Recrudescence des attaques dans le Nord : Les populations de Gao expriment leur soutien à l’État

Gao, 12 sept (AMAP) Tandis que certains habitants de Gao, dans le Nord du Mali, demandent aux forces de défense et de sécurité de redoubler de vigilance, d’autres pensent que le divorce avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) est nécessaire pour mieux sécuriser notre territoire. Ici, c’est toujours l’émoi après l’attaque kamikaze qui a visé, vendredi, le camp Firhroun dans la zone aéroportuaire de Gao. Au lendemain de cette incursion terroriste, l’Armée a annoncé qu’un incident s’est produit au nord de la ville impliquant un de ses aéronefs. Selon les explication du chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra, l’appareil avait effectué « avec succès une mission qui s’est déroulée vers le crépuscule dans des conditions météorologiques très exécrables. » Malheureusement, il y a eu quelques problèmes techniques qui ont obligé l’équipage à s’injecter de l’appareil qui s’est ensuite écrasé, selon l’officier. Ces évènements dramatiques sont intervenus 24 heures après l’attaque terroriste du bateau Tombouctou de la Compagnie malienne de navigation (COMANAV) dans la zone de Gourma Rharous faisant plusieurs morts et blessés. La multiplication des attaques par les terroristes, en complicité avec des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, a pour but de créer la psychose au sein des populations. À Gao, certains habitants sont toujours sous le choc après l’attaque du camp Firhroun considéré comme le plus grand et le plus sécurisé dans le Nord du Mali. Il n’y pas longtemps, l’endroit servait de base aussi pour la Force française Barkhane et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Pour mieux renforcer la sécurité dans la Région, le gouverneur de Gao, le général de brigade Moussa Moriba Traoré, a pris de nouvelles mesures comme l’interdiction de circulation des véhicules non immatriculés, des véhicules Land Cruiser et des véhicules teintés entre les villes, villages, hameaux et campement dans la Région de Gao. Seuls les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité sont autorisés. En plus, un couvre-feu a été instauré dans la Cité des Askia de 20 heures à 6 heures du matin, « à compter du 10 septembre 2023 jusqu’à nouvel ordre. » Ces mesures sont destinées à rassurer les populations de la Région de Gao. Pour Bossou Touré, cadre d’un service administratif à Gao, les mesures sécuritaires prises par le gouverneur « sont salutaires et permettront », selon lui, « de démasquer des personnes mal intentionnées. » Mieux, notre interlocuteur suggère qu’il faut aussi interdire la circulation de tous les pick-up dans la ville de Gao. Il tient pour responsable la CMA qui a décidé « de se retirer du processus pour la paix pour reprendre les hostilités avec ses complices terroristes. » Le retraité Mahamane Maiga a servi à la direction régionale des transports de Kidal. Pour faire face aux agressions des ennemis de la paix, il demande aux forces de défense et de sécurité « de redoubler de vigilance et, surtout, de rester sur le qui-vive pour parer à toute éventualité. » « Si l’Armée riposte vigoureusement aux attaques terroristes comme ça a été récemment le cas avec les attaques du bateau Tombouctou, des camps de Bamba et de Gao », Mahamane Maiga pense qu’elle devrait surtout être agressive dans l’anticipation. Cela pour minimiser les dégâts en termes de vies humaines. «Un Malien qu’il soit civil ou militaire qui meurt sous les balles des terroristes est un mort de trop», dit-il. L’opérateur économique Albouhari Maiga partage le même avis. À l’en croire, on pouvait éviter l’attaque du bateau Tombouctou « si la menace des groupes armés avait été prise au sérieux par les autorités militaires et administratives. » «Il y a aussi un point à ne pas négliger. C’est que les éléments des forces de défense et de sécurité qui escortent les bateaux, ne doivent pas être à l’intérieur de ces bateaux, mais plutôt dans des petits bateaux militaires bien équipés et adaptés», préconise-t-il. AT/MD (AMAP)

Regain de tension dans le Nord du Mali : la coalition des terroristes et des indépendantistes à l’œuvre

Par Madiba KEITA Bamako, 11 sept (AMAP) À la lumière des récents événements, il est bien clair que la nébuleuse des ennemis de la paix est à la manœuvre pour installer un climat de terreur au Mali. Mais son dessein funeste se heurte à la détermination de l’Armée à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Les Maliens s’interrogent sur le regain de tension dans le Nord du pays. En l’espace de 48 heures (jeudi et vendredi derniers), plusieurs civils et militaires ont perdu la vie dans des attaques terroristes contre le bateau Tombouctou de la Comapggnie malienne de navigation (COMANAV) dans le secteur de Rharous, le camp des Forces armées maliennes (FAMa) à Bamba et celui de Gao (tous dans le Nord), situé dans la zone aéroportuaire de la ville, attaqué par des véhicules remplis d’explosifs. Un deuil national de trois jours a été décrété par le président de la Transition au lendemain de la double attaque du jeudi revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam (GSIM) et dont le bilan provisoire est de 49 civils et 15 militaires tués. Ce bilan pourrait évoluer compte tenu de l’état grave de certains blessés transportés à l’hôpital de Gao par l’Armée. Il faut rappeler que les FAMa ont vigoureusement riposté à ces attaques coordonnées en neutralisant une cinquantaine d’assaillants. Le procureur du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée a ouvert, vendredi, une enquête sur ces faits criminels. Cet enchainement des événements démontre que la situation sécuritaire au Mali connait une évolution inquiétante. Elle prend même une allure dramatique. Avec le terrible drame du bateau Tombouctou jeudi dernier, le monde entier a été abasourdi par la cruauté des auteurs de cette attaque terroriste qui a vise l’embarcation long-courrier de la COMANAV qui relie Koulikoro à Gao. en période de crue du fleuve Niger. Des dizaines de civils ont péri dans cette attaque qui n’a pas encore révélé tous ses secrets. La simultanéité des attaques contre le bateau et contre le camp militaire de Bamba met davantage en lumière une collusion déjà de notoriété publique entre les hordes terroristes et les groupes indépendantistes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Avant le drame du bateau, les groupes terroristes avaient annoncé leur volonté de soumettre la ville de Tombouctou à un blocus. Ils tentent, sans y parvenir, de couper les voies d’approvisionnement de la Cité mystérieuse. Avec le dessein funeste d’affamer la population civile en la privant des biens de consommation importés. Ces actions de désespoir ont débuté quand ils ont été chassés de la localité de Ber par les FAMa qui ont pris possession du camp des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations uies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). La présence de l’Armée à Ber prive l’alliance nébuleuse des terroristes et des indépendantistes de sources importantes de revenus. Grâce au racket sur le commerce des marchandises, ils recevaient beaucoup d’argent pour renflouer leurs caisses. Plusieurs observateurs estiment que cette recrudescence de la violence dans le Septentrion malien n’est pas sans danger pour l’Accord pour la paix et la réconciliation. Le gouvernement a tendu la main aux groupes signataires en leur demandant de revenir à la table de négociation. Mais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), fidèle à sa logique indépendantiste et guerrière, semble avoir opté pour la reprise des hostilités. La participation de ses troupes à l’attaque contre le camp de Bamba est un secret de polichinelle. SANCTUAIRE TERRORISTE – L’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus de pourparlers à Alger (Algérie), a été signé à Bamako en mai et juin 2015 devant de nombreux dirigeants du monde entier. Huit ans après, l’Accord n’a pu être appliqué à hauteur de souhait à cause, notamment de certains obstacles ayant trait à la révision de la Constitution. Curieusement, la CMA a décidé de boycotter le processus d’élaboration de la nouvelle Constitution jugeant que certaines de ses préoccupations n’ont pas été prises en compte en lien avec la mise en œuvre de l’Accord. Depuis l’adoption de la nouvelle Constitution par referendum, en juin dernier, la CMA a pris ses distances. L’absence de dialogue entre le gouvernement et la CMA a presque rendu caduc l’Accord pour la paix et la réconciliation. Pourtant, les autorités de la Transition ont fourni beaucoup d’efforts pour renouer les fils du dialogue. Des tractations ont été menées discrètement pour amener les indépendantistes à s’inscrire dans la logique de l’unité de la Nation malienne et à jouer pleinement le rôle qui leur revient dans la construction nationale. En vain ! Les groupes de la CMA n’ont jamais abandonné leur volonté étriquée et sectaire de soustraire une partie du territoire du reste du Mali. Malgré la signature de l’Accord, ils n’ont jamais fait la moindre concession à l’unité nationale. Leur communication faisait invariablement la distinction entre la prétendue Azawad et le reste du Mali. Dès lors, le retrait de la MINUSMA vient exacerber une tension déjà savamment entretenue depuis longtemps. Les ennemis de la paix ont fait de l’installation de l’Armée à Ber un casus belli. Alors que cela est prévu dans les accords entre l’ONU et le gouvernement dans le cadre du retrait de la MINUSMA. C’est en vertu de ces accords que l’Armée s’apprête à prendre possession des emprises de la MINUSMA à Aguelhok, Tessalit et Kidal (Nord). Une perspective qui crée des soucis au sein de la nébuleuse ayant fait du Nord du Mali un sanctuaire propice à tous les trafics et un repaire commode pour les chefs terroristes. À la lumière des récents événements, il est bien clair que terroristes et indépendantistes ont davantage resserré leurs rangs pour combattre les Forces armées maliennes. Comme ce fut le cas en 2012. Ils ont en commun la volonté de déstabiliser le Mali en entretenant l’insécurité sur le territoire national. Cette fois-ci, la coalition entre les terroristes et les indépendantistes trouvera sur son chemin une Armée malienne bien

Mali : Cap sur la deuxième phase du retrait de la MINUSMA 

Bamako, 08 sept (AMAP) La seconde phase du retrait de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA de la mission onusienne du Mali était, jeudi, principalement au centre d’une réunion du Comité de pilotage (niveau ministériel) de la mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies. L’objet essentiel de cette réunion interministérielle, qui s’est tenue au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, était de faire le bilan de la première phase du processus, de pouvoir apprécier les résultats qui ont été atteints mais, aussi, d’identifier les difficultés et de dégager les perspectives. Sur ce dernier registre, il s’agissait précisément de regarder ensemble comment passer à la seconde phase du retrait qui verra aussi le Mali prendre possession des camps restants d’ici la fin du mois de décembre prochain. Elle a, aussi, examiné un projet d’accord entre le gouvernement et la MINUSMA qui doit être la boussole du processus de transfert des camps, des matériels et des sites. Elle intervient après la première phase du processus, qui prend fin au 31 décembre prochain et qui a vu, notamment, la rétrocession à l’Armée malienne des camps de Ménaka, d’Ogossagou (Région de Bandiagara, Centre), de Ber et de Goundam dans la Région de Tombouctou (Nord). «Nous avons reçu les rapports de nos équipes d’experts par rapport au bilan de cette première phase dont nous pouvons nous féliciter des résultats qui étaient fixés au début», a dit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au terme de la rencontre. Le premier point de cette phase concernait surtout le transfert des camps, qui s’est effectué sans grandes difficultés malgré quelques incidents autour du camp de Ber, dans la Région de Tombouctou (Nord) « Mais, dans l’ensemble, le processus s’est bien passé. Les Forces de défense et de sécurité se sont montrées à la hauteur et ont pris possession de ces camps pour pouvoir continuer à jouer leur rôle régalien de protection des personnes et des biens », s’est félicité le chef de la diplomatie malienne. ATTENUER L’IMPACT– Dans cette première phase, qui a pris fin en août dernier, il y a eu également des rotations de contingents militaires et civils. Le ministre Diop a signalé, à ce propos, que cet aspect est aussi à un niveau appréciable. «Nous avons pu constater des avancées sur ce point, y compris la sortie du personnel international civil, qui travaillait au niveau de la MINUSMA», a-t-il déclaré. A ce sujet, le ministre en charge des Affaires étrangères a dit que l’un des éléments essentiels était la mise en place, par le gouvernement, d’une stratégie d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la mission onusienne. Ce, afin de pouvoir aider nos compatriotes dans des localités qui sont concernées. « Il y a un consultant qui a été recruté et une stratégie est en cours d’élaboration. Les ministres ont pris possession de cette stratégie, examiné et entériné les termes de référence», a expliqué M. Diop. Il a, en outre, annoncé qu’une délégation ministérielle se rendra dans les zones d’opération de la MINUSMA pour pouvoir rencontrer tous les acteurs, y compris les personnes qui travaillaient avec cette mission. Cela, pour pouvoir « les sensibiliser, les écouter et prendre en charge leurs préoccupations dans le cadre de cette stratégie dont le gouvernement attend, avec intérêt la mise en œuvre ». Mais, aussi, le plan d’actions qui ne va pas seulement regarder la question de l’emploi des personnes qui travaillaient pour la Mission onusienne, mais s’intéressera, également, à toutes les opportunités qui peuvent être créées. Ce, « afin de venir en soutien à ces localités, aux citoyens, aux entreprises et autres qui sont affectés du fait de retrait de la MINUSMA », a détaillé Abdoulaye Diop. La réunion interministérielle a également examiné un projet d’accord qui doit être conclu entre le gouvernement et la MINUSMA. Le ministre Diop a précisé que cet accord-cadre doit gouverner tout le processus de transfert des camps, des matériels et des sites. Notant des avancées dans le processus, le gouvernement a affiché sa volonté de continuer le travail et le dialogue avec ses interlocuteurs de la mission des Nations unies « pour le bon déroulement du retrait ». Pour rappel, dès le lendemain de l’adoption de la Résolution 2690, le gouvernement malien a mis en place le Comité de pilotage pour pouvoir prendre les décisions et superviser l’ensemble de ce processus. BD/MD (AMAP)      

Drame du bateau « Tombouctou » : Un rescapé témoigne

Gourma Rharous, 08 sept (AMAP) Le bateau « Tombouctou », un des long-courriers de la COMANAV (Compagnie Malienne de Navigation) qui relie Koulikoro à Gao a été la cible d’une attaque, jeudi 8 septembre, dans la Commune de Banikane, entre les villages de Chambou et Egayane, dans le Cercle de Gourma Rharous. De nombreux morts et blessés sont à déplorer. Du bateau qui a pris feu, il ne reste plusque les structures calcinés et la coque complètement immergée. A.T, est un rescapé de ce terrible drame. Les yeux hagards, encore sous le choc, il explique :  » le bateau a commencé à essuyer les premiers tirs des assaillants à 10 heures et 20 minutes. La riposte des militaires à bord, chargés de l’escorte, a été prompte et vigoureuse. Ce qui a calmé l’ardeur des assaillants au cours de ces premiers échanges de tirs. Les agresseurs se sont déplacés, quelques encablures plus loin, pour se cacher dans une petite forêt d’eucalyptus située sur une dune surplombant le fleuve à un endroit qui forme un petit col ». Notre interlocuteur s’arrête de parler, la voix étreinte par l’émotion et balbutie finalement : « C’est là qu’un déluge de feu s’est abattu sur le bateau, mêlant crépitement d’armes légères et grondements assourdissants de roquettes. Malgré la riposte de l’escorte, le bateau est fortement , de la proue à la poupe, provoquant un immense incendie qui s’est élevé jusqu’aux deux étages supérieurs. » Selon toujours A.T, plus que les blessés et morts provoqués par balles, c’est le mouvement de foule qui suit les tirs qui a le plus fait de victimes. Les passagers désespérés se sont jetés à l’eau qui est profonde à cet endroit, dans un instinct de survie fatal à beaucoup d’entre eux dont le commissaire du bateau et plusieurs membres d’équipage. La même source indique qu’après l’accalmie, plus de soixante corps ont été repêchés quelques instants après. Le bilan demeure cependant encore inconnu car de nombreux corps n’ont, jusque-là, pas été retrouvés, malgré les recherches qui continuent. Selon une source hospitalière, juste après le drame, une vingtaine de blessés ont été héliportés sur Gao (Nord), pour leur prise en charge à l’hôpital régional. MG/MD (AMAP)    

Camp de Gao : Riposte vigoureuse des forces loyalistes à une attaque terroriste

Gao, 8 septembre (AMAP) Les Forces de Défense et de Sécurité ont riposté vigoureusement, ce vendredi 08 septembre 2023, à une attaque Kamikaze et complexe qui a visé le camp militaire de Gao, situé dans la zone aéroportuaire de la ville, a appris l’AMAP de source militaire. La même source déclare que la riposte et les évaluations sont en cours. Pour l’instant, aucun bilan officiel n’est disponible. Pour rappel, deux autres attaques terroristes perpétrées jeudi contre la Bateau « Tombouctou » et le Poste de Bamba, avaient fait 49 morts civils et 15 soldats ainsi que de nombreux dégâts matériels. Le Gouvernement de Transition a, pour sa part, réitéré son engagement sans faille à éradiquer le terrorisme, sous toutes ses formes et à poursuivre la réalisation des objectifs de la Transition, seule voie salvatrice de Refondation de notre patrie. KM (AMAP)

Mali : 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels dans deux attaques terroristes

Bamako, 8 septembre (AMAP) Quarante-neuf (49) civils et 15 militaires ont été tués, plusieurs autres blessés et de nombreux matériels dans deux attaques perpétrées contre le bateau « Tombouctou » et le poste de Bamba, au Nord du pays, a appris l’AMAP de source officielle. Le Gouvernement de Transition a le profond regret d’informer l’opinion que ce jeudi 07 septembre 2023, le Bateau « TOMBOUCTOU » et la position des Forces Armées Maliennes (FAMa) de Bamba, dans la Région de Gao, ont fait l’objet d’attaques revendiquées par les terroristes du « Groupe de Soutien à l’islam et aux Musulmans » précise le communiqué de l’exécutif datant du 7 septembre 2023. Qui précise que le bilan provisoire fait état de 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels sur le bateau. Le document officiel déclare que « des dispositions immédiates ont été prises pour évacuer tous les passagers, les blessés et sécuriser les lieux, qui font toujours l’objet de ratissage et de surveillance ». « En cette douloureuse circonstance, SE le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta, le Gouvernement et le peuple malien présentent leurs condoléances les plus émues, aux familles des personnes décédées et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés » révèle le Communiqué. Le document officiel note que « le Gouvernement de Transition réitère son engagement sans faille à éradiquer le terrorisme, sous toutes ses formes et à poursuivre la réalisation des objectifs de la Transition, seule voie salvatrice de Refondation de notre patrie. « Ces attaquent illustrent, une fois de plus, la barbarie et la lâcheté des terroristes qui fuient l’offensive des FAMAS et s’attaquent à des objectifs civils vulnérables » affirment les autorités qui ont formulé le vœu « Que Dieu bénisse le Mali et préserve les Maliens ». KM (AMAP)

Mali: Deuil national de trois jours après l’attaque meurtrière d’un bateau

Bamako, 08 sept (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goita, a décreté un deuil national de trois jours, en hommage aux victimes civiles et militaires de l’attaque terroriste contre le bateau Tombouctou reliant la région de Mopti à Gao, jeudi 07 septembre, annonce un communiqué officiel. Le bilan provisoire de cette attaque revendiqué par les terroristes du « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans « fait état de 49 civils et 15 militaires tués, des blessés, ainsi que des dégâts matériels sur le bateau », indique le communiqué. Les Forces armées maliennes (FAMa) « ont vigoureusement riposté à une double attaques terroristes complexes sur la position de l’Armée à Bamba, dans la Région de Gao, et contre le bateau « Tombouctou » de la Compagnie malienne de la navigation fluviale (COMANAV), ce jeudi 7 août 2023. », selon la même source. Les FAMa ont repris le contrôle de la zone de Bamba et ont lancé « aussitôt des actions de ratissage qui se poursuivent. » Le bilan provisoire de ces violents accrochages fait état d’une cinquantaine de terroristes neutralisés. Alors que l’on déplore « malheureusement la perte de militaires et de civils à bord du bateau ciblé. » Le gouvernement assure que des dispositions immédiates ont été prises pour évacuer tous les passagers, les blessés et sécuriser les lieux, qui font toujours l’objet de ratissage et de surveillance. « En cette douloureuse circonstance », le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le gouvernement et le peuple malien « présentent leurs condoléances les plus émues, aux familles des personnes décédées et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. AT/MD (AMAP)  

Kadiolo : Remise de don aux Forces Armées Maliennes

Kadiolo, 7 septembre (AMAP) La cérémonie de remise de vivres et de la somme d’une somme d’argent à nos francs aux Forces Armées et de Sécurité par la population de Kadiolo, a été présidée mardi par le Gouverneur de région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP. Elle s’est déroulée en présence du préfet de Cercle de Kadiolo, Bakary Dioma Diakité, du préfet du cercle de Sikasso Djiby Diawara, du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé et du porte-parole de la commission d’organisation de l’évènement Moulaye Diabaté président du Conseil de Cercle de Kadiolo. La donation qui s’inscrit dans le cadre du soutien de la population du « Folona » aux autorités de la Transiton est composée de 11,5 tonnes de maïs et d’un montant d’un million de Franc CFA. Il s’agissait également, à travers cette remise, de soutenir les FAMA dans leur mission de sécurisation des personnes et de leurs biens ainsi que de défense de l’intégrité du territoire national. Le Gouverneur de la région Sikasso a, dans son intervention, fait savoir que cette initiative démontre la solidarité et l’unité qui sont les piliers de notre société. « Ce geste est un témoignage éloquent de l’engagement de la population du Folona pour la protection et la stabilité de notre région », a-t-elle indiqué. Et de rappeler le rôle important joué par les Forces de Défense et de Sécurité du Mali. « Les FAMA sont nos protecteurs. Nous leur sommes tous redevables pour leur dévouement inlassable », dira-t-elle, avant d’ajouter que cette contribution sera un message fort de reconnaissance et de soutien moral. « Nous devons tous nous inspirer de cet exemple de solidarité », a-t-elle exprimé. Pour sa part, le président de la commission d’organisation a affirmé que cette cérémonie est le parachèvement des journées de reconnaissance aux autorités nationales du Mali que le Cercle de Kadiolo avait organisé les 5 et 6 mai dernier. A l’en croire, c’est suite à cela qu’ils ont décidé d’organiser une quête qui les a permis de collecter la somme d’un million de franc CFA. Ils ont également organisé l’opération 5 kg de maïs par ménage, ce qui les a permis d’avoir les 11,5 tonnes de maïs. « Ce don est peu à l’image des efforts que les FAMA fournissent pour la population malienne », a-t-il indiqué. Avant de poursuivre que ce geste montre leur adhésion totale aux initiatives prises par les autorités de la Transition. Le représentant des Forces vives de Kadiolo, Abdoulaye Touré et le président de l’association des ressortissants de Kadiolo vivant à Sikasso Yaya Sanogo ont, tour à tour, exprimé leur engagement à soutenir les autorités de la transition. « Ce geste nous va droit au cœur » a déclaré le porte-parole des FAMa, le Commandant Abdramane Coulibaly. Qui a adressé ses sentiments de joie à l’endroit de la population du Cercle de Kadiolo. « Ce jour restera inoubliable pour nous. Cela prouve que vous avez confiance en nous », a-t-il conclu. Pour rappel, Le Secrétaire Général de la mairie de la commune rurale de Fourou (Cercle de Kadiolo) avait auparavant octroyé une partie de son salaire aux Forces Armées Maliennes (FAMA). MT/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 06 septembre 2023

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 06 septembre 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte concernant la ratification de la Convention de Financement signée à Bamako, le 07 juin 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement, relatif au Financement du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre-Série de Projet I. L’insuffisance des données statistiques de haute qualité en Afrique est l’un des principaux obstacles à un meilleur suivi des stratégies de réduction de la pauvreté, des progrès économiques et des résultats du Développement. Pour faire face à cette situation, le Gouvernement a sollicité et obtenu de l’Association internationale de Développement, un financement concessionnel d’un montant de 56 millions 600 mille Euros, soit 37 milliards 127 millions 166 mille 200 Francs CFA. La réalisation du projet, objet du présent financement, vise : à améliorer la disponibilité de données statistiques de bonne qualité ; à orienter les politiques publiques visant à soutenir l’adaptation et l’atténuation des risques ; à favoriser une croissance économique durable et équitable ; à renforcer la modernisation du système statistique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des ministres de l’organisation des festivités du 22 septembre 2023. Le 22 septembre 1960, le Mali a accédé à la souveraineté nationale et internationale après l’éclatement de la fédération du Mali. Depuis l’accession du Mali à l’indépendance, la célébration du 22 septembre a toujours été marquée par des festivités sur toute l’étendue du territoire national. Ces festivités prennent des formes de manifestions socioculturelles des différents terroirs du Mali et des défilés militaires et civils. Ces dernières années, les festivités du 22 septembre ont connu une période d’hibernation due essentiellement à la crise multidimensionnelle que le Mali a connue. Cette hibernation a été fortement ressentie par les citoyens et a considérablement impacté la conscience nationale. Cette année, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a décidé de donner un éclat particulier à la célébration du 22 septembre qui intervient au lendemain de l’avènement de la 4ème République, consacrée par la Constitution du 22 juillet 2023 qui dispose que « l’action publique est guidée par les principes fondés sur le respect de la souveraineté de l’Etat, les choix souverains du Peuple et la défense de ses intérêts ». La célébration de la fête de l’indépendance a été retenue comme une activité prioritaire du Gouvernement pour renforcer le sentiment de patriotisme des citoyens et le réarmement moral des forces de défense et de sécurité. Elle s’inscrit également dans le contexte de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité qui combattent le terrorisme et les crimes organisés. Les activités retenues se tiendront entre le 21 et 22 septembre 2023 sur toute l’étendue du territoire national et permettront : de réaffirmer la souveraineté du Mali en perpétuant les efforts des pères de l’indépendance ; de raffermir la fibre patriotique ; de renforcer le vivre ensemble, la paix et la cohésion sociale. La célébration du 22 septembre offre l’occasion d’une part, aux Autorités de magnifier la souveraineté et la communion avec les citoyens, et d’autre part, aux citoyens de manifester leur patriotisme et leur attachement au pays. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.

Unités de production de fer : Le ministre en charge de l’Industrie exige le respect des normes

Bamako, 06 sept (AMAP) Les usines de production de fer qui continueront à ne pas respecter les normes pourraient être fermées, après la deuxième phase de vérification et de sensibilisation menée par les services techniques, a mis en garde, lundi, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, en marge d’une visite sur les sites de l’Industrie du Mali et de fer (IMAFER), à Fougadougou dans la Commune rurale de Tienfala. Le Mali a connu, récemment, l’effondrement d’immeubles construits ou en construction entrainant des dégâts matériels et financiers importants. Dans certains cas, des pertes en vies humaines ont été enregistrées. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a, à cet égard, instruit la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) et l’Agence malienne de métrologie de conduire un vaste programme de contrôle et de vérification du diamètre et de la longueur dans toutes les unités de production de fer sur l’ensemble du territoire national. Le résultat de cet audit mené par les deux structures est sans appel. «Des fers commercialisés sur le marché comme étant du fer 6 ont été contrôlés diamètre 4, des fers 8 présentés et vendus au prix du fer 8 ont été contrôlés au diamètre 6, des fers 10 ont été contrôlés au diamètre 7 et ceux présentés comme des fers 12 et vendus à ce prix ont été contrôlés 9. Les longueurs ne sont pas respectées», a dénoncé Moussa Alassane Diallo. Pour le minsitre en charge de l’Industrie, cette situation est inacceptable pour le gouvernement et insupportable pour les populations. C’est pour cette raison que toutes les unités de production de fer ont été réunies le 22 août dernier pour partager avec elles, les conclusions des études de vérification et de contrôle menées par les services techniques. À l’issue de cette réunion, des recommandations fortes et des décisions ont été prises par le département. La visite terrain du ministre a consisté à vérifier la mise en œuvre effective de ces recommandations et décisions. «Le développement économique inclusif et durable du Mali se fera avec l’industrie ou ne se fera pas. C’est pourquoi, soutenir l’industrie dans notre pays est une exigence pour mon département. L’objectif recherché est de permettre à nos industries de transformer notre production locale, pour que nous puissions assurer nos besoins nationaux par la production nationale», a-t-il expliqué. Selon M. Diallo, nos industries doivent donner des produits de qualité qui respectent les normes. Autrement, il sera difficile de tenir sur la durée les engagements pris par rapport à la politique industrielle du pays. «La conduite de cette politique qui se repose sur la promotion et le développement de l’industrie locale (petite, moyenne et grande) ne peut aller avec la promotion de la médiocrité. Nous devons être meilleurs en matière de production», a-t-il insisté. Cette visite a permis au ministre Diallo de constater qu’il y a un nombre important d’usines qui ne respectent pas les normes. «D’ici octobre prochain, une deuxième vague de contrôles et de vérifications sera enclenchée par mes services. Si nous arrivons aux conclusions qu’il y a encore des unités de production de fer au Mali qui ne respectent pas les normes, nous serons amenés à assumer nos responsabilités et cela pourrait conduire à la fermeture de ces usines», a-t-il averti. Les orientations et exigences du ministère de l’Industrie et du Commerce, ainsi que les mécanismes de suivi-évaluation et de supervision mis en place, à la fois, pour contrôler la qualité et le respect des normes, seront partagés avec les acteurs du secteur pour un développement industriel réussi. Évoquant le problème d’énergie, le ministre Diallo a dit que c’est une donnée permanente. « Dans les réflexions que nous sommes en train de conduire, il s’agira de voir, aussi, comment on peut rendre nos industries moins dépendantes de l’énergie thermique. Pour cela, plusieurs pistes s’offrent à nous, surtout en ce qui concerne le solaire. On a déjà rencontré les promoteurs de l’énergie solaire, des réflexions sont en cours pour concevoir une politique industrielle où nos industries seront moins dépendantes de l’énergie à partir de l’EDM. SA», a-t-il dit. Les responsables des unités industrielles visitées ont salué cette démarche du ministre Diallo qui vise à assainir le secteur. BBC/MD (AMAP)