Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution mettant fin à la Mission onusienne au Mali
Bamako 30 juin (AMAP) Le Conseil de sécurité, à l’unanimité, a adopté, ce vendredi, a New York, le projet de résolution mettant fin à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont le retrait commencera de 1er juillet pour s’achever le 31 décembre prochain. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies lors de la 9365è séance, ont voté cette résolution en réponse à la requête du gouvernement du Mali pour un retrait « sans délai » de la Mission du territoire national. Au cours de leurs interventions, les représentants des différents pays ont exhorté les autorités maliennes « à garantir la sécurité et la libre circulation du personnel de la MINUSMA. » Ils ont, aussi, demandé « un retrait coordonné et ordonné, le transfert des tâches couvertes par la Mission dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. » Dans son intervention, l’ambassadeur représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou, a indiqué que le gouvernement prend acte de la résolution 2690 ainsi adoptée et qui met fin au mandat de la MINUSMA à compter de ce 30 juin. Tout en reconnaissant que la MINUSMA « n’a certes pas atteint son objectif fondamental d’appui aux efforts du gouvernement à la sécurisation du pays », M. Konfourou a declaré que « le peuple et le gouvernement du Mali saluent toutefois sa contribution dans d’autres domaines, notamment en matière d’assistance humanitaire, sociale et les missions de bons offices du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies. » Selon lui, le gouvernement malien note qu’aux termes de la résolution adoptée ce jour, « le processus de retrait de la MINUSMA commencera dès la 1er juillet pour se terminer le 31 décembre prochain. » Il a promis qu’ « en tant que gouvernement responsable, les autorités maliennes s’engagent à coopérer étroitement avec le secrétariat général des Nations unies et la MINUSMA dans le cadre de la mise en œuvre diligente de cette résolution dans les délais impartis. » « Dans cette dynamique, a assuré Issa Konfourou, le Mali conformément à sa responsabilité de pays hôte poursuivra les mesures prises en vue d’assurer la sureté et la sécurité du personnel, des locaux, installations et biens de la MINUSMA jusqu’au départ à la date convenue de la Mission. » DD/MD (AMAP)
Mouton de Tabaski : Encore et toujours le casse-tête du prix
Par Fadi CISSÉ Bamako, 27 juin (AMAP) Sous un ciel couvert, les jeunes Aliou et Amadou Dicko transpirent à force de marcher. Coiffés de turbans et munis d’un petit bidon d’eau en bandoulière, les deux frères ressortissants de la Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, sillonnent les rues de la ville aux trois caïmans, la capitale malienne, Bamako, avec leurs moutons qu’ils souhaitent vendre en cette veille de Tabaski. Comme eux, ils sont nombreux les vendeurs qui parcourent les quartiers avec les moutons ou qui s’installent aux abords des voies pour attirer l’attention des chefs de famille n’ayant pas encore acheté de moutons pour la Tabaski. Les prix vont de 90 000 Fcfa à 250 000 Fcfa. De nos jours, le mouton n’est pas donné à cause d’une conjoncture marquée principalement par l’insécurité et la hausse des prix du transport et de l’aliment bétail. À quelques heures de la fête, des chefs de familles sont dans le désarroi à cause de la cherté des prix des moutons. Les enfants en rajoutent au stress à chaque fois qu’ils interpellent leur père en ces termes : « Papa, quand est-ce que tu vas nous apporter le mouton pour la fête ? » Des vendeurs, qui exercent ce métier depuis plus de 10 ans, confirment la cherté et en donnent des explications. «Les gens trouvent que les prix ont grimpé contrairement aux années précédentes. Mais, on n’y peut rien car à notre niveau également, tout est devenu cher : la nourriture et les frais de transport des moutons. L’acheminement d’un mouton sur Bamako coûte en moyenne 5 000 Fcfa. Sans compter les frais de transport des bêtes de la gare vers les sites de vente», se défendent-ils. « Il faut, également, noter que les éleveurs exportent une bonne partie des moutons vers les pays de la sous-région », ajoute un vendeur. A notre passage, nos deux vendeurs ambulants proposaient onze béliers. Certaines de ces bêtes sont venues des villages et d’autres, des garbal (parc à bétail) de la ville de la Bamako. « C’est pourquoi, nous ne pouvons pas vendre nos animaux au même prix», se défendent-ils, précisant que ceux des garbals sont les plus chers. Aux dires d’Amadou, le plus âgé, ils préfèrent vendre dans les rues plutôt que d’être dans un garbal, car « c’est la mafia là-bas ». «Si tu ne fais pas partie de leur réseau de vente, il sera difficile pour toi de vendre même un seul mouton. Par contre, dans la rue, tu peux vendre jusqu’à trois moutons par jour», affirme-t-il. Alors qu’on échangeait avec les vendeurs, un client se présente et s’intéresse au plus gros mouton. Sans une longue discussion, il propose de l’acheter si les vendeurs acceptent de lui faire une réduction de 20 000 Fcfa. Proposition acceptée et le mouton est vendu à 200 000 Fcfa, donnant tout de suite le sourire aux vendeurs. Ali (nom d’emprunt du client) a sillonné plusieurs garbal avant de « tomber, par coup de chance, sur ce mouton». Boureima Tolo, un autre client qui a assisté à la scène, semble impressionné par le pouvoir d’achat d’Ali. Il trouve que les prix ne sont pas abordables cette année. Cependant, il affirme que les vendeurs ambulants sont « moins chers que ceux des garbal». En plus, dit-il, «j’adore les moutons proposés par les vendeurs ambulants car la majeure partie vient du Nord. Leur viande est très tendre. » Oumar Ongoïba est vétérinaire de formation. A l’approche de chaque fête de Tabaski, ce ressortissant de Mopti vient à Bamako pour vendre les moutons qu’il a élevés lui-même. « Mais après cette année, je ne viendrai plus vendre de moutons car on perd plus qu’on ne gagne », se plaint le trentenaire. Le jeune vendeur, que nous avons rencontré à Sébénicoro, entonne la même trompette que nos deux précédents interlocuteurs. Il soutient l’idée de ne pas aller au garbal. « Ici, je vends librement, comme je veux et au prix que je veux, sans intermédiaire ni coxeur à qui que je paie une commission », dit-il. Ses bêtes sont vendues entre 75 000Fcfa et 200 000Fcfa. Oumar a amené 40 moutons de la Région de Mopti (Centre). Mais il n’a en encore écouler que cinq. «Les gens n’ont pas d’argent en ce moment. Ils veulent que nous rendions abordables les prix, or nous nous avons beaucoup investi dans ces béliers », confie notre interlocuteur qui se dit prêt à ramener ses moutons au village plutôt que de les vendre à perte. FC/MD (AMAP)
Agence nationale pour l’emploi : 1 900 placements sur 4 000 demandes d’emplois en 2022
Bamako, 26 juin (AMAP) L’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) a pu exécuter son Plan de travail (PTA) 2022 à hauteur de 75,5%, en réalisant 1 900 placements sur 4 000 demandes d’emplois enregistrés et 3.000 entrées en formation a appris l’AMAP de source officielle. Le président du Conseil d’administration de l’ANPE, Issa Bengaly, lors de la 46è session de l’organe, vendredi, au siège de l’Agence, a précisé que « l’essentiel des activités menées sont liées à la promotion de l’emploi, à l’intermédiation, à l’emploi rural et à l’emploi féminin. » Parlant des résultats obtenus, il a ajoute que « singulièrement, diverses actions ont été initiées en faveur des personnes en situation de handicap, conformément aux missions assignées à l’Agence. » M. Bengaly a salué la synergie d’actions en place. À ce sujet, il faut rappeler qu’en novembre 2022, l’ANPE a signé une convention quadripartite avec l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF), l’Association des écoles privées d’enseignements supérieurs (AEPES) et le forum des patriciens en gestion des ressources humaines au Mali. L’objectif est de mener une étude d’élaboration de fiches des postes et des emplois les plus récurrents dans les entreprises. Selon le président du Conseil d’administration, « cette étude contribuera à la résolution de certaines distorsions sur le marché du travail et permettra d’établir des référentiels aux besoins des employeurs. » Il favorisera, aussi, l’insertion professionnelle des demandeurs d’emplois. Issa Bengaly s’est réjoui de l’accompagnement constant des autorités auprès du secteur privé, pourvoyeur d’emplois. Il a félicité la direction générale, tout en leur demandant de maintenir le cap. Pour sa part, le directeur général de l’ANPE, Ibrahim Ag Nock, a énuméré des difficultés auxquelles la structure a été confrontée. Elles sont d’ordres sécuritaire et financier. Sur le plan sécuritaire, l’Agence a été confrontée à l’immobilité des agents sur l’ensemble du territoire national à cause de l’insécurité. Concernant le plan financier, l’année 2022 a été difficile en termes de mobilisation des ressources financières au niveau du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. «En ce qui concerne les perspectives, nous sommes toujours en droite ligne de la mise en œuvre du Plan stratégique de développement (PSD) 2021-2025. La portion de 2024-2025 sera étrillée et corrigée pour permettre l’’atteinte de résultats significatifs», a annoncé M. Bengaly. Les administrateurs de l’ANPE ont examiné d’importants documents au titre de l’exercice 2022. Il s’agit des rapports sur l’état d’exécution des activités programmées, financier et celui du commissaire aux comptes sur la certification des états financier au titre de l’exercice écoulé. KO/MD (AMAP)
Mali : Un taux national d’admission de 30,32% au Diplôme d’études fondamentales
Bamako, 24 juin (AMAP) Le Mali a enregistré un taux d’admission de 30,32% au Diplôme d’études fondamentales (DEF) au titre de l’année scolaire 2022-2023, a annoncé, samedi, dans la matinée, le ministère de l’Éducation lors de la proclamation des résultats. L’élève Fadimatou Boiré de l’institut Sacré cœur est la première nationale avec 18 de moyenne, selon la même source. Au total 74 385 candidats ont été admis dont 34 425 filles. Le directeur du Centre national des examens et concours de l’éducation nationale (CNECE), Mahamadou Keita, a fait remarquer que ce taux d’admission est en recul de 17 points par rapport à 2022 et 38 par rapport à 2021. M. Keita a indiqué que la réussite de l’organisation de cet examen est le fruit des efforts fournis par la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, dans le cadre de la lutte contre la fraude et les fuites des sujets. Le directeur du CNECE a invité les élèves à cesser d’être des partisans de « moindres efforts. » Il a appelé les parents à renforcer le suivi scolaire de leurs enfants. Les épreuves de l’examen du DEF ont démarré le 22 juin 2023. Les candidats inscrits à cette session étaient au nombre de 283 243 élèves répartis dans 1904 centres entre 11363 salles. MDD/MD (AMAP)
Mali : Les résultats du Diplôme d’études fondamentales attendus samedi
Bamako, 23 juin (AMAP) La ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, a annoncé, jeudi, que les résultats du Diplôme d’études fondamentales (DEF), de la session de mai 2023, seront proclamés le samedi 24 juin 2023 à 08h00. Dans un communiqué, Mme Sidibé précise que les résultats seront disponibles dans toutes les Académies d’enseignement (AE), les Centres d’animation pédagogique (CAP), les écoles et sur le site du Centre national des examens et concours de l’éducatio (CNECE) « www.cnecemali.ml », a instruit Mme Sidibé Dédéou Ousmane. La ministre en charge de l’Éducation a invité « les administrateurs scolaires (…) à respecter rigoureusement le jour et l’heure de la proclamation », Elle adressé, d’avance, ses « chaleureuses félicitations aux heureux admis et ses encouragements à ceux qui n’ont pas eu la chance cette année. » La cellule de communication du ministère de tutelle a, auparavant, démenti une éventuelle proclamation des résultats du DEF. D’après cette source officielle, les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant la proclamation des résultats du DEF pour le vendredi 23 juin 2023 « sont erronées. » JKD/MD (AMAP)
Production agricole : La semence certifiée augmente les rendements de 30 à 40%, a dit le PM Choguel Kokalla Maiga
Bamako, 23 juin (AMAP) La semence certifiée contribue pour 30 à 40% à l’augmentation des rendements des cultures, a révélé le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, à l’ouverture, jeudi, du Forum de Bamako sur les semences certifiées (FOSEB). Au cours de cette rencontre, couplée à la 11è édition de la Bourse des semences, qui s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les acteurs de la filière semencière au Mali étaient invité à faire la démonstration de leur savoir-faire en vue de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga, a indiqué que différentes études ont montré que la semence certifiée joue un rôle important dans l’amélioration de la production et de la productivité agricoles. Organisé par l’Association des semenciers du Mali (ASSEMA) et placé sous le thème central : «La relance économique par les semences certifiés», le FOSEB a pour objectif de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur toute l’étendue du territoire national. Des résultats probants ont été obtenus aussi bien dans le domaine de la production, de la productivité que dans celui de l’organisation des professionnels du secteur rural. Cependant, pour l’ASSEMA), un des maillons stratégiques comme les semences, particulièrement celles certifiées, mérite une attention toute particulière par rapport au taux de couverture en termes de besoins et de disponibilité. Le chef du gouvernement a rappelé que la filière semencière a connu une évolution intéressante ces cinq dernières années. En témoignent l’élaboration et la validation de la politique semencière, la création de plusieurs coopératives semencières, la commercialisation d’une plus grande quantité de semences par le privé, les renforcements du laboratoire des semences pour la certification… Ces succès ne doivent cependant pas cacher les difficultés auxquelles se heurte la promotion de la filière semencière. Dr Choguel Kokalla Maïga a regretté l’insuffisance de ressources pour réaliser, de façon efficace, les activités de contrôle au champ et de certification, le faible pouvoir d’achat des producteurs, la faible surface financière de certaines coopératives et l’éloignement des sites de dépôt des semences. Des difficultés qui ne facilitent pas la commercialisation des semences et l’accès des petits exploitants aux intrants d’intensification. Le Premier ministre a assuré que la production et la productivité « seront améliorées de façon significative pour permettre au pays d’atteindre l’un des objectifs majeurs des autorités, à savoir la sécurité alimentaire et nutritionnelle. » Il a invité les acteurs intervenant dans le domaine à envisager des mesures fortes permettant de lever les contraintes. Le chef du gouvernement a relevé que les autorités accordent une grande importance aux aspects «qualité» des intrants agricoles. À cet égard, il a invité les fournisseurs à mettre à la disposition des producteurs des intrants de qualité (engrais, semences, pesticides) pour booster la production et la productivité agricoles et préserver la santé des populations. Le président de l’ASSEMA, Drissa Coulibaly, a sollicité l’accompagnement politique en faveur du secteur semencier malien, maillon important dans les composantes du domaine de l’agriculture dans sa pratique et dans sa performance. «Les semences sont d’une importance capitale pour tout système d’exploitation agricole qui se veut performant, car les semences garantissent le rendement et la productivité agricole à hauteur de 30 à 40 %», a soutenu M. Coulibaly. L’ASSEMA est une organisation professionnelle dédiée au développement de l’industrie semencière au Mali. Créée en 2002, elle rassemble les acteurs semenciers, les organisations paysannes et les partenaires engagés dans le domaine des semences. Son objectif est de créer un cadre propice à l’échange d’informations et d’expériences dans les domaines de la technologie, de la sélection, de la production et du commerce des semences. AMK/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mercredi 21 juin 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 juin 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 03 avril 2023 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’octobre 2023. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; – l’organisation de la production ; – les statuts du personnel ; – les traités et accords internationaux. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics. Le Centre national de Recherche et d’Expérimentation en Bâtiment et Travaux publics a pour mission de contribuer à la définition et à la mise en œuvre de la politique nationale en matière de recherche et d’expérimentation dans le domaine du Bâtiment et des Travaux publics. Après plusieurs années de fonctionnement, le centre est confronté à des difficultés liées, notamment : – à la concentration des activités du Centre autour des prestations génératrices de revenus en sous-traitance avec les bureaux d’études et les entreprises ; – à la timide réalisation des programmes de recherche due à l’insuffisance de moyens financiers et humains ; – à la non implication du Centre à la vérification de la qualité et de la conformité des matériaux de construction importés et fabriqués localement ; – à la non implication du Centre dans les projets d’envergure nationale ; – à l’insuffisance d’équipement adéquat pour l’exécution de ses missions. Par ailleurs, l’adoption de la Loi n°2019-048 du 24 juillet 2019 régissant les laboratoires du bâtiment et des travaux publics et du Décret n°2022-075/PT-RM du 17 février 2022 fixant les conditions de qualification et de classification des laboratoires spécialisés dans les études géotechniques, au contrôle de qualité des sols et des matériaux de construction exige d’adapter le cadre législatif et réglementaire du Centre au nouveau contexte institutionnel. Les présents projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils redéfinissent les missions du Centre et l’érigent en laboratoire de référence national en lui assignant de nouvelles attributions, entre autres : – la vérification de la qualité des matériaux de construction et leur mise en œuvre pour garantir la sécurité et la durabilité des infrastructures ; – la contribution au contrôle et à la surveillance des travaux neufs et d’entretien du secteur du bâtiment et des travaux publics pour s’assurer du respect des normes, favoriser la maîtrise des délais contractuels ; – la vérification de la qualité des matériaux conventionnels de construction avant leur mise sur le marché pour contraindre les producteurs et importateurs au respect des caractéristiques normatives et contribuer à la prévention des risques d’effondrement ou de vieillissement précoce des infrastructures ; – l’élaboration de la carte géotechnique du Mali. 3. Sur le rapport du ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a adopté : – un projet de loi portant Code minier en République du Mali ; – un projet de loi relatif au contenu local dans le secteur minier. La Réforme du secteur minier est une des fortes recommandations des Assises nationales de la Refondation. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des trois (03) principes édictés par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOITA et qui gouvernent l’action publique, à savoir : – le respect de la souveraineté du Mali ; – le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali ; – la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. Dans le but de faire profiter les potentialités minières et énergétiques à l’ensemble de la population, le Gouvernement a engagé une série de réformes dans le secteur minier. C’est ainsi que furent adoptés, successivement les Codes miniers de 1963, 1970, 1991, 1999, 2012 et 2019. L’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 a apporté plusieurs innovations. En dépit de ces innovations, il est apparu des insuffisances de fond pour une amélioration substantielle de la contribution du secteur minier à l’essor économique et social. Ces insuffisances portent essentiellement sur : – la faible intégration de l’activité minière à l’économie nationale malgré le contexte favorable marqué par la hausse du cours de l’or ; – le manque d’inclusivité dans la signature des Conventions d’établissement et l’approbation des avenants introduits par les sociétés minières ; – l’insuffisance des moyens de contrôle de l’Etat sur l’exploitation minière ; – les procédures d’ouvertures de comptes offshores ; – la non prise en compte dans la législation minière du traitement de minerai par péage ; – les contraintes liées à un système de convention d’établissement unique qui couvre la phase de recherche et la phase d’exploitation ; – les prises d’engagements par l’Etat sur l’exploitation avant même la découverte du gisement ; – la faiblesse des textes nationaux par rapport au contenu local. Les projets
Baccalauréat 2022-23 à Ségou (Centre) : Plus de 11 000 candidats à la conquête du précieux diplôme
Ségou, 19 juin (AMAP) Les épreuves écrites du baccalauréat général et technique, au titre de l’année scolaire 2022-2023, ont débuté, lundi à Ségou, pour 11 971 candidats dont 6 518 garçons et 5 453 filles, au niveau de l’Académie d’enseignement (AE) de Ségou. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher, et son collègue en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat, Bréhima Kamena, ont officiellement lancé les épreuves, au lycée Abdoul Karim Camara dit Cabral de Ségou, dans la salle N°1. La première enveloppe ouverte contenait les sujets de philosophie. Après ce top départ des épreuves, la délégation ministérielle s’est rendue à l’Institut de formation des maîtres (IFM) et au lycée technique de Ségou pour constater le bon déroulement des épreuves. «Au niveau de chaque centre visité, nous avons pu constater une organisation parfaite», a apprécié Bréhima Kamena. les ministres Mossa Ag Attaher et Bréhima Kamena ont invité les candidats « à ne compter que sur eux-mêmes, avant d’espérer que leurs efforts soient couronnés de succès ». « La réussite étant au bout de l’effort », ont-il dit en choeur. Le gouverneur de la Région, le contrôleur général de police Alassane Traoré, le maire de la Commune urbaine, Nouhoun Diarra, et le directeur de l’AE de Ségou, Itous Ag Ahmed Iknan, étaient présents. MS/MD (AMAP)
Référendum au Mali : La HAC satisfaite de la couverture du scrutin par les médias (Communiqué)
Bamako, 19 juin (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a félicité les médias, pour la bonne couverture des opérations de vote à travers le Mali où le scrutin référendaire a pris fin, dimanche à 18H00, avec la fermeture des bureaux de vote. Dans un communiqué, la Hac estime que « cette large couverture des médias aura permis aux populations d’être régulièrement informées, à la fois sur le déroulement des opérations de vote et l’organisation du scrutin. » La HAC salue, également, la presse « pour cette couverture professionnelle de la journée électorale. » Elle rappelle l’une des exigences de son précédent communiqué, à savoir « l’obligation de toujours faire mention du caractère provisoire et partiel des résultats jusqu’à la publication des résultats définitifs officiels par les autorités compétentes. » L’organisme de régulation des media dit compter « sur le professionnalisme des médias maliens et étrangers autorisés à couvrir les opérations référendaires pour le respect du code de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste ainsi que des textes encadrant leurs activités. SS/MD (AMAP)
Ségou : le vote référendaire a commencé dans le calme et la sérénité
Ségou 18 juin (AMAP) Le scrutin référendaire a débuté à Ségou, au Centre du Mali, dans une atmosphère de calme et de sérénité où le gouverneur de la Région, le contrôleur général de police, Alassane Traoré, a accompli son devoir civique à 8 heures, dans le bureau de vote N°3 au centre du Groupe scolaire du quartier administratif, a constaté l’AMAP sur place. Après cette étape, le gouverneur a successivement visité les centres de vote du Groupe scolaire Fa Keita, de l’Ecole liberté et du premier cycle Missira. Un calme régnait sur les différents lieux visités. Vêtus de gilets, les délégués de la Cour constitutionnelle et les membres de la coordination régionale de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) veillaient au bon déroulement du scrutin. Pendant que certains électeurs munis de leur carte d’électeurs cherchaient leur bureau de vote, d’autres accomplissaient leur devoir civique. C’est le cas de Drissa Ouattara, un jeune électeur que nous avons rencontré en cette matinée de vote. «C’est ma toute première fois de participer à un referendum constitutionnel. J’ai pu accomplir mon devoir civique sans aucune difficulté», a-t-il dit, sourire aux lèvres. Faisant le point de sa visite dans les différents bureaux de vote, le gouverneur de la Région de Ségou a salué la bonne organisation du scrutin référendaire. Alassane Traoré s’est dit satisfait du déroulement du vote et a appelé les populations de la Cité des Balanzans à un vote massif. « Cette Loi fondamentale, a-t-il indiqué, est extrêmement importante pour la refondation de notre pays. » La Région de Ségou compte 1 177 771 électeurs repartis entre 3 675 bureaux de vote. MS/MD (AMAP)

