Il y a urgence à assainir la production d’eau en sachet plastique

Par Aminata DIARRA Bamako, 06 sept (AMAP) L’unité de conditionnement d’eau en sachet plastique d’Assitan, considérée comme clandestine, est l’illustration parfaite de l’explosion, aussi bien à Bamako qu’à l’intérieur du Mali, de ces fabriques, à la pelle et sans parfois tenir compte des règles élémentaires d’hygiène, de sachets d’eau. Sans passer par aucun dispositif de filtrage, l’eau du robinet est prélevée et directement conditionnée dans des sachets en plastique à l’aide d’une machine. Ici, même les enfants sont mis à contribution pour notamment empaqueter les sachets produits. Ils ne s’encombrent guère de mesures d’hygiène. La ptote affaire d’Assitan n’est pas conneu des services techniques. Elle n’a d’ailleurs jamais cherché à formaliser son activité, de peur qu’elle n’ait à «payer des taxes». Quid du respect des normes édictées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les services nationaux compétents en la matière ? Elle n’en sait rien. Nombreuses sont les petites unités qui, comme celle d’Assitan, évoluent dans la clandestinité, donc en marge des textes régissant le secteur. Elles prélèvent directement l’eau au robinet, des fois avec une forte présence d’éléments étrangers. Certaines utilisent l’eau de forage. Avec la durée, l’eau, contenant du chlore, peut avoir des effets indésirables (saveur, odeur) au contact avec le sachet s’il n’est pas de qualité aux normes. Pour écouler facilement leurs produits, ces unités utilisent de fausses adresses et de faux contacts quand elles ne s’octroient pas tout simplement les références d’une unité connue, se livrant ainsi à une concurrence déloyale. Selon les spécialistes, l’installation d’une unité de mise en sachet d’eau potable doit se faire suivant des normes de sécurité sanitaire en vigueur. «Ce qui garantira que l’eau est propre à la consommation et ne présente aucun risque pour la santé des consommateurs», rappelle Dr Maïga Hamssatou Touré, chef du service assurance qualité et secrétaire permanente de la Commission nationale d’autorisation de mise sur le marché. « Pour obtenir cette autorisation de mise sur le marché (AMM), ajoute-t-elle, le producteur doit approcher le secrétariat afin de s’enquérir des informations et entreprendre les démarches nécessaires. » HORS DE CONTROLE – Aminata Niaré, propriétaire d’une unité clandestine, trouve qu’il n’est pas «facile de respecter les exigences de l’Etat». Pour avoir l’autorisation, dit-elle, il faut des mois. «Ce n’est pas que nous refusons de nous mettre en règle mais nous sommes découragés à cause des attentes assez longues. Le processus, c’est vraiment un parcours du combattant», se justifie la productrice d’eau en sachet. Des unités clandestines continuent ainsi de produire. Les services techniques en charge de la question semblent dépassés par l’ampleur du phénomène. «C’est difficile de reconnaître les unités qui produisent clandestinement, car elles sont très nombreuses et leurs sources de production sont masquées », concède le directeur général adjoint du Laboratoire national de la santé (LNS), Dr Seydou Moussa Coulibaly. L’action de son service et celle du Laboratoire national des eaux (LNE) ne portent que sur les unités répertoriées où des missions de contrôles et de vérifications sont régulièrement effectuées. Le LNE procède à une série d’échantillonnage des eaux en sachet à Bamako et à Kati. « Il ressort des résultats que les paramètres physico-chimiques mesurés au laboratoire sont conformes aux directives de l’OMS », résume une note technique publiée en avril dernier par le ministère de l’Energie et de l’Eau. Cependant, les non-conformités sont constatées souvent au niveau des analyses bactériologiques. Aussi, souligne la même note, «il existe de nombreuses unités clandestines, les mêmes emballages sont utilisés par plusieurs entreprises et également beaucoup de sachets existent avec de fausses adresses». Ces facteurs font que le suivi de la qualité de ces eaux est assez complexe, soutient-on au LNE. Les spécialistes indiquent également que les emballages utilisés peuvent agir sur la qualité des eaux si les indications mentionnées sur les étiquettes ne sont pas respectées. PRÉSERVER LA SANTÉ – Pour Dr Seydou Moussa Coulibaly du LNS, il est du devoir de tout bon citoyen de participer à la préservation de la santé de ses concitoyens, en évitant de mettre sur le marché des produits illégaux et dont la source de production n’est pas connue. «Les personnes qui font ce travail illicite veulent avoir de l’argent au détriment de la santé des autres», dit-il, tout en demandant aux consommateurs de ne payer que des «sachets étiquetés et dont la provenance est connue». Vendeuse d’eau en sachet au marché de Kalaban Koulouba depuis deux ans, Kadia Kouyaté, aide-ménagère, travaille pour le compte de Djénèba Soumaré qui habite non loin du marché du quartier. Sa patronne a découvert le filon, il y a cinq ans. Et depuis, elle en a fait sa principale source de revenus. Djénèba Soumaré dit s’approvisionner auprès d’un distributeur d’eau et avoue n’avoir jamais cherché à savoir ni la provenance ni les conditions de la mise en sachet du liquide. «Ce qui m’intéresse, c’est le profit. Par jour, je gagne entre 2 500 et 3 000 Fcfa», confie-t-elle. Une bonne partie des sachets produits se retrouvent en vente aux carrefours. distribués lors de cérémonies de baptême, de mariage ou encore de funérailles. Toutes choses qui ont favorisé la prolifération des unités de conditionnement. Les prix appliqués (25 à 50 Fcfa) sont à la portée de toutes les bourses. «J’achète les sachets d’eau parce que j’ai pas assez d’argent. L’eau minérale, c’est pour les riches. Je ne peux pas me prononcer sur leur qualité mais il y en a qui sont vraiment désagréables et elles sentent des odeurs bizarres», affirme Sitan Dramé, vendeuse de légumes au marché Woninda. Cette prolifération d’eau en sachet constitue de nos jours un danger pour la santé humaine en raison du mode de prélèvement et de conservation. Selon Mme Maïga Hamssatou Touré, cheffe de service à l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments (ANSSA), les eaux en sachets peuvent exposer à la contamination microbiologique, aux virus, aux parasites ou d’autres micro-organismes pathogènes. Elles peuvent être sources de maladies : diarrhée, problèmes liés aux reins, au foie et au système nerveux. «Il est donc essentiel de s’assurer que les eaux que nous consommons sont produites légalement

Retrait de la Mission onusienne : Plus de 1 000 casques bleus ont déjà quitté le Mali (officiel)

Bamako, 06 sept (AMAP) L’ambassadeur-directeur des organisations internationales du ministère malien des Affaires étrangères, Dr Madou Diallo, a révélé, mardi, à Bamako, qu’à la date du 4 août dernier, 1 734 Casques bleus ont quitté le Mali sur les 15 000 (militaires et civils) que compte la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Lors d’une conférence de presse conjointe avec le directeur de l’information et des relations publiques des armées, le colonel Souleymane Dembélé, sur le bilan de la première phase du retrait de la mission onusienne, Dr Diallo a confié que « 22% des unités de police individuelle sont désengagées. » « D’ici fin septembre, 30% du personnel international auront quitté le territoire national », a-t-il annoncé. La première phase du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) que les autorités maliennes jugent satisfaisante, a été marquée par la rétrocession au gouvernement des camps militaires d’Ogossagou (Centre), Ber, Goundam et Ménaka (Nord). Dr Madou Diallo a rappelé que, conformément à la vision du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, un Comité de suivi de la mise en œuvre de la résolution 2690 relatif au retrait de la MINUSMA a été mis en place. Il s’agit du comité ministériel composé de 17 ministres et du comité technique comprenant des points focaux des départements ministériels. « Le premier est chargé de définir les orientations politiques et stratégiques du retrait », a précisé M. Diallo qui a ajouté que ce comité se réunit régulièrement avec la direction de la MINUSMA « pour évaluer et fixer les actions prioritaires nécessaires pour la réussite du processus. » Il a, aussi, souligné que le comité technique et les experts de la MINUSMA sont organisés en deux groupes de travail. L’ambassadeur-directeur des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères a indiqué que le groupe I s’occupe des questions de défense, de sécurité et de logistique. « Et le groupe II, a-t-il poursuivi, est chargé des activités programmatiques de la Mission onusienne. » À l’interne, les autorités maliennes ont mis en place un 3è groupe, chargé de l’atténuation de l’impact du retrait de la MINUSMA dans les différents domaines de la vie publique, économique et sociale, a-t-il fait savoir. S’agissant du groupe de travail «Défense, Sécurité et Logistique», Dr Diallo a soutenu que les deux parties ont noté, avec satisfaction, la bonne coordination qui a facilité la rétrocession au gouvernement des camps d’Ogossagou, Ber, Goundam et Ménaka. Ces rétrocessions se sont déroulées respectivement les 3, 14, 15 et 25 août 2023. Marquant l’achèvement de la première phase du retrait de la Mission. Concernant le groupe de travail 2 «Activités programmatiques/tâches à transférer», il a expliqué que les thématiques retenues ont fait l’objet d’échanges entre les deux parties. «Le processus politique et de paix, la question du Centre, les questions humanitaires et de développement économique, social et culturel et la question de la justice ainsi que la refondation de l’Etat », a énuméré le diplomate. Abordant le groupe de travail 3 «Atténuation de l’impact du retrait de la Minusma», Madou Diallo a assuré que « les démarches sont en cours à travers le projet de protocole entre la BDM, la BNDA et les employés locaux avec une garantie du gouvernement en vue de résorber leurs dettes. » Dans le cadre de l’élaboration de la stratégie d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la MINUSMA, un consultant a été recruté, a fait savoir Madou Diallo. Selon lui, « cette stratégie sera disponible d’ici 60 jours. » « Si la première phase s’est faite dans l’intervalle du 1er au 31 août 2023, la seconde s’étendra du 1er septembre au 31 décembre 2023, a précisé Dr Diallo. « Cette partie, a-t-il rappelé, concerne les camps de Tessalit, Aguelhoc, Ansongo, Kidal (Nord) et Douentza 9(entre). » A l’issue de cette seconde phase, à partir du 1er janvier 2024, la MINUSMA fera l’objet d’une liquidation. De ce fait, le diplomate malien a indiqué qu’il est prévu « de laisser sur place des unités de gardes chargées de sécuriser le matériel et les équipements qui n’auront pas pu être évacués à l’échéance du 31 décembre. » « Pour l’étape de liquidation, ces biens et équipements, a souligné le directeur des organisations internationales, seront sécurisés dans les camps de Tombouctou, Gao, Mopti et de Bamako-Sénou. » Par ailleurs, les préparatifs de la 2è phase vont bon train. Dans cette perspective, le responsable des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a mis l’accent sur la question environnementale, le transport du matériel, les autorisations des vols, les mouvements des contingents, l’importation, la réexportation des matériels et la sécurité des convois. Pour sa part, le directeur de l’information et des relations publiques des armées a assuré que les Forces armées maliennes (FAMa) jouent pleinement leur partition dans le cadre de cette rétrocession. Le colonel Dembélé a souligné que «Ber était devenu un gage territorial pour les groupes armés terroristes où se passaient toutes sortes de trafics». Le haut gradé a précisé, ensuite, qu’actuellement, les FAMa sont à Ber, confirmant que la première phase du retrait la mission onusienne « s’est globalement bien déroulée.  » NK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 août 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 23 août 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au Décret n°2023‐0345/PT-RM du 08 juin 2023 portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement du tronçon urbain de la Route nationale n°27, Bamako‐Koulikoro, à Bamako. Le Conseil des ministres a adopté en sa Session du 31 mai 2023, le Décret n°2023‐0345/PT-RM du 08 juin 2023 portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement du tronçon urbain de la Route nationale n°27, à Bamako. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement d’entreprises COVEC-Mali/EGK pour un montant de 29 milliards 146 millions 247 mille 778 francs CFA hors taxes et hors droit de douane, dont 17 milliards 352 millions 921 mille 767 francs CFA pour la tranche ferme et 11 milliards 793 millions 326 mille 11 francs CFA pour la tranche conditionnelle et un délai d’exécution de trente-six (36) mois. Le projet de décret est adopté pour prendre en compte la nouvelle clé de répartition de la prise en charge du projet qui se présente comme suit : – Tranche ferme : Banque Ouest Africaine de Développement 13 milliards 639 millions 115 mille 949 francs CFA, soit 95,33% et Etat du Mali 668 millions 5 mille 679 francs CFA, soit 4,67% ; – Tranche conditionnelle : Banque Ouest Africaine de Développement 13 milliards 606 millions 115 mille 668 francs CFA, soit 91,69% et Etat du Mali 1 milliard 233 millions 10 mille 482 francs CFA, soit 8,31%. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la parcelle de terrain, objet de titre foncier n°150 556 du Cercle de Kati, sise à Sanankoro-Farako et Diakoni de la Commune rurale de Dogodouman. La parcelle de terrain, objet de la présente affectation, d’une superficie de 114 hectares 65 ares 44 centiares est destinée à satisfaire les besoins de recasement de certaines populations de la Commune rurale de Dogodouman. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA RECONCILIATION, DE LA PAIX ET DE LA COHESION NATIONALE, CHARGE DE L’ACCORD POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Adama SISSOKO, Economiste. – Conseillers techniques : Commandant Hawa COULIBALY ; Monsieur Hamadoun KONTA, Professeur de l’Enseignement supérieur ; Monsieur Issa TRAORE, Magistrat. – Chargés de mission : Madame Fatima Bint Mohamed FALL, Auditeur/Comptable ; Monsieur Oufène AG BA ALY, Spécialiste de l’Information et de la Communication ; Madame Bintou Walet Mohamed Ali, linguiste, spécialité/Anglais. – Directeur général de l’Agence de développement du Nord du Mali : Monsieur Moulaye Abdarahamane EL OUMRANY, Ingénieur en Marketing. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Rapport national additif du Mali pour le 4ème cycle de l’Examen périodique universel. Etabli par la Résolution 60/251 de l’Assemblée générale des Nations unies le 15 mars 2006, l’Examen périodique universel consiste à passer en revue les réalisations de l’ensemble des Etats membres de l’Organisation des Nations unies dans le domaine des Droits de l’Homme. Il s’agit d’un processus mené par les Etats, d’un examen par les pairs, sous les auspices du Conseil des Droits de l’Homme. Il fournit à chaque Etat, l’opportunité de présenter les mesures qu’il a prises pour améliorer la situation des Droits de l’Homme sur son territoire et remplir ses obligations en la matière. Un cycle d’examen couvre une période de quatre ans et demi au cours de laquelle tous les Etats membres des Nations Unies sont examinés. Le Mali s’est soumis au même exercice, lors de la 43ème session du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, tenu du 1er au 12 mai 2023, à Genève. A cet effet, il a présenté le rapport national et fait l’état de la mise en œuvre des 187 recommandations acceptées à l’issue de l’examen précédent de 2018. Après le passage de la délégation malienne devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève, 275 recommandations ont été adressées à notre pays, parmi lesquelles certaines sont entièrement mises en œuvre ou sont en cours, d’autres le seront très prochainement. Ainsi, dans le souci de maintenir le caractère participatif et inclusif, les représentants de notre pays à cet exercice ont décidé, avant de se prononcer sur lesdites recommandations, de revenir restituer le Rapport national et de recueillir les avis et suggestions de tous les acteurs. Pour cela, le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé une table ronde le 16 août 2023. A l’issue de cette table ronde, les participants se sont prononcés sur les 275 recommandations à travers une matrice qui doit être soumise, en dernier lieu au Gouvernement en vue d’une approbation. Cette dernière phase du processus impose à notre pays de soumettre, au plus tard, le 28 août 2023, son rapport additif qui devra être adopté lors de la 54ème session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme, prévue en septembre 2023. L’approbation du rapport national additif dans le délai prévu permettra, non seulement d’inscrire le dossier du Mali au rôle de la 54ème session ordinaire du Conseil des Droits de l’Homme, de mettre en exergue et de préciser la position du Mali sur l’ensemble des recommandations adressées

Kangaba : restitution des résultats de la campagne CPS édition 2023, 1er passage

Kangaba, 15 août (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao a présidé le mercredi 09 août 2023 Août dans la salle de conférence du Cercle, les travaux de l’atelier de restitution des résultats de la campagne CPS édition 2023 1er passage du district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la rencontre outre les responsables du Centre de Santé de Référence (CSRéf), les chefs de service du développement social, de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, les représentants de l’AMUPI, de l’église, du RECOTRADE, les maires, les présidents ASACO et les Directeurs Techniques de Centre (DTC) des 23 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. Il s’agissait au cours de cet atelier de valider les résultats de la campagne CPS 1er passage 2023 au niveau district sanitaire. Les travaux ont permis de partager avec tous les acteurs les résultats du 1er passage 2023 par aires de santé, de valider les résultats du 1er passage de la campagne CPS 2023 par aire de santé, de faire non seulement le point sur le stock des intrants restants par aire de santé mais aussi les contributions communautaires par aire de santé, de recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et de faire des recommandations. Les participants ont eu droit à quelques présentations qui ont porté sur les ressources utilisées, les activités de la campagne, résultats obtenus, les points forts et les points à améliorer.   S’agissant des résultats obtenus 3175 de 03 à 1 mois, 18981 de 12 à 59 mois soit au total 22156 enfants ont été traités au cours de cette campagne. Le taux de couverture est de 58’6% pour les enfants de 03 à 11 mois, 74,3% pour les enfants de 12 à 59 mois. Un des points forts de ce premier passage a été la contribution des ASACO à hauteur de 1412000 FCFA pour appuyer les équipes en termes de carburant, de nourriture et d’équipes supplémentaires. Il a été constaté que des difficultés ont été rencontrées notamment l’absence de certains enfants au moment du passage des agents d’administration, la synchronisation des données par les agents d’administration, l’insuffisance dans la saisie de la partie gestion des médicaments dans la tablette par les agents d’administration, le faible taux de couverture thérapeutique due au problème de synchronisation dans certaines aires de santé suite à l’insuffisance de réseau et l’insuffisance dans le paramétrage de certains smartphones. A l’issue des travaux les participants ont recommandé de trouver des solutions aux difficultés rencontrées au premier tour notamment de revoir le nombre d’équipe d’administration et de rendre disponible des smartphones de qualité. Faut- il rappeler qu’au Mali, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique, il représente la première cause de morbidité (34%) et de mortalité (27‰), selon les données du système d’information sanitaire (DHIS2, 2022). C’est pour réduire la mortalité et la morbidité liées au paludisme, que le PNLP sur recommandation de l’OMS a mis en œuvre la campagne de Chimio Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS) chez les enfants en appui aux autres interventions de lutte contre le paludisme. La CPS s’applique aux pays dans lesquels le paludisme est endémique où plus de 60% des cas de paludisme surviennent pendant une période de 3 à 4 mois. Elle est organisée au niveau communautaire sous forme de campagne de masse pendant laquelle une combinaison de Sulfadoxine/Pyriméthamine (SP) + Amodiaquine (AQ) à dose thérapeutique est donnée aux enfants de 3 à 59 mois.                                                 SD/KM (AMAP)

Distribution en cours de l’engrais subventionné à Sikasso : Le soulagement des producteurs

Par Mariam F. DIABATE  Sikasso, 04 août (AMAP) Les producteurs de Sikasso, dans le Sud du Mali, ont accueilli avec soulagement la mise à disposition des fertilisants subventionnés par l’État même s’ils estiment que les quantités disponibles sont en deçà des besoins. L’insuffisance des quotas alloués provoque, souvent, l’ire et l’incompréhension des producteurs de la 3è Région administrative du Mali. Depuis juin dernier, les producteurs de Sikasso prennent d’assaut la cour de la Direction régionale de l’agriculture (DRA) où se déroulent les opérations de distribution, dans l’espoir de s’approvisionner en engrais subventionnés par l’État. Lundi 24 juillet dernier, il est 10 heures dans la cour de la DRA. Le ciel est couvert de nuage. À l’entrée, l’ambiance est bon enfant. L’opération de distribution d’engrais subventionnés se déroule devant la section agriculture dont la devanture est bondée de monde. De nombreux producteurs, venus de différentes contrées de Sikasso, y sont campés avec leurs motos. Ils sont là depuis le petit matin. Chacun tient à être servi. IMPATIENCE – L’un d’eux, visiblement en colère, explique les raisons de cette impatience. «La subvention de l’engrais est une bonne initiative de la part du gouvernement. Cette année, mon village met en valeur des champs d’une superficie de 81 ha de maïs et 85 ha pour la culture du riz. Je suis là pour récupérer le quota d’engrais subventionnés destiné à mon village», explique Diakalia Bengaly. L’envoyé du village de Pengafolasso est convaincu qu’il n’aura pas le quart du besoin exprimé par son village. Conscient qu’il faudra se contenter de ce qu’il aura, notre interlocuteur déplore les va-et-vient incessants entre son village et la DRA pour remplir des formalités. «Pour l’instant, nous sommes dans l’attente», a dira M. Bengaly qui invite l’État à penser à décentraliser la distribution de l’engrais subventionné pour rapprocher les sites des producteurs. «Toute chose qui permettra aux producteurs de s’approvisionner dans leurs communes», suggère-t-il. Harouna Traoré et Alhassane Ouattara ont été délégués par Kalfabougou et Sayaga. Ces deux villages possèdent, respectivement, des champs de maïs d’une superficie de 70 ha et 90 ha ainsi que des champs de riz s’étendant sur 30 et de 40 ha. Leurs représentants souhaitent obtenir la quantité d’engrais pouvant couvrir l’ensemble des superficies cultivées. Nos deux interlocuteurs exhortent les autorités à augmenter la quantité d’engrais subventionné allouée à la région de Sikasso. Également rencontrée sur place, Adjaratou Diamouténé estime que l’accès à l’engrais est très difficile pour les coopératives des femmes. « C’est la raison pour laquelle, explique la quadragénaire, nombres de femmes abandonnent la lutte. » Les inquiétudes de ces producteurs et productrices sont-elles fondées ? «Cette année, la quantité d’engrais subventionnés accordées à la DRA de Sikasso par l’État s’élève à 17 932 tonnes. Pour l’heure, 7 333,9 tonnes d’engrais (tous types confondus) ont été distribués», détaille le chef du bureau statistique et suivi évaluation de la DRA, Moussa Dembélé. Selon ljui, cette quantité ne représente que 12% des besoins de la région. DIX JOURS SUPPLEMENTAIRES – « La distribution a démarré le 12 juin pour l’engrais organique et le 3 juillet pour l’engrais minéral », explique le directeur régional de l’agriculture, Alkassoum Barka. Il précise que 1.535 tonnes d’urée dont 38 tonnes de DAP et 863 tonnes de NPK, 15.488 tonnes d’engrais organiques, 8 tonnes de fertilisant (ovalis) et 6 tonnes de maïs hybride ont été mises à la disposition de la DRA au profit des cercles de Sikasso et de Kadiolo. Les prix subventionnés sont de 14 000 Fcfa le sac de 50 kg pour l’engrais minéral, 3 000 Fcfa le sac de 50 kg de l’engrais organique, 17 500 Fcfa pour l’ovalis et la semence de maïs hybride coûte 1 500 Fcfa. Quant aux prix non-subventionnés des engrais, il est de 27 000 Fcfa pour l’urée, 31 000 Fcfa le sac de DAP et 29 000 Fcfa pour le NPK. Le sac de 50 kg de l’engrais organique est cédé à 6 000 Fcfa, contre 3 000 Fcfa pour la semence de maïs hybride à et à 35.000 Fcfa pour l’ovalis. Sikasso, la cité verte du Kénédougou, est l’une des principales régions nourricières du Mali. Zone de production par excellence de légumes, de tubercules, de fruits, de céréales et de coton, la région doit son essor économique aux investissements massifs (financiers et humains) de ses fils dans l’agriculture. Productions agricoles qui continuent de croître grâce à l’accès des paysans aux intrants notamment les fertilisants subventionnés par le l’État. Malheureusement, cette année encore, des retards sont constatés dans la mise en place de ces engrais chimiques. Dans la zone de l’Office du Niger, dans le centre du Mali, des lourdeurs administratives entravent les activités. En visite cette semaine dans cette zone, le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, a, au regard des difficultés d’approvisionnement, invité les fournisseurs à plus d’efforts pour une mise en place rapide des engrais. «Nous avons adressé une lettre à tous les fournisseurs pour leur accorder dix jours supplémentaires afin qu’ils puissent honorer leurs engagements. Passé ce délai, leurs reliquats seront attribués à d’autres fournisseurs disposant de l’engrais», a-t-il prévenu. Il a révélé que l’opération de distribution, dans cette zone, connaît un léger retard à cause du nombre important de signataires et le fait qu’il n’y ait qu’un seul contrôleur financier à Niono qui doit signer les cautions techniques de cinq zones de production (Niono, Molodo, N’Débougou, Kouroumari et M’Béwani.) « Cette tâche, selon lui, n’est pas du tout aisée, car il s’agit de milliers de documents à signer. D’où le retard dans la délivrance des cautions techniques aux producteurs agricoles. » Quant aux zones de production de Kolongo et de Ké-Macina, un contrôleur financier doit signer leurs documents. «C’est une lourdeur que nous allons signaler au département de l’Économie et des Finances», a assuré le ministre Dembélé. Parlant des défis à relever, le directeur régional de l’agriculture de Sikasso, Alkassoum Barka, a évoqué, entre autres, l’insuffisance de l’engrais minéral subventionné, le dérèglement climatique, l’insuffisance du personnel d’encadrement ainsi que l’intensification de la production de la fumure organique. Il a invité les producteurs à alerter les autorités en

MINUSMA : Le contingent égyptien a quitté le Mali

Bamako, 04 août (AMAP) Quelque 460 Casques bleus du bataillon égyptien de combat et d’escorte de convois de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont quitté Gao, dans le Nord du Mali, pour regagner leur pays, le 28 juillet dernier. Selon la Mission onusienne, ces « soldats de la paix ont opéré pendant plus d’un an dans un environnement particulièrement exigeant, à travers des escortes de convois allant de Gao à Tessalit, en passant par Kidal et Aguelhok ». Cela, dans « des conditions très difficiles marquées par la recrudescence de l’usage des engins explosifs improvisés par les groupes armés terroristes. » Ces différentes missions effectuées avec un rythme soutenu, ont contribué à sécuriser les convois logistiques et à la protection des civils. En outre, « les Casques bleus égyptiens, a indiqué la MINUSMA, ont mené de nombreuses activités civilo-militaires à travers des dons de denrées alimentaires, de fournitures scolaires et de milliers d’articles ainsi que des consultations médicales gratuites afin d’aider les plus vulnérables. » «Le départ du contingent égyptien était programmé avant l’adoption de la résolution 2690 du Conseil de Sécurité des Nations unies mettant fin à la MINUSMA. C’est néanmoins un pas de plus vers le retrait définitif du Mali », a fait noté la Minusma. La mission a annoncé que dans les jours qui suivent, des Casques bleus des contingents sénégalais, burkinabé, ivoirien et bangladai quitteront le Mali avec la fermeture des camps périphériques d’Ogossagou (Centre), Goundam, Ber et Ménaka (Nord). Ces mouvements s’inscrivent dans le cadre du retrait complet du territoire malien au 31 décembre 2023, a rappelé la Mission onusienne au Mali. MK/MD (AMAP)

Mali : L’activiste Rokia Doumbia, «Tata vie chère» condamnée à un an de prison ferme

Bamako, 02 août (AMAP) Le Tribunal de grande instance (TGI) de la Commune IV de Bamako, la capitale malienne, a condamné l’activiste Mme Sidibé Rokia Doumbia, «Tata vie chère» à un an de prison ferme et à une amende d’un million de Fcfa, a annoncé une source proche du dossier. Dans cette affaire dont le délibéré a été rendu mercredi 02 août 2023, l’influenceuse Rokia Doumbia, Mme vie chère ou encore « tantie Rose », comme l’appellent les internautes, présidente de l’Association «Siguida Nièta», était poursuivie, au départ, pour des faits d’«incitation à la révolte et trouble à l’ordre public par usage des TICS », «outrage et violence envers le chef de l’État». Elle avait été inculpée le mercredi 29 mars 2023, pour de nouvelles charges d’«association de malfaiteurs, d’atteinte au crédit de l’État pris dans sa gouvernance judiciaire et politique», par le doyen des juges d’instruction de la même juridiction. Ainsi, elle a été placée, à nouveau, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction. Mme Sidibé Rokia Doumbia a été placée sous mandat de dépôt le 15 mars dernier par le procureur du TGI de la Commune IV, à la prison pour Femmes de Bolé. Elle avait éée interpelée deux jours plutôt par le Commissariat de Lafiabougou (ex 5è arrondissement). AT/MD (AMAP)

Mise en garde du gouvernement aux spéculateurs sur le prix du sucre au Mali (Communiqué)

Bamako, 02 août (AMAP) Les autorités maliennes en charge du commerce et de la concurrence ont mis en garde, mercredi, contre la spéculation sur le prix du kilogramme de sucre importé vendu entre 700 et 800 Fcfa, par endroits, notamment sur les marchés de Bamako et environs. Dans un communiqué, le directeur général du Commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) en appelle « à la responsabilité collective » après avoir constaté que « certains opérateurs économiques violent les dispositions du cahier de charges déterminant les conditions d’importation et distribution du sucre, notamment le respect des prix indicatifs plafonds fixés. » Le directeur général en charge du Commerce, a rappelé « aux commerçants détaillants et aux consommateurs que les prix de vente plafonds du sucre importé demeurent ce comme suit : le prix de gros à 30.000 Fcfa le sac de 50kg et le prix de détail à 650 Fcfa le kilogramme », précise le communiqué. À cet effet, le DGCC invite les revendeurs et les consommateurs à signaler tout manquement aux numéros verts 33 088 et 33 099. Il a averti que « les brigades de contrôle de la DGCC restent mobilisées sur le terrain en vue de s’assurer du respect des prix indicatifs plafonds fixés. » AT/MD (AMAP)

Mali : Le gouvernement opte pour le maïs contre la pénurie de farine de blé

Bamako, 1er aout (AMAP) Les opérateurs économiques privés et le gouvernement maliens ont décidé de miser sur la transformation de nos produits agricoles afin d’apporter des solutions appropriées aux problèmes de pénurie de farine au Mali, a appris l’AMAP, lundi, à Bamako. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé, dans les locaux de son département, une réunion technique avec les meuniers, a indiqué que son département est en concertation avec les ministères de l’Agriculture et de l’Économie et des Finances afin d’assurer la production de 10 millions de tonnes de maïs. «Aujourd’hui, le maïs est la production agricole qui peut nous permettre d’assurer la couverture nationale de nos besoins en farine. Nous avons la capacité de produire 10 millions de tonnes de maïs», a-t-il signalé. Cette céréale peut être transformée en farine par les usines maliennes, selon le ministre qui a ajouté avoir eu un échange «franc et constructif» avec l’ensemble des industriels dans le domaine de la farine. Moussa Alassane Diallo a exprimé la volonté du gouvernement de prendre toutes les mesures pour assurer un soutien aux industries maliennes. Il a, également, assuré de la disponibilité des autorités à prendre des mesures pour lutter contre la fraude et la concurrence déloyale qui causent des préjudices à nos industries « en terme de crédibilité. » «Après la bataille sécuritaire et diplomatique, le temps de la bataille économique est arrivé. Les industries y jouent un rôle extrêmement important», a expliqué le ministre Diallo, ajoutant que « ce sont les industries qui créent la richesse et qui redistribuent les revenus. » « Pour cela, a-t-il affirmé, son département est actuellement dans la relecture pour la refondation de toutes nos politiques industrielles qui reposent essentiellement sur la transformation des produits locaux, notamment dans le domaine de l’Agriculture. » Moussa Alassane Diallo a estimé que toutes les difficultés que le Mali a, aujourd’hui, sur la farine « sont des problèmes structurels auxquels une réponse conjoncturelle par le biais de l’importation a toujours été apportée. » «C’est cela le vrai problème que nous devons regarder en toute transparence», a dit M. Diallo, ajoutant que notre pays n’a jamais été autosuffisant en farine et en sucre. Il a promis des échanges s entre le gouvernement et les opérateurs économiques, « dans les prochains jours », pour trouver des mécanismes et des actions en vue de réformes structurelles dans le secteur du sucre et de la farine. « Cela, a-t-il fait savoir, pour que notre pays puisse sortir définitivement de cette spirale de pénurie sur nos marchés. » Il s’agit assurer afin  la production de 10 millions de tonnes de maïs par an « de façon et de transformer cette céréale en farine par nos usines et consommée par les Maliens. « Cette dynamique permettra, selon Moussa Alassane Diallo, de sortir notre pays de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur en production de farine. » MS/MD (AMAP)

Le président Goita à la fin du Sommet Russie-Afrique : « Nous partageons des valeurs avec la Russie »

Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 1er août (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, s’est satisfait de sa visite de quelques jours à Saint-Pétersbourg dans le cadre du 2è Sommet Russie-Afrique, du 27 au 27 juillet 2023. Dans une interview à la presse, à la fin des travaux du sommet, le chef de l’État s’est particulièrement réjoui de son audience avec son homologue russe, Vladimir Poutine, précédée d’une rencontre bilatérale. «Nous avons discuté des questions bilatérales dans les différents domaines. Les engagements discutés entre les deux parties ont été validés par le plus haut niveau de discussions. Après cette rencontre bilatérale, j’ai eu un tête-à-tête avec le président russe au cours duquel nous avons passé en revue nos domaines de coopération », a déclaré Assimi. « Je suis vraiment satisfait de cette visite. J’ai été surtout impressionné par le respect mutuel du président Poutine, par sa grande disponibilité et sa grande capacité d’écoute. Il m’a assuré que le Mali est un partenaire clé pour la Russie. Cela veut tout dire», s’est félicité le colonel Assimi Goïta. «La Russie a été un partenaire stratégique du Mali depuis l’accession de notre pays à l’indépendance en 1960. Nous partageons un certain nombre de valeurs avec la Russie que sont, entre autres, la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de la souveraineté des États et surtout la prise en compte des intérêts de nos populations », a dit le cgef de l’Etat malien. « Je suis en contacts téléphoniques permanents avec le président russe. C’est à la suite d’un de nos appels téléphoniques qu’il m’a fait l’honneur de m’inviter à ce sommet», a rappelé le chef de l’État. «Il était de mon devoir d’honorer mon engagement par la présence d’une forte délégation malienne composée des ministres, des membres du Conseil national de transition (CNT) et des opérateurs économiques», a précisé le président Goïta. L’enjeu de ce sommet, a fait remarquer le président de la Transition, était de construire et de consolider un partenariat stratégique gagnant-gagnant dans les domaines économique, agricole, commercial, de l’enseignement et de la recherche scientifique, politique et surtout aussi sécuritaire. « Quand notre pays a été confronté aux sanctions inhumaines et illégitimes contre les populations par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les autorités de la Transition ont dépêché plusieurs missions en Russie. Ces différentes missions ont travaillé sur plusieurs dossiers, notamment l’approvisionnement du pays en engrais dans le domaine agricole et dans le cadre du transport notamment la relance du trafic ferroviaire », a encore dit le colonel Goïta. « Le Mali est en train de travailler dans le cadre de la création d’une compagnie aérienne avec la Russie et dans le domaine sécuritaire, notre pays a bénéficié de la livraison de plusieurs aéronefs et cela va se poursuivre », a révélé le président Goïta. Selon lui, « diversifier et intensifier cette coopération avec la Russie participe des enjeux de ce sommet pour le Mali. » JALONS DE LA COOPÉRATION – Lors du premier sommet, la Russie avait convenu de diversifier l’aide humanitaire et de développer le commerce en fonction de son partenariat avec les différents alliés. «Force est de connaître que des difficultés sont apparues dans l’exécution de ces missions. Notamment, à cause de la pandémie du Coronavirus qui a perturbé les transactions commerciales internationales. Ce qui a eu pour conséquences pour beaucoup de pays de pas avoir pu bénéficier de cet appui », a souligné le chef de l’État. Il a ajouté que la cherté de la vie s’est invitée dans cette initiative pour impacter négativement tous les secteurs principalement les prix des hydrocarbures, des engrais etc. Et aussi le conflit en Ukraine qui impacté tous les secteurs vitaux. « La Russie est revenue avec ses partenaires pour identifier les nouvelles routes de ravitaillement des bénéficiaires. Les sanctions imposées par les Occidentaux à la Russie ont également perturbé le ravitaillement en denrées alimentaires des pays bénéficiaires. Le cas du Mali se situe dans ce cadre», a fait remarquer le président Goïta. «Le monde a beaucoup évolué. Il s’agit, pour les pays, d’identifier leurs intérêts et identifier leurs partenaires avec lesquels ils peuvent s’engager dans le cadre du respect mutuel et du respect de la souveraineté des États. Aujourd’hui, la Russie demeure ce partenaire fiable, sincère et engagé à répondre aux aspirations des populations maliennes», a estimé le président de la Transition. C’est, selon lui, la raison pour laquelle, le Mali a développé un certain nombre de partenariats, notamment dans le domaine de la sécurité. A l’issue de la rencontre avec les autorités russes, il est question de renforcer l’arsenal sécuritaire et militaire du Mali. « Sans sécurité il n’y a pas de développement et vice-versa. C’est pourquoi le Mali a décidé de renforcer davantage le secteur économique dans cette dernière phase de la transition. C’est pour cela que les négociations sont en cours avec la partie russe pour les secteurs agricole, commercial, transport surtout ferroviaire. Une accélération de ces actions est attendue pour la concrétisation de nos engagements, donc des résultats de cette coopération’, a annoncé Assimi Goïta. «Nous avons déjà posé les jalons. Il appartient aux différents ministères de veiller à atteindre les objectifs recherchés», a conclu le colonel Goïta, attendu, avec sa délégation ce mardi à Bamako. MC/MD (AMAP)