Communiqué du conseil des ministres du mercredi 03 avril 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 avril 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :- adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant création du Comité interministériel de Sécurité routière. La problématique de l’insécurité routière revêt un caractère préoccupant dans notre pays. En effet, entre 2017 et 2022, il a été recensé 58 615 cas d’accidents de la circulation ayant occasionnés 54 892 blessés et 4 119 tués. Face à la recrudescence des accidents de la route, le Gouvernement a pris diverses mesures pour renforcer la sécurité routière et minimiser les impacts négatifs de ce fléau sur la population et l’économie nationale. Ces mesures se sont traduites, notamment par : – l’institution de l’audit de sécurité routière, d’une semaine et des journées nationales dédiées à la sécurité routière; – la construction et la réhabilitation d’infrastructures routières sur l’ensemble du territoire national ;- la formation des acteurs, la sensibilisation des usagers de la route et le renforcement du contrôle routier ; – l’adoption de la Stratégie nationale de Sécurité routière pour la décennie 2021-2030.Malgré la mise en œuvre de ces mesures, des insuffisances ont été révélées lors de l’examen des capacités de gestion et de coordination de la sécurité routière. Le caractère transversal de la gestion de la sécurité routière fait ressortir le besoin d’une collaboration plus étroite entre les parties prenantes des différents secteurs pour atteindre les résultats attendus en termes de réduction du nombre d’accidents de la route et du taux de mortalité qui en résulte. En vue de pallier ces insuffisances, la Stratégie nationale de Sécurité routière prévoit la mise en place d’un organe de décision au plus haut sommet pour décider des orientations prioritaires et donner l’impulsion nécessaire à l’amélioration de la sécurité routière. Le projet de décret adopté consacre la création du Comité interministériel de Sécurité routière avec pour mission de déterminer les orientations de la politique du Gouvernement en matière de sécurité routière. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au transport des pèlerins de la filière gouvernementale et leurs bagages dans le cadre du Hadj 2024.Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement EGYPTAIR-KALIS VOYAGES SARL, pour un montant de 2 milliards 980 millions 204 mille francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de deux mois. Son exécution permettra aux pèlerins de la filière gouvernementale d’accomplir leur devoir religieux dans les meilleures conditions possibles à travers, notamment la maîtrise des programmes de vols.3. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des statuts modifiés de la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali (SOREM-MALI-SA). La Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources minérales du Mali a pour objet la recherche, l’exploitation, le traitement et la commercialisation des substances minérales dans les limites des périmètres qui lui sont octroyés. Ses statuts ont été adoptés par le Décret n°2022-0723/PTRM du 23 novembre 2022.Pour renforcer la gouvernance de la Société, il est apparu nécessaire de prévoir la nomination d’administrateurs indépendants dans le Conseil d’Administration. Le projet de décret est adopté dans ce cadre.4. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement des anciens bâtiments de l’Institut National des Arts. L’Institut national des Arts de Bamako est un établissement d’enseignement professionnel en Arts, Métiers et Animation socioculturelle créé en 1933 sous le nom « la Maison des Artisans Soudanais ».De sa création à nos jours, l’Institut a formé plusieurs hommes de culture, de célèbres artistes et hommes de médias. Les difficultés d’accessibilité, la vétusté des locaux et les inconforts liés aux pollutions et nuisances ont rendu nécessaire la délocalisation de l’établissement dans la zone aéroportuaire de Bamako. De style néo-soudanais, les anciens bâtiments de l’Institut National des Arts, construits sur la parcelle de terrain objet du titre foncier n°1752 de la Commune II du District de Bamako sont inscrits depuis 2009 à l’inventaire du patrimoine culturel national. Les anciens bâtiments de l’Institut font aujourd’hui partie du patrimoine matériel urbain de Bamako. Ils sont le témoignage de la mémoire collective et jouent un rôle important dans la constitution du paysage urbain contemporain. Le projet de décret adopté consacre le classement des anciens bâtiments de l’Institut National des Arts dans le patrimoine culturel national en vue de renforcer sa protection juridique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 15ème Session de la Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique, prévue les 04 et 05 mai 2024, à Banjul en République de Gambie. L’Organisation de la Coopération islamique a pour vocation, le renforcement de la coopération et de la solidarité entre les Etats membres, la protection des droits et intérêts du monde islamique ainsi que le soutien au peuple palestinien. Elle compte 57 Etats membres, y compris le Mali.Le 15ème Sommet islamique placé sous le thème : « Renforcer l’unité et la solidarité par le dialogue pour le développement durable » vise à réaliser la quête de paix globale, de stabilité, de développement durable, de sécurité, de prospérité, de compréhension et d’unité entre les pays musulmans, face aux défis liés à la propagation du terrorisme, de l’extrémisme violent et de l’islamophobie, qui affectent la Oummah islamique. Elle sera l’occasion pour les Chefs d’Etat et de Gouvernement, d’examiner la mise en œuvre des

Banamba : Plus de 47 millions pour la construction de trois salles de classe dans la cour du lycée LFIAAB

Banamba, 03 avril (AMAP) La Banque mondiale, à travers le projet MICRA a fiancé la construction de trois salles de classe dans la cour du lycée LFIAAB à Banamba, a constaté l’AMAP. Après le démarrage des travaux, le préfet de Cercle Souleymane Tembely, en compagnie de sa délégation, s’est rendu mercredi, sur le site pour s’enquérir de l’état d’avancement des dits travaux. La délégation qui l’accompagnait comprenait le maire de la Commune rurale de Banamba, le chef service du domaine et du cadastre, le chef service de subdivision de l’urbanisme et de l’habitat, le président de la société civile, le président de l’APE, le proviseur du lycée LFIAAB, le chef de chantier de l’entreprise malienne de construction de construction d’infrastructure EMCI et le contrôleur groupement EMGC. Les travaux ont débuté le 22 janvier 2024 pour un délai d’exécution de 120 jours soit quatre mois sur financement du projet MICRA à travers la banque mondiale à hauteur de 47 750 000 FCFA. Les entreprises EMCI et EMGC sont chargées de l’exécution des travaux. Au cours de cette visite de terrain, le préfet Tembely a apprécié l’état d’avancement des travaux surtout avec les matériels et matériaux de travaux de qualité. Toutefois, M. Tembely a suggéré aux contrôleurs de chantier d’être vigilants afin que les débris issus des travaux de chantier ne causent pas des désagréments aux élèves de l’établissement, suggestion bien notée par les contrôleurs.  AT/KM (AMAP)  

Nioro du Sahel organise une session extraordinaire du CROCSAD

Nioro, 2 avril (AMAP) Une séance de contrôle d’évaluation s’avère nécessaire, en vue d’améliorer les acquis de consolidation de la gouvernance et d’apprécier les performances des communes couvertes par le Projet de Déploiement des Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services (PDREAS, a appris l’AMAP de source locale. Le Présent comité extraordinaire d’orientation de coordination et de suivi des actions de développement de la région se situe dans le cadre. Il s’agissait pour les participants venus de tous les Cercles de la région de suivre avec intérêt la restitution du rapport synthèse d’évaluation des 7 communes couvertes pour la bonne marche du projet. Le Gouverneur de la Région de Nioro, le Colonel-major Aly ANNAJI s’est réjoui de la tenue de cette première rencontre qui consacre un pan de l’opérationnalisation de la région dans la mesure ou c’était la région de Kayes qui était l’attache de nos communes bénéficiaires des appuis du projet. Pour lui, la présente réunion du CROCSAD a pour objet de permettre aux participants d’apprécier les résultats avant de procéder à la validation de l’évaluation de la performance de la Commune urbaine de Fatao dans le Cercle de Diangounté Camara, faite du 19 au 20 février 2024 et des Communes de Gavinané, Gadiaba Kadiel, Nioro Tougouné Rangabé, Nioro, Youri et Trougoumbé, Cercle de Nioro faite du 22 au 24 février 2024. « Vous aurez donc à vous rendre compte des progrès réalisés par nos sept (7) communes mais aussi des insuffisances constatées dans leur évolution. Cette situation vous donne l’occasion de faire un diagnostic sans complaisance et de formuler des recommandations pertinentes pour l’atteinte de la performance souhaitée » a-t-il ajouté. A la fin des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations dans l’exercice du projet dans les 24 Communes, la mise en place d’une antenne ANICT au niveau de la région. MD/KM (AMAP)

Sikasso : ANASER Organise un forum régional de la sécurité routière

Sikasso, 2 avril (AMAP) Le forum régional de la sécurité routière a regroupé du 27 au 30 mars dernier, dans la capitale du Kénédougou plusieurs centaines de participants composés des pouvoirs publics, des acteurs de la sécurité routière, des autorités politiques, des sensibilités socioprofessionnelles, des membres de la société civile et des leaders d’opinions, a constaté l’AMAP. Le but de ce forum, organisé par l’antenne régionale de l’agence nationale de la sécurité routière (ANASER), est de recenser les préoccupations réelles des acteurs en matière de sécurité routière, recueillir et traiter les sensibilités de la zone géographique et renforcer la coordination des actions de lutte contre l’insécurité routière. L’accroissement de la mobilité humaine et interurbaine consécutive à l’augmentation de la motorisation et à la croissance démographique, entraine la multiplication des risques liés à l’usage de la route. Ce risque est accentué par l’utilisation massive des engins motorisés à deux ou trois roues. Les statistiques annuelles moyennes d’accidents de la route des cinq dernières années révèlent qu’une personne est tuée toutes les 14 heures, le facteur humain est le plus impliqué dans les accidents. S’adressant aux participants, le chef d’antenne de l’ANASER de Sikasso, Ibrahima Sidibé a affirmé que ce forum est consacré à la formation et à la sensibilisation de 200 acteurs et usagers de la route issus des forces de sécurité et des organisations socioprofessionnelles. Selon lui, le choix de ces cibles s’explique par la prédominance du facteur humain dans la survenance des accidents de la route. Selon lui, l’objectif de ce forum à court et moyen terme est de promouvoir la sécurité routière sur l’ensemble du réseau routier régional et de contribuer à l’exploitation optimale et sécurisante des voies ouvertes à la circulation publique. Il constitue enfin une mesure de riposte face à la série d’accidents mortels enregistrés dans notre région. M. Sidibé a, par ailleurs précisé que les activités de ce forum s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des actions de la stratégie nationale de la sécurité routière 2021 – 2030 et son plan d’action 2021-2025. Pour Mme le Gouverneur de la région de Sikasso, Kanté Marie Claire Dembélé, ce forum représente une opportunité pour rassembler les acteurs clés du secteur public, privé et de la société civile afin de partager les idées sur les bonnes pratiques et envisager des solutions novatrices pour améliorer la sécurité routière dans notre région. Selon la cheffe de l’exécutif régional, ensemble nous pouvons travailler pour sensibiliser, éduquer et agir de manière proactive pour réduire les accidents et sauver des vies. Mme le Gouverneur a, d’autre part noté qu’ en investissant dans des routes sûres, en renforçant les capacité de nos forces de l’ordre et en promouvant une culture du respect des règles de la route, nous pouvons créer un environnement qui assurera la sécurité de chacun sur nos routes. Au cours de la cérémonie de lancement du forum, les participants ont fait le visionnage d’un documentaire sur les victimes d’accidents de la route. La remise symbolique d’équipements et de médicaments de premiers secours au directeur régional de la police, au commandant de la 4e région de la Gendarmerie, au directeur régional de la Protection civile et au directeur de l’hôpital de Sikasso, a mis fin à la cérémonie de lancement du forum régional de Sikasso.  FD/KM (AMAP)           

Mopti : Tenue de la Session extraordinaire du CROCSAD

Mopti, 28 mars (AMAP) Le Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD) de Mopti a tenu, le mercredi 27 mars dernier dans la salle de conférence du Gouvernorat de Mopti, une session extraordinaire consacré à la validation du rapport régional d’évaluation de performances des Communes d’intervention du Projet de Déploiement des Ressources de l’Etat pour l’Amélioration des Services et la riposte locale à la COVID-19 (PDREAS), a constaté l’AMAP. Au cours de cette session, les membres du comité se sont familiarisés avec les principes d’intervention du projet PDREAS dont le mécanisme d’évaluation de performance des communes décrit dans le manuel de dotation conditionnelle. Ils ont aussi examiné et validé les rapports d’évaluation de performance des 9 Communes bénéficiaires de la région. Les documents soumis à l’approbation du comité concernent 9 collectivités communes de la région de Mopti, sur les 102 au niveau national bénéficiaires du PDREAS. Il s’agit des Communes urbaines de Mopti, Djenné, Tenenkou et les communes rurales de : Derrary, Fakala, Pondori, Femaye, Ouro-Ali dans le Cercle de Djenné et Konna dans le Cercle de Mopti. L’objectif de cette Dotation de Performance qui s’articule autour des axes de la gouvernance interne ; la maitrise d’ouvrage ; la Transparence, Redevabilité et Participation citoyenne et le rôle de la Commune dans la qualité des services de l’éducation et de la santé, est d’inciter les communes à améliorer leurs performances notamment dans les domaines considérés actuellement comme cruciaux pour leur bon fonctionnement. La cérémonie d’ouverture de la session était présidée par le Gouverneur de région, le Colonel-major Abass Dembélé. C’était en présence du représentant du Conseil régional, des préfets des Cercles, les élus des collectivités concernés et les services techniques membres du comité. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur a d’abord rappelé l’importance et la nécessité de l’implication de tous les acteurs pour une parfaite animation du CROCSAD qui se veut un cadre d’échange qui permet d’établir une cohérence dans les interventions. En remerciant le PDREAS et à la DGCT pour leur appui technique et financier aux collectivités, il a exhorté les participants à plus d’assiduité aux travaux. A sa suite, le directeur régional de la planification de Mopti, Amadou Niaré a présenté les critères de l’évaluation des Communes qui tournent autour de 10 indicateurs de performance inclus dans les 4 grands axes que sont la gouvernance interne ; la maîtrise d’ouvrage ; la transparence, redevabilité et participation citoyenne ; qualité de la fourniture des services et le renseignement des Conditions Minimum Obligatoire CMO. Les collectivités bénéficiaires ont eu connaissance de leur score de notation en vue de formuler des réserves ou réclamations par rapport à une formulation qu’elles supposent incompatible. A l’issue de l’analyse des CMO et de l’évaluation des indicateurs de performance, la session du CROCSAD a validé le rapport et formulé entre autres recommandations, le respect du manuel de procédure du projet, son extension aux autres collectivités communes et revoir la stratégie de couverture et d’accompagnement du projet en tenant compte du nouveau découpage territorial. Pour rappel, le PDREAS est un projet multi bailleurs dont le lead est assuré par le groupe de la Banque Mondiale. Il est financé à hauteur d’environ 29,2 milliards de francs CFA par la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement avec un financement additionnel de 31,7 milliards de francs CFA par l’ambassade des Pays-Bas et de la Coopération Suisse pour une durée de 5 ans (2020 – 2025). Mise en œuvre dans 102 Communes de 10 régions administratives du Mali, son objectif est d’augmenter les ressources mises à la disposition des collectivités pour fournir des services et à renforcer les mécanismes décentralisés, y compris l’implication des bénéficiaires et les utilisateurs des services. DC/KM (AMAP)  

Ségou : Le respect des règles générales de construction au cœur d’une rencontre avec les légitimités traditionnelles

Ségou 28 mar (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré, a présidé mercredi, la rencontre trimestrielle avec les légitimités traditionnelles de la ville de Ségou, dans le Centre du Mali. Cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, avait pour thème “le respect des règles générales de construction”. La terre est devenue un enjeu capital au Mali. Son accès fait l’objet de compétition sans précédent créant ainsi des spéculations et des pratiques anormales de tout genre. Le gouverneur a rappelé que la ville de Ségou et ses environs sont dotés, depuis 1986, d’un Schéma directeur d’urbanisme qui a été révisé par le décret N° 06-128/P-RM du 20 mars 2006. Malgré ce texte, le phénomène de l’occupation anarchique de l’espace se poursuit dans la ville de Ségou et ses environs. Il se manifeste par un développement spatial de la ville avec la prolifération de quartiers spontanés. La prolifération de constructions irrégulières dans la ville de Ségou entraine la désurbanisation avec comme conséquences, des problèmes d’inondation, de salubrité, d’aération et même de perte de l’esthétique. « Face à ce constat moins réjouissant, nous avons jugé utile au cours de la rencontre de ce trimestre avec les légitimités traditionnelles, d’échanger sur le respect des règles de construction afin que chacun à son niveau s’engage dans la sensibilisation des populations et des usagers sur le bon respect des règles et des procédures en matière de construction d’habitation”, a dit le Gouverneur. Le Contrôleur général de Police a souligné le rôle plus que déterminant des légitimités dans la résolution ce problème. « En tant que garant des valeurs sociales qui guident la vie dans nos communautés, vous représentez pour les populations des repères et pour l’administration, vous constituez le premier maillon de contact et d’échanges avec les populations », a-t-il indique Selon lui, c’est à juste titre qu’à l’occasion de cette rencontre, « nous vous mettions solennellement en mission auprès de vos concitoyens afin de les sensibiliser sans relâche sur le respect des règles de construction et l’amélioration du cadre de vie dans la ville de Ségou. » Le gouverneur Alassane Traoré s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre avec les légitimités traditionnelles et souhaité l’implication de toutes et tous dans la recherche de solution. A sa suite, le directeur régional de l’urbanisme et de l’habitat de Ségou, Ousmane Baby, a dit que cette rencontre offre l’opportunité d’informer et de sensibiliser les légitimités traditionnelles qui, désormais, seront des ambassadeurs du ministère chargé de l’Urbanisme, à travers sa direction régionale à Ségou. Ses éclaircissements ont porté sur les règles générales de la construction ainsi que certaines normes spécifiques en ce qui concerne la construction des équipements publics urbains ; le rôle des spécialistes dans la construction ; la procédure à suivre depuis le choix du site jusqu’à la réception des travaux, l’occupation du terrain. Les échanges ont également porté sur le permis de construire les modalités de délivrance, les modes d’attributions des parcelles ; la régularisation des lotissements illicites et les processus à suivre dans le cadre des opérations d’urbanisme. ADS/MD (AMAP)

Entreprenariat des jeunes ruraux : Le projet FIER II va créer 5 000 micro-entreprises individuelles

Sikasso, 27 mar (AMAP) Le deuxième projet de Formation professionnelle, insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II), d’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, cible 60.000 jeunes ruraux qui bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur, a été lancé, vendredi, à Sikasso (Sud) par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. FIER II est une initiative de l’État malien qui bénéficie du soutien technique et financier du Fonds international de développement agricole (FIDA). D’un coût de 59,5 milliards de Fcfa, ce projet cible les jeunes ruraux femmes et hommes âgés de 15 à 40 ans. À terme, 60.000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur. Le projet couvrira les Régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou. 12 cercles seront retenus dans des zones de concentration. Il sera étendu aux bassins de production dans les Régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Le projet sera ensuite étendu à l’ensemble des régions du Mali. « En ratissant aussi large, les autorités de la Transition tiennent à réaffirmer leur engagement en faveur des actions concrètes visant l’amélioration des conditions de vie de nos populations, a souligné le colonel Abdoulaye Maïga, qui représentait le chef de l’État. L’ambitionne en la matière est, selon lui, de consolider les acquis de la première génération du projet FIER; exécuté de 2014 à 2022 et qui «a donné un espoir en apportant des solutions adaptées au bien-être des jeunes et des communautés». Il importe, pour ce faire, d’intensifier les actions de terrain en mettant l’accent sur la productivité. Pour y arriver, « un Fonds de garantie financière durable et un fonds de refinancement des Systèmes financiers décentralisés sont mis en place », a assuré la ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Bagayoko Aminata Traoré. Elle a ajouté que 12 000 Activités génératrices de revenus (AGR) et 5 000 micro-entreprises rurales individuelles sont promues et financées. S’y ajoutent, selon elle, la création de 40 000 emplois directs et l’installation d’infrastructures économiques agrégatives. Elle a invité les jeunes ruraux à en tirer le maximum de profil. Le représentant du FIDA, Oumarou Mazou, a qualifié ce lancement qu’il de « début d’un voyage passionnant vers l’acquisition de compétence et de développement personnel, la transformation professionnelle chez les jeunes ruraux dans des métiers agricoles. » Le secteur agricole est un pilier important du développement du Mali. Premier pourvoyeur d’emplois avec près de 80% de la population active, il contribue à hauteur de plus de 36% à la formation du Produit intérieur brut (PIB). Les autorités de la Transition entendent poursuivre la promotion de l’esprit d’entreprise en milieu rural, tout en facilitant l’intégration économique des jeunes dans les chaînes de valeurs agricoles et les métiers non agricoles. La population malienne est majoritairement rurale et jeune, près de 77% des Maliens vivent en milieu rural. Potentiel inestimable dont il faut profiter en résolvant les défis liés à l’équipement agricole et à l’accès au financement auxquels ces jeunes sont confrontés. Surtout de qualification pour permettre à cette jeunesse de jouer sa partition dans un monde très compétitif et très ouvert. La cérémonie de lancement a enregistré la présence des représentants du Conseil national de Transition (CNT), des autorités locales et régionales de Sikasso, Bougouni, Koutiala, Segou, Koulikoro et Kayes ainsi que des fédérations nationales des organisations des femmes et des jeunes ruraux. FD/MD (AMAP)      

Bla : Formation des acteurs scolaires sur la gestion de l’école en mode décentralisé

Bla, 26 mars (AMAP) Le préfet du cercle de Bla madame Fanta Samaké a procédé ce lundi 25 mars 2024 dans la salle de réunion du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Bla à l’ouverture d’un atelier de Formation des acteurs scolaires de l’Académie d’enseignement de San sur la gestion de l’école en mode décentralisé et la prise en compte de la dimension genre dans le cadre d’une éducation de qualité et inclusive organisé par le Projet SCOFI, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur de l’Académie d’enseignement de San, des sous-préfets des arrondissements de Bla et Yangasso, les maires des communes d’interventions du projet SCOFI, les conseillers SCOFI des CAP de Bla et Yangasso, les présidents des Comités de Gestion Scolaire, les présidentes d’Associations des Mères d’Enfants, le personnel administratif du lycée public et de l’Institut de Formation Professionnel (IFP) de Bla. L’objectif général de cette session de formation  de deux jours est de s’approprier des contenus des textes juridiques et institutionnel de l’école à mode décentralisé. Quant aux objectifs spécifiques, il s’agit là d’établir le lien entre fondement juridique et fondement institutionnel en mode décentralisé ; citer les supports juridiques et institutionnel de l’école en mode décentralisé ; expliquer les fondements juridiques et institutionnel de l’école en mode décentralisé A l’ouverture de l’atelier, le 2ème adjoint au maire de la Commune de Bla, représentant le maire, a salué tous les acteurs impliqués pour le choix porté sur Bla pour l’organisation de cette importante rencontre. Pour le préfet du Cercle de Bla, Mme Fanta SAMAKE, ce cadre qui est une occasion de se réunir autour de certaines préoccupations de l’école, intervient dans un contexte marqué entre autres, par la crise sécuritaire, avec comme conséquence des contraintes budgétaires au niveau de l’Etat et des collectivités, la diminution des revenus des ménages, le déplacement massif des populations, etc. ; une insuffisance de coordination entre l’ensemble des acteurs scolaires pour une meilleure préservation des droits des enfants en général et des filles en particulier dans le contexte de crise. Pour appuyer l’idée de l’ONG SCOFI pour l’organisation de ce cadre de concertation, le préfet a fait un rappel de la partie éducation du rapport de suivi -évaluation des indicateurs du document cadre de la politique nationale de la décentralisation (DCPND) du Cercle de Bla qui donne un chiffre de 61,82 % comme taux brut de scolarisation pour une valeur cible de 99,98 %. La même source nous révèle que le taux de scolarisation des filles dans le premier cycle de l’enseignement fondamental est de 56 % pour une valeur cible de 70,5 %. Ces données réclament plus d’efforts et montrent la nécessité d’une synergie d’action de l’ensemble des acteurs pour réaliser changement profond du système éducatif. Selon le coordinateur régional du projet Yacouba TOGOLA, le projet SCOFI intervient dans les 90 écoles des Académies d’enseignement de Ségou et de San plus précisément dans les CAP de Ségou, Barouéli et Sanando AE de Ségou ; CAP de Bla et Yangasso dans l’académie de San.  MO/KM (AMAP)

Mopti : Deux policiers tués, un autre blessé dans une attaque terroriste

Mopti, 25 mars (AMAP) Deux policiers ont été tués et un autre blessé dans une attaque terroriste contre le poste de contrôle de la rentrée de la ville Mopti le lundi 25 mars 2024, dans la matinée aux environx de 10 heures, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que les deux assaillants, sur une moto Jakarta, se sont arrêtés au niveau des agents avant d’ouvrir le feu sur les occupants des lieux, qui a causé leur mort et blessé un autre. Les assaillants ont ensuite abandonné leur engin pour tenter de fuir avec les motos des agents victimes. Avec la ruée populaire et la promptitude du secours qui a suivi leur acte ignoble, les fugitifs ont fuient pour se confondre à la population du quartier appelé bas-fond, a déclaré notre source. Qui a précisé que l’intervention rapide des Forces de Défense et Sécurité a permis d’interpeller une vingtaine de présumés., et que le blessé dont la vie n’est pas en danger suit les soins médicaux. Enfin notre source précise que les recherches sont en cours pour établir et situer les responsabilités en lien avec l’acte terroriste. Malgré l’accalmie relative, la vigilance doit rester de mise.  DC/KM (AMAP)

Sikasso lance officiellement la 2ème phase du projet FIER

Sikasso, 25 mars (AMAP) La cérémonie du lancement officiel du 2ème  projet de formation professionnelle insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II) a été présidée vendredi à Sikasso, par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, Col Abdoulaye Maïga, en compagnie de son homologue de l’Entreprenariat national de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bagayogo Aminata D. Traoré, a constaté l’AMAP. Elle a enregistré la présence des autorités locales et régionales de Sikasso, Bougouni, Koutiala, Ségou, Koulikoro et Kayes ainsi que les représentants du CNT et des fédérations nationales des organisations des femmes et des jeunes ruraux. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie de lancement notamment les mots de bienvenue des autorités municipales, les allocutions de remerciements de la Fédération des jeunes ruraux et de la présidente de la Fédération nationale des femmes rurales. Le représentant du FIDA Oumarou Mazou a exprimé toute sa satisfaction d’avoir participé à ce lancement qui est le début d’un voyage passionnant vers l’acquisition de compétence et de développement personnel, la transformation professionnelle chez les jeunes ruraux dans des métiers agricoles. Mme le ministre en charge de l’Entreprenariat a souligné toute l’importance de ce projet dont la première phase a été une réussite. Selon elle, c’est à cause de ce succès que le Gouvernement du Mali avec le soutien de certains de ses partenaires comme le FIDA, a initié ce 2ème projet. Elle invité les jeunes ruraux à tirer le maximum de profit de ce projet. Le ministre d’Etat ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation représentant le Parrain de l’évènement qui est le président de la Transition, a remercié toute la population pour la grande mobilisation. Il a particulièrement remercié les autorités venues des autres régions pour assister au lancement de ce projet très important  pour le monde rural. Le ministre a, a par ailleurs, souligné que les autorités de la Transition sont engagées dans des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie de nos populations. Il a rappelé les trois principes guidant l’action publique au Mali et qui tournent autour des trois D (Défense, Diplomatie et Développement). Selon lui, le secteur agricole joue un rôle important dans le développement de notre pays avec une contribution de plus de 36% et emploie environ 80% de la population active. Selon les informations recueillies auprès des organisateurs, ce 2ème projet de formation professionnelle, Insertion et appui à l’Entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II) a été initié par l’Etat malien avec le soutien technique et financier du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), pour promouvoir l’esprit d’entreprise en milieu rural et faciliter l’intégration économique des jeunes dans les chaines de valeurs agricoles et les métiers non agricoles. D’un coût de 59,5 milliards de FCFA, ce projet cible les jeunes ruraux femmes et hommes âgés de 15 à 40 ans. A terme, 60.000 jeunes ruraux bénéficieront d’une formation professionnelle ou d’une insertion économique dans un créneau porteur. Le projet couvrira l’ensemble des régions du Mali mais au départ, il interviendra dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Kayes et Ségou avec 12 Cercles retenus dans des zones de concentration. Les zones d’extension seront constituées de bassins de production dans les régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. La cérémonie a été riche en couleur avec des témoignages émouvants de certains jeunes bénéficiaires du projet FIER et l’intermède musical de balafon de Nèba Solo sous une fine pluie. La visite des stands d’exposition des produits de certains jeunes bénéficiaires a mis fin à la cérémonie de lancement du projet FIER II au stade municipal de Sikasso.  FD/KM (AMAP)