Mopti : Atelier d’information des services techniques sur le RAMU
Mopti, 06 janv (AMAP) La direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire en collaboration avec la direction régionale du développement social de Mopti a organisé un atelier d’information et de sensibilisation sur le Régime assurance maladie universelle (RAMU), du 29 et 30 décembre dernier dans la salle de réunion de la direction régionale de l’hydraulique de Mopti. Cette rencontre visait une meilleure appropriation du processus par les acteurs (collectivités, services techniques et organisations mutualistes) des Régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao, Menaka, Kidal, Taoudéni, San et Tombouctou et à informer les acteurs clés de la mise en œuvre du RAMU à la base sur la problématique de la couverture maladie universelle au Mali, son montage institutionnel. Il s’agissait aussi de leur faire comprendre les relations entre la Caisse nationale d‘assurance maladie (CANAM) et ses prestataires, les Organismes gestionnaires délégués ; l’état d’avancement des textes du RAMU et les dispositions prises dans le cadre de son opérationnalisation. Dans son mot de cadrage, le représentant du directeur national, Abdoulaye Dème a rappelé que bénéficié d’une assurance de couverture sanitaire au Mali est un droit constitutionnel pour tous les citoyens. L’atteinte de cet objectif selon lui requiert la levée de certaines barrières organisationnelles et financières. Selon le technicien, le RAMU est composé des dispositifs contributifs et des dispositifs non contributifs constitué des catégories de personnes assujettis de l’AMO, les acteurs du secteur informel, du monde agricole et des professions libérales affiliés à une mutuelle et les assujettis au RAMED et les bénéficiaires des gratuités. Donc, selon M. Dème, qui a conduit la délégation de la direction nationale de la protection sociale, le RAMU est l’unification des trois régimes pour une mise en œuvre efficace et efficiente de la politique nationale de protection sociale à travers la couverture sanitaire . « Pour relever le défi de l’accessibilité financière aux services de santé, le Mali a opté pour trois stratégies : le développement des mutuelles de santé pour le secteur informel et agricole, constitué de près de 78% de la population au Mali ; l’instauration du régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) qui couvre 17% de la population pour les fonctionnaires (civils et militaires), les parlementaires et les travailleurs salariés et le Régime d’assistance médicale (RAMED) qui couvre 5% de notre population, pour une assurance maladie totale des populations de notre pays. Cependant, dans la mise en œuvre de ces dispositifs, la couverture du monde agricole et du secteur informel reste un défi majeur pour la réussite du RAMU en chantier » a indiqué le conseiller aux Affaires administrativés, Abdoulaye Daga Théra, représentant le gouverneur qui a présidé la céremonie d’ouverture. A travers des présentations sur les régimes en place, le RAMU en chantier, les travaux de groupe et les restitutions en plénières, les participants ont enrichi leurs compétences sur les forces, les faiblesses, les enjeux et les menaces sur les régimes qui concourent à l’amélioration de la couverture sanitaire des populations. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du directeur régional du développement social et de l’économie solidaire de Mopti, Moussa Alassane Samaké. DC/MD (AMAP)
Kayes : Vingt journalistes et animateurs se forment au journalisme sensible aux conflits
Kayes, 06 janv (AMAP) Quelque 20 journalistes et animateurs de l’audiovisuelle et de la presse écrite de la coordination régionale de l’Union des radios télévisions libres (URTEL) de Kayes ont participé, dimanche, à un atelier sur le « Journalisme sensible aux conflits » Cette session, dans le cadre du festival KayiKumben, un événement culturel de la Cité des rails, en partenariat avec Touly’s Diamond Builder, était animée par nos confrères Salif Sanogo (ancien directeur général de l’Office de radio-télévision du Mali (ORTM) et Alfousseiny Sidibé (chargé de mission au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale). Les organiseurs de cette formation entendaient outiller les journalistes et animateurs pour leur permettre d’assurer une bonne couverture des conflits afin de promouvoir la réconciliation et la compréhension mutuelle au Mali. Les communications ont surtout porté sur les devoirs et rôles du journaliste, la collecte et le traitement de l’information, la loi sur la cybercriminalité et des exercices sur la diction, sans oublier le partage d’expériences. De nos jours, de nombreux écueils dont les fakes news, entravent la bonne pratique du journalisme. « Les fausses nouvelles ont toujours existé. Cependant, ce qui est nouveau, c’est leur viralité, à l’ère du numérique. Les fausses informations ont toujours nui à la démocratie. Aujourd’hui, leur mode de diffusion est devenu un danger », a déploré le général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Selon le chef de l’exécutif régional, « le gouvernement s’attend à ce que les organes de presse, publics comme privés, soutiennent les efforts des Forces Armées du Mali (FAMa) dans le combat pour la défense de la souveraineté de notre pays et contribuent au processus de refondation de l’Etat. » D’où l’opportunité de cette session de formation qui permet aux journalistes et animateurs de renforcer leurs capacités, de maîtriser les questions d’éthique et de déontologie et d’échanger sur leurs expériences dans la pratique du métier. « En couvrant les conflits dans le but d’informer les populations, les journalistes apparaissent non seulement comme des témoins de l’histoire, mais aussi des acteurs essentiels dans la gestion de ces crises. Mais, la manière dont les femmes et les hommes des médias rapportent les faits peut soit apaiser les tensions soit les exacerber. », a dit le gouverneur. Or, comme l’a souligné Lassana Cissé de Touly’s Builder Diamond, Cissé, « le journalisme sensible aux conflits exige une compréhension profonde des dynamiques des conflits, une maîtrise des principes d’éthiques et un engagement en faveur de la vérité et de l’impartialité. Le formateur Salif Sanogo a promu au coordinateur régional de l’URTEL, Issaka Coulibaly, que son équipe reviendra dans la Cité des rails pour une autre formation, plus pratique, qui sera élargie aux 10 cercles de la région. BMS/MD (AMAP)
Visite présidentielle : Koulikoro se prépare pour accueillir le chef de l’Etat
Koulikoro 05 janv (AMAP) Le président de la transition est attendu à Koulikoro le 15 janvier prochain, a annoncé, jeudi, le gouverneur de la Région de Koulikoro, le col Lamine Kapory Sanogo, lors d’une rencontre avec les légitimités traditionnelles, les chefs de services régionaux et locaux, les responsables des collectivités décentralisées et l’ensemble des forces vives de la région. « L’accueil du président de la Transition doit être exceptionnel à la hauteur de son rang’, a déclaré le col Sanogo. « Cette visite vise trois objectifs à savoir la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles, celle de la salle de basket-ball moderne et l’inauguration du stade Mamadou Diarrah rénové », a indiqué le gouverneur. il a, également, évoqué la prochaine sortie d’une promotion de l’Ecole militaire inter armes (EMIA). Tous ces événements, selon lui, méritent une mobilisation de la population. Le directeur de cabinet du gouverneur, Mohammar Haïdara, a donné ;a liste des commissions. Les débats ont porté sur la composition de ces commissions, comment réussir une mobilisation exceptionnelle, l’engagement tous et de chacun. Les responsables de la société civile, les chefs de quartiers, les chefs de services régionaux ont tous promis au gouverneur d’être à ses côtés pour gagner le pari de la mobilisation. Ils ont, par ailleurs, exprimé leurs remerciements au gouverneur pour tous ses efforts pour changer l’image de Koulikoro (la restauration du tronçon du gouvernorat, direction régionale de la santé, l’électrification des lieux publics, l’adduction d’eau dans certains villages, les appuis financiers ou matériels à certaines structures, les aides aux victimes des inondations entre autres). AD/MD (AMAP)
Suspension de l’exportation des produits oléagineux : L’huile alimentaire disponible et à prix abordable
Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 03 janv (AMAP) Nos transformateurs locaux saluent la décision prise par les autorités de suspendre, de façon temporaire, l’exportation de certains produits oléagineux du Mali. « La suspension temporaire de l’exportation des amandes de karité est une décision qui favorise le développement industriel du pays. Cette mesure incite les transformateurs locaux à augmenter leur capacité de production et à encourager la création d’emplois tout au long de la chaîne de valeur », explique Kancou Keita Cissé, directrice de Mali-Shi, première unité industrielle de transformation des amandes de karité au Mali. Mme Cissé que nous avons Rencontrée dans son bureau, estime que la décision « permet de conserver une plus grande part de la richesse générée par cette filière au sein de l’économie nationale. » Elle précise que cette ressource est valorisée localement par la production de beurre de karité et de tourteaux. Son entreprise a pour mission de soutenir l’économie locale en transformant les amandes au Mali, contribuant ainsi à la création d’emplois et de valeur ajoutée nationale. Plus de 12 000 femmes collectrices regroupées en coopératives collaborent avec Mali-Shi. « Cette suspension représente une opportunité de sécuriser l’approvisionnement en matières premières, car jusqu’à présent, l’usine ne parvenait pas à produire à pleine capacité », révèle la directrice de l’entreprise Mali-Shi. Selon elle, son entreprise dispose d’une capacité de transformation de 30 000 tonnes d’amandes de karité par an, ce qui permet de produire environ 12 000 tonnes de beurre de karité. Elle s’engage à maximiser cette opportunité en renforçant ses partenariats locaux, en augmentant la production et en valorisant chaque composant de l’amande, au bénéfice de l’économie nationale. La Fédération nationale des producteurs d’huile et d’aliments de bétail du Mali, regroupe plus de 115 huileries. Son secrétaire général, Boubacar Sidiki Diabaté, indique que la fédération utilise toute la production de graines de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et en importe du Brésil, pour environ 350 000 tonnes. « L’huile que nous produisons ne couvre pas les besoins de consommation de la population. Chaque année, nous constatons que le marché est inondé d’huile venant de n’importe où. Lors de mon voyage au Brésil pour le compte de ma fédération, j’ai étudié les possibilités de diversification afin de reproduire ces modèles au Mali. En cette période d’insécurité, le suivi est cependant compliqué », explique-t-il. Face à l’insuffisance des graines de coton, la fédération explore la transformation d’autres produits oléagineux comme substits, notamment le soja, l’arachide et le sésame. Boubacar Sidiki Diabaté souligne que son organisation produit entre 40 et 50 millions de litres d’huile par an. « L’État a organisé deux ateliers pour encourager les acteurs à diversifier leurs produits. Certains testent actuellement le soja, l’arachide et même la noix de karité. Nous avons besoin d’une structure pour encadrer ces filières, comme le fait la CMDT la graine de coton », dit-il, rappelant que l’exportation de graines de coton est interdite au Mali depuis plus d’une décennie. Le président de la filière sésame, Soumaila Coulibaly, affirme que cette interdiction concrétise une vieille revendication des acteurs agricoles dont la vision est axée sur le développement de la production, de la transformation et de la commercialisation en produisant des biens de qualité supérieure à moindre coût. « Nous avons discuté pour préserver les acquis de la filière sésame, notamment concernant le prix. Toute transformation repose sur une production suffisante. Avec le prix fixé à 600 Fcfa, nous espérons maintenir l’intérêt des producteurs », déclare Soumaila Coulibaly. Il insiste sur l’importance de la collaboration entre les acteurs de la chaîne de valeur, de la production au stockage, jusqu’à la transformation et la commercialisation, pour maximiser les bénéfices pour le pays. Abdoulaye Konaté est le président du marché de Ouolofobougou. Il estime qu’à travers cette décision, les autorités souhaitent promouvoir la transformation locale et garantir un approvisionnement adéquat des usines. Cependant, il plaide pour que certaines variétés d’arachides, comme celles destinées à l’huile, soient transformées localement, tandis que d’autres, comme les arachides fraîches, puissent être exportées. « L’arachide fait vivre des milliers de personnes au Mali. Nous pensons que les usines ne peuvent pas absorber toute la production. L’exportation est donc essentielle, même pour l’État », pense-t-il. Lors de la signature du protocole sur la décision de suspension, le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC), Zédion Dembélé, a expliqué que l’objectif principal est d’assurer l’engagement des unités locales à acheter les stocks disponibles. « Une fois les besoins en matières premières couverts, les excédents pourront être exportés », a-t-il précisé. Cette mesure vise à approvisionner les industries tout en garantissant des prix équitables pour les producteurs. La mesure permettra, selon lui, de rendre l’huile alimentaire accessible aux populations à des prix abordables et en continu. FMS/MD (AMAP)
Formation des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba
Kangaba, 31 déc (AMAP) Une session de renforcement des capacités des jeunes diplômés sans emploi de Kangaba s’est tenue, du 29 au 30 décembre 2024, au Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, avec le partenariat technique du Centre d’étude et de formation multifonctionnelle (CEFOM). Selon le chef du Service local de l’emploi et de la formation professionnelle, Chénou Sinayoko, le but de cette session « est de renforcer les capacités et les compétences des jeunes demandeurs d’emploi du Cercle de Kangaba en rédaction administrative, notamment sur les techniques de recherche d’emploi. » Par l’acquisition des techniques de rédaction administrative, cette formation, toujours selon M. Sinayoko, « facilitera leur employabilité et amorcera également leur intégration socioprofessionnelle pour un développement harmonieux du cercle. » Cet atelier plusieurs autres objectifs à savoir renforcer les connaissances antérieures des jeunes sur la rédaction administrative, doter et outiller les jeunes pour pouvoir répondre à tous les types d’appels d’offres, faciliter et préparer le processus d’intégration professionnelle des jeunes. Pour atteindre ces objectifs l’expert en formation du CEFOM s’est entretenu avec les participants sur plusieurs thématiques au nombre desquelles la production d’un Curriculum Vitae, la lettre de motivation, la constitution d’un dossier de candidature et les échanges d’expériences en matière de recherche d’emploi. La session a pris fin par la remise d’une attestation à tous les participants. SD/MD (AMAP)
Kati : Ouverture de la 1ère édition du festival « Bamanaya Kumbè »
Kati, 30 déc (AMAP) La 1ère édition du Festival Bamanaya kumbè a été ouverte, vendredi à la Maison des jeunes de Kati, sous le thème « Connaître le Bamanaya et faire de la langue Bambara le socle du développement du Mali », a constaté l’AMAP. Le représentant du ministre de la Culture, Cheick Diabaté, dans son discours d’ouverture a, au nom du chef du département, salué l’initiation de ce festival qui « va, sans nul doute, promouvoir la culture bamanan dans notre pays. » « Nous saluons ce festival dont l’objectif cadre bien avec la politique du département en matière de promotion de nos cultures. Le Bamanaya représente une culture riche et diverfiée et a longtemps servi de référence pour une vaste communauté ouest-africaine, bien avant l’émergence de l’empire du Mandé », a-t-il indiqué avant d’assurer le promoteur de l’accompagnement du ministère pour la pérennisation de l’évènement. Devant des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que les gardiens de la tradition venus de différentes régions du Mali, l’initiateur principal, Boubacar Traoré, ancien élu communal de Kati, a évoqué les motivations de ce Festival sur le Bamanaya. Dans son discours, il a fait savoir que « dans le passé, nos sociétés étaient bien structurées, où les coutumes et les valeurs étaient mises en avant, permettant ainsi aux individus de vivre en harmonie. » « Après la chute de l’empire du Mandé, le royaume Bambara de Ségou a vu les Bambaras se disperser à travers le monde, chaque communauté parvenant à préserver son identité et ses valeurs culturelles, connues sous le nom de Bamanaya », a-t-il rappelé. « Toutefois, à l’heure actuelle, nous constatons un déclin de nos valeurs sociétales. Le respect des aînés et des traditions s’estompe et nos cultures ancestrales sont en grande partie oubliées. Le concept de Bamanaya a pris des significations différentes et l’identité des Bambaras est en péril tandis que la langue bambara recule face à l’influence d’autres langues étrangères », a-t-il dit. De son avis, ce festival vise non seulement à célébrer le riche patrimoine culturel bamanan mais, également, à encourager son intégration dans les pratiques quotidiennes et dans le développement socio-économique du pays. « Ce Festival est un espace dédié à la valorisation du Bamanaya pour tous les Maliens vivant au pays ou à l’étranger ainsi que pour d’autres communautés bambara à travers le monde », a dit M. Traoré. Cet évènement culturel, qui réunira pendant 5 jours (du 27 au 31 décembre) les bambaras venus de plusieurs localités du Mali notamment la Région de Ségou (Centre) et Bélédougou (Ouest) sera marqué par plusieurs activités, entre autres des conférences-débat, des causeries avec des sages, des soirées de contes (Ziri), des nuits traditionnelles. bref tout ce qui est en lien avec la culture bamanan. AK/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Dialogue politique sur la préservation des races bovines et essences végétales locales
Nioro, 31 déc (AMAP) Le dialogue politique sur la préservation des races bovines et essences végétales locales, s’est tenu la semaine dernière, à Nioro, dans la salle de réunion de l’ex-Conseil de cercle, avec des participants venus de plusieurs localités des Régions de Kayes et de Nioro (Ouest) qui ont échangé sur des points essentiels visant à sécuriser les productions animales, principaux moyens d’existence des communautés. Organisé par Vétérinaires sans frontières-Suisse (VSF-Suisse) au Mali, en collaboration avec CAB/ Dèmèso, et sous la présence du conseiller aux Affaires économiques et financiers du Gouverneur, Adama Senou, ce dialogue a pour objectif « d’échanger sur le cadre politique global de la préservation des ressources génétiques au Mali, de recueillir les témoignages des actions engagées dans l’agro-écologie et la préservation des races locales bovines, et de renforcer l’adhésion des acteurs concernés. Le porte-parole des participants, Seydou Kenem, a indiqué l’importance de la préservation des races existantes « pour garder notre identité en élevage et l’amélioration des essences végétales pour accroitre les rendements. » Le Directeur pays de Vétérinaires sans frontières-Suisse au Mali, Nikiema Salomon, a rappelé que VSF-SUISSE au Mali, en collaboration avec CAB/Dèmèso, met en œuvre, depuis 2021, dans les Régions de Kayes (Yélimané) et de Nioro du Sahel (Nioro) ce projet dont l’objectif principal est de promouvoir des exploitations familiales plus résilientes aux changements climatiques avec des vaches améliorées et du fourrage local adapté « Agro biodiversité ». La phase pilote de ce projet a permis de faire des essais de conservation/préservation et, aussi, d’amélioration des races bovines autochtones « zébu maure et zébu peulh toronké » afin d’obtenir une race intermédiaire « socialement acceptable et économiquement rentable. » Selon lui, ce projet a, également, permis le renforcement organisationnel des acteurs et le renforcement de leurs capacités dans des domaines variés. Fort de ces acquis, VSF-Suisse Mali a initié ce dialogue politique « dont l’objectif est de renforcer l’engagement des acteurs sur la préservation des races bovines locales et essences végétales d’intérêt fourrager pour les éleveurs, et plus généralement la préservation des ressources génétiques au Mali », a-t-il ajouté. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur, Adama Senou, a dit que les autorités régionales apporteront leur soutien « à toutes les initiatives qui cadrent avec les politiques nationales, surtout si elles garantissent la souveraineté du pays et la prospérité de nos producteurs. » MD/MD (AMAP)
Kangaba : Mission nationale de supervision des sites et permis miniers par le ministère en charge de l’Environnement
Kangaba, 30 déc (AMAP) Une mission nationale du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement (MEADD) durable conduite par son Secrétaire général, Mamadou Haidara, a séjourné ce week-end dans le Cercle de Kangaba pour superviser des activités de contrôle et constater de l’état de dégradation des domaines forestier et faunique. Dans les communes rurales de Nouga et de Benkadi où elle s’est rendue, la mission, accompagnée par le sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa, a sillonné quelques sites et permis miniers, de même que les rives du fleuve Niger où les dragues sont nombreux. « Six mois après une première mission de supervision sur terrain, le constat est amer, alarmant et désolant », selon le chef de mission et le chef de Cabinet, Modibo Sacko. La dégradation des terres est très avancée sur de larges étendues. Sur le fleuve Niger, des dizaines de dragues opèrent sans arrêt. Pour le Secrétaire général du MEADD il faut prendre « des dispositions urgentes pour réparer tout ce qui a été détruit. » Quant au chef de Cabinet, il a dit que « les exigences sur les permis d’exploitation sont foulées au pied ». Sur ces mêmes permis « il y a d’autres inégalités, notamment la sous-traitance », a-t-il ajouté. Cette mission fera le point de toutes ces situations pour qu’en 2025, de nouvelles mesures soient prises pour arrêter définitivement la dégradation du domaine forestier et faunique d’une part et préserver notre environnement d’autre part. La mission s’est achevée dans la commune rurale de Benkadi, notamment à Narena et à Kouremalé par la visite des sites d’orpaillage et permis d’exploitation d’or en compagnie du sous-préfet de Narena. SD/MD (AMAP)
Mopti : 3è édition de la Journée du meilleur enseignant
Mopti, 30 déc (AMAP) L’Académie d’enseignement (AE) de Mopti (Centre) a organisé, vendredi, la 3è édition (2023-2024) de la Journée du meilleur enseignant qui a mis à l’honneur 30 nominés de tous les ordres d’enseignement de la circonscription. Au cours de cette activité pédagogique, qui vise à magnifier et stimuler la performance et le don de soi des enseignants pour la cause noble, le modelage du citoyen, 30 nominés de tous les ordres d’enseignement de l’académie étaient à l’honneur. Ils ont chacun reçu des distinctions honorifiques et beaucoup de cadeaux. Parmi les nominés, trois enseignants se sont distingués par leur courage et leur rendement. Ce qui leur a valu d’être les lauréats de cette 3è édition. Il s’agit de Mme Adiara Konaté Madiama, du 1ercycle Centre d’animation pédagogique (CAP) de Sofara, première du classement, suivie de Mme Mathib Dabou et de Ousmane Niangaly. La remise des prix, qui s’est déroulée dans l’enceinte de l’AE, était présidée par le gouverneur de la Région, le général de brigade Abass Dembélé, en présence du directeur national de l’enseignement fondamental, Issouf Arber Bedarî Touré , de la présidente de la société civile de Mopti, Mme Diallo Tata Touré ,marraine de l’édition 2024. Elle a aussi mobilisé les chefs de services régionaux, les élus, les forces de sécurité et les partenaires de l’école. Pour le directeur de l’AE de Mopti, qui s’est dit « profondément attaché à la mission de l’école qui porte en elle les valeurs de notre République », la cérémonie est un moyen essentiel d’intégration et de lutte contre l’exclusion. » Elle permet aux enfants d’acquérir des connaissances et le repère qui les aideront à mieux comprendre leur rôle et responsabilités dans notre société en tant qu’adulte. » Ceux qui transmettent les valeurs aux enfants, la culture du goût d’apprendre, le sens de l’effort et du travail bien fait « méritent toute la reconnaissance de la société » justifiant l’institution de cette journée. Le directeur national de l’enseignement fondamental, Issouf Arber Bedarî Touré, a apprécié l’initiative à sa juste valeur, qui, selon lui, « rentre dans le cadre des orientations générales données par les plus hautes autorités à savoir récompenser le mérite et sanctionner la faute qui sont des principes cardinaux de l’administration. » Il a salué l’initiative qui montre « la reconnaissance de l’Etat envers tous les enseignants souvent anonymes qui se trouvent dans des endroits très éloignés et qui accomplissent leur devoir avec foi, abnégation et persévérance pour forger les futures générations. » Le gouverneur, le général de brigade Abass Dembélé, a indiqué que le directeur de l’académie « dans son rôle de leadership a voulu créer une saine émulation pour pousser les enseignants à donner le meilleur d’eux-mêmes au bénéfice des enfants. » « J’exprime nos encouragements et notre gratitude au directeur Daouda Doumbia et son équipe pour l’initiative et leur réitère l’engagement de notre accompagnement ». a conclu le gouverneur. La lauréate, Mme Adiara Konaté, a dédié cette recompense à tous les acteurs du monde scolaire « pour la culture de l’excellence. » DC/MD (AMAP)
Kangaba : formation des femmes du village de Kéla à l’atteinte des objectifs du PDESC
Kangaba, 30 déc (AMAP) Quelque 40 participants du village de Kéla ont pris part, vendredi, à une session sur la contribution femmes à l’atteinte des objectifs du Plan de développement économique, social et culturel (PDESC) de la Commune rurale de Minidian (Ouest), a constaté sur place l’AMAP. Organisée par le Conseil communal, en partenariat avec une ONG, la rencontre de deux jours s’est tenue à l’école fondamentale de Kéla, sous la présidence du deuxième adjoint au préfet et sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa. Elle avait pour objectif « de comprendre l’importance, les enjeux et les défis liés au processus d’élaboration et de mise en œuvre du PDESC de la Commune de Minidian. » Il s’agissait, aussi, « d’examiner le niveau d’intégration et d’atteinte des activités réalisées surtout dans sa composante genre, de déterminer l’apport des femmes dans l’accélération de la mise en œuvre des activités, de capitaliser les expériences de développement réussies sous forme de pratiques et de contribuer à une meilleure mobilisation des ressources pour l’effectivité de la réalisation du PDESC de la Commune de Minidian. » Le Conseil communal, des autorités coutumières et religieuses, des associations de femmes et de jeunes et de personnes en situation de handicap, les services techniques et les acteurs du secteur privé organisés en prestataires de services, ont aussi participé. SD/MD (AMAP)

