Production de sucre : Des experts brésiliens au Mali pour relancer le secteur
Bamako, 17 janv (AMAP) Une délégation d’experts brésiliens séjourne, depuis mardi, au Mali, pour une semaine, afin d’explorer les perspectives de renouveau dans le secteur sucrier au Mali, a constaté l’AMAP sur place. Dans le cadre de cette visite, à l’initiative du ministère de l’Industrie et du Commerce, le département en charge de l’Industrie a organisé dans ses locaux, une réunion de cabinet élargie à la mission d’études des experts brésiliens, en présence de l’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, du chef de la mission brésilienne, Ricardo Soares De Arruda Pinto et du consultant, Adama N. Diarra. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, qui a dirigé les travaux, le Mali connaît un déficit en sucre depuis les indépendances. «Le déficit sucrier est structurel. Mais, nous avons toujours apporté une réponse conjoncturelle par le biais d’importations et d’exonérations », a estimé M. Diallo. Expliquant que la mission du jour consacre le démarrage de la vision du gouvernement à moyen et à long terme pour apporter une réponse structurelle au déficit structurel du sucre dans notre pays. « C’est pourquoi, nous avons estimé faire appel aux experts brésiliens », a-t-il expliqué. Et de justifier que le Brésil, premier producteur mondial de sucre, possède une expertise avérée tant dans la technologie que dans la production sucrière. Il a dit que les experts brésiliens ont été sollicités pour deux missions cruciales qui permettront de concevoir une stratégie à moyen et long terme, garantissant notre capacité à assurer l’autosuffisance du Mali en sucre. Le ministre Diallo a révélé que la mission va premièrement procéder à une évaluation des performances industrielles de Sukalla et N’Sukalla. Il s’agit, selon lui, de déterminer le maximum de production de sucre que le Mali peut attendre de ces deux unités industrielles, actuellement limitées à 100.000 tonnes. Il a, aussi, souligné que l’état des installations industrielles et des équipements sera évalué avec précision et les réelles possibilités de production maximale de sucre définies au niveau de ces deux unités industrielles. Pour lui, à partir de cette évaluation de l’outil industriel, différents scénarios pourront se présenter à son département. «En fonction de chaque scénario qui se dégagera, nous apporterons des réponses et des ajustements pour pouvoir atteindre notre objectif, qui est d’assurer l’autosuffisance de notre pays en sucre en produisant entre 300 000 et 400 000 tonnes voire 500.000 tonnes par an», a affirmé Moussa Alassane Diallo, soulignant que l’objectif ultime est de devenir un pays producteur de sucre pour garantir notre autosuffisance et devenir un exportateur net de cette denrée. En outre, le ministre Diallo a confié que la deuxième étape de la mission consiste à préparer une étude sur la base des aménagements de nos terres. « Il s’agira, a-t-il expliqué, de savoir la superficie à aménager pour parvenir à produire jusqu’à 500 000 tonnes de sucre. Et de connaître les techniques culturales qu’il faut promouvoir pour maximiser les rendements sur la base des aménagements. » «Troisièmement, sur la base de l’aménagement des terres et des techniques culturales, nous allons voir les rendements qu’on peut attendre sur la base de l’introduction des variétés culturales», a-t-il dit, ajoutant qu’une fois ces deux études menées, «il nous appartiendra d’organiser et de planifier toutes les mesures financières et techniques pour élaborer un dossier». Le Brésil, renommé comme l’un des principaux producteurs mondiaux de sucre, tire sa prééminence de l’excellence de sa production de sucre de canne. Cette expertise a conduit à la sélection du Mali comme destination pour une mission d’évaluation approfondie. Les évaluations de l’équipe d’experts seront cruciales pour envisager une relance stratégique et engager un changement structurel dans la dynamique actuelle du secteur sucrier au Mali. Au cours de leur séjour, les experts brésiliens auront des séances de travail avec les autorités, les représentants des deux unités, ainsi qu’avec des acteurs clés du secteur. L’ambassadeur du Brésil au Mali, Miguel Griesbach de Perira Franco, a assuré que ces experts sont bien qualifiés. Le diplomate brésilien a fait savoir que son service est prêt à suivre les conclusions de cette mission, et que son pays va rester aux côtés du Mali pour qu’il soit capable d’atteindre ses objectifs de souveraineté alimentaire. Pour cela, il a souhaité que cette initiative soit élargie au maïs et au soja. Auparavant, la délégation a rencontré le ministre de l’Économie et des Finance, Alousséni Sanou à huit clos. Rien n’a filtré de cette rencontre. AG/MD (AMAP)
CAN 2023 en Côte d’ivoire : Des supporters maliens bloqués à la frontière ivoirienne
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib Kouyaté Korhogo, 16 janv (AMAP) Le voyage pour Korhogo s’est transformé à un calvaire pour les supporters maliens. Plus 300 personnes ont quitté Bamako, dimanche matin, dans une dizaine de bus (certaines sources évoquent 5 bus), mais ils n’étaient pas encore arrivés à destination 24 heures plus tard alors que la distance ne fait que 558,1 km. La raison : escortés par les forces de l’ordre maliennes de Bougouni à Kadiana, la derrière ville malienne, les supporters ont été bloqués à la frontière à Nigouni. «Nous sommes arrivés à la frontière vers 14h et nous avons rempli les formalités avec la présentation des documents, dont le carnet de vaccination. C’est quand nous avons voulu prendre le départ, ils nous ont dit que l’ordre est venu que nous devons justifier notre lieu d’hébergement. Pourtant l’UNASAM a envoyé un précurseur à Korhogo qui a trouvé un logement et payé les frais. Certains gendarmes sont allés regarder notre lieu d’hébergement et ils ont certifié que nous pouvons être logés là-bas. Ensuite, ils ont demandé de billet d’entrée au stade et nous avons répondu que nos autorités ont déjà acheté des tickets que nous aurons le jour du match», a expliqué le président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), Souleymane Diabaté, joint au téléphone. «Ils ont ensuite demandé à chaque individu de justifier son hébergement. Vers 23 heures, nous avons décidé de revenir sur notre territoire pour plus de sécurité et éviter les problèmes. Nous avons passé la nuit à Kadiana en plein air, les gens n’ont même pas dormi, en attendant une solution», a ajouté le premier responsable de l’UNASAM qui invite les supporters au calme et à la retenue. «J’ai dit toujours de garder le calme. Ce n’est pas notre pays. Nous sommes là pour le football et nous faisons tout cela pour le pays. Cette souffrance peut être pour nous une chance pour remporter la coupe», a conclu Souleymane Diabaté. Si l’UNASAM a pu justifier son logement, plusieurs membres du convoi ne savaient pas où dormir à Korhogo. Dimanche, la préfecture de Korhogo a adressé un courrier au président de la communauté malienne de Korhogo concernant le «séjour des spectateurs maliens à l’occasion des matches de poule à Korhogo». Le préfet hors grade André Ekponon Assomou indique dans la correspondance qu’il lui revient de façon récurrente, que dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de football et à l’occasion des matches du groupe E, plusieurs dizaines de cars en provenance du Mali et affrétés par les supporters maliens vont arriver dans la ville de Korhogo. «A cet effet, certains espaces seraient retenus pour recevoir ces milliers de supporters qui y séjourneraient plusieurs jours. Si ces informations sont avérées, cela poserait d’énormes difficultés tant au niveau sécuritaire qu’environnemental, dans la mesure où ces espaces qui n’ont pas été aménagés ne disposent ni d’électricité, ni de toilettes et ne sont pas clôturés. Cela n’est pas acceptable», a écrit André Ekponon Assomou. «En conséquence, a-t-il poursuivi, il serait indiqué d’orienter les nombreux supporters que la ville de Korhogo a plaisir à recevoir, soit vers des tuteurs éventuels, soit des réceptifs hôteliers (hôtels, résidences meublées), soit encore d’envisager leur retour après chaque match, au Mali». Approché, un Malien résident à Korhogo met ces couacs dans le panier du manque de communication entre la délégation malienne, les Maliens résident à Korhogo, les supporters des Aigles à Korhogo et les autorités de Korhogo. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a, en effet, indiqué que les espaces qu’évoque l’autorité de Korhogo ne sont pas réservés pour les supporters qui viennent du Mali, mais plutôt des supporters qui viendront d’autres villes de Côte d’Ivoire, notamment Abidjan qui vont juste regarder le match et retourner dans leurs villes. Les tractations étaient encore en cours pour laisser passer le convoi. L.M.D. H.K.
San : Tenue de la session extraordinaire du CROCSAD
San, 14 janvier (AMAP) Le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a présidé le jeudi 11 janvier 2024, dans la salle de réunion de la préfecture, la session extraordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD), a constaté l’AMAP. L’ordre du jour portait sur la validation des projets de certaines collectivités territoriales bénéficiaires de la dotation conditionnelle de performance (DCP), financés par le Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS). La présente rencontre, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’une recommandation formulée lors de la session ordinaire du CROCSAD, tenue le 04 décembre dernier, au cours de laquelle les participants avaient souligné et insisté que les projets des exercices 2022 et 2023 du budget national dans le fonds national d’appui aux collectivités territoriales (FNACT), ajournés, feront l’objet d’examen et de validation durant cette session extraordinaire dédiée au financement du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services ( PDREAS). Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de la Région de San, le Colonel Major Ousmane Sangaré, a invité les participants à donner leur avis sur les stratégies et programmes de développement de la région, à formuler des recommandations tendant à assurer la bonne exécution de ces programmes. Il s’agit aussi pour les responsables régionaux, d’orienter, de coordonner, de suivre et d’évaluer les appuis nécessaires à la mise en œuvre des projets et programmes de développement des Collectivités territoriales dans la région. Face à ces objectifs recherchés, le Colonel Major Ousmane Sangaré a rappelé que les sous projets des collectivités territoriales bénéficiaires de la Dotation Conditionnelle de Performance du Projet de Déploiement des Ressources de l’État pour l’Amélioration des Services (PDREAS), analysés, contrôlés et jugés conformes par la Direction Régionale de l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT), seront les seuls validés par les soins des participants. NC/KM (AMAP)
Koulikoro : Lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des PPCB
Koulikoro 12 janvier (AMAP)Le ministre de l’élevage et de la pêche, Youba Bah a présidé ce vendredi dans la salle de conference du Gouvernorat de Koulikoro la cérémonie de lancement de la semaine d’information et de sensibilisation autour des objectifs des plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine(PPCB)et d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), a constaté l’AMAP. Outre le Gouverneur de la région, le Colonel Lamine Kapory Sanogo, étaient présents le directeur national des services vétérinaires, Boubacar y Kanouté, les directeurs des services centraux du département de l’Elevage et de la Pêche, les responsables des Collectivités, les services techniques et tous les acteurs du secteur de l’élevage. L’objectif de cet événement est de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage, sur l’éradication de la peste des petits ruminants par la vaccination et inciter les populations à faire vacciner les petits ruminants pour atteindre l’horizon 2030 qui doit être l’horizon d’éradication de cette maladie. L’économie du Mali rappelle t- on est essentiellement agro – sylvo –pastorale et l’élevage y occupe une place importante avec plus de douze (12) millions de bovins, 21149809 ovins, 29201079 caprins (DNPIA 2021). Cependant sa productivité est très significativement réduite par la persistance sur le territoire national de la plupart des grandes endémies animales et notamment de la péripneumonie contagieuse bovine et de la peste des petits ruminants . Le contrôle et l’éradication des ces maladies sont des défis auxquels la direction nationale des services vétérinaires et ses partenaires sont confrontés. Parmi les partenaires clés de la direction nationale des services vétérinaires figure le projet régional d’appui au pastoralisme au sahel (PRAPS). Il est financé par la Banque Mondiale et le gouvernement du Mali. La mise en œuvre de la première phase a durée six (6) ans de 2016 à 2021 et a permis de toucher 447475 bénéficiaires. Celle de la deuxième phase (PRAPS 2 a commencé en janvier 2022 à décembre 2027 et prévoit de toucher 5350000 bénéficiaires. « L’objectif de développement de la phase 2 du PRAPS est d’améliorer la résilience des pasteurs et agropasteurs dans certaines zones ciblées de la région du sahel » a précisé le ministre Youba Bah. Aussi a- t-il souligné cet objectif comprend cinq (5) composantes ; amélioration de la santé animale et contrôle des médicaments vétérinaires, la gestion durable des paysages et amélioration de la gouvernance, l’amélioration de chaines de valeurs du bétail, amélioration de l’inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes, coordination du projet, renforcement institutionnel, la prévention et la réponse aux crises. Selon le directeur nationale des services vétérinaires, Dr Boubacar Y Kanouté compte tenu de l’importance de l’espèce et compte de tout ce qu’il ya comme moyen de lutte contre cette maladie, il a été jugé nécessaire de bâtir un plan de contrôle de cette maladie pour diminuer la prévalence de cette maladie au sein du cheptel. Il a aussi indiqué que ce plan a été élaboré compte tenu de l’importance de l’espèce et compte tenu de tout ce qu’il ya de moyens de lutte contre cette maladie. Aussi, il a précisé que ce plan va s’exécuter sur plusieurs étapes dont la plus importante est celle de la vaccination parce que précise t-il le vaccin disponible est très efficace. L’objectif recherché par ces plans est d’atteindre 80% du cheptel afin de maitriser la circulation du germe au sein de l’espèce en ce qui concerne PPCB. Par contre a souligné Boubacar Kanouté, la peste de petits ruminants est une dynamique mondiale. Egalement il a rappelé les petits ruminants constituent à peu près l’épargne en milieu rural. Ce sont des espèces à cycle court mais qui permettent à la franche fragile notamment des femmes d’avoir des revenus certains. La peste de petits ruminants est très dangereuse indique -t-on pour ces espèces les bovins et les caprins. Quand elles rentrent dans le troupeau le taux de mortalité peut atteindre jusqu’à 70% alors que nous avons un moyen de lutte efficace qui se trouve être le vaccin et un animal vacciné normalement, correctement, est immunisé à vie, estime Dr Kanouté. Cest pourquoi il a été décidé de lutter contre cette maladie et jusqu’à son éradication par la vaccination de masse. Au cours de ce lancement, Dr Cheick Oumar Fomba, chef de division surveillance et protection sanitaire à la direction nationale des services vétérinaires a présenté une communication sur les plans nationaux stratégiques de contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine et l’éradication de la peste des petits ruminants. L’objectif de ces plans a –t-il indiqué, c’est d’éradiquer la peste des petits ruminants par la vaccination pour atteindre un taux d’immunité de plus de 70%. Il a surtout insisté sur les axes stratégiques des plans, à savoir l’appui à l’épidémie surveillance, le renforcement des capacités opérationnelles de vaccination, le laboratoire, un maillon essentiel qu’il faut appuyer, la sensibilisation que la banque mondiale a voulu financer, la cérémonie de ce jour se situe dans ce cadre. Il s’agit de mettre au même niveau d’information tous les acteurs du secteur de l’élevage. AM/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret adopté accorde le statut de Pupilles de la Nation à trente et un enfants dont les parents ont été tués lors des attaques terroristes du bateau « Tombouctou » le 07 septembre 2023 et d’une mission officielle dans la région de Nara. Ces enfants bénéficieront, entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; – de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des ministres de la Rentrée solennelle des auditeurs de justice recrutés au titre de l’exercice budgétaire 2022, à l’Institut national de Formation judiciaire, Maître Demba DIALLO. Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi d’orientation et de programmation pour le secteur de la justice 2020-2024, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a procédé, au titre de l’exercice budgétaire 2022, au recrutement de cent (100) auditeurs de justice dont quatre-vingt (80) auditeurs de l’ordre judiciaire et vingt (20) de l’ordre administratif. Les candidats déclarés admis et nommés auditeurs de justice ont accompli le Service national des Jeunes du 25 avril au 25 octobre 2023. Après ce service militaire obligatoire, ils doivent entamer leur formation professionnelle pour devenir magistrat. Cette formation comprend une phase théorique et une phase pratique d’une durée de neuf (09) mois chacune. La rentrée solennelle à 1’Institut national de Formation Judiciaire marque donc le démarrage de ladite formation. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des ministres de l’Etat des préparatifs de la célébration de la Journée nationale de la souveraineté retrouvée. Au regard de l’impact de la Manifestation historique du 14 janvier 2022 sur la vie de la Nation, notamment le renforcement de la résilience des populations, l’engagement du Peuple pour le respect de la souveraineté du pays, l’éveil de conscience, le Président de la Transition, Chef de l’Etat a institutionnalisé la célébration de la journée commémorative de cette grande mobilisation du « 14 janvier comme Journée de la souveraineté retrouvée », pour renforcer le sentiment patriotique pour le respect de la souveraineté nationale et la défense citoyenne des intérêts vitaux du Peuple malien. La commémoration de la journée du 14 janvier 2024 intervient dans un contexte marqué par le recouvrement de l’intégrité entière du territoire national avec la reprise de la région de Kidal par les Forces Armées Maliennes et l’adoption par le gouvernement du Programme national d’Education aux Valeurs. L’objectif général est de mobiliser les énergies pour défendre la patrie et les valeurs républicaines afin de maintenir la flamme patriotique, la volonté de résistance et de résilience, face aux défis de tous genres, dans le souci de la préservation de la souveraineté nationale, de l’appropriation de la souveraineté par les citoyens et l’affirmation des aspirations légitimes du Peuple malien. La Journée sera consacrée aux activités commémoratives suivantes : – la montée des couleurs et la tenue des conférences dans les régions et le district de Bamako sous la présidence des délégations ministérielles ; – la leçon modèle dans les écoles ; – les dons de sang en faveur des blessés de guerre à Bamako et dans les capitales régionales ; – la promotion de l’usage du drapeau national ; – l’organisation des tables rondes et conférences sur les notions de patriotisme, de langues nationales, du triptyque Défense-Diplomatie-Développement, de restauration de la souveraineté nationale et sur le processus de Refondation de l’Etat. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des ministres de l’évolution des travaux des Etats généraux de l’Education. Conformément à l’agenda établi par la Commission nationale d’Organisation, les ateliers se sont tenus dans toutes les capitales régionales, le District de Bamako et dans la diaspora, notamment à Berlin, Ottawa, Paris, Tunis et Washington. La phase nationale qui regroupera toutes les parties prenantes à la mise en œuvre des politiques publiques dans le secteur de l’Education se tiendra du 16 au 19 janvier 2024, à Bamako. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres du déroulement du diner Gala et du téléthon dans le but de mobiliser des ressources additionnelles pour soutenir la participation du Mali à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. La Commission nationale de Mobilisation pour la Participation des Aigles à la Coupe d’Afrique des Nations, Côte d’Ivoire 2023, a organisé un diner Gala et un téléthon respectivement le 04 et le 06 janvier 2024. L’organisation de ces évènements s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de mobilisation des ressources additionnelles en vue de favoriser une participation accrue de supporters des Aigles à la CAN, Côte d’Ivoire 2023. A l’issue du dîner et du téléthon, les annonces se chiffrent à la somme de 138 millions 500 francs CFA. Ces événements ont permis de donner de la visibilité
Impact du retrait de la MINUSMA : Une stratégie d’atténuation bien pensée
Bamako, 10 janv (AMAP) Les opérations de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) ont officiellement pris fin le 31 décembre 2023, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies. Selon la résolution, la phase de liquidation commence le 1er janvier. Ce départ accéléré découle d’une décision du gouvernement du Mali demandant le retrait sans délai de la force onusienne. Mais la situation n’est pas sans conséquence sur les 3 390 employés de la Mission et les entreprises cocontractantes avec un impact, à la fois, sécuritaire, socioéconomique et environnemental dans les régions d’implantation de la mission, voire à l’échelle nationale. Le retrait des Casques bleus a ainsi provoqué des pertes d’emplois, des baisses de revenu des entreprises, des appuis en moins aux structures sanitaires et des diminutions subséquentes de leurs capacités d’intervention et de prise en charge de la population locale entre autres. Les pouvoirs publics, qui avaient réfléchi en amont aux conséquences de leur décision, se sont, en conséquence, efforcés d’anticiper les effets négatifs du retrait. Ainsi, sur instruction du président de la Transition, le gouvernement a initié la formulation d’une stratégie nationale d’atténuation de l’impact socioéconomique du départ de la mission onusienne. Il a mis en place deux comités, l’un au niveau ministériel et l’autre au niveau «expert». Ces deux structures ont travaillé étroitement avec les équipes de la MINUSMA pour, d’une part, examiner, valider et mettre en œuvre le plan de retrait de la mission, et d’autre part, identifier et engager des mesures d’atténuation de l’impact sécuritaire, social et économique du retrait. Contacté au téléphone, Mohamed A. Idrissa Maïga, ancien staff de la MINUSMA, vice-président national et porte-parole de l’Association de staff local de la MINUSMA (ASLAM) à Tombouctou, décrit la situation de ses mandants : «Depuis le départ de la mission, les impacts s’exercent sur plusieurs secteurs, autant sur le plan économique que social». Le plus frappant, de son point de vue, est le fait que plus de 3 000 jeunes, toutes catégories confondues, se retrouvent sans travail. «Le boulot d’une personne est sa dignité et même sa vie, dans le contexte d’une famille africaine», constate-t-il d’une voix affectée. « Avec le retrait de la Minusma, note-t-il, nombre de familles feront face à de sérieux problèmes, particulièrement dans les régions où il y a peu d’emplois et de services qui embauchent. » « C’est, dit-il, la MINUSMA qui employait beaucoup à travers des activités génératrices de revenus par l’entremise de différents projets, ONG et entreprises. «Il va être très difficile pour les nombreuses personnes désormais sans travail stable d’être absorbées par le marché local de l’emploi. Les demandeurs sont très nombreux pour une offre limitée», analyse notre interlocuteur Le retrait de la Mission onusienne, souligne Mohamed Idrissa Maïga, « survient de surcroit dans un contexte déjà détérioré du fait de l’insécurité sur le terrain. Celle-ci a entrainé le départ de pas mal d’ONG et de certaines agences qui auraient pu constituer une alternative à l’absence de la MINUSMA. Aujourd’hui, le départ de la mission déclenche une spirale négative qui tire vers le bas tous les business liés aux multiples volets du mandat onusien. OUTIL NATIONAL PERTINENT – L’ampleur de ces impacts justifie donc pleinement le Plan stratégique national d’atténuation de l’impact socioéconomique du retrait de la Minusma et son plan d’actions 2024-2026 élaborés par le ministère de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il s’agit d’un document de 52 pages abordant quatre axes stratégiques en fonction des mesures urgentes à prendre et du souci du développement socioéconomique du pays, tout en se basant sur la mise en œuvre des politiques et programmes existants. Le partage de ce document a eu lieu le 12 décembre dernier à la faveur d’un atelier organisé dans les locaux du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) en présence de la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. Le document, élaboré de façon inclusive et participative, se veut un outil national pertinent, efficace et efficient, destiné à atténuer à tous les niveaux l’impact du retrait onusien. Ses axes traitent des mesures urgentes, du développement des compétences, de la promotion de l’emploi et de l’esprit d’entrepreneuriat, de l’appui aux entreprises et de la fourniture des services sociaux de base. Agir dans ces domaines permettra, entre autres, d’atténuer la pression sur les employés de la MINUSMA, d’assurer la promotion des ex-cadres de la Mission, de renforcer les capacités des jeunes femmes et de créer de nouveaux emplois en faveur des ex-employés de la MINUSMA. À ceci, s’ajoutent la relance des activités des entreprises à l’arrêt, le retour accru à l’école dans les localités ciblées ainsi que l’amélioration de l’offre de santé dans les localités. En la matière, le plan d’action de la stratégie s’étend sur trois ans, du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026. Il coûtera 809,3 milliards de Fcfa avec une participation financière de 70% de l’État. Selon la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, ces mesures constituent une réponse aux inquiétudes et appréhensions que nos citoyens des zones concernées peuvent ressentir dans le cadre de la fourniture des services sociaux de base. Expert en économie et président de l’Organisation des jeunes patrons du Mali, Cheick Oumar Soumano juge le document bien élaboré car la politique de la promotion de l’emploi doit intégrer dans sa logique la protection et la préservation de l’emploi créé. « Dans cette dynamique, note-t-il, le nombre de Maliens employés directement ou indirectement par la MINUSMA est énorme. » «Quand du jour au lendemain il est question que la MINUSMA se retire et que, par conséquent, la plupart de ces employés se retrouvent sans rien faire, cela peut véritablement donner sujets à réflexion», reconnait-il, en estimant que les autorités maliennes doivent être saluées pour la proactivité dont elles ont fait preuve en réfléchissant et en élaborant ce document de qualité. Pour lui, la promotion de l’emploi et tout ce qui touche à la politique de l’emploi, relève
Kayes : Le mouvement An Biko organise la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″
Le mouvement politique et citoyen An Biko a organisé du 26 décembre 2023 au 10 janvier 2024, la 1ère édition du festival sous le vocable de » Kayi Kum Ben 2024″, à Kayes. C’est une initiative de la première responsable de l’organisation politique et citoyen, Mme Fatoumata Niane dite Batouly. L’objectif visé à travers ce festival est de permettre aux artistes locaux, nationaux et internationaux, ainsi que les ethnies qui composent le Mali de se produire sur une scène en exprimant leur authenticité, leur langage fort destiné à la paix, à la cohésion sociale et au vivre ensemble. Au delà du l’aspect festif, on a constaté et compris à travers ce festival un impact pluri dimensionnelles notamment le côté économique à travers l’organisation de la foire (plus de 83 stands et d’exposants) dont beaucoup d’exposants ont exprimé leur sentiment de satisfaction quant à l’organisation de cette foire qui somme toute leur ont permis de réaliser environ 40% de leur chiffre d’affaires. Le social était également au rendez vous avec plusieurs dons dans les orphelinats, structures de santé, infrastructures scolaires. Le festival a été officiellement ouvert le 29 décembre 2023, couplé à celui de la foire, qui a eu lieu au terrain Kass de Légal Ségou, un quartier populaire de la Région de Kayes. La cérémonie de lancement était co-présidée par le gouverneur de la Région de Kayes, le Colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré et Mme Fatoumata Niane dite Batouly, promotrice du festival « Kayi akaum Ben 2024 ». « Je suis un gouverneur réellement comblé, car, une digne fille manifeste sa générosité dans la Région de Kayes et du Mali. Cette digne fille manifeste comme elle a l’habitude de faire, depuis trois ans, sa générosité, sa sympathie et son attachement à la région. Comment ne pas être heureux si on est gouverneur d’une région dont ses enfants contribuent à son développement », a évoqué le gouverneur de Kayes. Il a réitéré son accompagnement et de la population de Kayes. « Vous avez nos bénédictions. Et, nous en tant que administration publique, tout ce qui va dans le sens du développement de la région nous serons là pour soutenir et sommes là pour vous accompagner à l’atteinte de vos objectifs », a fait savoir le colonel major Moussa Abdoulaye Soumaré, gouverneur de Kayes. La vice présidente du mouvement An Biko, Mme Touré Binta Niane, a rappelé que ce festival se veut de rassembler les jeunes du Mali, de Kayes à Kidal, afin de montrer l’unité du Mali et faire savoir que le Mali est Un et Indivisible. La vice présidente a également rappelé que ce festival, à travers la foire, veut montrer aux opérateurs économiques et partenaires que Kayes a besoin des investisseurs dans plusieurs domaines de développement. « Batouly est en train de faire de son mieux mais, si d’autres viennent s’ajouter à elle, cela boostera davantage l’économie et le développement de la Région », a expliqué Mme Touré Binta Niane. Arrivée dans la capitale des Rails, sa ville natale, le 28 décembre dernier, la présidente du mouvement An Biko, Mme Fatoumata Niane a été accueillie par des Kayesiens et Kayesiennes de la manière impressionnante, à la gare ferroviaire de Kayes. Très émue, pour cet accueil exceptionnel, Batouly a remercié la population de Kayes et les Hommes de médias pour l’accueil qui lui a été réservé. Le séjour de la première responsable du mouvement politique et citoyen à Kayes n’a pas été de tout repos. En marge du festival « Kayi Kum Ben 2024 », Mme Fatoumata Niane a célébré le réveillon de 2023, présidé des cérémonies de remises de dons et inaugurations des réalisations par le mouvement An Biko et installation de 20 premiers sur 100 jeunes dans plusieurs domaines de développement. Mme Fatoumata Niane dite Batouly a, dans le cadre de ces réalisations (rénovation et réhabilitation des infrastructures scolaires) inauguré le lycée Dougoukolo Konaré de Kayes. C’est un établissement scolaire construit en 1975. 44 sur 45 Salles de classes ont été entièrement rénovées plus des toilettes, un terrain de basketball construit dans la cour et dons de 40 lampadaires pour éclairer la cour de l’établissement scolaire, qui compte plus de 3 000 élèves et d’une centaine d’enseignants, après la cérémonie inaugurale elle a visité les locaux du lycée, qu’elle a effectué une partie de ses études secondaires. Batouly a également rénové entièrement le groupe scolaire du quartier Khasso de Kayes et le groupe scolaire du quartier liberté et des dons de table- bancs. Mme Fatoumata Niane a visité l’hôpital Alfousseyni Daou de Kayes et fait dons de kits sanitaires composés des moustiquaires, des draps et des savons. Le séjour de la présidente du mouvement politique et citoyen An-biko, a été également marquée par visite et remise d’importantes quantités de kits alimentaires et sanitaires à l’orphelinat de Khouloum dans le quartier Kayes n’di (Attbougou). 40 lampadaires remis aux habitants du quartier de Kayes n’di. La native de la capitale des Rails a visité le centre de formation An Biko pour les femmes de Kayes, au quartier liberté, afin de s’imprégner du bon fonctionnement du centre. Et, aussi dans le cadre du festival « Kayi Kum Ben 2024 », elle a présidé les cérémonies de « Somonofoli » et courses de pirogues au bord du fleuve de Légal Ségou. La réalisation de ces projets et dons a été accueillie avec un grand soulagement par la population de Kayes et les autorités de la région. Mme Fatoumata Niane Batouly a, pendant son séjour à Kayes, rendu des visites de courtoisie à des chefs de quartier et des autorités coutumières notamment le chef de coordination des quartiers de Kayes, Moussa Diarra, qui lui a décerné une attestation pour ses œuvres de bienfaisances dans les quartiers de Kayes et pour les bons et loyaux services rendus. Ce n’est pas tout, partout où elle est passée, elle a été accueillie avec tous les honneurs par la population et les bénéficiaires de ses actions humanitaires. Le proviseur du lycée Dougoukolo Konaré, Sékou Tahara Traoré lui a délivré une attestation de reconnaissance pour la réhabilitation et rénovation d’infrastructures au lycée
Mali : Le chef de l’État reçoit le rapport du Forum national de relance économique
Bamako, 09 janv (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a remis officiellement, lundi, au palais de Koulouba, le rapport du Forum national de relance économique au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Dans son rôle de force d’analyse, de diagnostic et de propositions, la CCIM a mobilisé les acteurs économiques les 30 et 31 mars derniers, à Ségou 9Centre), pour se poser les bonnes questions, mener les bonnes réflexions et proposer les vraies solutions à la relance économique post-crise. Cette rencontre a formulé des recommandations qui touchent le cadre institutionnel, la stratégie industrielle, la stratégie opérationnelle des filières, la stratégie d’exploitation des filières, le dispositif de financement, les infrastructures de supports à l’activité économique, le commerce et les collectivités territoriales. Tout en remerciant le président de la Transition pour son accompagnement dans la tenue de ce Forum, Mandiou Simpara a indiqué que la mise en œuvre de ces recommandations permettra au Mali de se donner des chances de réaliser son développement économique. Dans un exposé synthétique sur le Forum, le président du comité stratégique, Mamadou Tiéni Konaté, a identifié, entre autres, la promotion des produits locaux, le soutien au secteur privé pour aller de l’agriculture vivrière à celle industrielle avec à la clé la mise en valeur de plusieurs filières. « C’est pourquoi, nous avons voulu que le secteur privé soit au centre de l’opérationnalisation du Forum », a-t-il soutenu. il a été proposé également l’implication des entreprises nationales dans le domaine minier pour offrir des produits compétitifs dans la sous-région. Bref, en promettant tout accompagnement de la Chambre pour le rayonnement du Mali Kura, le président du comité stratégique du Forum a souhaité que le président de la Transition fasse bon usage du rapport pour l’essor économique du Mali. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la présence du Premier ministre à ce rendez-vous à Ségou montre tout l’intérêt que le gouvernement porte au projet. M, Diallo a souligné aussi, qu’en plaçant l’industrialisation au cœur de l’opérationnalisation des filières, les conclusions et les recommandations du Forum de Ségou s’inscrivent parfaitement dans la vision stratégique tracée par le colonel Assimi Goïta. Le ministre Diallo a soutenu que la promotion des petites, moyennes et grandes industries, pour assurer la transformation de la production agricole, la création d’emplois, de richesses et la redistribution de revenus, n’est pas une urgence, mais une exigence. Il a précisé qu’il ne s’agit aucunement d’opposer le secteur du commerce à celui de l’industrie. Mais, plutôt, d’assurer la synergie et la complémentarité entre les deux secteurs pour permettre leur plus grande contribution à la croissance économique de notre pays. Le Forum s’est également penché, notamment, sur la mise en place d’un comité paritaire État/secteur privé pour le suivi des conclusions et recommandations. La cérémonie de remise a enregistré la présence du président du Conseil national de Transition, (CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné des membres du gouvernement. Étaient également présents le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, et d’autres responsables de la CCIM. OD/MD (AMAP)
Diéma : Le Telimani dans la ville !
Par Ouka BA Diéma, 08 janv (AMAP) Dans la ville de Diéma, dans l’Ouest du Mali, le seul moyen de transport urbain se limitait, jusque-là, à des motos-taxi qui vont la navette, quotidiennement, le quartier Razel à l’intérieur de la ville, sillonnant souvent certains villages périphériques. Depuis quelques jours, on constate la présence de deux motos-taxi « Telimani » (Rapide en Bambara), dont le point de stationnement se trouve au Razel, une zone commerciale, faut-il le rappeler, située à l’intersection des routes internationales Bamako-Diéma-Dakar au Sénégal et Diéma-Nioro du Sahel-Nouakchott, en Mauritanie. C’est là que les différentes compagnies de transport stationnent. Le Telimani, une moto généralement de fabrication asiatique, courte, plate, allongée et solide, est surtout sollicitée à cause de sa rapidité et son coût modeste du transport. Cependant, certains conducteurs de ces engins à deux roues font l’objet de critiques. On les accuse surtout de non-respect du code de la route, roulant souvent à tombeau ouvert, comme bon leur semble, occasionnant ainsi des accidents mortels. Oumar Diarra, employé de commerce en séjour dans la localité, avoue que le Telimani convient mieux si on n’a pas de bagages et si on a une course urgente à faire. Pour emprunter un taxi, il faut faire souvent des acrobaties…Tout compte fait, le Telimani reste d’utilité publique surtout dans une localité où les moyens de transport sont limités. « C’est surtout pendant l’hivernage que ce moyen de transport dérange, « car on peut être mouillée par la pluie, à moins d’utiliser un parapluie ou porter un imperméable. », renchérit Kadiatou Traoré, une ménagère intéressée par le débat. Durant ces dernières années, le nombre de Telimani n’a cessé de s’accroître dans la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs autres villes du pays. C’est un phénomène nouveau à Diéma où notre équipe de reportage est allée à la rencontre d’un conducteur de Telimani, dénommé Hamet Konté, âgé de 32 ans, et père de cinq enfants. Il n’a pas voulu braver les eaux de la Méditerranée, comme beaucoup de ses compatriotes, qui continuent de migrer, à leurs risques et périls. Il compte rester au bercail pour soutenir ses parents. Avec sa moto flambant neuf, il dessert la ville, et couvre de nombreuses localités, s’aventurant souvent jusqu’à Nioro du Sahel. Chaque jour, il empoche 4 à 5 000 Fcfa. Si la course est en dehors de la ville, le tarif est revu à la hausse. Il ne connait pas de répit. Toujours à la recherche de clients. Cependant, Hamet regrette le mauvais état des artères de la ville qui ne sont pas bitumées, et qui comportent, par endroits,des nids de poules ou du sable. Cet état désastreux des routes pourrait contribuer à vite amortir son engin. Le conseil prodigué par Mahamadou Sidibé, du Syndicat de transport, n’est pas à prendre à la légère. Il demande aux conducteurs de Telimani de rouler avec beaucoup de prudence et de veiller à l’entretien courant de leur engin, en faisant régulièrement la vidange, en fonction du nombre de kilométrages parcourus. Samba Traoré, vendeur ambulant de thé, apprécie le Telimani mais émet des réserves. L’homme propose que le secteur soit mieux réglementé afin d’éviter des accidents liés, surtout, à la mauvaise conduite. Celui qui a le complexe de monter sur une moto- taxi, c’est bien Issa Doumbia. Il fait désormais recours au Telimani chaque fois qu’il rentre de voyage, pour rejoindre sa famille. C’est avec enthousiasme que Salimata Konaté, vendeuse de têtes de moutons et de galettes de mil, a appris l’arrivée des Telimani dans la ville. La dame se lève tôt chaque matin pour trouver une moto-taxi, afin de se rendre à son lieu de vente. Avec le Telimani, le problème est résolu. Certains de ses clients, des ouvriers en majorité, n’attendront plus longtemps son arrivée sur le site de son activité. La joie est perceptible chez Oumar Niafo, chef du Service local de la Jeunesse et des Sports, qui salue les exploitants de ces motos pour leur bonne initiative. Ce qui permettra, selon lui, « de résorber quelque peu le chômage des jeunes dans le cercle de Diéma. » Il a souhaité que ce genre d’actions se multiplient pour contribuer à diminuer davantage la fuite des bras valides qui s’intensifie, malgré les mesures d’accompagnement de l’État et ses partenaires pour endiguer le fléau. Il a demandé aux conducteurs de Telimani d’éviter l’excès de vitesse, et de ne pas passer par les zones d’insécurité afin de ne pas être victimes de braquages ou de banditisme. Mamoudou Konté, qui dispose déjà d’une moto-taxi, envisage se procurer un Telimani, qu’il juge rapide et moins encombrant. « Surtout, ajoute l’homme, si un parent, un ami ou un proche rentre tardivement de voyage, le Razel étant loin de la ville… Et, aussi, pour ses courses personnelles. « C’est une bonne chose ! « s’exclame le chef de village de Diéma, Fousseiny Sissoko. La rapidité, certes, mais faudrait-il que le transport se fasse dans les règles de l’art. « La présence des Telimani nous arrange beaucoup. J’encourage ce genre d’initiative qui permet de booster le secteur du transport en souffrance dans notre ville », dit-il. Une femme qui requiert l’anonymat dit se garder d’emprunter le Telimani à cause de la jalousie de son époux qu’elle compare à celle du « Dagamé ». Moussa T. Konaté, deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sansankidé, lorsqu’il arrive au Razel, est obligé d’emprunter la moto d’un ami pour ses courses. Maintenant qu’il y a des Telimani, il se sent plus à l’aise. Mais l’élu recommande que les conducteurs d’engins, à défaut de passer par une auto-école, afin de maîtriser les techniques de conduite. En définitive, l’Etat et ses partenaires doivent réorienter plus de soutiens vers les femmes et les jeunes, afin de mettre un frein à la migration qui vide quotidiennement les villages et hameaux de leurs enfants. OB/MD (AMAP)
Doïla : lancement de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes
DoÏla, 4 janvier (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes, placée sous la présidence du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Siriman Kanouté, a regroupé récemment l’ensemble des organisations paysannes des régions de Dioila, de Ségou et de Mopti, des ONG, des partenaires, l’administration civile, les élus et les médias, a constaté l’AMAP. Le représentant du Chef de l’Exécutif régional et celui du maire, Salif Nianson Sidibé ont respectivement ont dans leur intervention, salué cette initiative qui vise à augmenter le rendement des professionnels du secteur de l »Agriculture en cette période de changement climatique. Pour le Coordinateur de PROFEIS-Mali, Bourama Diakité, ces échanges permettent aux paysans, aux techniciens de l’agriculture et le monde maraîcher de partager leurs expériences de bonnes pratiques, de valoriser leurs savoirs locaux dans la production agricole des paysans à faibles ressources humaines dans un contexte de changement climatique. Le Directeur de Cabinet, le Préfet de Dioila, Alidji Bagna et sa délégation ont visité plusieurs stands qui leur ont permis d’apprécier le savoir-faire des paysans, allant de la transformation du Karité amélioré des femmes de la Coopérative Benkady de la Commune de Zantiébougou (région de Ségou), aux produits des femmes de la Coopérative de Soprovak des communes de Konobougou et Kalaké et au pot de Gakou de Cheick Oumar Gakou, une véritable innovation dans le domaine maraîcher et la poudre de Néré mélangée à la semence, un moyen efficace de lutte contre les prédateurs. Durant trois jours, les échanges ont permis aux participants de se familiariser avec les textes législatifs sur le foncier en plus des techniques d’innovation. Pour rappel, la 3ème édition de l’exposition des innovations des technologies paysannes a été organisée avec le concours financier et technique des structures comme IER, ADAF/GALLE, la direction régionale de l’Agriculture, l’association des organisations professionnelles paysannes, « Ensemble pour un monde juste » et sous le leadership de PROFEIS-Mali (promouvoir l’Expérience et l’Innovation Paysannes au Sahel). DF/KM (AMAP)

