Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 décembre 2024

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 décembre 2024 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance. Le présent projet de loi est initié en application des articles 121 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre par ordonnance, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil National de Transition, ouverte Le projet de loi, adopté, habilite le Gouvernement à prendre des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme, notamment : le 07 octobre 2024 la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics ; l’organisation de la production ; les statuts du personnel ; les traités et accords internationaux ; le régime électoral. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret fixant le taux de la contribution de l’opérateur postal au fonds du service postal universel ; un projet de décret déterminant la composition et les modalités de fonctionnement du Comité de gestion du fonds du service postal universel. La Loi n°2017-016 du 12 juin 2017, modifiée, portant réglementation du secteur postal a été adoptée pour mieux définir les fonctions de réglementation et de régulation du secteur postal. Cette loi, qui s’applique aux différentes activités relatives aux services postaux effectués sur le territoire national par tout opérateur postal, définit les domaines exclusifs de l’opérateur postal public, les règles de concurrence et les conditions requises pour la prestation du service universel. Pour assurer le financement des coûts nets liés aux obligations de service universel, la loi portant réglementation du secteur postal crée un fonds du service postal universel dont le financement est assuré par les subventions versées par 1’Etat malien et par les contributions versées par les opérateurs du secteur postal. La loi relative au secteur postal prévoit qu’un décret pris en Conseil des Ministres détermine la composition et les modalités de fonctionnement du Comité de gestion du fonds ainsi que la contribution des opérateurs de services postaux titulaires de licence globale ou de licence simple. Les projets de décret, adoptés, fixent la contribution de l’opérateur postal à 3% de son chiffre d’affaires annuel hors taxe et déterminent la composition et les modalités de fonctionnement du Comité de Gestion du Fonds du service postal universel et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’avril 2025. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE – Conseiller technique : Monsieur Sidy BA, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Troisième Conseiller à l’Ambassade du Mali à Beijing (Chine) : Monsieur Amadou GUINDO, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Recteur de l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako : Monsieur Mahamadou DIAKITE, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Conseillers techniques : Monsieur Ibrahima Alpha TOURE, Administrateur civil/Membre du Corps Préfectoral ; Monsieur Baba COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Chargé de mission : Monsieur Ismaïl TOURE, Ingénieur informaticien. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de la reprise des travaux du Cadre de Concertation national entre le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, les Partis politiques et les Organisations de la Société civile. Le Cadre de Concertation national est un outil permettant au Gouvernement d’assurer l’inclusivité dans toutes les réformes politiques et institutionnelles. Il a permis de tenir plusieurs rencontres courant 2022 et 2023 autour du chronogramme de la Transition et des réformes politiques et institutionnelles. Suite à la mise en place du nouveau Gouvernement, le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a reçu du Président de la Transition, Chef de l’Etat, lors du Conseil des Ministres du 27 novembre 2024, une lettre de cadrage comportant 08 domaines prioritaires, parmi lesquels figurent : les réformes politiques et institutionnelles, l’apaisement du climat social et la création des conditions en vue d’organiser des élections transparentes et apaisées qui mettront un terme à la Transition. A cet effet, le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a convié les Présidents et Responsables des Partis politiques et des Organisations de la Société civile, respectivement les 05 et 06 décembre 2024, au Centre de Formation des Collectivités Territoriales. L’ordre du jour portait sur : –  la prise de contact avec les acteurs concernés ; –  la présentation du point d’étape de la révision des listes électorales de 2024 ; –  la présentation du point des réformes politiques et institutionnelles. Ces rencontres ont enregistré la participation de 199 Présidents et Responsables de Partis politiques et 59 Responsables ou Représentants des Organisations de la Société civile. Les rencontres ont permis au Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de rassurer les participants de la volonté et de l’engagement du Gouvernement à travailler avec tous les acteurs

Kangaba : Formation des coordinateurs de l’AIGE

Kangaba, 11 décembre (AMAP) Une mission de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE), conduite par M. Arouna Sissoko, Commissaire Superviseur de l’AIGE en charge de la région de Koulikoro, est arrivée mardi à Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette formation s’inscrit dans le cadre de la formation des membres des coordinations de l’AIGE sur la centralisation des résultats des scrutins et les cadres de concertation créés par le président de l’AIGE. Le chef de mission est accompagné de Mme Safiatou Diakité du Département des relations publiques de l’AIGE, M. Yacouba Konaté du Département des finances publiques de l’AIGE et de Léopold Konaté, chef du Département des opérations électorales de l’AIGE. La cérémonie d’ouverture de la rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence du cercle sous la présidence de l’adjoint du préfet de cercle, Drissa Konaré. La formation porte sur  les aspects essentiels dans l’organisation et la gestion des élections et concerne deux modules que sont, la Centralisation des résultats des scrutins et les cadres de concertation avec les partis politiques, la société civile et le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, créés par Décision du président de l’AIGE. Dans son allocution, le chef de mission a placé l’atelier dans son contexte. En effet, la loi électorale charge l’AIGE de l’organisation de tous les scrutins et la gestion de leurs résultats. Le Commissaire superviseur de l’AIGE en charge de la région de Koulikoro a également indiqué qu’aucune organisation humaine ne peut réussir sans des échanges francs et sincères. D’où la création des cadres de concertation entre l’AIGE et les principaux acteurs impliqués dans l’organisation des élections. M. Sissoko a, par ailleurs précisé qu’aucune compilation de données ne saurait se faire sans des procédures bien définies. C’est pourquoi l’AIGE a élaboré spécialement un module qui décrit les différents modes ainsi que la méthodologie de centralisation des résultats. Voilà qui explique l’organisation de la présente formation à l’intention de toutes les coordinations en vue de la tenue d’élections libres, transparentes, inclusives et apaisées. Dans son discours d’ouverture, l’adjoint du chef de l’exécutif a invité les participants à plus de régularité, d’assiduité, de participation et surtout de curiosité en terme d’apprentissage tout au long de l’atelier. Il s’est dit convaincu que cette journée de formation contribuera à renforcer leurs capacités en vue de faire efficacement face aux prochaines élections. Le chef de mission et sa suite ont été informé du nombre des membres représentant l’administration et les partis politiques. Ils ont également noté les statistiques à savoir les validations, les radiations et les transferts. SD/KM (AMAP)  

Région de Kayes : Le SIDA, toujours une urgence sanitaire

Kayes, 11 déc (AMAP) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Kayes, Amadou Dicko, a présidé le 4 décembre 2024 la commémoration de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA et le lancement des activités du Mois de lutte contre le SIDA. dans la partie Ouest du Mali. D’après M. Dicko, le thème de l’édition de cette année : « Suivons le chemin des droits rappelle que « le monde peut mettre fin à cette épidémie en tant que menace de santé publique, si les droits de l’homme bien protégés étaient mis au centre et le leadership confié aux communautés. « La possibilité de mettre fin au SIDA va s’acquérir en atteignant et en impliquant toutes les personnes vivant avec le VIH, celles exposées au risque d’infection ou affectées par le virus, notamment les personnes les plus exclues et marginalisées et envisager la définition d’une politique volontariste, relire certains textes et imposer le respect des droits et la promotion de l’inclusion des toutes les communautés », estime Amadou Dicko. Il s’agit pour le gouvernement, à travers le secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le SIDA (HCNLS) et ses démembrements régionaux de minimiser les risques auxquels sont exposés 120 523 personnes vivant avec le VIH au niveau national, dont 31 247 à Kayes sur les 2 985 290 à dépister. « Cependant, nous sommes encore loin de ces objectifs au regard des statistiques effectuées avec une prise en charge de seulement 60% des personnes vivant avec le VIH par les ARV ou Anti Rétroviraux (niveau national) et 5 757 l’année dernière à Kayes », conclut le représentant du gouverneur. Pour le secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA, Soumana Traoré, cette maladie mortelle qui entrave le processus de développement, constitue toujours constitue une urgence sanitaire à l’échelle planétaire malgré les progrès remarquables enregistrés ces vingt dernières années dans la riposte mondiale. Grâce à ces progrès, on note la réduction des nouvelles infections de 60% par rapport à 1995 ; l’amélioration de l’accès à la thérapie antirétrovirale de près de 400% par rapport à 2010 et la réduction des 69% des décès liés au SIDA par rapport au pic de l’année 2004. « Ces progrès ne doivent pas nous faire oublier qu’il n’existe pas jusqu’à présent de vaccin contre le VIH et qu’on ne guérit pas du SIDA », a rappelé M. Traoré Cette journée est une forte recommandation du Sommet mondial des ministres de la Santé tenu à Londres (Angleterre) sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), auquel participaient les représentants de 140 pays. BMS/MD (AMAP)

Bankass : 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, édition 2024

Bankass, 07 déc (AMAP) La campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles à Bankass a ete lancé, cette semaine, u service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, a constaté sur place l’AMAP. Cette campagne, dont le lancement été présidé par le préfet du Cercle de Bankass, le colonel Aly Sidibé, vise à renforcer la mobilisation sociale pour réduire les cas de violences faites aux femmes et aux filles au Mali. Le thème national retenu cette année est : « Rôles et responsabilités de la famille et la communauté dans la promotion des valeurs pour l’abandon des violences faites aux femmes et aux filles au Mali. » Les intervenants lors de la cérémonie de lancement : le chef de village, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), la cheffe de Service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille et le préfet, ont tous souligné l’importance de cette campagne. La prestation d’un troupe théâtrale sur les Violences basées sur le genre a été le temps forts de cette cérémonie de lancement auquel étaient également présent, le 2e adjoint au préfet Amadou Bayoko, le maire de la Commune de Bankass, les représentants des services techniques de l’ État, les groupements des femmes, les jeunes. AKG/MD (AMAP) 

Ségou : Le Gouverneur de région mort dans un accident de la circulation

Ségou, 1 décembre (AMAP)  Le Chef de l’exécutif de la région de Ségou, le Contrôleur général de police Alassane Traoré est décédé dimanche dans un accident de la circulation à zambougou, localité située à une quarantaine de kilomètre de la ville de Ségou, sur l’axe de Bamako, a appris l’AMAP. De source officielle   Le véhicule de l’officier supérieur, à son bord, en plus de lui, son épouse, son fils, son garde du corps et son chauffeur a eu une crevaison, entrainant un tonneau, qui lui couté la vie Les obsèques de l’Officier supérieur auront lieu ce mardi à Avant sa nomination comme  Heures à L’Ecole Nationale de Police Pour rappel, le Chef de ’exécutif régional, le contrôleur général de police Alassane Traoré,  a occupéle poste de conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile depuis août 2019. Après son baccalauréat obtenu en 1985, Alassane Traoré suivra une formation de base au camp militaire de Ségou, avant d’intégrer la police nationale en 1988. En 1994, il intègre l’École nationale d’administration (ENA). Cinq ans après, il en ressort titulaire d’une maîtrise en droit public. De 2000 à 2001, il entame un cycle de formation de commissaire à l’École nationale de police. Sa soif de se perfectionner davantage, sa persévérance et le désir ardent de renforcer ses capacités de commissaire lui pousse à aller en France, où il effectuera un passage à l’Ecole supérieure de police de Saint-Cyr, au Mont d’Or entre 2004 et 2005. De retour au bercail, Alassane Traoré occupera plusieurs responsabilités notamment secrétaire général à la direction générale de police nationale et au Commissariat de police du 3è arrondissement de Bamako. En 2015, il est nommé chef adjoint du Bureau des études, de la coopération et de l’informatique (BECI) la même année. En 2017, il dépose ses valises à la police nationale comme directeur adjoint de la formation à la police nationale. Une fonction qu’il exercera durant 3 ans. De 2006 à 2016, Alassane Traoré a été observateur à la Mission des Nations-unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), ensuite membre de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).  Il a à son actif deux médailles des Nations-unies reçues en Haïti et en République démocratique du Congo (RDC). Et avait une grande expérience dans les modules comme la police judiciaire, administrative et de proximité, ainsi que sur le processus électoral grâce à son statut de formateur dans les missions onusiennes. Né le 2 août 1960 à Bamako, le contrôleur général de police Alassane Traoré a succédé à l’inspecteur général des Eaux et forêts, feu Biramou Sissoko lui aussi décédé en juin 2020 des suites de maladie. Il laisse derrière lui une veuve et 7 enfants dont l’un s’en est lui aussi allé le même jour à la suite du même accident. ADS/MS/KM (AMAP)  

Burkina Faso : Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo nommé Premier ministre

  Bamako, 7 dec (AMAP) Le Président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a nommé ce samedi 07 décembre, Jean Emmanuel Ouédraogo, 44 ans, Premier ministre, apprend-on par un décret lu à la télévision nationale burkinabé (RTB) par le secrétaire du gouvernement burkinabè, Mathias Traoré. Précédemment ministre d’État, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedrago remplace Appolinaire Kyelem remercié 24 heures plus tôt. Né le 26 décembre 1980 à Ouagadougou, Jean Emmanuel Ouédraogo est journaliste de formation. Avec une brillante carrière dans la presse le nouveau PM fut présentateur à la télévision nationale. Réputé humble et gros travailleur il dispose d’un court mais riche parcours politique depuis l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration II (MPSR II) en septembre 2022. Jean Emmanuel Ouedrago aura la lourde tâche de former un gouvernement de mission dans un contexte sécuritaire et géopolitique complexe marqué par la lutte contre le terrorisme, la concrétisation et le renforcement de Confédération des États du Sahel (AES). KM/MD (AMAP)

Mali :  Onze leaders politiques arrétés en juin en liberté provisoire

Bamako, 6 déc (AMAP) Onze leaders politiques maliens, arrêtés le 20 juin dernier au domicile de l’ancien ministre Moustaph Dicko, ont recouvré, hier jeudi, la liberté provisoire à la suite une médiation initiée par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, en sa qualité de président de la Commission de rédaction de l’avant-projet de Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Ces leaders avaient été mis sous mandat de dépôt par un juge d’instruction du tribunal de Grande instance de la Commune V, pour « opposition à l’exercice de l’autorité légitime »,  le 25 juin 2024 Il s’agit de Moustapha Dicko, Yaya Sangaré (Adema-PASJ), Mamadou Traoré (Président du parti Union), Moulaye Haïdara (Pdes), Samba Coulibaly (parti Nema), Abdramane Korera (Asma), Laya Guido (ADRP), Adama Maïga (RPM), Male Camara (CNDR), Amadou Traoré (Alternative pour le Mali) et Mohamed Aly Bathily (M5-RFP Mali kura). La décision de la justice a surtout été motivée par la mesure de suspension des activités des partis politiques et des associations à caractère politique par le gouvernement. Cette décision avait été prise le 10 avril dernier. Joint par nos soins, l’un des avocats qui a requis l’anonymat, a affirmé qu’il y a plus un côté politique que juridique. La même source ajoute que l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga s’est rendu, samedi dernier à Kéniéroba, pour rencontrer les détenus. « Lors de l’entretien, a-t-elle révélé, le médiateur avait promis de faciliter leur libération. » C’est ainsi que la demande de liberté a été déposée le lundi 2 décembre. Et le juge a transmis ce document, le mardi suivant pour être sur la table du procureur près le tribunal de Grande instance de la Commune V. C’était le mercredi 4 décembre dernier. L’avocat se réjouit de la «liberté provisoire» accordée aux 11 leaders politiques. Le 12 novembre dernier, les juges de la Cour d’appel, à travers la chambre d’accusation, ont demandé de faire retourner le dossier pour prendre en compte les observations du procureur de la République. Avant leur regroupement à Kénioraba, les 11 leaders politiques étaient répartis entre les maisons d’arrêt de Bamako, de Koulikoro et de Doïla. NK/MD (AMAP)    

Education: Transfert du CAP de Bla à l’Académie de Ségou

Bla, 5 décembre (AMAP) La salle de formation du centre d’animation pédagogique de Bla a abrité la cérémonie de transfert du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla et les établissements secondaires, professionnels et techniques du cercle de Bla à l’Académie de Ségou, a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée à Bla, entre le Directeur de l’Académie d’Enseignement de San et celui de Ségou le mardi 3 décembre 2024, sous la présidence du préfet de cercle, Mme Fanta Samaké,  en présence du 2ème adjoint au maire de Bla, Bréhima Sanogo, chargé d’éducation. Etaient également présents le coordinateur des directeurs d’écoles, les responsables des différents syndicats de l’éducation, le coordinateur des présidents des comités de gestion scolaire, les conseillers pédagogiques du CAP, le proviseur du lycée public, le directeur de l’Institut de Formation professionnel IFP de Bla. Après les mots de bienvenue du 2ème adjoint au maire de Bla, le Directeur de l’Académie de San a remercié l’ensemble du personnel enseignant du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bla pour la bonne collaboration pendant des années. Le Directeur de l’Académie, Ibrahim Zaka Touré, a expliqué pourquoi ce changement d’académie. C’est dans le cadre de l’opérationnalisation des nouvelles régions défini par le nouveau découpage administratif. Le cercle de Bla étant rattaché à la région de Ségou et San étant devenue une région, forcément tous les services du cercle de Bla doivent être transférés à sa région qui est Ségou. Le DAE de Ségou, Itous Ag Ahamed Iknan a, pour sa part, remercié son homologue de San pour la qualité du service rendu au CAP de Bla. Il a expliqué un peu sa méthode de travail aux enseignants du CAP de Bla. Il s’est dit fier de recevoir tous les établissements du cercle de Bla dans son académie tout en précisant aussi que toutes les académies sont les mêmes car c’est toujours le Mali. Ce transfert du CAP de Bla à l’Académie d’enseignement de Ségou marque un changement administratif important. Désormais le Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla fait officiellement partie de l’Académie d’Enseignement de Ségou. Cette transition vise à améliorer la gestion et le suivi des activités pédagogiques dans la région, tout en renforçant la coordination entre les différentes structures éducatives. Ce transfert pourrait également apporter une meilleure harmonisation des politiques éducatives et une proximité accrue des services administratifs pour les établissements scolaires relevant du cercle de Bla. Pour clôturer, le préfet du cercle de Bla a félicité l’ensemble des acteurs de l’éducation pour leur engagement sans faille. Il a invité tout le personnel enseignant, syndicat, CGS a œuvré davantage pour l’avenir de l’école malienne en général et celui des enfants en particulier. La cérémonie a pris fin dans le bureau du préfet où le procès-verbal de transfert a été validé par la signature du préfet du cercle de Bla. Pour rappel, le cercle de Bla compte 187 écoles fondamentales I (premier cycle), et 51 écoles fondamentales II (second cycle), reparties comme suite : 87 publiques, 13 écoles privées, 32 écoles communautaires et 55 médersa ; quant au second cycle, 37 écoles publiques, 6 écoles privées et 8 médersa. MO/KM (AMAP)

Marché du poisson : La saison du fretin est ouverte

Par Aminata DIARRA Bamako, 5 déc (AMAP) Aux environs de 17 heures, tout le long des logements sociaux, à partir de la grande porte de la « Cité vénézuélienne » jusqu’à la direction générale des Eaux et Forêts sur la route de Ségou, les pastèques, le fourrage, les fruits et légumes ornent les deux côtés de la voie. Mais il n’y a pas que ces produits. Nous sommes dans l’intersaison. Le froid s’installe petit à petit. L’hivernage s’en est allé sur la pointe des pieds laissant derrière lui des perspectives de bonnes récoltes des céréales et produits de consommation. Mais, aussi, une grande promesse de production halieutique comme on peut le constater en faisant un tour dans les différents marchés de la capitale où le fretin trône sur les étals des femmes et hommes spécialisés dans la commercialisation de cette espèce de poisson. En effet, c’est l’abondance de fretins cette année. Et les témoignages ne manquent pas. L’unanimité sur la bonne saison des «tinɛni» est faite et les spécialistes comme les profanes se l’expliquent. Tous s’accordent à lier l’abondance à la saison des pluies précédente qui a vu les cours d’eau déborder et les étangs rejeter le trop-plein. Les uns et les autres reconnaissent aussi la précocité de la saison du tinɛni et l’expliquent par le phénomène climatique. « Cette année, le fretin est vite arrivé. C’est dû aux grandes pluies de l’hivernage et à l’entrée progressive du froid », explique une vendeuse de poisson qui dit pratiquer cette activité depuis plus de 20 ans. L’occasion faisant le larron, une grande partie des vendeurs de poisson se sont lancés dans la commercialisation de cette espèce dont les grands centres de production sont, à en croire plus vendeurs, Mopti, Macina, Markala et San. Ces vendeurs et vendeuses de fretins tirent-ils leur épingle du jeu ? À en croire les unes et les autres, la réponse est affirmative. Fatoumata Sanou affirme subvenir aux besoins de sa famille grâce à la vente du tinɛni : «Par jour, je peux vendre jusqu’à environ 20 000 Fcfa». Tout comme Mme Sanou, sa consœur Djeneba Diaouné se frotte les mains avec cette manne venue des eaux. «Je peux faire un bénéfice de 35 000 Fcfa par jour en cette période», confie-t-elle. Pendant que nous nous entretenons avec Mme Diaouné, arrive Moussa Coulibaly. Client habituel de la vendeuse. Il passe une commande et explique son choix pour la consommation du petit poisson : «Ma famille ne consomme pas de viande, c’est pour cela que je passe chez ma cliente pour me ravitailler vers le petit soir avant de rentrer à la maison.» À LA PLACE DE SELINGUÉ– Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire en cette saison. Tous les marchés sont bien approvisionnés comme on peut le constater en faisant un tour à la place dite de Sélingué. Ici de vieilles tables et de vieux réfrigérateurs et congélateurs sont disposés à même le sol. Sur ces récipients, des quantités de petits poissons autour desquels tournoient des essaims de mouches. Ce jour-là dans cette mini-gare, les femmes semblent être les seules vendeuses présentes sur le marché. Elles appellent et interpellent les passants pour leur proposer avec force détail les petits poissons dont certains commencent déjà à … pourrir. « Ces poissons relativement moins chers ne sont pas pourtant à la portée de tous les revendeurs. La vente en gros se fait par panier. Et ce dernier se négocie entre 20 000 et 25 000 Fcfa », explique Hamara Guindo qui suit des yeux une cargaison en déchargement. « Malgré tout, reconnait-il, chacun tire son épingle du jeu. » « Nous revendons le kilogramme au bas prix à 1 100 Fcfa », dit-il. Une jeune fille, elle aussi, revendeuse de la même marchandise abonde dans le même sens. «Je peux prendre plus de trois paniers par jour et ils sont tous vendus au cours de la journée. Et je ne me plains pas de mon profit», affirme-t-elle sans entrer dans les détails sur ses bénéfices. Et de préciser que sa clientèle n’est pas composée que de femmes, des chefs de famille passent après le travail pour en emporter à la maison.   DELTA CENTRAL DU FLEUVE NIGER – À la direction régionale de la Pêche de Ségou, Moussa Koumaré explique que l’espèce vient en majorité du le delta central du fleuve Niger, dans la Région de Mopti (Centre). « Ils se reproduisent dans cette zone pendant les hautes eaux lorsque toutes les plaines sont inondées et la végétation abondante », explique ce spécialiste. Précisant que « ces alevins apparaissent d’abord dans la zone de Mopti, ensuite avec le retrait des eaux, quand les eaux baissent, ils migrent pour rejoindre les plans d’eaux stables des fleuves. » Moussa Koumaré estime que dans certaines zones (Markala et Macina), la production peut culminer entre 15 à 18 tonnes par jour et peut se poursuive jusqu’en janvier. Et Bekaye Tangara, le chef de service suivi statistique à la direction nationale de la pèche d’expliquer que les fretins représentent 1 à 2% de la production nationale de poisson. Selon lui, il y a des années où la production peut atteindre jusqu’à 2 000 tonnes. Pour cette année, il estime que les prises cumulées pourraient atteindre les 2 000 tonnes, c’est-à-dire 2% de la production nationale. AD/MD (AMAP)

Tombouctou organise une rencontre sur les Pratiques familiales essentielles

Tombouctou, 5 décembre (AMAP) Une rencontre d’information et d’appropriation des autorités au niveau régional, cercle et commune en faveur du projet de la Promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et l’emploi au Mali (PAFEEM) sur les Pratiques Familiales Essentielles et de la Culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale dans les régions au centre et au nord du Mali, s’est déroulée les 2 et 3 décembre 2024 à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Présidé par le conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Malick Guindo, l’atelier a regroupé une quarantaine de participants venus des cercles et communes concernées par le projet. Le projet est un financement octroyé par la Banque mondiale au gouvernement du Mali qui, à son tour, a accordé une confiance totale à l’Unicef pour l’exécution avec ses partenaires afin de promouvoir l’accès au financement à travers l’entreprenariat et l’emploi. A l’ouverture de l’atelier le maire de la commune urbaine de Tombouctou, Bocar Mahalmadane Toure a souhaité la bienvenue à tous les participants et plein succès aux travaux afin de mieux servir les populations à la base. Le chef du projet comité international pour l’aide d’urgence et le développement (CIAUD-Canada), Ismaël Ishaq Maiga de préciser que l’approche méthodologique de mise en œuvre de la promotion des pratiques  familiales essentielles combinée à la participation communautaire repose sur les principes clés de mobilisation communautaire de partenariat et de collaboration de la formation et du renforcement des capacités des acteurs, d’adaptation culturelle, de participation actives des familles, d’établissement d’indicateur de performance, de mécanismes de suivi et d’évaluation. M. Kounindiou Dolo, représentant le chef de bureau UNICEF-Tombouctou a, pour sa part, évoqué les motivations qui ont conduit au financement du projet. Il dira que les effets de la crise multisectorielle continuent à impacter sur les populations en particulier les femmes et les enfants. Le changement climatique, les urgences épidémiologiques, les difficultés économiques, les inégalités sociales, sont entre autres des difficultés majeures que les populations rencontrent. L’insécurité fragilisant ainsi la paix et la cohésion sociale entre les communautés. Ces problèmes ont contribué à détériorer la situation des femmes, des filles et des jeunes. Par ailleurs, la malnutrition reste préoccupante dans le pays selon la classification de l’OMS. Et notre région est parmi les régions les plus affectées au Mali avec un taux de 12,0% de MAG et 1,8% de MAS. Le présent projet s’aligne en droite ligne au programme de Promotion de l’Accès au Financement, de l’Entreprenariat et de l’Emploi au Mali (PAFEEM). En terminant, le représentant de l’UNICEF a donné l’assurance de sa disponibilité à accompagner le projet pour l’atteinte des résultats. S’adressant aux participants, le Conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de région a affirmé : « pendant 2 jours, vous serez entretenus sur des thèmes en lien avec la promotion des pratiques familiales essentielles, la culture de la tolérance, de la paix et de la cohésion sociale. Je vous invite à suivre avec assiduité ces différents thèmes afin de renforcer davantage vos compétences ». Il a enfin remercié le CIAUD-Canada, partenaire de mise en œuvre de l’UNICEF et l’ensemble des personnes et partenaires qui ont soutenu la réalisation de ce projet.  MS/KM (AMAP)