Diéma : 77 000 enfants de 0 à 59 mois reçoivent leurs doses de polio orale
Diéma, 22 novembre (AMAP) La campagne de vaccination contre la poliomyélite, premier passage 2024, a été lancée dans le cercle de Diéma, ce vendredi 22 novembre au domicile du chef de village, par le 2ème Adjoint du préfet de Cercle, Attayoub Ould Mohamed, a constaté l’AMAP. Durant 4 jours d’affilé, 77 000 enfants situés de la tranche d’âge de 0 à 59 mois recevront leurs doses de polio orale à travers la stratégie porte à porte dans les 24 aires de santé que compte le District sanitaire de Diéma. Après les traditionnels mots de bienvenue du représentant du chef de village, Fousseiny Sissoko, le Médecin chef du District sanitaire de Diéma, Docteur Moussa Koné a évoqué longuement les raisons de l’organisation de cette campagne qui survient suite à l’apparition des cas de poliomyélite dans notre pays, dans certains pays frontaliers. C’est pour cela que l’Etat a décidé de prendre des dispositions appropriées pour circoncire la pandémie. Aussi, il a invité les équipes de vaccinateurs à œuvrer avec courage et abnégation et inviter les parents de maintenir dans les maisons leurs enfants pour ne pas rater les passages des équipes de vaccinateurs. Il a mis l’accent sur la communication interpersonnelle pour expliquer davantage aux populations les avantages de la campagne afin de permettre une adhésion plus massive. Le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS), Yiriba Diarra et celui du Centre National d’Immunisation(CNI), Ousmane Guido, ont concommitament loué les efforts des équipes de vaccinateurs qui entrent dans toutes les maisons malgré souvent les intempéries pour atteindre leurs cibles. En outre ils ont remercié les Autorités locales pour l’accueil chaleureux qui leur a été rétribué. Le 1er adjoint du Maire, Abdoulaye Touré a lancé un appel à l’endroit de tous les acteurs impliqués afin d’obtenir des résultats probants et pouvoir s’en glorifier lors de la restitution au niveau régional, car dira l’élu, c’est une compétition lancée entre les différents Districts sanitaires et il est inadmissible que le nôtre traîne les pieds. De prime abord, le 2ème Adjoint du Préfet Attayoub Ould Mohamed a demandé aux parents de rester sur place avec leurs enfants malgré cette période de récolte intense qui occupe le plus clair des temps de nombreux habitants. Il a invité les équipes de vaccinateurs à entrer dans chaque maison pour vacciner tous les enfants qui sont concernés par cette campagne qui tient à cœur aux Autorités de la Transition. Il a salué les partenaires notamment l’OMS et l’UNICEF pour leurs soutiens constants dans l’éradication de la poliomyélite dans notre pays et au-delà de ses frontières afin de favoriser davantage le bien-être des enfants dans leurs diversités. En donnant le coup d’envoi de la campagne, le 2ème Adjoint du préfet de cercle, Attayoub Ould Mohamed a administré, à un enfant de 4 mois nommé Mamadou Sissoko, tenu dans les bras de ma mère, deux gouttes de polio orale. OB/KM (AMAP)
Journée mondiale de l’enfance : Le dur quotidien des enfants talibés à Ségou
Ségou, 22 novembre (AMAP) Dans la Cité des Balanzans, la pratique de la mendicité par les enfants talibés communément appelés «garibous» prend des proportions inquiétantes au point de compromettre la santé, l’éducation et l’épanouissement de ces enfants. Souvent, issus de familles vulnérables et originaires des régions rurales du pays et du Burkina Faso, ces enfants sont confiés à un marabout pour apprendre le Saint Coran et les principes islamiques. Cependant, ils sont contraints de mendier dans la rue pour avoir leur pitance quotidienne. Notre équipe de reportage s’est incrusté dans le quotidien des enfants talibés de Ségou à l’occasion de la journée internationale des Droits des enfants célébrée le 20 novembre. Ces mômes qui ne passent pas inaperçus dans la capitale des Balanzans, sont reconnaissables par leur boîte de tomate rouge vide qui sert à collecter tout ce qu’on leur donne allant du riz, de la bouillie, de la viande, … Les rues, marchés, lieux de culte et restaurants de Ségou sont fréquentés quotidiennement par les enfants talibés implorant les passants de leur donner de l’argent ou de la nourriture pour survivre. C’est le cas de Lassine Traoré originaire du Burkina Faso que nous avons rencontré près de l’échangeur multiple de Ségou en ce mercredi du mois de novembre. Le visage marqué par la poussière et la fatigue, il tient un ballon de football sous son bras, et une boîte de tomate servant de réceptacle aux pièces de monnaie que les passants lui glissent par générosité. «J’exerce cette activité depuis un moment», nous confie Lassine Traoré qui suit chaque jour une routine bien établie à l’instar des autres enfants talibés. Après la prière de l’aube et l’apprentissage des versets coraniques sous l’œil vigilant de son maître, Lassine Traoré arpente les rues et quartiers de la ville sous un soleil ardent pour mendier. Si certaines personnes lui tendent quelques pièces, d’autres par contre ne réagissent pas, admet-il, avant d’ajouter que c’est à l’heure de la prière de Safo (19h) qu’il retourne auprès de son maître coranique, à qui il remet la totalité de l’argent récolté. Âgé de 10 ans, Boureïma Sawadogo porte une boîte de conserve attachée à une corde en bandoulière. Résidant dans la commune rurale de Pelengana, chez son maître coranique, le môme quitte chaque jour sa bourgade à pied pour se rendre en ville. Là, Boureïma Sawadogo se lance dans la quête de l’aumône ou part à la recherche de métaux qu’il pourra revendre, dans l’espoir de payer de quoi se nourrir et s’habiller. Cependant, cette pratique de la mendicité anéantit son rêve d’aller à l’école et d’exercer un jour son métier de rêve celui de construire des maisons. Ousmane, un autre enfant talibé travaille comme collecteurs d’ordures ménagères. Le jeune adolescent se rend quotidiennement dans les maisons pour récolter les déchets qui seront déversés dans les dépotoirs. Disposant d’un pousse-pousse et d’un sac pour mettre ses déchets, Ousmane explique qu’il exerce ce métier depuis 3 ans sans équipement de protection adapté. «Je n’ai pas le choix. Je pratique le ramassage d’ordures ménagères afin de subvenir à mes besoins», nous a-t-il indiqué. La Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) par notre pays est une parfaite illustration de son engagement à protéger les Droits de l’enfant. Mais force est de constater, qu’après plusieurs années, la mendicité continue de faire son bonhomme de chemin, bien qu’elle soit interdite par la loi, notamment le code pénal et par l’islam. La place des enfants talibés ne se trouve pas dans les rues et quartiers de la ville, mais plutôt dans les écoles qui leur donneront l’opportunité de forger leurs destins. Pour ce faire, un combat pour l’éradication de la mendicité des enfants talibés doit être mené sur tous les fronts pour garantir un avenir meilleur à tous les enfants. MS/KM (AMAP)
Sikasso célèbre la journée internationale des droits de l’enfant
Sikasso, 22 novembre (AMAP) La région de Sikasso n’est pas restée en marge de la célébration du 20 novembre, la journée internationale des droits de l’enfant, sous le thème « La protection des droits de l’enfant face au changement climatique », a constaté l’AMAP. L’évènement organisé par la direction régionale de la promotion de la Femme, de l’enfant et de la famille en collaboration avec l’UNICEF – Sikasso, a été célébré mercredi, dans l’enceinte du lycée Monseigneur Didier de Montclos, Sikasso, à travers une campagne de sensibilisation des élèves sur le thème, l’historique et l’importance de l’évènement. Il a été présidé par le Directeur de l’académie d’enseignement (DAE) de Sikasso, Sinaly Togola, en présence de la directrice régionale de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille (DRPFEF) Mme Ouattara Korotoumou Sanogo, de la présidente du parlement des enfants de Sikasso Bibata M. Maïga, des enseignants et de nombreux élèves. Dans son allocution, la présidente du parlement des enfants de Sikasso Bibata M. Maïga a mis l’accent sur l’importance du 20 novembre. Elle a également donné des précisions sur les droits de l’enfant et la justification du choix du thème pour l’édition. Ainsi, Bibata M. Maïga a indiqué que c’est en 1954 que l’Assemblée des Nations-Unis a instauré le 20 novembre comme la journée internationale des droits de l’Enfant. Le document a été signé et ratifié par plus 154 pays. La journée vise à promouvoir et protéger tous les droits des enfants. Elle entend non seulement mettre en lumière les défis auxquels les enfants sont confrontés mais aussi inciter les autorités à prendre des décisions pour le respect des droits de l’Enfant. Bibata M. Maïga a saisi l’occasion pour informer les élèves que les enfants ont des droits. A cet effet, elle a évoqué le droit à la vie et à la survie, à l’identité, à la santé, à l’éducation, à la participation et à l’émancipation… S’exprimant sur le thème, la présidente du parlement des enfants de Sikasso a expliqué les causes et les conséquences du changement climatique avant d’inviter les élèves à prendre soin de leur environnement. Pour sa part, le DAE Sinaly Togola, a mis l’accent sur l’importance de la célébration de la journée du 20 novembre. « Tout ce que nous faisons, c’est pour le bien-être des enfants », a-t-il affirmé avant de saluer l’initiative des organisateurs. De son côté, Mme Ouattara Korotoumou Sanogo a salué la bonne organisation de l’évènement et inviter les enfants de Sikasso à être des ambassadeurs dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. La remise de cadeaux aux élèves méritants et le slam de Abdoul Razak Maïga sur le thème ont été les temps forts de la campagne. Auparavant, la présidente du parlement des enfants avait fait une prise de rôle à la direction régionale des transports. MD/KM (AMAP)
Journée mondiale de l’enfance : Remise de Kits scolaires aux enfants déplacés de Niafunké
Niafunké, 21 novembre (AMAP) A Niafunké depuis plusieurs mois, les populations de nombreux villages se sont retrouvées dans la ville de Niafunké, á cause de la situation sécuritaire. A cet effet, des écoles mobiles sous tentes ont vu le jour pour soulager les enfants des villages de Arabébé, Dagodji et N’Gourouné. Dans le cadre de la célébration du 35ème anniversaire de la journée de l’enfant, l’UNICEF a doté ces enfants de grandes tentes qui servent de salles de classe et distribuer des kits scolaires aux enfants des personnes déplacés internes (PDI). Pour mieux superviser cette distribution et encourager les parents et les enseignants de ces écoles à mieux encadrer les enfants, le Directeur Régional de l’académie de Tombouctou a lui-même effectué le déplacement pour la circonstance. Ainsi, 507 sacs contenant des cahiers, des stylos, des gommes etc.. ont été remis aux enfants sur le site. Le Préfet de cercle, le 1er Adjoint du maire de la Commune et le Directeur du CAP de Niafunké ont salué le geste qui soulagera les enfants déplacés et leurs parents. Il est à noter qu à Niafunké beaucoup d’école, à part celles situées dans les villes, comme Niafunké et Léré, sont fermées á cause de l’insécurité. SM/KM (AMAP)
Youwarou : D’énormes dégâts causés par les inondations sans perte en vies humaines
Youwarou, 20 novembre (AMAP) Dans la nuit du 16 au 17 novembre 2024, la localité de Youwarou, dans la région de Mopti, au Centre du pays, a été complètement inondée et singulièrement le quartier Djoudé, avec d’importants dégâts matériels, sans perte en vies humaines, a constaté l’AMAP. Dans cette localité, plusieurs ruelles sont inondées par les eaux du fleuve Niger, causant des difficultés d’accès et le déplacement des populations de trois quartiers, l’inondation des champs de culture et des périmètres irrigués, de 28 ha de mil ainsi que l’effondrement de maisons. Selon le 3ème adjoint au maire de la commune rurale de Youwarou, Amadou Thiao, dans la nuit du 16 au 17 novembre 2024 aux environs de 2 heures du matin, un quartier de Youwarou appelé Djoudé a été complètement inondé et cette inondation a occasionné des dégâts incalculables, 13 maisons complètement détruites, beaucoup de matériels emportés par l’eau, une boutique a été également inondée et bien d’autres choses . Le chef sous-secteur central de l’agriculture, Fousseyni Mallé a, pour sa part, déclaré que 385,85 ha ont été inondés de nos jours, par l’eau du fleuve Niger. Des centaines de maisons effondrées dans la ville de Youwarou suite à l’inondation de cette année. Une victime de cette inondation, Aminata Kalapo, a affirmé avoir tout perdu ( or, argent et pleins d’autres choses) Pour le chef du service du développement social et de l’économie solidaire, Oumar Maïga, 376 sinistrés ont été recensés soit plus de 58 ménages à nos jours et beaucoup de dégâts matériels sont enregistrés, une vingtaine de maisons effondrées suite à l’inondation du samedi. Enfin, un agent volontaire de la croix rouge malienne, Alpha Kassé a donné l’assurance que des disposions ont été prises pour alléger la souffrance des victimes. MK/KM (AMAP)
Mopti : Appui aux entreprises de jeunes et femmes affectées par le retrait des forces étrangères
Mopti, 20 novembre (AMAP) Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré, en marge des activités de lancement conjoint des programmes PASEM2 et PartICI, a présidé le jeudi 14 novembre à Mopti, la cérémonie de remise de chèques aux entreprises de jeunes et de femmes de la région affectées par le retrait des forces étrangères et de la crise énergétique, a constaté l’AMP. La rencontre s’est déroulée dans la salle du gouvernorat de Mopti en présence du Gouverneur de la région, le Général de brigade Abass Dembélé, du Vice-président du patronat du Mali, Dr Moussa Diallo et des bénéficiaires. Cette initiative d’une enveloppe de 9 millions de francs CFA financé par le budget national est une œuvre de solidarité pour accompagner 13 entreprises de jeunes et de femmes ex-travailleurs des forces étrangères. Cet appui remis aux bénéficiaires sous forme de chèque allant de 500 000 pour 8 récipiendaires à 1 000 000 de Franc pour 5 autres, vise à permettre aux bénéficiaires d’entreprendre des activités génératrices de revenu en contribuant à consolider, à préserver les entreprises existantes et à créer 156 emplois. Mme le Minstre, Bagayoko Aminata Traoré a saisi l’occasion pour rappeler que cette activité qui s’inscrit parmi une série d’initiative pour atténuer l’impact du retrait des forces étrangères est l’aboutissement d’une volonté politique clairement affichée par les plus hautes autorités de notre pays, notamment Son Excellence le général d’armée Assimi Goita, président de la Transition, qui a fait de la question de l’employabilité des jeunes, une priorité nationale. Selon le ministre, son objectif est de permettre aux bénéficiaires d’acquérir des outils de production, un fonds de roulement, des matières d’œuvre et des équipements de production d’énergie solaire. Avant d’inviter les bénéficiaires à plus de rigueur et de créativité pour que les fonds mis à leur disposition. La porte-parole des bénéficiaires Maimouna Guindo a salué l’initiative et remercié les autorités pour les efforts consentis et formuler vœux pour un retour rapide de la paix et la cohésion dans notre pays Dans le registre de la remise des chèques, le dernier acte de la cérémonie, Mme Aminata Nian Maiga et Sitan Nantoumé ont reçu chacune un chèque d’un million des mains du ministre de l’Entreprenariat national, de l’emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. DC/KM (AMAP)
Sikasso : 375 millions pour financer 21 sous-projets de 5 communes de la région
Sikasso, 20 novembre (AMAP) Le Gouverneur de la 3ème région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a présidé lundi à Sikasso, la session du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD), a constaté l’AMAP. C’était en présence du préfet du cercle, Amadou Gassambé, du représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, des chefs de services techniques régionaux, des sous-préfets des arrondissements du cercle de Sikasso et les maires des communes bénéficiaires. Pour un coût total de plus de 375 millions de francs CFA, les 21 sous-projets ont été soumis à l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) et financés par le projet de déploiement des ressources de l’Etat pour l’aménagement des services et la riposte locale à la COVID-19 (PDREAS). Les sous projets concernent entre autres, la construction et l’équipement des salles de classe, la clôture des écoles, la construction et la clôture des maternités et centre de santé communautaires (Cscom) ainsi que la réalisation des forages équipés de pompes à motricité humaine, dans la commune urbaine de Sikasso et les communes rurales de Diomaténé, Pimperna, Sokourani Missirikoro et Tella. « Grâce à l’appui du PDREAS, ma commune a bénéficié du centre de santé communautaire (Cscom), des salles de classe, de deux pompes à motricité humaine », a soutenu le maire de la commune rurale de Sokourani Missirikoro, Abdoulaye Berthé. Il a salué l’engagement des autorités régionales avant de formuler le vœu pour qu’au lieu de 5, l’ensemble des communes de la région puisse bénéficier du même appui. Selon le directeur régional de l’ANICT, Alpha Camara, son agence a reçu 21 dossiers provenant des secteurs de l’éducation, la santé et l’hydraulique. Ces dossiers ont été soumis sous financement du PDREAS. « Après les observations, on a traité les dossiers, c’est le CROCSAD qui décidera de leur sort », a-t-il souligné avant d’inviter les acteurs à s’impliquer davantage pour la réussite de l’activité. Pour le gouverneur de la région, cette session est consacrée à l’approbation des sous-projets soumis au financement de l’ANICT sur les ressources du PDREAS. Le projet soutient le gouvernement du Mali dans le cadre du renforcement du processus de décentralisation, constituant un axe pour la refondation de l’Etat… « Sur les 102 communes du pays, 5 de la région de Sikasso bénéficient du financement de leurs sous-projets après une évaluation de performance de leurs gestions », a indiqué Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La cheffe de l’exécutif régional a enfin remercié l’ensemble des acteurs pour la bonne organisation de la session du CROSAD. Les échanges sur les difficultés rencontrées dans la mobilisation des ressources ont marqué la fin de la rencontre. MD/KM (AMAP)
Ségou organise la 8ème édition de la conférence annuelle de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée
Ségou, 19 novembre (AMAP) L’ouverture des travaux de la 8ème édition de la conférence annuelle de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, tenus du 14 au 16 novembre à Ségou, a été présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Gouverneur de région, le Contrôleur Général de police Alassane Traoré, du directeur national de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, l(Inspecteur Général Abdoulaye Idrissa Maïga et de la 2ème adjointe du maire de Sébougou, Mme Diarra Djènèba Samaké. Le thème retenu est : « le rôle humanitaire du personnel pénitentiaire dans la réinsertion sociale des personnes détenues » L’objectif de cette rencontre qui a regroupé les acteurs du système pénitentiaire, était de créer une synergie entre les administrations (centrale, régionale et subrégionale) en leur offrant un cadre de concertation et de partage de bonnes pratiques dans le domaine pénitentiaire. Le ministre Kassogué, le thème est d’actualité et en parfaite adéquation avec le contexte mondial marqué par la modernisation des systèmes d’incarcération avec de nouveaux impératifs mettant l’accent sur le reclassement social des personnes privées de liberté par la rééducation et la formation. Selon le directeur de l’administration pénitentiaire, plus de 9 milliards ont été investis en 2024 par l’Etat pour améliorer les conditions de vie des personnes privées de leur liberté. A l’issue des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, la formation des directeurs régionaux et des chefs d’établissement pénitentiaire sur la gestion du budget – programme, l’actualisation et l’opérationnalisation des plans intégrés de protection et de défense des établissements pénitentiaires et le renforcement des capacités des directeurs régionaux et des chefs d’établissement pénitentiaire dans l’utilisation du logiciel Agiderm, permettant de gérer la situation carcérale des détenus et d’assurer un suivi personnaliser de leur dossier. La rencontre a pris fin par la remise symbolique de chèques aux trois meilleurs établissements pénitentiaires au titre de l’année 2024 et qui sont respectivement les maisons d’arrêt de Koutiala, Bougouni et Markala. MS/KM (AMAP)
Kayes : L’Académie d’Enseignement récompense les meilleurs élèves et les bons travailleurs
Kayes, 19 novembre (AMAP) L’Académie d’Enseignement de Kayes a organisé, pour la 3è fois consécutive, le 15 novembre 2024, la Journée du Bon Elève et du Mérite des Acteurs de l’Education, a constaté l’AMAP. C’était au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée dans ses locaux sous la présidence du général de brigade Moussa Soumaré, Gouverneur de la Région de Kayes, en présence du président du Conseil Régional, Bandiougou Diawara et de nombreux autres invités. Cette journée a été initiée par le directeur de l’Académie d’Enseignement de Kayes, Mahamadou Djibril Kéïta pour encourager les bons travailleurs, cultiver l’excellence en milieu scolaire et reconnaître le mérite des acteurs de l’éducation. Les meilleurs élèves aux différents examens (Bac, BT, CAP et DEF) ont reçu des cadeaux, constitués essentiellement d’ordinateurs, de kits scolaires et des attestations de reconnaissance. Parmi ces lauréats figure Rokia Dianka du Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK), 1ère au Bac, série Terminale Sciences Exactes (TSE2), a obtenu le 1er prix avec 18,16 de moyenne. Ses parents ont reçu ses cadeaux et son attestation des mains du gouverneur. Des attestations de reconnaissance ont également été remis à d’autres acteurs et partenaires de l’éducation, dont des enseignants. « Cette journée est une occasion précieuse pour nous tous de mettre en lumière les efforts soutenus de nos élèves, ainsi que le travail remarquable des enseignants, des directeurs d’écoles, des éducateurs et de tous les acteurs du secteur éducatif », a déclaré le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de Brigade Moussa Soumaré. Ces récipiendaires qui sont, selon lui, une fierté de sa région, à travers leurs résultats, attitudes exemplaires et engagement, incarnent les espoirs et les rêves de toute une communauté. « Aujourd’hui, nous célébrons vos efforts, vos sacrifices et vos réalisations. Vous êtes les bâtisseurs de demain, et votre réussite est le gage de l’avenir de notre région et de notre pays. Que cette journée soit l’occasion de vous encourager à persévérer, à toujours viser l’excellence, et à ne jamais douter de votre potentiel », a indiqué le Gouverneur. Le chef de l’exécutif régional a aussi rendu un hommage aux enseignants qui sont considérés comme le pilier sur lequel repose l’avenir de nos enfants Le Général de Brigade Moussa Soumaré a réitéré l’engagement des autorités régionales à accompagner l’éducation dans ses multiples dimensions, en collaboration avec les collectivités et les partenaires techniques et financiers, conscients qu’ensemble, afin que l’éducation soit un moteur puissant de transformation pour la région et pour le pays entier. Le directeur de l’Académie d’Enseignement de Kayes Mahamadou Kéïta , a rappelé que l’année scolaire 2023-2024 s’est bien déroulée, car des résultats satisfaisants ont été obtenus lors examens et compositions grâce à la conjugaison des efforts de tous les acteurs de la vie scolaire. « C’est encourageant ! C’est une marque de confiance que le Directeur d’Académie d’Enseignement (DAE) a placé en chacun de nous. Dans le temps, les gens recevaient, le plus souvent, des distinctions honorifiques lors des cérémonies de départ à la retraite », a affirmé Sondomba Fofana, l’un des récipiendaires et comptable-matière à l’AE de Kayes. BMS/KM (AMAP)
Sikasso/ANPE : Les opportunités d’insertion économique des jeunes
Sikasso, 19 novembre (AMAP) La direction régionale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) en partenariat avec LuxDev a organisé, du 15 au 16 novembre dans ses locaux, les journées portes ouvertes sur les opportunités d’insertion économique dans les filières appuyées par les programmes de LuxDev dans la région et mis en œuvre par l’ANPE, a constaté l’AMAP. L’évènement a été présidé par le Gouverneur de la région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, en présence du préfet du cercle de Sikasso, Amadou Ganssambé, du directeur régional de l’ANPE, Nanourou Sanogo et du représentant du Conseil régional, Samba Sanogo. On notait également la présence du représentant du maire Adama Ballo et du monde de l’emploi et de la formation professionnelle. Il s’agissait d’informer et sensibiliser le grand public, particulièrement les jeunes hommes et femmes âgés de 15 à 35 ans sur plusieurs filières et chaînes de valeurs. Il s’agit du lait local, de la pomme de terre, de la viande, du maraîchage, du fonio et du sésame. S’y ajoutent les métiers de la transformation agricole liés aux filières riz, mangue, anacarde, karité… « Cette rencontre est un lieu d’échanges, une plateforme de connexion et d’opportunités entre les demandeurs d’emploi et les acteurs économiques. Elle constitue un pont entre les aspirations et les réalités professionnelles de notre région », a déclaré le chef de l’exécutif régional. Et de souligner que le chômage et le sous-emploi demeurent des préoccupations majeures, menaçant la stabilité sociale et économique de notre région. « Nos jeunes sont notre richesse. Nous avons donc besoin d’un écosystème favorable et cela implique le soutien des partenaires institutionnels et privés. Ce qui permettra de créer un environnement propice à l’émergence d’emplois décents », a-t-elle précisé avant d’inviter les participants à profiter des journées. De son côté, le directeur régional de l’ANPE Nanourou Sanogo a affirmé que ces journées permettront non seulement d’orienter les jeunes mais aussi de les pousser à emboîter le pas aux entrepreneurs qui sont passés par l’ANPE. Pour sa part, le représentant de LuxDev, Gana Guirou a souligné la hausse du taux de chômage dans la région. « Malgré la mise en place des structures et programmes par l’Etat, il y a toujours un décalage entre l’offre de l’emploi et les demandes d’emploi », a-t-il indiqué. La visite des stands par les officiels a été le temps fort de l’évènement. MD/KM (AMAP)

