Communiqué du Conseil des ministres du vendredi 27 décembre 2024
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 27 décembre 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-019 du 24 juin 2022, modifiée, portant loi électorale. L’application de la loi électorale a révélé des insuffisances liées notamment à la révision annuelle des listes électorales qui a lieu du 1er octobre au 31 décembre de chaque année, à la prise en compte des citoyens enrôlés par le RAVEC avant l’âge de 15 ans dans la base de données et à la transmission des listes électorales à l’Autorité indépendante de Gestion des Elections uniquement à l’année électorale pour la mise à jour du fichier. Le projet d’ordonnance est adopté en vue de procéder à la modification des dispositions des articles 52, 57 et 70 de la loi électorale. La modification vise à prendre en compte les orientations de la lettre de cadrage du Président de la Transition, Chef de l’Etat, relativement à « la création des conditions nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et apaisées ». Cette modification permettra de procéder à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales, d’inscrire sur la liste électorale les citoyens en âge de voter remplissant les conditions et qui ne figurent pas dans la base de données biométriques de l’état civil sur présentation d’un acte de naissance, d’un récépissé d’enrôlement ou de la fiche descriptive individuelle et la transmission des listes électorales à l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections pour la mise à jour du fichier. Les Directions des Finances et du Matériel sont des services centraux créés par l’Ordonnance n°09- 010/P-RM du 04 mars 2009 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale dans les domaines de la gestion des ressources financières et matérielles et de l’approvisionnement des services publics. L’application du Décret n°2019-0751/P-RM du 30 septembre 2019 fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère des Réformes institutionnelles et des Relations avec la Société civile a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement institutionnel et la non prise en compte de certains cadre/corps. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et dote la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Refondation de l’Etat, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire pour l’exécution de ses missions. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°96-030 du 12 juin 1996 portant création de l’Office Malien de l’Habitat ; un projet de décret portant modification du Décret n°96-179/P-RM du 19 juin 1996 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Office Malien de l’Habitat. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Finances et du Matériel du Ministère de la Refondation de l’Etat. L’Office Malien de l’Habitat est un Etablissement public à caractère Administratif créé par la Loi n°96-030 du 12 juin 1996 avec pour mission de mener des actions tendant à la promotion de l’habitat collectif et individuel et de créer les conditions favorables au financement de programmes d’opérations immobilières. Le Décret n°96-179/P-RM du 19 juin 1996 fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement. Avec le lancement du programme de réalisation des logements sociaux, l’Office Malien de l’Habitat s’est vu assigner de nouvelles missions, notamment : – la participation au financement et à la réalisation des programmes de logements sociaux ; – la participation aux travaux d’attribution desdits logements attribués ou cédés ; – le suivi du recouvrement des mensualités des logements attribués ou cédés ; – la gestion des logements et de leurs sites. Ces nouvelles missions ont fondamentalement modifié la structure des ressources de l’Office et constituent des défis dans l’exécution de ses activités au quotidien. Pour ce faire, il est apparu nécessaire de modifier ses textes de création et d’organisation. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. un projet de décret portant affectation à la Présidence de la République, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°21052 du Cercle de Kayes, sise à Diakalel, Commune rurale de Bangassi. La parcelle de terrain, d’une superficie de 20 ares 00 centiare, du Cercle de Kayes, sise à Diakalel, Commune rurale de Bangassi, est destinée à satisfaire les besoins de construction des locaux des services de la Présidence de la République. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Gouverneur de la Région de Dioïla : Madame Mariam COULIBALY, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Ménaka : Colonel-major Lanzéni KONATE. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseillers techniques : Monsieur Balla BAGAYOKO, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Almoustapha El Hadji DICKO, Conseiller des Affaires étrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ELEVAGE ET DE LA PECHE – Chef de Cabinet : Monsieur Abou DIARRA, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Chargés de mission : Monsieur Seydou CISSE, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Madame Malado Dado NOMOKO, Journaliste-Réalisateur ; Monsieur Hadi Niani TRAORE, Criminologue/Analyste ; Madame TRAORE Oumou NANGO, Inspecteur des Finances locales ; Madame Bintou Youssouf KEBE, Spécialiste en Audit. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport
Nioro du Sahel (Ouest) : Enlèvement d’un leader religieux par des individus non identifiés
Nioro, 28 déc (AMAP) Le khalife général de Nioro, Ahmadou Hady Tall, a été victime d’un enlèvement, jeudi, par des individus non identifiés quand le guide religieux quittait la ville, dans l’Ouest du Mali, pour se rendre à Diabidiala, village peulh à une quinzaine de km au sud, pour participer à une ziarra annuelle dans cette localité, selon des témoins. Vers 11 heures, Ahmadou Hady et plusieurs membres de sa famille dont son premier garçon, son jeune frère, l’imam de la mosquée de Koulouba et son chauffeur ont été interceptés, sur le chemin du retour aux environs de 14h00, par des hommes armés, à bord de trois véhicules. Les assaillants ont tiré sur la voiture du chef religieux, obligeant le chauffeur à s’arrêter. Les ravisseurs voulaient enlever tous les occupants du véhicule, mais le khalife Ahmadou, âgé de plus de soixante ans, aurait proposé de laisser partir « tous les autres. » « Faites de moi ce que vous voulez », aurait-il lancé aux ravisseurs qui ont libéré ses accompagnateurs. Ceux-ci sont rentrés à Nioro, tard dans la soirée. Ahmadou Hady, descendant de El Hadj Omar Tall, considéré comme une des grandes figures de la Tidjania en Afrique de l’Ouest, a été conduit vers une destination inconnue. Dès l’annonce de la nouvelle, c’est l’émoi dans toute la ville de Nioro. Les Forces armées maliennes (FAMa) du camp militaire, qui porte le nom de son grand-père, El Hadj Omar Tall, ont aussitôt organisé une patrouille dans la zone. Les recherches continuent, sans succès pour l’instant. khalif Ahmadou Hady a succédé à son père Thierno Hady Tall, après le rappel à Dieu de ce dernier en 2007. Chaque année, il mobilise plusieurs milliers de personnes venant de tout le Mali et des pays voisins pendant une semaine pour la célébration de sa rencontre traditionnelle religieuse ou Ziarra. Le khalife a toujours joué la modération, à chaque arrestation de personne suspecte, au point d’être accusé d’être un « chef djihadiste. » Il joue un rôle important dans le développement de la Région de Nioro. Il appuie l’administration dans l’organisation des grands évènements. Pendant les périodes de grande chaleur, il offre de l’eau aux femmes de plusieurs quartiers de la ville. Rares sont les activités qui se tiennent à Nioro sans l’apport de Ahmadou Hady. Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Aly Annaji a dépêché une délégation pour apporter son soutien à sa famille, en assurant que tout sera mis en œuvre pour un dénouement heureux. Des prières ont été organisées dans toutes les mosquées de la ville pour le retour rapide du guide religieux.. MD/MD (AMAP)
Kolondièba : Journée de concertation avec les légitimités traditionnelles
Kolondièba, 27 Déc (AMAP) Le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, a tenu, vendredi, une rencontre importante avec les responsables locaux, afin de prendre des disposition face aux conséquences néfastes du retrait des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de discuter des élections et du mandat des conseillers du village. Organisée par l’administration, la rencontre fait suite aux instructions données par les plus hautes autorités du pays et a regroupé plusieurs personnalités autour du préfet dont des responsables de collectivités, de confessions religieuses, des légitimités traditionnelles, des Forces de défense et de sécurité, de la jeunesse. Concernant le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO, les autorités nationales ont donné des instructions pour « minimiser toutes menaces éventuelles qu’elles soient économiques ou sécuritaires. » Le Préfet a donné d’amples explications sur « les dispositions à prendre à tous les niveaux pour contrecarrer les menaces sécuritaires et les difficultés économiques qui peuvent advenir. » Les participants venus très nombreux ont apprécié cette initiative des autorités et ont salué leur vision quant « à la restauration de la dignité du peuple et leur volonté d’affronter le défi sécuritaire que vivent les pays de l’AES. » Le représentant de l’État, Boubacar Oumar Traoré, a donné des réponses aux questions posées qui ont satisfait les participants. Ils ont souhaité « bon vent » à l’AES, tout en encourageant ses dirigeants. S’adressent particulièrement aux légitimités traditionnelles le préfet a édifié les participants sur la nouvelle décision prise par les autorités de la Transition par rapport à l’élection et le mandat des conseillers de village. Désormais le droit coutumier sera respecté contrairement à l’ancien système qui était basé sur le vote. Le conseiller du village sera nommé à vie au lieu d’un mandat de 5 ans. Les participants ont apprécié cette nouvelle initiative du gouvernement « qui renforce les légitimités traditionnelles. » NK/MD (AMAP)
Intronisation du nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam (Nord)
Goundam, 27 déc (AMAP) Elhadj Ibrahim Touré, officier de police à la retraite, a été intronisé, en qualité de nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée, dimanche, sur la grande place de la mosquée de la ville. Cette cérémonie d’intronisation, placée sous le thème : » Paix et développement durable du cercle de Goundam » et sous la présidence du préfet du Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, du maire de Goundam et de l’Association des Ressortissants de Goundam, consacre le remplacement du précédent chef coutumier de la ville, feu Raffi Amirou Touré. De nombreux parents, amis, proches, des autorités administratives et politiques, toutes les légitimités traditionnelles, jeunes et femmes, des représentants de légitimités traditionnelles des villages voisins de Goundam, une forte représentation des ressortissants de la diaspora au Sénégal, de l’Europe, ont pris part à cet important événement. Dans un cadre dressé pour recevoir les illustres invités, parfaitement décoré et des sièges bien ordonnés, les marabouts, à leur tête le grand Imam de la grande mosquée de Goundam, Amadou Almamy Cissé, ont procédé à la lecture du saint Coran. Les autorités installées en face ont suivi religieusement la mélodie des versets coraniques entonnée par les guides religieux. Des griots, qui se tenaient autour du nouveau chef coutumier ont chanté ses louanges. De l’autre côté de l’abris en bâche, les femmes ont chanté des oeuvres du terroir, exprimant ainsi toute leur joie au son de tam-tams et sur des pas de danse cadencés, accompagnés de cris stridents ou de « you-you ». Une ambiance chaleureuse et conviviale de grand jour de fête. S’en suivi la cérémonie traditionnelle proprement dite, la remise des symboles de la chefferie et la frappe du turban d’investiture. Plusieurs témoignages, notamment, d’amis d’enfance, de collaborateurs, de frères et sœurs et ceux de la diaspora. Tous ont, unanimement, rendu grâce à Dieu en ce « jour mémorable qui consacre officiellement M. Touré chef de village de la ville de Goundam » Ils ont exprimé des vœux de longévité, de santé, la foi, pour lui permettre d’accomplir « sa noble et exaltante mission. » A la fin de la cérémonie, le chef de village a été accompagné à son domicile au son du tam-tam et de danses par une foule enthousiaste et fière après le sacre de leur nouveau chef. AAT/MD (AMAP)
Région de Kayes : « Kakoulou 2025 », un modèle de développement communautaire durable
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 26 déc (AMAP) Les populations de Kakoulou (maison propre en Soninké), un village de la Commune rurale de Logo, dans le cercle de Kayes (Ouest), ont adopté la règle selon laquelle le développement local nécessite l’implication de tout le monde. Deux jours avant la fête de Noël, sur invitation des populations de ce village à dominante chrétienne, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a procédé au lancement officiel du Projet Kakoulou 2025. Une initiative communautaire, dont l’objectif est de promouvoir le développement local, et qui est estimée à plus de 200 millions de Fcfa, dont une mobilisation initiale d’environ 70 millions de Fcfa. « Kakoulou 2025 n’est pas seulement un plan de développement, c’est aussi un témoignage de ce qui peut être accompli lorsqu’une communauté s’unit autour d’un objectif commun, ouvrant la voie à un avenir brillant et durable pour les générations à venir », a expliqué Georges Diawara, représentant de la communauté de Kakoulou. « Nous pouvons faire de grandes choses sans attendre l’Etat et ses partenaires. C’est ça le Mali Kura : ne pas croiser les bras et attendre l’Etat, les partenaires », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré, qui félicité les habitants de cette contrée pour leur initiative exemplaire. Kakoulou fait partie du riche patrimoine culturel et historique de la Région de Kayes. Rappelons que le royaume de Logo, dont la capitale est Logo-Sabouciré, fut fondé en 1600 par Dra-Makan Sissoko ou Makan Fatouma Sissoko, un Malinké originaire du Diébé. Le Djébé regroupe essentiellement les Communes de Kassama et Sitakily, relevant toutes du Cercle de Kéniéba. Sabouciré « Sabouya Kagni (une bonne opportunité en Soninké) » constituait pour les Français un « verrou » qu’il fallait faire sauter pour poursuivre la colonisation vers Bafoulabé. Le 22 septembre 1878, le roi Nia Mody Sissoko, chef de canton d’alors, refusant le joug de l’homme blanc qui venait de pénétrer dans son royaume, a été abattu sur le fleuve Sénégal. D’après certains récits, des notabilités lui auraient conseillé de se rendre sur la rive droite du fleuve Sénégal pour échapper à la captivité. Cet assassinat a vu le premier coup de canon tiré au Mali. C’est en mémoire de cette bataille que le défunt président Amadou Toumani Toure (2002-2012) a lancé le mois du Cinquantenaire de l’indépendance du Mali, le 1er septembre 2010 à Sabouciré. Le 14 novembre 2011, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif au classement dans le patrimoine culturel national du site historique du champ de bataille de Logo. Plus tard, la Mission catholique s’est installée dans le village voisin de Kakoulou où elle s’est investie dans le domaine de l’éducation, de la santé, parmi tant d’autres. Grâce aux missionnaires chrétiens, beaucoup d’enfants de ce village, parmi tant d’autres, sont devenus des cadres. Avant la création du second Cycle de Kassama, les élèves de l’Ecole catholique de ce village poursuivaient leurs études fondamentales à Kakoulou. L’unique établissement scolaire de Kassama est devenu une école publique vers 1975. Cependant, force est de constater que malgré cette richesse culturelle, les habitants de Kakoulou, à l’instar de ceux des autres villages de la Commune rurale de Logo, peinent à disposer de fonds pour des investissements afin d’avoir accès à l’eau potable, à l’électricité et à un système éducatif moderne. Ayant pris conscience de ces insuffisances, la jeunesse de Kakoulou s’est, sous l’égide de Mamady Kanté, organisée pour mener des réflexions sur des voies et moyens pouvant faire sortir son village du gouffre. Kakoulou 2025 a ainsi pris corps à travers l’instauration d’une cotisation mensuelle et volontaire pour tous les habitants, selon leurs moyens. L’approche a permis de réorienter progressivement la dynamique collective vers un développement durable du village, chef-lieu de la Commune rurale de Logo. Après de récents travaux qui ont permis aux habitants d’ériger un mur d’enceinte tour du cimetière commun (musulman et chrétien), les populations se sont engagées à améliorer de manière significative la qualité de vie dans leur village. C’est pour cette raison qu’ils ont initié le projet « Kakoulou 2025 ». Les actions envisagées s’articulent autour de cinq domaines clés. Pour améliorer les infrastructures, la communauté entend construire et équiper trois nouvelles salles de classe pour la nouvelle école de Kakoulou. Elle envisage d’achever la construction de l’école de Ségankané situé sur la rive droite du fleuve. L’éducation étant une des clés du développement durable, ces améliorations visent à créer un environnement propice aux apprentissages, à réduire le taux d’abandon scolaire et à offrir de meilleures opportunités aux enfants et aux adolescents du village. Au chapitre des infrastructures routières, les villageois prévoient la construction de six km de routes et des systèmes de canalisation pour faciliter davantage la mobilité et l’accessibilité, stimuler les activités de l’économie rurale et contribuer à l’amélioration de la santé publique et de l’assainissement à travers une meilleure évacuation des eaux de pluie. Grâce à ce projet, Kakoulou sera aussi doté de cent lampadaires solaires le long des voies qui seront aménagés en vue d’améliorer la sécurité routière et permettre aux gens de mener leurs activités après le coucher du soleil. Il contribuera à réduire les actes de délinquance accentuée d’année en année par la pauvreté. Dans le cadre de l’Approvisionnement en eau potable (AEP), un forage sera entièrement rénové et équipé d’un système de pompage solaire. Trois nouvelles bornes fontaines seront installées à des points stratégiques du village. Un second forage sera destiné à l’école publique, distante du village d’un kilomètre. Ces systèmes d’adduction d’eau auront un impact significatif sur la santé de la population, par la réduction des maladies d’origine hydrique, et améliorera la qualité de vie, en général, dans le village en allégeant le travail domestique des femmes. Le projet prévoit la rénovation du terrain Kalakoto Sissoko, l’organisation de tournois sportifs impliquant les villages, la valorisation de places publiques ou « beras (en langues Malinké et Khassonké », la célébration avec éclat de la traditionnelle « Fête de l’Indépendance » qui sera marquée par l’inauguration des réalisations de « Kakoulou 2025 » et
Kangaba : Mission de la chambre régionale pour constater le changement de couleur des eaux du Niger
Kangaba, 26 déc (AMAP) Une mission conduite par le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, Mamadou Touré dit Tabouta, dans la commune rurale de Nouga, Cercle de Kangaba, mardi, a pu constater le changement de la qualité et la couleur de l’eau du fleuve Niger. « Mieux vaut voir une fois que d’entendre plusieurs fois », a affirmé le président de la Délégation régionale des mines, pour qui « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. » « Les dragues ont certes des côtés négatifs. Quant à la rougeur caractéristique de l’eau du fleuve, la cause remonte depuis l’intérieur de la Guinée », a-t-il ajouté. Il en veut pour preuve que la mission n’a « observé aucune présence de dragues sur le fleuve en ces endroits. » La rivière elle-même ne reçoit pas les dragues. Sur des dizaines de mètres, on peut observer nettement le cours d’eau qui présente une différence nette du nord au sud. Le côté sud est clair et le côté nord, où se déversent les eaux des rivières, est totalement rouge. Depuis longtemps, les propriétaires de dragues sont pointés du doigt comme es seuls à polluer les eaux du fleuve. C’est pourquoi, ces derniers, après plusieurs enquêtes disent que les eaux rouges viennent des marigots pour se jeter dans le fleuve. Pour confirmer leurs enquêtes, ils ont demandé à plusieurs reprises l’aide de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, la structure la mieux indiquée, « pour faire toute la lumière sur cet inquiétant phénomène. » Pour le président national des détenteurs de dragues, Mamadou Kanté, le dragage peut troubler l’eau du fleuve qui se décante peu après. « Quant à la rougeur des eaux, il faut chercher la source », a-il ajouté. La mission régionale a sillonné le long du fleuve jusqu’à la frontière. Elle a constaté que les eaux rouges viennent se déverser dans le fleuve à partir des cours d’eau qui prennent leur source en Guinée voisine. La rivière dénommée ‘Bandon’ qui sert de frontière naturelle en est la preuve tangible. La mission s’est rendue à son embouchure pour contacter et voir les eaux rouges qu’il déverse dans le fleuve. Les responsables villageois de Dioulafoundou sont, également, inquiets car les eaux rouges sont déversées dans les plaines rizicoles causant d’énormes dégâts aux cultures. Selon ces légitimités traditionnelles, les orpailleurs qui travaillent le long des cours d’eau et qui utilisent les engins lourds et le petit matériel « sont les seuls coupables. » Le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, qui était accompagné par ses proches collaborateurs, a assuré les populations riveraines qu’il rendra « fidèlement compte » de sa mission sur le terrain. En quittant les lieux, il a invité les acteurs à « dénoncer sans cesse les activités qui peuvent nuire à la santé des populations à cause de la destruction des eaux du fleuve. » SD/MD (AMAP)
Début de la 2e édition de la Foire artisanale et agricole de Koutiala (Sud)
Koutiala, 24 déc (AMAP) La 2e édition de la Foire agricole, artisanale, commerciale et industrielle de Koutiala, du 19 au 29 décembre 2024, a ouvert ses portes, avec une centaine d’exposants et sous le signe de l’intégration et de la cohésion sociale. Organisée par la direction régionale de l’Artisanat, les Chambres consulaires et les partenaires au développement de la Région de Koutiala, cette édition a pour thème : « Artisanat : défis et perspectives pour le développement de la Région de Koutiala. » Instituée en 2023 par les autorités de la Région, « la foire » Mamaalaa chiaan n’Tanga » est devenue une réalité et mérite d’être soutenue par les filles et fils de la région, afin de lui imprimer une image de marque et une portée historique », selon le conseiller aux Affaires économiques er financières, Moussa Guindo, représentant le gouverneur de région. « Face à l’immensité de la situation dont souffre actuellement notre région sur le plan de l’artisanat, cette foire sera un espace idéal d’expression du savoir-faire artisanal mais, aussi, de transformation agricole et contribuera à l’approvisionnement des populations en produits de qualité à des prix promotionnels », a-t-il. Le conseiller au gouverneur a invité l’ensemble des partenaires techniques et financiers de la région « à plus de soutien en vue de favoriser l’émergence des entreprises du secteur de l’artisanat. » Ce secteur est reconnu comme un grand pourvoyeur d’emplois dans la région. Les organisateurs ont salué le général d’armée, Assimi Goita, Ppésident de la Transition, qui a mis à la disposition de la région un titre foncier au quartier Koko pour la construction du village artisanal. ID/MD (AMAP)
Finale du mémorial ATT 4ème édition : Le Centre académie de football Moussa Djénèpo, vainqueur de l’Association sportive de Mopti (AS-Mopti) par 2 à 0
Mopti, 24 dec (AMAP) Les rideaux sont tombés, samedi, à Mopti (Centre) sur la 4ème édition du Mémorial ATT, avec la finale, au terrain scolaire de Gangal, par la victoire 2 à 0 de l’équipe du Centre académie de football Moussa Djénèpo, sur l’Association sportive de Mopti (AS-Mopti),. Le “Mémorial ATT”, qui s’est déroulé du 14 au 21 décembre 2024 à Mopti, a été une véritable fête du football faisant du terrain scolaire de Gangal le point de ralliement de la jeunesse et des fans du football de la Venise malienne. A chacune des rencontres, la mobilisation était grande. A l’issue des préliminaires, les deux finalistes ont arraché leur qualification après des rencontres âprement disputées. Ainsi, dans le premier demi-finale, l’AS-Mopti est arrivée à bout d’Atlético de Sévaré sur le score sans pitié de 9–0. La seconde demi-finale a opposé Académie Moussa Djénèpo à l’AS-Sabana. Après le score 1-1 durant le temps réglementaire, Académie Moussa Djénèpo remporte aux tirs au but (4-3). De nombreux amis, parents sympathisants de l’illustre disparu et amoureux du ballon rond qui ont pris d’assaut les arènes du « terrain bléni » de Gangal pour être témoin de l’histoire de la 4ème édition du mémorial ATT, En finale, à la 35ème minute de la première période, Seydou Djibo de l’Académie Moussa Djenépo a inscrit le premier but. Pendant la dernière période, le Centre académie Moussa Djenépo accentue la pression et suite à un cafouillage devant les buts, à la suite d’un corner, l’attaquant Ibrahim Koné de l’AS-Mopti réalise un autogoal, synonyme de second but de l’adversaire. Malgré les multiples tentatives, les Rouges de l’AS-Mopti ont, à chaque fois, pêché dans le dernier geste et aucun autre but ne sera marqué jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre central, Soumaila Touré. C’est sur le score de 2-0 que l’Académie de football Moussa Djénépo s’adjuge le trophée de la 4ème édition du mémorial ATT 2024. En marge des compétitions, le Comité nationale d’organisation (CNO) a procédé à la remise de kits scolaires aux élèves des Centres d’animation pédagogique (CAP) de Mopti et Sévaré, don de la marraine, Mme Touré Lobbo Traoré (présidente de la Fondation Amadou Toumani Touré pour l’enfance). Pour Mangal Traoré, président du CNO, représentant la marraine de l’évènement Mme Touré Lobbo Traoré, le Mémorial ATT est conçu pour perpétuer la mémoire du président ATT dans sa ville natale. « Chaque année l’évènement se consolide et il est heureux de constater que la jeunesse s’en approprie », a-t-il indiqué. « Nous ne pouvons rester indifférent à l’organisation d’un tournoi de célébration de la mémoire de notre regretté président, le général Amadou Toumani Touré, qui à tout donné au Mali », a souligné le représentant du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra. Selon lui, au-delà du symbole, « la finale a été très plaisante avec un match de belle facture qui aura permis de détecter des jeunes talents pour l’avenir du football malien. » Le trophée de l’édition 2024 du Mémorial ATT a été remis par le directeur de cabinet du gouverneur, Mamadou Seydou Diarra accompagné des officiels. Plusieurs personnalités dont le directeur de cabinet représentant le gouverneur, le président de la commission national d’organisation, , le représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Baber Guittèye, de l’un des invités d’honneur Siaka Doumbia et des notabilités traditionnelles étaient présents à la finale. DC/MD (AMAP)
Salon du livre de Ségou : Inciter les jeunes à lire
Ségou, 23 déc (AMAP) La 5ème édition du Salon du livre de Ségou (SALISE), s’est tenue du 19 au 22 décembre, à l’Université de la ville avec comme thème : « Investir dans les métiers du livre au Mali », a constaté l’AMAP sur place. Ce salon avait pour objectifs de mettre en lumière les professionnels du livre tels que l’éditeur, le bibliothécaire, le libraire, l’écrivain, le documentaliste, l’archiviste, et l’imprimeur, d’inviter les uns et les autres à investir dans ce secteur, de créer le goût de la lecture chez les Maliens, d’inciter les élèves et étudiants à lire et de faire connaître la culture du Mali ainsi que ses valeurs sociétales. Justifiant l’organisation de ce salon, le commissaire général du SALISE, Mamadou Macalou, a déclaré que l’évènement est né du constat que « dans nos milieux scolaires et universitaires, le goût de la lecture a tendance à disparaître, surtout avec l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication. » Pour M. Macalou, le fait que les élèves et les étudiants ne lisent pas assez, est une grosse lacune qu’il faut résoudre par le biais de la lecture et de la recherche. « Nous voulons à travers ce salon non seulement pousser les Maliens à la lecture mais, aussi, les inciter à investir dans ce secteur. C’est un créneau porteur de richesse et créateur d’emploi », a-t-il indiqué. De son côté, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie hôtelière et du Tourisme, Adama Koné, qui a présidé la cérémonie de lancement, s’est apesanti sur le thème de cette année, qui est non seulement pertinent, mais aussi porteur d’espoir pour un secteur clé de notre développement. «Il nous invite à réfléchir sur les nombreux défis auxquels fait face notre chaîne du livre, tout en explorant les opportunités qu’elle recèle pour notre développement culturel, social et économique», a souligné M. Koné. Les conférences thématiques, au menu du programme, ont porté, notamment, sur « L’industrie du livre au Mali : enjeux et perspectives » et « Comment valoriser les métiers du livre au Mali ». D’après le représentant du ministre de la Culture, elles ont permis d’échanger des idées novatrices et de tracer les contours d’un avenir prometteur pour le secteur du livre. Pour sa part, le recteur de l’Université de Ségou, Dr Esaii Daou, a dit que les organisateurs ont fait le bon choix du site, « parce que Ségou est une ville de tradition orale par excellence et l’Université un lieu de formation et d’apprentissage. » Partant du principe que la lecture est la base de tout apprentissage et l’éducation, le socle de tout développement, Dr Daou a invité les enseignants et, surtout, les étudiants « à trouver du temps pour la lecture, » en complément des modules développés et enseignés à l’Université. MS/MD (AMAP)
Littérature : « Mariage à distance », une histoire émouvante et captivante de l’écrivaine Aoua Sylla
Kayes, 22 déc (AMAP) Dans son roman, « Mariage à distance », notre consœur Aoua Sylla raconte la vie tourmentée de Aïcha qui vivait loin de Seydou, un Soninké vivant en France. Ne pouvant plus supporter les complots ourdis par certains membres de sa belle-famille, l’héroïne du livre a refait sa vie au moment même où son ex-époux s’est suicidé, après son rapatriement. Edité en Novembre 2024 par Prostyle Editions, une maison d’édition basée à Bamako, ce livre de 86 pages est un mélange d’œuvres littéraire et journalistique. Aoua Sylla use de ses qualités de journaliste bien inspirée pour nous faire visiter l’univers des migrants, en racontant la vie tourmentée de Aïcha, une femme sonrhaï, dont le mari Seydou, de l’ethnie soninké, a décidé de migrer en France, quelques semaines après la célébration de leur mariage. Dans ce roman à la fois fictif et réel qui a été préfacé par le correspondant de l’AMAP a Kayes, Bandé Moussa Sissoko, Aoua décrit avec humour et franchise l’histoire d’une jeune fille qui s’était mariée à un émigré résidant en France. Après le départ de celui-ci pour l’Hexagone qui, comme tant d’autres pays, est perçu comme l’eldorado pour les membres de l’ethnie Soninké, l’héroïne du roman a vécu une vie de couple à distance, marquée par des soubresauts. Avant de s’engager dans cette union sacrée, Aïcha pouvait penser à tout sauf à une rupture brutale et tragique de leur union sacrée, compte tenu de ses rapports intimes avec son mari. Mais, c’était sans compter avec les multiples complots et coups bas qui lui ont contraint à quitter son foyer. L’ex-épouse de Seydou méditera longtemps sur la méchanceté de sa belle-mère, le cynisme et la jalousie de sa belle-sœur. Le couple a divorcé lorsque la belle-sœur a annoncé aux membres de leur famille qu’elle a surpris Aicha, dans un hôtel de Kayes, en train de faire des jeux d’amour avec son ami d’enfance. Lors de la cérémonie de présentation, le 15 décembre 2024, dans la salle de conférence du gouvernorat de Kayes, la journaliste écrivaine a sollicité le soutien des pouvoirs publics et des projets ou ONG pour la réalisation d’un film tiré de son roman. Certains intervenants ont même suggéré la réalisation d’une pièce de théâtre en langue officielle bamanan afin que le maximum de gens puisse découvrir le livre. Une semaine avant cette cérémonie de lancement, la commission d’organisation avait même organisé une conférence de presse pour présenter le livre aux médias. Toujours dans le cadre de la vulgarisation du roman « Mariage à distance », l’ Association des jeunes pour la citoyenneté active et la démocrati (AJCAD) a organisé le 21 décembre 2024 l’AGORA scientifique pour permettre à l’écrivaine d’expliquer le contenu de son œuvre. Cela a été, aussi, une occasion pour l’assistance de poser des questions sur les sujets (migration, culture, mœurs et tradition des ethnies Soninké et Sonrhaï) et de faire de contributions et observations. BMS/MD (AMAP)

