joint au téléphone par la représentation régionale de l’AMAP, le maire de la Commune rurale de Dabia a dit préféré garder le silence sur le drame. Informé, le préfet du Cercle de Kéniéba, accompagné de la protection civile, de la gendarmerie, de la police et de la société civile, s’est rendu sur les lieux où se trouvait déjà une forte délégation de la commune de Dabia. Les recherches continuent pour retirer des décombres d’autre victimes. MFS/BMS/MD (AMAP)

Kéniéba : Au moins 48 personnes ensevelies dans l’effondrement d’une mine artisanale.

Kayes, 16 fév (AMAP) Au moins 48 personnes ont trouvé la mort, samedi, lors de l’effondrement d’une mine artisanale, survenu vers 6 heures du matin, à Bilalkoto, dans le Cercle de Kéniéba, Région de Kayes (Ouest), selon des témoins. Parmi les victimes, dont les corps ont pu être retirés par les populations, de concert avec les services compétents, figurent 33 femmes du village de Talato, et 10 Burkinabé, d’après une source locale. L’enterrement de ces victimes a eu lieu le même jour vers le crépuscule Un engin de terrassement est tombé sur le groupe de femmes qui travaillaient dans un trou à la recherche de l’or sur ce site qui était exploitée par les Chinois. Cette tragédie pose la problématique des mines dans le Cercle de Kéniéba. Certains estiment que les sociétés minières doivent penser à l’aménagement de leurs sites après la fermeture. Beaucoup de familles donnent en bail leurs champs et vergers à des Chinois contre des millions de Fcfa. Cette opération leur permet d’avoir de l’argent pour faire face aux dépenses familiales dans une zone où le coût de la vie devient de plus en plus élevé à cause de l’exploitation de l’or et d’autres ressources naturelles. BMS/MD (AMAP)

Arrivé ce matin à Ségou, le général de Division Abdoulaye Maïga rencontre les cadres

Ségou, 14 fév (AMAP) Le Chef du gouvernement, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le général de Division, Abdoulaye Maïga, a entamé ce vendredi une visite de deux jours dans la région de Ségou (Centre). Accompagné d’une forte délégation dont plusieurs membres du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maiga a été accueilli par le nouveau gouverneur de Région, le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, à Banankoroni. A son arrivée dans la ville de Ségou, le chef du gouvernement s’est tout d’abord entretenu avec les notabilités au pied à terre. Au cours de cette brève rencontre, les notabilités ont exprimé toute leur joie de recevoir le Premier ministre en terre ségovienne, la Cité des balanzans. Ils ont aussi exprimé leur gratitude au président de la Transition, au Premier ministre et à tous les membres du gouvernement pour les efforts inlassables qu’ils ne cessent de déployer pour le Mali en général et la Région de Ségou en particulier. Légitimités religieuses et autorités traditionnelles, ont tous fait des bénédictions pour la paix, la stabilité au Mali et la réussite de la Transition. A la suite de cette rencontre, le Chef du gouvernement a tenu une rencontre avec les cadres de la région de Ségou. Lors de cette rencontre, il a partagé la vision du président de la Transition et informé des chantiers en cours. Le Premier ministre a insisté sur la cohésion. Il a salué la résilience du peuple malien et assuré que « le gouvernement est à pied d’œuvre pour améliorer les conditions de vie et de travail. » Le Mali s’étant engagé dans la Confédération des Etats du Sahel, Abdoulaye Maïga a invité « tous à s’engager dans la voie de l’intégration véritable. » ADS/MD (AMAP)  

Dioïla : Inauguration de la Maison des Jeunes de Massigui

Dioïla, 14 février (AMAP) La Maison des Jeunes de Massigui, dans la région de Doïla, a été inaugurée mercredi par le Ministre de la Jeunesse et des Sports, accompagné d’une délégation comprenant trois membres du Conseil National de Transition (CNT), le Gouverneur de Région et plusieurs membres de son cabinet, a constaté l’AMAP. Les infrastructures sportives, les salles de réunions et les bureaux ont coûté à l’État malien plus de 300 millions de nos francs. Le ministre, Abdoul Kassim Fomba a, au cours de cette activité, expliqué aux populations les raisons des nouvelles taxes qui seront mises en application pour soutenir l’État. « La contribution Spéciale et de solidarité est une volonté manifeste de la transition pour montrer au monde entier la que les maliens souhaitent prendre leur destin en main. Les grandes réalisations qui sont en cours au Mali nécessitent le concours de tous pour un Mali autonome et souverain » a t’il soutenu lors de cette cérémonie inaugurale à Massigui. Auparavant, le ministre Fomba, avait eu une rencontre avec les populations du cercle de Fana, au cours de laquelle il a salué les sacrifices des FAMa qui montent en puissance et cela grâce au soutien du peuple malien. Il est à noter que dans toutes ces localités, le ministre a rendu une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles conformément aux directives du président de la transition, chef de l’Etat, le Général d’armée, Assimi Goita. Enfin, les populations des différentes localités de la 13ème  région administrative ont rassuré le ministre de leur soutien indéfectible aux autorités transitoires.  DF/KM (AMAP)

Le Projet d’irrigation N’Débougou IV, fruit de la coopération allemande

Ségou, 12 fév (AMAP) le Projet d’irrigation N’Débougou IV dont le Chef du gouvernement va lancer, samedi, les travaux en zone Office du Niger, est financé par la coopération allemande (KFW) pour un coût global de 33 474 860 595 Fcfa dont 26 238 280 000 sous forme d’aide financière. Il vise à augmenter la production agricole des petits agriculteurs par la réhabilitation des périmètres d’irrigation agricole dans la zone N’Débougou de l’Office du Niger. Le Projet s’appuie sur trois volets : Réhabilitation et construction d’infrastructures, Mesures d’accompagnement pour la mise en valeur des infrastructures, Renforcement de la gouvernance de l’Office du Niger. Il s’agit notamment de réhabiliter le canal adducteur Grüber ; recalibrer le marigot DINA et confectionner la digue piste ; réhabiliter les drains de N’Débougou et de Siengo ; le casier de N’Débougou sur 4 200 ha, prolonger le drain collecteur du Kala inférieur est (KIE) jusqu’au troisième bief du Fala de Molodo (33 km). Le projet va renforcer la gouvernance de l’Office du Niger à travers la formation, l’encadrement, le renforcement des Organisations paysannes – agricoles (riz, maraichage), le renforcement en technique de production maraichère en contre-saison froide, Environnement – programme pilote élevage. En ce qui concerne le volet renforcement de la gouvernance foncière de l’Office du Niger, le Projet d’irrigation N’Débougou IV prévoit de renforcer les capacités en gestion foncière ; actualiser les logiciels SIGON et le registre foncier ; améliorer les procédures et méthodes. Il est aussi question d’améliorer les connexions réseaux et de mettre en place de payement numérique de la redevance, audit des baux de la zone Office du Niger). ADS/MD (AMAP)

Mopti : Fin des travaux de la session de la Cour d’assise des mineurs

Mopti, 14 février (AMAP) Les travaux de la session de la Cour d’Assises et de la Cour d’Assises des mineurs au titre de l’année 2024- 2025 de la Cour d’Appel de Mopti ont pris fin le lundi, a constaté l’AMAP. C’était à la faveur d’une cérémonie présidée par le premier président de la Cour d’Appel de Mopti, Gaoussou Sanou en présence des acteurs de la famille judiciaire  singulièrement le Procureur Général près la Cour d’Appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara, le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Me Mahamadou Sidibé et plusieurs personnalités dont le gouverneur de la région, le général de brigade Abass Dembélé et le président du conseil régional, Abdoulaye Garba Maïga. Débuté le lundi 05 aout dernier avec 43 affaires criminelles inscrites au rôle, la session qui avait été suspendue pour les difficultés de transfèrement des accusés détenus à Ansongo, Gao, Diré, Nianfunké, Tombouctou, Douentza et Koro et reprise le 3 février a finalement examiné et jugé 56 dossiers et un autre sur les intérêts civils impliquant 111 accusés pour un pourcentage d’exécution de 100%. Au cours de ces assises, la cour a prononcé des sanctions à la hauteur des infractions criminelles commises. Les jurés ont, durant la session rendus 72 arrêts permettant aux accusés d’être fixés sur leur sort. Ainsi, 10 accusés ont écopé de la peine capitale, 06 de la réclusion à perpétuité, 43 autres de la réclusion à temps (5 à 20 ans de prison), 20 condamnations à la peine d’emprisonnement ferme (de 2 à 5 ans) et 8 arrêts d’acquittement concernant 9 présumés. La Cour a délibéré sur 08 arrêts de condamnations civiles et une extinction d’action publique pour cause de décès. Le  montant total des condamnations civiles est de plus de 15 millions de FCFA et les amendes prononcées sont de  deux millions cent mille FCFA. Dans son réquisitoire, le procureur général près la cour d’appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara a rappelé la nature des affaires examinées et toutes jugées lors de cette session à savoir 13 cas d’assassinat, 04 cas de meurtre, 10 cas de coups mortels, 02 cas d’infanticide, 07 cas de coups et blessures volontaires. A celles-ci s’ajoutentt 11 cas de viol (souvent commis en bande) ; un cas d’attentat à la pudeur ; 13 cas de vol qualifié (souvent commis à main armée), 6 cas d’association de malfaiteurs. Selon le magistrat, toutes ces affaires sont des infractions de violence physique, corporelle ou psychologique qui nous renseignent clairement que notre société s’est résolument installée dans la barbarie, aggravée à la faveur du conflit multidimensionnel et la guerre asymétrique imposés à notre pays par des forces obscures sans foi ni loi. « Les victimes survivantes et les ayants-droits de celles qui n’ont pas survécu à cette barbarie inédite, n’ont demandé lors de leur comparution qu’une seule chose à savoir de rendre justice en renonçant à la réparation matérielle ou pécuniaire. Ainsi, la justice sans faiblir doit jouer pleinement sa partition et l’analyse  rétrospective des décisions rendues par la Cour lors de cette session donne confiance que notre justice, loin de se résigner, apporte la réponse adéquate et appropriée face aux crimes » a indiqué le procureur. Il a salué le courage, l’abnégation, la détermination et l’engagement appréciable de tous les acteurs, sans exclusion aucune qui ont permis l’atteinte des résultats très satisfaisants. Car, selon lui, des magistrats, des avocats, des huissiers-commissaire de justice, des greffiers et secrétaires de greffes, assesseurs, des officiers de police judiciaire jusqu’aux surveillants de prison, avec une mention spéciale aux FAMAs pour avoir sécurisé le transfèrement des détenus et le piquet d’honneur des audiences, chacun a joué sa partition, en toute responsabilité. Nous devons toujours continuer à cultiver cette saine émulation qui a pour mot d’ordre « la gestion axée sur le résultat a conclu le Procureur général ». Le représentant du barreau, Me Mahamadou Sidibé a félicité la Cour pour la diligence dans l’organisation de la session et la qualité des décisions nonobstant des cas de condamnation à mort. Il a aussi plaidé pour que la période transitoire entre les sessions d’assises et l’organisation de chambres criminelles, ne soit pas trop longue pour que les détenus en arrêt soient fixés sur leur sort comme ceux de ce programme. Le premier Président de la Cour d’appel, Gaoussou Sanou s’est réjoui des peines de condamnation à la mort et d’acquittements prononcées qui, selon lui, sont à hauteur des crimes pouvant dissuader certains délinquants. Tout en saluant le barreau pour sa pleine participation aux débats, tout en rappelant que l’assistance de l’avocat est une exigence légale. DC/KM (AMAP)