Bafoulabé : Les acteurs locaux ont rencontré la mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Bafoulabé, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel, conduite par Abdoulaye Coulibaly a réuni les acteurs locaux de Bafoulabé, ce vendredi, 11 avril 2025, dans le cadre de l’élaboration du recueil annuel 2025, des attentes, des besoins et des problèmes de la population. Cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, a été présidée par l’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré. Le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucouré, a salué la mission du CESEC pour la persévérance dans les missions d’élaboration du recueil. Il a exprimé sa reconnaissance au chef de mission du Conseil pour avoir porté le choix sur sa commune pour abriter un tel événement. Le chef de mission, Abdoulaye Coulibaly, a expliqué les prérogatives du CESEC dont celle qui consiste à recueillir les attentes, les besoins et les problèmes des populations afin d’en élaborer un rapport qui sera transmis aux autorités. Il a souligné que l’ensemble des documents sera finalisé à la prochaine session de l’Institution et que d’autres efforts seront faits au bonheur des populations. L’adjoint au préfet, Sékou Mousse Traoré, a souhaité la bienvenue à la mission au nom du préfet du Cercle de Bafoulabé. Il a rappelé que les autorités seront informées des préoccupations des braves populations à l’issue de cette mission à travers un rapport que le Conseil rédige assorti des orientations et des propositions. Au terme des échanges, certaines préoccupations ont été jugées satisfaisantes mais beaucoup d’autres restent à faire. Le premier adjoint au préfet a ajouté que la solution aux problèmes posés prendra certes du temps dans une situation normale, mais qu’elle se fera, car il y va de l’avenir de notre pays. BM/MD (AMAP)

Mopti : Formation des journalistes pour une communication sensible au conflit

Mopti, 11 avr (AMAP) Une quarantaine de journalistes des Régions de Mopti, Bandiagara et Douentza (Centre) participent, depuis le jeudi 10 avril, à un atelier de formation de deux jours à Sévaré visant à renforcer les capacités des professionnels des médias sur la communication sensible au conflit. Initiée par l’UNICEF, en partenariat avec l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), cet atelier s’inscrit dans le cadre du Projet d’autonomisation et d’employabilité des jeunes dans les zones affectées par la crise humanitaire au Mali (PAFEEM), financé par la Banque mondiale, à travers l’UNICEF et exécuté par l’ONG APIDEV. Il réunit des représentants de la presse écrite et audiovisuelle pour aborder des thématiques du concept de communication sensible au conflit, le rôle des médias dans la prévention et la résolution des conflits, ainsi que les techniques pour promouvoir le dialogue et éviter l’escalade des tensions. « Dans un contexte de fragilité, une gestion efficace de la communication sensible au conflit est cruciale pour garantir la paix et la cohésion sociale », a déclaré Léon Paul Rabarijoana, représentant du chef de bureau UNICEF Mopti, lors de la cérémonie d’ouverture. « Nous voulons outiller les journalistes pour traiter l’information de manière impartiale et promouvoir la paix », a-t-il ajouté. Il a souhaité que les participants créent des cellules locales de communication de crise pour contrer les fausses informations avant qu’elles ne nuisent à la coexistence pacifique. Pendant deux jours, les participants échangeront sur des sujets pratiques, tels que les bonnes pratiques pour une utilisation responsable des réseaux sociaux, le fact-checking et la vérification des informations en ligne. Ils aborderont, également, le traitement de l’information par les médias locaux en période de crise et la communication pour renforcer le vivre-ensemble. « Cette formation est une opportunité pour nous, journalistes, d’apprendre à mieux gérer les informations sensibles et à jouer un rôle actif dans la prévention des conflits », a souligné Oumar Diabaté, coordinateur de l’URTEL Mopti. La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Mopti, Abdoulaye Daga Thera, en présence de la chargée de communication de l’UNICEF Bamako, Fatou Dieng, et du chef d’antenne régionale du PAFEEM, Gouro Étienne Kassogué. « La presse joue un rôle essentiel dans la reconstruction du tissu social. Renforcer les capacités des femmes et des hommes qui animent ces organes est une priorité », a affirmé Abdoulaye Daga Thera. Il a également salué les efforts de l’UNICEF et de ses partenaires pour le relèvement économique et social des régions affectées par la crise. Cette initiative vise à doter les médias locaux d’outils pour promouvoir la paix et contrer la désinformation. Les organisateurs espèrent que les acquis de cet atelier permettront aux journalistes de devenir des acteurs clés dans la consolidation de la cohésion sociale au Mali. DC/OS/MD (AMAP)

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel recueille les besoins 2025 de la Région de Ségou

Ségou, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mme Keïta Estelle Florence Zomahoun a tenu une rencontre ce vendredi consacrée au recueil annuel 2025 des attentes, des besoins et des problèmes de la population de Ségou,, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP. La rencontre d’une journée, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou, était présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly. Dans son intervention Mme Keïta a rappelé que les dispositions de l’article 165 de la constitution assignent au CESEC la mission de collecte et de rédaction d’un rapport des besoins, des attentes et des problèmes de la société avec des propositions et des orientations, à l’adresse du président de la République, du Premier ministre et des présidents des deux chambres du Parlement. Elle a en, outre, souligné que des missions sont présentement sur toute l’étendue du territoire pour le même exercice dont les rapports seront remis au Président de la République, au Premier ministre et aux deux chambres du Parlement conformément aux dispositions constitutionnelles. A sa suite, Aboubacrine Ag Mohamed Aly a précisé que cet exercice intervient après une phase locale au niveau des cercles. Il a souligné que les problèmes évoqués dans le document « synthèse régionale de Ségou » sont réels. Et ce sont les mêmes besoins de l’année dernière qui sont ressortis. Il a salué la participation massive et la contribution de tous à l’exercice. Au cours de la rencontre les participants ont fait un tour d’horizon des attentes, besoins et problèmes de la région de Ségou dans divers secteurs : agriculture, maraichage, élevage, eau, énergie, industrie, mine, administration, sécurité, élevage, pêche, environnement, assainissement, artisanat, tourisme entre autres. En ce qui concerne l’énergie et l’eau, l’on note la faible connexion aux réseaux d’eau et d’électricité, l’insuffisance de points d’eau potable dans plusieurs localités, l’insuffisance d’éclairage public dans les villes, les délestages d’électricité et le tarif élevé de l’électricité et de l’eau. En termes de solutions proposées pour l’amélioration de ce secteur, il a été recommandé de doter les villes et les principales localités de la région d’eau potable, multiplier les forages et les bornes fontaines, renforcer le système d’éclairage public dans toutes les villes et les chefs-lieux de communes, régulariser la fourniture de l’électricité et de l’eau. En termes d’infrastructure et d’équipements, on note les difficultés d’accès de la rive gauche vers la rive droite au niveau du chef-lieu de Région à Ségou, le non-bitumage de certaines voies principales, l’insuffisance de la couverture téléphonique, télévisuelle radiophonique en bande FM ; l’insuffisance de petits barrages de retenue d’eau, la vétusté des bacs (Tamani- Falo, Macina – Ségou). Comme solutions, la Région de Ségou a proposé de construire un pont reliant les deux rives au niveau du chef-lieu de région à Ségou, bitumer les axes routiers Ségou-Fatine, Ségou-Belin, renforcer et étendre la couverture téléphonique, télévisuelle et radiophonique en bande FM à l’ensemble de la région, construire davantage de petits barrages de retenue d’eau partout où il y a le besoin, réhabiliter les bacs défectueux de la région. ADS/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel

Nioro, 11 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) conduite par Mamadou Bala Diakité a séjourné, du mercredi 9 au jeudi 10 avril 2025, à Nioro du Sahel (Ouest) dans le cadre de son recueil annuel des préoccupations, attentes et besoins des populations de la Région. La mission a rencontré toutes les forces vives de la Région dans le souci de recueillir ces données afin de les intégrer dans le rapport annuel qui sera soumis aux autorités du pays. Comme le stipule l’article 165 de la Constitution, le CESEC a pour mission d’être la voix des citoyens, d’identifier les problèmes auxquels ils sont confrontés et de formuler des recommandations pour y apporter des solutions adaptées. Il s’agissait alors au cours de cette rencontre, pour chaque citoyen, d’exprimer librement ses préoccupations et attentes et de contribuer à la construction d’un avenir meilleur pour un Mali plus fort et plus prospère. Cette démarche participative, fondée sur l’écoute et le dialogue, est non seulement salutaire mais aussi essentielle pour renforcer la cohésion sociale, promouvoir un développement équitable et durable et, surtout, rapprocher davantage l’Etat des citoyens. Le chef de mission, Mamadou Bala Diakité, a salué les autorités régionales de Nioro pour la qualité de l’accueil et signalé son attachement à la collaboration active de toutes les parties prenantes, notamment les services techniques, les autorités administratives, les leaders communautaires et les organisations de la Société civile, pour enrichir les discussions et aboutir à un document fidèle aux réalités. Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Aly Annaji, a, quant à lui, salué la clairvoyance et l’engagement du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, « dont la vision pour un Mali refondé place le dialogue avec les populations et la justice sociale au cœur de l’action », cette mission du CESEC s’inscrit parfaitement dans cette logique. La visite aux autorités religieuses et aux notabilités de la ville ont mis fin à la mission du. MD/MD (AMAP)  

Diéma : Destruction de deux tonnes de poulet impropre à la consommation par la Brigade mobile d’intervention

Diéma, 11 avr (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Diéma, (Ouest) a procédé, jeudi 10 avril 2025, à la saisie et à la destruction de près de deux tonnes de poulet de chair d’origine étrangère, impropre à la consommation mais conditionnée dans un conteneur frigorifique et destinée au marché de Diéma, a constaté l’AMAP sur place. La destruction de la cargaison s’est déroulée sur un site, près du village de Fangouné Bamanan, en présence des autorités et de représentants de la société civile. Le préfet de Diéma, Hamadou Yacouba Diallo, a ordonné l’incinération des produits et a salué l’opération. « Sans la vigilance de la BMI, cette opération n’aurait pas vu le jour. » Il a exhorté les commerçants et les populations à collaborer avec les services techniques pour éviter « un tableau sombre d’intoxications alimentaires ». Le chef de la BMI, le commandant Moussa Dabo, a rappelé l’arrêté interministériel n°0916-52 du 8 juillet 2009, interdisant l’importation de viande de volaille au Mali. « L’un des soucis majeurs des autorités de la Transition est la préservation de la santé des populations sur l’ensemble du territoire », a-t-il déclaré, sollicitant l’accompagnement de tous pour empêcher la consommation de produits prohibés. Le représentant du médecin-chef, Dr Badian Togola, a mis en garde contre les dangers de ces produits : « La consommation de ces aliments de conserve pourrait entraîner des maladies diarrhéiques graves. C’est un problème de santé publique auquel il urge de trouver des solutions immédiates. » Il a appelé à une mutualisation des efforts pour dénoncer ces pratiques. Alassane Sidibé, du secteur vétérinaire, a plaidé pour une sensibilisation accrue : « Il faut renforcer la sensibilisation à tous les niveaux pour mieux préserver la santé des communautés. » Il a rappelé les missions de son service, notamment le contrôle des produits d’origine animale, et a encouragé une collaboration renforcée avec les populations. Le président de l’Association des commerçants, Moussa Magassa, a félicité les services des douanes et a promis de sensibiliser ses collègues : « Je ferai un compte rendu fidèle pour une plus large compréhension sur l’infraction réprimée. » Il a invité les commerçants à respecter les textes en vigueur pour protéger la santé des populations. Enfin, le premier adjoint au maire, Abdoulaye Touré, a qualifié l’intervention de la BMI de salvatrice : « Cette opération a permis d’éviter une intoxication alimentaire de grande ampleur. » Il a appelé la BMI à intensifier ses contrôles et les citoyens à signaler tout produit suspect. OB/OS/MD (AMAP)

Sensibilisation pour la libération des servitudes de lits de marigots et collecteurs naturels de Bamako 

Bamako, 10 avril (AMAP) Trois membres du gouvernement ont rencontré, ce jeudi 10 avril, au gouvernorat de Bamako les chefs de quartiers et les légitimités traditionnelles ainsi que les maires de la capitale pour une séance d’information et de sensibilisation pour la libération des servitudes des lits de marigots et 11 collecteurs naturelles Les ministres des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Abdoulaye Touré, ont plaidé l’opération dont le plan d’action a été élaboré et adopté par le Comité interministériel de gestion de crise et catastrophe dans le district de Bamako. Le ministre en charge de l’Urbanisme, Abdoulaye Touré, a rappelé les énormes dégâts et pertes en vies humaines des inondations de 2024. « Ces inondations qui sont dues aux fortes pluies enregistrées ont été aggravées par l’obstruction des passages d’eaux à travers les occupations des servitudes des lits de marigots et les 11 collecteurs du district de Bamako », a dit le ministre Touré. Selon lui, pour minimiser les effets néfastes de possibles inondations à venir, les autorités ont décidé de procéder à la libération des servitudes de lits de margots et les 11 collecteurs naturelles de la capitale. M. Touré a précisé que ce plan d’action prévoit une accompagne de sensibilisation et de communication, la préparation de la libération des servitudes des lits des marigots et des 11 collecteurs naturels de Bamako, la prise de mesures d’accompagnement, les opérations de libération des servitudes des lits de margots, le contrôle et le suivi post libération. « C’est dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan d’action que se situe cette rencontre, qui a pour but de demander votre soutien et votre accompagnement pour la bonne conduite de ces actions qui permettront à coût sûr de sauver beaucoup de vies humaines et de limiter des dégâts matériels importants en cas de fortes de la saison des pluies avenir, comme le présage le service météorologique », a expliqué le ministre Abdoulaye Touré. Pour leur part, les chefs de quartiers et les légitimités traditionnelles de Bamako, ainsi que les maires des communes du district de Bamako ont majoritairement apprécié l’initiative et pris l’engagement d’informer et de sensibiliser au niveau leur communauté. ST/MD (

Ouverture d’une enquête judiciaire après la destruction d’un drone malien à Tinzawatène (Communiqué)

Bamako, 10 avr (AMAP) « Une information judiciaire a été ouverte pour des faits graves d’association de malfaiteurs, d’actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, ainsi que de complicité », a annoncé le Procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, Amadou Bocar Touré. Dans un communiqué publié, mardi, le Procureur Touré, infdique que cette « décision fait suite à la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone » des Forces Armées et de sécurité du Mali, immatriculé TZ_98D, à Tinzawatène, dans le Cercle d’Abeibara (Région de Kidal),dans le Nord du pays, ainsi que rapporté le gouvernement de la Transition et le Collège des chefs d’États de la Confédération des États du Sahel (AES). « L’objectif est de faire toute la lumière sur ces événements, d’identifier et d’interpeller les présumés auteurs, coauteurs et complices afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice », a précisé le Procureur. Il a, également, assuré que des informations supplémentaires seront communiquées « en temps opportun » à mesure que les investigations progresseront. En outre, Amadou Bocar Touré a lancé un appel à la population pour  « la collaboration de tous pour fournir toute information utile à (ses) services, en lien avec les autres autorités compétentes. » OS/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 09 avril 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 avril 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale de l’Administration pénitentiaire. La Direction nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée a été créée par l’Ordonnance n°90-30/P-RM du 1er juin 1990 avec pour mission d’élaborer la politique nationale dans le domaine pénitentiaire et de l’éducation surveillée, d’assurer la coordination et le contrôle des services rattachés qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Son organisation, les modalités de son fonctionnement ainsi que son cadre organique sont fixés respectivement par le Décret n°90-232/P-RM du 1er juin 1990 et le Décret n°04-585/P-RM du 1er décembre 2004. L’application de ces textes a révélé l’inadaptation des mécanismes de gestion et de fonctionnement de l’Administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée à la spécificité de ses besoins et de ses missions avec l’apparition de nouveaux défis tels que le terrorisme, la criminalité transnationale, la lutte contre la radicalisation et l’extrémisme violent, la promotion ainsi que le respect des droits humains en milieu pénitentiaire. Les projets de texte, adoptés, érigent la Direction nationale de l’Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée en Direction générale de l’Administration pénitentiaire, recentrent ses missions pour une meilleure prise en charge des problèmes liés à la détention des personnes et prévoient l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. Sur le rapport du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Université de Kayes. Le Mali a, depuis son accession à l’indépendance, de nombreuses réformes de l’Enseignement en vue d’améliorer la qualité de l’éducation et de disposer de cadres pour la mise en œuvre de ses plans de développement. La mise en œuvre de ces réformes a abouti à la restructuration de l’Université de Bamako en 2012 qui a donné naissance à 4 structures universitaires, à savoir l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako, l’Université des Lettres et des Sciences humaines de Bamako, l’Université des Sciences sociales et de Gestion de Bamako et l’Université des Sciences juridiques et politiques de Bamako. Malgré les résultats encourageants enregistrés à la suite de ces réformes, l’Enseignement supérieur reste confronté à des difficultés liées, entre autres, à l’évolution des effectifs des étudiants, à la faiblesse des capacités d’encadrement et de gestion et à l’insuffisance des infrastructures et équipements. Pour pallier ces difficultés, la Politique nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique préconise la déconcentration des institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche par la création d’Universités dans les régions. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a créé, par le Décret n°2024-0206/PM-RM du 02 avril 2024, la Mission universitaire de Kayes en vue de préparer la création et l’ouverture d’universités dans la Région. Le rapport de cette Mission universitaire a mis en évidence la nécessité de créer une université avec des filières de formation orientées sur les potentialités locales. Les projets de texte, adoptés, créent l’Université de Kayes avec pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la Politique nationale en matière d’Enseignement supérieur et de Recherche scientifique. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres des conclusions des consultations entre la Confédération des Etats du Sahel et la Fédération de Russie. Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES ont initié des actions diplomatiques, notamment la tenue de consultations politiques avec des partenaires bilatéraux et multilatéraux en vue de renforcer la visibilité de la Confédération sur la scène internationale. A l’invitation du ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, a conduit, du 1er au 5 avril 2025, la délégation confédérale à la première session des consultations politiques de haut niveau entre la Confédération AES et la Fédération de Russie. Cette consultation politique de haut niveau avait pour objectif de raffermir et formaliser les excellentes relations d’amitié, de solidarité et de coopération entre la Confédération AES et la Fédération de Russie. Au cours des travaux, les ministres ont évoqué plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la paix et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, les relations diplomatiques et le développement socio- économique. Les parties confédérale et russe sont convenues de l’appui à l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES, du renforcement de la coopération économique, politique, commerciale et humanitaire ainsi que de la formation des cadres civils et militaires de la Confédération AES. Au cours de leur séjour, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération AES ont rencontré, le 4 avril 2025, la communauté AES à l’Ambassade du Mali à Moscou. Le communiqué conjoint, adopté à l’issue de la consultation politique, formalise le cadre d’échanges, met en place un mécanisme de suivi et prévoit la tenue de la prochaine session dans l’espace AES. Le ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres de la nomination de Monsieur Abdoulaye Daffé, au poste de Vice-Président de la Banque Ouest Africaine de Développement. Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement, en sa session ordinaire du 26 mars 2025, tenue à Dakar au Sénégal, a procédé à la nomination de Monsieur Abdoulaye Daffe au poste de Vice-Président, à la demande de la République du Mali, conformément à l’Acte additionnel n°04/2021/CCEG/UEMOA du 25 mars 2021

Braquages armés sur l’axe Ansongo-Labbezanga : des habitants dépouillés, aucune perte humaine (Alafia Tv)

Bamako, 9 avril (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont attaqué, mardi, des véhicules de transport dans la Commune du Bourra, Cercle d’Ansongo (Nord), sur l’axe en direction de Labbezanga à Zindobon et à Kounga (Goro), a annoncé selon Abdoul Nassir Idrissa, coordinateur de Alafia Tv à Gao. « À Zindobon, les assaillants ont procédé à un porte-à-porte, dépouillant les habitants de leurs biens matériels », ajoute-t-il. Aucune perte en vies humaines n’a été signalée dans cette localité. À Kounga, des véhicules et tricycles ont été braqués, avec des passagers violentés et dépossédés de leurs possessions. Cette zone fait face à des défis persistants en matière de sécurité dans toute la région. OS/MD (AMAP)

Une mission du Conseil économique, social et culturel à Kolondièba pour recueillir les attentes et préoccupations des populations

Kolondièba, 7 avr (AMAP) Une mission du Conseil économique, social et culturel (CESC), conduite par Alou Konaté, a rencontré lundi les populations des cercles de Kolondièba, Kadiana et Fakola pour recueillir leurs attentes et identifier les problèmes majeurs de la localité. Présidée par le préfet du cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, cette rencontre a mobilisé l’administration, les collectivités, les services techniques, les Forces de défense et de sécurité, les partenaires au développement, la Coordnation des associations et organisations féminines (CAFO), la jeunesse et la Société civile. Au cours de cette rencontre, la méthodologie a consisté à analyser secteur par secteur l’ancien rapport de 2024. « Certains problèmes soulevés l’an dernier ont trouvé des solutions, d’autres persistent et de nouvelles attentes ont émergé », a résumé Alou Konaté, chef de la mission. Les débats, qualifiés de « passionnés » par les participants, ont permis de passer en revue tous les secteurs de développement. DES DEFIS PERSISTANTS – Dans le domaine de l’agriculture et du maraîchage, les participants ont déploré « l’insuffisance du personnel au service de l’Agriculture et la dégradation des infrastructures hydro-agricoles ». Comme solutions, ils ont proposé un renforcement du personnel et un entretien régulier de ces infrastructures Concernant l’élevage, « l’insuffisance du personnel technique, les difficultés d’approvisionnement en aliment bétail et le manque d’aménagement des mares et abreuvoirs » ont été signalés. « Il faut faciliter l’approvisionnement en aliment bétail, curer les mares et multiplier les points d’eau », a suggéré un éleveur présent. La pêche, faiblement développée, souffre également d’un manque d’agents au service local et d’un retard dans la pisciculture. « Nous proposons une formation et un appui aux pêcheurs, ainsi qu’un renforcement du personnel pour promouvoir la pisciculture », a plaidé un représentant des pêcheurs. DES MESURES URGENTES – La diminution inquiétante de la faune, l’absence d’abreuvoirs pour les animaux sauvages et les dégâts causés par les éléphants ont été évoqués. « Il est urgent de créer des habitats protégés et des points d’eau pour la faune, tout en protégeant les populations et les cultures contre les éléphants », a insisté un participant. Sur le plan environnemental, l’occupation anarchique des forêts classées et la pollution des cours d’eau par les dragues des orpailleurs préoccupent. « Nous devons réglementer l’installation des orpailleurs et dégager les dragues existantes pour préserver nos rivières », a proposé un membre de la Société civile Le réseau d’adduction d’eau de Kolondièba ville, jugé inadapté, et l’insuffisance des réseaux d’eau et d’électricité dans le Cercle ont été relevés. « Le coût élevé de 250 Fcfa par kWh de l’opérateur Yelenkura est un frein », a dénoncé un habitant. Parmi les solutions : réhabiliter les installations hydrauliques, étendre les réseaux et connecter Kolondièba au barrage de Sélingué ou à la Côte d’Ivoire. Dans le domaine des industries et des mines, l’absence d’unités de transformation, d’usine d’égrenage de coton et de comptoirs d’achat d’or a été déplorée. « Installer une usine d’égrenage et organiser les sites d’orpaillage sont des priorités », a suggéré un participant. Enfin, le faible développement de l’artisanat et des sites touristiques a été abordé. « Nous devons promouvoir l’artisanat et aménager les sites touristiques pour attirer des visiteurs », a lancé un artisan local. Tous les secteurs, de la santé à l’éducation en passant par les infrastructures et la sécurité, ont été examinés. Le préfet Boubacar Oumar Traoré a salué la cinquantaine de participants pour leur implication active. « Ces échanges riches permettront de mieux orienter les actions de développement », a-t-il conclu. NK/MD (AMAP)