Infertilité dans le couple : La femme toujours au banc des accusées !

Par Aminata DJIBO Bamako, 02 fév (AMAP) Véritable problème de santé publique, l’infertilité dans le couple conduit souvent à des conflits sérieux dans la famille, voire à la rupture des liens conjugaux. Le plus souvent, c’est la femme qui fait les frais des accusations. Au-delà de la famille, le jugement de la communauté pèse également beaucoup sur les épaules de la femme. Sans prendre de gants, certains l’accuse d’être, en grande partie, responsable de cette difficulté de procréer. Oumou (Nom d’emprunt) s’est mariée, il y a 6 ans. Durant toutes ces années, elle a attendu en vain un enfant. Elle explique que la femme commence à souffrir de ce problème à partir de six mois de mariage. « C’est après quatre ans de mariage que j’ai commencé à vivre avec le stress à cause de la pression familiale. Je me sentais exclue du fait que j’étais la seule femme sans enfant dans notre grande famille. Je me demandais ce que j’ai fait à Dieu pour être infertile », confie-t-elle, avant d’ajouter qu’elle a suivi beaucoup de traitements afin de pouvoir procréer. La jeune dame affirme avoir essuyé des critiques acerbes. « Ma belle-mère disait aux autres femmes de la maison que je ne pouvais pas enfanter. Elle souhaitait que mon époux prenne une autre femme », se souvient-elle. Et de déplorer le refus de certains hommes à collaborer franchement avec la femme pour trouver une solution au problème. Selon elle, cette attitude du conjoint est la plus pénible à supporter. « Chaque fois qu’une femme, qui s’était mariée après moi, venait à accoucher, mon époux me demandait la raison pour laquelle ils ont eu un enfant avant nous ?», se rappelle Oumou qui trouvait toujours des formules pieuses. Oumou explique que la femme qui peine à avoir un enfant doit faire face à une société intolérante. Elle en veut pour preuve les interrogations persistantes, rageuses de la communauté quant à la capacité de procréer de la femme qui sont vraiment stressantes pour l’intéressée. « Un comportement, soutient-elle, qui impacte la santé reproductrice de la femme. » Marie, une femme courageuse, partage son parcours douloureux. Elle a fait cinq années de mariage sans pouvoir concevoir. « Chaque mois, c’était une déception. Le poids de l’infertilité semblait trop lourd à porter », confie-t-elle, des larmes aux yeux. Sa quête incessante pour devenir mère l’a conduite à une dépression. Cependant, des ténèbres, émerge une lueur d’espoir avec l’histoire d’Élise. Malgré les difficultés à concevoir, elle bénéficie du soutien inébranlable de son mari et de sa famille. « Leur amour m’a aidée à traverser les moments les plus sombres. Nous avons abordé la question d’infertilité en toute compréhension et avec la manière la plus courtoise en vue d’arrondir les angles de la frustration », explique Élise avec un sourire empreint de gratitude. La solidarité familiale a été son bouclier contre le découragement. Devenir mère est le désir profond de toute femme depuis son enfance. C’est pourquoi, l’on voit les petites filles porter les poupées au dos pour s’identifier à leur mère.   CONSULTATION PRÉNUPTIALE – Pour le psychologue Bourama Sangaré, l’infertilité est perçue par la femme comme « une atteinte à son estime de soi, une frustration, une incapacité à remplir son rôle. » Les femmes qui en souffrent généralement sont exposées au stress chronique au fur et à mesure que l’attente d’un enfant perdure. « Découvrir qu’elle peine à enfanter est une frustration qui l’enfonce dans l’isolement et dans la dégradation de l’image de soi. Les sentiments d’échec chez ces femmes sont aggravés par la pression de l’environnement social », explique-t-il. Par ailleurs, le gynéco-obstétricien Kokeina Oumar Koné apporte des éclaircissements sur cette difficulté d’avoir des enfants. En premier lieu, le praticien tient à préciser la différence entre une personne infertile et celle stérile. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’infertilité est l’absence de conception après 12 mois de rapports sexuels normaux en fréquence et en qualité, chez un couple qui vit sans contraception, «On dit qu’elle est primaire lorsque la femme n’a jamais eu de grossesse. On le qualifie de secondaire quand la femme n’arrive pas à tomber enceinte après de nombreuses fausses couches», explique-t-il. Quant à la stérilité, indique Dr Kokeina Oumar Koné, c’est quand la femme ne peut pas tomber enceinte. Le gynéco-obstétricien affirme que les anomalies des trompes constituent la première cause d’infertilité. Il explique que les infections au niveau des trompes, comme le microbe appelé «chlamydia», sont très fréquentes chez les jeunes. Le spécialiste signale que ce microbe, asymptomatique, agit en silence jusqu’à altérer les trompes de la femme infectée. Le professionnel de la santé cite également les anomalies au niveau du vagin qui altèrent la qualité de la glaire cervicale (qui permet aux spermatozoïdes de passer pendant la bonne période). « Celle au niveau de l’utérus dont le fibrome, déclare-t-il, est considérée comme la deuxième cause d’infertilité chez la femme. » « Car ces fibromes, justifie-t-il, par leur volume et leur localisation, contribuent beaucoup à l’avènement de l’infertilité. Les anomalies de l’ovulation, selon le praticien, sont aussi l’une des principales causes d’infertilité. Il ajoute que des facteurs environnementaux, l’alcoolisme, le tabagisme et l’obésité provoquent l’infertilité. Dr Koné rassure la population qu’aucune étude n’a démontré que les contraceptions sont la cause de l’infertilité. Le praticien explique que l’infertilité concerne aussi bien la femme que l’homme. « Dans 100% des cas, précise-t-il, l’homme est fertile à 30% autant que la femme. » « Dans 30% des cas, poursuit-il, c’est un problème mixte. » Et les autres 10%, dit le medecin, portent sur des causes inconnues. Il invite les femmes à adopter ou privilégier la consultation prénuptiale (consultation avant le mariage permettant de dépister des pathologies qui poseront problème en cas d’éventuelle conception Ndlr). « Toutefois, reconnaît-il, ceci n’est pas une pratique propre à notre culture. Il conseille aux femmes de traiter leurs infections et de vivre dans un environnement sain. Selon le gynéco-obstétricien, il faut éviter l’alcool, le tabagisme et faire régulièrement du sport. Ce n’est pas tout, Dr Koné estime que pour se donner toutes les chances de procréer, il

Retrait des pays de l’AES de la CEDEAO : Le Premier ministre malien rencontre les acteurs du secteur privé

Bamako, 1er fév (AMAP) Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, a annoncé, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement s’est adressé aux responsables et membres des organisations professionnelles et faîtières du secteur privé qui, de leur côté, attendent les mesures gouvernementales pour faire face à la nouvelle donne. Selon le chef du gouvernement, qui avait à ses côtés le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, les présidents du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally et de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Madiou Simpara, et plusieurs membres du gouvernement, cette Transition est celle de la rupture et dans tous les domaines. « L’hésitation, la peur, trop de questions amènent toujours à rester sur place et faire le jeu de l’adversaire », a dit M. Maïga, pour soutenir la décision des chefs d’État des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de se retirer de la de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Ces Etats accusent l’organisation sous régionale de s’être éloignée des idéaux de ses fondateurs et d’avoir « brillé par son manque d’empathie, de solidarité et de vision stratégique face aux États de l’AES ». Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé, dimanche 28 janvier, leur « retrait sans délai » de la CEDEAO. Le choix de ces pays, regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), suscite quelques inquiétudes dans le monde des affaires où certains acteurs craignent la fin des facilités qu’offre l’appartenance à cet ensemble sous-régional. Pour les pessimistes, ce retrait suppose surtout des implications sur les exemptions de visa et les exonérations de taxes. Si l’éventualité d’un durcissement des règles régissant nos rapports avec la CEDEAO n’est pas à négliger, cette décision ne saurait, cependant, conduire aux malheurs prédits par les Cassandres. Au contraire, selon le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, « ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation, est mille fois pire que ce que nous allons assumer en restant nous-mêmes ». Mieux, les trois pays « restent membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour le moment, donc bénéficient de la liberté de circulation » au sein de tous les pays de cette Union. COMPLICITÉ POSITIVE – Sans ambages, le chef du gouvernement a déclaré que la CEDEAO est progressivement devenue une menace, car son dessein lugubre consistait clairement à mettre à genoux nos pays, à provoquer des changements politiques pour satisfaire les intérêts des puissances étrangères. « Elle a très peu écouté nos États, elle s’est mise à donner des injonctions. Et son plan, c’était de déstabiliser le Niger, avant de passer au Burkina, puis au Mali », a-t-il révélé. Et de résumer : « l’accumulation d’actes inamicaux a rendu inévitable le retrait de nos États qui subissent au quotidien l’injustice, l’acharnement et l’austérité d’une organisation à l’avènement de laquelle ils ont contribué. » Le Premier ministre a assuré que le gouvernement prend la pleine mesure de la situation des préoccupations de nos compatriotes, en particulier les opérateurs économiques face à cette décision. Le président de la Transition a déjà mis en place un comité de pilotage de haut niveau pour exploiter ce retrait comme une opportunité de développement, de croissance économique. Objectif difficile à atteindre sans une complicité positive avec le monde des affaires. « C’est pour cela que j’ai décidé dans le lot des forces vives de la nation qu’il faut rencontrer et leur expliquer ce qui se passe, il fallait commencer par vous. Parce que les questions qui sont posées aujourd’hui sont d’ordre économique et financier », a déclaré Choguel Kokalla Maïga, comptant sur « l’ingéniosité » des acteurs économiques pour réussir ce challenge. « Notre réussite dépend en grande partie de vous », a indiqué le chef du gouvernement qui est formel : « Économiquement, ce que nous perdons en acceptant cette vassalisation est mille fois pire que ce que nous allons assumer, en restant nous-mêmes ».« Aussi, la sortie de la CEDEAO permettra-t-elle au Mali de définir des politiques commerciales optimales et plus avantageuses, d’avoir la liberté de prendre certaines décisions politiques et économiques. » Au niveau de l’AES, il faudra identifier et alléger les barrières tarifaires, faciliter les transactions économiques et commerciales pour les opérations d’exportation et d’importation. CONJUGUER LES EFFORTS – Le Premier ministre a également évoqué la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Une décision responsable, qui découle de plusieurs constats dont la mauvaise foi des mouvements signataires de l’accord qui s’en sont écartés et éloignés depuis fort longtemps. Cette décision est aussi la conséquence logique du comportement de la République sœur d’Algérie, chef de file de la médiation internationale qui a sapé sa crédibilité et son autorité de médiateur impartial dans la gestion d’une série d’actes. Choguel Kokalla Maïga a longuement évoqué les agissements inamicaux du voisin algérien, qui ont pris la forme, ces dernières semaines, d’ingérences intolérables dans les affaires internes du Mali. Cependant, a-t-il tenu à préciser, « nous ne sommes pas dans une guerre contre le gouvernement algérien ni contre le peuple algérien ». Le ministre Moussa Alassane Diallo s’est dit convaincu que le Mali va transformer cette sortie de la CEDEAO en un point de compétitivité et de rentabilité pour notre économie. À condition que « nous ayons confiance en nos forces».  « Aucun pays côtier ne peut fermer ses ports au Mali, parce que quand on investit dans les ports on s’attend aussi à des retours sur investissements. Et le Mali est le principal retour sur investissements de ces pays-là », a soutenu le ministre Diallo, assurant que le gouvernement a déjà son plan d’action pour aborder cette phase importante de notre histoire. Et que le secteur privé est au cœur de ce dispositif. « D’ici le 31 décembre 2026, le

Entretien routier au Mali : Indispensable mais plombé par des contraintes

Par Cheick Amadou DIA Bamako, 1er fév (AMAP) Le secteur des transports peut, en effet, être considéré comme un catalyseur du développement économique. De bonnes infrastructures routières facilitent le déplacement des personnes et des biens en favorisant les échanges économiques. La contribution de ce secteur au Produit intérieur brut (PIB) national est passée de 3,61% en 2010 à 5% en 2013. Le budget moyen alloué au secteur des transports est d’environ 110 milliards de Fcfa par an et varie, d’une année à l’autre, entre 10 et 15% du budget total de l’État. Ce qui montre l’importance qui lui est accordée par le gouvernement. Au Mali, les routes interurbaines desservent les capitales régionales et diverses localités de l’intérieur du pays, et traversent en plusieurs endroits, des forêts classées et de grands espaces boisés. Ce qui expose les usagers aux dangers liés au passage des animaux sauvages et domestiques, mais aussi à l’insécurité. Car, les arbres qui longent ces voies, obstruent la vue des conducteurs à distance et facilitent les actes de banditisme commis par des « coupeurs de route » qui se cachent dans les bois. C’est pourquoi, l’entretien routier, qui concerne aussi bien les voies urbaines qu’interurbaines, intègre l’élagage des arbres et le dégagement des emprises en rase campagne. Cette mission est du ressort du ministère chargé des Transports et des Infrastructures à travers ses différents services techniques. Le financement de l’entretien routier est assuré par l’Autorité routière avec des ressources provenant du recouvrement des différentes redevances d’usage routier (sur les produits pétroliers, la charge à l’essieu et le péage) faisant d’elle, à terme, un véritable Fonds d’entretien routier de deuxième génération. La direction nationale des routes (DNR) assure la maîtrise d’ouvrage du patrimoine routier de l’État. À ce titre, elle exerce les missions de gestion du réseau routier, de planification des investissements et de programmation des travaux. L’exécution des travaux d’entretien routier est assurée par l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE) à travers une convention de maîtrise d’ouvrage conclue avec la DNR sur la base de programmes annuels d’entretien définis préalablement par cette direction. Les travaux sont confiés à des petites et moyennes entreprises (PME) locales et contrôlés par des bureaux d’études locaux recrutés par l’AGEROUTE à la suite d’appels à concurrence. La Cellule des travaux routiers d’urgence (CETRU) exécute les travaux d’entretien routier ne pouvant pas faire l’objet d’appel d’offres au regard de leur caractère d’urgence, notamment les dégâts causés sur les ouvrages et routes par les intempéries et les calamités, etc. Notre pays possède un réseau routier qui compte 4 621 liaisons totalisant un linéaire de 89 024 km, correspondant à une densité de 7,17 km/100 km², selon la loi n°05-041 du 22 juillet 2005, portant principe de classement des routes et le décret n°05-431/P-RM du 30 septembre 2005, portant classement des routes et fixant l’itinéraire et le kilométrage des routes classées, qui définissent le réseau routier classé du Mali. Ce classement élaboré en fonction du contexte de la décentralisation, repartit le réseau routier en routes d’intérêt national (RN), dont la construction et l’entretien sont assurés par l’État. Elles totalisent 44 liaisons pour 14 102 km, soit 15,8% du linéaire total. Il y a les routes d’intérêt régional (RR) dont la construction et l’entretien sont assurés par la région. Elles totalisent 40 liaisons pour 7 052 km, soit 8% du linéaire total. Les routes d’intérêt local (RL) sont construites et entretenues par le cercle. Elles totalisent 836 liaisons pour 28 929 km, soit 32,5% du linéaire total. La construction et l’entretien des routes d’intérêt communal (RC) sont assurés par la commune. Elles totalisent 3 701 liaisons pour 38 941 km, soit 43,7% du linéaire total. PLUS DE DEUX MILLIARDS DE FCFA – Le réseau routier ainsi classé, permet, s’il est aménagé, d’assurer le désenclavement total du territoire national. Au stade actuel, seuls 21 681 km sont aménagés et bénéficient, plus ou moins, d’un entretien régulier. Cet investissement représente un patrimoine d’environ 2 200 milliards de Fcfa. Malgré tout, ce budget reste insuffisant au regard des besoins de financement du secteur. Selon Oumar Diallo, ingénieur du génie civil et spécialiste des questions d’entretien routier, le mauvais état général du réseau routier s’explique par un déficit d’entretien chronique, l’insuffisance des ressources allouées à l’entretien routier, la mauvaise qualité des travaux de construction des routes et les effets de la surcharge des véhicules de transport qui accélèrent la dégradation des routes. Cependant, le transport routier bénéficie d’un vaste réseau d’infrastructures et d’une grande part de marché des transports. Toutefois, il rencontre un certain nombre de difficultés qui sont, entre autres, l’engorgement du trafic dans les centres villes et l’insécurité routière, l’insuffisance des ressources affectées à l’entretien routier qui ne couvrent que moins de 50% des besoins actuels d’entretien courant du réseau routier et le manque de ressources pour financer l’entretien périodique. On note également l’insuffisance du contrôle et de la pénalisation des surcharges constituant des facteurs de dégradations précoces des routes, le manque d’outils adéquats de planification des projets routiers, l’occupation anarchique des emprises des routes, l’insuffisance d’une méthode précise de gestion routière et de programmation des travaux d’entretien routier. D’autres contraintes sont liées à l’insuffisance ou la vétusté du parc des matériels des PME évoluant dans le cadre de l’entretien routier. À celles-ci, s’ajoutent les faibles moyens alloués aux unités déconcentrées pour le suivi du réseau routier, l’inadéquation du mode d’exécution des travaux d’urgence et travaux exceptionnels avec les procédures de passation de marchés publics en vigueur, l’insuffisance du réseau des pistes rurales et la desserte des zones de production. Il y a aussi la multiplicité des intervenants dans le domaine de la construction des pistes rurales et l’absence d’une coordination efficace,  l’insuffisance dans la régulation du marché des transports de marchandises et des transports en commun, le manque de professionnalisme des entreprises de transport, la vétusté du parc de véhicules commerciaux et son inadéquation aux besoins de transport entraînant ainsi une concurrence au niveau des prix, l’augmentation constante du coût du carburant qui menace les avantages

 Ousmane Issoufi Maïga nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens (Journal officiel)

Bamako, 1er fév (AMAP) L’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maiga, a été nommé président du comité de pilotage du Dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale, indique le décret portant nomination des membres de ce Comité publié, mercredi, dans le Journal officiel. Le poste de vice-président est confié à Jean Bosco Konaré. Boubacar Sow et Abdoulaye Nantoumé en sont, respectivement, le rapporteur général et le rapporteur général adjoint. Le Comité compte un centaine de personnes dont la plupart sont des représentants des associations et organisations de la société civile. Le Comité de pilotage du dialogue direct inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale a été créé auprès du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, par décret du 26 janvier 2024. Il est chargé de la préparation et de l’organisation du dialogue direct inter-Maliens. À cet effet, il élabore les termes de référence du Dialogue et les soumet à la validation d’un atelier national qu’il organise et dont il assure la programmation, la coordination et la supervision des différentes activités à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national. Le Comité de pilotage conçoit et veille également à la mise en oeuvre du plan de communication et élabore le rapport final du Dialogue et le rapport d’exécution de sa mission. MD (AMAP)  

Culture du blé : Une plateforme d’innovation pour booster la production

Bamako, 31 janv (AMAP) La plateforme d’innovation pour le développement de la culture du blé au Mali a été mise en place lors d’un atelier organisé, mardi, dans les locaux du Centre national de la recherche agricole (CNRA), par l’Institut d’économie rurale (IER). Cette rencontre de deux jours vise à faire une analyse du contexte de la culture du blé au Mali. Elle permettra, également, d’identifier les contraintes liées à sa production et de proposer des solutions techniques adaptées pour le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. Cet atelier est l’occasion, pour les participants, de valider la feuille de route qui sera la boussole de la plateforme pour le développement de la culture du blé. Le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, qui a présidé, la cérémonie d’ouverture des travaux a souligné les contraintes majeures de notre agriculture à savoir l’insuffisance de la pluviométrie et la dégradation de l’environnement. M. Dembélé a estimé que la maîtrise de ces facteurs requiert des concertations régulières entre les différents acteurs du secteur et une collaboration soutenue pour harmoniser les approches en vue de relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a ajouté que la consommation du blé est en constante augmentation due à l’accroissement de la population, de l’urbanisation et du changement des habitudes alimentaires. À ce titre, le ministre a indiqué que les besoins de consommation sont estimés à environ 400 000 tonnes par an alors que la production nationale dépasse rarement les 40 000 tonnes par an. En quantités produites au Mali, le blé vient après le riz, mil/sorgho et le maïs. Cependant, le Mali pays dispose d’importantes potentialités pour la production du blé. « La mise en valeur de ce potentiel, a-t-il souligné, permettra de faire de cette culture, une céréale stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’améliorer le revenu des producteurs et de réduire considérablement les importations massives de blé dans notre pays. » Lassine Dembélé espère que la mise en place de cette Plateforme et son opérationnalisation permettront aux producteurs, aux vulgarisateurs et aux industriels, de donner une nouvelle impulsion à la filière blé, à travers la maîtrise des nouvelles technologies éprouvées issues des activités de la recherche sur le blé. « Au regard de l’importance du blé pour notre pays, a déclaré le ministre Dembélé, la nouvelle Plateforme d’innovation devra être inclusive et représentative de l’ensemble des acteurs de la filière blé. » « Elle devra, a-t-il poursuivi, s’approprier les nombreux résultats de recherche probants disponibles sur le blé au Mali et ailleurs, dans des conditions agroécologiques similaires aux nôtres. » Il a remercié les partenaires techniques et financiers du Projet, notamment le Centre international de recherche agricole pour les zones arides (ICARDA) qui collaboration avec l’IER à travers le projet « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) phase II-Blé », et la Banque africaine de développement (BAD). C’est pour trouver une solution au faible niveau de production du blé au Mali, que l’Icarda et l’IER ont signé un accord de collaboration relatif au projet TAAT phase II-Blé portant sur le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. L’objectif de ce projet est d’obtenir l’autosuffisance en blé par la transformation de la filière en contribuant à l’augmentation durable de la productivité et de la production pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en réduisant la pauvreté et la dépendance excessive aux importations de blé. Les activités de diffusion de technologies éprouvées des institutions de recherche et l’organisation des acteurs en plateforme d’innovation, constitueront des outils de mise en œuvre du projet dont bénéficieront les acteurs de la chaîne de valeur dans 37 pays à faible revenu dont le Mali. MS/MD (AMAP)

Kangaba : De fortes mesures afin d’éviter un autre sinistre après Kolobani

Kangaba, 31 janvier (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao a annoncé, le lundi 29 janvier 2024, les premières mesures pour éviter un autre sinistre dans la même zone, un peu plus d’une semaine après la catastrophe de Kobadani qui a fait plus d’une cinquantaine de morts suite à l’éboulement d’une galerie. C’était au cours d’une réunion tenue dans la salle de conférence du cercle en présence de nombreux invités venus des villages de la Commune rurale de Nouga au nombre desquels le maire et ses adjoints, les chefs de village, les Tombolomas et la jeunesse. Ont également participé à la rencontre le Commandant de Brigade de la Gendarmerie et les responsables de la société minière Bakama Mining. En convoquant cette rencontre, le Préfet de cercle de Kangaba visait comme objectif d’informer non seulement les participants sur les différentes missions et visites effectuées sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage sur ce site mais aussi sur la décision N°2024 – 001 / P – CK, portant suspension de toutes les activités aurifères sur le site de la société minière AGG/Toubani ressources. En effet cette décision précise en son article 1, qu’en vue de préserver les vies humaines et en attendant les enquêtes, suite à l’éboulement d’une galerie d’orpaillage survenue sur le site de la société minière AGG/Toubani Ressources ayant occasionné beaucoup de victimes et à titre de mesures conservatoires, sont suspendues, toutes les activités aurifères sur les superficies octroyées à ladite société. Selon le Préfet, les rapports de missions ont été fournis et les enquêtes sont en cours pour déterminer les vraies raisons de cette catastrophe, une première dans l’histoire de l’orpaillage dans le Cercle de Kangaba. Pour rappel, l’éboulement dont il est question s’est déroulé le vendredi 19 janvier  2024 faisant plus de 50 morts sur le permis de AGG (African Gold Group).

Sikasso : Immersion dans le monde burlesque de la confrérie des Korèdugaw

Par Mariam F. DIABATE  Sikasso, 26 janv (AMAP) Les bouffons ou «Korèdugaw», en langue bamanakan répondent à d’autres noms dans d’autres localités du Mali, notamment  dans le Cercle de Sikasso (Sud) où les Senoufo leur collent les appellations «mpwugni» ou «mpwubi». Dans le Cercle de Kadiolo, les «Shènnabele» (Senoufo) les affublent du sobriquet de «mpuwi» et «mpuubii» tandis que les Minianka leur collent aussi le nom «xodubalaa». Le korèdugaw représente une personne qui a le sens du burlesque, du rire, voire de la dérision. C’est aussi un être qui s’exprime ou passe des messages par des grimaces, des codes de résignation et une forme de sagesse. Les spécialistes définissent le korèdugaya comme une confrérie initiatique du patrimoine culturel du Mali. L’origine de la confrérie date de la nuit des temps. On les rencontre dans les milieux bambara, malinké, senoufo, minianka et samogo. Tout comme les confréries des chasseurs, des prêtres, des divinités du monde bambara, chaque communauté à ses propres korèdugaw. Le korèdugaya tirerait son nom de «korè» (l’une des six divinités du monde bambara qui joue un rôle rituel et public) et de «duga» qui signifie vautour en français. En milieu senoufo, il officie comme maître de cérémonie, amuseur du public et interface entre les groupes d’âge. Grossomodo, le korèduga, c’est cet être humain qui a la particularité de s’habiller bizarrement. Il porte des haillons, des colliers, des pantalons dont l’un des pans est plus souvent long que l’autre. A Sikasso, ces personnages atypiques sont toujours présents dans les rencontres culturelles. Ils se caractérisent par leur gestuelle mais, aussi, leurs chants, danses, accoutrements, parures, langages verbaux et non-verbaux. Mais, surtout, cette façon ubuesque de faire des bénédictions, annonçant une chose à travers son contraire. C’est un code propre aux korèdugaw. Certains, sans prendre de gants, déclarent que les korèdugaw n’ont pas de pudeur (autrement sans scrupule). C’est une perception erronée de cette couche sociale. Parce ces manières, ils révèlent la beauté et la qualité du korèdugaya. Feu Tiémoko André Sanogo, qui a été rappelé à Dieu, en octobre 2021, était le président de l’Association des korèdugaw de la Région de Sikasso. Dans une publication intitulée : ‘’Les korèdugaw en milieu Senoufo’’, il évoquait l’initiation à la confrérie des korèdugaw ou « tuer quelqu’un à la confrérie », selon l’expression consacrée par la confrérie. D’autres confréries comme celles des chasseurs, géomanciens et sorciers ont une appellation à l’initiation. L’initiation se fait tous les 3 ou 7 ans, selon les aires culturelles. Les initiés suivent toujours un cursus de formation. Les étapes de la formation commencent de 0 à 7 ans jusqu’à 42 à 63 ans. Au-delà de 63 ans, le korèdugaw se résigne à limiter ses déplacements et apparitions publiques. Il se contente du peu qu’on lui donne et s’interdit de quémander. « C’est à 63 ans que le korèduga devient un (duga mansa) signifiant roi des vautours ou un (duga koro) vieux vautour », expliquait l’ancien chef de l’Association des korèdugaw. Et d’ajouter que c’est en cette période que le «duga koro» entre dans l’univers du mysticisme visionnaire. Par ailleurs, les interdits des korèdugaw, selon Tiémoko André Sanogo sont notamment ne jamais allumer le feu de la discorde, du malentendu ou de la guerre mais, surtout, être ouvert aux autres et recevoir le pêcheur comme le bienfaiteur avec la même courtoisie et ne jamais toucher ce qui ne lui appartient pas ou ne lui a pas été donné. Sur un tout autre registre, le défunt affirmait que leur confrérie est sollicitée par les couples stériles pour réaliser leur aspiration à la parenté. Le couple prête serment et, une fois, le vœu exaucé, juste après le baptême, l’enfant est amené à la confrérie. Cette dernière lui donnera un prénom korèdugaw comme «malokini» (plat de riz), «tobogo» (boue de to), «dèguè» (brouet ), «galama»  (louche), «gnama» (ordures), «duga» (vautour), «tchètèmalo» (l’homme qui  n’a pas froid aux yeux). En outre, les chants évoqués par les korèdugaw sont relatifs à l’éducation, la religion, la politique, etc. De son côté, le chercheur au Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, fait beaucoup d’investigations dans les villages senoufo, surtout sur le korèdugaya. Le Senoufo et l’originaire de Kadiolo dresse le tableau de la vie des korèdugaw du Folona (Kadiolo). Selon lui, les korèdugaw de Sikasso sont différents de ceux de Kadiolo. Le symbole du korèdugaya est représenté par la sculpture d’un oiseau appelé « calao ». Son bec fermé appelle les initiés à ne pas dévoiler ce qu’ils ont appris lors de l’initiation ; le long bec de la sculpture qui se traine sur le ventre signifie que le vrai korèdugaw se nourrit par lui-même (indépendance) ; ses ailles déployés l’encouragent à bondir sur le travail; la position droite de la sculpture appelle les bouffons à ne pas mentir, à ne pas toucher à la femme d’autrui et à ne pas voler. Qui n’apprécie pas ces valeurs ? MFD/MD (AMAP)   Encadré : Apparats de korèduga En général, les bouffons sont reconnus par leurs habillements qui sortent de l’ordinaire. On les rencontre, très souvent, avec des becs d’oiseaux sur les chapeaux, des haillons, des sacs, des colliers ou chapelets, des chevaux, des caméras, des masques, des éventails … à ce niveau, le chercheur du Centre de recherche pour la sauvegarde et la promotion de la culture senoufo de Sikasso, Abbé Edouard Coulibaly, précise que le bec de l’oiseau «calao» que les bouffons de Kadiolo portent sur leur chapeau signifie l’entente, le porte bonheur, la procréation… ; les haillons sont des habits tout terrain (on s’assoie par terre et on fait tout avec); les sacs contiennent des objets dont l’antidote contre les poisons ; les flûtes sont leurs instruments de musique. Ils égrainent les colliers pour apaiser les malentendus, les tensions ; leurs chevaux sont symboliques, c’est pourquoi, les cavaliers ne sont pas choisis par hasard; c’est grâce aux éventails que les korèdugaw se nourrissent. C’est en ventant les repas des gens que ces derniers leur offrent de la nourriture

Filière bétail-viande au Mali : Labélisation de la viande rouge et ses dérivés

Bamako, 26 janv (AMAP)  Le Mali dispose désormais d’un nouveau logo pour le label viande rouge et ses dérivés avec une étiquette dénommée «Mali Sogo» officiellement présentée au grand public, mercredi, à Bamako. Ce label pour la filière bétail/viande, lancé lors d’un atelier organisé par le Projet d’appui à la compétitivité de l’Afrique de l’Ouest volet Mali (PACAO-Mali), va permettre aux acteurs de la filière de valoriser et promouvoir la viande rouge et ses dérivés. Il est, aussi, destiné à développer des opportunités pour la viande rouge et ses dérivés afin qu’ils pénètrent les marchés et soient protégés contre toute usurpation. Il permettra, également, de renforcer l’information des consommateurs sur la viande rouge et ses dérivés et des liens entre les acteurs de la filière. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, qui a presidé la rencontre, dans les locaux de son département, a rappelé que plus de 30% de la population rurale malienne tirent exclusivement leurs revenus de l’élevage, qui constitue le 3è secteur d’exportation du Mali, après l’or et le coton et contribue à plus de 15% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. Et le ministre Youba Ba a ajouté qu’il y a lieu de renforcer cette position en mettant sur le marché des produits de qualité avec l’assurance de la traçabilité. C’est dans ce cadre que l’IFBV-Mali, en partenariat avec PACAO, a initié la réalisation de l’étude de faisabilité de la Marque collective (MC) et de développement d’un label viande rouge et ses dérivés pour la filière bétail/viande. Cette étude dont le lancement a été fait le 20 juillet 2023 par le ministre de l’élevage et de la Pêche a été réalisée par la Société d’ingénierie pour le développement (SID-Sarl), et a surtout permis de réaliser une étude de faisabilité de mise en place de la marque collective pour la viande rouge et ses dérivés de la filière bétail/viande, de faire des sessions d’information et de sensibilisation des acteurs de la filière bétail/viande sur le concept marque collective et ses implications dans les Régions de Kayes, Koulikoro et du District de Bamako. Et, aussi, d’élaborer le logo du label viande rouge et ses dérivés et son règlement d’usage encadrant son utilisation. Au cours de cette étude de faisabilité, les acteurs de l’IFBV-Mali ont effectué, du 18 au 22 décembre 2023, un voyage d’études et d’échanges d’expériences auprès de l’Association nationale ovine et caprine (ANOC) du Maroc. Compte tenu de l’importance de ce label qui sera mis en place, le ministre chargé de l’Élevage a invité les services techniques et les partenaires techniques et financiers(PTF) à accompagner la démarche afin que la viande du Mali soit parmi les plus prisées d’Afrique voire du monde. Il a également réitéré la volonté des plus hautes autorités de soutenir cette initiative qui permettra aux acteurs de la filière bétail-viande de développer et de disposer d’une marque collective permettant de donner une visibilité à leurs produits sur les marchés national et international afin de garantir l’origine des produits. Le patron du département de l’Élevage et de la Pêche, a aussi encouragé l’IFBV, le PACAO ainsi que leurs partenaires dont l’Union européenne (UE) pour cette initiative. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière bétail/viande du Mali (IFBV-Mali), Mamoudou Abdoulaye Diallo, a souligné qu’aujourd’hui, la viande rouge a été choisie par le Mali pour promouvoir son économie raison pour laquelle, son groupement à solliciter l’appui de PACAO-Mali pour la labélisation. «Ce label nous permet de faire connaître notre valeur économique qui est notre bétail et aussi de pouvoir exporter la viande du Mali au niveau international», a fait savoir M. Diallo. La rencontre a noté la présence du chef de PACAO au Mali, Souleymane Bassolé, ainsi que des responsables des services techniques en charge de la promotion de la filière. MS/MD (AMAP)  

Les autorités maliennes annoncent la fin de l’Accord d’Alger (Officiel)

Bamako, 26 janv (AMAP) Le gouvernement de la Transition a annoncé, jeudi la fin, avec effet immédiat, de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015 avec des mouvements rebelles touarègues. Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, avance « des faits graves dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. » Il s’agit « du changement de posture de certains groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, devenus des acteurs terroristes et poursuivis par la justice malienne, après avoir commis et revendiqué des actes terroristes. » S’y ajoute l’incapacité de la médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file, « à assurer le respect des obligations incombant aux groupes armés signataires, malgré les plaintes formulées par le gouvernement de la Transition. » Le communiqué rappelle que le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, a adressé une lettre en date du 24 février 2023, aux autorités de la République algérienne démocratique et populaire, chef de file de la médiation internationale. Sans oublier « les actes d’hostilité et d’instrumentalisation de l’Accord de la part des autorités algériennes », mentionnés dans un communiqué de Bamako publié le 25 janvier 2024 par le gouvernement de la Transition. « Au regard de ces faits suffisamment graves précités, selon le ministre d’État, le gouvernement de la Transition constate l’inapplicabilité absolue de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, signé en 2015. » Et par conséquent, la fin de l’Accord, avec effet immédiat. Le gouvernement assure de sa volonté à œuvrer pour le règlement pacifique de la crise malienne, « en tirant les enseignements des accords précédents et en consolidant leurs acquis. » En outre, il « invite tous les autres groupes signataires du caduc accord de paix, non impliqués dans le terrorisme, ainsi que les partenaires du Mali à s’inscrire dans l’esprit du dialogue direct inter-Maliens ouvert à tous nos compatriotes épris de paix », annoncé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 31 décembre 2023. SS/MD (AMAP)

Goundam : la Campagne de vaccination contre la COVID 19 dans le District Sanitaire au menu

Goundam, 18 janvier (AMAP) La salle de Conférence du Centre de Santé de Référence du Cercle de Goundam a servi récemment de cadre pour l’organisation et le lancement de la campagne de vaccination contre la COVID 19 prévue du 11 au 21 janvier 2024. Après les Interventions des Autorités Administratives et Politiques, le Médecin Chef du Centre de Santé de référence, Dr Mamadou Couloubaly a procédé à l’exposé du plan de la vaccination. Il a informé les participants de la disponibilité de deux types de vaccins pour la présente campagne 2024, notamment le SINOVAC, et le Johnson and Johnson. Dr Couloubaly a, par ailleurs souligné que L’état des préparatifs que les préparatifs sont axés sur les aspects suivants pour la présente Campagne, il s’agit de déterminer la cible à privilégier, les personnes âgées, les femmes en saintes et les femmes allaitantes, les zones ciblées, les ressources humaines prévue, l’enjeux de la Campagne, le financement autant de sujets à débattre. Pour le Dr Mamadou Couloubaly, selon un communiqué N° 998 du 15 novembre 2022 la région de Tombouctou a enregistré 72 cas confirmés avec 17 décès. Ainsi les résultats de la précédente campagne à Goundam sont de 2260 personnes vaccinées avec Johson and Johnson et avec le SINOVAC 11872 personnes ont été vaccinées. Pour cette campagne la quantité de doses de vaccin Johnson and Johnson fournie par l’UNICEF est de 2250 doses et 11872 doses de SINOVAC. La stratégie reste la même notamment celle de porte à porte, fixe, avancée, mobile, les gares, les marchés, les garnisons, les personnes âgées, les femmes enceintes et allaitantes. Les doses prévues pour la présente campagne sont de 520 doses reçues pour SINOVAC, 2250 doses de Johnson and Johnson, avec 186 vaccinateurs qui seront mobilisés, 4 superviseurs mobiles, 23 coordinateurs pour les 23 aires de santé. La mobilisation sociale s’effectue à travers les radios FM, et les mobilisateurs de proximité. Les participants ont émis un certain nombre d’inquiétudes notamment le retard dans l’acquisition des stocks de vaccin, le cas des populations déplacées, la faible quantité de vaccin octroyée au district sanitaire de Goundam, compte tenu du nombre de sa population (environ 22000 habitants). Sur toutes ces questions, des réponses adéquates ont été données par le Médecin Chef et les techniciens venus de Bamako et de la région de Tombouctou.  AAT/KM (AMAP)