Tenenkou ; Un incendie, sans faire de victimes, a causé d’importants dégâts matériels

Tenenkou, 11 mai (AMAP) Un incendie déclaré au marché de Ténénkou, sans la nuit du mercredi au jeudi, sans faire de victimes, a causé d’importants dégâts matériels, a appris l’AMAP de source locale. Dans les environs d’1H du matin, un incendie dont l’origine n’est pas connue pour le moment, sans perte en vies humaines, a causé la destruction d’une vingtaine de kiosques partis complément en fumée. Les populations se sont mobilisées, avec les moyens de bord, pour maîtriser l’incendie, après plusieurs heures, à l’absence d’un dispositif de la protection civile dans la ville. Les autorités administratives et politiques se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et compatir aux douleurs des victimes. Elles ont, par ailleurs, invité les occupants à la prudence et au respect des dispositions légales en matière de branchement électrique qui serait selon certaines sources à la base de cet incident. Le dernier incendie au marché Tenenkou communément appelé Jaangal remonte à plus d’une trentaine d’années, selon certaines sources. AS/KM (AMAP)

Bankass : Remise de kits d’hygiène et scolaires aux écoles du 1er cycle

Bankass, 10 mai (AMAP) Le préfet de Cercle, Aly Sidibé a présidé jeudi à Bankass la cérémonie de remise de kits d’hygiène, d’assainissement, kits de dignité et de matériels didactiques aux écoles du 1er cycle de Bankass, a constaté l’AMAP Ces kits dont la valeur est estimée à 5. 383.500 de nos francs, ont été offerts par l’Organisation non gouvernementale (ONG) World Vision, à travers le projet DREAM, suite à la demande du directeur du Centre d’animation pédagogique de Bankass. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du repésentant du Manager de l’ONG World Vision, M. Poudiougou, du président du Conseil de Cercle, Kaleb Tessougué, du maire de la Commune de Bankass, Allaye Guindo, du Directeur du Centre d’animation Pédagogique, Anselme Konaté (DCAP) et du Chef de service du Développement Social et de l’Économie Solidaire, Seydou Kassambara. Ont également pris part à la rencontre, la cheffe du Service local de la promotion féminine, les présidents du Comité de gestion scolaire (CGS), le personnel de l’ONG World Vision et les bénéficiaires. Le Chef de l’Exécutif local, Aly Sidibé s’est réjouit de cette donation. Il a saisi l’occasion pour féliciter l’ONG World Vision et son projet Dream, pour leur participation de taille dans le cadre du développement de sa circonscription. Enfin, le préfet de Cercle a exhorté les bénéficiaires à faire bon usage de ces matériels. Le maire de la Commune de Bankass, Allaye Guindo a saisi également l’occasion, pour féliciter l’ONG Worl Vision pour ses multiples interventions dans différents domaines dans sa commune. Pour sa part, le représentant du Manager de l’ONG World Vision, M. Poudiougou, a remercié les responsables administratifs et politique pour accompagnement, toutes choses qui facilitent leur intervention sur le terrain. Il a donné l’assurance que son organisation va œuvrer pour le développement local dans le Cercle de Bankass et sien d’autres localités du pays. Pour rappel World Vision est une organisation non gouvernementale internationale qui intervient dans notre pays, depuis plusieurs années dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’hygiène et de l’assainissement, entre autres.  Abdoul Kader Guindo (AMAP Bankass)

Vente promotionnelle de bovins : 3 200 têtes sur le marché

Par Makan SISSOKO Bamako, 17 avril (AMAP) La désormais traditionnelle vente promotionnelle de bovins au Mali, dans le cadre de la fête de l’Aïd el-Fitr, met 3 200 têtes sur le marché, pour la 15èédition qui se déroulera, du 12 au 21 avril 2023, à Bamako et dans les capitales régionales.  Fidèle à la tradition, le ministère du Développement rural à travers la direction nationale des productions et des industries animales (DNPIA), organise cette édition officiellement lancée, samedi dernier, sur le terrain Chaba de Lafiabougou, par le ministre Modibo Keïta. Les 3 200 têtes sont reparties entre le District de Bamako (1 770), Kayes (470), Sikasso (270), Ségou (220) et Mopti (260). À Bamako, les fourchettes de prix varient entre 200 000 et 350 000 Fcfa. Cette opération, de portée économique et sociale pour les communautés rurales et urbaines, est fondée sur la solidarité et l’entraide. Son objectif essentiel, selon le ministre du Développement rural, « est de permettre aux Maliens de pouvoir s’offrir à un prix abordable une portion de viande, le jour de la fête. » Modibo Keïta a ajouté que l’opération vise, aussi, à faciliter l’écoulement du bétail des éleveurs et agro-éleveurs et leur garantir ainsi des revenus. L’organisation des ventes promotionnelles d’animaux de boucherie traduit, également, l’engagement du gouvernement à fédérer les ressources et les synergies afin de promouvoir les filières de productions animales et répondre aux besoins de consommation des populations en produits animaux de qualité. Pour, le ministre du Développement rural a remercié les groupements et organisations d’éleveurs et agro éleveurs qui, encore cette année, ont sacrifié à la tradition, en accompagnant son département dans cette opération, malgré le contexte socioéconomique particulièrement difficile. «De Kayes à Mopti, en passant par Bamako, Sikasso et Ségou, les marchés à bétail seront animés pendant tout le reste du mois de Ramadan par les vendeurs et acheteurs d’animaux venus de toutes les contrées de notre pays, traduisant la valeur de notre patrimoine pastoral et la richesse de notre élevage», a dit le ministre Keïta. Il a rappelé que le sous-secteur de l’élevage contribue à hauteur de 19% au Produit intérieur brut (PIB) et au moins 30% de la population en tirent essentiellement ses revenus. Le sous-secteur est le 3èpourvoyeur de recettes d’exportation, après l’or et le coton. PRODUCTIVITÉ – Cependant, a regretté le ministre Modibo Keïta, « la productivité des troupeaux et la plus-value du sous-secteur restent faibles. » Ainsi, l’une des priorités de son département est d’améliorer et accroître la productivité de l’élevage au Mali en agissant sur la génétique, la santé animale et l’alimentation du bétail. « C’est pourquoi, a-t-il expliqué, l’État déploie plusieurs actions dont l’insémination artificielle pour améliorer la race locale et la campagne de vaccination du cheptel, la culture des fourrages à très hauts rendements et la disponibilité de l’aliment bétail produit par nos unités d’huilerie. » Le président de la Transition au Mali, soucieux des questions d’alimentation du bétail, s’est personnellement impliqué en décidant lors du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) en avril 2022, de mettre à la disposition des éleveurs et producteurs de coton, 10% de la graine de coton de la campagne agricole 2022 de la Compagnie malienne pour le développement des textiles(CMDT), pour en faire de l’aliment bétail. Le ministre du Développement rural a demandé aux organisateurs de l’opération de réfléchir pour que la vente en ligne puisse être prévue pour la prochaine édition. « Cela permettra, a-t-il justifié, à certains de nos compatriotes de la diaspora de satisfaire leurs parents vivant dans les villes d’organisation des ventes promotionnelles. » Au nom des producteurs, Moustapha Traoré a salué l’initiative de la vente promotionnelle des bovins et le soutien des autorités aux producteurs. Il a rendu hommage aux forces armées maliennes pour les efforts de sécurisation des trajets, ce qui a facilité l’acheminement des animaux sur la capitale. Évoquant les difficultés, M. Traoré a insisté sur la cherté de l’aliment bétail et le manque d’eau pour les bovins. « Pour cette opération, a-t-il assuré, les producteurs entendent approvisionner le marché avec plus de 2 000 têtes de bovins. » La cérémonie a pris fin par la visite guidée des parcs à bétail installés sur le site, en présence du ministre délégué en charge de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et des membres des organisations professionnelles de la filière bétail/viande. MS/MD (AMAP)

Attaque contre le poste des douanes de Ouélessebougou, près de Bamako (Sources locales)

Bamako, 16 avr (AMAP) Le poste des douanes de Ouélessebougou, précisément dans le village de Séguessona, à environ 7O km de Bamako, la capitale malienne, a été la cible d’une attaque terroriste, samedi soir, par des hommes armés non identifiés, selon des sources locales. Des images circulant sur réseaux sociaux montrent, sur les lieux, deux véhicules et quatre motos calcinés. Les installations de la douane et les alentours ont été aussi endommagés, sans perte en vie humaine. Selon les informations, c’est aux environs de 21 heures que des assaillants, au nombre de six personnes sur trois motos, ont attaqué le poste douanier. Après l’attaque, les autorités locales se sont rendues au chevet des blessés. D’autres informations font état d’enlèvement d’un greffier à Diré, Région de Tombouctou (Nord). Ce n’est pas la première fois que Ouélessebougou est la cible d’attaque terroriste. En fin d’année 2016, le poste de gendarmerie avait été incendié causant des dégâts matériels. SS/MD (AMAP)

La journée du mardi chômée et payée au Mali (Officiel)

Bamako, 14 avr (AMAP) La journée du mardi 18 avril est déclarée chômée et payée au Mali, en raison de la célébration de la Nuit « d’Al-Qadr », communément appelée  » Nuit du Destin », annonce un communiqué du ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social publié vendredi. « A l’occasion de Laylat al-Qadr, ou la  » Nuit du Destin », la journée du mardi 18 avril 2023 est chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national », précise le communiqué ministériel. La nuit d’Al-Qadr est un moment privilégié pour les fidèles musulmans dans l’adoration de Dieu à travers la prière, les invocations et prêches…. AT/MD (AMAP)

Campagne agricole 2023-2024 : le Mali encourage l’importation de pesticides (Officiel)

Bamako, 15 avr (AMAP)Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif à l’importation et à l’utilisation des pesticides à titre exceptionnel pour la campagne agricole 2023-2024,  annonce le communiqué de la séance du vendredi 14 avril 2023. Pour les producteurs de coton, c’est bonne nouvelle dans la lutte contre les jassides. La campagne cotonnière 2022-2023 a été marquée par une invasion massive d’insectes nuisibles appelés jassides dans les champs. Ce sinistre a concerné de toutes les filiales cotonnières des zones de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) où des dégâts importants ont été enregistrés, principalement sur le coton. Dans une interview accordée à l’Essor, à l’issue de la 97è session du Conseil d’administration de la CMDT, tenue le mercredi 1er février 2023, son Président directeur général (PDG), Dr Nango Dembélé a signalé qu’en plus des ravages des jassides, les inondations ont fait perdre au Mali plus de 150 000 hectares de cultures. Les traitements phytosanitaires de cette nouvelle espèce n’étaient disponibles ni au Mali ni dans les autres pays de la sous-région. « Tous les traitements traditionnels que nous connaissons n’ont pas eu d’effet sur cet insecte au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, au Togo et au Bénin », a-t-il fait remarquer. Depuis lors, lutter contre cette espèce est devenu une priorité de la direction de la CMDT et des dispositions ont été prises pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. Les 16 et 18 mars derniers, une mission de la Holding-CMDT a même sillonné les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton leur permettant de réussir la prochaine campagne agricole. Ainsi que les  informer sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. « Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a annoncé le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité. Au cours de la même mission, Moro Diakité a recommandé le semis précoce, qui constitue une solution aux jassides. « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. Selon le gouvernement de la Transition, l’analyse des échantillons de jassides collectés a montré la présence de plusieurs espèces nuisibles aux cultures. Pour lutter contre ces espèces nuisibles, les autorités ont annoncé que les chercheurs du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique ont proposé de nouvelles matières actives. Et de préciser que le projet de décret est adopté en vue de permettre, à titre exceptionnel, l’importation et l’utilisation de ces matières pour la campagne agricole 2023- 2024. SS/MD (AMAP)

Ramadan : Les vertus sanitaires et religieuses de la datte

Par Oury Diallo DICKO Bamako, 14 avr (AMAP) Pendant le ramadan, mois béni des musulmans, la datte, un incontournable, est l’un des fruits les plus consommés, en raison de ses vertus sanitaires et religieuses. Outre les dattes locales qui proviennent des régions dans le Nord du Mali, on trouve sur les marchés, plusieurs variétés importées du Maghreb (Maroc, Algérie,  Tunisie) et du Moyen Orient. De nombreux consommateurs préfèrent les dattes importées pour leur qualité. C’est le cas de Mme Awa Sacko. «Personnellement, j’aime les dattes importées qui sont un peu moelleuses et fondantes. Mon mari et mes enfants les adorent également. Mais, les commerçants ont juste augmenté leurs prix», dit notre interlocutrice. En cette période de Ramadan, certains jeunes se frottent les mains avec la vente de dattes dans la circulation. Depuis le début de ce mois, Baba Touré vend des dattes entre les files de voitures, surtout au niveau des feux-tricolores. «Chaque jour, à partir 15 heures, je viens vendre des dattes afin de subvenir à mes petits besoins et ceux de ma famille», dit-il. « Les dattes moelleuses dont celles qui proviennent du Maroc sont les plus sollicitées par les consommateurs », précise notre interlocuteur. Chez les grossistes, la concurrence fait rage.Ousmane Dicko, un grossiste qui vend une autre variété de dattes, explique son quotidien. « Je suis dans ce commerce depuis huit ans que. Mes dattes viennent d’Algérie. Le prix du sac de datte varie entre 75 000 et 76 000 Fcfa. Et le kg est cédé entre 700, 900 et 1000 Fcfa…», explique Ousmane. D’après lui, de nos jours, le marché tourne au ralenti à cause des difficultés que traverse le pays. Nous avons rencontré une vendeuse de dattes installée au bord de la route. «Je prends mes dattes au marché Dabanani. Je vends le kg à 1 000 Fcfa. Les dattes les plus demandées par les clients sont celles en carton», explique notre interlocutrice qui a requis l’anonymat. Elle a confié que pendant le mois de ramadan, elle vend trois qualités de dattes : les dattes sèches, moelleuses et peu moelleuses. UN FRUIT BÉNI – La consommation des dattes est-elle bénéfique pour la santé ? Le Pr Ousmane Diabaté, médecin-nutritionniste, répond par l’affirmative. «Tout d’abord, la datte est riche en protéine et en fibres solubles et insolubles. Dans 100 g de dattes, on retrouve 8 g de fibres. Les fibres jouent un rôle important dans le transit intestinal. Elles permettent d’augmenter la sensation de satiété, tout en favorisant un bon transit. Les personnes diabétiques peuvent consommer jusqu’à deux dattes par jour», explique le spécialiste. Ses vertus sont également mises en avant au niveau de la religion musulmane. L’exposé du guide spirituel, l’imam Namory Sissoko, sur le sujet est assez édifiant. «La datte est un fruit béni. Malgré la diversité de ses créatures, Dieu n’a cité que peu de plantes et d’aliments dans son livre saint parmi lesquels la datte», rappelle le religieux. Pour lui, ce choix peut s’expliquer par le contexte culturel dans lequel le Coran a été révélé. Le guide religieux a signalé que de nombreuses narrations soulignent le caractère béni de cet arbre. D’après lui, les saintes écritures rapportent que le Messager d’Allah, Mohamed (PSL), rompait le jeûne avec quelques dattes fraîches avant d’accomplir la prière. « Et, s’il n’y en avait pas de fraiches, il prenait des sèches. » ODD/MD (AMAP)

Conseil national de la Réforme du secteur de la sécurité : Le PM réaffirme l’engagement du gouvernement pour l’accord de paix

Bamako, 14 avr (AMAP) La première session statuaire du Conseil national de la Réforme du secteur de la sécurité, de 2023 qui s’est tenue, jeudi, à Bamako, a été l’occasion pour le Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga, de réaffirmer que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger est une priorité du gouvernement. Le chef du gouvernement, qui a présidé les travaux, a rappelé que « conformément aux directives données par le président de la Transition, la mise en œuvre de l’Accord est une priorité du gouvernement. » En présence, notamment, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, du commissaire à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS), le général Abdoulaye Coulibaly, et de la hiérarchie militaire, Choguel Kokalla Maïga a salué toutes les initiatives ayant permis « de renforcer le dialogue et la confiance entre les différentes parties signataires du document, notamment la dernière réunion de niveau décisionnel tenue du 1er au 5 août dernier. » Par ailleurs, le Premier ministre a insisté en diquant que « la première préoccupation des autorités maliennes, aujourd’hui, est de garantir la sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire national. » Il faut souligner que des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, notamment la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) n’ont pas participé aux travaux. L’ordre du jour de la rencontre portait sur l’état de mise en place des comités consultatifs de sécurité et la stratégie nationale de la Réforme du secteur de la sécurité et son plan d’actions 2022-2024. Ces comités consultatifs de sécurité, qui constituent le dernier maillon de l’architecture institutionnelle de la Réforme du secteur de la sécurité, sont institués par le décret n° 2019-0041/PM-RM du 29 janvier 2019. Ils offrent l’opportunité à tous les acteurs, au niveau régional et local, de conjuguer leurs efforts pour une coproduction de la sécurité à travers l’implication de toutes les couches de la société. Leur opérationnalisation permettrait de réduire significativement l’insécurité à travers les propositions qui émaneront des populations auxquelles le gouvernement s’efforcera d’apporter des réponses. Quant à la stratégie nationale de la Réforme du secteur de la sécurité, adoptée par le décret n°2022-0208/PT-RM du 04 avril 2022, elle est la base juridique qui décline la vision, les objectifs et les axes prioritaires du gouvernement en la matière. Elle constitue donc la référence pour les acteurs publics et les partenaires qui accompagnent les efforts des autorités. DES DIFFICULTÉS – Cette session a permis de décliner les orientations stratégiques des autorités de la Transition sous le leadership du chef de l’État en matière de RSS. En effet, les participants ont été édifiés sur les efforts déployés par le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité avec l’appui de ses partenaires pour installer, progressivement et en priorité, les comités consultatifs de sécurité au niveau régional. Il s’agit, aussi, d’expérimenter des comités dans des communes de certaines régions administratives. Toutefois, il est apparu que des difficultés demeurent, notamment par rapport au fonctionnement des comités déjà existants. À ce propos, le chef du gouvernement a instruit le ministre en charge de la Sécurité de lui faire parvenir des propositions de prise en charge des crédits de fonctionnement pour les comités installés ainsi qu’un projet de décret fixant les indemnités de déplacement de leurs membres lors des sessions. Dr Choguel Kokalla Maïga a remercié l’ensemble des partenaires qui accompagnent le Commissariat à la RSS pour rendre opérationnels ces comités. Il les a également invités à poursuivre leur appui. Le chef du gouvernement a, en outre, exhorté les membres du gouvernement à diligenter la mise en œuvre de la stratégie nationale, conformément au plan d’actions prioritaires 2022-2024. Pour appel, en vertu de l’article 4 du décret n° 2016-0401/P-RM du 09 juin 2016, modifié, fixant le Cadre institutionnel de la Réforme du secteur de la sécurité, (CNRSS) doit évaluer périodiquement la mise en œuvre de la «réforme». BD/MD (AMAP)      

Mali: Deux morts dont un policier dans l’attaque du poste de contrôle frontalier de Herèmakono (sources locales)

Bamako, 13 avr (AMAP) Une attaque contre le poste de contrôle mixte de Hèrèmakono, dans le Sud du Mali, à la frontière avec le Burkina Faso, jeudi, aux environs de 04 heures du matin, a fait deux morts dont un policier et un chauffeur de nationalité ghanéenne, rapportent plusieurs sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés, fait, également,  état de trois blessés dont un agent de la police. En outre, l’on enregistre des dégâts matériels importants et du matériel militaire et logistique emporté ou détruit par les assaillants arrivés sur des motos et en véhicules. Le bureau des douanes a été saccagé, les postes de la police, de la gendarmerie et du péage de la localité ont tous été incendiés. Huit motos ont été brulées, quatre vaches tuées et six autres blessées par balles. Côté ennemis, un suspect a été arrêté. Les blessés ont été tous évacués sur Sikasso, la capitale régionale. Après l’arrivée des renforts, le ratissage est en cours pour traquer les auteurs et des  enquêtes ont été, aussitôt, ouvertes pour déterminer les circonstances de l’attaque. AT/MD (AMAP)

Le délestage dope le marché des groupes électrogènes a Gao, dans le Nord du Mali

Par Abdourhamane TOURÉ Gao, 13 avr (AMAP) Les coupures d’électricité font le bonheur des vendeurs et réparateurs de groupes électrogènes à Gao, dans le Nord du Mali. Tout comme les marchands de carburant et de pièces de rechange qui affichent le sourire. La clientèle est abondante, car les habitants aisés ne lésinent pas sur les moyens pour échapper à la canicule, en ce mois de ramadan, en pleine saison sèche. L’électricité devient, de plus en plus, un luxe presque inaccessible aux abonnés du réseau d’Énergie du Mali (EDM-SA). Les coupures d’électricité sont devenues monnaie courante et sévissent, de jour comme de nuit. Les abonnés en souffrent d’autant plus qu’ils sont confrontés à des températures caniculaires insupportables. L’électricité a tendance à devenir un confort permis aux seuls détenteurs de groupes électrogènes de secours. Ceux qui n’en disposent pas sont condamnés à croiser les doigts et à patienter que EDM-SA rétablisse la fourniture d’électricité et, cela, de façon aléatoire. Dans la Cité des Askia, Gao, le délestage affecte tous les domaines d’activité. Le directeur de la société EDM-SA de Gao, Mahamane Cissé, a expliqué les raisons de cette difficulté aux autorités régionales. En effet, la centrale thermique de la société produit 3 mégawatts qui sont repartis sur quatre lignes. Il est évident que cette production est insignifiante au regard de la forte demande. Selon M. Cissé, la Commune urbaine de Gao a besoin de 11 mégawatts. Lors de la récente visite du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, à Gao, le gouverneur de la 7èmerégion administration a égrener, devant le chef du gouvernement,  quelques préoccupations des populations parmi lesquelles, la faible desserte en eau et en électricité. Le directeur général de l’hôpital régional, Hangadoumbo Moulaye Touré, de Gao, Dr Youssouf Almoustapha Touré, soutient que la structure sanitaire est la première victime du délestage et cela dure depuis 15 mois.bSelon Dr Touré, l’hôpital régional dispose de quatre services qui fonctionnent uniquement avec l’électricité. Il s’agit du bloc de réanimation, du bloc opératoire, du service d’urgence et de l’imagerie. Des groupes électrogènes de 180 Kva et 440 Kva tournent en permanence et dont la consommation en gasoil est estimée à 47 litres par heure. Pour le responsable de la structure sanitaire, il est évident que les charges inhérentes au fonctionnement de ces groupes constituent une source de préoccupation dans la mesure où les recettes  ne font pas le poids. Cette situation est, aussi, source d’insomnies pour Dr Touré qui avoue son impuissance à alléger la souffrance des patients en besoin de soins. SUR-SOLLICITÉS – Si les patients continuent à souffrir du délestage, les vendeurs et les dépanneurs de groupes électrogènes se frottent les mains. A Gao, le bruit sourd d’un groupe électrogène en marche fait partie de l’ambiance sonore. À la moindre coupure d’électricité, les groupes électrogènes reprennent automatiquement le relais au niveau des marchés, des services publics ou dans certaines familles en déversant des tonnes de décibels. Cette solution palliative a pour objet de faire fonctionner le climatiseur dans les boutiques et les appareils électroniques et informatiques dans les services publics ou les réfrigérateurs, les climatiseurs et autres appareils électroménagers dans les domiciles. Ce confort génère à son tour des opportunités d’affaires pour d’autres catégories d’acteurs comme les réparateurs qui font de leur mieux pour dépanner ces machines sollicitées au-delà de leur capacité de fonctionnement. Français installé à Gao, Jacques Mauret est considéré comme l’un des premiers dépanneurs de groupes électrogènes ou portatifs de la Région. «Il y a de cela 40 ans, que j’ai appris ce métier à travers la réparation d’engins à deux roues puis de motopompes. Ces interventions sur ces machines m’ont conduit, petit à petit, vers la réparation de groupes électrogènes », explique-t-il. « Mes premiers dépannages de groupes électrogènes ou groupes portatifs ont porté sur les marques française Bernard et russe Tomax et autres marques telles que Robin et Honda », se rappelle-t-il. Selon M. Mauret, les groupes électrogènes de 7 à 16 Kva ne peuvent pas fonctionner 24 heures sur 24 sans avoir une panne, parce qu’ils ont besoin de repos pour se refroidir. Or, les propriétaires pensent que le groupe doit tourner 24 heures sur 24. Ces machines sont conçues juste pour pallier une panne de quelques heures. Il explique qu’un groupe portatif de 7 Kva qui démarre à 17 heures jusqu’à 22 h, aura besoin d’un temps d’arrêt pour son refroidissement. CARBURANT DOUTEUX – En dehors du besoin de refroidissement, les pannes des groupes électrogènes sont dues soit à la mauvaise qualité du carburant soit au manque de pression ou encore de bobine. Le dépanneur est beaucoup sollicité mais il a du mal à se faire payer par certains clients. L’astuce de Jacques Mauret pour les impayés est de se rattraper sur les prix des pièces de rechange. «Pour une panne, qui ne dépasse pas une journée de travail, je demande 5 000 à 10 000 Fcfa », dit-il. « Comme vous pouvez le constater, dans mon atelier, il y a des groupes électrogènes disposés un peu partout. Certains sont là depuis deux mois et d’autres depuis dix ans et plus. Certains clients ne sont plus revenus à cause de manque d’argent et moi je n’ai plus de places pour les ranger. Même ma cour déborde de groupes électrogènes réparés mais que le temps a ranci en dégradant les couleurs », poursuit le dépanneur. « Dans les années 1970, je gagnais bien dans le dépannage et la vente des pièces de rechange. Actuellement, le marché est saturé de réparateurs et de boutiques de vente des pièces de rechange», se plaint Mauret. Zackaria Maïga est un autre jeune réparateur de groupes électrogènes qui évolue dans ce secteur depuis plus de dix ans. Il est chef d’atelier. «Je répare les petits groupes électrogènes d’essence de 7 à 16 Kva, mais je n’ai jamais dépanné les gros groupes électrogènes. La panne de la plupart des groupes que je reçois ici est due à la mauvaise qualité du carburant», révèle-t-il. « Le carburant, qui se vend sur le marché de Gao, contient du Jet et cette qualité