Irrégularités dans la gestion de l’Assurance maladie : Les recommandations du Vérificateur général
Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 4 déc (AMAP) Le dernier rapport du Vérificateur général, sur la période de 2020 à 2022, qui établit un montant non payé de 19,396 milliards de Fcfa de cotisations à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), recommande de renforcer les pratiques de gestion, d’assurer une meilleure conformité aux règlements en vigueur et d’améliorer l’efficacité des processus internes. La recommandation du Vérificateur général de corriger les manquements dans la gestion de l’Assurance maladie relève l’importance d’une meilleure gouvernance et d’une transparence accrue dans ce secteur. Renforcer le suivi de la liquidation des prestations, selon les clauses contractuelles, est essentiel pour garantir que « les fonds publics sont utilisés efficacement et que les bénéficiaires reçoivent les services auxquels ils ont droit », indique le rapport. Il insiste sur « la mise en œuvre stricte du contrat d’objectifs et de moyens, ainsi que le respect de la convention type de délégation de gestion (qui) sont des étapes clés pour assurer la pérennité et l’efficacité de l’AMO. » Ces mesures visent à améliorer la qualité des services offerts, tout en garantissant la viabilité financière du système. Ainsi, le document recommande au directeur général de la CANAM « de s’assurer que les feuilles de soins soient correctement liquidées avant que les prestataires ne soient payés, afin de garantir une utilisation appropriée des fonds. » De plus, il suggère que les coûts de gestion qui ne sont pas justifiés soient remboursés à la Caisse, accompagnés des intérêts créditeurs. Quant aux irrégularités financières, « en raison de leur gravité potentielle, elles ont été transmises aux autorités judiciaires compétentes pour enquête et poursuite éventuelle. » Le rapport soutient que « la CANAM ne respecte pas les clauses du contrat d’objectifs lors de la liquidation des prestations. » Plus précisément, il constate que « le système d’information de ce service (CANAM) a enregistré des montants de prestations liquidées pour la CMSS qui dépassent les liquidations réelles effectuées. » À l’inverse, pour l’INPS, le rapport indique que les montants de prestations liquidées enregistrés sont inférieurs aux liquidations réelles. « Ces incohérences indiquent une gestion inefficace et soulèvent des préoccupations quant à la fiabilité des systèmes d’information et de gestion de ces institutions. » IRRÉGULARITÉS ET MANQUEMENTS – Selon le rapport, la CMSS n’a pas fourni de justification complète des coûts de gestion, ce qui signifie qu’elle n’a pas détaillé comment les fonds alloués pour couvrir les frais administratifs ont été dépensés. Cela peut soulever des questions sur la transparence et l’efficacité de la gestion de ces fonds. De plus, le rapport mentionne que l’INPS a effectué des paiements « à 115 prestataires avant d’avoir terminé le processus de liquidation de leurs feuilles de soins. » Cette pratique révèle un manque de conformité avec les procédures établies « qui entraînerait des erreurs de paiement ou des fraudes. » « Ces observations montrent la nécessité d’améliorer les systèmes de contrôle interne et de rendre les processus financiers plus transparents au sein de ces structures », estime le rapport. Sur le plan financier, le rapport constate un problème préoccupant concernant le non-paiement des cotisations AMO par certains employeurs dans plusieurs régions du Mali, notamment Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Gao et le District de Bamako. En effet, 275 employeurs se trouvent en défaut de paiement, accumulant une dette totale de 19,396 milliards de Fcfa envers l’INPS. Cette situation « pose un défi majeur pour la viabilité du système d’assurance sociale et marque la nécessité d’une meilleure conformité et des mesures de recouvrement plus efficaces », analyse le document. La question soulève, également, des inquiétudes quant à la protection sociale des employés concernés, qui pourraient être privés de couverture adéquate en raison de ces manquements. Le document dénonce également des irrégularités au sein des directions régionales de l’INPS, impliquant les chefs de liquidation des assurances maladie, les contrôleurs médicaux et les comptables. Il est révélé que ces acteurs ont procédé à des paiements frauduleux en utilisant des codes praticiens fictifs sur des feuilles de soins à l’antenne de l’INPS de Sikasso et en omettant d’utiliser des codes praticiens à l’Institut de Ségou. Ces manœuvres ont conduit à un détournement de fonds s’élevant à un montant total de 385.245 Fcfa. AYT/MD (AMAP)
Tominian : Formation des Agriculteurs aux pratiques Intelligentes face au Climat
Tominian, 3 décembre (AMAP) La salle de réunion de la mairie de la commune rurale de Tominian a abrité, du 25 au 27 novembre 2024, un atelier de renforcement des capacités des agriculteurs des éleveurs, les forestiers et les services techniques sur les pratiques Intelligentes face au Climat, a constaté l’AMAP. Organisé par l’Institut d’Economie Rurale (IER) et présidé par le Préfet du cercle de Tominian, Kalifala Coulibaly, s’est déroulée en présence du 2ème adjoint du maire de la commune rurale de Tominian, Simon Koné et du Docteur Siaka Dembélé, chercheur en Sciences Agronomiques et Changement Climatique à la Station de Recherche Agronomique de Cinzana de l’Institut d’Economie Rurale (IER). Les participants sont venus de la commune rurale de Diora, cercle de Mandiakuy, commune rurale de Timissa cercle de Fangasso et de la commune rurale de Tominian, soit 30 agriculteurs par commune. Dans son discours de bienvenue, le représentant du maire a félicité l’IER et ses partenaires pour l’organisation du présent atelier à Tominian. Le Chef de l’exécutif local, avant de déclarer ouvert l’atelier, a renouveler la disponibilité de l’administration locale pour l’ensemble des activités de l’IER. Pour sa part, le Docteur – Chercheur Dembélé, l’objectif général est de renforcer les capacités des agriculteurs et éleveurs sur les pratiques intelligentes et technologies face au climat en vue de contribuer à assurer la durabilité à long terme des zones de productions, vulnérables dans les régions au centre du Mali. Les différentes présentations ont porté sur les thématiques suivantes, à savoir : le changement climatique et les concepts clés, la notion d’AIC, les techniques de conservation de l’eau et des sols, techniques de production du compost et les techniques forestières et d’agroforestières. La République du Mali s’est engagée à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres, définie par la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification CNULCD comme « un état dans lequel la quantité et la qualité des ressources en terres, nécessaires pour soutenir les fonctions, les services des écosystèmes et renforcer la sécurité alimentaire, restent stables ou augmentent dans les échelles temporelles et spatiales et des écosystèmes spécifiés ». Le projet sécurité climatique et gestion durable des ressources naturelles dans les régions du centre du Mali proposé s’attaque aux défis interdépendants de la dégradation des terres et du changement climatique au Mali qui, ensemble, menacent la durabilité à long terme des paysages productifs vulnérables dans les régions du centre du pays et multiplient les menaces sécuritaires. En effet, alors que les impacts anthropiques et climatiques réduisent la base productive des ressources naturelles, les conflits pour la terre et l’eau s’intensifient, en particulier entre les communautés d’agriculteurs et d’éleveurs, alimentant le conflit actuel entre les djihadistes et les milices. L’objectif du projet est d’assurer la durabilité à long terme des zones de production vulnérables dans les régions au centre du Mali, grâce à des solutions basées sur la nature qui inversent la dégradation terres, renforcent la résilience climatique des communautés et favorisent la résolution des conflits. La zone d’intervention du projet couvre les régions de Mopti, Bandiagara, Douentza et San. Pour sa mise en œuvre, le Projet de Sécurité Climatique et de Gestion des Ressources Naturelles PSC-GDRN collabore avec ses partenaires stratégiques pour la réalisation des activités relevant de leur domaine de compétence. Cette collaboration est formalisée à travers une convention signée entre l’Agence de l’Environnement et du Développent Durable AEDD et l’Institut d’Economie Rurale IER. C’est dans ce cadre que l’IER a été sollicité pour cette année 2024 de réaliser deux activités dont la formation des agriculteurs sur les pratiques et technologies intelligentes face au climat. Le Centre Régional de Recherche Agronomique (CRRA) de Mopti et la Station de Recherche Agronomique de Cinzana /CRRA de Niono, structures déconcentrées de l’IER sont chargées de la mise en œuvre de ladite activités. ST/KM (AMAP)
Bankass : Echanges sur la gestion des risques d’inondation et d’autres catastrophes naturelles
Bankass, 3 décembre (AMAP) Le comité consultatif de sécurité communal a organisé récemment une journée de sensibilisation des populations sur la gestion des risques d’inondation et d’autres catastrophes naturelles, dans la salle de conférence de la mairie de Bankass, a constaté l’AMAP. La rencontre a été présidée par le maire de la commune de Bankass, Allaye Guindo, président du comité consultatif de sécurité communal en présence du chef de peloton, le commissaire de police, la protection civile, le chef de la douane, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie, le régisseur de la prison, les chefs de village, la jeunesse, la CAFO. L’objectif général de la journée était de renforcer la confiance et la collaboration entre les FDS et la population civile dans la coproduction de sécurité. Prévenir et réduire les risques liés aux inondations et autres catastrophes naturelles. Dans son allocution, le président du comité consultatif de sécurité communal, Allaye Guindo a salué les participants avant d’évoquer les efforts consentis par les partenaires suite à l’inondation. Après le discours d’ouverture, les membres du comité consultatif de sécurité communal ont, un à un, pris la parole pour sensibiliser les participants sur les risques d’inondation. Des questions ont été posées par les participants et des réponses claires ont été données par les membres du comité consultatif de sécurité communal. AKG/KM (AMAP)
Organisation des futures élections : Le Premier ministre rassure l’AIGE
Bamako, 3 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Le général de division Abdoulaye Maïga a rassuré, mardi, l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) de la volonté des autorités à organiser des élections au Mali. «Je voudrais rassurer l’opinion nationale et internationale que, dans cette mission (organisation des élections) qui nous a été confiée, nous allons faire l’effort d’aller vite et nous allons faire beaucoup attention à ne pas confondre vitesse et précipitation», a déclaré le chef du gouvernement. Le Chef du gouvernement, qui effectué, une visite de courtoisie et de travail au siège de l’AIGE, accompagné du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré, a souligné que la lettre de cadrage du chef de l’État, le général d’Armée, Assimi Goïta, le 27 novembre, comporte huit axes dont le dernier porte sur « l’organisation d’élections apaisées, transparentes pour mettre fin à la transition. » Selon le général de division Abdoulaye Maïga, deux messages découlent de cet axe : l’attachement du chef de l’État au retour à un ordre constitutionnel apaisé et sécurisé et l’insistance sur les conditions d’organisation du scrutin, en invitant « à beaucoup plus de synergie dans notre démarche. » Le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé a annoncé que les équipes de l’AIGE ont entamé, lundi 2 décembre, des missions pour superviser les opérations de révision annuelle des listes électorales (Rale-2024), aux côtés de l’administration. Mais aussi pour assurer la formation de nos coordinations sur des actes que nous avons élaborés en vertu de la même loi. Il s’agit notamment des cadres de concertation avec l’administration, les partis politiques et la société civile. Selon Me Cissé, ces missions consisteront également à faire l’inventaire des moyens matériels et financiers mis à leur disposition par l’administration afin de se mettre dans une perspective de pouvoir répondre présents à l’appel au moment opportun. Il a fait le point sur la mise en place de l’ensemble des coordinations de l’AIGE à l’intérieur du pays et dans les ambassades et consulats. « Cet ensemble compte aujourd’hui 6 460 agents dont 5 523 hommes soit 80% du total de l’effectif et 937 femmes », a expliqué Me Moustapha Cissé. « Nous attendons de l’État et singulièrement du Premier ministre que vous-êtes, un accompagnement fraternel et de responsabilité et de devoir à accomplir pour nous qui sommes en train d’incarner les prérogatives de cette institution », a-déclaré le patron de l’AIGE, structure créée en janvier 2023. Pour sa part, le ministre délégué chargé des Réformes politiques, Mamani Nassiré, s’est dit rassuré par le dispositif institutionnel en place et, surtout, disposé « à mettre en musique les impulsions qui seront données par la hiérarchie administrative. » AT/MD (AMAP) .
Koulikoro : Revue des messages de communication des thématiques du projet TLTN
Koulikoro : 28 Novembre (AMAP) Un atelier sur la revue des messages de communication des thématiques du Projet Transforming Lives Through Nutrition de Hellen Keller International s’est tenu du 26 au 28 novembre à Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la représentante du Centre National d’Information, d’Education et de Communication pour la Santé(CNIECS) Mme Haïdara Fatou Macalou, en présence du coordinateur du projet TLTN, Dr Ousmane Camara, du représentant du directeur général de l’agence malienne de presse et de publicité(AMAP), Kader Maïga, des superviseurs du projet au niveau des districts sanitaires concernés. Ont pris part à cette session de formation de trois jours les organes de presse, précisément les radios libres de Baraouéli, Bla (Région de Ségou), Fana, Banamba (Région de Koulikoro), Radio Rurale de Kayes, Bafoulabé (Région de Kayes) et AMAP des Régions de Koulikoro, Ségou et Kayes et du District de Bamako. L’objectif de cet atelier était de passer en revue et d’adapter les messages de sensibilisation sur la santé de la reproduction et la malnutrition pour une diffusion dans les radios locales des zones d’intervention du projet. La représentante du CNIECS Haïdara Fatou Macalou a reconnu qu’il ya beaucoup de messages sur la nutrition, sur les grossesses avant d’ajouter que la présente session vise des messages pouvant susciter un changement de comportement au sein de la communauté. Elle a rappelé que sa structure le CNIECS intervient pour prévenir les maladies. Le coordinateur du projet TLTN, Dr Ousmane Camara a, pour sa part, présenté son projet qui, selon lui, vient en appui au gouvernement et vise le bien-être des mères et des enfants, en particulier, et de la population en général. Il a, par ailleurs affirmé que la malnutrition chez les femmes est un déterminant clé des issues défavorables de grossesses. Il estime que cela augmente non seulement le risque de morbidité et de mortalité maternelle mais aussi, le risque de donner naissance à des nourrissons de faible poids, soit en raison du fait qu’ils soient nés petits ou de leur naissance prématurée. Selon lui, en réponse à cette crise, le programme Transformer des vies par la nutrition a été crée pour aider les partenaires gouvernementaux à renforcer des systèmes locaux de santé et d’alimentation, à fournir des interventions nutritionnelles fondées sur des preuves et susceptibles de sauver des vies aux femmes enceintes et aux enfants pendant la période critique des 1000 jours (de la conception à l’âge de 2 ans). Après, la présentation sur le contexte et la généralité du projet, la mission, les objectifs, les domaines et les zones d’interventions du projet par le superviseur du projet TLTN à Bla, Noumeiry Sidibé, les discussions ont porté sur la malnutrition, les Suppléments en Micronutriment Multiple(MMS) ou Djigui et le choix des langues pour les messages, la vitamine A, le déparasitage, le rôle et la place de la presse dans la confection et la diffusion des messages, entre autres. Trois jours durant du 26 au 28 les participants répartis en deux groupes de travail se sont penchés sur quatre thématiques que sont les Suppléments des femmes enceintes avec les MMS-Djigui et Allaitement maternel précoce et exclusif ; les Suppléments en vitamine A ; Déparasitage des enfants de 12 à 59 mois et l’Alimentation de compléments chez les enfants de 6 à 59 mois. Ils ont passé en revue les messages existant, intégré les messages sur les MMS et la nutrition dans les messages déjà diffusés. Ils ont aussi ajouté des informations utiles aux messages. A l’issue des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations l’introduction d’autres langues locales en fonction des zones d’intervention du projet, la collaboration avec les Services déconcentrés du Développement Social, le partenariat avec les radios, l’Amap et la pérennisation des acquis du projet. AD/KM (AMAP)
Kangaba : Une mission pour le remplissage des fiches d’identification des organisations communautaires de base dans 5 communes
Kangaba, 28 novembre (AMAP) Dans le cadre du Projet d’Appui à la Prévention des Conflits et le Renforcement de la Résilience Économique des Communautés Transfrontalières de Guinée et du Mali, par Décision numéro 2024- 15/P-CK, le préfet du cercle de Kangaba a créé pour le cercle le Groupe de Travail sur la Sécurité Communautaire (GTSC) et un comité de pilotage est mis en place dans les communes frontières, a constaté l’AMAP. Cinq (05) communes du Cercle de Kangaba sont concernées à savoir les communes rurales de Balan-Bakama, Benkadi et Narena dans l’arrondissement de Narena et les communes rurales de Kaniogo et Nouga dans l’arrondissement central de Kangaba. Une mission du GTSC conduite par l’adjoint du préfet de Cercle, Drissa Konaré s’est rendue dans ces communes les 25 et 26 ou elle a travaillé avec les comités de pilotage et les autorités communales. L’objectif de la mission visait à orienter ces structures sur le remplissage des fiches d’identification des organisations communautaires de base. Les comités de pilotage effectueront par la suite des missions dans tous les villages frontaliers où ils échangeront avec les groupes socioprofessionnels en vue de recenser les difficultés d’ordre sécuritaire et les difficultés liées à la cohabitation entre les populations de part et d’autre de la frontière Mali-Guinée. Les rapports produits par les comités de pilotage feront l’objet d’une collecte et d’une synthèse par le GTSC de Kangaba, prévue pour le 04 janvier 2025. Il est à noter que le GTSC, financé par le Fonds d’Equipement des Nations Unies (FENU) a pour mission principale, d’assurer l’encadrement des membres du comité de pilotage et de suivi des communes dans la conduite du processus de diagnostic local de sécurité (DSL) et d’élaboration des plans communaux de sécurité. Il est composé de 07 membres à savoir le préfet président, les sous-préfets de l’arrondissement central de Kangaba et de l’arrondissement de Narena,le Commandant de la Brigade Territoriale de la Gendarmerie de Kangaba, le chef des chasseurs, la présidente de la CAFO et le président de la société civile. SD/KM (AMAP)
Sikasso : Sécurité alimentaire, formation et insertion au centre d’une rencontre
Sikasso, 27 novembre (AMAP) Le comité technique de suivi et de coordination des programmes développement et sécurité alimentaire (MLI021) et formation et insertion professionnelle (MLI022), extension 2 a tenu, mardi dernier au conseil régional de Sikasso, sa première session, a constaté l’AMAP. La rencontre a été présidée par le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur Ibrahim Mahamane, en présence du président de la collectivité région, Yaya Bamba et de son 1er vice-président Dr Soumaïla Traoré. La réunion a aussi regroupé les représentants des plateformes DEL de Bougouni, Koutiala et de Sikasso, les représentant des faitières des filières agricoles ainsi que les représentant des services techniques régionaux. L’objectif de la réunion était de contribuer à un meilleur suivi de la mise en œuvre des actions des programmes bilatéraux (MLI021 et MLI022) dans la région et à examiner les aspects opérationnels de planification et de mise en œuvre des activités des programmes. Il s’agissait également de présenter le plan opérationnel annuel actualisé prenant en compte la prise en charge des structures d’accompagnement dont l’Association des organisations professionnelles et paysannes (AOPP) et l’Association malienne pour la sécurité et la souveraineté alimentaire (AMASSA) mais aussi de formuler des recommandations à l’intention du comité. Dans son allocution, le représentant du chef de l’exécutif régional Ibrahim a affirmé que le comité technique de suivi et de coordination des programmes développement et sécurité alimentaire (MLI021) et formation et insertion professionnelle (MLI022), extension 2 a été créé suivant la décision n°2022-0175/GR-SIK-CAB du 8 juin 2022 par le gouverneur. La phase d’extension des deux programmes, initialement prévus pour une durée de 18 mois à compter du 1er juillet 2021, a été prolongé de 30 mois pour une seconde extension. Ce, dans le cadre de l’addendum 2023/2024 à la stratégie de transition de la coopération Luxembourgeoise avec la République du Mali. Et de poursuivre que l’objectif spécifique commun aux deux programmes s’intitule comme suit : Les jeunes hommes et femmes des régions de Sikasso et de Ségou, du district de Bamako et de sa périphérie bénéficient d’avantage d’opportunités économiques dans les métiers liés aux filières agricoles. Par ailleurs, Ibrahim Mahamane dira que le résultat visé par ML021 est que 1000 jeunes, hommes et femmes de 15 à 35 ans des régions de Sikasso et de Ségou bénéficient d’un revenu annuel supérieur à 900 000F CFA dans le cadre des initiatives privées (portés par des jeunes ou bénéficiant à des jeunes). Quant à ML022, sa phase d’extension vise l’insertion de 500 jeunes dans l’auto-emploi ou dans les activités génératrices de revenus par une approche de parcours d’insertion économique basée sur les résultats des bilans de compétences. Il a saisi l’occasion pour féliciter et encourager la collectivité région pour ses efforts dans la maîtrise d’ouvrage du développement régional en général et local en particulier. « Les principales filières d’opportunités d’emplois pour les jeunes soutenus de la région de Sikasso sont, entre autres, la viande (embouche bovine et ovine), l’aviculture, le maraîchage, le fonio, le riz, le sésame ainsi que les métiers de la transformation agricole liés aux filières mangue, anacarde et Karité », a précisé le président du conseil régional de Sikasso Yaya Bamba. A l’en croire, les programmes ML021 et ML022 sont exécutés sous la maîtrise d’ouvrage de sa collectivité. Les trois modalités de financement adaptées par la collectivité sont notamment l’Appui budgétaire sectoriel décentralisé (ABSD), les accords de partenariat opérationnel et la régie. « Ces programmes renforcent les acquis et le leadership du conseil régional en ce moment de régionalisation où la région est au cœur du développement territorial », a-t-il indiqué avant d’inviter les participants à proposer des recommandations pertinentes pour une mise en œuvre efficace et efficiente des activités avant la fin des programmes prévue pour le 30 juin 2025. MD/KM (AMAP)
Mopti : Atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles du projet PAFEEM
Mopti, 26 nov (AMAP) – L’atelier d’information et d’appropriation des Pratiques familiales essentielles et de la culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale par les autorités régionales, locales et communales dans les régions au Centre et dans le Nord du Mali, s’est tenu, à Mopti, du 22 au novembre. L’objectif général de la session est d’outiller les acteurs à la base en vue de promouvoir les pratiques familiales essentielles (PFE), d’assurer la production de contenus médiatiques de qualité sur les PFE et d’inspirer un label ¨communautés favorables aux PFE. Ce programme, mis en œuvre par le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD-Canada), en partenariat avec l’UNICEF, s’aligne sur la composante 3 du Programme promotion de l’accès au financement, de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM). La session de Mopti a mobilisé les autorités administratives et politiques, les leaders religieux (musulmans et chrétiens), les légitimités traditionnelles, les Organisations de la société civile (OSC) et les mamans yélen des trois cercles de Mopti bénéficiaires du projet (Djenné, Tenenkou et Mopti). Les participants ont eu droit à une présentation du projet pour une meilleure connaissance des PFE avec un accent sur la CPN, l’enregistrement à la naissance, l’allaitement exclusif, le lavage des mains à l’eau propre et au savon, la planification familiale, l’utilisation de moustiquaires imprégnées et le complément nutritionnel de l’enfant au-delà de 6 mois. Ils ont aussi discuté de plusieurs thématiques en lien avec la mise en œuvre du projet entre autres, les communautés favorables au PFE, le cadre de collaboration du CIAUD et les partenaires (services techniques, leaders communautaires et les communautés) et les outils de monitoring. A l’issu des travaux de groupe. Les participants ont élaboré une esquisse de plan de travail du projet dans les communautés et formulé des recommandations, entre autres, l’extension du projet à toutes les régions. « Pour permettre aux enfants, aux femmes et aux jeunes de déployer leur pouvoir collectif de transformer leur vie, leur communauté et le monde dans lequel ils vivent, ils doivent disposer d’informations correctes et s’engager à adopter des comportements favorables pour leur santé. C’est cela l’objectif du projet », a expliqué la coordinatrice régionale CIAUD CANADA à Mopti, Aïchatou Yattara. Le projet va concerner 21 communes des régions de Kidal, Gao, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou et Taoudenni. DC/MD (AMAP)
Niafunké : Un accident fluvial mortel sur le fleuve Niger, près du village d’Attara (Nord)
Niafunké, 26 nov (AMAP) Deux pinasses transportant plusieurs personnes et beaucoup de marchandises ont fait collision entre 3 et 4 heures du matin, dans la nuit du samedi au dimanche 24 novembre, non loin du village d’Attara dans le cercle de Niafunké. Selon des sources concordantes, plusieurs personnes sont portées disparues et une importante quantité de biens et de marchandises est restée sous les eaux. A date de lundi matin 25 novembre, un seul corps sans vie aurait été repêché. Les embarcations, qui ont quitté Mopti pour Niafunké, Tonka puis Diré, circulaient dans la même direction, indiquent les mêmes sources, ajoutant qu’il est difficile d’avoir plus d’informations puisque la zone de l’accident n’est couverte par aucun réseau. En outre, elle se situe dans une zone où il y a une forte présence des Groupes armées terroristes (GAT ce qui rend difficile l’assistance aux sinistrés. Certaines sources nous ont indiqué que les responsables présumés de ce drame auraient voulu camoufler la gravité de l’accident craignant les sanctions des autorités. Ils ne seraient pas arrivés á Niafunké, depuis deux jours, pour fournir plus de détails. Chaque année des accidents semblables, causant plusieurs dizaines de morts, se produisent sur les eaux du fleuve Niger. Ils sont, la plupart dus à l’imprudence, la négligence et la surcharge, malgré de multiples rappels des consignes de sécurité des autorités nationales et locales. SAM/MD (AMAP)
Gao : Atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles de la culture de la tolérance, la paix et la cohésion sociale
Gao, 25 nov (AMAP) Un atelier d’appropriation des pratiques familiales essentielles au niveau des régions, cercles et communes du Centre et du Nord du Mali et d’information pour l’engagement des autorités s’est ouvert lundi à Gao. Placée sous la présidence du représentant du gouverneur de la Région de Gao, le conseiller aux Affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella, cette activité qui durera jusqu’au 26 novembre 2024. est la composante III du projet Promotion de l’accès au financement de l’entrepreneuriat et de l’emploi au Mali (PAFEEM). C’est un programme mis en œuvre par le Comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD) Canada, en partenariat avec l’Unicef. Dans son intervention, la 3ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Gao, Mme Saima Issa Maiga, a souhaité la bienvenue à tous les participants à l’atelier dans la cité des Askia. La directrice exécutive du Cinéma numérique ambulant, Mme Kadidia Sidibé, a expliqué que la formation en art virtuel permettra à 50 jeunes de la Région de Gao d’avoir des compétences à documenter les interventions des Travaux publics à haute intensité de main-d’oeuvre (TP-HIMO) par le moyen de capture d’images et de réalisation des supports audio-visuel exploitables dans le cadre des stratégies de communication de sensibilisation. Elle a exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit de l’Unicef « pour son accompagnement constant pour le bien-être des Maliennes et Maliens et des couches vulnérables. » Nouhoun Amadou a indiqué que le CIAUD est une organisation non gouvernementale de droit canadien qui a « pour mission de fournir une assistance humanitaire dans la situation de crise dont notamment la famine, le désastre, les catastrophes naturelles, les conflits armés et de contribuer au développement communautaire dans les pays en voie de développement afin d’aider leurs populations à acquérir leur propre autonomie. » Selon lui, le lancement de la composante III du projet PAFEEM (promotion des pratiques familiales essentielles et la culture de la tolérance la paix concerne les communes de Gounzoureye, Taboye, Bara et Soni Ali Ber. Le chef du bureau Unicef Gao, Patrice Vayikalanga, a rendu un hommage mérité aux femmes et aux enfants avant de dire que cet atelier est une opportunité à saisir. Il a adressé ses remerciements au gouvernement malien et à la banque mondiale. Pour lui le gouvernement a donné une clé importante pour lutter contre le chômage des jeunes. Avec les pratiques familiales essentielles, les communautés éviteront plusieurs maladies. Il a invité les services techniques à plus de suivi. Le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, a exhorté tous les participants à s’investir pour la bonne marche de ce projet. Il a remercié le CIAUD et son partenaire Unicef pour leur engagement. En exécution du projet PAFEEM pour la mise en œuvre de la Promotion des Pratiques Familiales Essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale, dans les régions au centre et au nord du Mali, le CIAUD, organise du 22 novembre au 05 décembre 2024, une série rencontres d’information et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune en faveur du projet, grâce à l’appui financier de l’UNICEF. Ce, conformément au programme de coopération Mali-UNICEF. La campagne vise à susciter la participation effective de toutes les parties prenantes à la dynamique d’engagement communautaire, respectivement dans les Régions de Kidal, Gao, Mopti, Tombouctou et Taoudéni. Le PAFEEM a été initié par le gouvernement malien et financé par la Banque mondiale. Il porte sur l’appropriation des pratiques familiales essentielles de la culture, la tolérance, la paix et de la cohésion sociale dans les régions du centre et du nord du Mali. Son objectif est de soutenir la mise en œuvre du Plan de communication social (PCS) développé en 2023 dans le but de promouvoir les Pratiques familiales essentielles (PFE) et la mise en œuvre du projet PAFEEM à travers la diffusion des messages sur les médias locaux ainsi que par la communication interpersonnelle à travers les femmes, les jeunes filles et garçons. AT/MD (AMAP)

