Circulation de véhicules en surcharge : A Sikasso, le hors gabarit à la côte

  Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 03 mar (AMAP) L’image de véhicules hors normes ou hors gabarit en surcharge, circulant sur les voies interurbaines ou internationales ou manoeuvrant en pleine ville est devenue monnaie courante au Mali. La circulation de ces mastodontes entraîne, pourtant une dégradation rapide du réseau routier national. La situation a amené le ministre des Transports et des infrastructures a faire un communiqué, le 5 février dernier, pour demander « le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises », conformément aux dispositions du code de la route et notamment de l’article 32 du décret n°2023-0509/PT-RM du 12 septembre 2023. La mise en application de cette réglementation vise à lutter contre la circulation des véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge sur les routes. Le communiqué du Conseil des ministres du 13 février 2025 précise que le réseau routier national subit de graves dommages causés, « notamment par les véhicules gros porteurs hors gabarit et hors normes, qui sont en surcharge de marchandises, en provenance des ports maritimes où transite le fret généré par les importations et les exportations du Mali. » La conception du réseau routier national a été faite sur la base des dimensions réglementaires de 3 essieux pour le tracteur et de 3 à 4 essieux pour la semi-remorque. Les dimensions maximales autorisées sont : longueur : 16,5m pour les véhicules articulés, largeur : 2,55m pour l’ensemble des véhicules, hauteur : 4m pour tous les véhicules, rappellent les services techniques. La troisième région administrative du Mali, Sikasso, au carrefour des frontières du Mali avec le Burkina Faso et avec Côte d’ivoire, est une zone de forte circulation de véhicules de transport de marchandises comme de personnes. « Nous conduisons ces véhicules contre notre gré car on est conscient des multiples dangers qui nous guettent. Mais que faire ? On le fait pour gagner notre pain quotidien », témoigne à notre équipe de reportage un conducteur de gros porteurs de Sikasso qui désire garder l’anonymat. Il poursuit qu’il a passé un bon bout de temps en chômage et ce travail lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. « Je salue la clairvoyance du ministre des Transports et des Infrastructures. Son communiqué est d’une importance capitale. Cette lutte est la nôtre. La sécurité routière est l’affaire de tous… », déclare le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), Ba Sékou Coulibaly. Selon lui, le Conseil malien des transports routiers (CMTR) a longtemps mené cette lutte mais en vain. Il rappelle que c’est vers 2010, que certains commerçants ont commencé cette pratique dans le but d’accroître leurs revenus. « Ils évoluent dans le commerce et le transport en même temps. Ces individus modifient leurs véhicules en 3m de largeur et entre 16 et 22 m de longueur », explique-t-il. Le slogan de certains d’entre eux : « Même si je me limite à seulement deux voyages par an, si le véhicule est endommagé, cela ne sera pas une perte ». Le syndicaliste enfonce le clou. « Ces commerçants font trois voyages en un. Ils surchargent les véhicules tout en augmentant le taux de chômage des chauffeurs dans le secteur du transport. Ils endommagent non seulement, de façon précoce nos routes mais également entrainent des accidents de la circulation, mettant en danger la vie des populations », détaille-t-il. Ba Sékou Coulibaly dit que cette pratique n’offre aucune garantie ou protection au chauffeur car, en la matière, l’employé ne bénéficie pas de salaire convenable et n’est pas assuré. En bref, le conducteur de véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge met sa vie en péril mais, aussi, celle de paisibles populations. C’est pourquoi, en 2020, certains routiers ont commencé à prendre conscience des risques qu’ils courent. Ils se sont à se retirer du jeu. Mais jusque-là, la pratique continue. En outre, le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), a invité les autorités de la Transition à obliger les commerçants, qui font du transport, à choisir entre les deux métiers, sinon à respecter les règlements du secteur du transport. Par ailleurs, Ba Sékou Coulibaly attire l’attention des autorités sur l’application de la Convention collective des chauffeurs privés du Mali. Celle-ci, selon lui, permet d’assurer leur métier (salaire convenable, ration journalière, INPS, AMO, prime, allocation des enfants, logement lors des voyages…). Quant à la directrice régionale des transports et des infrastructures de Sikasso Mme Traoré, Lydie M. Fatoumata Jocoué, elle affirme qu’il y a plus de 500 véhicules qui traversent la ville de Sikasso de façon quotidienne. « La quasi-totalité de ce nombre important est hors normes et hors gabarit », confie-t-elle. S’exprimant sur les dispositions prises par sa structure au niveau régional afin d’assurer la réglementation correcte des véhicules concernés, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a indiqué avoir informé le Conseil malien des transporteurs routiers et celui des chargeurs des nouvelles dispositions. « Également, poursuit-elle, la direction est en train de prendre les dispositions nécessaires pour faire une large diffusion du communiqué ministériel sur les différentes stations radios. » En termes de difficultés, la directrice régionale du transport et des infrastructures a mis un accent particulier sur l’absence totale de statistiques sur les véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge dans la région. Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a, enfin, invité « tous les transporteurs de la région à respecter les réglementations pour le bien-être de tous. Le communiqué du Conseil des ministres est clair sur le respect de la mesure : à compter du 1er avril 2025, tout transporteur ne respectant pas les dimensions réglementaires s’expose à l’application des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Il s’agit de l’immobilisation du véhicule à la frontière ou aux points de contrôle, l’obligation de transbordement et de correction de gabarit. MFD/MD (AMAP)  

Région de Ségou : Deux terroristes tués à la suite d’une mauvaise manipulation d’un Engin Explosif Improvisé 

Ségou, 28 fév (AMAP) Deux présumés terroristes ont été tués, jeudi, dans le secteur de Dogofriba, Cercle de Niono, Région de Ségou (Centre), à la suite d’une mauvaise manipulation d’un Engin Explosif Improvisé (EEI) qu’ils tentaient d’enfouir au passage une patrouille FAMa dans le secteur, a annoncé vendredi la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) Dans un communiqué, la DIRPA ajoute que la mauvaise manipulation de l’EEI a entrainé l’explosion entre les mains de ses poseurs. La source sécuritaire précise que l’Armée a récupéré deux mitraillettes AK-47, deux commandes EEI, un chargeur AK-47 et des livres coraniques. La hiérarchie militaire indique avoir remarqué « une recrudescence de l’emploi des EEI par les terroristes. Par conséquent, elle appelle « la population à plus de vigilance et de collaboration avec les forces armées. » SS/MD (AMAP)

Ramadan : Stabilité des prix des denrées de première nécessité, à Diéma.

Nioro, 28 fév (AMAP) Les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, le mil, le sucre, l’huile et le lait, sont stables, dans le Cercle de Diéma, a constaté, vendredi, le préfet Hamadou Yacouba Diallo, lors d’une visite de contrôle des boutiques et magasins. La forte délégation de responsables administratif, communal, technique, de légitimité traditionnelle, d’associations de commerçants, de consommateurs, de jeunes et d’éléments des forces de défense et de sécurité qui accompagnait le préfet a visité plusieurs boutiques, magasins et points de vente au centre-ville ainsi qu’au quartier périphérique du Razel, pour s’assurer de la stabilité des prix des denrées de première nécessité, en prélude au mois de Ramadan. Partout, les prix étaient réglementés, conformément aux instructions données par les plus hautes. Ils sont fixés ainsi qu’il suit : 50 kg de riz à 20 500 Fcfa, 24 500 Fcfa pour 50 kg de sucre, pour le sorgho, les 50 kg sont vendus à 18 500 Fcfa, tandis que les 50 kg de mais coûtent 23 000 Fcfa, pour 5 kg de lait en poudre, il faut débourser 13 000 Fcfa. Le président de l’Association des consommateurs, ,  El-hadj Kassim Diakite, le représentant de l’Association des commerçants, Mohamed Goundourou et celui du Conseil communal de la jeunesse, Yaya  Sissako,  ont, tour à tour,  remercié le service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence, pour une telle initiative. Ils ont souhaité que ces prix fixés, soient maintenus pour permettre de soulager les populations durant le mois de Ramadan. Visiblement satisfait, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako,  a annoncé des visites anonymes pour se renseigner sur la conformité des prix des denrées de première nécessité, après ce passage. Le préfet Diallo a remercié les autorités de la Transition pour leur « implication accrue, en vue d’un accès plus facile aux denrées de première nécessité dans notre pays. » Il a invité les commerçants à exercer « dans la légalité pour ne pas être en porte-à-faux avec les textes régissant le commerce dans notre pays ».  Il a demandé « à chaque acteur de veiller scrupuleusement sur la conformité des prix, même après le mois de Ramadan, afin d’éviter l’inflation. De leur côté, les commerçants, qui ont reçu cette visite, se sont engagés, sur parole, à maintenir les prix. Le 2ème adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, le chef du service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Diéma, Mamby Kamissoko, le représentant du chef de village, Sékou Sissoko étaient présents OB/MD (AMAP)

Mali : Plus de 35 tonnes de médicaments illégaux saisis par l’Office central des stupéfiants

Bamako, 28 fév (AMAP) Les unités opérationnelles de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisie plus de 35 tonnes de médicaments illégaux lors de l’opération « Furajugukèlè », menée du 18 au 27 février 2025, a annoncé, vendredi, le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta. « Cette opération d’envergure, sur tout le territoire national, a permis l’interpellation de quatre individus impliqués dans ce trafic illicite, qui seront présentés à la justice », ajoute la même source. Le colonel-major Keïta a souligné l’importance de la collaboration entre les acteurs étatiques et les initiatives privées pour éradiquer ce fléau. Le directeur de l’OCS appelle la population « à la vigilance et à la collaboration », en signalant toute activité suspecte de manière anonyme, au numéro vert de l’OCS, le 80.00.31.31. Furajugukèlè, qui s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour éradiquer ce fléau menaçant la santé publique, met en lumière l’ampleur du trafic transfrontalier de médicaments contrefaits en Afrique de l’Ouest. SS/MD (AMAP)

Région de Dioila : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales

Dioila, 25 fév (AMAP) Le Commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioïla, Harouna Sissoko, a rencontré, mardi, les coordinateurs AIGE de Dioila afin de s’enquérir de l’évolution des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la révision annuelle des listes électorales (RALE) a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance numéro 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le Ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de Décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales de 2024. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans l’optique de s’assurer que cette phase de la prorogation se déroule à la satisfaction des principes édictés par les textes que la démarche de l’AIGE se situe. Hamidou Sissoko a fait l’état de lieu des kits mis à disposition, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Les opérations d’inscription, la radiation, les transferts des électeurs et la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE ont été abordés lors des échanges avec le commissaire. L’absence de certains partis politiques lors de la seconde phase des opérations a été signalée par plusieurs coordinateurs. Ils ont noté auprès du commissaire certaines difficultés qui pourront empêcher plusieurs électeurs d’accomplir leur devoir civique. Entre autres, l’omission de certaines localités sur la liste électorale, comme le village de Dougouyala, dans la Commune rurale de Diedougou (Dioila), les électeurs de Falani Sounkoro se sont retrouvés dans un autre village, plus de 400 électeurs du village de Nana (Commune de Dégnékoro) se trouvent sur la liste du village Boya, un autre village de la même commune. Selon les coordinateurs de Dioila, ces confusions se retrouvent un peu partout à travers la localité. En réponse, Harouna Sissoko a assuré qu’un groupe y travaille déjà. Au-delà de ces échanges, le commissaire a, apporté aux différents coordinateurs, des supports de communication sur l’AIGE. En conclusion, M. Sissoko s’est dit « fier de l’immense travail effectué » et a appelé les populations du Banico à profiter des quelques jours qui restent pour vérifier leur position sur les listes électorales. DF/MD (AMAP)  

Opération Sunkalo 2025 : Don de vivres aux couches sociales de la Région de Nara (Ouest)

Nara, 25 fév (AMAP) Quelque 400 ménages, à travers toute la Région de Nara (Ouest), recevront 20 tonnes de riz dont la cérémonie de remise mardi a été présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, Brehima Diallo. Cette vaste opération de don de céréale par les Oeuvres du président de la Transition est présentée comme un témoignage de solidarité et de fraternité du Chef de l’Etat envers les démunies de la Région de Nara en ce début de ramadan. En présence des autorités administratives, des élus, des responsables des forces armées et de sécurité, les membres de la Société civile, le 1er adjoint au maire de Nara, Zekani dit Sidi Mohamed Goundourou, a rappelé que le ramadan est un mois de partage, d’introspection et de générosité. « C’est un moment où les valeurs de solidarité et d’entraide prennent tout leur sens », a-t-il ajouté. Pour sa part, le directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Habib Kouyaté, a rendu un « vibrant hommage au chef de l’Etat pour ce geste salutaire. » « C’est un acte de solidarité importante car il contribuera à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des ménages », a-t-il dit. L’Imam Mahamadou Doucouré, au nom des bénéficiaires, a adressé ses remerciements au  général d’Armée Assimi Goita « pour tous les efforts déployés pour le bien-être des populations démunies » et a formulé des prières pour la réussite de la Transition. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, s’est réjoui de ce « magnifique geste de solidarité des plus hautes autorités qui va amoindrir la souffrance de 400 ménages à travers toute la région de Nara », avant de rappeler aux bénéficiaires que « cette aide est, certes, modeste mais elle est empreinte d’une profonde sincérité et d’un véritable esprit d’entraide du président Goita. » BC/MD (AMAP) 

Tradition : Intronisation du chef de village de Solinta (Bafoulabé, Ouest)

Bafoulabé, 25 fév (AMAP) Le nouveau chef du village de Solinta, Mahamady Sissoko intronisé, lundi dans sa cour, est le 15ème de la lignée qui succède à Namakè Sissoko, décédé en septembre 2024. Situé dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), dans l’arrondissement de Oualia, Solinta est un vieux village fondé par Sanou Mamoudou Sissoko, il y a plus de 300 ans, selon les villageois. La chefferie est assurée, dans cette localité, par la catégorie des pères issus du fondateur. Etla succession tourne dans toutes les familles Sissoko. C’est dans une ambiance festive, obéissant à un certain nombre de principes que la cérémonie dont aucun détail n’a été négligé s’est déroulée. Pérennisaant une tradition ancrée, elle a débuté par l’installation du nouveau chef sur son siège, suivi du port du bonnet qui a tout son sens (respect, protection, considération et responsabilité). Mahamady Sissoko, ensuite, reçu sa médaille des mains du chef d’arrondissement de Oualia, lui conférant le pouvoir d’exercer. Le sous-préfet, Youssouf Konaté, dans son mot de circonstance, a exhorté le nouveau chef de village a s’inscrire dans la dynamique du développement. Quant au nouveau chef de village, Mahamady Sissoko, en réponse, il a sollicité « l’accompagnement de tous pour la réussite de sa mission. » BM/MD (AMAP)

Ségou : Concertation des forces vives sur le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation

Ségou, 24 fév (AMAP) Ségou a abrité lundi, la concertation régionale sur l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, à l’instar des autres régions, au cours d’une journée où les forces vives  ont échangé sur plusieurs thématiques ayant trait à la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles ont également formulé des recommandations afin d’enrichir le document de l’avant-projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Dans son allocution, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a salué cette initiative inclusive impulsée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, l’objectif est de doter notre pays « d’un document cadre de politique publique qui servira de socle et constituera le bréviaire des actions qui fonderont durablement la paix et la réconciliation nationale indispensables pour promouvoir le développement harmonieux de nos territoires. » « Je demeure convaincu que notre région, imbue de ses valeurs culturelles multi séculaires de maaya, de dialogue et de pardon saura tirer le meilleur parti de cette heureuse opportunité. Une rencontre d’échange qui permettra à nos forces vives de verser leurs observations et contributions concourant à l’avènement d’une Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale dont les Maliens se reconnaîtront », a-t-il dit. Pour sa part, le gouverneur de la Région de Ségou, le Commissaire général de brigade de police Soulaïmane Traoré. qui a présidé l’ouverture des travaux, dans la salle de conférence du gouvernorat, a fait noter que c’est pour assurer une inclusivité maximale à ce processus que ces consultations sont organisées. « L’objectif est de recueillir un large éventail d’opinions et de propositions en vue d’améliorer ce document dans le cadre de l’apaisement du climat sociopolitique et l’amélioration de la gouvernance au mali », a indiqué Soulaïmane Traoré. En présence de son directeur de cabinet, Boureïma Ongoïba, et du préfet du Cercle, Daouda Diarra, il a invité les différents acteurs à plus d’implication et d’assiduité et à des débats francs et constructifs pour que les résultats des travaux contribuent à l’enrichissement des réflexions au niveau national. MS/MD (AMAP)

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Kangaba : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales

Kangaba, 22 fév (AMAP) Une mission de suivi et de supervision des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales, conduite par le commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioila, Harouna Sissoko, a séjourné à Kangaba, vendredi, où il a rencontré les coordonnateurs AIGE des communes du cercle. La mission vise à assurer le suivi et la supervision de la Révision annuelle des listes électorales (RALE) en mettant un focus sur le dispositif de mise en œuvre de l’ordonnance portant modification de la loi électorale et la décision relative à la prorogation de la durée de la RALE de 2024. Pendant une journée, la mission a vérifié non seulement l’effectivité et la qualité des kits mis à disposition mais, aussi, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Le Coordinateur régional a, également, supervisé les opérations d’inscription proprement dites, de radiation et de transfert des électeurs. Il a constaté la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE et la présence des représentants des partis politiques. Harouna Sissoko a requis des informations sur les conditions de travail des Commissions administratives entre autres. A l’issue de la rencontre, il a remis des kits aux participants et s’est dit satisfait de l’évolution des travaux. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la RALE a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans le cadre de la supervision de cette phase de prorogation que l’AIGE a planifié des missions dont celle à Kangaba conduite par le coordinateur AIGE de la Région de Koulikoro. SD/MD (AMAP)