Femmes chefs de famille : Elles incarnent la résilience au quotidien

Par Mariam A. TRAORE Bamako, 25 avr (AMAP) Elles s’appellent Mimi, Fifi ou Tou. Elles sont veuves, divorcées ou abandonnées. En l’absence d’un conjoint, elles portent seules le poids de leur famille. Dans un Mali confronté à une crise multidimensionnelle, sécuritaire, économique et sociale, elles se battent seules pour leur survie. Selon l’Institut national de la statistique (INSTAT), plus de 14 % des foyers maliens sont dirigés par des femmes. Derrière ce chiffre, se cache une réalité : veuvage précoce, divorces plus fréquents dans un contexte d’instabilité sociale ou encore abandon conjugal, parfois après une migration non aboutie. Dans les quartiers populaires de Bamako, comme dans les villages reculés de l’intérieur du pays, des milliers de femmes élèvent, seules, leurs enfants, les nourrissent, soignent, payent pour leur instruction et protègent leur famille avec des moyens dérisoires sinon inexistants. Loin des projecteurs, elles construisent pourtant des mécanismes de survie dignes d’admiration. Elles sont veuves, divorcées, abandonnées. Elles sont jeunes, mûres, analphabètes ou lettrées. Elles n’ont pas de statut officiel, pas de voix dans les hautes sphères, mais elles tiennent. Mieux, elles avancent. Dans un pays où les crises se succèdent et se superposent, où les ressources sont rares, où le tissu social s’effiloche, ces femmes ont décidé que leurs foyers ne s’écrouleraient pas. Pas tant qu’elles respirent. Parmi ces femmes, Mimi une veuve qui refuse la fatalité, la cinquantaine discrète, prépare des beignets chaque matin dans la cour d’une maison qu’elle partage avec deux autres familles. Elle a perdu son mari, il y a sept ans. Depuis, plus aucun revenu stable, mais quatre bouches à nourrir. Pourtant, elle n’a jamais mendié. Son secret ? Une discipline rigoureuse et un refus absolu de se poser en victime. Elle vend, elle troque, elle s’adapte. Un jour avec le sourire, un autre avec les larmes, mais toujours avec cette dignité qui ne s’achète pas. Mimi notre interlocutrice nous accueille avec un large sourire. Ces difficultés du moment ne lui ont pas enlevé son sourire contagieux. Assise autour d’une table où les beignets sont conservés dans une grande tasse, Mimi, avec espoir et soupir, indique que « chaque jour est un combat ». En effet, c’est avec ces petites ressources que notre interlocutrice prend en charge ces quatre enfants, dont le plus âgé a 15 ans et étudie au lycée cette année. REFUS DE LA MENDICITE – Notre « Mère courage », avec peu de moyens financiers, arrive à faire des grandes choses pour sa petite famille. Son défunt mari, un ouvrier, ne lui a laissé que des dettes impayées. « J’ai vite compris que, désormais, je ne dois compter que sur moi-même pour prendre en charge mes enfants. Et, depuis, je ne cesse de travailler pour cet objectif », nous lance-t-elle, la voix mélancolique. Pourtant le désespoir n’a jamais eu de prise sur cette battante. Pour mieux s’en sortir, Mimi ne manque pas de stratégie. « Je commence à 4h30 tous les jours sauf dimanche. Avec 3 500 Fcfa de bénéfice quotidien, je paie les frais d’école, le loyer et assure la popote ». Aussi, elle troque (échange de marchadises) son beignet contre de petites choses qu’elle peut prendre chez le boutiquier du coin. « Le deal est que chaque matin je lui donne 500 Fcfa de beignets. Avec ces montants cumulés, je préfère prendre de l’huile, de petits ingrédients dont il dispose pour la cuisson, du riz etc…», explique-t-elle. Très organisée et, surtout, rigoureuse avec ses finances, Mimi ne va chez le boutiquier que les jours où elle enregistre de la mévente, c’est donc, dit-elle, une sorte de petite économie pour elle. Ce bon plan lui permet de ne pas trop se soucier de ce qu’elle mettrait dans la marmite quotidiennement. Elle avoue : « je vis le jour au jour, impossible pour moi d’économiser. Mais avec ce que je gagne journalièrement, j’arrive à faire face aux dépenses de ma famille ». Mais non sans peine, car ce qu’elle redoute le plus c’est la prise en charge médicale de ces enfants. Il faut signaler peu de personnes, dans ce cas de figure, savent l’existence du Ramed (Régime d’assistance médicale destiné aux familles démunies) qui prend en charge ces cas spécifiques. Ceci reste difficile pour Mimi et, justement, c’est uniquement pour les cas de maladies que notre interlocutrice s’endette. Des dettes qu’elle se donne les moyens de rembourser pour honorer sa parole donnée. Ses astuces ? Acheter en gros pour réduire les coûts, fidéliser ses clients et, surtout, « ne rien gaspiller. » Malgré tout, Mimi garde le sourire : « Tant que mes enfants ne mendient pas, je suis riche à mes yeux ». VIVRE SEULE – Fifi est une divorcée qui se réinvente tous les jours. Elle est partie. Partie avant que les coups durs de la vie ne la brisent. Partie avant que ses enfants n’apprennent que l’amour peut faire peur. À peine trentenaire, elle a tout quitté pour recommencer dans un quartier périphérique, avec comme seuls bien une natte, une marmite et quelques foulards colorés. Aujourd’hui, elle tient un petit commerce de coiffure et de couture improvisé dans une ruelle animée. Elle n’a attendu l’aide de qui que ce soit. Elle a misé sur son ingéniosité à savoir coudre à la main, recycler, vendre à crédit. Chaque franc gagné est une victoire contre le silence qui enveloppe les femmes rejetées. Avec moins de 100 000 Fcfa de capital initial, elle a transformé un coin poussiéreux en espace coquet. Ses secrets : recycler les mèches, faire du troc avec des couturières du coin et proposer aussi des soins du visage faits maison avec des produits locaux. Aujourd’hui, Fifi emploie deux apprenties. Elle rêve d’ouvrir un vrai salon climatisé. « Être seule, n’est pas une malédiction. C’est une épreuve pour se révéler ». Comme notre première interlocutrice, elle prend en charge ses 2 enfants. « Si je devrais compter sur la pension alimentaire que mon ex-époux doit me verser je n’allais pas survivre avec mes enfants », indique-t-elle. Cet autre cas est révélateur. Tou a été

Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2025 : Le Mali lance le vaccin R21 pour enrayer la maladie

Bamako, 25 avr (AMAP) À l’approche de la 18ème Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme, prévue aujourd’hui 25 avril 2025, le Mali marque une étape historique avec l’introduction du vaccin antipaludique R21/Matrix-M dans son Programme élargi de vaccination (PEV), a annoncé le conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement social, Hamadoun Aly Dicko, lors d’une conférence de presse, rapporte le Réseau de communication du ministère de la  Santé et Développement Social dans un communiqué. « Le paludisme s’arrête avec nous : réinvestir, réimaginer, raviver », tel est le thème de cette édition, selon M. Dicko. « Ce thème nous alerte pour éliminer le paludisme d’ici 2030 », a-t-il déclaré, saluant la mobilisation des médias pour relayer les avancées dans la lutte contre cette maladie, au cours de cette conférence de presse organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et le Centre national d’immunisation (CNI), au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Bamako. Le vaccin R21, homologué par l’OMS et déjà adopté par 19 pays, affiche une efficacité de 75 %, selon le directeur du CNI, Dr Ibrahima Diarra. « Le Mali a acquis 927 800 doses via GAVI pour vacciner 600 000 enfants de 5 à 36 mois dans 19 districts sanitaires », a-t-il précisé, soulignant la gratuité du vaccin. Ces districts incluent Bafoulabé, Dioila, Sikasso, Mopti, et d’autres zones prioritaires. La directrice du PNLP, le médecin colonel Aïssata Koné, a dressé un constat alarmant : « En 2024, le Mali a enregistré 3 789 689 cas confirmés de paludisme, dont 1 129 793 cas graves et 1 638 décès », a-t-elle révélé, notant que les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes restent les plus vulnérables. « L’introduction du vaccin R21 dans le PEV renforcera notre lutte, surtout en saison pluvieuse, période de forte recrudescence », a-t-elle ajouté. Le représentant de l’OMS au Mali, Dr Patrick Kaboré, a réaffirmé le soutien de son organisation : « Nous sommes engagés à améliorer les indicateurs de santé au Mali, particulièrement dans la lutte contre le paludisme. » Les professeurs Abdoulaye Djimdé et Nafomon Sogoba, du Malaria Research and Training (MRTC), ont salué une « avancée scientifique majeure », fruit de 38 ans de recherche sur la protéine CSP. Une minute de silence a été observée en hommage au Pr Ogobara Doumbo, figure emblématique de la recherche antipaludique. Cette initiative, couplée à la célébration de la Journée Mondiale, vise à mobiliser les communautés et à consolider les efforts pour un Mali sans paludisme d’ici 2030. OS/MD (AMAP)

Formation sur les compétences transférées de l’État aux collectivités à Mandiakuy

Mandiakuy, 24 avr (AMAP) Un atelier de formation de deux jours sur les compétences transférées de l’État aux collectivités territoriales s’est tenu du mercredi 23 au jeudi 23 avril 2025 à Mandiakuy, organisé par l’Agence de développement régional (ADR) de Ségou et financé par l’ONG PRO-ARIDES. Cet événement a réuni des agents de la mairie, le coordinateur des chefs de village, des représentantes de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), des jeunes et des membres de la société civile. Selon le facilitateur, Ouwanou Paul Koné, l’objectif principal de ;taelier est de « renforcer les capacités des acteurs communaux sur les 21 compétences transférées par l’État, pour améliorer la qualité de la gouvernance locale. » Ces compétences, officialisées par décrets, couvrent des secteurs variés tels que la santé, l’hydraulique, l’éducation, l’agriculture, le commerce, la culture, ou encore la promotion de la femme. Le maire de la Commune rurale de Mandiakuy a ouvert l’atelier en souhaitant la bienvenue aux participants et en les exhortant à s’impliquer. « Accordez un grand intérêt à cette formation, elle est essentielle pour notre travail quotidien. », a-t=il dit. Les participants, à travers leur porte-parole, se sont dits « bien outillés » à l’issue des deux jours. Ils ont exprimé leur gratitude : « Nous remercions l’ADR et PRO-ARIDES pour cette initiative qui nous éclaire sur les responsabilités communales. » Le maire a souligné l’importance de la formation : « Ma communauté n’ignore plus l’existence des documents officialisant ces 21 compétences. Cela facilitera notre gestion quotidienne. » Il a réitéré ses remerciements aux organisateurs et à PRO-ARIDES avant de clore l’atelier, insistant sur son rôle clé pour une meilleure gouvernance locale. JD/OS/MD (AMAP)

Ségou : Inauguration du siège de la délégation territoriale des services du Médiateur de la République

Ségou, 24 avr (AMAP) La Délégation territoriale des services du Médiateur de la République à Ségou est désormais logé dans du neuf, situé au quartier Angoulême et inaugurée jeudi, par le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, a constaté l’AMAP sur place. D’un cout global de 219 millions de Fcfa (exactement 219 793 839 Fcfa), entièrement financé par le budget  national, l’édifice érigé en R+1 allie architecture traditionnelle et moderne. Il est bâti sur une superficie de 25a 01ca, soit 2.501 m2 et  comprend un bâtiment principal, un logement d’astreinte pour le Délégué territorial et une annexe. Il dispose également de salles de réunion de part et d’autre pouvant répondre à de nombreux besoins. Prenant la parole, le maire de la commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, s’est dit comblé de la réalisation de ce joyau architectural qui renforce l’éventail des infrastructures publiques  dans sa commune, tout en contribuant à son développement socio-économique. Diarra a rappelé que depuis sa création, le Médiateur de la République s’est imposé comme un acteur clé du dialogue entre l’Administration et les citoyens. «Il œuvre sans relâche à rétablir la confiance, à corriger les injustices administratives, à apaiser les tensions et à faire entendre les voix parfois oubliées de notre société», a-t-il fait savoir. Pour le Médiateur de la République, ce bâtiment flambant neuf dans le quartier Angoulême, à proximité du quartier administratif et non loin du majestueux fleuve Niger, « constitue un acquis très important à partir duquel l’institution se donnera les moyens d’ancrer davantage son engagement à promouvoir, protéger et défendre les Droits humains à Ségou, en particulier, et sur l’ensemble du territoire national, en général. » « Il s’agit aussi d’améliorer les conditions de travail du personnel pour une bonne prise en charge des réclamations et des interpellations », a indiqué  Mme Sanogo Aminata Mallé, avant d’ajouter que cette bâtisse ne fera que renforcer et consolider l’image des services de son institution auprès des citoyens et des services publics. Mme Sanogo Aminata Mallé a remercié le ministère de l’Économie et des Finances ainsi que les plus hautes autorités pour l’affectation au Médiateur de la République entre 2006 et 2009, de 7 parcelles de terrain, objet de titres fonciers. C’est dans un souci de rapprocher l’Administration des citoyens, que sa structure a institué le 1er juillet 2003, la politique de correspondants dans les Régions. « Cette politique en phase expérimentale a dans un premier temps concerné 3 Régions à savoir Kayes, Sikasso et Ségou », a-t-elle rappelé, tout en saluant les gouverneurs de ces Régions qui ont facilité l’installation des correspondants, en mettant gracieusement des bureaux à leur disposition pendant plusieurs années. « De cette expérimentation, des résultats positifs obtenus ont amené le Médiateur de la République à étendre cette politique à d’autres Régions », a révélé Mme Sanogo Aminata Mallé. Ainsi, en mars 2005, les correspondants de Koulikoro, Gao et Tombouctou après celui de Mopti ont été installés. « Avec leur installation, le nombre de réclamations enregistrées par le Médiateur de la République n’a cessé de croitre », a-t-elle précisé. Pendant longtemps, le service était assuré par un seul agent appelé correspondant du Médiateur de la République dans la Région. Par la suite, il a été érigé en Délégation régionale et locale suivant l’arrêté N°2012-001/MR du 24 avril 21012 fixant l’organisation et le fonctionnement des services du Médiateur de la République. À ce jour, l’institution de veille démocratique dispose de Délégations territoriales dans 7 Régions. Il s’agit de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou. La présentation du bâtiment, la coupure du ruban symbolique et la visite des locaux par les officiels ont constitué les temps forts de cette cérémonie d’inauguration. La cérémonie s’est tenue en présence du directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, du directeur général des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP), Soïbou Mariko, du président de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Pr Mamoudou Samassekou et de plusieurs autres personnalités. MS/MD (AMAP)         

Mali : Contrôle strict des véhicules hors normes à Kouremalé pour préserver les routes nationales

Bamako, 24 avr (AMAP) Une mission conjointe des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Economie et des Finances, conduite par la ministre Madina Sissoko Dembélé, s’est rendue mercredi à Kouremalé, ville frontalière avec la Guinée, pour vérifier l’application de l’interdiction de circulation des véhicules gros porteurs hors normes et hors gabarit, en vigueur depuis le 1er avril 2025 indique un communiqué de Cellule Communication du ministère en charge des Transports. « Les avantages de cette interdiction sont considérables pour le Mali, tant pour le secteur des transports que pour l’économie nationale », a déclaré la ministre Madina Sissoko Dembélé lors d’une interview accordée à la presse à l’issue de la visite. Cette mesure, vise à préserver le patrimoine routier malien, dont l’entretien et la construction coûtent des milliards de Fcfa annuellement à l’État. La délégation, comprenant des membres du cabinet ministériel, le Directeur général des Transports, le Directeur général de la Douane, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) et le Directeur général adjoint des Routes, a constaté l’effectivité des contrôles. Des concertations avec les acteurs concernés se poursuivent pour résoudre les défis liés à l’application de la mesure. OS/MD (AMAP)  

Kangaba : Caravane contre les mariages d’enfants et pour la scolarisation des filles

Kangaba, 24 avr (AMAP) Plan International Mali et l’ONG COFESFA ont organisé une caravane de sensibilisation, le 23 avril 2025, pendant la foire hebdomadaire de Kangaba , avec pour objectif de promouvoir l’abandon des mariages d’enfants et forcés ainsi que le maintien des filles à l’école, a constaté l’AMAP. Cette action s’inscrit dans le projet « Promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs des Jeunes ». Le projet couvre les cercles de Bougouni, Sélingué, Kati, Kangaba, Ouélessebougou et Siby. La caravane a présenté le projet aux autorités et leaders communautaires. Les décideurs ont été encouragés à respecter les droits des filles. Les leaders d’opinion ont été sensibilisés aux conséquences des mariages précoces. Les populations des marchés, gares et écoles ont été informées. Une lettre de plaidoyer a été remise au préfet de Kangaba. La lettre demande l’abandon des mariages d’enfants et forcés. Elle appelle à promouvoir la scolarisation des filles. L’âge du mariage à 18 ans est recommandé. Le premier adjoint au préfet, Drissa Konaré, prenant la parole a déclaré : « Le Mali a ratifié les textes sur les droits des enfants. Le gouvernement soutiendra ces droits, surtout ceux des filles. » La lettre sera transmise aux autorités compétentes. SD/OS/MD (AMAP)

Mali : Les FAMa neutralisent une trentaine de terroristes lors d’une opération à Téné (Communiqué)

Bamako, 24 avr (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé une trentaine de terroristes, dont deux figures clés, et détruit un important stock logistique, lors d’une opération, le 23 avril 2025, dans le secteur de Téné, région de San (Centre), selon un communiqué de l’état-major général des Armées. « Grâce à une surveillance rigoureuse et à l’exploitation de renseignements militaires, les FAMa ont localisé des groupuscules terroristes convergeant vers un site de réunion à Mayarasso, à 6 km au nord-est de Baramandougou, dans la sous-préfecture de Téné ?, indique la même source. « La patience dans la filature a permis d’identifier un lieu de réunion camouflé sous la végétation », poursuit le communiqué. Malgré les tentatives de dissimulation des terroristes, « le site a été ciblé avec succès par une opération aéroterrestre. » Le bilan provisoire fait état d’une trentaine de terroristes neutralisés, parmi lesquels Hassana Sangaré, alias Abou, originaire de Sy, et Saidou Sidibé, alias Diabirou, natif de Touara. « Un important stock logistique a également été détruit », précise l’État-Major, ajoutant que l’exploitation des frappes se poursuit. L’état-major général des Armées a salué le professionnalisme des forces engagées, soulignant « la qualité de la préparation et de l’exécution coordonnée d’une mission complexe ». Il a par ailleurs appelé les populations à « se démarquer des terroristes » pour soutenir la lutte contre le terrorisme. OS/MD (AMAP)

CMDT Sikasso : Plusieurs balles de cotons emportés par un incendie

Sikasso, 23 avril (AMAP) Dans la nuit du 22 au 23 avril 2025, entre 19 heures et 22 heures, la foudre s’est abattue sur les balles de cotons de la Compagnie Malienne du développement des textiles (CMDT) de Sikasso a appris l’AMAP de source proche de la Compagnie. Cette situation fait suite à une tornade qui s’est abattue sur la cité verte du Kénédougou. Notre source précise que des dégâts matériels importants sur des balles de cotons. Selon une source sécuritaire, le feu a été vite maîtrisé grâce à l’intervention des éléments de la protection civile de Sikasso. MD/KM (AMAP)

États généraux du Sport : Le Mali ambitionne une révolution sportive

Bamako, 24 avr (AMAP) Les États généraux du Sport, ont été lancés jeudi au Centre International de Conférences de Bamako (CICB), par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, se tientdront jusqu’au 25 avril, visant à redéfinir l’avenir du sport malien et de le repositionner comme pilier du développement national. « Le sport est bien plus qu’un loisir. Il est un vecteur d’unité nationale, un outil de développement et un moyen d’inclusion sociale », a affirmé le Premier ministre lors de son discours d’ouverture. Il a souligné l’engagement des autorités de la Transition à faire du sport un levier de progrès, en s’appuyant sur des réalisations concrètes : la rénovation de stades emblématiques comme le stade du 26 Mars ou le stade Mamadou Konaté à Bamako et la construction en cours du stade ARENA-Mali à Koulikoro et du stade de Tombouctou. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Fomba, a insisté sur le caractère inclusif de l’événement. « Ces États Généraux sont participatifs et orientés vers l’action », a-t-il déclaré, pointant les défis majeurs : infrastructures vétustes, encadrement technique limité et manque de visibilité internationale. Mais les opportunités sont nombreuses, portées par une jeunesse passionnée et des athlètes talentueux. « Nous voulons établir une feuille de route claire, avec des objectifs précis et un suivi rigoureux », a-t-il ajouté. Les récents succès sportifs du Mali témoignent de ce potentiel. En 2024, les équipes de basketball U18 (filles et garçons) ont décroché le titre de champion d’Afrique à Pretoria, tandis que le vovinam viet vo dao a brillé avec 16 médailles d’or à Bamako. Le football U17 s’est illustré avec une troisième place mondiale en Indonésie en 2023, et la gymnastique aérobique a rapporté trois médailles d’or en Égypte en 2024. Ces assises réunissent athlètes, clubs, éducateurs, collectivités et entreprises pour débattre des priorités : sport scolaire, sport féminin, sport de haut niveau et sport pour tous. « Je vous exhorte à des échanges fructueux pour faire émerger des solutions durables », a conclu le Premier ministre, appelant à des recommandations fortes pour relever les défis du sport malien. OS/MD (AMAP)

Cinquième réunion de concertation public-privé à Bamako : des réformes pour l’approvisionnement et la stabilité économique

Bamako, 23 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mercredi, la cinquième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé à la Primature, indique une source officielle. « Cette rencontre, axée sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et les réformes économiques, a permis d’examiner des mesures concrètes pour renforcer l’approvisionnement en denrées de première nécessité et soutenir le secteur privé », precise un communiqué de la primature. « Depuis la création de ce cadre, nous avons priorisé la satisfaction des besoins fondamentaux à travers un plan d’action à court terme et pris en compte les préoccupations du secteur privé », a déclaré le Premier ministre Maïga. Il a salué la résilience des acteurs privés, soulignant leur rôle dans « la création de richesse, d’emplois et l’approvisionnement régulier du pays en denrées essentielles ». Au menu des discussions, quatorze réformes prioritaires proposées par le secteur privé ont été présentées. Parmi celles-ci figurent la suspension de la TVA sur l’importation de 100 000 tonnes de riz renouvelables pour pallier les effets des inondations, la sécurisation des récoltes et des circuits de commercialisation des céréales avant fin février 2025, ainsi qu’une réduction d’au moins 10 % des prix indicatifs du riz, de l’huile alimentaire, du tourteau de coton et du ciment. « Ces mesures visent à garantir un approvisionnement correct et à réduire les coûts pour les populations », a précisé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. La réunion a également abordé la lutte contre les tracasseries routières et l’amélioration de la fluidité des corridors d’approvisionnement tout au long de 2025, ainsi que l’accès à des intrants agricoles de qualité à l’approche de l’hivernage. « Nous exhortons le secteur privé à accompagner le gouvernement pour assurer la libre circulation des biens au sein de la Confédération des États de l’AES », a insisté le Premier ministre. Les participants ont examiné l’état d’avancement du plan d’action pour les besoins fondamentaux et la présentation d’un plan consolidé de réformes structurelles. « Ces concertations témoignent de l’intérêt grandissant pour une collaboration fructueuse entre les secteurs public et privé », a ajouté M. Maïga, appelant à maintenir cette dynamique pour une économie forte et inclusive. « Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées notables, notamment l’adoption de mesures à court terme et l’élaboration en cours d’un plan de réformes économiques ». Le Premier ministre a encouragé les membres du gouvernement à intensifier les concertations avec les organisations professionnelles et à rendre compte régulièrement de leurs progrès. OS/MD (AMAP)