Les groupes terroristes ne se privent pas  d’enrôler des enfants soldats 

Par Souleymane Sidibé Bamako, 12 juil (AMAP) Ils sont enrôlés, très souvent, de force pour grossir les rangs des organisations criminelles opérant au Mali comme la Katiba Macina d’Amadoun Koufa, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Ghali et l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS). Des dizaines de milliers d’enfants sont utilisés comme soldats dans le monde. Nombre d’entre eux sont enlevés et victimes de violences s’ils résistent. Dans son rapport trimestriel en date du 30 mars dernier, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dit avoir constaté le recrutement et l’utilisation des 135 enfants contre 68 pendant la période précédente dans notre pays. Le samedi 22 avril dernier, au cours d’une attaque terroriste complexe à Sévaré (Région de Mopti, dans le Centre du Mali), le chef d’état-major général des Armées, le général Oumar Diarra a révélé que parmi les terroristes neutralisés, il y avait des enfants soldats de 10 à 16 ans. De même le lundi 24 avril, la hiérarchie militaire a fait remarquer, par le biais d’un communiqué, l’emploi par les terroristes d’enfants soldats dans les combats. Sur la question, Dr Bouréma Kansaye, ancien recteur de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB), coordinateur du Laboratoire de droit privé et de science criminelle et, récemment, nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, estime que cette récente implication des enfants dans les actes terroristes révèle le caractère inhumain des groupes terroristes. «Acculés par les actions offensives des Forces armées maliennes (FAMa), ils ont de plus en plus de difficultés à recruter des combattants. Les enfants sont souvent enrôlés de force», a dit l’universitaire. Pour le Dr Aly Tounkara, maitre de conférences à l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako et expert défense et sécurité au Centre des études sécuritaires et stratégiques au Sahel (CE3S), les enfants soldats pourraient être appelés comme des nouveaux acteurs dans les conflits liés au terrorisme. « Mais à l’analyse, dira-t-il, le phénomène n’est pas du tout nouveau. » Selon Dr Tounkara, ces enfants ont toujours été des acteurs importants pour grossir les rangs de la Katiba d’Amadoun Koufa. «On sait que pour le cas du Centre du Mali, en particulier la Région de Mopti, les hommes d’Amadoun Koufa avaient déjà enrôlé un nombre extrêmement important d’enfants de la rue, en conflit avec la loi et issus des écoles confessionnelles notamment coraniques dans les années 2014-2015 avec l’intensité des combats contre les groupes radicaux violents », explique Aly Tounkara. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dans sa note trimestrielle sur les tendances des violations et atteintes aux droits de l’Homme et au droit international humanitaire, allant du 1er octobre au 31 décembre 2022, évoque également l’exigence imposée aux populations par le Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (JNIM), notamment dans la Région de Gao (Nord). « Le 10 décembre 2022, indique la Mission, des combattants de ce groupe terroriste ont tenu une série de réunions avec plusieurs chefs de village dans le Cercle de Bourem (Région de Gao), exigeant le paiement de deux millions de Fcfa ou la remise de cinq combattants par village. » Pour financer et renforcer leurs opérations dans la région et contribuer à « l’effort de guerre contre l’état islamique dans le Grand Sahara (EIGS)». Le recrutement et l’utilisation d’enfants âgés de moins de 15 ans comme soldats sont interdits par le Droit international humanitaire, le droit conventionnel et coutumier et sont définis comme des crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI). Selon Dr Bouréma Kansaye, l’enfant est un être innocent et vulnérable. « Son enrôlement dans l’Armée ou dans les groupes armés est prohibé par les textes nationaux et internationaux », a-t-il prévenu. CRIMES DE GUERRE – Le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Aguibou Bouaré, regrette que ces groupes échappent malheureusement à toutes activités de formation et de sensibilisation sur le respect des règles de Droit international humanitaire. Et de signaler que « tous ces instruments juridiques considèrent l’enrôlement et l’utilisation systématique d’enfants dans les hostilités comme des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. » Le président de la CNDH condamne ces crimes abominables, ces abus graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Il exhorte les autorités à rechercher, identifier, traduire en justice les commanditaires, auteurs et complices de ces crimes. Aguibou Bouaré a expliqué que « cette nouvelle tendance résulte de la situation de grande vulnérabilité des enfants dans les zones de conflit, en raison des écoles fermées depuis plusieurs années, de l’effondrement des économies locales, donc du manque de perspectives d’avenir. » « Dans ces conditions, les enfants deviennent de plus en plus des proies faciles, en matière de recrutement par les Groupes armés terroristes », a fait remarquer le président de la CNDH. Abondant dans le même sens, le Comité international de la Croix Rouge (CICR), dans son rapport publié le 29 octobre 2010, souligne la vulnérabilité des enfants en période de conflit armé. Selon cette organisation humanitaire, « malgré la protection prévue par le droit, des enfants continuent d’être recrutés par les forces armées ou des groupes armés terroristes. » À ce propos, Dr Bouréma Kansaye note que dans la Région de Mopti (Centre), des milliers d’enfants ne vont plus à l’école depuis des années du fait de la fermeture forcée des écoles par les extrémistes. «Les enfants ainsi désœuvrés sont plus vulnérables au lavage de cerveaux, à l’endoctrinement et à la radicalisation», indique-t-il. Pour Dr Aly Tounkara, ces jeunes adolescents ont été laissés-pour-compte par beaucoup de marabouts dans la Région de Mopti. Selon lui, ces enfants viennent majoritairement du Mali, du Niger et du Burkina Faso très souvent dans le but d’apprendre le Coran. «Malheureusement, le fait qu’ils soient parfois très nombreux sous la conduite d’un seul maître coranique, beaucoup d’entre eux échappent à toutes formes de contrôle social», déplore l’expert défense et sécurité au CE3S. Il précise que cette situation fait que les enfants sont toujours des proies faciles pour les GAT. Face à cette tendance, l’état-major général des Armées

Lutte contre le terrorisme : La DIRPA fait le point des opérations

Bamako, 12 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené plusieurs opérations aéroterrestres qui ont permis la neutralisation de 51 terroristes et 55 suspects interpelés, à travers la destruction de cinq bases ennemis, a annoncé, mardi, le chef de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le colonel Souleymane Dembélé. Au cours de la conférence de presse mensuelle de la DIRPA, dans les locaux de la structure, en présence d’autres responsables, le colonel Dembélé, a ajouté que l’Armée malienne, sur la base de renseignements, a, également, « détruit huit Engins explosifs improvisés (EEI) et récupéré plusieurs armes et minutions dont 21 AK47, 2 PKM et cinq fusils de chasses, ainsi qu’une importante quantité de matériels roulants dont deux véhicules pick-up. » Au cours de ces opérations, les FAMa déplorent six morts et deux blessés dont les vies sont hors de danger. Ces résultats ont été enregistrés à la suite « de 14 opérations aéroportées, 27 missions de reconnaissance offensives, 15 frappes aériennes avec l’implication des drones et des avions albatros de l’armée de l’air. » Ces missions offensives ont été essentiellement menées dans les secteurs de Sevaré Macina, Nara, et Bafo, Gao, Bandiagara, Boni (Centre), et Ménaka, Ansongo 9Nord), et sur la zone du sud-ouest, vers la Boucle du baoulé où les terroristes font le mouvement. Durant la période concernée, « la troisième dimension qui constitue le vecteur aérien a été plus active que jamais avec 174 vols appui-feu, 89 vols de reconnaissance et 16 vols d’évacuation sanitaires. Dans son exposé, le conférencier a largement expliqué les contours des opérations militaires sur le terrain avant de rappeler les activités majeures menées au niveau du département en charge de la Défense et de l’état-major général des armées courant le mois de juin. Selon colonel Dembélé, la situation sécuritaire du mois écoulé « a été relativement calme avec moins d’attaques contre les Forces de défense et de sécurité par rapport au mois de mai. » Le patron de la DIRPA a souligné que bien qu’affaiblis par la pression des FAMa, « les GAT possèdent encore des capacités de nuisance leur permettant de mener des actions de harcèlement sur les cibles molles (postes et contrôle), pose d’EEI et le sabotage des réseaux GSM. » Les FAMa poursuivent leurs opérations « de façon autonome » et mènent également « des actions conjointes avec certaines forces notamment de l’armée burkinabé à travers l’opération Kapidougou qui a débuté en janvier dernier. » Répondant à la question d’un confrère sur la capacité de l’Armée à combler le «vide sécuritaire» laissé par le retrait de la Mission multidimensu9nnelle integrée des Nations ions unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le colonel Souleymane Dembélé a rassuré ses compatriotes. « Personne ne viendra faire cette guerre à la place des FAMa. Bien avant la Force onusienne, d’autres partenaires militaires se sont retirés sans que le ciel ne tombe sur la tête des Maliens», a-t-il répondu. Il a ajouté que le Mali, à travers son Armée, « fera résolument face à son destin pour gagner cette guerre asymétrique». À ce propos, il a invité la presse à diffuser des messages d’assurance à l’endroit de la population. Le colonel Dembélé a donné le message du Chef d’état-major général des armées (CEMGA) qui a invité les FAMa « à accompagner l’opération de retrait de la MINUSMA. » Et, « de ne poser, en aucun moment, des actes ou tenir des propos désobligeants vis-à-vis de la Mission et ses personnels. » En outre, le CEMGA a exhorté les groupes armés signataires de l’accord de paix à se joindre à ce processus de retrait de la Mission onusienne, «à faire preuve de clairvoyance et de responsabilité, en vue du retour définitif de la paix et de la pacification de la zone ». Enfin, l’officier supérieur a appelé les populations à soutenir et à collaborer avec les FAMa. Au cours du mois dernier,  les FAMa ont multiplié « les opérations dynamiques sur l’ensemble des zones d’opérations et le Sud du pays, dues au début de la campagne agricole, à la sécurisation des activités ferroviaires avec la reprise du train voyageur, du scrutin référendaire et la sécurisation de la biennale artistique et culturelle en cours à Mopti. » AT/MD (AMAP)

Produits agricoles et artisanaux : La nécessaire labélisation

Par Anta CISSÉ Bamako, 12 juil (AMAP) Le Mali regorge de produits agricoles et artisanaux de grande qualité. Ils proviennent, le plus souvent, des zones rurales où les stratégies commerciales de mise en valeur sont méconnues voire inexistantes. Pour que les producteurs/transformateurs en tirent un avantage économique, les produits doivent être valorisés au moyen de droit de Propriété intellectuelle, notamment les Indications géographiques (IG) et les Marques collectives (MC). Cela, d’autant plus que les marchés des pays développés sont, de plus en plus, sensibles à la provenance et à la qualité des produits. Selon le chargé de communication du Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI), Almouctar Baba Kounta, avec la mise en place de la Zone de libre-échange économique en Afrique (ZLECAF), il y a aujourd’hui un contexte favorable à l’essor du commerce interafricain. Almouctar Baba Kounta soutient que c’est ce constat qui a conduit le Mali à opter pour le développement de son artisanat et de son agriculture « afin de leur donner plus de visibilité, de créer plus de richesses dans l’économie nationale et de lutter efficacement contre la concurrence déloyale et la contrefaçon. » BÉNÉFICES À LA HAUSSE – Artisan peintre depuis plus plusieurs années, Moussa Bagayoko est transformateur de coton biologique. «Depuis 2013, l’ONG Helvetas a commencé à soutenir nos productions et faciliter la création d’un réseau national dénommé Réseau malien des transformateurs de coton Biologique (REMATRAC Bio) qui couvre les Régions de Kayes, (Ouest) Ségou, Mopti Centre), Bamako, la capitale, et Kidal (Nord)», confie l’artisan dans son atelier à Ouolofobougou. Spécialiste du tissage, de la teinture végétale bogolan et indigo, Moussa affirme que la certification lui a permis d’augmenter ses bénéfice et de diversifier sa clientèle. « Grâce à la labélisation, j’ai noué des partenariats, notamment avec la France », dit-il. En atteste l’augmentation fulgurante de son chiffre d’affaires, qui a presque triplé : « Auparavant, mon chiffre d’affaire oscillait entre 1 et 4 millions de Fcfa. Mais, aujourd’hui, grâce à la labélisation, ce chiffre est passé de 4 à 12 millions de Fcfa ». Cependant, il exhorte l’Etat à plus s’investir dans ce domaine qui est porteur d’espoirs pour beaucoup. Dans un monde où l’alimentation occupe une place primordiale, la question de la qualité et de l’origine des produits agricoles devient, également, de plus en plus préoccupante. Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de la provenance de ce qu’ils mettent dans leur assiette et cherchent des garanties quant aux méthodes de productions et à l’impact environnemental des aliments qu’ils consomment. C’est là où la labélisation des produits agricoles entre en jeu, offrant une solution claire et trans parente pour répondre à ces attentes légitimes des consommateurs. Hélène N’diaye, chargée de la communication du Réseau solidaire en agro-écologie paysanne et citoyenne (RESAPAC) créé en 2019, explique l’objectif de son organisation qui est « de structurer le marché agricole bio de Bamako. » Ce réseau a été créé pour aider les producteurs à se développer en attendant qu’une norme étatique se mette en place. Pour le professeur d’économie, Dr Abdoudramane Coulibaly, « dans un contexte de mondialisation accélérée, contrariée par la montée en puissance de la contrefaçon, tout pays qui veut sauvegarder sa souveraineté économique et son identité culturelle doit disposer d’une marque distinctive connue sous un label. » Selon l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, basée à Genève, 10 % du trafic mondial est constitués de la contrefaçon. Un rapport conjoint de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED), publié en 2019, révèle que « la contrefaçon fait perdre en moyenne 10 milliards de Fcfa par an aux Etats ouest-africains, à l’exception du Nigéria. » FORMER, INFORMER ET SENSIBILISER – Le CEMAPI s’est engagé, durant ces trois dernières années, dans une dynamique de labellisation des produits locaux, à travers les IG et MC, à réaliser diverses actions de formation, d’information et de sensibilisation sur le processus de labélisation, d’accompagnement et de structuration des acteurs et producteurs, notamment l’échalote de Bandiagara (Centre), le bogolan fini du Mali, le sel gemme de Taoudénit (Nord). Dans ce cadre, le Centre, avec l’appui du Programme d’appui à la compétitivité en Afrique de l’ouest (PACAO) a initié une série d’activités en faveur des acteurs d’un certain nombre de filières. Il est prévu de renforcer les capacités des acteurs des filières mangue et karité ainsi que des membres du Comité national de labélisation des produits locaux en Indications géographiques et en Marques collectives (CIGMAC-Mali) sur les concepts et l’importance de la MC et de l’IG dans le développement d’un pays. Dans le cadre de l’établissement d’un cadre légal et institutionnel en matière de propriété intellectuelle, apte à soutenir les démarches de qualité liée à l’origine des produits locaux, le Mali, à l’instar de certains pays de l’espace de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), a créé le Comité national des indications géographiques (CNIG),en juillet 2014. Pour prendre en charge les nouveaux enjeux liés à la nécessité de renforcer la dynamique nationale de labélisation des produits locaux, les textes portant création de ce Comité ont été révisés en octobre 2021 pour donner naissance au CIGMAC-Ma1i. AC/MD (AMAP)

L’interprétation des signes du cheval et guide pratique du paysan : Un livre de sauvegarde de nos traditions

Bamako, 12 juil (AMAP) Le cheval est un animal d’une grande valeur dans notre société, cela depuis des temps immémoriaux. Les signes de ce mammifère, estimés, selon certains à 99, servaient et continuent de servir de guides pour les hommes. Des savoirs immenses que le journaliste-écrivain Ouka Ba, correspondant l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) à Diéma) se propose de nous faire découvrir, dans son cinquième ouvrage intitulé « L’interprétation des signes du cheval et guide pratique du paysan ». Ce livre de 87 pages puise sa richesse à la source. Qui pourrait mieux le faire qu’un journaliste du terroir ? Notre confrère s’est rendu dans plusieurs villages et hameaux de la contrée à la recherche de ces connaissances précieuses. À travers ces écrits, l’auteur contribue à sauvegarder nos traditions orales, en cette période de déperdition de nos connaissances locales et traditionnelles. Parce que, pour beaucoup d’entre nous, ce sont des « vieilleries ». Sans des efforts de valorisation et de conservation de cette envergure, les générations futures ne sauront rien des savoirs locaux qui ont guidé leurs ancêtres dans la gestion de l’agriculture, la richesse, l’élevage, le pouvoir, la famille, l’autosuffisance alimentaire et les conflits. Nos anciens interprétaient notamment la couleur, la physionomie et les gestes du cheval. Dans son livre, Ouka Ba explique qu’à l’époque, quand vous vouliez donner votre fille en mariage, vous deviez voir d’abord dans la famille du prétendant si le cheval qui y est attaché est maigrichon et larmoyant. Si tel est le cas, il faut renoncer à cette union conjugale parce que la famille sera incapable de prendre soin de votre progéniture. « Selon certaines croyances, cite le journaliste, la présence seule d’un cheval dans la maison suffit pour accroitre et maintenir le bonheur. » Un autre exemple porte sur l’épanouissement que peut apporter le cheval à un souverain. « Le cheval qui convient mieux au Mansa (roi), c’est celui qui a les quatre pattes blanches, des genoux descendant vers le bas ». Selon l’auteur, même si tu as un os de ce genre d’équidé dans ta maison, tu auras le pouvoir et tu t’épanouiras. La couleur du cheval peut être aussi bien un signe de bonheur que de malheur. Si le propriétaire du cheval noir, avec un trait blanc sur le front, le laisse derrière lui pour s’aventurer, il peinera et sera assailli par des problèmes qui risqueront de l’entrainer en prison. » L’autre partie de l’ouvrage est consacrée aux signes de la météorologie. L’auteur indique comment la connaissance de la faune et de la flore aide le paysan à faire face aux conditions pluviométriques et aux intempéries. Cela, en dehors de mécanismes scientifiques. Des phénomènes dans la nature annoncent le démarrage de la saison pluvieuse ou l’abondance de pluies. « Lorsque le baobab commence à fleurir, c’est que l’hivernage est proche. » « L’année où la présence des corbeaux devient plus massive, les pluies seront abondantes. » Ouka Ba est originaire de Nioro du Sahel. Secrétaire d’administration de formation, il fut bibliothécaire à Gao et à Diéma. Depuis 2003, il est le correspondant de presse de l’AMAP à Diéma. MDD/MD (AMAP)

Fin de la suspension du Mali des instances de l’UEMOA, selon le communiqué final de la session extraordinaire de Bissau

Bamako, 10 juil (AMAP La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) ont décidé de lever la suspension du Mali des institutions et organes de l’organisation communautaire, prise depuis le 09 janvier 2022. Dans le communiqué final de cette session extraordinaire, réunie, samedi 8 juillet à Bissau, en Guinée-Bissau, sous la présidence du président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont félicités « de la résilience des économies de la zone dont le taux de croissance économique est prévu à 7,0% en 2023, après 5,9% en 2022 ». Ce, malgré les chocs enregistrés sur le plan international et au sein de l’espace communautaire. La conférence a, aussi, salué les multiples efforts déployés par les Etats membres « en vue de préserver le pouvoir d’achat des populations, face au renchérissement des coûts des produits alimentaires et énergétiques. » A cet égard, elle a noté avec satisfaction la décélération en 2023 du « taux d’inflation qui s’établirait à 4,4%, soit une baisse de 3,0 points de pourcentage par rapport à 2022 », précise le communiqué finale. Le document ajoute que les responsables ouest africains « ont salué les actions appropriées entreprises par les Institutions spécialisées en vue d’assurer un financement satisfaisant des économies de l’Union. » En outre, les chefs d’Etat et de gouvernement ont pris connaissance de l’état d’avancement du processus d’élaboration de la vision prospective de I’UEMOA à l’horizon 2040, en vue de doter l’Union d’un outil d’anticipation dans le long terme permettant d’asseoir les bases de ses choix et priorités stratégiques. Ainsi, ils ont « exhorté la Commission de l’UEMOA à mener ce processus à terme en procédant notamment, à l’évaluation de certains textes communautaires et à leur réforme, le cas échéant », relève le communiqué Par ailleurs, dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale, la Conférence a rappelé la nécessité, pour les Etats membres, de veiller à un reversement régulier du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS). Les dirigeants ouest africains ont salué la résilience des économies des Etats en dépit du contexte défavorable. Pour renforcer leur performance, elle a instruit la Commission de l’UEMOA à soumettre, pour 2023, un nouveau Pacte de convergence, de stabilité et de croissance. AT/MD (AMAP)

Rébellions cycliques au Nord : Les éclairages de Dr Sounkalo Togola

Par Ousmane MAHAMANE Bamako, 04 juil (AMAP) La salle des professeurs de l’Ecole normale supérieure (ENSUP) a abrité, le jeudi 15 juin 2023, dans la matinée, la soutenance de thèse ayant pour thème « Contribution à une géopolitique et une géostratégie des rébellions au Nord du Mali : 1963-2012 » et présentée par Sounkalo Togola, journaliste- réalisateur en service au Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité. « Le jury, après délibération, à l’unanimité, a décerné à Sounkalo Togola le titre de Docteur en Science Politique, option « géopolitique » avec Mention Très Honorable », c’est par ces mots que le président du jury, Brahima Songoré, Professeur titulaire de l’Institut de Pédagogie Universitaire (IPU), a clôturé la soutenance, aux termes de trois heures d’échanges. Mais auparavant, l’impétrant Sounkalo Togola avait fait le résumé de sa thèse en quinze minutes devant les cinq membres du jury et le public, constitué de parents et amis venus assister à la soutenance. En introduction de sa présentation, Sounkalo Togola a expliqué que « de son accession à l’indépendance, le 22 septembre 1960, quatre phases de révolte armée ont jalonné l’histoire moderne du Mali, respectivement 1963, 1990, 2006 et 2012 ». Pourquoi ces rébellions cycliques d’obédience touareg ? Telle est la question à l’origine de sa thèse dont l’objectif de recherche était de faire ressortir les enjeux géopolitiques et géostratégiques des rébellions Touareg au Mali. Le candidat au grade scientifique de docteur avait à cœur d’aider à comprendre les événements du Nord du pays à travers un éclairage aussi précis et aussi objectif que possible sur les causes réelles de la résurgence des révoltes Touareg au Mali. Pour ce faire, il a recueilli les perceptions populaires sur les causes des rébellions à répétition. En effet, dans le cadre de son étude, il a choisi à travers le pays un échantillon de cent cinquante (150) personnes, constitué des composantes ethniques, sociopolitiques et culturelles du Mali. Les résultats de l’enquête de perception des populations révèlent que les trois causes principales des rébellions sont les visées sur les ressources du sous-sol du Nord par des puissances ou de pays étrangers (95, 33% des individus enquêtés) ; les enjeux géopolitiques et géostratégiques, c’est-à-dire les rivalités entre les centres de puissance ou de pouvoir sur le même territoire (85,33 % des personnes interrogées) et le problème de développement des régions du Nord par rapport aux autres parties du Mali (75, 33% des résultats obtenus). Ces taux sont des réponses données à la question ouverte : pourquoi au Mali les rébellions à répétition ? Mais les données changent avec la question fermée où des options de réponses sont prédéfinies à savoir : que pouvez-vous dire quant aux facteurs à l’origine des rébellions de 1963 à2012 ? Les répondants à cette question citent en première position la problématique de gouvernance pour 56, 67%. C’est sur ce chiffre que l’impétrant Togola a mis un accent particulier dans l’analyse des résultats obtenus. Pour illustrer cette position, il a inséré des encadrés qui attestent que le problème de gouvernance est la cause première des rébellions. De même, pour 44% des personnes interrogées, la solution aux rébellions réside dans la bonne gouvernance. 75,33% des enquêtés estiment que la solution relève d’abord de l’option de « développement » avant l’approche « militaire » qui recueille 68% et la « gouvernance / décentralisation » suit pour 65, 33% des personnes interviewées. Après avoir développé la quintessence de la thèse, Sounkalo Togola s’est prêté aux questions des membres du jury. Mais avant de poser leurs questions, ils ont d’abord donné leur appréciation, sur la forme et le fond, du travail abattu par M. Togola. « Tous les éléments d’une thèse sont présents. Le candidat a abattu un travail de qualité. La thématique est pertinente, d’une importance capitale et d’actualité. Le document constitue une mine d’or en terme d’informations. On y apprend beaucoup. C’est un travail scientifique d’une grande valeur. La thèse est consistante. Sounkalo Togola a fait un effort d’analyse et le style est apprécié. » Telles sont les grandes lignes des commentaires du jury sur le document de thèse. Cependant comme œuvre humaine, la thèse renferme des faiblesses que les membres du jury n’ont pas manqué de relever. Et les corrections y afférentes doivent être portées dans la version finalisée de la thèse avant le dépôt d’un exemplaire au niveau de l’administration de l’Institut de Pédagogie Universitaire (IPU). OM (AMAP)      

Colloque sur le secteur minier : Pour que l’or brille pour les populations

Bamako, 04 juil (AMAP) «Nul n’ignore que le Mali dispose d’un riche sous-sol qui doit être exploité au bénéfice de la population», a déclaré, lundi, le secrétaire général du ministère des Mines, Soussourou Dembélé. «Ces richesses qui sont des opportunités pour le Mali l’obligent à faire face aux défis importants dont, notamment disposer de l’arsenal juridique, technologique et des compétences requises pour une gestion efficace et à long temps de l’ensemble de ces richesses, trouver les mécanismes appropriés pour que les populations en particulier celles vivants à proximité des sites d’exploitation puissent bénéficier des retombées de ces ressources minières et préserver l’environnement», a poursuivi M. Dembélé. Le secrétaire général du ministère des Mines intervenait lors d’un colloque sur le secteur minier organisé par le Centre d’étude et de réflexion au Mali (CERM) sur le thème de « L’exploitation des ressources minières au Mali : comment assurer un partage juste et équitable pour la majorité de Maliens ?» Ce débat proposé, selon la vice-présidente du CERM, Assétou Founé Samaké, « a pour objectif principal de faire, à partir de l’état des lieux du secteur, des propositions pertinentes pour que chaque acteur soit gagnant dans l’exploitation des ressources minières au Mali. » Soussourou Dembélé a estimé que c’est une occasion pour les acteurs miniers « de débattre sans tabou, de manière constructive sur les défis qui se posent sur la gestion des ressources minières au Mali sur les plans socio-économiques, environnementaux et politiques et améliorer le partenariat gagnant-gagnant. » Le président de la Chambre des mines du Mali, Abdoulaye Pona, a fait savoir que sa conviction profonde est que « le chemin qui mène vers un Mali émergent et prospère passe infailliblement par une exploitation minière efficiente, par une exploitation juste et équitable du fruit de nos immenses richesses minières et minérales. » « À cet effet, la chambre des mines du Mali, a-t-il dit, a pour vocation de servir de catalyseur entre d’une part, les intérêts de l’Etat et d’autres part ceux des investisseurs privés. » D’ores et déjà, sa structure a adressé aux autorités un mémorandum détaillé de proposition pour la bonne marche du secteur minier. Aux noms des communautés proches des zones d’exploitation, Tiédé Fané, représentant le maire de Sadiola, a dit que « l’or, considéré comme le premier produit d’exportation, génère entre 250 à 300 milliards de Fcfa par an. » Toutefois, il regrette que malgré «cette contribution significative, plusieurs rapports sur le secteur de l’or au Mali (Rapport ITIE, rapport du Vérificateur général…) font ressortir que les retombées de l’exploitation minière sont en deçà de ce qu’elles pourraient être sans compter les plaintes multiples des communautés ». Cependant, Tidié Fané reste optimiste. Pour que l’or brille pour le Mali, il a suggéré « l’implication des plus hautes autorités à tous les niveaux, un suivi rigoureux du code minier par l’Etat, une gestion judicieuse des revenus tirés des mines, donner un contenu minimum au Plan Développement Communautaire prévu par le code minier en cohérence avec le Plan de développement économique et social (PDESC). Par ailleurs, il a invité « les autorités à valoriser le contenu local et appuyer la commune rurale de Sadiola à mieux organiser l’orpaillage à travers la mise en place de comptoirs d’achat. » OS/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle à Mopti : Les sites déjà prêts 

Bamako, 04 juil (AMAP) C’est ce jeudi que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, ouvrira officiellement la Biennale artistique et culturelle 2023 au stade Baréma Bocoum de Mopti, dans le Centre du Mali. Les autorités de la ville de Mopti et le ministère en charge de la Culture sont en train de mettre les petits plats dans les grands pour la réussite de ce grand évènement national. C’est dans ce cadre que le président de la Commission nationale d’organisation et secrétaire général du ministère en charge de la Culture, Hamane Demba Cissé, a visité les différents sites d’hébergement la semaine dernière. Le constat est que les travaux de nettoyage, de mise à niveau et d’embellissement sont presque terminés. Le maire de Mopti, Issa Kansaye, a assuré que sa ville est prête à recevoir les délégations des 19 régions et du District de Bamako. «Tout est en train d’être fait pour que les invités, les troupes de la diaspora, les journalistes et les spectateurs puissent vivre une édition inoubliable de la Biennale artistique et culturelle à Mopti», a-t-il dit. En effet, les salles de classe, les toilettes, l’éclairage, les robinets et châteaux d’eau, la ventilation des écoles retenues ont été refaits. Certaines écoles disposent d’une infirmerie et même d’une pharmacie afin de prendre en charge les cas d’urgence. La sécurité des sites sera assurée par des policiers. L’Armée effectuera régulièrement des patrouilles pour surveiller tous les mouvements. Le gouvernorat dispose d’une trentaine de bus afin d’assurer l’accueil des troupes qui arriveront à Mopti par voie aérienne. En effet, le ministère de la Défense et des Anciens Combattants se charge d’acheminer par avion militaire les troupes des différentes régions dans le Nord du Mali (Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudénit et Ménaka). Les troupes des autres régions et du District viendront à Mopti par voie terrestre. La salle Sory Bamba est prévue pour abriter les compétitions. Tandis que les cérémonies d’ouverture et de clôture vont se dérouler au stade Baréma Bocoum. Selon Hamane Demba Cissé, aucun aspect de l’organisation ne sera négligé. «Le président de la Transition et le Premier ministre suivent de près le déroulement des préparatifs. Pour preuve, un groupe électrogène d’une grande capacité est en route pour Mopti sur instruction personnel du président Assimi Goïta. Ce qui permettra de résoudre définitivement le problème d’électricité. Ce groupe électrogène sera installé et fonctionnel avant le début de la Biennale prévu pour le 6 juillet prochain», a dit le président de la commission nationale d’organisation. Au cours de son séjour à Mopti, Hamane Demba Cissé a eu deux séances de travail avec les présidents des différentes sous commissions au cours desquelles les tâches des uns et des autres ont été clairement définies. Le maître de ballet Karim Togola, les encadreurs et les 250 danseurs ont pris leur marque sur la pelouse du stade Baréma Bocoum. L’équipe a été étoffée de 50 danseurs de Mopti. Le thème de cette chorégraphie est celui de la présente édition de la Biennale : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Les chorégraphes vont retracer l’histoire du Mali depuis les différents empires et royaumes qui se sont succédé jusqu’à l’indépendance en 1960. Puis, les différents régimes qui ont dirigé le Mali pour terminer par la Transition et le Mali Kura en construction. Une histoire faite de conquêtes, d’alliances et de vivre ensemble. YD/MD (AMAP)    

Remaniement ministériel au Mali : Douze nouveaux ministres dans l’équipe dirigée par Choguel Kokalla Maïga (Officiel)

Bamako, 1er juil (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a  procédé ce samedi à un réaménagement du gouvernement qui voit douze nouvelles entrées mais toujours dirigé par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Dans un décret présidentiel lu à la télévision national par le secrétaire généralé adjoint de la présidence de la République, Pr Alfousseyni Diawara, on note plusieurs départs, 12  nouvelles nominations et des réaménagements importants. Il s’agit notamment du département en charge de la Communication qui voit arriver Alhamdou Ag Ilyène, précédemment ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Au ministère de l’Entrepreunariat national, de l’Emploi et de la formation professionnelle, Mme Bagayogo Aminata Traoré, remplace Bakary Doumbia. Le ministère de la Santé sera dirigé par la conseillère spéciale du président de la Transition, le colonel Assa Badiallo Touré. Parmi les nouveaux arrivants, l’on note le Pr Fassoun Coulibaly au ministère en charge du Travail et du Dialogue social, Bintou Camara comme ministre de l’Energie et de l’Eau. Moussa AG Attaher, précédemment ministre de la Jeunesse et des sports, est nommé au ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale est Amadou Sy Savané. Il remplace Sidibé Dédeou Ousmane. A l’Enseignement supérieur, Boureïma Kanssaye succède au Pr Amadou Keïta qui s’occupera, désormais, du département des Mines. Le ministère de l’Agriculture est confié à Lassine Dembélé. Celui de la Jeunesse et des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne sera dirigé par Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. A la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, on note le départ de Wadidjè Founè Coulibaly, remplacée par Mariam Maïga. Le nouveau chef du Département du Commerce et de l’Industrie s’appelle Moussa Alassane Diallo, précédemment Président du Conseil d’admimsitration (PCA) de la Banque nationale pour le développement agricole (BNDA). Le portefeuille de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines,  de l’Aménagement du territoire et de la Population est dirigé par Imirane Abdoulaye Touré. Youba Ba s’est vu confié le ministère de l’Elevage et de la Pêche, où il était précédemment ministre délégué. Enfin, le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable est piloté par Mamadou Samaké. On note, enfin, le maintien à leur poste du ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, du ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, et celui de la Sécurité, le général de brigade, Daoud Aly Mouhammedine. Il en est de même du chef de la diplomatie, Abdoulaye Diop, des ministres de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, et de la Justice, Mahamadou Kassogué. AT/MD (AMAP)

Le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution mettant fin à la Mission onusienne au Mali 

Bamako 30 juin (AMAP) Le Conseil de sécurité, à l’unanimité, a adopté, ce vendredi, a New York, le projet de résolution mettant fin à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont le retrait commencera de 1er juillet pour s’achever le 31 décembre prochain. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies lors de la 9365è séance, ont voté cette résolution en réponse à la requête du gouvernement du Mali pour un retrait « sans délai » de la Mission du territoire national. Au cours de leurs interventions, les représentants des différents pays ont exhorté les autorités maliennes « à garantir la sécurité et la libre circulation du personnel de la MINUSMA. » Ils ont, aussi, demandé « un retrait coordonné et ordonné, le transfert des tâches couvertes par la Mission dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix. » Dans son intervention, l’ambassadeur représentant permanent du Mali auprès des Nations unies, Issa Konfourou, a indiqué que le gouvernement  prend acte de la résolution 2690 ainsi adoptée et qui met fin au mandat de la MINUSMA à compter de ce 30 juin. Tout en reconnaissant que la MINUSMA « n’a certes pas atteint son objectif fondamental d’appui aux efforts du gouvernement à la sécurisation du pays », M. Konfourou a declaré que « le peuple et le gouvernement du Mali saluent toutefois sa contribution dans d’autres domaines, notamment en matière d’assistance humanitaire, sociale et les missions de bons offices du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies. » Selon lui, le gouvernement malien note qu’aux termes de la résolution adoptée ce jour, « le processus de retrait de la MINUSMA commencera dès la 1er juillet pour se terminer le 31 décembre prochain. » Il a promis qu’ « en tant que gouvernement responsable, les autorités maliennes s’engagent à coopérer étroitement avec le secrétariat général des Nations unies et la MINUSMA dans le cadre de la mise en œuvre diligente de cette résolution dans les délais impartis. » « Dans cette dynamique, a assuré Issa Konfourou, le Mali conformément à sa responsabilité de pays hôte poursuivra les mesures prises en vue d’assurer la sureté et la sécurité du personnel, des locaux, installations et biens de la MINUSMA jusqu’au départ à la date convenue de la Mission. » DD/MD (AMAP)