Lutte contre le terrorisme : les Forces Nationales de Défense neutralisent un chef terroriste à Mougnan, à 45 km de Djenné

Bamako, 14 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé, dimanche, la neutralisation d’un chef terroriste présenté comme un cadre important des groupes armés terroristes opérant dans le centre du Mali et dans certaines zones frontalières du Burkina Faso, appris l’AMAP de source sécuritaire. Selon le communiqué de l’État-Major général des Armées, l’opération a été menée le 3 juin 2026 à Mougnan, localité située à environ 45 kilomètres à l’ouest de Djenné, grâce à une frappe de drone qualifiée de « précise et ciblée ». L’individu neutralisé a été identifié sous le nom d’alias d’Oumar Kéréna. Originaire de Tébi, dans la commune de Kéréna, cercle de Douentza, il aurait débuté au sein du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) avant d’occuper progressivement plusieurs postes de commandement au sein des groupes terroristes. Le communiqué indique qu’il a notamment exercé les fonctions de chef de la zone de Serma puis de coordinateur des activités terroristes dans plusieurs secteurs couvrant les régions de Sikasso et de Koutiala ainsi qu’une partie du territoire burkinabè. L’État-Major général des Armées souligne que son rôle dans l’organisation et la coordination des réseaux armés lui conférait une place stratégique au sein du dispositif terroriste, faisant de lui une cible de haute importance. Les FAMa réaffirment leur détermination à poursuivre les opérations de recherche, d’identification et de neutralisation des groupes armés terroristes sur l’ensemble du territoire national. « Les groupes armés terroristes continueront d’être activement recherchés, identifiés et neutralisés sur l’ensemble du territoire national jusqu’à leur complète éradication », conclut le communiqué. KD/KM (AMAP)

Tradition et mythe à Diéma : le Coq imaginaire, une pratique ancestrale qui disparait

Diéma, 14 juin (AMAP) Cette tradition depuis belle lurette fait croire que jeter une dent arrachée de l’enfant sur le toit de la maison se transforme en un coq blanc le lendemain,  a appris l’AMAP de source traditionnelle. En réalité, de nombreux enfants avaient toujours cru à ces croyances que leurs parents utilisaient généralement pour les distraire, pour créer au sein de la famille une scène d’amour et d’humilité ou pour jauger le degré d’intelligence de leurs progénitures, en les mettant souvent à rudes épreuves. Actuellement, certains enfants ne croient pas à cette ancienne pratique différente de la réalité. Généralement, ce sont les enfants âgés de 5 à 10 ans, voire plus, qui sont concernés par cette pratique ancestrale qui tend à disparaître de notre société puisque les enfants y croient de moins en moins.  On suppose qu’à ce stade, l’enfant est incapable de faire souvent la part des choses, d’analyser certaines situations avant de les aborder. Peine perdue ! Le fameux coq blanc n’a jamais existé. Dans nos milieux traditionnels,  plusieurs méthodes existent pour amuser les enfants, leur venir en aide dans des circonstances difficiles.  Aussi,  Sambala Djiméga, rapporte que si l’enfant a des hoquets,  il suffit de lui raconter une histoire épouvantable pour qu’il soit débarrassé de son mal. Interrogé, le petit Bouyagui, en classe de deuxième année, relate qu’un jour,  le père de son camarade a jeté sur le toit de la maison, la dent  de son enfant, faisant  croire qu’elle se transformera en un joli coq blanc. Depuis lors, lui et son compagnon vérifiaient chaque matin pour retrouver le fameux coq blanc.  Notre petit interlocuteur dont une dent était vacillante,  prête à tomber,  avoue qu’il ne la jettera pas sur le toit cette fois-ci. « Je me suis rendu compte que ce sont des mensonges montés de toutes pièces », déclare le garçon en  faisant découvrir ses incisives affectées par la carie. Sekou Fofana producteur agricole à Fangouné Kagoro, si la dent de l’enfant tombe,  on lui dit de la jeter sur le toit ou sur le chemin de la maison de son oncle maternel. Ainsi, chaque fois que l’enfant se rend chez ce dernier,  on lui offre une poule en guise de cadeau. Ainsi, avec  sa petite basse-cour constituée,  il pourrait se procurer par la suite d’une vache qui prospérera au bout de quelques années. Ayant vécu plusieurs  cas, Bassirou Sangaré,  membre de la  commission foncière<< Chaque fois que ma dent tombait,  ma mère la jetait sur le toit. Mais, le matin, on ne voit pas de coq. J’ai fini par ne plus croire. Issouf Magassa, gardien à l’ex-conseil de Cercle,  se levait tôt pour voir sur le toit. Selon lui, c’est l’enfant même qui doit monter sur le toit pour prendre le coq et l’égorger. La femme qui est de ménage,   le charge de  le cuisiner. Pour Sambou Sacko, en provenance de Koromba, les enfants d’avant croyaient  fermement  à ces pratiques. Quand la dent de l’enfant s’arrache, sa mère la récupère pour la jeter sur le toit, faisant croire au petit qu’elle se transformera en coq le lendemain matin. « Actuellement,  les enfants ne s’intéressent qu’à leurs téléphones. C’est dommage », regrette la dame. Karim Mallé,  Directeur d’école à Bougoudré argue que cette pratique  est en train de mourir à petit feu. Avant, certains parents l’utilisaient pour tester leurs enfants, pour  savoir s’ils sont intelligents. « La société avait un grand rôle à jouer dans l’éducation de l’enfant qui appartenait à tous. A l’époque beaucoup de nos pratiques permettaient à l’enfant d’affronter certaines difficultés, d’incarner des valeurs morales et  sociétales, d’adopter de bons comportements tout en apprenant à être de vrais responsables, laisse entendre l’enseignant. La pratique existe aussi chez les maures, disait Fadima Makoulmack, domiciliée à Garambougou. « Lorsque mon premier garçon et ses petits camarades se pourchassaient dans la rue, il buta et tomba. Il eut une dent cassée. Après ce petit incident, je pris la dent pour aller la jeter sur le toit de la maison en disant au petit qu’il trouvera son coq demain. Le lendemain matin, j’ai était réveillée par le gamin avant même l’appel du muezzin, me suppliant en pleurnichant,  de venir lui montrer son coq. De l’avis de Waly  Coulibaly, résidant à Diéma,  cette pratique est révolue. «  Moi-même,  quand j’étais encore petit,  ma mère a jeté sur le toit ma dent.  Le matin, je ne me suis pas donné la peine d’aller vérifier, tellement,  je n’y croyais pas « explique l’homme.  OB/KM/KM (AMAP)

Environnement : Koulikoro lance la 27e édition de la quinzaine de l’environnement

Koulikoro, 13 juin (AMAP) La 27ème édition de la quinzaine de l’environnement a été lancée jeudi, par le Gouverneur de région, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, sous le thème  » crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable », a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, traditionnelles et coutumières et religieuses, des représentants des forces de défense et de sécurité, des organisations de la société civile et de plusieurs autres invités. Pour la circonstance une conférence a été animée par deux Chefs de services régionaux  chargés de la question. Il s’agit directrice régionale de l’assainissement,du contrôle des pollutions et des nuisances Mme Safiatou MAÏGA et du directeur régional des eaux et forêts, Oumarou Ali Maiga. Selon le Gouverneur de région de région, la célébration de cette 27e édition offre une opportunité de réfléchir ensemble aux défis environnementaux auxquels notre pays et la planète terre sont confrontés. Le Chef de l’exécutif régional a saisi l’occasion pour affirmer que le thème nous interpelle sur l’urgence d’agir face aux effets de plus en plus visibles des changements et les phénomènes climatiques. Comme les sécheresses prolongées, la dégradation des terres, l’insécurité alimentaire, la raréfaction des ressources naturelles qui affectent fortement nos pays et compromettent les efforts de développement durable. Il a remercié le Chef de l’État et le gouvernement pour leur engagement et leur soutien pour les efforts consentis dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques. Le gouverneur Sanogo a appelé l’ensemble des acteurs afin qu’ils s’impliquent davantage dans les initiatives de protection de l’environnement et de restauration des écosystèmes. Les conférenciers ont expliqué les causes et les conséquences du changement climatique, l’engagement l’Etat Malien avant de proposer des solutions concrètes pour faire face à ce grand défi.  ALD/KM (AMAP)

Deuil : Le directeur de la Radio Hania et membre de l’URTEL, Abdoulkader Touré est décédé jeudi à Gao

Gao, 13 juin (AMAP) Le journaliste, directeur de la Radio Hania, modérateur  hors pair et membre superviseur à la présidence régionale de l’union des radios et télévisions ( URTL) est décédé jeudi, 2026 à l’hôpital Hangadoumbo Moulage Touré, des suites d’une maladie, a appris l’AMAP de source locale. M. Touré était un acteur engagé pour le développement local, fédérateur de la paix et de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Il a consacré toute sa vie au service du dialogue et de l’information des communautés de la région. Les nombreux témoignages partagés sur les réseaux sociaux,  les  hommages rendus dans les rues et les grins et  les prières formulées dans les mosquées et les radios ainsi que l’impressionnante mobilisation qui a accompagné sa dépouille à sa dernière demeure illustrent parfaitement l’estime et l’affection qu’il inspirait. Les autorités administratives, politiques, militaires et coutumières dont le Gouverneur de la région de Gao , le Général de Division Moussa Moriba Traore l’ont accompagné à sa dernière demeure.  AT/KM (AMAP)

Kayes : Lancement de la 27è édition de la quinzaine de l’environnement

Kayes, 13 juin (AMAP) Le lancement de la 27ème édition de la quinzaine de l’environnement s’est déroulée ce samedi à Kayes, sous la présidence du Conseiller aux Affaires juridiques du Gouverneur de la région ,  Soungalo Roland Kamaté, en présence des autorités administratives,  communales et des représentants de la société civile, au Centre Agropastorale Boubou Sow, la 27ème édition, a constaté l’AMAP. Lancée à travers une leçon modèle et une plantation d’arbres par les autorités régionales de Kayes et communales, la quinzaine de l’Environnement se veut un cadre approprié pour mener une campagne de communication à grande échelle en vue d’un changement de comportement en faveur de la protection de l’environnement, l’amélioration du cadre de vie. La leçon modèle sur les causes et conséquences du changement climatique ainsi que les techniques d’atténuation et les méthodes d’adaptation a été dispensée à l’intention des étudiants du Centre agropastorale Boubou Sow. Également les participants ont effectué un  geste de salubrité dans la cour dudit Centre.  En plus, un parc à baobab, dédié à Feu le Général d’armée Sadio Camara, a été inauguré à Kouloum. Selon Soungalo Roland Kamaté,  le plus grand défi aujourd’hui est la lutte contre le changement climatique qui se manifestent par des variations climatiques extrêmes (températures avoisinant les 51° à Kayes). On enregistre aussi une progression alarmante de la désertification avec ses corolaires d’ensablement des cours d’eau (rivières, mares et lacs), ainsi qu’une forte pression exercée sur les ressources forestière et faunique disponibles. Les thèmes retenus pour cette 27ème édition de la quinzaine de l’environnement sont « la Crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable» pour la journée mondiale de l’Environnement,  et «Pâturages: Reconnaitre, Respecter, Restaurer »  pour la journée internationale de lutte contre la désertification et la sècheresse devant se tenir le 17 Juin. Soungalo Roland Kamaté a souligné que ces deux thèmes montrent à suffisance les enjeux et les défis qui nous attendent pour sauvegarder notre environnement. OD/KM (AMAP)

Deuil : Le préfet du cercle de Niafunké est décédé vendredi des suites d’une maladie à l’âge de 47 ans

Niafunké, 13 juin (AMAP) Le préfet du Cercle de Niafunké, Modibo Kane Togo est décédé vendredi à l’âge de 47 ans des suite d’une maladie, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration en 2002, après avoir fait son premier et second à San et le secondaire au lycée de Markala. Il a servi à l’arrondissement de Fatoma, dans la région de Mopti, avant de rejoindre Niafunké depuis près de trois (3) ans. Le défunt Chef de l’exécutif local qui est apprécié de tout le cercle a eu les honneurs du Gouverneur de région Bacoun Kanté et des autorités de la Transition pour son exemplarité. Il laisse derrière lui des amis, parents, collaborateurs ainsi que son épouse et ses quatre (4) enfants inconsolables. SC/KM (AMAP)

Atteinte aux intérêts de l’État : une nigérienne provisoirement déchue de sa nationalité

Bamako, 12 juin (AMAP)– Le président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a signé jeudi un décret portant déchéance provisoire de la nationalité nigérienne de Mariama Djibrine, alias Mayra, conformément aux dispositions en vigueur relatives à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, a appris l’AMAP des sources proches du Secrétariat général du Gouvernement nigérien. Selon le document officiel, cette mesure a été prise en application de l’ordonnance n°2024-43 du 27 août 2024, modifiée et complétée par l’ordonnance n°2024-46 du 7 octobre 2024, instituant un fichier des personnes, groupes ou entités impliqués dans des actes de terrorisme ou dans des infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et fondamentaux de l’État. Le communiqué précise que Mme Mariama Djibrine, née le 27 mai 1989 à N’Guigmi, est poursuivie pour « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public », « incitation à la révolte » et « intelligence avec une puissance étrangère ». Les autorités nigériennes indiquent que cette déchéance est prononcée à titre provisoire, conformément aux textes en vigueur. KD/CMT (AMAP)

Gao : La mosquée de Kankou Moussa, un site historique emblématique dans la Cité des Askias, avant la Mosquée Djingareyber en 1325

Gao, 12 juin (AMAP) Le site de la Mosquée de Kankou Moussa est situé dans le tissu ancien de la ville de Gao, quartier Aldjanabandja et  couvre 35 100m2 (3ha 51a). Ce site avait  abrité la mosquée historique construite par l’empereur du Manden, Kankou Moussa, à son retour du pèlerinage à la Mecque en 1324.  Ainsi, Gao, une dépendance de l’empereur du Mali fut  l’un des points de rencontre des pistes caravanières qui traversèrent  le désert et des pistes venant du sud.   Le chef de la mission culturelle a rappelé que l’ouvrage fut réalisé par un architecte Andalou du nom d’Es Saheli. La mosquée de Kankou Moussa présenté par les chroniqueurs arabes  et les traditions orales comme un bâtiment colossal et le premier cas de grands travaux entrepris dans l’histoire du Mali, avant la construction de la célèbre mosquée de Djingareyber à Tombouctou en 1325. « Le site de la mosquée de Kankou Moussa à Gao est un lieu historique et de mémoire d’une grande importance. Il constitue un témoignage historique et culturel de l’empire du Mali. Le site, par son étendue et l’importance de ses structures exhumées, constitue l’un des plus remarquable du Mali. Il s’étend comme l’ensemble des vestiges archéologiques couvrant une superficie de 3ha 51a, situé au quartier Aljanabandja de la ville de Gao. Cet espace englobe des biens meubles enfouis (comprenant divers objets poterie, objets en fer et en cuivre, ossements divers, fusaïoles, perles en verre, en terre cuite et en cornaline).  Une datation radiocarbone des échantillons de charbon de bois  a permis de situer  la période d’utilisation du bâtiment avec piliers entre les 9ème et 12ème siècle  de notre ère. La date de construction du bâtiment en barre n’est pas encore connue avec précision. Son utilisation se situe avant le 16ème siècle du fait de la présence au cours des fouilles des pipes à tabac inconnues dans la zone avant l’invasion marocaine à la fin du 16ème siècle », a expliqué le chef de la mission culturelle de Gao. La quantité de perles en verre découverte au cours des travaux (plus de  11 000 perles en verre) nous indique à quel point Gao entretenait des liens commerciaux avec d’autres villes marchandes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient entre le 7ème et le 13ème siècle. Selon lui, le professeur Raymond Mauny avait  effectué des fouilles archéologiques sommaires sur le site au cours des années 1950 dont il révélera  la présence de plusieurs structures en briques cuites ou crues . En 1993 et 1996, sur le même site au cours des fouilles,  T. Insoll de l’Université de Cambridge avait mentionné la présence des structures en briques cuites associées à de nombreux objets exotiques importés, des perles (en verre, en cornaline ou en  terre cuite), de la céramique et des objets en cuivre, a résumé le responsable de la mission culturelle de Gao. Et soutient  que ces objets de l’antiquité attestent de la richesse  de Gao et de son rôle métropole du commerce transsaharien entre la 7ème et la fin du 16ème siècle. Mamadou Samaké dira que depuis 2003, des fouilles archéologiques sont conduites sur le site par la Direction nationale du patrimoine culturel, en collaboration avec l’Institut des sciences humaines du Mali ; le Musée national du Mali et le Musée national d’ethnologie d’Osaka ( Japon). Selon lui, ces fouilles ont permis d’exposer deux bâtiments colossaux ( un bâtiment avec  piliers  et un autre en barre) et des structures  annexes  ( mur d’enceinte, bassine avec piédestal , toilette ). Et ajoute que les différentes fouilles menées sur le site ont révélé  les modes d’occupation  spatiale sur le site et la présence d’un important mobilier archéologique ; de  l’importance du dépôt archéologique du site (3,80m) constituant  d’objets de fabrication locale (poterie , objet en fer , perles en terre cuite et en os) et étrangère ( objets en cuivre , perles en verre, récipients en verre). Et soulignera que le site de la mosquée de Kankou Moussa  a été inscrit à l’inventaire par décision n°0444/ MC –SG du 7 mai 2001 et classé  dans le patrimoine culturel national par décret n°2014-0949/P-RM du 31 décembre 2014 pour ses valeurs historiques, architecturales et socioculturelles. « Malgré les menaces d’urbanisation anarchique qui ont entrainé l’occupation de l’est du site dans les années 1970, la partie classée du site de la mosquée de Kankou Moussa  en 2014 conserve son intégrité physique. Cette partie ne souffre d’aucune perturbation pouvant remettre en cause son intégrité physique qui est extrêmement élevée liée à la présence de la mission culturelle de Gao et d’autres services rattachés ainsi que les autorités politiques et administratives de la région de Gao, a constaté Mamadou Samaké. Et soulève que malgré l’implication de tous ces acteurs cités dans la  protection du site, ce patrimoine est soumis à certaines menaces notamment l’empiètement par les activités socioéconomique ; l’utilisation inappropriée des abords immédiats ; la pression du développement urbain, l’érosion éolienne . Auxquels s’ajoutent les structures mises en jour à travers les fouilles archéologiques sont menacées par l’ensablement et l’arrêt brusque des activités de recherche sur le site à cause du déclenchement des conflits armés . Le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké estime que le site de la mosquée de Kankou Moussa présente un intérêt scientifique pour les  chercheurs  dans le développement de leur  formation universitaire ;  pour  la recherche pluridisciplinaire dans les domaines de l’archéologie, l’histoire, l’anthropologie et de la muséologie ainsi que  dans le développement de l’artisanat d’art, de l’architecture et de l’urbanisme. AT/KM (AMAP)

Diéma :71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois recevront leurs doses d’Azithromycine

Diéma, 12 juin (AMAP) Le lancement de la campagne de distribution de l’Azithromycine s’est déroulée ce vendredi 12 juin 2026,  au domicile du chef de village, en présence de plusieurs responsables,  notamment les chefs de services techniques impliqués, la CAFO,  le RECOTRADE, ainsi que des éléments des Forces de Défense et de Sécurité, a constaté l’AMAP. Au total,  ce sont 71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois qui recevront, du 12 au 15 juin 2026 inclus, leurs doses d’Azithromycine, à travers la stratégie de porte à porte, dans les 28 aires de santé que compte désormais le District sanitaire de Diéma. Pour la circonstance, le Préfet de cercle, Abou Diarra, a remercié les plus hautes Autorités du pays,  dont l’un des soucis majeurs est de garantir aux populations, notamment les couches vulnérables, que sont les femmes et les enfants, un mieux-être. Il a expliqué les avantages de l’Azithromycine,  un antibiotique à large spectre  qui lutte contre plusieurs maladies.  Le Chef de l’exécutif local a invité les acteurs concernés à œuvrer  pour la réussite de cette campagne. Pour sa part,  le Médecin chef du District sanitaire de Diéma,  Docteur Moussa Koné,  a invité les parents à faire des efforts pour maintenir à la maison leurs enfants afin que tous reçoivent leurs médicaments,  surtout en ce début d’hivernage où les préparatifs des champs sont en cours. Il a invité  les équipes chargées de la distribution à plus de courage pour l’exécution correcte des tâches qui leur sont confiées. Il a remercié le partenaire RECH pour son accompagne. En donnant le coup d’envoi de la campagne, le Préfet Abou Diarra,  a inoculé,  dans la bouche de Bakary Sissoko,  un garçon âgé de 8 mois, sa dose d’Azithromycine. OB/KM (AMAP)

Bla : Lancement de la campagne de distribution d’Azithromycine pour plus de 93 000 enfants

Bla, 12 juin 2026 (AMAP) La salle de conférence du Cercle de Bla a abrité jeudi la réunion d’information et de plaidoyer relative au lancement de la campagne de distribution de masse d’Azithromycine sous la présidence sous-préfet de Touna, M. Samou Dembélé, en présence des autorités sanitaires et des acteurs communautaires. Cette campagne semestrielle s’inscrit dans le cadre du projet « Reach », initié par le chercheur de renommée internationale, le professeur Samba Sow. Dans son allocution d’ouverture, le représentant de l’État, a insisté sur l’importance de la restitution des acquis de cette réunion afin de garantir une mobilisation communautaire optimale. Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRef) de Bla, le Dr Famakan Kane et le Dr Alassane Samaké, ont exposé les détails techniques de l’opération. L’objectif principal est l’administration d’Azithromycine à dose préventive aux enfants âgés de 1 à 59 mois couplé du dépistage gratuit de la malnutrition. « C’est un antibiotique puissant qui non seulement combat les maladies infectieuses, mais permet également de les prévenir efficacement lorsqu’il est administré à dose prophylactique chez le jeune enfant », a expliqué le Dr Kane. Pour ce premier passage, les objectifs chiffrés se présentent comme suit : 93 337 enfants âgés de 1 à 59 mois, au total dont 16 970 enfants concernés. De 1 à 11 mois et 76 367 enfants de 12 à 59 mois. La campagne couvrira l’ancien découpage du cercle de Bla, qui englobe ainsi le nouveau cercle de Yangasso (désormais rattaché à la région de San) et l’arrondissement de Diaramana (actuellement dans la région de Koutiala). Sur les 36 aires de santé que compte le district sanitaire, 31 sont concernées par la distribution, tandis que les 5 autres serviront d’aires témoins pour l’évaluation de l’impact du projet. Pour relever ce défi de santé publique, plusieurs équipes de distributeurs et de superviseurs seront déployées sur le terrain. La stratégie retenue est celle du porte-à-porte, permettant d’atteindre chaque ménage et de s’assurer qu’aucun enfant ne soit oublié. La campagne débutera officiellement le vendredi 12 juin pour prendre fin le lundi 15 juin 2026. Les autorités locales ont invité les chefs de famille et les mères à réserver un accueil chaleureux aux agents de santé. MO/KM (AMAP)