Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif à l’extension de la fibre optique pour les zones de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga, le réseau d’accès par câble à la fibre optique, le système de vidéosurveillance, le système EID du Projet Mali Numérique. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société China International Télécommunication Construction Corporate pour un montant de 117 millions 387 mille 180,77 dollars US et un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Il vise à prendre en compte les modifications intervenues dans l’exécution du projet en ce qui concerne : – les composantes ainsi que la substitution dans le projet des localités de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga par celles de Kati, Diéma, Diboli, Diéma-Guogi ; – le réajustement du design de l’itinéraire de la construction de backbone de fibre optique, l’ajustement du contenu du réseau d’accès et de la composante Safe City ; – la réservation du centre des données et la suppression de la composante EID ; – le contrôle et le suivi par les services techniques compétents. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : a. des projets de texte relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Domaines et du Cadastre. La Direction nationale des Domaines et la Direction nationale du Cadastre ont été créées respectivement par l’Ordonnance n°2017-025/P-RM du 30 mars 2017 et l’Ordonnance n°2017-024/P-RM du 30 mars 2017 suite à la scission de la Direction nationale des Domaines et du Cadastre. Après cette scission, les deux directions ont été confrontées à des difficultés dans l’exécution de leur mission, notamment : – l’insuffisance et la mauvaise répartition du personnel ; – l’absence de liens directs entre les structures régionales et subrégionales des deux (02) Directions ; – l’insuffisance des ressources financières pour assurer la réalisation des activités essentielles à l’exécution des missions et à l’atteinte des objectifs. Les projets de texte adoptés consacrent la fusion de la Direction nationale des Domaines et celle du Cadastre à travers la création de la Direction générale des Domaines et du Cadastre dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. Leur adoption permettra également de doter ladite direction, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de sa mission. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, il est prévu la réalisation des travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès. La réalisation desdits travaux empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. La réalisation de ces travaux contribuera à l’amélioration de la gestion des déchets solides dans le District de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Yaya DOUCOURE, Armée de Terre. AU TITRE DU MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général de l’Agence nationale de l’Aviation civile : Colonel Yaya TRAORE, Armée de l’Air. AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Dakar (Sénégal) : Commissaire de Police Florentin DOUYON. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Commissaire Divisionnaire de Police Makan GUEYE. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Doha (Qatar) : Monsieur Yssouf BAGAYOKO, Contrôleur du Trésor. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Oumar TAMBOURA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national de l’Agriculture : Monsieur Souleymane YACOUBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national du Génie Rural : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur Général de l’Institut d’Economie Rurale : Monsieur Kalifa TRAORE, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Président Directeur Général de l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : Monsieur Bréhima SOGOBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur N’Diougou DIALLO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Oumar BERTHE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Néné Maina BA, Ingénieur en Génie Informatique. – Conseiller Technique : Monsieur Youssouf BAGAYOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directrice nationale de la Promotion de la Femme : Madame Bocoum Aoua GUINDO, Administrateur de l’action sociale. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’action sociale. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur national de l’Industrie : Monsieur Gaoussou KONE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres : a. de la participation du
Education : les cours démarrent à l’Université de Sikasso ce mois de janvier
Sikasso, 3 janvier (AMAP) Les cours de l’Université de Sikasso démarreront ce mois de janvier 2024 avec l’Institut universitaire de développement rural (IUDR), a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été annoncée, jeudi dernier au gouvernorat de Sikasso, par le Coordinateur de l’opérationnalisation de l’Université de Sikasso, Badiè Diourté au cours du lancement des activités de l’IUDR. C’était en présence du gouverneur de la 3ème région Mme Kanté Marie Claire Dembélé, des chefs de services régionaux et d’un parterre de professeurs et de docteurs du domaine de l’agropastoralisme et autres. Les filières prévues sont notamment le génie rural, le machinisme agricole, la construction métallique et la transformation agroalimentaire. Dans un premier temps, il est prévu de commencer les cours avec 20 000 étudiants. D’entrée de jeux, le maire de la commune urbaine de Sikasso Kalifa Sanogo a souhaité la bienvenue aux participants avant de se réjouir du démarrage des cours de l’Université de la 3ème région. « Aujourd’hui est un grand jour pour la population de Sikasso. On attendait cette Université avec impatience. Cela nous enlèvera une grosse épine du pied car nos enfants souffraient énormément à l’Université de Bamako », a-t-il indiqué. De son côté, le président du Conseil Régional de Sikasso, Yaya Bamba a affirmé qu’après Bamako, Sikasso est la région qui enregistre le plus grand nombre d’admis au Baccalauréat. Ces bacheliers rencontrent d’énormes difficultés à Bamako et à Ségou en termes de logement, de transport et d’adaptation socioculturelle. « Les conséquences qui en résultent sont notamment la déperdition, les dérives sociales, l’abandon pur et simple après l’admission au baccalauréat », a-t-il affirmé. Et de poursuivre que l’Université de Sikasso est une réponse à des préoccupations multiples des populations de la région de Sikasso. Par ailleurs Yaya Bamba dira que le domaine, la mention et les spécialités/filières de formation de l’UIDR sont en parfaite cohérence avec les orientations stratégiques de développement définies dans le Plan stratégique de développement régional (PSDR). « Les spécialités prévues contribueront à valoriser les filières agricoles, un chantier dans lequel le Conseil Régional déploie, depuis des décennies, d’immenses efforts », a-t-il fait savoir. Pour sa part, Badiè Diourté est revenu sur les procédures par lesquelles sa commission est passée de 2018 à nos jours. Il a souligné l’engagement du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique, Boureima Kansaye à réaliser l’université de Sikasso. Selon lui, l’ouverture de l’Université se fera de façon progressive. Après le démarrage des cours, des filières agropastorales, si tout va bien, l’ouverture des autres filières se fera les années prochaines. Auparavant, la cheffe de l’exécutif régional s’était réjouie de la bonne nouvelle. Elle a salué les efforts consentis par les gouverneurs précédents ainsi que l’ensemble des autorités régionales pour la réalisation de cette université. En outre, elle a affirmé que deux missions sont à pied d’œuvre pour la recherche du site devant servir de salle pour dispenser les cours en 2024 et élaborer la maquette de l’Université. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a apprécié le choix porté sur les filières agropastorales car Sikasso est la zone la plus adaptée pour cela. Elle a saisi l’occasion pour remercier les autorités de la transition pour la bonne initiative et le maire de Gongasso pour leur avoir octroyer la parcelle de 400 ha devant servir de site pour la construction de ladite Université. Les questions des participants ont porté sur le sort des enseignants détenteurs de masters qui enseignent dans les établissements d’enseignement secondaires de Sikasso, le lieu où les cours seront dispensés, la prise en compte de la filière journalisme et communication… MD/KM (AMAP)
Colonel Assimi Goïta, président de la Transition : «J’ai pris l’option de privilégier l’appropriation nationale du processus de paix»
Dans son discours à la nation à l’occasion du Nouvel an 2024, le colonel Assimi Goita a dévoilé une nouvelle stratégie dans la recherche de la paix, en donnant ses chances à un dialogue direct inter-malien, piloté par un comité dont le rapport est attendu en février prochain. Par ailleurs, le chef de l’État est revenu sur les réformes engagées par le gouvernement en vue de l’amélioration de la gouvernance et du développement économique et social. Au cours de l’année 2024, a-t-il assuré, la lutte contre les groupes armés terroristes et les efforts en direction du retour à l’ordre constitutionnel se poursuivront . Texte intégral Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous ce soir, par la grâce d’Allah, à l’entame de la nouvelle année. La traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An nous offre l’occasion de faire le point de l’année écoulée pour mieux nous projeter dans la nouvelle année. Je voudrais tout d’abord, en cette circonstance, exprimer ma compassion à l’endroit de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, affectés par les difficultés du moment. Ma pensée va également à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité engagées dans la défense opérationnelle du territoire. Mes chers compatriotes, L’année 2023 aura été une année de grands défis pour les autorités de la Transition totalement dédiées à la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Les réformes sont en cours dans tous les domaines, particulièrement dans les secteurs de la justice, la santé, l’économie et les mines. Le secteur minier, porteur de grandes opportunités de développement, a été doté d’un nouveau code et d’une loi sur le contenu local. Il ouvre la voie à d’énormes opportunités de développement endogène et à d’importantes ressources budgétaires. Mes chers compatriotes, L’État a renforcé l’amélioration de la gouvernance et accéléré l’appui aux entreprises publiques. Il a également poursuivi l’appui au monde rural à travers les subventions sur les intrants et l’aide aux producteurs de coton sinistrés. L’État a soutenu le financement du secteur privé en fournissant un appui conséquent au fonds de garantie du secteur privé à plus de 100 milliards de Fcfa. Dans le même temps, le gouvernement a poursuivi ses actions dans différents domaines en vue d’améliorer les conditions de vie de la population et les indicateurs macroéconomiques sont bien orientés malgré les effets de la crise multidimensionnelle. Les investissements importants sont aussi engagés dans les domaines de la santé et de l’éducation par la construction d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et le renforcement des capacités. L’étude prospective du Mali 2063 avec un phasage décennal a été lancée, afin de doter notre pays d’une orientation et d’une vision claires pour son avenir. Mes chers compatriotes, Toutes ces actions déterminantes pour l’avenir de notre pays ont été réalisées grâce à la résilience du peuple malien qui consent d’énormes sacrifices pour le retour de la paix, de la prospérité et de l’autorité de l’État. Dans le cadre de la pacification durable du climat social, le gouvernement et les partenaires sociaux ont signé le Pacte de stabilité sociale et de croissance, dont l’incidence financière est évaluée à plus de 105 milliards de Fcfa. Ce pacte intègre l’ensemble des réformes administratives, juridiques et institutionnelles contenues dans les recommandations de la conférence sociale. Il est important de noter que le climat social s’est considérablement apaisé depuis la signature du pacte. Cet apaisement est à l’actif des partenaires dont il convient de saluer le sens élevé de patriotisme. Les états généraux de la jeunesse qui se sont déroulés du 01 au 22 décembre 2023 ont constitué un moment de retrouvailles et de ferveur qui a permis de faire l’état des lieux des défis de la jeunesse malienne autour de l’essentiel et ont fait de propositions de solutions. Mes chers compatriotes, Notre pays est confronté aujourd’hui à une crise aiguë dans la fourniture de l’électricité qui cause des désagréments à la population. Il faut cependant rappeler que cette situation est consécutive à plusieurs années de mauvaise gestion et de manque de vision pour le développement de ce secteur stratégique. Conscientes de l’impérieuse nécessité d’atténuer les souffrances des populations et de trouver des solutions pérennes à cette crise, les autorités de la Transition ont initié des actions sur le court, moyen et long terme. Ces actions ont concerné l’accélération du renforcement des équipements de production et de transports, le financement d’opérations immédiates, les réformes et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie. Des projets structurants sont lancés avec le concours de nos partenaires. Mes chers compatriotes, Les efforts de développement dans lesquels nous sommes engagés resteraient vains si la lutte contre la corruption dans les domaines administratifs et économiques n’est pas menée avec détermination. Aussi, le gouvernement a-t-il entrepris une lutte implacable contre ce fléau. Des actions sont ainsi en cours pour que tous ceux qui sont impliqués dans les actions de corruption répondent devant les instances judiciaires. Mes chers compatriotes, La question sécuritaire et la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays ont été et demeurent au cœur des préoccupations du peuple malien. Je voudrais ici saluer l’engagement et la détermination des FAMa dans la conduite de l’opération Dougoukoloko, conformément à la Résolution n° 2690 de l’ONU, ainsi que le soutien multiforme dont elles ont bénéficié auprès du peuple malien. Il me plait également de saluer les populations qui ont vécu le martyre pendant onze longues années. Je voudrais cependant les inviter au calme et à la modération. Notre mission n’est pas achevée. Je rappelle qu’elle consiste à recouvrer et à sécuriser l’intégrité du territoire, sans exclusive aucune. C’est aussi l’occasion pour moi de présenter mes condoléances et former les vœux de prompt rétablissement aux victimes civiles et militaires de la tragédie qui a été imposée à notre peuple. Mes chers compatriotes, Il faut rappeler que l’opération Dougoukoloko avait pour seul objectif le redéploiement des forces armées sur toute l’étendue du territoire national, suite au retrait de la Minusma. J’invite la population à se
Campagne agricole 2022-2023 : La Région de Ségou attend une production céréalière de 1,2 million de tonnes
Ségou, 28 déc (AMAP) Les estimations provisoires de l’ensemble de la Région de Ségou, dans le Centre du Mali, font état de 1.297.653 tonnes de production céréalière sur une prévision de 1.361.454 tonnes soit 95,3% pour la campagne d’hivernage 2022-2023, selon des sources officielles. Le chef de bureau statistique suivi/évaluation et communication à la direction régionale de l’agriculture de Ségou, Lassana Camara, précise qu’à la date du 19 décembre, les évaluations provisoires font état d’une production brute de 250.295 tonnes de mil sur une prévision de 318.095 tonnes et 863.854 tonnes de riz sur une prévision de 946.378 tonnes. En ce qui concerne le fonio, les estimations provisoires tablent sur 4.728 tonnes sur une prévision de 2.362 tonnes. 90.737 tonnes de maïs ont été obtenues sur 70.256 tonnes prévues, contre 88.034 tonnes de sorgho sur une prévision de 24.363 tonnes. Six tonnes de blé ont été également récoltées. « Par ailleurs, a-t-il expliqué, la Région de Ségou n’a pas atteint l’objectif à cause de l’arrêt précoce des pluies au mois de juillet, la mauvaise répartition des pluies dans le temps. » «Ceux qui ont su profiter des premières pluies vont avoir une campagne satisfaisante contrairement à ceux qui n’ont pas su en profiter», a-t-il dit. À cette difficulté d’ordre climatique, se sont ajoutés la cherté des intrants agricoles minéraux, le manque de moyens pour l’encadrement, l’insécurité résiduelle, l’insuffisance d’agents d’encadrement. M. Camara a, aussi, déploré le manque de moyens de déplacement des chefs de secteur et agents, l’insuffisance numérique du personnel d’encadrement, la vétusté des bureaux des secteurs et l’insuffisance de formation continue du personnel. Malgré toutes ces difficultés, a noté Lassana Camara, la région s’attend à un excédent céréalier de 426.739 tonnes. Notre interlocuteur a également évoqué plusieurs tares auxquelles les autorités devraient apporter des réponses pour l’amélioration des performances agricoles au niveau de la Région de Ségou. Il a particulièrement insisté sur les conditions de travail des agents, confrontés à la non-disponibilité d’un support juridique permettant l’accès aux ristournes au niveau du budget, à l’absence de prime de risque liés à la manipulation des pesticides et des engrais, à l’insécurité des agents de contrôle phytosanitaires au niveau des postes de contrôle. Ainsi, il a préconisé de vulgariser, en particulier, l’usage des engrais organiques et les produits bio, doter le secteur d’agents d’encadrement et de moyens de déplacement, mettre les agents dans les conditions idéales pour le suivi de la compagne agricole. La Région de Ségou est une zone de production agricole par excellence. Elle abrite principalement l’Office riz, l’Office du Niger et plusieurs grandes zones de production céréalière s’étendant de l’inter-fleuve (Cercle de Macina) jusqu’au moyen-Bani (Cercle de Bla). Ces zones contribuent fortement à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Les principales cultures sont le mil, le sorgho, le fonio, le riz, le haricot, le maïs, le blé et l’arachide. Cette vaste zone riche de ses terres arables est également réputée très productive. ADS/MD (AMAP)
Énergie électrique : Près de 180 milliards de Fcfa pour interconnecter le Mali et la Mauritanie
Bamako, 27 dec (AMAP) Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD) a approuvé, jeudi dernier, à Abidjan, un financement de 302,9 millions de dollars américains (environ 180 milliards de Fcfa) pour interconnecter le Mali et la Mauritanie, dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». L’initiative contribue à la mise en œuvre du «Projet d’interconnexion électrique de 225 kV Mauritanie-Mali et de développement de centrales solaires associées» dans le cadre de «l’Initiative Desert to Power». Elle devrait permettre d’assurer la disponibilité permanente d’une électricité de qualité et à un coût abordable. Ce qui permettra de renforcer la résilience des populations des localités bénéficiaires, en promouvant le secteur privé, le commerce et la création d’opportunités d’emplois. Ce projet représente une opération d’investissement stratégique qui vise à favoriser l’essor de la production d’énergie solaire et à garantir un accès universel à l’électricité dans ces deux pays du Sahel. Il a pour objectif d’établir une interconnexion électrique haute tension sur 1.373 kilomètres, avec une capacité de transit de 600 mégawatts (MW) entre les deux pays, et de construire une centrale solaire de 50 MW à Kiffa, en Mauritanie, reliée à l’interconnexion. Ce sont 100.000 nouveaux ménages qui seront connectés au réseau électrique dans les localités traversées. En outre, le Projet permettra de créer des opportunités d’entreprenariat agricole et de services pour les jeunes et les femmes. «Au Mali, le projet interviendra dans la Région de Kayes et bénéficiera à 500.000, habitants dont 20.000 ménages répartis dans les 50 localités qui seront raccordées au réseau», selon le responsable du Bureau pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Adalbert Nshimyumuremyi. Opération prioritaire de l’Initiative Desert to Power, ce projet est inscrit dans la feuille de route régionale approuvée en 2021 par les pays bénéficiaires du programme. Il s’agit d’un premier tronçon de la dorsale trans-sahélienne devant relier la Mauritanie au Tchad, en passant par le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’interconnexion permettra de développer de nouvelles centrales d’énergie renouvelable, dont la production sera plus intégrée aux réseaux interconnectés. Sa mise en exploitation facilitera l’accès à une électricité de qualité, à faible teneur en carbone et à un prix abordable. L’appui du guichet concessionnel du Groupe de la BAD comprend 269,6 millions de dollars pour la Mauritanie et 33,3 millions de dollars (environ 19 milliards de Fcfa) pour le Mali. Le reste du financement du projet, d’un coût d’environ 888 millions de dollars, sera fourni par d’autres partenaires et des fonds climatiques. «L’approbation de ce projet montre que l’Initiative Desert to Power se concrétise progressivement à travers les projets structurants qui permettront de développer des moyens de production d’énergie renouvelable dans les deux pays», a déclaré le directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement, Daniel Schroth. Pour sa part, la responsable du Bureau pays de la Banque en Mauritanie et directrice générale adjointe de la Banque pour la région Afrique du Nord, Malinne Blomberg, a souligné que «la préparation de ce projet était un défi que les autorités maliennes et mauritaniennes et la BAD ont relevé ». « Son approbation consolide le soutien de la Banque au secteur de l’électricité en Mauritanie. Il aura un impact sur la promotion du secteur privé, la promotion du commerce et la création d’opportunités d’emplois . ID/MD (AMAP)
Kangaba : Début de la campagne de vaccination contre la poliomyélite
Kangaba, 6 novembre (AMAP) A l’instar des autres localités du Mali, la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite a débuté, le vendredi 03 novembre 2023, dans le district sanitaire de Kangaba, a constaté l’AMAP. Pour réussir cette campagne de riposte, le Centre de Santé de Référence (CSRéf) de Kangaba en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF a d’abord procédé à la formation non seulement des Directeurs Technique de Centre mais aussi des vaccinateurs et des moniteurs de flacons. Le lancement de la campagne s’est déroulé dans l’enceinte du CSCOM central de Kangaba en présence des chefs de famille proche du CSCOM, des responsables administratifs et politiques et ceux des associations et organisations de la société civile sous la présidence du préfet de Cercle, Abou Dao. Sur place le médecin chef du CSRéf a placé la campagne dans son contexte. Selon Dr Moussa Sougané, le Mali, après une période d’accalmie en 2021, suite à une flambée de variant du poliovirus avec 56 cas détectés en 2020, est replongé dans une autre flambée depuis septembre 2022. Le pays a notifié jusqu’à ce jour 11 cas de variant du poliovirus circulant de type 2, tous humains dont 2 cas de 2022. Parmi les 11 cas confirmés, 9 sont localisés dans le bloc Nord tous couverts par les deux passages (juin et août 2023) et 2 dans le bloc Sud (district sanitaire de Kangaba et Ségou). Voilà ce qui explique toujours selon Dr Sougané, l’organisation par le ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, de cette campagne nationale de riposte contre le variant du poliovirus circulant de type 2 en tenant compte de l’accessibilité sécuritaire des aires de santé dans notre pays. Le médecin chef a également énuméré les objectifs de la riposte. L’objectif général vise à renforcer l’immunité collective chez les enfants de moins de cinq (05) ans, contre le variant du poliovirus de type 2, en administrant le Vaccin Polio Oral de type 2 à tous les enfants de cette tranche d’âge et stopper ainsi sa circulation. Spécifiquement il s’agit de vacciner 100% des enfants de moins de 5 ans, d’assurer l’information effective des parents sur la poliomyélite et sur les campagnes de riposte avant le passage des vaccinateurs, de rechercher activement et notifier tout cas de paralysie flasque aiguë en communauté, d’assurer une gestion efficace des vaccins en ramenant 100% des flacons de nVPO2 à la fin de la campagne, de détruire 100% des déchets produits pendant les Journées Nationales de Vaccination (JNV) au plus tard dans les 14 jours, après chaque passage et prendre en charge 100% des cas de manifestations indésirables post vaccinales (MAPI) constatées lors des JNV et ce jusqu’à 6 semaines après chaque passage. Pour atteindre ces objectifs dans le district sanitaire de Kangaba à savoir vacciner 42 080 enfants de 0 à 59 mois, 137 équipes de vaccinateurs, 26 superviseurs de proximité, 06 superviseurs du district, 01 superviseur de la région utiliseront la stratégie porte à porte durant quatre jours. Les consultants de l’OMS et le l’UNICEF sont également sur le terrain avec 71 mobilisateurs de proximité et 24 superviseurs et moniteurs de flacons pour réussir la campagne. A cela s’ajoute 02 radios de proximité pour donner la vraie information sur la campagne. Satisfait de l’organisation de cette campagne, le préfet de Cercle a invité les femmes et les chefs de ménages à se mobiliser pour la réussite de cette activité dans le Cercle de Kangaba. Il faut signaler que le district sanitaire de Kangaba compte 23 CSCOM. SD/KM (AMAP)
Tenenkou : Rencontre sur la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance
Ténénkou, 1er novembre (AMAP) Une rencontre d’échanges entre les représentants de l’État et les autorités traditionnelles et coutumières autour de la problématique du retour précoce des animaux de la transhumance, s’est déroulée mardi à Tenenkou, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la réunion, les sous-préfets de Diondiori et de Sossobé, le 2e adjoint au maire de la commune urbaine, le chef du détachement des FAMA, l’adjoint au commandant de brigade, les représentants des services techniques des secteurs de l’agriculture et de l’élevage, le président de la chambre locale d’agriculture et le président de l’union locale des éleveurs. Depuis quelques jours les animaux commencent à débarquer dans le bourgou alors même que la récolte des champs n’a pas commencé dans les zones débarquées. Ce retour précoce peut provoquer d’énormes dégâts pour les agriculteurs. Jadis ce retour était encadré par les autorités administratives en collaboration avec les Diôros qui sont les propriétaires terriens dans le bourgou. Ces dates étaient fixées lors des conférences bougoutieres qui étaientt un cadre d’échanges pour l’établissement d’un calendrier de retour des animaux. Cependant, depuis quelques années, ce calendrier n’est plus respecté avec l’affaiblissement de l’autorité des Dioros dûe à la situation sécuritaire dans le cercle de Tenenkou. C’est pour tenter d’encadrer ce retour afin d’éviter d’autres conflits notamment entre éleveurs mais aussi entre éleveurs et agriculteurs ou pêcheurs que le préfet du cercle de Tenenkou, Mamadou Dao a initié cette rencontre pour échanger avec les légitimités traditionnelles afin de trouver des pistes de solution à cette situation. Le préfet de cercle a saisi l’occasion pour inviter les légitimités traditionnelles et coutumières à s’investir pleinement pour trouver une réponse adaptée à cette question cruciale du retour précoce des animaux. Quatre heures d’horloge, les participants ont passé en revue les principaux facteurs favorisant le retour précoce des animaux qui sont liés à l’ensablement des mares dans le Méma et l’affaiblissement de l’autorité des Dioros. Pour remédier à cette situation les participants ont formulé quelques recommandations qui sont entre autres, la redynamisation des conférences bourgoutières, le surcreusement des mares dans le Méma et la restauration de l’autorité des Dioros . Selon le président de l’union locale des éleveurs monsieur Amadou Daou, il existe 10 pistes pastorales dans le cercle de Tenenkou qui vont de Diafarabé à Toguéré coumbé. « Le retour des animaux de la transhumance est un grand moment ici au sein des communautés car les communautés s’identifient aux animaux », a –t-il conclu. Le Cercle de Tenenkou zone agro -pastorale par excellence est une zone de concentration des animaux venant de la région de Segou, Mopti et Tombouctou lors de la transhumance entraînant un rétrécissement des espaces pastorales. Pour rappel, les bergers étaient célébrés et magnifiés à leur retour si leurs troupeaux revenaient avec beaucoup de graisseur. Ils entraient ainsi dans la prospérité et devenaient des légendes à jamais. AS /KM (AMAP)
Kangaba : rencontre sur les cliniques mobiles pour les activités de dépistage et de traitement du paludisme en milieu communautaire
Kangaba, 31 octobre (AMAP) La 2ème rencontre sur les cliniques mobiles pour les activités de dépistage et traitement du paludisme en milieu communautaire a regroupé, le 25 octobre dernier à Kangaba, les tradithérapeutes, les agents de santé communautaire, les responsables religieux et les représentants des groupements féminins, a constaté l’AMAP. La rencontre était présidée par le médecin chef du CSRéf Docteur Moussa Sougané. Selon le médecin chef du CSRéf, dans le cadre de la lutte contre le paludisme au Mali, l’ONG ARCAD santé PLUS a bénéficié d’un financement de la subvention NFM3 du Fonds Mondial pour la riposte communautaire contre le paludisme. Pour mener à bien cette lutte contre le paludisme au niveau communautaire, ARCAD santé PLUS en collaboration avec le Programme National de lutte contre le Paludisme (PNLP), la Direction Régionale de la Santé de Koulikoro, organise des cliniques mobiles dans les aires de santé des districts sanitaires d’intervention du projet dont Kangaba. Commencé à Kangaba à l’instar des autres districts sanitaires du projet le dimanche 24 septembre couplée au troisième passage de la Chimio Prévention du Paludisme Saisonnier (CPS), l’activité se poursuit avec le quatrième passage de la CPS qui est en cours dans le district sanitaire de Kangaba. L’objectif global vise à réaliser des activités mobiles pour le diagnostic et le traitement du paludisme en milieu communautaire. Spécifiquement, il s’agira de sensibiliser les populations sur les mesures préventives du paludisme, diagnostiquer et traiter les cas de paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans, diagnostiquer et traiter les cas de paludisme simple chez les femmes enceintes. Il s’agira également de référer les cas avec signe de gravité vers les CSCOM, appuyer la campagne CPS d’une part par la recherche des enfants manqués et leur orientation vers les CSCOM d’autre part par la vérification auprès des parents l’administration de la 2ème et la 3ème dose d’Amodia quine (AQ) aux enfants et rapporter les données de l’activité. Comme pour la CPS, la stratégie utilisée est la même pour les cliniques mobiles. Une fois au village, les équipes se déplacent de porte à porte. Elles visiteront 15 ménages par jour pour chercher les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Les sorties se feront tous les jours durant 5 jours et les axes seront définis par les conseillers psychosociaux et partagés avec les Directeurs Techniques de Centre (DTC). Les activités des cliniques mobiles seront supervisées par les équipes du niveau national, régional et du district. Les participants en général et ceux de la médecine traditionnelle en particulier se sont réjouis d’avoir toujours participé à ces rencontres du donné et du recevoir. Ils ont tous promis de véhiculer le maximum d’information sur les activités de la clinique mobile. SD/KM (AMAP)
Sikasso : Les principes du marketing et de la commercialisation au centre d’une formation
Une session de formation sur les principes du marketing et de la commercialisation des produits transformés a regroupé du 22 au 24 octobre dans la Capitale du Kénédougou, neuf (9) coopératives transformatrices de la pomme de terre et de l’anacarde du cercle de Sikasso. Ces coopératives composées de 56 membres viennent des communes de Farakala, Lobougoula, Finkolo Ganadougou, Missirikoro, Nièna et Sikasso. L’initiative est de l’Organisation pour la réflexion, la formation, l’éducation à la démocratie et au développement (ORFED) et de son partenariat CIDEAL. La session de formation visait à améliorer la commercialisation des produits transformés par les coopératives à travers une meilleure appropriation des principes du marketing et de la commercialisation. A l’entame de ses propos, le représentant de l’ORFED Siaka Ballo a expliqué les deux objectifs de sa structure pour l’organisation de cette formation. Il s’agit du renforcement organisationnel de la dynamique associative afin que les coopératives soient structurellement fortes. Le second objectif vise à promouvoir la consommation locale des produits dérivés de la pomme d’acajou à travers des actions de sensibilisation. « Cette session permettra aux différentes coopératives d’avoir du marché sur le terrain et de se spécialiser dans leur domaine », a-t-il indiqué. Siaka Ballo ajoutera qu’au cours de ces deux jours, les participantes seront édifiées sur plusieurs modules relatifs aux techniques de marketing et de commercialisation. Il a, enfin, invité les participantes à suivre attentivement la session afin d’avoir des notions de bases en marketing et en commercialisation. Pour le représentant de CIDEAL Mamadou Touré, leur accompagnement s’inscrit dans le cadre de la conception du plan de marketing de chacune des coopératives présentes à la formation. « Cette formation permettra aux coopératives de mieux vendre leurs produits », a-t-il souligné. Il poursuivra que la réalisation de ses activités constitue une grande satisfaction pour eux. Les stratégies de marketings tirés de ces sessions permettront aux coopératives du cercle de Sikasso d’être autonomes. Les participantes Mme Koné Assetou Diabaté et Mme Touré Aminata Berthé représentantes respectivement des coopératives Djiguya de Nièna et sigutè mogoson de Lobougoula sont toutes satisfaites d’avoir participé à la session de formation. « Actuellement nous avons plus de 100 sachets de produits invendus dans notre usine, faute de clients », a témoigné Mme Koné Assetou Diabaté. Elle estime que cette formation est la bienvenue car elle leur permettra de mieux vendre leurs produits, de gagner de l’argent et de se faire connaître également. Abondant dans le même sens, Mme Touré Aminata Berthé estime que cette formation leur enlèvera une grosse épine des pieds car sa coopérative était vraiment dans le besoin. Elles ont, toutes, remercié l’ORFED et ses partenaires pour leur appui. Il est à noté que l’ORFED est une ONG de droit national malien créée en 2004 sous le récépissé n° 0272/0022048 pour soutenir le processus de décentralisation et de développement local. Elle s’intéresse aux thématiques comme la décentralisation et la gouvernance locale, l’éducation à la paix, la cohésion sociale autour des exploitations minières du Mali, la gestion non-violente des conflits, l’agriculture et l’environnement…Ses interventions couvrent tout le territoire national. La présente session de formation s’inscrit dans le cadre de la convention 18-CO1-1092 (autonomie économique et sociale des femmes de la région de Sikasso à travers la transformation et la commercialisation de l’anacarde) de l’ORFED et de son partenaire CIDEAL. Le projet est financé par la coopération Espagnole (AECID) pour une durée de quatre ans (2019-2023). L’ORFED réalise ce projet en consortium avec d’autres ONG nationales dans les cercles de Bougouni, Kolondièba, Kadiolo et Sikasso. MD/KM (AMAP)
Kangaba : Les revenus miniers au budget public se sont élevés à 395 milliards CFA en 2021
Les travaux de l’atelier de dissémination des rapports ITIE (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives) 2020 et 2021ont été présidés, le mercredi 18 octobre 2023, à Kangaba, par le préfet de Cercle, Abou Dao. Ont pris part aux travaux 50 participants venus du conseil de cercle, de la mairie, des services techniques, de la chambre des mines, des associations et organisations de la société civile, de la Brigade de Gendarmerie et de la Garde Nationale. Organisé par le Comité de pilotage, cet atelier se situe dans le cadre des campagnes de disséminations des rapports ITIE à travers le pays. Ces campagnes selon le chef de la mission, Abdoul Wahab Diakité visent à diffuser de manière large les informations tirées des rapports ITIE du Mali afin d’accroitre la communication et la sensibilisation sur les enseignements tirés de ces rapports. Elles visent également selon lui, à mettre à la disposition des citoyens et des autres parties prenantes, des informations pertinentes sur la gouvernance du secteur extractif afin de susciter le débat public sur les enjeux et les retombées du secteur. Dans son discours d’ouverture le Préfet de Cercle a été n ne peut plus claire. Selon lui, au Mali, les ressources minières du pays appartiennent à l’ensemble de la population. L’exploitation et la gestion de ces ressources doivent être faites dans la transparence et la redevabilité absolues. C’est pourquoi l’Etat du Mali, afin d’assurer une transparence et une redevabilité dans le secteur extractif a adhéré à l’ITIE, a ajouté le préfet Abou Dao. Aussi, le Mali s’est engagé à mettre en œuvre les exigences de cette initiative parmi lesquelles la production, la publication et la dissémination des rapports ITIE. Le présent atelier de dissémination des rapports ITIE a été l’occasion pour la mission du comité de pilotage d’informer le public sur la publication et la disponibilité des rapports 2020 et 2021, d’organiser des débats d’échanges sur les enseignements de ces rapports et de rendre accessible à travers les médias les enseignements de ces rapports. Au cours des travaux, les participants ont eu droit à une projection sur la synthèse de des rapports 2020 et 2021. La projection a permis de mettre en évidence des informations sur le contexte du secteur extractif au Mali, le secteur couvert par le rapport, les types de paiements, les entreprises concernées par les déclarations, les attestations et certifications des données, la contribution du secteur à l’économie nationale, la contribution du secteur au budget des collectivités et au développement communautaire, les achats et autres transactions effectués entre les mines et les fournisseurs locaux, la répartition des paiements par l’administration et par entreprise, les principaux écarts et les recommandations d’améliorations formulées. Les participants ont retenu après la présentation qu’en 2020 et 2021, la contribution du secteur extractif à l’économie nationale a été de 10% du Produit Intérieur Brut du Mali, 2% de l’emploi formel du pays, 21% des recettes fiscales de l’Etat et 82% des recettes d’exportation du pays avec comme périmètre de réconciliation 10 entités publiques pour 32 entreprises extractives. S’agissant de l’affectation des revenus miniers au budget public, elle s’élève à 305 milliards de CFA en 2020 contre 395 milliards CFA en 2021. Au nombre des constats et recommandations, les participants ont retenu trois en 2020 à savoir les défaillances dans la gestion du cadastre minier et du suivi des licences, les défaillances dans le suivi des participations de l’Etat dans les entreprises extractives et la non déclaration des paiements spécifiques par projet. Un seul constat a été retenu en 2021 à savoir la mise en œuvre des recommandations ITIE. SD/KM (AMAP)

