Salon du livre de Ségou : Inciter les jeunes à lire
Ségou, 23 déc (AMAP) La 5ème édition du Salon du livre de Ségou (SALISE), s’est tenue du 19 au 22 décembre, à l’Université de la ville avec comme thème : « Investir dans les métiers du livre au Mali », a constaté l’AMAP sur place. Ce salon avait pour objectifs de mettre en lumière les professionnels du livre tels que l’éditeur, le bibliothécaire, le libraire, l’écrivain, le documentaliste, l’archiviste, et l’imprimeur, d’inviter les uns et les autres à investir dans ce secteur, de créer le goût de la lecture chez les Maliens, d’inciter les élèves et étudiants à lire et de faire connaître la culture du Mali ainsi que ses valeurs sociétales. Justifiant l’organisation de ce salon, le commissaire général du SALISE, Mamadou Macalou, a déclaré que l’évènement est né du constat que « dans nos milieux scolaires et universitaires, le goût de la lecture a tendance à disparaître, surtout avec l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication. » Pour M. Macalou, le fait que les élèves et les étudiants ne lisent pas assez, est une grosse lacune qu’il faut résoudre par le biais de la lecture et de la recherche. « Nous voulons à travers ce salon non seulement pousser les Maliens à la lecture mais, aussi, les inciter à investir dans ce secteur. C’est un créneau porteur de richesse et créateur d’emploi », a-t-il indiqué. De son côté, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du Tourisme, Adama Koné, qui a présidé la cérémonie de lancement, s’est apesanti sur le thème de cette année, qui est non seulement pertinent, mais aussi porteur d’espoir pour un secteur clé de notre développement. «Il nous invite à réfléchir sur les nombreux défis auxquels fait face notre chaîne du livre, tout en explorant les opportunités qu’elle recèle pour notre développement culturel, social et économique», a souligné M. Koné. Les conférences thématiques, au menu du programme, ont porté, notamment, sur « L’industrie du livre au Mali : enjeux et perspectives » et « Comment valoriser les métiers du livre au Mali ». D’après le représentant du ministre de la Culture, elles ont permis d’échanger des idées novatrices et de tracer les contours d’un avenir prometteur pour le secteur du livre. Pour sa part, le recteur de l’Université de Ségou, Dr Esaii Daou, a dit que les organisateurs ont fait le bon choix du site, « parce que Ségou est une ville de tradition orale par excellence et l’Université un lieu de formation et d’apprentissage. » Partant du principe que la lecture est la base de tout apprentissage et l’éducation, le socle de tout développement, Dr Daou a invité les enseignants et, surtout, les étudiants « à trouver du temps pour la lecture, » en complément des modules développés et enseignés à l’Université. MS/MD (AMAP)
Littérature : « Mariage à distance », une histoire émouvante et captivante de l’écrivaine Aoua Sylla
Kayes, 22 déc (AMAP) Dans son roman, « Mariage à distance », notre consœur Aoua Sylla raconte la vie tourmentée de Aïcha qui vivait loin de Seydou, un Soninké vivant en France. Ne pouvant plus supporter les complots ourdis par certains membres de sa belle-famille, l’héroïne du livre a refait sa vie au moment même où son ex-époux s’est suicidé, après son rapatriement. Edité en Novembre 2024 par Prostyle Editions, une maison d’édition basée à Bamako, ce livre de 86 pages est un mélange d’œuvres littéraire et journalistique. Aoua Sylla use de ses qualités de journaliste bien inspirée pour nous faire visiter l’univers des migrants, en racontant la vie tourmentée de Aïcha, une femme sonrhaï, dont le mari Seydou, de l’ethnie soninké, a décidé de migrer en France, quelques semaines après la célébration de leur mariage. Dans ce roman à la fois fictif et réel qui a été préfacé par le correspondant de l’AMAP a Kayes, Bandé Moussa Sissoko, Aoua décrit avec humour et franchise l’histoire d’une jeune fille qui s’était mariée à un émigré résidant en France. Après le départ de celui-ci pour l’Hexagone qui, comme tant d’autres pays, est perçu comme l’eldorado pour les membres de l’ethnie Soninké, l’héroïne du roman a vécu une vie de couple à distance, marquée par des soubresauts. Avant de s’engager dans cette union sacrée, Aïcha pouvait penser à tout sauf à une rupture brutale et tragique de leur union sacrée, compte tenu de ses rapports intimes avec son mari. Mais, c’était sans compter avec les multiples complots et coups bas qui lui ont contraint à quitter son foyer. L’ex-épouse de Seydou méditera longtemps sur la méchanceté de sa belle-mère, le cynisme et la jalousie de sa belle-sœur. Le couple a divorcé lorsque la belle-sœur a annoncé aux membres de leur famille qu’elle a surpris Aicha, dans un hôtel de Kayes, en train de faire des jeux d’amour avec son ami d’enfance. Lors de la cérémonie de présentation, le 15 décembre 2024, dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes, la journaliste écrivaine a sollicité le soutien des pouvoirs publics et des projets ou ONG pour la réalisation d’un film tiré de son roman. Certains intervenants ont même suggéré la réalisation d’une pièce de théâtre en langue officielle bamanan afin que le maximum de gens puisse découvrir le livre. Une semaine avant cette cérémonie de lancement, la commission d’organisation avait même organisé une conférence de presse pour présenter le livre aux médias. Toujours dans le cadre de la vulgarisation du roman « Mariage à distance », l’ Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocrati (AJCAD) a organisé le 21 décembre 2024 l’AGORA scientifique pour permettre à l’écrivaine d’expliquer le contenu de son œuvre. Cela a été, aussi, une occasion pour l’assistance de poser des questions sur les sujets (migration, culture, mœurs et tradition des ethnies Soninké et Sonrhaï) et de faire de contributions et observations. BMS/MD (AMAP)
Mali : L’Armée met hors de combat des terroristes dans la Région de Bandiagara (Centre)
Bandiagara, 23 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mis, vendredi, hors d’état de nuire une douzaine de terroristes et détruit du matériel logistique dans plusieurs localités de la Région de Bandiagara (Centre), a annoncé, samedi, la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa), sur ses plateformes digitales. «Le chef d’état-major général des Armées informe l’opinion nationale que dans l’après-midi du 20 décembre 2024, les FAMa ont infligé de lourdes pertes à des GAT (Ndlr, Groupes armés terroristes) qui s’étaient attaqués à de paisibles populations dans les villages de Banguel Toupé et de Iriguli, à environ 35 km au Nord-Ouest de Badiangara », précise le communiqué. La même source ajoute que c’est « au cours de leur retraite que ces groupes ont été surpris par l’aviation qui a effectué des frappes de haute précision ayant mis l’ennemi en déroute », ajoutant que le bilan est « d’une douzaine de terroristes neutralisés et six motos brûlées», signale la DIRPA, dans son communiqué. Le jeudi 19 décembre, les FAMa ont neutralisé deux terroristes et saisi deux pistolets mitrailleurs, une moto et une radio TYT dans le Cercle de Léré (Nord). En outre, dans la Région de Bandiagara, un guetteur a été interpellé et du matériel roulant et militaire ont été trouvés sur des éléments terroristes. Le matériel comprend des maillons garnis et un sac contenant des téléphones portables appartenant à des terroristes en fuite. À Gao (Nord), les militaires ont eu aussi des échanges de tirs avec des braqueurs sur la Route nationale (RN 16), Sevaré-Gao. « Le bilan est de deux braqueurs interpellés et mis à la disposition de la prévôté, une moto, un Pistolet mitrailleur (PM), deux chargeurs et des cartouches récupérés», a précisé la DIRPA dans son communiqué. AT/MD (AMAP)
Diéma : Plus de 60 000 enfants, de 6 à 59 mois, concernés par la campagne SIAN.
Diéma, 21 déc (AMAP) La campagne de la Semaine d’intensification des activités nutritionnelles (SIAN), 2e passage 2024, lancée vendredi, concernera précisément 66 761 enfants de 6 à 59 mois qui recevront leur dose de vitamine A, à travers la stratégie de porte à porte, dans les 24 aires de santé du District sanitaire de Diéma (Ouest). La cérémonie de lancement, qui s’est déroulée, comme à l’accoutumée au domicile du chef de village de Diéma dont le représentant, Fousseiny Sissoko, a accueilli la foule de femmes et d’enfants. La représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Kamissoko Kadiatou Sy, a fait savoir que ces nombreuses Journées nationales de vaccination (JNV) que l’Etat et ses partenaires organisent périodiquement, « ne sont jamais de trop, puisqu’elles visent le bien-être des populations, particulièrement les enfants. » Kadiatou SY d’ajouter : « Celui qui vous aide à prévenir votre enfant contre les maladies vous veut du bien, car il contribue à alléger vos dépenses. » Elle a invité les femmes à une implication sans réserve pour la réussite de la campagne. Abondant dans le même sens, la représentante de la Direction régionale de la santé de Kayes, Dr SIDIBE Mariam Keita, a demandé aux femmes, de laisser de côté leurs occupations, pour participer à la campagne, afin que leurs enfants « qui sont concernés puissent recevoir leur dose de vitamine A. » Elle a adressé des remerciements aux autorités locales pour leur implication, ce qui, selon elle, dénote leur attachement à la santé des communautés. Elle a salué l’ONG HKI pour son soutien à l’organisation de cette importante campagne. Elle a mis un accent particulier sur le Programme élargi de vaccination (PEV) de routine qui joue un rôle déterminant dans la prévention des maladies, tout en insistant sur le dépistage des cas de malnutrition chez les enfants. Pour sa part, le premier adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Touré, a félicité les relais communautaires pour leurs efforts lors des campagnes et sans l’apport desquels, « il serait difficile d’obtenir des résultats. » Le deuxième adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, s’est réjoui de la générosité du partenaire HKI. Pour la réussite de cette activité médicale préventive, il a invité les parents à maintenir dans les maisons leurs enfants, afin que tous reçoivent leur dose de Vitamine A. En administrant, par la bouche, le contenu de la capsule de Vitamine A à l’enfant Mahamadou Sissoko, âgé d’un an, le deuxième adjoint au préfet Attayoub Ould Mohamed, a donné le coup d’envoi de la campagne SIAN, dans le District sanitaire de Diéma. OB/MD (AMAP)
Rue marchande de Kati : La 8ème édition lancée samedi
Kati, 21 déc (AMAP) L’édition 2024 de la traditionnelle rue marchande de Kati a été ouverte, samedi après-midi, dans la ville de Kati sous la présidence du premier adjoint au préfet du Cercle de Kati, M. Issa Pléa accompagné du 2e adjoint au Préfet, M. Arouna Berthé et du parrain de l’événement, M. Gadiaba Cissé. Cet évènement dénommé, cette année, Foire Alliance des Etats du Sahel (AES), est né de la volonté des autorités communales de pérenniser l’activité pour favoriser ainsi les échanges entre les différentes couches socio-économiques de la Commune urbaine de Kati. Elle est organisée chaque année par la Mairie de la Commune urbaine de Kati en relation avec l’Association des commerçants détaillants de Bamako et de Kati. Selon les autorités communales, les éditions antérieures ont, chacune, contribué fortement à développer une somme d’expériences dans l’organisation et la gestion de cette activité à vocation commerciale. Cette 8e édition dont la particularité est l’implication des deux autres pays de l’AES offre l’opportunité aux opérateurs économiques de Kati, du Burkina Faso et du Niger habitant dans la commune d’échanger, de communiquer et de commercer avec leurs homologues de Bamako, des autres localités du Cercle de Kati et du Mali. Cette ouverture a été marquée par plusieurs interventions, des prestations d’artistes et la visite des stands. La foire continue jusqu’au 2 janvier 2025 AK/MD (AMAP)
Gouvernance locale à Bougouni : Les acteurs du contrôle financier se renforcent sur les instruments budgétaires
Bougouni, 21 déc (AMAP) La Direction régionale du contrôle financier de Bougouni a organisé un atelier de formation sur les instruments budgétaires et comptables, du 2 au 6 décembre 2024 dans le cadre du renforcement des capacités des acteurs du contrôle financier et des collectivités pour une gouvernance locale plus inclusive et responsable, Le Gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, qui a présidé l’ouverture de cette session de formation, a mis l’accent sur la réforme des finances publiques engagée dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) qui concerne non seulement les finances des Etats mais, également, celles des collectivités territoriales. En présence du Préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des membres de son cabinet, du représentant du maire de la Commune urbaine de Bougouni, M. Bani Touré ,et des responsables de la Direction régionale du contrôle financier DNCF et de certaines collectivités territoriales, le gouverneur a rappelé que la directive communautaire vise, d’une part, à harmoniser la préparation et le contrôle du budget des collectivités de l’espace UEMOA, et, d’autre part, de faciliter l’analyse des informations budgétaires et financières de ces collectivités. « Afin d’atteindre l’objectif majeur de renforcement de capacités sur la réforme des finances publiques et l’harmonisation des pratiques budgétaires d’une collectivité à une autre, le Projet de déploiement des ressources de l’Etat et décentralisation pour l’amélioration des services (PDREAS), partenaire clé de la décentralisation au Mali, a initié cette session de formation en s’appuyant sur la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) qui joue un rôle incontournable grâce à sa mission de contrôle des budgets et son niveau poussé de déconcentration », selon le Gouverneur Wélé Dans leurs différentes interventions, le représentant du Maire, M. Bani Touré, celui du coordinateur du PDREAS, M. Salif Traore, et le Directeur régional du contrôle financier de Bougouni, M. N’Tio Keita, ont tous mis l’accent sur le renforcement des capacités des acteurs du contrôle financier et des collectivités sur la gouvernance locale plus inclusive et responsable. Toute chose qui leur a permis d’émettre leurs préoccupations, d’exprimer des inquiétudes et de soumettre leurs recommandations au cours de cette session de formation pendant les différents modules qui ont été présentés durant les cinq jours de formation. Le gouverneur a, ensuite, exhorté les participants « à être assidu et à profiter au maximum de l’expérience et des connaissances des différents intervenants » en espérant qu’ils seront suffisamment outillés pour l’accomplissement de leurs mission respectives. » A la clôture de la session, présidée au nom du gouverneur de la Région de Bougouni par le Directeur de cabinet, ce dernier a félicité les participants pour leur assiduité et les expériences acquises tout en félicitant la Direction régionale du contrôle financier et son partenaire, le PDREAS, ainsi que les collectivités territoriales pour l’organisation de cette session de formation. Il les a assurés de l’accompagnement de l’administration régionale pour la pérennisation des leçons apprises et les recommandations fortes de cet atelier. La cérémonie a été couronnée par la remise d’attestations aux participants. BHT/MD (AMAP)
Koutiala : Une attaque fait un mort et un blessé à Zangasso
Koutiala, 20 déc (AMAP) Un homme a été tué et une fillette blessée par des hommes armés qui ont attaqué, ce vendredi matin, la Commune rurale de Zangasso, située à une trentaine de kilomètres de Koutiala (Sud), apprend-t-on de sources locales. Vers 07 h, une dizaine d’hommes à moto ont pris le contrôle du garbal (marché au bétail) de la localité et ont intimé l’ordre à tout le monde à plat ventre. indiquent les mêmes sources. ID/MD (AMAP)
Pêche : La rareté du poisson s’installe
Par Fadi CISSÉ Bamako, 20 déc (AMAP) Lundi 16 décembre. Il est 7 heures du matin, le thermomètre affiche déjà les 19°C. Devant la façade d’un hôtel de la place, coté berges du fleuve Djoliba. La place est réputée être à la fois un débarcadère et un marché aux poissons de la capitale. Le visiteur est assailli par des relents de poissons en décomposition, des tas d’écailles et autres déchets de poissons. Des mouches qui survolent, des cris et interpellations de mareyeuses qui sentent toutes le poisson, complètent le décor. Nana Thiéro est justement une mareyeuse. Assise sous un parasol, faisant face à son étable débordant de fretins (tinèni en Bamanan), la dame de corpulence robuste, accompagnée de sa fille, la trentaine, hèle les clients. « Je ne connais que ce métier. Depuis mes sept ans, je tirais le filet avec mes parents à Markala (Centre) pour capturer des poissons. Aujourd’hui, Dieu m’a confié cette activité commerciale dans laquelle je gagne bien ma vie », raconte celle qui pratique ce métier, depuis plus d’une cinquantaine d’années. L’arrivée des caisses de poissons égaie la conversation, car, reconnaît notre interlocutrice, le poisson se fait rare dans nos fleuves et cours d’eau, obligeant les pêcheurs à partir de plus en plus loin. « Les rares poissons qu’on trouve ne suffisent pas à couvrir la demande», confie Nana. En 1972, le premier inventaire effectué sur les poissons par le Mali recensait 137 espèces dans les cours d’eau. De nos jours, l’on n’en compte que 60, selon des données de la direction nationale de la pêche. Le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani e et t la Falémé figurent parmi les pêcheries les plus connues. Quelque 17 espèces sont rares à trouver dans les captures, 22 sont totalement menacées et peuvent disparaitre du jour au lendemain. En plus de la rareté, Nana Thiéro déplore la petite taille des prises. Ce qui n’incite pas à exporter. Elle signale la majorité de ses poissons proviennent de Mopti, Kona, Diafarabé, Ségou, Niono (Centre), mais aussi de Gao (Nord) Manantali. Dans chacune de ces zones, elle se fait livrer par des pêcheurs. Son inquiétude est corroborée par Yacouba Tounkara, un pêcheur rencontré sur les berges du fleuve Niger à Djicoroni-Para. Il pratique ce métier depuis des années. Il est triste de constater les mauvaises pratiques de pêche. Selon lui, même les plus petits poissons sont capturés aujourd’hui. Il suggère de sanctionner tous les pêcheurs auteurs de pratiques malsaines. Les acteurs de la pêche déplorent la surpêche. Pour eux, la faute incombe, en premier, aux équipements et engins de plus en plus sophistiqués utilisés par des pêcheurs comme les pirogues à moteur ou des filets. Il y a aussi les faiblesses de la loi. «La loi exige que toute capture non étudiée doit être remise à l’eau. De 1960 jusqu’aux années 1990, il n’y avait qu’un seul code pour la gestion de la pêche. La pêche était ouverte de juillet à septembre. Il fallait ensuite respecter les périodes de reproduction des poissons. Aujourd’hui, tout le monde pêche dans les cours d’eau durant les douze mois de l’année, tuant ainsi la ressource. D’autres utilisent des substances chimiques ou électriques pour pêcher », dénonce-t-on à la direction nationale de la pêche. ESPÈCES MENACÉES – En 2023, près de 125 000 tonnes de poissons ont été capturées, indique Alhassane Sarro de la direction nationale de la pêche. Il ajouter : « Notre pays n’a recensé que 60 espèces de poissons dans le delta central du Niger, au lac Debo, dans la Région de Mopti en 2023. Plusieurs facteurs ont fait que des espèces ont disparu dans le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani même dans les lacs de retenus. » Selon M. Sarro, les premières causes de cette disparition sont d’abord les facteurs climatiques, rappelant les sécheresses successives que le Mali a connues depuis 1973, 1984 et 1985. « La deuxième cause, c’est l’impact des captures intensives. Les changements climatiques font que certaines espèces ont besoin de certaines conditions de température de chaleur et d’humidité pour se reproduire ou des écosystèmes bien adaptés. A défaut, ils peuvent mettre plusieurs années sans se reproduire. L’espèce disparait dès que les adultes sont capturés », explique-t-il. Autre facteur cité par cet ingénieur des eaux et forêts, ce sont les mauvaises pratiques de pêche. C’est un facteur humain qui peut être résolu, selon notre interlocuteur. «Par exemple, quand on enlève les œufs de la femelle du poisson, on voit beaucoup de petits cristaux dedans et chaque cristal contient un poisson. Donc, la femelle peut donner de 9000 à 10.000 petits poissons. Il doit avoir une réglementation pour ne plus tuer les poissons avant les 30 ou 40 grammes », insiste-t-il. En période d’hivernage (entre juillet et septembre), « quand un pêcheur tue une femelle, il tue plusieurs poissons », explique l’expert. « Auparavant, ajoute-t-il, quand les vieux pêcheurs remontaient à la surface une femelle en état de reproduction, ils la remettaient dans l’eau. Malheureusement, les prêcheurs d’aujourd’hui prennent tout », déplore-t-il. À Mopti, Tombouctou et Gao, la direction nationale de la pêche a remarqué que beaucoup d’espèces ont disparu ces dernières années. Mais dans les zones du Sud, avec le barrage de Sélingué, de Manantali, dans la Région de Kayes (Ouest), il y a un peu plus d’espèces de poissons que dans la zone du Delta. Parmi les facteurs de disparition des poissons, on peut également noter le changement climatique comme les conditions de crue ou d’hivernage qui ne sont pas beaucoup favorables dans le Nord du Mali. Beaucoup de mares lointaines ont tari où les poissons remontaient pour se reproduire. Avec la crue exceptionnelle cette année, l’eau a traversé beaucoup d’endroits qui étaient à l’époque des passages que les poissons empruntaient pour aller se reproduire, à 50 ou 100 km voire au-delà du lit principal. S’ils n’ont plus cet espace, il serait difficile pour eux de se reproduire. La direction nationale de la pêche a préparé un arrêté qui précise que les poissons ne doivent pas être pêchés en
Kangaba : Remise solennelle des décisions de création des Commissions Foncières Villageoises (COFOV)
Kangaba, 19 décembre (AMAP) La cérémonie de remise solennelle des décisions de création des Commissions Foncières Villageoises (COFOV) de 05 communes rurales du cercle de Kangaba à savoir Minidian, Maramandougou, Kaniogo, Séléfougou et Nouga, a été présidée mercredi à Kangaba, par le Sous-préfet central, Chekou Ag Alkalifa, a constaté l’AMAP. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Appui à la sécurisation de la Tenure foncière et forestière des communautés par la commission foncière villageoise du Mali » initié par l’Union des Associations et Coordinations d’Associations pour le Développement et La Défense des Droits des Démunis (UACDDDD), soutenu par Tenure Foncière et Forestière (TFF). Selon le Coordonnateur de l’UACDDDD, Mansa Koné, la loi No2017- 001/ du 11 avril 2017 portant sur le foncier agricole (LFA) et son décret d’application No2018- 0333/P-RM du 04 avril 2018 fixant la composition et les modalités de fonctionnement de la commission foncière villageoise ou de fraction, sont des instruments de la sécurisation foncière agricole des communautés rurales. Leur mise en œuvre est une bonne piste pour la paix sociale et le développement local. Le représentant du chef de l’exécutif local, a précisé que depuis 2021, à travers sa campagne de sécurisation foncière, l’UACDDDD, il y a un processus interactif de mise en place des COFOV et de fraction qui a permis l’implication des femmes et des jeunes dans la gestion foncière à travers les COFOV, l’instauration du dialogue apaisé intergénérationnel, l’apaisement des relations entre les administrés et l’administration grâce aux cadres de concertation, l’installation de la cohésion sociale avec l’atténuation et la fin des conflits. C’est dans cadre de la poursuite de ses activités que l’UACDDDD en lien avec les autorités administratives et politiques a organisé cette rencontre pour la remise solennelle des décisions de création des COFOV des 41 villages de ses communes rurales du cercle de Kangaba. Il s’agit de remettre solennellement les décisions de création des COFOV et de remettre aux 41 chefs de villages ou leurs représentants venus des 05 communes rurales, les décisions de création de leur COFOV. Le sous-préfet central avant la remise symbolique à un chef de village a cité les attributions du COFOV. En effet la COFOV est chargé de procéder à la conciliation des parties à un litige foncier agricole, à la saisine des juridictions compétentes, de contribuer à l’inventaire des us et coutumes en matière foncière, de participer l’institution du cadastre au niveau communal, de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique de gestion foncière de la commune et de donner son avis sur toutes les questions foncières dont elle est saisi. Il est à noter que les décisions No2024-010/SP- ACK portant nomination des membres de la COFOV des 41 villages ont été signées par le Sous-préfet central de Kangaba. Chaque bureau est composé de 10 membres, présidé par le chef de village et sont membres du bureau, le conseil de village, les organisations des femmes, des jeunes, des organisations socioprofessionnelles et le rapporteur. SD/KM (AMAP)
Sports : Remise du rapport des états généraux sur le football à Kayes
Kayes, 19 déc (AMAP) Le président de la Ligue régionale de football de Kayes, Dr. Moussa Sow, a organisé le 15 décembre 2024, à l’ex-Conseil de Cercle, une rencontre pour remettre officiellement des copies du rapport des états généraux sur le football aux acteurs (autorités, districts, clubs, arbitres, médias…), a constaté l’AMAP siu place. Lors de ces états généraux, tenus en octobre 2024, à Kayes, les délégués ont fait un ce des recommandations, notamment la formation de tous les acteurs (dirigeants, encadreurs, arbitres, joueurs, capitaines) et tous ceux qui interviennent au niveau du football « C’est un sentiment de devoir accompli parce que j’estime que c’est l’œuvre de tous les acteurs du football dans la Région de Kayes. Ils se sont tous donnés la main pour qu’il y ait ces états généraux », a déclaré Moussa Sow, à l’issue de la rencontre. « Lors de ces assises, nous avons adopté un document de référence assorti d’un plan d’actions. Cet après-midi, nous avons remis le rapport à tous les acteurs qui ont participé à ces assises. Ce qui constitue une première. L’objectif est atteint », a-t-il ajouté. A travers ce document, la Ligue et ses partenaires affichent leur volonté d’une gestion du football au niveau de ses instances (régionale et locales). D’après le Dr. Sow, « ce rapport permettra à ces acteurs de faire un suivi minutieux des activités de la Ligue et de s’assurer que les choses se déroulent correctement, à la grande satisfaction de toute la population de Kayes. » « C’est un bon début car, nous sommes à la recherche d’une bonne équipe qui peut nous amener en 1ère Division. Nous avons identifié les problèmes et la recherche de solutions à ces problèmes nous incombe », a souligné le président de la Ligue régional de football de Kayes. Il a invité tous les acteurs du football à l’union sacrée et à respecter les textes afin de développer le sport. Dr. Sow a, au nom de la Ligue, remis symboliquement la somme de 500 000 F aux Tigresses de Kayes, après leur montée en Division 1 du championnat national. Dès son retour de Bamako, cette équipe avait rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré qui leur a réaffirmé son soutien. BMS/MD (AMAP)

