Sikasso : le CESEC lance les missions de recueil annuel 2024

Sikasso, 1er mars (AMAP)Le président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), Yacouba Katilé a présidé, mardi dernier au Gouvernorat de Sikasso, le lancement des missions de recueil annuel 2024, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de collecter les besoins, les attentes et les problèmes des populations de la région de Sikasso (les cercles de Sikasso et Kadiolo) au titre de l’année 2024. La cérémonie de lancement a enregistré la présence du directeur de Cabinet du Gouverneur de Sikasso Bernard Coulibaly, le préfet de Cercle Djiby Diawara, le représentant du maire de la commune urbaine, Abdramane Sidibé ainsi que les chefs des services techniques, les autorités politiques et coutumières de Sikasso. Le président du CESEC Yacouba Katilé a, dans son allocution,  rappelé que ce sont les dispositions de l’article 165 de la Constitution qui assignent au CESEC, la mission de collecte, de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations à l’adresse du Président de la République, du Premier Ministre et des présidents des deux chambres du parlement. « C’est dans le cadre de l’exécution de cette mission constitutionnelle que les délégations de l’institution sillonneront l’ensemble des dix-neuf régions administratives », a déclaré Yacouba Katilé. Selon lui, cette troisième édition revêt un caractère particulier. Elle constitue la toute première après le passage à la 4ème république. Ce qui a apporté des innovations majeures à leurs différentes missions. A cet effet, il a annoncé qu’avec la nouvelle loi fondamentale, il existe désormais un mécanisme de suivi de la mise en œuvre du rapport annuel du CESEC. Il a saisi l’opportunité pour remercier les autorités administratives, politiques et coutumières de Sikasso pour leur participation. Pour sa part, le Directeur de Cabinet du Gouverneur de Sikasso, Bernard Coulibaly a, au nom de la population, de Sikasso exprimé sa joie pour le choix porté sur la 3ème région pour le lancement des activités. Il a saisi l’occasion pour remercier le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta et la délégation du CESEC pour avoir mis la population au cœur de leurs préoccupations. Au cours de la synthèse des préoccupations collectées au niveau du Cercle de Sikasso qui s’est déroulée le jeudi dernier, le Conseiller de la République et Chef de la mission de collecte des informations pour l’élaboration du rapport du CESEC, Abdoulaye Diabaté a révélé que cette synthèse permettra de prendre en compte les grandes préoccupations de toute la région. « Les travaux se sont bien passés avec la pleine participation des services techniques et de la société civile de Sikasso », a affirmé Abdoulaye Diabaté avant de préciser qu’auparavant la mission du CESEC consistait à faire le recueil annuel pour le transmettre aux plus hautes autorités (président de la Transition, le président du CNT et le premier ministre). Mais avec la Constitution du 22 juillet 2023, le constituant a stipulé que chaque année, le CESEC va évaluer avec le Gouvernement le rapport annuel qu’il soumettra aux hautes autorités. Lors des travaux, les préoccupations des services techniques du Cercle de Sikasso ont concerné les quatre différents secteurs (primaire, secondaire, tertiaire, infrastructures et équipements). Ces préoccupations étaient, entre autres, relatives à l’insuffisance du quota d’intrants alloués à la région, les difficultés d’accès à l’engrais spécifiquement adapté à la production de la pomme de terre, la vente illicite des produits pharmaceutiques etc.  En effet, la majorité des préoccupations et des solutions évoquées en 2023 par les différents services a été maintenue. MD/KM (AMAP)

Invasion de criquets arboricoles dans la Région de Ségou (Centre)

Ségou, 29 fev (AMAP) Des essaims de criquets arboricoles ont causé des grands dégâts sur les vergers, les cultures maraichères et les arbres fruitiers sauvages dans la ville de Ségou, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Selon le Service régional de protection des végétaux de Ségou, ce phénomène national ne concerne pas que lq ville de Segou. Depuis le début de ce mois de février 2024, des signalisations de criquet arboricole leur sont parvenues depuis plusieurs localités de la Région notamment Niono, Boidié Dougoufé (Cercle de Baraoueli) ; Molodo Niéminani, N’Débougou, Koutiala Coura (Cercle de Niono) ; Sakoiba, Farako Kalabougou, Konodimini, Gara, Sébougou, Cinzana Gare, Saminé, Ségou (Cercle de Ségou) et Touna (Cercle de Bla). Les densités sont estimées à des milliers d’individus par groupe de vol. La superficie infestée est d’environ 7 000 ha dont 22 ha de cultures maraichères, 14 ha de mangueraies et le reste sur les épineux (Accacia sp et Balanites aegyptiaca). Le Service régional de protection des végétaux de Ségou estime que pour faire face à ce ravageur qui continue d’envahir toute la région, il est très urgent d’agir en vue de réduire ses dégâts. Mais ce service traverse des moments difficiles (manque de pesticides homologués, manque d’équipement de traitement, manque de ressources financières pour conduire les missions de prospection etc.) Son directeur régional, Oumar Kamissoko, sollicite un appui financier en vue de gérer cette catastrophe naturelle que traverse toute la région. ADS/MD (AMAP)

Ténenkou : Recueil des besoins et attentes des populations

Ténenkou, 28 février (AMAP) Une séance de recueil des besoins et attentes des populations, initiée par le Conseil Economique, Social et Culturel, s’est déroulée le mardi 27 février 2024, dans la salle de réunion de la préfecture du Cercle de Ténenkou, a constaté l’AMAP. La rencontre a été présidée par le Préfet de Cercle, Mamadou Dao en présence des Sous- préfet de Tenenkou, Diondiori, Sossobé et des représentants des forces vives de la localité. Dans son allocution d’ouverture, le Chef de l’exécutif local a salué la forte mobilisation des forces vives, toute chose qui démontre l’intérêt qu’elles accordent au développement de leur localité. Il s’agissait de recueillir les besoins, les attentes et les problèmes des populations du cercle de Ténenkou pour cette année 2024. Durant plusieurs heures, les participants ont fait un tour d’horizon de leurs différentes préoccupations qui touchent plusieurs secteurs d’activité à savoir l’agriculture, l’élevage, la pêche, la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité, le commerce et le transport, l’administration et la sécurité, la jeunesse, le sport et la culture. On note également l’insécurité qui touche le Cercle depuis 2012, la fermeture des écoles, l’arrêt des travaux de la route Macina- Ténenkou essentielle pour le désenclavement du Cercle, l’accès à l’eau potable et à l’électricité dans de nombreuses communes, la non matérialisation des pistes pastorales. En termes de solutions à ces problèmes, les participants ont proposé entre autres solutions, le renforcement de la sécurité dans le Cercle, la reprise des travaux de la route Macina – Ténenkou, la construction d’un nouveau château d’eau et l’ouverture des écoles fermées. A la fin des travaux, le préfet de cercle a remercié les participants pour la qualité des échanges avant de rappeler que les besoins recensés seront transmis au niveau régional pour une synthèse. AS/ KM (AMAP) 

Macina : Consultation publique sur le projet d’aménagement du Fleuve Niger

Macina, 20 février (AMAP) Une grande consultation publique sur le projet d’aménagement du Fleuve Niger a eu lieu le mardi 20 février 2024 à Macina, sous la présidence du Préfet de Cercle, le Lieutenant-Colonel Albaraka Ag Amarizag. C’était en présence des responsables administratifs, politiques, des Chefs des Services Techniques, des leaders Coutumiers, la CAFO, des représentants de la Jeunesse, des transporteurs de sable, de la Société Civile et des représentants des villages concernés. Il s’agissait au cours de cette rencontre d’expliquer aux parties prenantes comment sauvegarder le Fleuve Niger, véritable entité vitale pour le Mali et qui nourrit près de 85% de la population avec les activités socio-économiques. Initiée par le Gouvernement du Mali en partenariat avec l’Autorité du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) et le Projet de Réhabilitation Economique et Environnemental du Fleuve Niger (PREEFN), cette activité salvatrice de désensablement concerne les villages de Kokry-Bozo, Konkougourou, Touara, dans la Cercle de Macina, porte d’entrée du Delta Intérieur du Niger Pour le Chef de l’Exécution Local, la sauvegarde de Fleuve Niger doit être le leitmotiv de tous et personne ne peut se prévaloir de ne pas profiter des bienfaits de ce fleuve nourricier et tout le monde doit s’impliquer pour sa survie, gage d’un Mali émergent. Soulignons qu’après plusieurs questions réponses de compréhension sur le projet, les participants ont salué la mise en oeuvre du projet et se sont engagés à l’accompagner. Quant au représentant des villages concernés au nom de l’ensemble des riverains ils ont promis de prendre soin de ce bien précieux qui doit être laissé comme héritage aux futures générations. Il revenait ensuite au Lieutenant-Colonel Albaraka Ag Amarizag, Préfet du Cercle d’inviter toute la population du Cercle à sauvegarder le Fleuve Niger, véritable don de la Nature et pour une meilleure protection. Pour rappel, le Fleuve Niger est la plus importante ressource en eau de surface au cœur du Sahel qui est aussi l’un des espaces au monde les plus affectés par le réchauffement planétaire et le dérèglement climatique. AOK/KM (AMAP)

Naréna : Un important lot de matériels et de fournitures remis à des élèves

Kangaba, 19 février (AMAP) Le Préfet du Cercle de Kangaba, Abou DAO a présidé le vendredi 16 février 2024, la cérémonie de remise d’un important lot de matériels et de fournitures scolaires aux élèves du groupe scolaire Bô SANGARE de Naréna, dans le Cercle de Kangba. D’une valeur estimée à 25 millions de nos francs, le lot de matériels et de fournitures composé de cahiers de 100 et de 200 pages, de livres en  français, mathématique, histoire et géographie, d’ECM, de craies blanches et en couleur, de Bics bleu et rouge, d’ardoises, de règles, d’équerres, de rapporteurs, de compas, de sacs à dos, d’agrafeuses, d’ardoisine, de globes terrestres, d’enveloppes petit et grand format, de tableaux à chevalet, de ballons de football et de basket, et de maillots, a été offerte par la société minière Golend Beach qui opère dans la Commune rurale de Naréna. Selon le patron de cette société El hadj Abdramane KOUYATE, cette donation s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan de développement communautaire. Il A invité les communautés à agir dans la paix,  la concorde et le dialogue avec la société pour le bonheur et de la Commune et de la société minière. Le geste est allé droit au cœur des populations. En leur nom, la Directrice coordinatrice du Groupe scolaire, Mme MAIGA Astan TRAORE et le maire Daouda Namballa KEITA ont donné l’assurance que bon usage sera fait des matériels et fournitures reçus. Le Directeur du CAP était également de la fête. Monsieur Abdoulaye KONE a, au nom du ministre de l’Education Nationale, félicité l’initiative de la société minière Golend Beach qui, par ce geste de générosité et hautement patriotique, favorise la promotion de l’Education obligatoire et gratuite pour tous les enfants de la Commune rurale de Naréna. Il a invité d’une part les Directeurs d’école et les enseignants à faire bon usage des matériels reçus et les élèves de bien travailler pour honorer leurs parents. Le Préfet du Cercle de Kangaba a, pour sa part, donné l’assurance aux populations de la Commune rurale de Naréna que la société minière qui vient de faire ce geste est en train de travailler dans la légalité. Elle dispose de tous les documents légaux à savoir le permis de recherche, le permis environnemental et le permis d’exploitation. Il a invité la société à poursuivre l’exécution correcte du plan de développement communautaire pour non seulement calmer les esprits mais aussi pour faire face au développement de la Commune. Cela permettra de renforcer la confiance entre la société et les communautés locales a ajouté le préfet du cercle. SD/KM (AMAP)

Mopti : la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices au centre des échanges

Les membres des comités techniques des régions de Mopti, Bandiagara, Douentza et San étaient en conclave dans la salle de conférence du Gouvernorat de Mopti, les 9 et 10 février derniers, pour renforcer leurs connaissances sur la sécurité dans les écoles et ses lignes directrices, a constaté l’AMAP. Cet atelier s’inscrit dans les objectifs annuels de renforcer les capacités des membres des comités régionaux du comité national pour l’opérationnalisation de la déclaration et les implications relatives aux rôles et responsabilités des différentes parties prenantes. Il contribue à l’atteinte des objectifs du Projet d’Amélioration de la Qualité et des Résultats de l’Education pour tous au Mali (MIQRA) qui vise à réduire les impacts des conflits armés sur la vie des élèves et jeunes étudiants. La cérémonie d’ouverture de la rencontre a été présidée par le conseiller à la sécurité et de la protection civile du Gouverneur de Mopti, le Colonel Mamadou Sidiki Konaté. C’était en présence du représentant du directeur national de l’Education fondamentale, Modibo Coulibaly, des forces de sécurité, des représentants des Gouverneurs et de la communauté éducative des régions de Bandiagara, Douentza et San. Pour Modibo Coulibaly, l’école est le socle du développement du pays pour cela il faut une école stable sécurisée. C’est en cela que l’état et ses partenaires sont résolument à la recherche de solutions aux multiples défis au système a- t – il indiqué. Dans son intervention, le représentant du chef de l’exécutif régional a souligné qu’au regard des nombreux défis auxquels le système éducatif est confronté avec des milliers d’écoles fermées au Mali à cause de l’insécurité, l’approche du projet MIQRA est plus que salutaire. En invitant les participants à une participation de qualité pour renforcer la résilience des acteurs et l’environnement de l’école, il a rappelé que notre pays a endossé la déclaration sur la sécurité dans les écoles (D.S.E) et créé un comité technique national pour le suivi de sa mise en œuvre. Cette ratification est faite dans la perspective d’offrir une éducation de qualité et de faire l’école un espace de paix et d’apprentissage en période de conflits. Durant les deux jours de rencontre les participants ont fait le point de la situation des écoles fermées dans quatre régions et les acquis enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre du projet MIQRA à travers ses cinq composantes. Le représentant du Gouverneur de la région de Mopti, le colonel Mamadou Sidiki Konaté a, au nom des plus hautes autorités du pays, salué et félicité la Banque mondiale et le partenariat mondial pour l’éducation pour le financement de cet important projet MIQRA en parfaite symbiose avec la deuxième génération du PRODEC.  DC/KM (AMAP)

Dialogue inter-Maliens : Le comité de pilotage installé

Bamako, 06 fév (AMAP) Les 140 membres du Comité de pilotage du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation dirigés par l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, ont été installés dans leur fonction, lundi. La cérémonie d’installation, au palais de Koulouba, a été présidée par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence des présidents des institutions, des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la paix et la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué. Créé par le décret n°2024-0053/PT-RM du 26 janvier 2024, le Comité de pilotage du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation comprend 140 membres. Dirigé par l’ancien Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, ce Comité est chargé de la préparation et de l’organisation du dialogue inter-Maliens. Le dialogue a pour but de restaurer la paix, consolider l’unité nationale et raviver le vivre-ensemble. Cette cérémonie d’installation marque le début d’un processus destiné à aboutir à la paix des cœurs et au retour de la grande fraternité légendaire entre l’ensemble des filles et fils de notre nation. « Oui, le Mali éternel a vacillé, mais il ne s’est pas écroulé contrairement à certaines prédictions», a déclaré le président de la Transition sous un tonnerre d’applaudissements. Et de poursuivre : « Nous devons cela à notre histoire millénaire, marquée par l’existence de grands empires et royaumes qui ont réalisé un brassage socioculturel donnant naissance à des communautés ayant toujours vécu en symbiose et dans la complémentarité ». TISSU SOCIAL – « Même au plus fort de la crise multiforme que traverse notre pays, pendant que les services de l’État s’étaient retirés de certaines localités, c’est le tissu social pétri de solidarité et d’humanisme qui a permis aux populations de se supporter pour mieux envisager l’avenir », a rappelé le colonel Assimi Goïta. Il a dit ensuite que c’est pour cette raison que « les ennemis de notre peuple ont essayé de créer la mésentente entre nos populations pour les entraîner dans des conflits intra et intercommunautaires. » C’est ainsi que plusieurs de nos communautés ont été endeuillées par des meurtres de femmes, d’enfants et de vieilles personnes. « Nos Forces de défense et de sécurité, dans leur mission régalienne de protection du territoire, des personnes et des biens, ont également payé un lourd tribut. » Cependant, grâce à la bravoure et au don de soi des Forces armées maliennes (FAMa), notre État a recouvré son autorité sur l’ensemble du territoire, dont «certains avaient voulu faire une enclave, en ayant pris le soin d’opposer les enfants du même pays», a indiqué le chef de l’État. Selon le président Goïta, cette unité retrouvée par notre peuple a été saluée par l’ensemble de ses filles et fils, fiers de leur histoire commune et animés par un fort sentiment patriotique et la volonté ferme de recoudre le tissu social malheureusement fragilisé par les conflits inutiles. «Ainsi, nous avons décidé de créer les conditions d’un dialogue entre les filles et les fils de notre peuple, conduit par eux-mêmes, en vue de restaurer la paix, de consolider l’unité nationale et de raviver le vivre-ensemble», a souligné le chef de l’État. Pour lui, ceci était d’une urgente nécessité, « tant l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger était devenu, pour certains acteurs, un fonds de commerce et un moyen de prolonger la souffrance de nos populations meurtries. » « C’est la raison pour laquelle, les autorités de la Transition ont décidé, en toute responsabilité, d’y mettre fin», a expliqué le colonel Assimi Goïta. D’après lui, «nous avons tous les atouts pour réussir un dialogue direct entre les Maliens». À travers des valeurs sociétales et des formes de spiritualité, nos ancêtres ont instauré une culture de paix et de solidarité fondée sur des règles dont le respect était garanti par l’ensemble de la communauté, a rappelé le président Goïta.   DIALOGUE FRANC ET SINCÈRE – « Il nous faut donc puiser dans notre histoire pour construire une mémoire collective à la fois pour notre génération actuelle et future, afin que nous ne retombions plus jamais dans des situations de déchirements », a exhorté le colonel Assimi Goïta, qui a demandé de questionner sans complaisance, notre société afin de comprendre les causes apparentes et profondes des conflits qui la minent. Ceci exigera « de nous un exercice d’autocritique et de vérité qui sera le véritable socle de la paix durable que nous recherchons tant », a ajouté le président de la Transition. Il a, par ailleurs, demandé aux membres du Comité de pilotage de créer les conditions d’un dialogue franc et sincère entre les Maliens de manière inclusive, afin que nul ne se sente exclu. « Toutes les voix doivent être écoutées et tous les avis doivent pouvoir s’exprimer. Il s’agit donc, comme le dit l’expression populaire, de laver « le linge sale en famille », a détaillé le colonel Assimi Goïta. « Toutefois, ajoutera-t-il, tout au long du processus de dialogue, les membres du Comité doivent avoir comme boussole, les trois principes qui guident désormais l’action publique dans notre pays, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays et la défense des intérêts du peuple malien dans les décisions prises. À l’issue de ce dialogue, décidé et conduit par les Maliens eux-mêmes, « c’est un peuple réconcilié et rassuré qui devra pouvoir exprimer à l’unisson sa confiance en l’avenir. » Ce faisant, il aura prouvé encore une fois de plus, « sa capacité à régler lui-même ses propres problèmes et à renforcer chaque jour sa souveraineté. » Cependant, a précisé le président Goïta, « il n’y aura aucune place dans ce grand forum national pour les ennemis de notre peuple qui veulent remettre en cause l’unicité et la laïcité de l’État, ainsi que l’intégrité de notre territoire. » De son côté, le président du Comité de pilotage du dialogue inter-Maliens, Ousmane Issoufi Maïga, a, au nom de son équipe, remercié le chef de l’État pour la confiance placée

Le président Assimi Goïta lance les travaux d’aménagement des routes Kati-Bamako

Bamako, 02 fév (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a lancé jeudi à Kati, les travaux de la construction de quatre projets routiers importants pour un coût de 95 milliards de Fcfa financés par le budget national sur une durée de 36 mois (3 ans.) Les travaux porteront sur l’aménagement en 2×2 voies de la section Route régionale (RR9) entre Kati et Bamako qui seront connectées vers Koulouba et Samé avec toutes les commodités, la bretelle d’accès au Point G, des travaux de voirie sur 7 km dans la ville de Kati et la section d’embranchement GMS-Samé-Kati en 2×2 voies. Ces projets visent à moderniser les axes routiers, améliorer le confort et la sécurité des usagers et faciliter l’accès aux hôpitaux du Point G et de Kati. L’objectif est, également, de réduire la durée de trajet entre Kati et le District de Bamako, ainsi que le nombre d’accidents et les coûts d’exploitation des véhicules. L’entreprise chinoise Covec-Mali sera responsable de l’exécution des travaux. Le secrétaire général de la Commune urbaine de Kati, Zanga Dao, a souligné les enjeux stratégiques du secteur des transports, notamment l’augmentation de la population et la détérioration avancée des routes qui, selon lui, engendrent des accidents de circulation. À ce titre, il a rappelé que rien qu’en décembre dernier, selon les statistiques du Centre de secours de la Protection civile, Kati a enregistré 334 victimes d’accidents de voies publiques, dont 11 morts et 323 blessés. Pour la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, ces projets répondent aux besoins spécifiques des citoyens en matière d’infrastructures routières. Mme Dembélé Madina Sissoko a souligné l’importance économique, sociale et culturelle de la route au Mali eu égard à sa continentalité. Elle a également mis en avant le besoin d’élargir les axes routiers face à la saturation actuelle. Selon la ministre, les axes routiers Bamako-Koulouba-Kati et GMS-Samé-Kati, ainsi que la bretelle d’accès à l’hôpital du Point G (actuellement en aller-retour), ne conviennent plus à la densité du trafic due à l’urbanisation rapide de Kati et ses environs. À titre d’illustration, elle a révélé qu’en 2022, le comptage de trafic sur l’axe Bamako-Koulouba-Kati était de 9 000 véhicules par jour, projetant une augmentation à 43 000 véhicules/j d’ici 2045. FLUIDITÉ – Concernant l’axe GMS-Samé-Kati, réalisé depuis 1996, le trafic a fortement augmenté depuis 2002, devenant la route principale pour les véhicules gros porteurs reliant Bamako aux ports de Dakar et de Nouakchott, a-t-elle noté. Ajoutant qu’en 2023, le comptage de trafic sur cet axe a atteint une moyenne journalière de 45 117 véhicules, incluant tricycles et deux-roues. Elle a déploré plusieurs dizaines de chutes de gros porteurs par an sur les maisons riveraines, blessant ou tuant les occupants y compris les usagers de la route. Mme Dembélé Madina Sissoko a invité l’entreprise en charge de l’exécution des travaux à mériter la confiance placée en elle par l’autorité contractante, en assurant la bonne exécution des services convenus, dans le respect strict des montants et des délais contractuels, mais aussi des normes techniques du projet. Le chef de l’État a déclaré à la presse que ce projet est conforme à la vision des autorités de la Transition, visant à moderniser toutes nos villes et à les doter d’infrastructures routières adéquates. Le colonel Assimi Goïta a appelé la population à soutenir l’entreprise responsable de l’exécution des travaux, estimant que les aménagements routiers peuvent occasionner des désagréments. L’accompagnement de la population est essentiel, a insisté le président de la Transition, pour qui ce projet contribuera à assurer la fluidité de nos axes routiers et à renforcer la sécurité des usagers. La cérémonie organisée a enregistré la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw et de plusieurs membres du gouvernement. AG/MD (AMAP)

Sikasso : Mobilité des animaux et accès aux ressources naturelles au cœur d’une rencontre du CILSS

Sikasso, 02 fév (AMAP) Une rencontre a regroupé, mercredi dernier à Sikasso (Sud), les préfets, les représentants des organisations des éleveurs, les responsables de la filière bétail-viande des sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso, pour la « Validation du rapport provisoire de collecte des données sur l’évolution des conflits liés à la mobilité des animaux et à l’accès aux ressources naturelles dans la Région de Sikasso ». La rencontre, initiée par le Comité inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS), à travers l’Unité régionale de coordination (UCR/PRAPS-2), visait, également, à analyser, amender et à valider les résultats de la collecte des données. Les échanges entre les participants ont porté sur la méthodologie de la conduite de l’étude, les résultats de l’étude y compris l’application de la méthodologie assortie des difficultés et approches de solutions. En 2023 dans les sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso, il ressort de l’analyse des résultats qu’il y a eu 185 cas de conflits non-violents soit un taux de (91,13%) et 18 cas de conflits violents (8,86%). Les causes de ces conflits sont, notamment liées à la dévastation des cultures, l’accès aux pistes pastorales, aires de repos, vol de bétail, l’utilisation des ressources des espaces officiellement protégés (forêts, parcs…) Comme conséquences, ces conflits ont occasionné des pertes en vies humaines, de bétail, de matériels et des blessés. Les recommandations ont porté, notamment sur la pérennisation du système et la dotation de tous les agents de collecte en outils de travail (Smartphones, tablettes…) Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Sikasso, Bernard Coulibaly, qui a présidé l’ouverture des travaux, a affirmé que les conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles constituent une préoccupation majeure pour le développement des systèmes d’élevage mobile, d’une part et d’autre part, la coexistence pacifique entre les communautés. M. Coulibaly a indiqué que cette collecte des données sur l’indicateur des conflits liés à la transhumance a concerné les sept cercles de l’ancienne Région de Sikasso. « Elle s’inscrit dans le cadre du suivi des conflits permettant de mesurer la dynamique des stratégies mises en œuvre dans les pays. Et ce, pour prévenir et gérer les conflits en lien avec la mobilité pastorale. », a-t-il dit. « Ceci permettra de connaître le nombre de conflits, les causes, les conséquences et les types de règlements », a souligné Bernard Coulibaly. Il a rappelé que le PRAPS-2 constitue une suite opérationnelle de la Déclaration de Nouakchott sur le pastoralisme, adoptée le 29 octobre 2013. Cette déclaration appelle à « sécuriser le mode d’existence et les moyens de production des populations pastorales et à accroître le produit brut des activités d’élevage d’au moins 30% dans six pays (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad) au cours des cinq prochaines années…». Bernard Coulibaly a ajouté que l’objectif de développement du PRAPS-2 est décliné, entre autres, en amélioration de la santé animale et contrôle des médicaments vétérinaires, en amélioration des chaînes de valeur du bétail… De son côté, l’expert suivi-évaluation du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS-régional/CILSS), Damien Houndetondji, a affirmé que cette rencontre est l’occasion pour les parties prenantes d’échanger sur les acquis et les insuffisances constatés dans les résultats de la collecte des données. Par ailleurs, M. Houndetondji a saisi l’occasion pour remercier les agents collecteurs pour leurs efforts lors de la collecte des données. MFD/MD (AMAP)  

Festival sur le Niger : La 20è édition de la Foire artisanale et agricole en marge du spectacle

Envoyé spécial Youssouf DOUMBIA Ségou, 02 fév (AMAP) La 20è édition de la Foire artisanale et agricole, en marge du Festival sur le Niger, a commencé mercredi sur le quai de Ségou, dans le Centre du Mali, avec cette année, 400 artisans, ouvriers agricoles et entreprises venant d’environ 30 pays. Cette activité commerciale et de promotion est initiée par la Fondation Festival sur le Niger dans le but de donner une visibilité aux artisans et aux producteurs agricoles pendant le festival. Elle demeure une opportunité d’affaires et de promotion des différents produits agricoles et artisanaux. Selon le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhou Diarra, cette Foire contribue énormément à l’économie locale, car elle est une plateforme de nombreux échanges. La cérémonie a donné un avant-goût de la 20è édition du Festival sur le Niger, à travers la mobilisation populaire et les nombreuses prestations d’artistes de Ségou et de Mopti. Il faut préciser que Mopti est la ville invitée d’honneur de cette édition. L’orchestre régional, le Kanaga de Mopti, l’Ensemble instrumental national et les deux célèbres guitaristes Mama Diabaté du Biton de Ségou et Sékou Bembeya de l’orchestre guinéen éponyme ont émerveillé le public par leur belle prestation. « La Foire artisanale et agricole de Ségou attire d’année en année de nombreux exposants. Ils sont au total 400 artisans, ouvriers agricoles ou entreprises venant d’environ 30 pays à y participer cette année », a indiqué le coordinateur du Festival sur le Niger, Djibril Guissé. Le chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Yamoussa Fané, fait remarquer que « depuis 20 ans, cette foire, organisée dans le cadre de Ségou Art-Festival sur le Niger, est inscrite dans les annales des manifestations culturelles dans notre pays». Malgré les crises multiformes vécues par le Mali, ces dernières années, cet événement culturel est resté constant et résiliant. «Depuis plusieurs années, notre pays traverse des épreuves particulièrement dures pour le secteur de l’artisanat et du tourisme du fait de la crise sécuritaire. Dans un tel contexte, organiser un évènement d’une telle ampleur est un challenge, une victoire sur la crise. Cela ne surprend guère, car au Mali, nous avons toujours cette force, celle de résister, cette capacité de résilience qui tire en partie sa sève de nos valeurs du maya et du danbé», a déclaré Yamoussa Fané. La Foire agricole et artisanale de Ségou consiste à créer un marché à travers l’organisation d’une exposition vente, la valorisation et la promotion des produits de l’artisanat d’art et des produits agroalimentaires au bénéfice des acteurs économiques et des populations. C’est un espace d’échanges, de partage d’expériences, de promotion et de valorisation des produits locaux. Selon Yamoussa Fané, la Foire agricole et artisanale de Ségou s’impose aujourd’hui comme un évènement majeur de la sous-région ouest africaine, un moteur du développement, un facteur de croissance et de création de richesses et d’emplois. « Cet événement joue et continue de jouer un rôle important dans la restauration de l’image du Mali en dépit des crises multiformes que notre pays connaît », a-t-il dit, avant de réaffirmer l’engagement de son département de continuer à accompagner la Fondation festival sur le Niger et ses partenaires pour leur combat pour le développement du Mali et de l’Afrique tout entière. YD/MD (AMAP)