Mopti : Organisation d’une session de formation des jeunes en art visuel

Mopti, 18 décembre (AMAP) Les travaux d’une session de formation en audiovisuel (photographie et vidéographie), la réalisation de courts métrages et documentaires de sensibilisation, organisés à Mopti, prendront fin dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. La cérémonie d’ouverture de la session a été présidée lundi, par le directeur de cabinet du gouverneur de Mopti, Mamadou Seydou Diarra en présence de la directrice exécutive du Cinéma Numérique Ambulant du Mali, Mme Kadidia Sidibé, du représentant de CIAUD-Canada, Idrissa Maïga et celui du partenaire financier l’Unicef, Mohamed Guèye. Cette rencontre regroupe 50 jeunes filles et garçons de la région ( U.Report, l’association des handicapés, des pionniers et du parlement des enfants), en audiovisuel (photographie et vidéographie), la réalisation de courts métrages et documentaires de sensibilisation sur un objectif de 200 jeunes pour les régions de Bandiagara, Tombouctou, Gao et Mopti. L’objectif de la session qui prend fin dimanche, est de renforcer les capacités des auditeurs à pouvoir documenter/immortaliser les interventions des TP-HIMO par le moyen de capture d’images et la réalisation de supports audiovisuels exploitables dans le cadre des stratégies de communication et de sensibilisation. Cette activité dénommée « Pépite d’or », implémentée par le Cinéma Numérique Ambulant du Mali (CNA Mali) et le Comité International pour l’Aide d’Urgence et le Développement (CIAUD-Canada) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme PAFEEM (Promotion des Pratiques Familiales Essentielles et de la culture de la tolérance, de la Paix et de la cohésion sociale dans les régions du centre et du nord du Mali). Financée par l’Unicef, elle s’inscrit dans l’esprit de participation et d’engagement des adolescents et les jeunes pour la promotion de certains comportements favorables pour la santé, l’éducation, la nutrition et le wash. Dans son intervention, la directrice exécutive du CNA-Mali, Mme Kadidia Sidibé a indiqué que l’image a un langage universel qui suscite une émotion, une réaction. Qu’elle peut également transmettre une information, créer un engagement ou provoquer un engouement. Tout tant soulignant que cette formation permettra aux jeunes de jouer un rôle important dans la sensibilisation sur des thématiques auxquelles ils sont exposés. Le représentant de l’Unicef, Mohamed Guèye a joint sa voix à celle de son collègue de CIAUD- Canada, Idrissa Maïga pour rassurer les autorités régionales et les bénéficiaires des interventions du PAFEEM, de l’engagement de tous les acteurs pour l’atteinte des objectifs du programme. Le représentant du chef de l’exécutif régional, eu égard à l’importance de la promotion des pratiques favorables pour la santé, l’éducation, la nutrition et le wash et la valeur ajoutée de cette formation sur l’employabilité des jeunes, a engagé les jeunes à une participation active et l’assiduité nécessaire pour tirer le maximum de profit. M. Diarra a profité de l’occasion pour remercier et féliciter à travers le Cinéma Numérique Ambulant Mali, l’ensemble des acteurs qui accompagne le PAFEEM et singulièrement l’Unicef, le partenaire financier. DC/KM (AMAP)

Kangaba : Renforcement des capacités des anciens Agents de santé communautaire

Kangaba, 18 décembre (AMAP) La 1ère session de l’atelier de formation des anciens Agents de santé communautaire (ASC) du district sanitaire de Kangaba, s’est déroulée du 10 au 17 décembre derniers dans la salle de réunion du Centre de Santé de Référence (CSRéf), a constaté l’AMAP. L’atelier a porté essentiellement sur les outils de Soins essentiels dans la Communauté (SEC) révisés et l’outil de Digitalisation de la santé communautaire au Mali (DISC-Mali). Les travaux de cette formation financée par le Fonds mondial, ont regroupé vingt (27) Anciens Agents de santé communautaire (ASC), venus de 10 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. L’objectif général de la session était de former les anciens ASC du district sur les outils révisés SEC et sur l’utilisation de l’outil DISC-Mali. Il s’agissait spécifiquement de mettre à niveau les anciens ASC du district sur les outils SEC révisés, de s’approprier l’outil DISC-Mali et son fonctionnement en situation réelle sur le terrain et de pouvoir répondre aux sollicitations techniques et fonctionnelles des utilisateurs finaux, de former les anciens ASC sur toutes les fonctionnalités/formulaires de l’outil DISC-Mali. La méthodologie utilisée au cours de l’atelier a été la présentation des modules, l’installation de l’outil DISC-Mali, la démonstration pratique et les questions- réponses. La formation a été assurée par les formateurs venus du district, de la région et du niveau national. Cette rencontre est la suite logique du lancement de la réforme du système de santé qui a recommandé l’usage du numérique en général et en particulier pour la santé communautaire dans son ensemble. SD/KM (AMAP)

Compagnie malienne pour le développement des textiles : La fin de la privatisation entérinée

Bamako, 18 déc (AMAP) L’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a adopté, mardi, la fusion et le rapport du commissaire à la fusion dans toutes leurs dispositions, qui valide la fusion de toutes les filiales de la CMDT. L’Assemblée générale extraordinaire, qui s’est tenue dans les locaux de la compagnie cotonnière,  a entériné cette fusion-absorption de la CMDT-Centre S.A, la CMDT-Ouest S.A, la CMDT-Nord-Est S.A, la CMDT-Sud S.A et l’Office central de classement du coton (OCC-SA) par la CMDT-S.A, Cette décision a été prise par le Conseil d’administration, le 2 décembre dernier, qui avait accepté le principe de la fusion, conformément à la loi. « La fusion est un processus long qui, habituellement, peut prendre de six mois à un an, mais qui, dans notre cas, a pris un peu plus de temps. La fusion consiste à réunir deux ou plusieurs sociétés pour n’en former qu’une seule. Lorsque cette fusion entraîne la disparition des autres sociétés au profit d’une seule, on parle de fusion-absorption », a expliqué Me Ahmadou Touré, le notaire en charge du processus. Par ailleurs, il a souligné qu’il s’agit d’une première dans l’histoire économique et juridique du Mali. «Il n’y a jamais eu de fusion de cette envergure. Il y a certes eu de petites fusions, mais voir la plus grande entreprise nationale, la CMDT, ainsi que ses filiales, qui avaient été démantelées, revenir aujourd’hui sous un même toit est une véritable fierté pour le Mali. C’est un signe que le Mali va de l’avant», a-t-il salué Pour sa part, le PDG de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, a souligné l’importance de cet événement qui augure une nouvelle ère pour la CMDT. « Cela aura un impact considérable, car depuis que l’épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la tête de la CMDT, en voulant la conduire à la privatisation, les uns et les autres sont restés toujours sur leur faim », a-t-il souligné. Cette nouvelle dynamique « nous donnera la possibilité d’un management assez structuré et performant pour diriger la société qui englobe l’ensemble de ces dispositifs, qu’il s’agisse des ressources humaines ou des infrastructures, en une société unitaire dont la gouvernance sera plus aisée », a-t-il confié. Le président de l’Assemblée générale des actionnaires a précisé qu’actuellement, c’est l’État qui est actionnaire à 99,49% et Geocoton 0,51%. Cette étape décisive a nécessité l’approbation des actionnaires de la CMDT ainsi que celle des filiales concernées. Le processus, exigeant un travail rigoureux, devait respecter un calendrier précis : les décisions des assemblées générales des actionnaires de la CMDT devraient être acceptées par chacune des filiales et l’OCC, le même jour, afin de garantir la cohérence des états financiers soumis à la fusion. Ces états avaient été préalablement examinés et validés par le commissaire à la fusion. La rencontre a eu lieu en présence des représentants de Geocoton, Pape Ibrahim Diack et de la direction générale de l’administration des biens de l’État, Sadibou Diabaté. AG/MD (AMAP)  

Don des Œuvres sociales du président de la Transition à des personnes démunies de Kati  

Kati, 17 dec (AMAP) Les Œuvres sociales du Président de la Transition ont offert, mardi, à la préfecture de Kati, des vivres à 110 personnes démunies et des motos tricycles à 10 personnes en situation de handicap dans le Cercle de Kati. Le don et composé de 100 sacs de riz,100 sacs de mil,100 paquets de pâtes alimentaires, 100 bidons d’huile de 20 litres et 10 motos tricycles. Le Conseiller spécial chargé des œuvres sociales du Président de la Transition, Aguibou Dembélé, accompagné d’une délégation de la Présidence de la République, a présidé la cérémonie à laquelle ont participé des autorités politiques, administratives et coutumières du cercle de Kati. Ce don s’inscrit dans le cadre des activités de la Journée internationale des personnes vivant avec un handicap, célébrée le 3 décembre. AK/MD (AMAP)  

Pêche et aquaculture à Ségou : un fleuve d’opportunités à développer

Par Mamadou SY Ségou, 17 déc (AMAP) Pratiquée presque un peu partout au Mali, notamment dans divers cours d’eau (fleuve Niger, lacs et mares), la pêche occupe une place importante dans le développement du Mali en termes de création d’emplois. Cependant, et malgré son potentiel indiscutable, il ne contribue encore que faiblement à l’économie nationale avec un Produit intérieur brut (PIB) de 2,4 %. S’agissant de la consommation annuelle de poisson par tête d’habitant, elle s’élèverait en moyenne à 10,5 kg. La capture des produits halieutiques à Ségou (Centre) ne permet pas encore d’assurer l’autosuffisance alimentaire de la population. La raison ? Des défis liés, entre autres, à la raréfaction de certaines ressources halieutiques, au changement climatique dû à la pression des activités humaines, au manque de financement et au coût élevé des intrants compromettent l’essor du secteur. Que ce soit sous un soleil de plomb ou dans le fraîcheur de la nuit, les pêcheurs embarquent chaque jour sur leurs pirogues et naviguent sur le fleuve Niger et son affluent, le Bani, à la recherche du poisson. En ce mercredi du mois de décembre, il est 8h du matin. Nous rencontrons Oumar Salamanta de retour la pêche avec quelques poissons frétillants dans son filet. Selon notre interlocuteur, il lui arrive souvent de sortir de l’eau avec 5 à 6 kilos de poissons, selon les jours. Un peu plus loin, Boureïma Koné assis dans sa pirogue, s’activait à retirer des tilapias de son filet. Tirant la majeure partie de ses revenus de la pêche, M. Koné reste préoccupé, comme bon nombre de pêcheurs, par la l’ensablement progressif du fleuve Niger, la prolifération de plastique et les effets du changement climatique qui bouleversent l’écosystème et mettent en péril les populations de poissons. « Cette situation qui n’est pas porteur d’optimisme menace gravement nos moyens de subsistance », a-t-il déploré. Les embarcations utilisées par les pêcheurs sont composées de pirogues de 4 à 10 mètres, voire plus, ainsi que des filets dormants et maillants, des sennes, éperviers et nasses. Lassine Sinayoko, un autre pêcheur note que la filière pêche à d’immenses potentialités. Cependant, elle demeure le parent pauvre des financements et manque cruellement d’attention de la part des pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie et de travail des pêcheurs. D’après le président régional des producteurs de poissons et de l’Association des pêcheurs résidant au Mali, les carpes et les silures figurent parmi les poissons les plus pêchés. Mamady Dembélé dit avoir constaté ces dernières années, la disparition de certaines espèces comme le citharinus et l’heterobranchus communément appelées «Tala» et «Polio» en langue bamanankan. Il révèle qu’actuellement la demande en poisson est forte et les pêcheurs peinent à satisfaire la clientèle à cause de la faible quantité de poisson pêchée. Contre la raréfaction des ressources halieutiques, Mamady Dembélé propose la promotion de l’aquaculture (l’élevage contrôlé des poissons dans des étangs, bassins ou des cages flottantes). « Cette pratique s’est généralisée dans la région à la demande des pêcheurs pour créer des emplois et améliorer leurs conditions vie », a-t-il fait savoir. Le président régional des producteurs de poissons a ajouté que les mares et étangs communautaires contribuent grandement au développement du secteur et à l’amélioration des revenus des pêcheurs. Comme exemple, il cite la Commune rurale de Dougoufè, dans cercle de Barouéli, où  plus de 5 tonnes de poissons ont été produites. Mamady Dembélé estime que la gestion durable des ressources halieutiques passe par un renforcement des capacités des acteurs du secteur pêche et aquaculture. Pour réduire la surpêche, des mises en défens sont instaurées le plus souvent. Ce repos biologique favorise la reproduction des poissons, mais aussi le retour de certaines espèces qui avaient disparues, fait-t-il remarquer. L’État et ses partenaires ont un rôle à jouer dans la levée des obstacles. Cet appui permettra au secteur d’être plus productif, tout en préservant l’écosystème, a ajouté le président régional des producteurs de poissons. La direction régionale de la pêche de Ségou a en charge la mise en œuvre des plans et programmes, l’aménagement des pêcheries, la promotion et la valorisation des filières et productions halieutiques, le développement de l’aquaculture ainsi que la création des mises en défens dans les milieux piscicoles de l’État. D’après le chef du secteur pêche de Ségou, Baréma Koïta, la production halieutique est en constante progression dans le Cercle de Ségou. « On a pu enregistrer, cette année, 1 730 tonnes de poissons frais contre 1 694 tonnes en 2023. La crue de cette année a beaucoup favorisé la production de poissons, notamment les fretins. « La production dans le cercle dépend globalement de l’état de la crue et de la pluviométrie. Quand ces deux éléments sont réunis, on peut s’attendre à une bonne production », a expliqué M. Koïta. S’exprimant sur les contraintes, il a indiqué que le secteur est confronté au manque d’infrastructures et d’accès au financement des pêcheurs. S’y ajoutent l’insuffisance d’aménagement des pêcheries et d’effectif au niveau de la direction régionale pour assurer l’encadrement des activités de la pêche dans l’ensemble de la région et le coût élevé des intrants de pêche et d’aquaculture. Baréma Koïta soutient qu’il faut davantage développer l’aquaculture à travers l’installation de cages flottantes, de bacs hors sols et d’étangs piscicoles le long du fleuve, aménager les mares et empoissonner les plans d’eau pour réduire notre dépendance extérieure en protéines halieutiques. Le Cercle de Ségou compte plus d’une centaine d’aquaculteurs. L’un de leurs défis majeurs reste l’accès aux intrants (alevins et aliments) à moindre coût pour booster production. Le chef du secteur pêche de Ségou a, sur ce point, fait remarquer que l’État fait des efforts. Cependant, la quantité d’intrants subventionnés est insuffisante. Il suggère également de vulgariser les textes qui régissent la pêche et l’aquaculture, afin que les pêcheurs sachent ce qui est autorisé ou non. MS/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Tenue de la 2e session du Projet brigade verte

Nioro, 17 déc (AMAP) L’initiative présidentielle Brigade verte pour l’emploi et l’environnement, lancé officiellement en 2021, a réalisé plusieurs activités dans la région de Nioro, dans ‘Ouest du Mali, a appris l’AMAP, en marge de la deuxième session du projet. Il s’agit entre autres de la mise en place de neuf sociétés coopératives avec Conseil d’administration, l’aménagement et la mise en valeur d’un site pilote de 120 ha, la réalisation de 31 forages positifs et l’installation de huit châteaux d’eau. Cette session qui a enregistré la présence des autorités politiques, administratives, des représentants de la société civile de la Région de Nioro, portait essentiellement sur la présentation du rapport des activités menées pour la bonne marche du projet. Fruit du partenariat entre l’Italie et le Mali, « le projet vise à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à lutter contre le chômage des jeunes. » Le coordinateur régional du projet, Sidy Keita, a exprimer sa satisfaction par rapport à la participation de tous les acteurs impliqués. Il a invité les bénéficiaires « à prendre en compte les différentes recommandations formulées pour les populations des zones affectées par la désertification et la dégradation des terres afin d’affirmer leur résilience à travers la gestion durable des ressources naturelles. » Le gouverneur de la Région le général de brigade, Aly Annaji, a s’est réjoui de la participation de la coopération italienne, à travers l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), partenaire technique et financier « pour son appui constant ». Il a rassuré la coordination régionale de son appui constant dans la mise en œuvre des activités du projet dans la région. MD/MD (AMAP)  

La Foire agricole de Sikasso : Promotion et développement de l’agriculture au chœur des débats

Sikasso, 16 déc (AMAP) « L’agriculture durable, facteur de développement économique et d’emploi pour un avenir meilleur », est le thème retenu pour la 6ème édition de la foire agricole de Sikasso (FASKO-2024) qui , du 14 au 19 décembre, au stade Babemba Traoré de Sikasso, s’emploiera à mettre en valeur les produits agricoles, à favoriser les échanges commerciaux et à développer la synergie d’action entre les acteurs agricoles. Il s’agit, aussi, de promouvoir le savoir-faire des exploitants agricoles, de donner de la visibilité au potentiel agricole de la région et de promouvoir l’adoption des technologies agricoles par les exploitants agricoles. « Le secteur agricole contribue à hauteur de 40% environ à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et emploie 80% de la population active. Moteur de la croissance économique, le secteur constitue une haute priorité pour le gouvernement du Mali qui lui consacre 10% de son budget », a déclaré le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema qui a presidé la cérémonie d’ouverture. M. Kelema a ajouté que la FASKO constitue un évènement majeur qui rassemble les acteurs des filières agricoles. « Elle cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités de favoriser la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous régionale des marchés agricoles et agroalimentaires », a-t-il poursuivi. Ainsi, « l’Etat est à pied d’œuvre pour instituer, en concertation avec la profession agricole, des bourses de produits agricoles primaires. » Le ministre de l’Agriculture a félicité les exploitants agricoles pour leurs efforts et les initiateurs pour la bonne organisation de la rencontre. Quant aux présidents du Conseil régional, Yaya Bamba et de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP), Bakary Diarra, ils ont exprimé leur joie pour l’organisation de la foire. Bakary Diarra a salué, d’une part, l’engagement de la commission d’organisation et d’autre part, la forte mobilisation des participants venus de Mopti, Koulikoro, Kati… Yaya Bamba a affirmé que depuis 2012, cette foire permet au public de découvrir le génie créateur des entrepreneurs   agricoles et le caractère innovant de leurs produits. Il a exhorté les femmes et les jeunes entrepreneurs porteurs de projets à faire une participation active aux échanges lors des différents panels. De son côté, le représentant de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Abdoulaye Bamba, a énuméré une série davantages de l’agriculture avant d’inviter « les jeunes à éviter l’exode rural. » Il leur a conseillés de s’intéresser à l’agriculture « car tout le monde ne peut pas devenir bureaucrate. » L’agenda de la FASKO prévoit, entre autres, des conférences-débats sur les changements climatiques, la transformation agroalimentaire… la foire agricole, des prestations artistiques, des remises d’attestions et de kits aux lauréats de la compétition des jeunes talentueux dans le domaine de l’agriculture etc. La rencontre des acteurs du monde agricole de la région est parrainée par le président de la Délégation régionale de la chambre d’industrie et de commerce de Sikasso, Abdoulaye Diawara. La cérémonie a enregistré la présence du chef de cabinet du gouverneur Bernard Coulibaly et de plusieurs invités des pays voisins dont le Burkina Faso et la Côte d’ivoire. MFD/MD (AMAP)  

Dioila : Victimes d’inondations, soixante ménages reçoivent des dons

Dioila, 16 déc (AMAP) Quelque soixante ménages de la Région de Dioila ont reçu, jeudi, chacun un kit d’un sac de 50 kg de riz, 25 kg de sucre, 5 litres d’huile et une natte de deux places, lors d’une cérémonie de remise de don par le Bureau régional de Plan International Mali, à travers son Sponsorship project agreement document (SPAD). Il s’agit de 31 ménages à Kola Bamanan, Kola Foulala, deux villages de la Commune rurale de Les différents chefs de village ont, dans leur allocution, salué les efforts de l’ONG plan international pour ses appuis multidimensionnels. Ils ont, en outre, sollicité plan international pour trouver une « solution définitive aux causes des différentes inondations de leurs villages. » Les autorités politiques ont également loué les efforts et l’assistance de plan au profit des populations, singulièrement les enfants et la jeune fille. L’administratrice de l’ONG plan, Dr Djeneba Doumbia, a tout d’abord salué la disponibilité des populations, l’administration, les services techniques et les élus locaux. Elle a, ensuite, présenté ses excuses pour le retard dans la réalisation de ce « geste de générosité » envers les victimes des inondations. La première responsable de Plan international Mali-Bureau de Dioila a promis de s’investir « dans la mesure du possible pour la cause des enfants et la jeune fille, conformément au lettre de cadrage de sa structure et à côté de l’État malien. » Le représentant du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire. …. a donné la situation des ménages touchés, cette année, par les différentes inondations. Il a, en conclusion, mis un accès particulier sur les immenses efforts de l’ONG Plan international au côté de son service. Après le lancement officiel de la cérémonie de don par le représentant du directeur régional de la protection civile, le porte-parole des bénéficiaires, Kalifa Fomba, ému, a salué l’ensemble des acteurs qui ont contribué à ce geste. Il a émis le vœu de voir Plan international Mali trouver les solutions aux causes des inondations « afin de ne plus vivre ce cycle de main tendue. DF/MD (AMAP)

Sikasso : Lancement régional de la campagne de lutte contre le SIDA

Sikasso, 16 décembre (AMAP) Le lancement régional de la campagne de lutte contre le SIDA, qui s’inscrit dans le cadre des activités du mois de la lutte contre la pandémie, a été présidé jeudi par le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Ibrahim Mahamane, a constaté l’AMAP. L’évènement s’est déroulé au lycée technique de Sikasso sous le thème national « Promouvoir les droits humains, c’est contribuer à éliminer le sida ». La rencontre a regroupé le Secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA(HCNLS) Mamadou Oury Bah, le directeur régional de la Santé, Dr Dramane Traoré, plusieurs chefs de services régionaux, les acteurs de lutte contre le sida, les enseignants et des élèves. Dans son allocution, le Secrétaire exécutif régional du HCNLS Mamadou Oury Bah a fait savoir que le 1er décembre est l’occasion de se rappeler des personnes infectées et affectées par le VIH. « En 2024, dans les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala, l’activité de prévention de la transmission mère-enfant est disponible dans 277 sites. Cela a permis de conseiller et sensibiliser 97 327 femmes enceintes lors des consultations prénatales. Parmi celles-ci, 70% ont accepté de faire le test de dépistage du VIH et 205 ont été testées séropositives. Ainsi, 101 de ces femmes bénéficient de la prophylaxie ARV », a affirmé Mamadou Oury Bah. Il a précisé que dans le cadre de la prise en charge, ils ont 5 322 patients sous ARV et suivent régulièrement 268 enfants… Cependant, leurs défis sont notamment relatifs à la pérennisation des acquis à travers la mobilisation des ressources internes car les financements extérieurs se font rares, la maîtrise de l’épidémie dans les groupes vulnérables et marginalisés ainsi que l’intensification de la prévention dans les zones à risque (les sites d’orpaillage, mines…). Le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Ibrahim Mahamane a, pour sa part, affirmé que le thème entend encourager les acteurs à mettre l’accent sur le respect des droits humains dans la lutte contre le sida d’ici à l’horizon 2030. Le représentant du Chef de l’exécutif régional a salué l’engagement des organisateurs avant d’inviter la population à participer activement aux activités de sensibilisation et de dépistage. La séance de dépistage du SIDA, le slam d’Alimatou Samaké sur le sida, le sketch et les jeux concours sur le VIH/ SIDA ont été les temps forts de la cérémonie. MD/KM (AMAP)

Crue exceptionnelle 2024 à Niafunké : Possible déficit agricole

Par Sékou A. MAIGA Niafunké, 12 déc (AMAP) Niafunké, dans le Nord du Mali, était, autrefois, appelé Cercle d’Issa Ber (grand fleuve en sonrhaï) á cause de ses grandes superficies arrosées par le fleuve Niger et ses affluents qui alimentent les nombreux mares et lacs autours desquels sont installés de milliers de personnes, à l’image des lacs Takadji, Koboro, Dagna, Tanda, Kabara, Bili 1 et 2, Soumpi, Goubo etc. Selon beaucoup de vieux sages, la crue de cette année rappelle celle de 1965, d’autres disent qu’elle pourrait même la dépasser voire de loin. Ce qui est clair, très peu de ceux de la génération des années 60 ont vu une telle crue. Elle est exceptionnelle, elle remplit et continue de remplir les mares et lacs autrefois abandonnés ou à moitié exploités à cause de la sécheresse et la rareté des eaux du fleuve. Cette situation climatique qui s’est manifestée par une grande sécheresse telle que vécue par les populations, dans les années 1973 et 1984, en réduisant fortement les zones cultivables, les zones de pâturages avec des conséquences incalculables, en termes de production agricole et de cheptel perdus durant une longue période de sécheresse caractérisée par une rareté des pluies et sa mauvaise répartition, une faible crue. L’instinct de survie aidant, les populations ont multiplié les périmètres rizicoles tout au long des rivières et passages des eaux du fleuve Niger. Cette nouvelle stratégie d’installation de périmètres rizicoles parfois sur des passages ou dans le lit du fleuve durant des années. Cette année, à la surprise générale, la crue, même tardive, a amorcée sa descente depuis juillet et se poursuit à présent, noyant ainsi plusieurs périmètres rizicoles, des mares des lacs. Il faut tout de même signaler que, que ce sont les populations qui ont occupé les passages et réservoirs d’eaux en se disant que, vu la sécheresse, les eaux, en aucun cas, ne pourront atteindre leurs installations. Les mauvaises crues et pluviométries ont été la cause de beaucoup de conflits entre agriculteurs et éleveurs et, quelques fois, avec des pêcheurs, les zones exploitables étant limitées. Chaque année, les textes de gestion de ces mares et lacs subissent des amendements sans satisfaire tout le monde. A tous ces maux, s’ajoutent la situation sécuritaire de 2012 á nos jours avec la présence de groupes armés radicaux qui imposent des lois. A Niafunké cette année, les villages de Dagodji, N’Gourouné et bien d’autres ont été contraints, en pleine campagne de fuire et d’abandonner leurs périmètres rizicoles déjà en exploitation. Le fleuve Niger ayant débordé a inondé des mares et lacs, de milliers d’hectares de terres cultivées et cultivables sont perdues. Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Niafunké, le cercle dans son ancienne configuration, c’est-à-dire les 8 Communes de Soboundou, Soumpi, Léré, Dianké. Saraféré, Koumaira, N’Gorkou et Banikane, donne les chiffres suivants : En riz sur une superficie réalisée de 31 805 hectares, 6 159 sont irrécupérables ; en sorgho sur 5 260 ha, 830 sont perdus ; en mil sur 52 600 ha réalisés, on dénombre 4 519 ha perdus, soit une perte de 10 508 ha sur 89 665 ha réalisés. Face à cette situation inattendue et au possible déficit de rendement agricole et des milliers de personnes sans récoltes, le préfet du cercle, Modibo Kane Togo, a convié mercredi 27 novembre dernier tous les acteurs du secteur afin d’anticiper les risques de mauvaises récoltes dans une campagne qui serait sans doute déficitaire. A cette rencontre, l’ensemble des présidents des Unions de coopératives agricoles des Communes de Soumpi, Soboundou et Banikane ont pris part ainsi que les sous-préfets de Soumpi et Soboundou, les maires de Niafunké et de Soumpi, le chef secteur de l’Agriculture. Cette rencontre doit accoucher de stratégies afin de trouver des solutions alternatives surtout que le chef secteur Agriculture, en faisant l’état des lieux de la campagne agricole 2024-2025, a alerté les autorités et les producteurs. Le cercle connaîtra des difficultés et il a proposé, déjà, une campagne de sensibilisation des populations et des producteurs sur les réalités de la campagne. Il faut multiplier les rencontres entre producteurs á travers les unions, entre les producteurs par zone et par village pour une bonne gestion et rationnelle des récoltes. Il faut parvenir à murir la réflexion sur comment transformer les difficultés en atouts et trouver des solutions alternatives, tels que : faire des cultures de contre saison et de rente là où c’est possible; sensibiliser les producteurs afin qu’ils évitent de brader leurs récoltes, mieux organiser les paysans pour faire face à cette nouvelle réalité. A la fin de la rencontre, le préfet a appelé les acteurs à poursuivre la réflexions et lui faire des propositions, « car, dit-il, gouverner c’est prévoir. » SAM/MD (AMAP)