Dissolution des partis politiques : Le monde agricole informé des motivations et perspectives

Bamako, 15 mai (AMAP) Les acteurs du monde rural se sont retrouvés jeudi après-midi au Mémorial Modibo Keïta pour échanger sur le décret n°2025-0339/PT-RM portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique au cour d’une rencontre coprésidée par les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, et de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. L’objectif était d’expliquer les raisons de cette décision, ses implications politiques et juridiques, ainsi que les perspectives pour le pays. Selon le ministre Youba Ba, cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes politiques issues des Assises nationales de la refondation (ANR) et du Dialogue inter-Maliens. Il a souligné qu’elle vise à assainir l’espace politique en réduisant le nombre de partis, en revalorisant le statut de l’opposition, et en interdisant le nomadisme politique. Le ministre a rappelé que cette décision découle des consultations nationales tenues jusqu’en avril 2025, ayant recommandé, entre autres, l’abrogation de la loi de 2005 sur les partis politiques et celle de 2015 sur l’opposition, la suppression du financement public des partis, et la révision de la Charte de la transition. Il a précisé que la dissolution n’est pas une abolition du multipartisme, mais une étape vers une nouvelle législation plus adaptée. Pour sa part, Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider les acquis et répondre aux attentes du peuple malien. Il a appelé les participants à relayer la bonne information afin de bâtir un Mali uni et prospère. MS/MD (AMAP)  

Mali: Le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal mis route

Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a lancé jeudi, le programme d’Appui au renforcement de l’enseignement normal (AREN) lors d’un atelier organisé par la société Particip GmbH, en partenariat avec le ministère chargé  de l’Education nationale. Le Programme AREN vise à contribuer à l’amélioration de la qualité des enseignements formel et non formel dans au Mali. Il bénéficie du soutien financier et technique de la Coopération suisse. Sa mise en œuvre est assurée par Particip GmbH dans les Régions de Sikasso, Bougouni, Koutiala (Sud), Mopti, Bandiagara, Douentza (Centre), Tombouctou et Taoudénit (Nord). Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré que le Programme AREN « vise également à mettre en place un système fonctionnel de gestion des enseignants prenant en compte la situation de crise sécuritaire et sanitaire et garantissant une répartition équitable des enseignants selon les besoins des écoles. » Cette rencontre, en présence du directeur du Programme AREN, Johannes Edelmann, et du chef de la coopération suisse, Jean-Michel Limat, a permis de lancer le portail de l’enseignement normal qui correspond à une somme d’innovations techno-pédagogiques majeures. Les activités du Programme AREN porteront sur la formation initiale et continue des maîtres de l’enseignement fondamental et des animateurs de l’éducation non formelle, la gestion du personnel enseignant et la formation des formateurs. Amadou Sy Savané a assuré que ce programme est « en parfaite cohérence avec la vision des hautes autorités (de notre pays) et des engagements internationaux auxquels le Mali a souscrits.) MD/MD (AMAP)

Éduction des enfants : Le programme pluriannuel de résilience phase 2 lancé

Bamako, 15 mai (AMAP) Le ministère l’Education nationale, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (l’Unicef) a officiellement lancé, jeudi, le Programme pluriannuel de résilience (PPR) phase2, en anglais Multi-Year Resilience Program (MYRP), en faveur de l’éducation en situation d’urgence au Mali. Ce programme vise à répondre, de manière intégrée, aux défis de l’éducation dans les zones touchées par les conflits, l’insécurité et les catastrophes naturelles. Il est financé pour environ 12 milliards de Fcfa par le Fonds des Nations Unies pour l’éducation en situation d’urgence, dénommé Education cannot Wait (ECW). Le chargé de mission du département de l’Éducation, représentant le ministre, Banna Moussa Bakhaga, qui a présidé la cérémonie, a souligné que ce programme « intervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle affectant gravement l’accès à une éducation de qualité, sûre et inclusive pour des milliers d’enfants. » Banna Moussa Bakhaga a ajouté qu’« il repose sur trois piliers fondamentaux, notamment l’accès équitable et inclusif à une éducation de qualité pour tous les enfants et jeunes, surtout les déplacés et ceux vivant avec un handicap. » S’y ajoute l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage et le renforcement de la gouvernance et de la résilience du système éducatif. Selon lui, ce programme couvrira plus de 260 000 enfants et adolescents dans les régions les plus touchées, à savoir Mopti (Centre), Gao, Tombouctou, Ménaka et Kidal (Nord). Le représentant du ministre a fait noter que ce programme reflète un partenariat fort, basé sur la solidarité, la redevabilité mutuelle, et l’ambition commune de construire un avenir meilleur pour chaque enfant. Et d’ajouter : « il n’est pas seulement un appui à l’éducation en situation d’urgence, mais c’est un levier stratégique pour la paix, la stabilité et le développement durable. Il garantira à chaque enfant un environnement d’apprentissage sûr et protecteur. » Pour sa part, le représentant du Parlement des enfants a expliqué que l’inclusion scolaire est un mot qui peut sembler compliquer mais facile à comprendre. Pour Mama Sabé, chaque enfant, peu importe ses différences, doit avoir la chance d’apprendre et de jouer avec ses camarades et d’être pleinement accepté par eux. Il a déclaré que chaque enfant à quelque chose d’unique à offrir. « S’ils sont ensemble, ils peuvent apprendre des uns des autres et grandir ensemble. » Le représentant du parlement des enfants a affirmé que ce programme pluriannuel de résilience « est une belle opportunité pour aider à faire en sorte que toutes les écoles soient un endroit où chacun peut s’épanouir » « Grâce à ce programme nous pouvons mettre en place des activités adaptées, former les enseignants et sensibiliser tous les élèves à l’importance de l’inclusion », a-t-il fait savoir. Et d’indiquer que chaque enfant mérite de se sentir aimé, écouté, respecté « et l’inclusion scolaire est un pas important vers cela. » Le Représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a martelé que « cet engagement collectif marque la poursuite d’un programme et représente une promesse faite à chaque enfant de pouvoir apprendre, rêver et construire son avenir, même en temps de crise. » Pierre Ngom a ajouté que le MYRP phase 2 s’inscrit dans la vision du Programme décennal de développement et de l’éducation (Prodec 2), qui a pour objectif de garantir à 200 000 enfants, âgés de 3 à 18 ans, un accès équitable à une éducation de qualité d’ici 2027. Ngom a précisé que c’est dans ce cadre que l’Unicef se tiendra aux côtés de ses partenaires pour la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires. Il a, par ailleurs, insisté sur la formation des enseignants, la distribution de matériels éducatifs et de kits de dignité, la mobilisation communautaire pour la scolarisation des filles, le soutien financier aux ménages vulnérables, ainsi que le développement d’alternatives d’apprentissage, y compris la formation professionnelle pour les adolescents. « Et, aussi, prévenir l’abandon scolaire et assurer la continuité des apprentissages en contexte d’urgence », a-t-il dit. AS/MD (AMAP    

Décrue des cours d’eau : Un constat amer

Par N’Famoro KEITA        Bamako, 15 mai (AMAP) L’an dernier, les eaux du fleuve Niger avaient débordé pour remplir les rues et les maisons de certains quartiers de Bamako et ses environs. Mais ces derniers mois, la réalité était tout autre. La tendance pourrait s’inverser avec l’hivernage qui arrive Actuellement, le niveau des cours d’eau connaît une baisse substantielle sur toute l’étendue du territoire. Face à cette situation hydrologique, le déstockage des retenues des barrages de Sélingué-amont et de Manantali-amont se poursuit. Ces informations sont données par la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) à travers ses bulletins hebdomadaires. La même source informe que les hauteurs d’eau observées en mi-avril sont supérieures à celles de l’année dernière. En général, le tarissement vertigineux des cours d’eau durant ces dernières années est préoccupant et alertant. Famadi, habitant de Djicoroni-Para, en Commune IV du District de Bamako, affirme que l’assèchement du fleuve Niger dépasse son entendement. À l’en croire, cela fait deux décennies que les riverains n’ont pas constaté une telle baisse du niveau d’eau du fleuve qui traverse la capitale de long en large. Sitan, mère de 4 enfants, renchérit qu’elle est venue dans ce quartier en 2000 après son mariage, elle n’a jamais vu le fleuve Niger tarir de la sorte. Plusieurs personnes corroborent le constat de nos deux interlocuteurs. Naturellement, la décrue des cours d’eau n’est pas un constat étonnant pendant la saison sèche. Mais quand elle s’accélère, elle peut engendrer des défis environnementaux et alimentaires. Selon les spécialistes du climat, ce phénomène est induit par le changement climatique. Le météorologue Bakari Mangané, chargé des prévisions et alertes météorologiques à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-météo), nous édifie sur le phénomène. Selon le spécialiste, il y a des périodes où l’écoulement est très rapide, surtout en temps de forte chaleur, où le coefficient d’infiltration est très élevé. Il ajoute que le coefficient de l’évapotranspiration provoqué par des grands vents se manifeste à la surface des cours d’eau. Le phénomène est aussi dû à l’augmentation globale mondiale de la température, ce qui favorise l’accélération de ces deux coefficients. Il y a également des pratiques néfastes qui affectent les cours d’eau, tel que le dragage. Cette activité aurifère est en train de mettre les points d’eau en péril et la faune aquatique en danger. Pour remédier à ce problème très sérieux, Bakari Mangané pense qu’il faut communiquer et sensibiliser les populations. « Les gens doivent prendre conscience de la protection de notre environnement, veiller à la bonne santé des cours d’eau, construire des mini-barrages pour capter l’eau», soutient-il. MISE EN VALEUR DES COURS D’EAU – Lors de la mission de supervision du plan de campagne agricole 2025 du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans la Région de Bougouni, les éleveurs et les pêcheurs ont beaucoup sollicité la mise en valeur des cours d’eau, en créant des points de stockages du liquide précieux à travers le pays. Selon leur explication, ceci permettra d’éviter la perte de ce potentiel généré par l’hivernage et qui s’étiole considérablement pendant la saison sèche. La stagnation des cours d’eau favorise l’agriculture, surtout les cultures maraîchères. Mais cette année, assure le directeur national adjoint de l’agriculture, les nappes souterraines ont été bien alimentées en eau suite à la bonne pluviométrie de l’hivernage passé. De ce fait, la décrue n’a pas eu d’effet négatif sur la culture de contre saison (céréales et légumes), explique Ousmane Camara. Et d’ajouter que l’abondance des eaux souterraines renforce les possibilités d’irrigation pour répondre aux besoins des cultures. Donc, la campagne de contre saison s’est déroulée dans des conditions favorables, avec une bonne disponibilité en eau qui a permis de mettre en place les cultures. Selon le bulletin de suivi des activités de contre saison à la date du 15 avril de la DNA, les céréales ont été cultivées sur 36.960 hectares, soit 64,92% des objectifs, les cultures maraîchères ont occupé 104.098 hectares, soit 107,31% des objectifs. Ce qui explique le fait que la décrue dans les zones de culture de contre saison n’a pas affecté la campagne. NK/MD (AMAP)

Reprise des travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, près de Tenenkou (Centre)

Tenenkou, 14 mai (AMAP) Les travaux de construction de la digue de ceinture de la Commune rurale de Sougoulbé, dans le cercle de Tenenkou (Centre), ont repris ce mercredi 14 mai 2025 sous la co-présidence des deuxièmes adjoint au maire des Communes de Sougoulbé et Tenenkou. Entamés en 2024, les travaux ont connu une pause liée à la crue. En prélude à l’hivernage qui s’annonce et à la crue, les autorités communales de Sougoulbé ont mis le paquet pour relancer les travaux afin de faire face aux futures inondations. Pour constater le redémarrage des travaux de construction de la digue, de nombreuses personnalités des deux communes ont effectué le déplacement sur site. Il s’agit notamment des chefs de villages de Kora, Sindé, Kona Fambé, Kona Mali, Tenenkou, des secrétaires généraux des deux communes et des représentants des organisations de la société civile. Les travaux seront supervisés par les chefs des services de la subdivision de l’Urbanisme et du Génie rural qui étaient, également, présents sur le site. Le deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sougoulbé, Amadou Boubou Sow, s’est réjoui de la reprise des travaux avant d’inviter « l’ensemble des personnalités présentes à s’investir pour que ce projet puisse être une réalité pour le bonheur des populations du Cercle de Tenenkou en général. » Il a salué singulièrement les autorités administratives, notamment le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao pour sa « disponibilité constante et ses différents appuis et conseils qui ont été d’un apport inestimable pour la réalisation de cet ambitieux projet. » Quant au deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, il s’est félicité de la reprise des travaux avant de rappeler que ce projet est tout aussi important pour la Commune urbaine de Tenenkou . Il a salué la bonne collaboration entre les deux communes avant de plaider « pour l’instauration d’un dialogue permanent afin d’échanger sur les questions majeures qui intéressent la vie de ces deux communes. » Tout en souhaitant plein succès aux travaux, les deux élus ont donné les premiers coups de pelle, lançant officiellement le redémarrage des travaux. Cette construction de la digue de ceinture de Sougoulbé , selon le secrétaire général de la Commune rurale, Guirama Tembely, a pour objectifs de sécuriser la ville de Tenenkou et les nouvelles parcelles agricoles et d’habitation en Titre foncier (TF) et de créer de nouvelles recettes pour la Commune. La nouvelle digue, une fois achevée, va permettre de disposer de plus d’une centaine d’hectares et réduire considérablement le besoin de parcelles à usage d’habitation pour les populations de la ville de Tenenkou. Avec le manque d’espace et de terres mais, aussi, en raison de la spéculation dans la Commune urbaine de Tenenkou, les prix des parcelles ont atteint des sommets, dépassant tout entendement. Aujourd’hui, avec 1 ou 2 millions de francs CFA, il est impossible d’avoir une parcelle à usage d’habitation dans la ville de Tenenkou. Il faut débourser entre 5,6 ou 7 millions dans certains cas pour en avoir. L’aménagement de cette digue de ceinture, même si elle appartient à la Commune de Sougoulbé, va surtout bénéficier à la population de Tenenkou, plus proche du nouveau site. Les travaux vont durer 1 mois et sont financés sur fonds propres du budget de la Commune rurale de Sougoulbé. AS/MD (AMAP)

Coupe du Mali de football féminin : Fin de course pour les clubs représentants la Ligue régionale de Kayes

Kayes, 14 mai (AMAP) C’est la fin de course pour les équipes féminines de la Ligue Régionale de football de Kayes. Aucune équipe de cette Ligue n’a franchi l’étape des 8èmes de finales de la Coupe du Mali de football lors des rencontres du 11 mai 2025. Une situation qui doit pousser la Ligue et les Districts à redoubler d’efforts pour avoir des clubs compétitifs et performants. Le chemin à parcourir reste long et parsemé d’embûches. L’AS-Mandé de Bamako a humilié Lanaya de Kita au Stade Lamine Konaté, en lui infligeant un score fleuve de 10 buts à 0. Les Tigresses, l’équipe féminine phare de la Cité des rails, s’est inclinée devant l’AS-Réal de Bamako (5-1) au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes. L’As Entente de Sirakoro de Bamako a battu Lambersat de Bafoulabé sur le score de 8 buts à 0 au Terrain AS-Réal de Bamako. L’équipe de la Cité des rails ne pouvait pas du tout remonter le score et elle a même raté quelques occasions de buts. Elle était opposée à une sélection organisée et expérimentée. N’eut été le manque de vigilance ou la maladresse de certaines joueuses, le match allait se terminer sur un score indiscutable de 7 buts à 2. « Pendant ce match, nous avons rencontré des difficultés au niveau de l’arbitrage. Cela a beaucoup affecté nos jeunes. Maintenant, on va se battre pour assurer le maintien de notre club dans la Ligue1 du championnat national », a expliqué Sékou Sissoko, coach des Tigresses de Kayes. Les gradins du Stade Abdoulaye Makoro Sissoko étaient presque vides, les populations n’étant pas sorties en masse pour soutenir leur équipe. Mais, la troupe des supporters a joué sa partition. A travers des chants et des sons de tambours et de clairon, elle n’a cessé d’enflammer le stade tout au long de la rencontre. D’ailleurs, une joueuse de l’AS-Réal ne se privait pas d’esquisser quelques pas de danse, d, lors des arrêts de jeu. Les deux équipes ont évolué sous un temps ensoleillé. A cause de la chaleur, l’arbitre faisait observer de petites pauses pour permettre aux joueurs de boire un peu d’eau et certaines en profitaient pour rafraichir leur corps. « On s’attendait à ce résultat. Quand nous sommes venus ici dans le cadre du championnat national, on avait commis beaucoup d’erreurs, en concédant un match nul contre les mêmes locaux. Cela nous a beaucoup touchés. Puisque c’est un éliminatoire direct, nous avons fait recours à toutes nos forces pour obtenir un résultat positif dans le fair-play », a dit Omar Guindo dit Coplan, entraîneur de l’équipe de l’AS-Réal de Bamako, se réjouissant de la victoire de ses joueuses. Il a, aussi, salué l’équipe adverse qui, à travers son engagement, « nous a montré qu’elle était venue pour jouer. » « Le match nul qu’on a obtenu ici (à Kayes) leur a donné de la force », renchérit la capitaine des Noirs et Blancs de Bamako. BMS/MD (AMAP)  

Mali – Dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique par décret présidentiel (Officiel)

Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le général d’Armée Assimi Goïta, a promulgué par décret portant dissolution de tous les partis politiques et organisations à caractère politique sur l’ensemble du territoire malien, selon un communiqué officiel publié ce mardi, à Bamako, après un Conseil des ministres extraordinaire. « Les partis politiques et les organisations à caractère politique sont dissous sur toute l’étendue du territoire national », stipule l’article 1er du décret n°2025-05/PT-RM, pris en Conseil des ministres. La mesure entraîne l’interdiction de toute réunion, activité ou administration liée aux entités dissoutes. « Toute réunion des membres de ces organisations est formellement interdite, de même que l’utilisation de locaux ou de moyens à des fins politiques », a précisé le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maïga, par ailleurs Premier ministre, chef du gouvernement. « Les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par les lois en vigueur, » selon l’article 3. Le décret précise que les personnes occupant des postes dans les institutions politiques ou administratives, désignées par des partis ou organisations dissous, peuvent continuer leurs missions. « Ces personnes ne pourront, toutefois, se prévaloir de leur ancienne affiliation politique », a souligné le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué. Cette décision s’appuie sur les consultations des Forces vives de la Nation tenues les 16 et 17 avril 2025 dans les régions, le district de Bamako et auprès des Maliens de l’extérieur, ainsi que sur la phase nationale des 28 et 29 avril 2025. « Elle s’inscrit dans le cadre de la Constitution, de la Charte de la Transition et de plusieurs lois, notamment la loi n°2025-005 du 13 mai 2025 abrogeant la Charte des partis politiques et le statut de l’opposition » justifie le gouvernement Le décret abroge, également, le décret n°2025-0318/PT-RM du 7 mai 2025, qui suspendait les activités des partis politiques. OS/MD (AMAP)

13e édition du Grand tour du Mandé, étape de Kangaba

Kangaba, 13 mai (AMAP) Le promoteur du Grand tour du Mandé (Kirina, Kangaba, Kéla), le célèbre griot Bourama Soumano, président de l’Association Kouma et ses amis ont été reçus avec tous les honneurs lundi 12 mai 2025, à Kangaba (Ouest) sur la place du Kama-blon, dans le cadre de la 13e édition de l’évènement, a constaté l’AMAP. « Si le Grand tour du Mandé se renforce d’année en année, c’est seulement et surtout grâce à la bénédiction des sages du Mandé », a déclaré M. Soumano face aux dignitaires venus au grand complet l’accueillir sur la place publique de Kangaba. Selon lui, l’Association Kouma n’est autre qu’une association pour valoriser nos valeurs culturelles. Cette édition 2025 correspond à l’année dédiée à la Culture par le général d’Armée Assimi Goïta président de la Transition chef de l’Etat a rappelé le président de l’Association Kouma. Il a invité « les sages du Mandé à formuler des bénédictions pour son association et le Grand tour du Mandé en général, et pour la Transition et son président le général d’Armée Assimi Goïta en particulier. » Au nom des sages de Kangaba, Namory Traoré de la famille fondatrice de Kangaba a formulé des bénédictions pour le Mali. Il a réaffirmé le soutien indéfectible du Mandé à la Transition malienne. SD/MD (AMAP)

Kayes : Le colonel Boubou Bocoum prend le commandement de la Région militaire N°4

Kayes, 13 mai (AMAP) La passation de service entre le nouveau commandant de la Région militaire N°4, le colonel Boubou Bocoum, et l’ancien, le colonel Moussa Ongoïba s’est déroulée lundi 12 mai 2025 au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé de Kayes (Ouest), sous la présidence du général de brigade Arouna Samaké, chef d’état-major de l’Armée de Terre, en présence d’Amadou Dicko, directeur de Cabinet du gouverneur de la Région de Kayes et de nombreux invités militaires et civils. Elle a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation de la Nouba, du drapeau et de sa garde et des sections des autres composantes des forces de défense et de sécurité. Avant de poser ses valises dans la Cité des rails, le colonel Boubou Bocoum était, jusqu’en janvier dernier, le commandant du poste de Commandement tactique de Nioro (PC TAC – Nioro) dans le cadre de l’opération Maliko. Le nouveau commandant de la Zone de défense N°4 détient au moins 5 médailles nationales et internationales, dont la Médaille d’argent de l’Ecole de guerre de Moscou avec la mention « Excellent » (2024) et la Médaille commémorative de campagne (2003). Il a aussi occupé le poste de chef d’Etat-major de la Région militaire N°3 à Kati. Au début de sa carrière militaire, il a obtenu le diplôme de Chef de section d’infanterie à l’Ecole militaire interarmes (EMI) de Koulikoro. En 1999, il a eu le diplôme de parachutiste au Bataillon des commandos parachutistes de Djicoroni (Bamako). Le colonel Bocoum a décroché un autre parchemin de l’Ecole de guerre et un master en défense et Sécurité nationale avec mention « Excellent à l’Ecole de guerre de Moscou. Son mémoire de fin d’études portait sur le thème « Justification stratégique militaire des domaines prioritaires de la construction et du développement des forces armées du Mali ». Au regard de ses expériences tant dans notre pays qu’ailleurs, le nouveau patron de la Région militaire N°4 entend œuvrer pour renforcer la sécurité dans les régions administratives de Kayes, Nioro et Kita. En mars 2021, le colonel Boubou Bocoum avait participé à la Conférence internationale de Niamey sur la stabilisation des Zones de conflit et le terrorisme insurrectionnel dans le Sahel Central et le Bassin du Lac Tchad. « Je prends ce commandement avec humilité et je mesure la portée de toute la responsabilité qui est la mienne. Les actions qui seront très prochainement entreprises s’inscrivent dans le cadre de la continuité, en renforçant les acquis qui trouent leur fondement dans la vision stratégique du chef d’état-major de l’Armée de terre. Les actions futures iront dans le sens des défis à relever », a déclaré à la presse le commandant entrant , « Il y a des enjeux sécuritaires dans la région, à travers les nombreux flux commerciaux sur le plan économique entre, d’une part le Mali et le Sénégal, et d’autre part, entre le Mali et la Mauritanie. La 4ème région militaire, en plus de la région administrative de Kita, couvre les régions administratives de Kayes et Nioro, qui font frontière, respectivement, avec le Sénégal et la Mauritanie »,  a expliqué le colonel Boubou Bocoum, à l’issue de la cérémonie de passation de témoin. Le colonel Bocoum a, aussi, rendu un hommage à tous ses prédécesseurs qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour assurer et maintenir à bon niveau l’organisation de fonctionnement de cette prestigieuse région militaire. Il a aussi remercié la presse pour l’intérêt qu’elle porte au travail des forces de défense et de sécurité. Son prédécesseur, le colonel Ongoïba, qui avait pris fonction le 2 mai 2024, s’était engagé à assurer la paix, la sécurité, la libre circulation des personnes et de leurs biens dans l’ensemble de sa zone défense. BMS/MD (AMAP)  

Attaque à Narena : Trois civils tués, sept blessés et des dégâts maternels

Kangaba, 13 mai (AMAP) Les populations de Naréna chef-lieu de la Commune du même nom se sont réveillés, lundi 12 mai 2025 sous le feu de présumés terroristes, faisant un bilan de 03 civils tués, 07 blessés et des dégâts maternels considérables, rapportent des témoins. Parmi les victimes figurent des étrangers. Entre 4 heures et 5 heures du matin, les assaillants sur des motos ont attaqué et incendié le garage des Chinois. Ils se sont se sont dirigés sur le site minier de la société minière INDI GOLD. SD/MD (AMAP)