Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 février 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : -adopté des projets de texte ;. -procédé à des nominations ; -et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil. Depuis 2009, notre pays met en œuvre un programme de modernisation de son Système d’état civil à travers le Recensement Administratif à Vocation d’état civil dont l’objectif est de constituer un répertoire des Maliens de l’intérieur et ceux établis à l’extérieur, identifiés par un Numéro d’Identification National. En vue de consolider et de pérenniser les acquis de ce recensement, le Gouvernement a créé le Centre de Traitement des Données de l’état civil chargé de la centralisation, du traitement des données du Recensement Administratif à Vocation d’état civil. Dans l’accomplissement de ses missions, le Centre de traitement des données de l’état civil est confronté à des difficultés liées, entre autres, à la faible synergie entre les acteurs et à la faible sécurisation des actes d’état civil. Les projets de texte, adoptés, visent à corriger ces insuffisances à travers la création de l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil avec pour mission l’identification des moyens électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état civil. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-024 du 28 juin 2022 portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali. Le Fonds d’Entretien routier du Mali dont l’organisation et les modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0429/PT-RM du 21 juillet 2022, a pour mission d’assurer le financement et l’entretien du réseau routier national. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige les insuffisances décelées en ce qui concerne les modalités de nomination du Président de son Conseil d’Administration. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. L’Annexe fiscale à la Loi n°2012-063 du 26 décembre 2012 portant loi de Finances pour l’exercice 2013 a institué, au profit du budget d’Etat, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public ». Cette taxe, dont le taux est fixé à 5%, est applicable à toute personne titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des Télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le compte de l’Etat du Mali. Elle est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises de Télécommunication. Le secteur des télécommunications a connu un essor prodigieux au cours des 20 dernières années grâce à l’utilisation généralisée des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette croissance devrait entraîner une hausse substantielle des contributions fiscales des opérateurs du secteur. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie le Code général des Impôts et porte à 7% le taux de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public. un projet d’ordonnance portant institution de la contribution spéciale de solidarité et d’une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services. Le Programme de Transition fiscale de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ambitionne de réaliser le transfert progressif de la pression fiscale de la fiscalité de porte vers la fiscalité intérieure tout en contribuant à la consolidation du marché commun. La mise en œuvre de ce Programme au niveau national a entraîné une rationalisation et une baisse importante des taux nominaux des droits de porte suite à la mise en place du Tarif Extérieur Commun. La baisse des droits de porte a entraîné une réduction de leurs contributions aux ressources budgétaires de l’Etat. Le projet d’ordonnance, adopté, institue une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. des projets de texte portant création, organisation et modalités de gestion du Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social. Dans la perspective d’une transformation structurelle de l’économie et d’un développement humain inclusif et durable, les principales problématiques qui se posent à notre pays sont relatives, notamment au déficit d’infrastructures de base, à la persistance des inégalités sociales et aux insuffisances du système productif national. C’est pourquoi, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social destiné à soutenir financièrement les initiatives publiques visant à améliorer les conditions de vie des populations en facilitant l’accès aux infrastructures essentielles dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique. Ce Fonds sera abondé exclusivement par un prélèvement spécifique sur : -la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques ; -les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant création du Cadre de Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur. Les Maliens établis à l’Extérieur, estimés à plusieurs millions de personnes, sont organisés en associations pour se porter secours mutuellement et promouvoir la solidarité et l’entraide en leur sein. La pluralité des associations des Maliens établis à l’Extérieur évoluant parfois dans les domaines constitue un défi pour leur gestion. Le projet de décret, adopté, crée un Cadre de Concertation avec pour mission de contribuer à la cohésion, l’entente, l’unité et la solidarité entre Maliens établis à l’extérieur et de faciliter le dialogue avec le Gouvernement, conformément aux recommandations
Culture et Artisanat : Les premiers pas vers une politique commune de la Confédération des Etats de Sahel
Ségou, 04 fév (AMAP) Les ministres chargés de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé, lundi, à Ségou, une convention relative à la validation des documents de Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de Sahel (AES) et de stratégie de développement de l’artisanat dans la Confédération. Les ministres présents à l’occasion du Ségou’Art Festival sur le Niger Mamou Daffé du Mali, Pingdwendé Gilbert du Burkina Faso du Niger, Mme Guichen Aghaichata Atta et le colonel-major Abdourahmane Amadou du Niger ont paraphé cette convention qui répond à la vision des chefs d’État de l’AES de mutualiser les efforts et de faire de la culture la pierre angulaire du développement socioéconomique de la Confédération. Le mémorandum jette les bases des prochaines étapes pour la mise en œuvre effective de la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération AES et de la Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de l’AES. Les États du Sahel font face à des défis sécuritaires, économiques et politiques majeurs, compromettant la stabilité et le développement. Dans ce contexte, la Confédération des États du Sahel (AES) considère la culture comme un levier stratégique pour la défense, la diplomatie et le développement. « La mise en place d’une politique culturelle commune vise à renforcer l’identité régionale, promouvoir la cohésion sociale et stimuler les industries culturelles et créatives », indiquent les documents. Elle a pour vision de faire du patrimoine culturel et de la créativité des États du Sahel un pilier du développement socio-économique durable, avec une identité commune d’ici 2063. Selon le directeur national de l’Action culturelle Alamouta Dagnoko, le plan opérationnel prévoit des actions concrètes comme la mise en place d’un Fonds d’appui aux activités culturelles, l’organisation de festivals et événements culturels, la création d’une plateforme numérique pour la promotion des cultures sahéliennes, la protection du patrimoine culturel et la lutte contre le trafic illicite, le développement d’incubateurs pour les industries culturelles. Quant à la stratégie commune de Développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES), elle vise à faire de la créativité artisanale et des potentialités du secteur de l’artisanat de la Confédération un pilier de développement humain durable à l’horizon 2063. L’objectif général est de développer le secteur de l’artisanat par l’exploitation de ses potentialités, en vue de créer des emplois durables et d’accroître les revenus des artisans à l’horizon 2063. Selon le directeur national de l’Artisanat, Daha Niasse, la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES) comporte trois (03) axes stratégiques : dynamisation du secteur de l’artisanat en faveur de la paix et la cohésion sociale au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; amélioration de la diplomatie culturelle et promotion des produits artisanaux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; professionnalisation et amélioration de la compétitivité et de la productivité des entreprises ou industries artisanales de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Les ministres ont salué cette nouvelle étape dans la construction de l’Etat fédéral. « Cette initiative va marquer en lettres d’or l’histoire de la Confédération AES. On a un riche patrimoine dans les trois pays et ce riche patrimoine gagnerait à être mis en commun pour que nous puissions de part et d’autre nous soutenir au quotidien », a indiqué le ministre Pingdwendé Gilbert. Mme Guichen Aghaichata Atta a dit que les pays de l’AES ont un atout, un savoir-faire et « nous devrons travailler en synergie pour amener l’artisanat très loin. » Pour son collègue de la jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, « la culture comme l’artisanat, constituent le socle de tout développement pour nos pays. » « S’il y a quelque chose qui nous unit, c’est cette culture et cet artisanat », a-t-il ajouté. ADS/MD (AMAP)
Kangaba : Cérémonie de sacrifice pour les victimes de l’éboulement sur le site de Bagama Mining
Kangaba, 04 fév (AMAP) Une cérémonie de sacrifice en hommage aux 12 morts dans l’éboulement survenu, le 29 janvier, sur le site de Bagama Mining, a eu lieu lundi, sous la présidence du préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, et en présence des légitimités traditionnelles de Danga et environs. Le bilan définitif est de 12 morts dont 11 femmes et 01 garçon de 02 ans. Les éléments de la protection civile, en accord avec le service local du Développement social et les bonnes volontés, après trois jours d’efforts, ont décidé d’arrêter les recherches. Les services sociaux ont alerté sur des risques sanitaires, environnementaux, de contaminations du sol, de l’eau et de l’air, sur les lieux de l’éboulement. Pour éviter ces risques, ils ont recommandé de renforcer la surveillance épidémiologique dans la zone, de mettre en place un réseau d’alerte et de renforcer des activités de sensibilisation. Les légitimités traditionnelles de Danga ont formulé des bénédictions et remercié les autorités de la Transition « dont l’appui a permis de faire des sacrifices pour les victimes. » Elles ont, également, prié « pour que de tels sinistres ne se produisent plus. » Pour sa part, le préfet du Cercle de Kangaba a, au nom des autorités nationales, invité les populations et les détenteurs de permis « à travailler dans la légalité en vue d’éviter de telles catastrophes. » SD/MD (AMAP)
Restauration des terres dégradées au Mali : 118 sous-projets signés
Bamako, 30 janv (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidé, jeudi, à Bamako, la cérémonie de signature de 118 sous-projets, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRDT-Mali), a constaté l’AMAP. Le PRDT cible les zones stratégiques du Mali comme le delta intérieur du fleuve Niger et le tracé de la Grande muraille verte dans les Régions de Kayes, Kita, Nioro (Ouest), Nara, , Ségou, Mopti, Douentza (Centre) et Koulikoro. C’est une initiative du gouvernement malien avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, qui reflète l’engagement du Mali en faveur de la durabilité environnementale et de la prospérité des communautés locales. Le projet concerne 87 communes bénéficiaires dans ces huit régions ci-dessus citées, d’un coût global de 90 milliards de F Cfa. Selon le général de division Abdoulaye Maiga, ce projet « cadre bien la lettre de cadrage du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’État, adressée au gouvernement, à savoir la satisfaction des besoins de la population grâce à une économie forte et résiliente, l’amélioration du système éducatif et l’emploi, notamment l’emploi des jeunes, a fait remarquer le premier ministre. » Il a rappelé que la Muraille verte a pour objectif de réhabiliter environ cent millions d’hectares de terres d’ici 2030 « tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales grâce à la protection de l’eau, la création d’emploi et la préservation de la biodiversité et concerne tous les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). » La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Sousa, a précisé que ces 118 sous-projets communautaires soutiendront la restauration des paysages du delta intérieur du Niger et de la Grande Muraille verte au Mali, avec des actions telles que la réhabilitation des berges, le reboisement, l’aménagement de terres pour l’agriculture et la création de plans d’eau. Étaient présents le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et plusieurs autres membres du gouvernement, le coordinateur du PRDT-Mali, Madou Diallo, le maire de la Commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo. ST/MD (AMAP)
Kangaba : Une digue a cédé à Danga, aucun bilan pour le moment
Kangaba 30 janvier (AMAP) Une digue a cédé, mercredi, inondant des excavations sur le permis minier de Bagama Mining à Danga, dans la Commune rurale de Nouga, sans qu’il soit possible, pour le moment, d’en établir un bilan exact, a appris l’AMAP. Des femmes venues des villages voisins, qui travaillent quotidiennement dans des excavations faites par des pelleteuses, ont été toutes englouties par les eaux. Les autorités locales, aussitôt informées, ont déployé des équipes sur place pour aider les bonnes volontés à extraire les corps des décombres. Les recherches ont duré toute la journée du mercredi avec 11 pelleteuses sans qu’un seul corps ne soit trouvé. Jeudi matin, très tôt, une forte délégation conduite par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendue sur le lieu de l’accident. La mission du gouverneur a été consternée en voyant l’excavation toujours remplie d’eau boueuse sous laquelle se trouveraient plusieurs corps de femmes. Les recherches sont en cours avec les moyens de bord. Le gouverneur et sa délégation ont rencontré les autorités traditionnelles de Danga. Il leur a,, au nom des autorités du pays, présenté « les condoléances les plus attristées » et remis une enveloppe symbolique de 500 000 francs Cfa. Le chef de village de Danga, a informé le gouverneur de l’absence notée de 05 femmes dans son village. A part cela, aucun autre bilan n’est disponible. Les responsables de Bagama Mining ont donné la certitude au gouverneur de déployer rapidement les grands moyens pour vider l’excavation afin de retrouver tous les corps. Avant de quitter les lieux, le colonel Sanogo a invité les responsables de Bagama Mining à « prendre toutes les dispositions afin d’éviter de telles sinistres. » Il y a, à peine deux mois, un incident s’est produit, dans la même localité, entre les chasseurs et les orpailleurs clandestins faisant plusieurs blessés. SD/MD (AMAP)
Culture : la 12e édition du Festival international du « Didadi » à Bougouni
Bougouni, 25 mai (AMAP) La 12e édition du Festival international du « Didadi », placée sous le thème : « Traditions et cultures dans la consolidation du Mali Kura », a été lancée vendredi, à Bougouni (Sud), par le conseiller aux Affaireséconomiques et financières du gouverneur, Arouna Dembélé, a constaté l’AMAP sur place. « Ce festival installé dans l’agenda culturel du Mali et celle de Bougouni en particulier se donne pour objectif, depuis plus d’une décennie, de promouvoir le développement socio-économique, culturel et touristique de la Région de Bougouni », a rappelé le représentant du maire, Bani Touré a dans son intervention. Pour le directeur du festival, Seydou Coulibaly, le thème de cette année est évocateur et « cadre parfaitement avec la vision des autorités de notre pays. D’autant plus qu’elles ont décrété 2025 Année de la culture. » Il a ensuite dit merci à l’ensemble de la presse nationale audiovisuelle et écrite sans oublier la presse privée et en ligne pour leur « accompagnement inestimable. » M. Coulibaly a ensuite remercié les autorités administratives et politiques, les partenaires, parrain et marraine, le ministère de tutelle de la culture pour leur « accompagnement qui n’a jamais fait défaut. » Quant au Directeur régional de la Culture de Bougouni, M. N’Faly Diallo, il a appelé l’ensemble des acteurs de la Région « à s’approprier ce festival qui est un vrai outil de valorisation de la culture de la Région de Bougouni. » Dans son discours de lancement, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur a dit : « Le Festival Didadi n’est pas seulement une fête, c’est un espace de réflexion, de transmission et de créativité. C’est une tribune qui rassemble des hommes et des femmes de tous horizons pour célébrer l’unité dans la diversité. » Selon Arouna Dembélé, l’évènement « est, également, un outil de rayonnement culturel et économique pour la Région de Bougouni, contribuant au développement local et à la promotion de notre patrimoine à l’échelle internationale. » C’est pourquoi, il a vivement appelé « toutes les forces vives de notre Nation, autorités, partenaires, acteurs culturels et citoyens à s’investir davantage dans la sauvegarde de notre héritage commun. » Les organisateurs ont répondu à quelques questions pour édifier les acteurs culturels et les invités sur les grandes innovations de cette 12e édition. Le Directeur du festival monsieur Seydou Coulibaly a annoncé « l’arrivée de plusieurs grands artistes de notre pays et à l’international et une foire marchande qui offrira aux festivaliers des articles et produits de notre culture authentique. » On a noté la présence du préfet du Cercle de Bougouni, M. Hamadoun Tamboura, des autorités administratives et politiques et des démembrements de la société civile. BHT/MD (AMAP)
Cercle de Nèguèla : Le sous-préfet de Daban, Alassane Ballo, installé
Kati, 25 janv (AMAP) Le tout premier sous-préfet, Alassane Ballo, du nouvel arrondissement de Daban, dans la Commune rurale du même nom, du nouveau Cercle de Nèguèla, Région de Koulikoro, a pris fonction, samedi 25 janvier 2025, lors d’une cérémonie couplée avec l’inauguration de la toute nouvelle sous-préfecture de la localité, a constaté l’AMAP. « Nous veillerons strictement au respect des textes de la République. Pour cela, je réaffirme tout mon engagement à soutenir les initiatives du développement de Daban », a déclaré le nouveau chef de l’exécutif local à Daban, dans son discours de prise de fonction. Alassane Ballo, qui s’est dit honoré par l’accueil de la population, a promis d’être « à l’écoute de ses administrés pour l’objectif commun de développement de la zone. » Le parrain de la cérémonie, Siraba Traoré, a expliqué que le combat mené par leurs ancêtres vient de voir son aboutissement. « Après 91 ans de lutte de nos ancêtres qui se sont battus corps et âmes pour que Daban soit ainsi, aujourd’hui, ce rêve est devenu une réalité », a dit M. Traoré, ancien technicien de l’ORTM installé en Allemagne. Il s’en est réjoui et a dit au sous-préfet : « Vous êtes chez vous ! ». « Soyez donc rassuré que nous vous accompagnerons dans cette mission. Ensemble, si nous nous donnons la main, nous pouvons aller loin », a lancé le parrain de cette cérémonie. De son côté, le maire de la Commune de Daban, M’piè Traoré, a invité les habitants de la zone à soutenir les décisions du nouveau sous-préfet « afin de faire face au développement de leur localité. » Prenant la parole, la présidente des femmes de l’arrondissement de Daban, Mme Fèrè Traoré, s’est félicité « du rapprochement de l’administration des habitants » de la localité. « C’est une nouvelle ère qui souffle à Daban. Nous nourrissons l’espoir que sous-préfet soit un représentant de l’Etat au service de toute la Commune de Daban », a poursuivi Mme Traoré. « Pour leur part, toutes les femmes des dix villages de l’arrondissement seront à l’écoute », a assuré leur présidente. L’événement, sous la présidence du préfet de Néguèla, Ousmane Keita, s’est déroulée en présence des 10 chefs de village de la commune, les maires des autres communes du Cercle de Néguèla, ainsi que de plusieurs notabilités mais aussi des femmes et jeunes de la zone venus apporter tout leur soutien au nouveau sous-préfet. Toute cette cérémonie d’inauguration de la nouvelle sous-préfecture de Daban et de prise de fonction du nouveau sous-préfet, s’est deroulée au son des musiques du terroir dont le Kotè, le Ngousoun et le Tibletiè. ALK/MD (AMAP)
Signature de convention entre la CMDT et la BDM : 150 milliards pour financer la campagne cotonnière 2024-2025
Bamako, 24 janv (AMAP) Une convention d’un montant de 150 milliards de Fcfa a été signée, vendredi, entre le pool bancaire représenté par la Banque de développement du Mali (BDM) et la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT), dans un hôtel de la place. Ce financement la disponibilité et la s’est ré5iere 2024-2025: la campagneexibilité des banques partenaires en particulier la BDM dans lma mis permettra à la CMDT, qui table pour la campagne cotonnière 2024-2025 sur une production de 235 992 tonnes de coton graine, d’acheter le coton auprès des producteurs, de l’égrener dans ses usines et de l’acheminer vers les ports pour sa commercialisation sur les marchés internationaux. Dans son intervention, l’Administrateur directeur général de la BDM, Ibrahima N’Diaye, a exprimé au nom du pool bancaire, « l’engagement des établissements financiers dans la mobilisation des ressources nécessaires au financement de la campagne cotonnière. » M. N’Diaye a aussi souligné que le partenariat de longue date entre la CMDT et la BDM-Sa témoigne d’une franche collaboration fructueuse et efficace, consolidée année après année. De son côté, le Président directeur général de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, s’est réjoui « de la conclusion de cette convention essentielle, à la fois, pour assurer la culture du coton et sa commercialisation » Il a salué « la disponibilité et la flexibilité des banques partenaires, en particulier la BDM, dans la mise à disposition des ressources indispensables à la campagne. La cérémonie de signature qui a rassemblé 13 banques installées au Mali et la BOA BMCE Group Maroc, partenaire stratégique, a été co-présidée par le Président directeur général de la CMDT et l’Administrateur directeur général de la BDM. AMK/MD (AMAP)
La BCEAO ouvre une agence auxiliaire à Kayes (Ouest)
Kayes, 24 janv (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a ouvert, jeudi, une agence auxiliaire à Kayes, dans l’Ouest du Mali afin de booster l’économie dans la capitale de la 1ère région administrative du Mali. Cette agence auxiliaire, qui accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires et la création d’activités et d’emplois directs et indirects, est la quatrième au Mali après celle de Bamako, de Mopti (Centre), Sikasso (Sud). « C’est avec une immense fierté que j’ai procédé à la coupure du ruban symbolique marquant l’inauguration de la quatrième agence de la BCEAO au Mali. L’ouverture de cette agence accompagnera le développement de la région à travers un meilleur soutien à la distribution des services bancaires Elle contribuera à embellir la ville de Kayes et à favoriser l’expansion de toute la région qui connait déjà un regain de vitalité avec la réalisation récente ou en cours d’infrastructures sanitaires, sportives, socio-éducatives, universitaires et de transport », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséini Sano. M. Sanou, qui a présidé l’inauguration avait à ses côtés son homologue de la Côte d’Ivoire, président en exercice du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Adama Coulibaly, le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou et le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. Le ministre malien a invité les institutions financières de la place (banques et structures de microfinance) à bien accompagner les opérateurs économiques de la région en réponse aux besoins des industries minières et culturelles, de l’agriculture et de l’élevage en droite ligne de la Vision du Mali 2063. Alousséini Sanou a rappelé que le gouvernement vient d’adopter les documents prospectifs de la Vision du Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’Emergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033 réalisées de façon inclusive. « Pour atteindre les objectifs de cette vision, les chefs d’entreprises opérant dans la région doivent, selon le ministre de l’Économie et des Fiances, poursuivre la définition de projets pertinents qui bénéficieraient d’un accompagnement adéquat de l’État et de financements bancaires appropriés notamment le bénéfice du Dispositif de soutien au financement des PME/PMI de la BCEAO et l’accompagnement des Structures d’appui et d’encadrement (SAE) agréées par elle, à savoir l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), le Bureau de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles (BRMN), le Centre du secteur privé (CSP) et le Réseau malien des petites et moyennes entreprises (REMAP). Selon Jean-Claude Kassi Brou, l’ouverture de l’agence auxiliaire de Kayes s’inscrit dans le cadre du programme d’extension du réseau des agences de la Banque centrale. « L’objectif visé par ce programme est d’accompagner le système bancaire et des Systèmes financiers décentralisés de l’Union monétaire ouest-africaine qui regroupe le Mali, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, le Togo, le Bénin », a-t-il indiqué. « Le choix de la ville de Kayes, communément appelée cité des Rails, se justifie par les importantes potentialités économiques de la ville et des régions aux alentours. En effet, première région administrative du Mali, avec une superficie de 63 210 km2 et une population de près de 2 millions d’habitants, la Région de Kayes contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 15% environ, avec une prépondérance pour le secteur secondaire (33%)», a dit le gouverneur de la BCEAO. Kayes abrite deux grandes sociétés de production d’or de taille mondiale comme Fékola ou encore le complexe Loulo-Gounkoto. La production d’or de la région s’est élevée à environ 45 tonnes en 2024, soit 79% de la production industrielle du pays. La région compte également trois barrages hydroélectriques sur le fleuve Sénégal (Manantali, Félou et Gouina) qui alimentent en électricité le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. La Région de Kayes reçoit de nombreux flux financiers en provenance de sa diaspora. En moyenne, 28% des migrants internationaux du Mali viennent de la Région de Kayes qui est le premier réceptacle d’envois de fonds (près de 100 milliards de Fcfa par an) et d’nvestissements sociaux de la diaspora malienne. Ces investissements visent notamment des infrastructures socio-sanitaires et économiques qui contribuent à améliorer les conditions de vie de la population. L’écosystème bancaire et financier compte 13 banques et 12 institutions de microfinance qui sont actives dans la région Ouest qui comprend Kayes et les Régions voisines de Nioro et Kita. Dans cette région, on dénombre 37 agences bancaires et 124 agences d’institutions de microfinance, soit un total de 161 agences pour accompagner le financement des activités locales. Après la coupure du ruban symbolique suivie de la remise de la médaille inaugurale au ministre Alousséini Sanou et à d’autres officiels par le gouverneur de la Bceao, les officiels ont visité les locaux de l’imposant bâtiment érigé sur une superficie de 2 hectares. Le public (responsables administratifs et politiques, chefs de services régionaux, cadres d’institutions financières, opérateurs économiques de la place, les légitimités traditionnelles et la société civile) a assisté à une projection vidéo sur la nouvelle agence auxiliaire. BMS/MD (AMAP)
Corruption, enrichissement illicite : L’Etat malien a perdu plus de mille milliards de 2005 à 2019 (Rapports)
Kayes, 23 janv (AMAP) « L’Etat malien a perdu 1 266 milliards de Fcfa à la suite de détournements de derniers publics, de fraudes aux marchés publics, de gaspillage et de détournements de biens de l’Etat de 2005 à 2019 », d’après des rapports de structures de contrôle, a appris l’AMAP en marge de deux ateliers d’information et de sensibilisation, organisés par l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) les 14 et 15 Janvier 2025 à Kayes (Ouest). Or, d’après le représentant du président de l’OCLEI, Seidina Oumar Diarra, « ce manque à gagner aurait pu servir à financer des projets structurants d’intérêt collectif. » « Ces moyens financiers, spoliés à l’Etat, pouvaient lui permettre de construire 264 hôpitaux de haut standing, 1 767 centres de santé de référence », a-t-il ajouté. Selon une étude de l’OCLEI, publiée en 2021, le niveau de perception de l’amplitude de l’enrichissement illicite est le plus élevé à Kayes avec 50,70%, suivi de Ségou et de Bamako avec respectivement 41,80% et 40,90%. D’où la nécessité pour l’OCLEI d’organiser les 14 et 15 Janvier 2025 deux ateliers d’information et de sensibilisation à Kayes sur la corruption et l’enrichissement illicite. La première session était destinée aux acteurs de l’administration, de la justice et des finances. Tandis que la seconde concernait les collectivités territoriales et la société civile. Le président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, le représentant de l’OCLEI et le directeur de Projet d’appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres (LUCEG), Dramane Yacouba Diallo, reconnaissent, tous, que la culture d’une conscience collective et citoyenne face aux biens publics est l’une des conditions indispensables à satisfaire pour l’émergence de notre pays. Ces ateliers étaient respectivement présidés par Adama A. Maïga, conseiller aux Affaires économiques du gouverneur de la Région de Kayes, et du président du Conseil régional de Kayes. Les rencontres s’inscrivent dans le cadre des activités d’information, d’éducation et de sensibilisation, initiées par l’OCLEI à travers son pôle « Prévention et Déclaration de biens ». Pour l’organisation de ces deux ateliers, l’OCLEI a bénéficié du soutien du LUCEG, financé par Affaires mondiales Canada et mis en œuvre par l’ENAP au Mali. Ce projet, d’après son directeur, Dramane Yacouba Diallo, accompagne, dans leurs missions, les efforts des autorités de la Transition, ainsi que ceux de l’OCLEI, du Bureau du vérificateur général (BVG), de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), le Contrôle général des services publics, parmi tant d’autres, L’OCLEI est créé sous la forme d’une autorité administrative indépendante par l’Ordonnance N°2015-032/P-RM du 23 septembre 2015, ratifiée par la Loi n°2016-017 du 9 juin 2016. Elle a pour mission de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de prévention, de contrôle et de lutte envisagées au plan national, sous régional, régional et international contre l’enrichissement illicite. BMS/MD (AMAP)

