Sommet Russie-Afrique : Les travaux s’ouvrent ce jeudi en présence du président Goïta

Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Petersburg, 27 juil (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, est arrivé, mercredi, à Saint-Petersburg pour prendre part au Sommet Russie-Afrique où il aura un agenda très chargé a constaté sur place l’AMAP. L’avion transportant le chef de l’État, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, s’est posé à 14 heures (heure locale) sur le tarmac de l’aéroport international de Saint-Petersburg. Le temps était clément et la température de 20°C offrant un confort inespéré pour beaucoup d’invités africains habitués à la forte chaleur. Le président Goïta est accompagné du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. L’agenda du président de la Transition est très chargé. Il prendra la parole à la cérémonie d’ouverture du sommet prévue aujourd’hui (Ndlr, jeudi). Tout comme à la clôture des travaux qui interviendra ce vendredi. En marge des travaux du sommet, le président Assimi Goïta sera reçu en audience avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Cette rencontre sera marquée par une décoration du dirigeant russe par le président de la Transition. Des audiences avec des chefs d’État africains sont aussi au programme de la visite du colonel Assimi Goïta. Au cours de son séjour, le président Goïta assistera également au défilé de la Marine russe sur les berges du fleuve Neva. Une rencontre est prévue avec la communauté malienne vivant en Russie. D’autres rencontres bilatérales se tiendront avec les ministres de la délégation présidentielle et leurs homologues russes ou avec des responsables russes dans le cadre du renforcement du partenariat entre les deux pays. Plusieurs opérateurs économiques, des cadres des structures techniques et des universitaires maliens sont aussi présents à Saint-Petersburg. L’occasion pour eux d’avoir des échanges avec des partenaires russes sur la diversification de la coopération entre les deux pays.  De l’aéroport jusqu’à l’hôtel situé sur une des plus prestigieuses avenues de la grande métropole russe, les forces de sécurité ont procédé au jalonnement sur tout le parcours. Les habitants s’étaient massés spontanément sur les trottoirs pour voir passer le cortège présidentiel. Chacun brandissait son téléphone portable pour saisir les images et d’autres saluaient de la main le passage du cortège. Des groupes de personnes étaient visibles ainsi sur les trottoirs aux abords de l’hôtel. Une haie d’honneur composée d’officiels, de responsables des services techniques publics et privés et de participants maliens a été formée dans le hall de l’hôtel pour réserver un accueil chaleureux à la délégation présidentielle et lui souhaiter la bienvenue. Depuis quelques jours. la chaine nationale de la télévision russe, Canal 1, diffuse en boucle des reportages sur le sommet. Elle organise des plateaux de spécialistes qui expliquent les objectifs, les stratégies et les opportunités de la coopération entre la Fédération de Russie et les pays africains. Et quels peuvent être les avantages à tirer d’un tel événement ? Les bannières des pays africains flottent sur toutes les grandes avenues, les ponts et certaines places publiques de Saint-Petersburg. La ville s’est bien préparée à accueillir les hôtes du sommet. Les ouvriers sont à pied d’œuvre pour bichonner tous les édifices publics, les parcs et autres espaces publics. Les habitants rencontrés se réjouissent que leur ville abrite un grand événement et espèrent une amélioration des relations entre la Russie et les pays africains. Pour faciliter la circulation de toutes ces délégations et éviter les embouteillages qu’un tel événement pourrait engendrer, les autorités russes ont décrété aujourd’hui et demain, vendredi, chômés et payés pour les habitants de Saint-Petersburg. MC/MD (AMAP)

Projet brigade verte pour l’emploi et l’environnement : Des résultats encourageants

Bamako, 22 juil (AMAP) Le taux d’exécution financière Projet brigade verte pour l’emploi et l’environnement  (PBVE), au 30 juin 2023, est de 33,75 %3  et les réalisations physiques enregistrées sont de 26.4% et 86% de temps consommé sur la durée du projet, a annoncé, jeudi, le Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. Il s’exprimait lors de la 3ème session extraordinaire du comité national de pilotage du PBVE, en présence du coordinateur national intérimaire du projet, Mamadou Tomoda, et du directeur régional de l’Agence italienne pour la coopération au développement, Marco Falcone qui est intervenu en virtuel depuis Dakar. Le PBVE a été confronté à un certain nombre de difficultés qui ont eu des impacts négatifs sur sa mise en œuvre normale, notamment l’absence de document d’évaluation préalable du projet, la pandémie de la Covid-19 et la situation économique mondiale difficile. S’y ajoutent l’enlèvement de son Coordinateur national par des groupes terroristes, les sanctions économiques et financières imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). «En dépit de ces contraintes, le PBVE a enregistré des résultats tangibles, comme la réception et l’opérationnalisation du site pilote de Kayes, dans la Commune de Liberté Dembaya, l’achèvement en cours des travaux d’aménagement du site pilote de Nioro, dans la Commune de Guetema et la réalisation des études de faisabilité et d’impact environnemental et social des sites du Projet », a expliqué Redouwane Ag Mohamed Ali. Il y a eu, aussi, le choix des entreprises pour la réalisation des travaux d’aménagement des 23 sites restants, la réalisation d’actions sociales (périmètre maraichers pour les regroupements de femmes, forages équipés. S’agissant de la demande de prolongation de la phase pilote, Ag Mohamed Ali a fait savoir que son acceptation parait fort judicieuse, compte tenu des retards accumulés dans la mise en œuvre du projet. Il a remercié l’Italie pour son appui technique et financier qui a permis au projet d’atteindre les résultats auxquels il est parvenu malgré les multiples contraintes. Il a également exhorté l’Unité de gestion du projet (UGP) à redoubler d’ardeur pour répondre aux attentes des populations bénéficiaires. Le Commissaire à la sécurité alimentaire a, également, rappelé que le PBVE a une durée limitée de 36 mois, allant du 2 décembre 2020 au 1er décembre 2023. Dans son intervention, Marco Falcone a dit que le projet d’aménagement de 3 000 ha dans les régions de Kayes et Nioro du Sahel (Ouest), phase pilote, veut concilier le respect et la tutelle de l’environnement et le développement économique et humain à travers une approche inclusive, équitable et durable. Cette initiative veut, ains,i contribuer à la création d’emplois dans les zones rurales d’intervention qui puissent fournir des alternatives économiques viables pour la population et soutenir la stabilité, indique le directeur régional de l’Agence italienne pour la coopération au développement. Selon lui, cette session extraordinaire du CNP doit analyser et décider sur deux points spécifiques du projet, à savoir la révision du plan financier et la prolongation de la durée d’exécution des activités de 18 mois. Marco Falcone a fait remarquer que le projet a pu terminer le site pilote de Kayes et celui de Nioro malgré quelques difficultés mentionnées dans le dernier CNP. «Les études de faisabilité et conception des travaux d’aménagement des 23 sites restants sont presque terminés et on prévoit de lancer les appels d’offres dans les prochains mois», a-t-il dit, ajoutant que d’autres activités concernant la création des coopératives et la formation des bénéficiaires sont en cours d’exécution. «Afin de mettre en œuvre les activités prévues, il est nécessaire de remanier le plan financier du projet de manière contenue pour prendre en compte certaines augmentations des coûts des matériaux et des travaux d’aménagement causés par les évènements mondiaux», a suggéré le directeur régional de l’Agence italienne pour la coopération au développement. Pour lui, le projet se trouve dans la nécessité de prolonger la durée d’exécution des activités au-delà de la date du 1er décembre 2023 et cette prolongation ne demande pas d’autres ressources financières supplémentaires pour les activités. Déjà, l’Italie a contribué à hauteur de 9 millions d’euros. N’Famoro KEITA

Filière bétail-viande : Une étude en cours sur la labélisation de la viande rouge et ses dérives

Bamako, 22 juil (AMAP) L’étude de faisabilité de la marque collective et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés au Mali pour la filière bétail/viande a été lancée jeudi, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans les locaux de son département. La rencontre, organisée par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest-Mali (PACAO-Mali), en partenariat avec l’Interprofession de la filière bétail-viande du Mali (IFBV), visait à informer davantage les acteurs de la filière bétail-viande et l’opinion publique du démarrage de cette étude, qui sera menée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID), pour une durée de 6 mois. À la fin de cette étude, les acteurs de la filière bétail/viande avec l’appui du Bureau SID feront le dépôt du label et son règlement d’usage auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) à travers le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI) afin qu’il soit enregistré comme marque collective. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, la réalisation de cette étude vient à point nommé au moment où son département est engagé dans la recherche de solutions visant à créer des opportunités d’affaires et développer des partenariats régionaux ou internationaux. Sa mise en œuvre, selon Youba Ba, « permettra de concrétiser l’initiative ‘Un pays, un produit prioritaire’ du Fonds pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) » à laquelle le Mali a souscrit entièrement. «De nos jours, la question de promotion des produits mis sur le marché doit être un axe prioritaire pour chaque pays. Elle est, en général, menée autour des signes distinctifs tels que les labels comme la marque collective, qui permettent aux consommateurs d’identifier les produits et de justifier leur choix», a-t-il expliqué. Le ministre a ajouté que ces signes distinctifs (marque collective) permettent d’organiser une forme de partenariat entre plusieurs personnes (groupement ou association) « qui souhaitent renforcer leur visibilité, leur compétitivité et leur profitabilité en adoptant une stratégie commune de vente. » Soulignant l’importance économique, sociale et culturelle de la filière bétail- viande au Mali, le ministre Youba Ba a estimé que plus de 30% de la population rurale tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage qui constitue le 3ème secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au produit intérieur brut (PIB) du Mali. «De ce fait, il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits avec l’assurance de la traçabilité de leur provenance», a expliqué le ministre de l’Élevage et de la Pêche. Youba Ba a rassuré l’ensemble des acteurs sur la volonté du gouvernement à soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer de marque ou tout autre signe distinctif. Cela leur permettra d’approvisionner le marché national et international avec des produits de qualité, d’une part, et de conquérir des parts du marché régional en viande rouge, d’autre part. Le chef du Projet PACAO Mali, Souleymane Bassolé, a souligné qu’avec la mise en place de la Zone de libre-échange économique (ZLECAF), il importe que le Mali « participe pleinement tant par la quantité que par la qualité, aux échanges commerciaux de produits locaux à forte valeur ajoutée et jouissant d’une réputation répondant à l’aspiration du marché. » «Pour mettre en valeur les potentialités du Mali, il y a lieu, pour les acteurs des filières agricoles et plus précisément celle de la filière bétail-viande, de fédérer leurs efforts afin de renforcer leur visibilité et leur compétitivité. En général, les groupements utilisent des instruments de propriété intellectuelle tels que la marque collective», a conseillé M. Bassolé. Le PACAO est un programme régional couvrant les 15 pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Mauritanie qui entre dans le cadre du Programme indicatif régional (PIR) 11ème FED Union européenne-Afrique de l’Ouest. Son objectif est de renforcer la compétitivité des acteurs des aautre filières cibles (mangue, embouche bovine, karité et horticulture). MS/MD (AMAP)                

Secrets de femmes : Bougies parfumées ou de massage

Par Anta CISSE Bamako, 22 juil (AMAP) C’est connu ! Les femmes ont plus d’un tour dans leur sac. Au-delà des perles et de l’encens, elles ont élargi leur arsenal de séduction aux bougies parfumées ou de massage pour toujours garder une emprise sur leur homme et continuer à nourrir et entretenir la passion avec leurs partenaires (époux, fiancés et autres amants). Ces dernières années, les femmes se font des confidences sur les vertus qu’elles prêtent aux bougies parfumées (secrets de femmes). Pour elles, c’est pain bénit. Pour s’en convaincre, il suffit de farfouiller sur les réseaux sociaux pour comprendre tout l’engouement pour ces produits. Difficile de résister aux commentaires élogieux des vendeurs «de ces potions magiques» qui semblent être des marketeurs hors pair. Ils passent des messages comme : «Les bougies parfumées sont bien plus que de simples sources de lumière et d’odeurs agréables. Elles ont le pouvoir de transformer nos espaces en sanctuaires de paix et de sérénité» ou «Ces produits offrent une expérience sensorielle unique qui permet de s’évader et de se ressourcer». Certaines femmes estiment que ces substances ont le pouvoir de créer une atmosphère apaisée et relaxation dans nos maisons. D’autres pensent que grâce à leur parfum subtil et envoûtant, elles créent une attirance. «Que vous recherchiez une senteur florale, boisée, fruitée ou épicée, il existe une multitude d’options pour satisfaire tous les goûts». Des vidéos présentent différentes sortes de décorations de la chambre avec ces bougies. Elles sont, soit disposées joliment sur une table, soit sur le sol. En plus d’embellir la maison, les bougies parfumées peuvent, également, être utilisées lors de séances de massage. Les bougies de massage, aussi connues sous le nom de bougies de cire fondante, sont spécialement conçues pour être utilisées sur le corps. Composées d’huile essentielle et de beurre végétal, elles se transforment en une huile tiède et apaisante une fois allumées. Lorsqu’elles sont utilisées pour masser le corps, elles détendent les muscles, hydratent la peau et libèrent les tensions accumulées. Mme Dicko Mariam Séméga est promotrice d’une marque, une entreprise de fabrication de bougies simples, parfumées et d’autres produits cosmétiques Made in Mali. Ses bougies fabriquées avec de la cire d’abeille sentent comme l’encens (woussolan) pour la plupart. Elles peuvent, aussi, avoir une senteur exotique, une fois mises dans des contenants en verre, calebasse, terre cuite ou plastique. Notre interlocutrice déclare que ses bougies sont prisées par la clientèle féminine pour briser la monotonie dans leur vie quotidienne. « Outre le parfum, la bougie peut servir au massage. Une vertu thérapeutique qui reste encore méconnue de beaucoup de nos compatriotes », révèle-t-elle. PRECAUTIONS D’USAGE – Selon Mme Dicko, la bougie de massage chaud est l’accessoire idéal relaxant et apaisant, un anti stress du fait de ses huiles bienfaisantes (lavande et menthe poivrée). En plus, la bougie hydrate le corps. Mme Dicko Mariam Séméga assure que cet accessoire de massage « peut également être utilisé dans un cadre romantique, pour un moment de sensualité et d’intimité. » Celle qui passe pour une experte dans l’utilisation de ce produit affirme que le massage chauffant aphrodisiaque permet de créer un rapprochement et de vivre une expérience sensorielle agréable. Il est essentiel de noter que lors de l’utilisation des bougies de massage, il est important de prendre quelques précautions. Question de sécurité. Mme Dicko Mariam Séméga recommande « d’éteindre la bougie avant de l’utiliser comme huile de massage et de toujours tester la température de l’huile sur une petite partie de la peau avant une utilisation plus large. » Safiatou Coulibaly vend des bougies parfumées importées d’Algérie où elle a découvert ce produit. «J’étudiais dans ce pays du Maghreb et lors d’une promenade, j’ai vu les bougies sur une étagère et elles m‘ont attirée», se souvient-elle encore, comme si c’était hier. C’est en 2016 qu’elle a décidé d’officier dans le secteur. « Au début, les bougies n’étaient pas très connues. Je les vendais à 5000 Fcfa l’unité. Actuellement, on en trouve en grande quantité sur le marché à des prix très abordables entre 1 500 à 3 000 Fcfa selon le modèle», dit la jeune vendeuse. Mme Sofara Mariam Belco Barry propose des parures et autres accessoires de mode pour femmes. Elle indique que les bougies sont dans des récipients et présentent des jeux de lumière. Selon elle, ses clients l’achetent pour décorer notamment leur chambre de noces. «On les pose sur le lit, au niveau de la tête de lit et en bas. On en trouve de toutes les odeurs. C’est très joli », apprécie-t-elle. Hadja Fatimata Sanakoua, qui raffole de bougies parfumées depuis cinq ans, décore sa chambre avec des bougies à mèche ou électriques. Selon elle, ce décor crée une ambiance romantique grâce à son parfum et la lumière qui donne un contraste différent dans une chambre obscure. Cette utilisatrice indique qu’il y a aussi les bougies sur les bougeoirs. «C’est un support dans lequel on insère la bougie allumée dans un espace aménagé en bas et en haut. On y verse une huile spéciale qui brûle en haut et diffuse une senteur délicieuse», explique-t-elle. Fatoumata Thiéro, une habitante de Sirakoro Méguetan (Commune VI du District de Bamako), a vu les bougies parfumées, pour la première fois, en France ou elle a séjourné de 2015 à 2018. A son retour au bercail, dit-elle, sa mère, aussi passionnée d’effluves, s’en servait. «C’est ainsi que je les ai utilisées pour parfumer ma chambre et passer des moments romantiques en compagnie de mon époux», confie-t-elle. Selon la maitresse de maison, ce produit a connu ses années de succès entre 2019 et 2021. «Maintenant, on n’entend rarement parler», assure la jeune femme. Des hommes sont-ils friands des bougies parfumées ? On peut répondre par l’affirmative si l’on s’en tient aux propos de ce cadre d’une structure qui en achète fréquemment dans les supermarchés. Il indique avoir développé « une addiction aux produits qui sentent bon. » Il aime les bougies qu’il estime « faciles à utiliser, mais surtout qui (le) transportent dans un autre univers avec leur senteur agréable. » Il ajoute qu’il y a des senteurs

La Cour Constitutionnelle du Mali proclame les résultats définitifs du référendum avec 96,91% pour le oui

Bamako, 21 juil (AMAP) La Cour constitutionnelle du Mali a proclamé, vendredi, les résultats définitifs du référendum constitutionnel qui a été voté oui par 96,91% des voix contre 3,09 % des voix pour le non. Le président de la Cour constitutionnelle, Amadou Ousmane Touré, a annoncé ces chiffres au cours de l’audience solennelle de proclamation des résultats du référendum constitutionnel, qu’il a présidée au siège de l’Institution. « Le taux de participation est de 38,23 % des électeurs inscrits sur la liste électorale », a indiqué la Cour constitutionnelle qui a rejeté tous les recours comme non fondés. AT/MD (AMAP)  

Fin de la brouille entre opérateurs économiques et le directeur régional des douanes de Gao (Nord)

Gao, 21 juil (AMAP) Le directeur général des douanes du Mali, l’inspecteur général Amadou Konaté, en visite de travail à Gao, mardi dernier, a réussi à faire taire les incompréhensions entre le directeur régional et les opérateurs économiques de Gao (Nord). À la tête d’une délégation comprenant des membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), les discussions avec les opérateurs économiques de la Cité des Askia ont abouti à des solutions visant à mettre fin aux tracasseries routières auxquelles ceux-ci sont confrontés sur le tronçon Gao-Niger. Au terme de ces échanges houleux mais courtois, les opérateurs économiques ont accepté d’enterrer la hache de guerre. La délégation régionale de la CCIM de Gao a, le 24 juin, adressé une correspondance au gouverneur de région pour dénoncer «le mauvais comportement et les propos inappropriés du directeur régional des douanes de Gao vis-à-vis de certains opérateurs économiques de la circonscription». Elle avait demandé le départ pur et simple de la région du responsable local des douanes. Une situation devenue de plus en plus tendue. Pour y faire face, cette mission conjointe, direction générale des douanes et CCIM a été initiée. Outre le Dg des douanes, elle comprenait la vice-présidente, Mme Cissé Djitta Dem, et le secrétaire général de la CCIM, Mamadou Sanogo. La rencontre tenue à cet effet a eu lieu dans la salle de conférence de la CCIM de commerce de Gao. Les interventions des membres de la délégation régionale de la CCIM ont porté sur les difficultés économiques qu’ils vivent à cause de l’insécurité, les tracasseries douanières sur le territoire nigérien lors du transit des marchandises et les difficultés de collaboration avec le directeur régional. Concernant la demande de départ du directeur régional formulée par les hommes d’affaires de Gao, le directeur général des douanes leur a fait comprendre qu’opérateurs économiques et douaniers travaillent tous pour le développement du Mali. Tout en exprimant son opposition à cette requête, l’inspecteur général Amadou Konaté a insisté sur le rôle de la douane en matière de mobilisation de recettes qui, selon lui, sont indispensables pour le développement de notre pays. Les Régions dans le Nord du Mali étaient considérées comme une sorte de «zone franche» de 2012 à 2021, à cause de l’insécurité, c’est-à-dire que les opérateurs économiques de cette zone étaient exempts du paiement des frais de dédouanement. C’est en 2022, à la faveur de la relative amélioration de la situation sécuritaire, que la douane a décidé de faire son grand retour dans la Région de Gao. Cette année-là, elle a mobilisé 92,7 millions de Fcfa au profit du budget de l’État. «Et au premier semestre 2023, la région est à 358,6 millions de Fcfa», a salué le directeur général de la douane. Une manière pour l’inspecteur général Amadou Konaté de dire que l’insécurité actuelle ne saurait être un obstacle au dédouanement des marchandises rentrant au Mali par le tronçon Gao-Niger. Concernant les faux frais perçus au Niger et au Mali, il a informé que les autorités nigériennes ont été alertées afin de mettre fin aux tracasseries douanières. Quant aux cas de faux frais au Mali, «nous allons travailler pour minimiser cela», a promis le patron des douanes du Mali. Dans son introduction, le secrétaire général de la CCIM a expliqué que sa structure envisage d’initier des programmes de formation à l’intention des opérateurs économiques de la région. « Il s’agit, a précisé Mamadou Sanogo, des rencontres sectorielles sur le commerce de détaille et la formation des élus consulaires. » Il a évoqué, également, l’interdépendance et la complémentarité entre la Chambre de commerce et la douane. La vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Mai, Mme Cissé Djitta Dem a demandé à ses collègues « de revenir à de meilleurs sentiments en acceptant la main tendue du directeur général des douanes du Mali. » AT/MD (AMAP)  

Bafoulabé : De plus en plus de jeunes filles apprennent le métier de tailleur

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 21 juil (AMAP) Dans le Cercle de Bafoulabé, dans l’Ouest du Mali, le métier de tailleur attire beaucoup la couche juvénile, filles comme garçons. Le secteur est pourvoyeur d’emplois en cette période de crise et de manque de perspectives. Les apprentis suivent une formation initiale auprès de maître-tailleurs de la place, à l’image d’Alboukadri Touré, qui forme beaucoup de jeunes filles, depuis une décennie. Il a installé son atelier de couture dans la Commune de Mahina, à 5 km de Bafoulabé, le chef-lieu de Cercle. A Mahina, chef-lieu de commune, on rencontre plusieurs jeunes filles encadrées, pour la plupart par Alboukadri Touré.
Les apprenantes, une fois leur formation achevée, ont du mal à s’installer à leur propre compte à cause des problèmes de financement et d’équipements. Ces jeunes en appellent aux bonnes volontés pour les équiper, notamment en machines à coudre afin de faciliter leur insertion socioprofessionnelle Depuis sa période d’apprentissage, M. Touré avait compris que beaucoup d’artisans de Mahina perdaient leurs clients du simple fait qu’ils ne respectaient pas leur rendez-vous.
Ainsi, à peine installé à son compte au marché de la ville, il n’a pas oublié les conseils de ses encadreurs. “Accomplir le travail avec conscience “, dit le maître-tailleur à ses stagiaires. C’est pourquoi, d’après une cliente, Alboukadri ravit la vedette aux autres tailleurs de la contrée, “par son savoir, son savoir-faire et son savoir être.” Même si le bonhomme trouve que la transmission du savoir en ce 21ème siècle, “n’est pas du tout une tâche facile.” “J’ai commencé a être sollicité pour former les jeunes filles en 2013. Tout a commencé avec une jeune fille, Assa Diallo, qui a abandonné les bancs de l’école. Deux mois après, sa mère est venue me la confier ”, se souvient le tailleur. “Au départ, j’ai eu des difficultés de communication avec les filles débutantes. Mais, au fil du temps, nous nous sommes compris », raconte avec fierté, Abdoulkadri Touré. L’encadreur, qui dit en être à sa 4ème promotion, forme actuellement 12 jeunes filles chez lui.
 Pourquoi, ce métier suscite tant d’engouement chez beaucoup de filles ?
 “L’homme est le boulanger de sa vie”, nous lance Mariam Dembélé, porte-parole des élèves-tailleurs de Abdoulkadri Touré. “Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes personnes”, ajoute la porte-parole des stagiaires.. “Nous n’avons pas été loin dans les études. Au lieu d’être une charge pour nos parents, nous avons préféré venir nous confier à Alboukadri Touré pour apprendre le métier de tailleur afin d’assurer notre autonomie”, poursuit Mariam. Elle invite “toutes les jeunes filles qui ont abandonné l’école et, même, celles qui ne sont pas scolarisées, à exercer un métier pour être indépendantes financièrement.” “On voyait d’un mauvais oeil d’avoir choisi un métier d’homme. Nous avons toujours répondu qu’il n’y a pas de métier d’homme, que tout métier que l’homme exerce, peut aussi l’être par la femme », dit cette dame. “Nous aimons ce métier”, plaident Mariam Dembélé et ses camarades stagiaires qui soutiennent avoir “beaucoup appris auprès de leur patron.” En à peine une année et demie de formation, les auditrices soutiennent pouvoir confectionner n’importe quel modèle. BC/MD (AMAP)

Le président Goïta attendu dimanche à Kayes dans l’Ouest du Mali

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 21 juil (AMAP) Kayes, La Cité des rails, dans l’Ouest du Mali, se prépare activement pour accueillir le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, attendu ce dimanche pour relancer le trafic ferroviaire et poser la première pierre du lycée public de Kayes de N’Di. Il donnera, aussi, le premier coup de pioche des travaux de reconstruction de la route Kayes-Sandaré et tiendra un meeting au stade Abdoulaye Makoro Sissoko pour exposer sa vision de développement. Cette visite est très attendue par la population locale qui se mobilise pour rendre belle la ville. Des actions de salubrité ont été initiées par la mairie de la Commune urbaine de Kayes. Les différents axes routiers sont en train d’être réparés. Les travaux consistent à boucher les nids de poule. Des feux tricolores ont été installés ou renforcés à certains carrefours de la ville. Certains édifices publics ont reçu une nouvelle couche de peinture. Les deux ponts et les principales artères de la ville de Kayes sont ornés de drapeaux tricolores (vert, jaune, rouge), d’affiches à l’effigie du président Goïta et de banderoles de soutien à la Transition. «Bienvenue à son Excellence Assimi Goïta à Kayes. Kayes soutient la Transition pour la refondation du Mali», peut-on lire sur un panneau publicitaire au carrefour du pont de Kayes N’Di. D’autres livrent des messages de remerciement adressés au président Assimi Goïta, pour la relance du train voyageur et la construction d’un second lycée public à Kayes. Les messages et spots publicitaires relayés par les médias et sur les réseaux sociaux, donnent déjà un avant-goût de l’arrivée de la délégation présidentielle. Lors d’une conférence de presse, le 4 juillet dernier, le gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré, a détaillé le programme qui prévoit, également, une rencontre avec les légitimités traditionnelles au gouvernorat de Kayes, un repas de corps au camp militaire Mamadou Lamine Dramé. Mais le clou de l’événement sera le meeting qui se tiendra au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes. Dans ce complexe sportif de Kayes, le colonel Assimi Goïta s’adressera aux populations et donnera le coup d’envoi de la finale de la coupe qui porte son nom. Ce meeting sera retransmis en direct par l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM). NOMBREUSES ATTENTES – «Le président Assimi Goïta fera certainement des annonces lors de son séjour à Kayes. De ce fait, nous devons nous mobiliser et sortir de façon spontanée pour lui réserver un accueil à hauteur de souhait. Faisons de cette visite un évènement historique», a déclaré le gouverneur Soumaré. Il a précisé que la visite du président concerne la Région de Kayes et ses anciens cercles (les nouvelles Régions de Nioro et de Kita). La relance du train voyageur qui relie Kayes à Bamako via Kita et la reconstruction du tronçon Kayes-Sandaré (Cercle de Diéma) qui relève de la Région de Nioro en sont la principale cause. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Boikary Traoré, a insisté sur la mobilisation, en faisant allusion aux différentes visites du colonel Assimi Goïta à Ségou, Koutiala et Mopti. «Nous devons nous mobiliser pour donner du tonus à l’engagement des autorités de la Transition pour que le monde entier sache qu’elles bénéficient d’un soutien populaire. L’arrivée du président Goïta est une chance pour Kayes. J’étais à Koutiala lors de sa visite. L’accueil était exceptionnel et beaucoup de choses ont changé dans cette localité après son passage», a-t-il dit. Le président du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE), Oumar Kouyaté, a assuré les autorités de son soutien. «Le colonel Assimi Goïta est un patriote. On va bien l’accueillir. Il a libéré le peuple, en brisant les chaînes de l’esclavage», a-t-il souligné. «C’est un honneur, une chance, pour nous que le président soit là. Beaucoup de gens ignorent une chose : c’est le colonel Assimi Goïta qui a décidé de gérer le projet de création du lycée public de Kayes N’Di », a relevé Mahamadou Kéïta, directeur de l’Académie d’enseignement de Kayes. Il a souhaité la création d’un lycée technique public et d’une université dans la région. Quant au directeur régional des routes de Kayes, Moustapha Sissoko, il trouve que cette visite est d’une importance capitale. « On sait que de gros efforts ont été déployés par les plus hautes autorités du pays pour financer beaucoup d’activités sur fonds propres (Budget national), en dépit des contingences extérieures. C’est un grand effort qui est à saluer parce que le tronçon Kayes-Sandaré est sur un corridor très important pour l’approvisionnement du Mali en produits alimentaires, parmi tant d’autres. Plus de 50% de nos marchandises passent par cet axe (Dakar-Kayes-Diéma-Kolokani-Kati-Bamako) », a-t-il indiqué. L’annonce de la visite du chef de l’État dans la Cité des Rails a été bien accueillie par Mamadou Coulibaly, président du Conseil régional des organisations de la société civile. Selon lui, le programme de cette visite prend en compte beaucoup de grandes priorités de la région (le chemin de fer, la route et l’école). Néanmoins Mamadou Coulibaly souhaite la construction d’un pont sur les fleuves Bafing et Bakoye à Bafoulabé, le bitumage de l’axe Kayes-Sadiola-Kéniéba. Pour leur part, les femmes de la Cité des rails demandent des financements pour mener des activités génératrices de revenus et assurer leur autonomisation. Et les jeunes, eux, aspirent plus d’emploi et de fonds pour financer leurs projets. BMS/MD (AMAP)  

Campagne agricole dans la zone de Manantali (Ouest du Mlai) : Les paysans attendent les engrais subventionnes

Par Makan SISSOKO Bamako, 20 juil (AMAP) La campagne agricole s’annonce prometteuse dans la zone de Manantali, dans l’Ouest du Mali, grâce au démarrage précoce de l’hivernage. Une opportunité que les producteurs ont saisie pour commencer rapidement les travaux champêtres par le nettoyage et le labour. Dans certains champs, les jeunes plants ont commencé à grandir. Dans d’autres, les producteurs sont au stade de labour, de semis, de l’installation des pépinières et de préparation de grands champs. C’est le constat général qui se dégage dans cette zone située dans la Région de Kayes (Ouest) traversée par le fleuve Sénégal. Les travaux agricoles sont au cœur des activités de cette zone essentiellement constituée d’agropasteurs. L’hivernage s’est installé et les producteurs de la zone de Manantali n’attendent plus pour ne pas être les derniers. Ils sont motivés dans les travaux champêtres en attendant l’approvisionnement des intrants agricoles afin de favoriser la productivité de la zone. L’Agence de développement rural de la vallée du fleuve Sénégal (ADRS) de la zone de Manantali est subdivisée en deux secteurs. Celui de Manantali et de Bafoulabé. Cette zone est constituée de plusieurs types d’aménagements dont deux grands périmètres à savoir, le périmètre B de Manantali avec une superficie totale de 682 hectares et le périmètre G/H de Mahina d’une superficie de 880 hectares. Boubacar Sidiki Dao, ingénieur d’agriculture et du génie rural, est le chef de zone basé à Manantali. Il explique que la campagne a démarré dans sa localité dans des conditions sociales, économiques et sanitaires très difficiles avec la pénurie alimentaire, le faible niveau du pouvoir d’achat des producteurs ainsi que la rareté des denrées. Mais au-delà, il se réjouit du démarrage précoce des pluies. L’ingénieur d’agriculture et du génie rural estime que sa zone a enregistré du début de la campagne à maintenant plus de 200 mm de pluie. Le département en charge de l’Agriculture a déjà procédé à la restitution du plan de campagne au niveau de toutes les structures du développement rural, les directions régionales, les agences et les offices. Pour le moment, l’ADRS de Manantali travaille pour répartir ce plan de campagne entre ses différents secteurs et les agents de terrain.   PLUS DE 6 000 TONNES – Pour cette campagne agricole 2023-2024, Boubacar Sidiki Dao explique que la zone ADRS de Manantali prévoit de mettre en valeur plus de 2 372 hectares pour toutes céréales confondues notamment, le riz, le mil, le sorgho, le maïs et le fonio. En objectif de production céréalière, la zone projette une production de plus de 6 417 tonnes. En ce qui concerne les cultures maraîchères, l’objectif de production est plus de 1 200 tonnes sur les petits aménagements à savoir, les Périmètres irrigués villageois (PIV) et les Petits périmètres maraîchers des femmes (PPM) exploités par les producteurs en plusieurs cultures dans les deux secteurs de la zone sur une superficie moyenne de 76 hectares, précise l’ingénieur. Par rapport à la gestion des engrais, le chef de zone assure que déjà, des commissions de réception et de distribution des engrais ont été mises en place. Selon Boubacar Sidiki Dao, la direction générale de son Agence a présentement un quota de 1 325 tonnes d’engrais minéral et organique qui doivent être répartis entre les différentes zones de l’ADRS en fonction des niveaux de production. Pour la zone de Manantali, c’est le riz et le maïs qui sont concernés par la subvention d’engrais. Par rapport à cela, le besoin en engrais minéral subventionné s’élève à 381 tonnes pour une superficie de 1 597 hectares concernés par la subvention. Le besoin de la zone en engrais organique est estimé à 1 113 tonnes pour le riz et 968 tonnes pour le maïs. Ce qui fait un besoin global en engrais minéral et organique de 2 081 tonnes pour une superficie totale évaluée à 1.597 hectares. «Mais pour le moment, le quota de l’ADRS n’est pas encore reparti entre ses différentes zones et la mise en place des engrais n’a pas commencé. Après la répartition des engrais, la zone de Manantali aura le quota le plus élevé, car c’est elle qui comptent les plus grandes superficies», précise l’ingénieur d’agriculture. Sur les difficultés de la campagne, Boubacar Sidiki Dao souligne les problèmes de sous équipement des producteurs, le retard habituel dans la disponibilité des engrais et le chevauchement des deux campagnes : la saison et la contre saison. «À présent, certains producteurs n’ont pas fini de récolter la contre saison et les pépinières sont installées pour la saison. Et cela mettra la campagne nouvelle en retard», déplore le technicien.   MISE EN PLACE DES ENGRAIS – Par rapport à la gestion des intrants agricoles pour cette campagne, les producteurs de la zone de Manantali veulent la mis en place, sans délais, de l’engrais subventionnés. Et aussi de mettre à leurs dispositions les documents de gestion. Cependant, le chef de zone ADRS de Manantali souhaite une gestion efficiente pour que l’engrais mis à disposition soit exclusivement destiné aux producteurs. Il prône également la mise en place d’une commission de supervision pour la réception et la distribution de l’engrais. Dans le secteur de Bafoulabé, « la pluviométrie est, pour le moment, jugée bonne contrairement à l’année précédente où il y a eu quelques poches de sécheresse en début de saison », souligne Sambou M. Sissoko, producteur de riz au périmètre G/H de Mahina.La maîtrise de l’eau dans ce périmètre, favorise les cultures de contre saison. À présent, quelques paysans n’ont pas bouclé les récoltes pour cette période. Sambou M. Sissoko produit en contre saison et en saison pluvieuse. Il détient un demi-hectare de champ dans le périmètre G/H de Mahina sur lequel, il cultive du riz durant cette phase. Au-delà de ce périmètre, il cultive d’autres céréales comme le maïs et le mil sur un autre champ d’environ un hectare à Dioubedala, village situé à 2 kilomètres de la ville de Mahina. Le producteur est en avance car, il a vite fini les récoltes de contre-saison, en attestent les pieds de maïs qui

Gestion des déchets à Bamako: Un dépôt de transit modèle bientôt opérationnel à Médina-Coura

Bamako, 20 juil (AMAP) Les travaux d’aménagement d’un nouveau dépôt de transit modèle à Médina-coura, en Commune II de la capitale malienne, Bamako, financés à hauteur de 356 millions de Fcfa par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), doivent prendre fin le 30 août prochain. Une forte délégation conduite par les ministres de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mamadou Samaké, et des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a visité le chantier mardi dernier. Ce dépôt est bâti sur une superficie totale de 2 800 m2. Il est équipé d’un forage et de château, de six caissons de 30 m3 en réserve et de 10 lampadaires solaires. Face à la problématique de gestion des déchets, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a indiqué que plusieurs initiatives sont en cours, notamment le Projet de résilience urbaine de la ville de Bamako qui prévoit la réalisation d’infrastructures structurantes. «Ce dépôt de transit est équipé de caissons qui seront posées côte à côte pour permettre aux charretiers de déposer les déchets à l’intérieur de façon ordonnée. Afin d’éviter des déversements d’ordures un peu partout comme nous le connaissons dans les autres décharges », a expliqué Mamadou Samaké. « Les déchets seront ensuite transportés par les camions des services techniques de la voirie vers la décharge finale de Noumoubougou», a-t-il ajouté. En tenant compte des urgences de ce chantier en cours, le ministre Samaké a invité les uns et les autres, « à prendre des dispositions pour accélérer le reste des travaux. » Il a dit que ce dépôt a été conçu pour prendre le flux journalier des déchets qui provenaient du dépôt en face du stade omnisport. Il a espéré que bientôt, cette décharge sera opérationnelle pour le bien-être de la ville de Bamako. «C’est comme si le dépôt du Stade omnisport a été transféré ici. C’est un dépôt de transit moderne qui n’est pas censé stocker les ordures pendant longtemps. Contrairement à l’ancien dépôt, les ordures sont déposées ici dans les caissons et non à terre », a encore dit M. Samaké. « Tout cela, pour éviter les problèmes de pollution et de nuisances que nous connaissons dans les autres dépôts», a précisé le chef du département en charge de l’Assainissement. Pour sa part, le maire du District de Bamako, Adama Sangaré, a reconnu que depuis la fermeture du dépôt de Médina-coura, la capitale a connu une grande recrudescence des déchets. «Le dépôt,qui était initialement en face du Stade omnisport, a causé beaucoup de soucis aux riverains. C’est pourquoi, nous sommes là aujourd’hui, pour voir dans quelle mesure ce dépôt peut soulager les populations des Communes II et III», a expliqué M. Sangaré. L’aménagement de ce dépôt nécessite forcement des désagréments pour ceux qui sont installés aux abords, dans les kiosques, les garages de réparation d’automobiles et les magasins. Selon les constats des autorités sur place, ces installations doivent être démolies pour faciliter le transport des déchets. Face à cette situation, le maire du District de Bamako a assuré que des dispositions ont été prises. Adama Sangaré a invité les intéressés à collaborer avec la municipalité qui les a installés afin qu’elle puisse les trouver des lieux de recasement. Le bailleur de fonds du projet est l’ANICT. Son directeur général, Dr Lassina Coulibaly, a souligné qu’une fois ce dépôt terminé, « il sera transféré à la mairie du District de Bamako à travers les services d’assainissement de la voirie qui aura en charge sa gestion, sous la supervision du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. » MS/MD (AMAP)