Tominian : Partage des résultats des champs écoles

Tominian, 11 janvier (AMAP) La salle de réunion de délibération de la mairie de la commune rurale de Tominian a abrité le 10 janvier 2025, un atelier Bilan pour le partage des résultats des champs écoles dans les cercles de Tominian, San, Koro et Bankass, a constaté l’AMAP. Le présent atelier a regroupé les élus communaux, les relais Communautaires porteurs des champs école et des représentants des secteurs de l’Agriculture. L‘objectif principal dudit atelier est de favoriser un cadre d’échanges entre les producteurs, les porteurs des champs écoles et les services techniques afin de valider les résultats de réplication en vue d’une meilleure adoption des bonnes pratiques et technologies dans la zone d’intervention du Programme Agroalimentaire pour la Résilience Intégrée et le Développement Économique du Sahel (Pro- ARIDES). Le Maire de la commune rurale de Koula, Rémy Coulibaly a, au nom des collectivités locales,  ténu à féliciter le Pro-ARIDES pour l’organisation de cet atelier, toute chose qui permettra d’améliorer les productivités dans les jours à venir. A la suite des témoignages des différents responsables desdits champs écoles de l’ensemble des localités, il est à retenir qu’à tous les niveaux, les résultats obtenus sont nettement meilleurs à ceux des pratiques traditionnelles. Les questions de compréhension et recommandations ont mis fin à cette rencontre. Le Programme Agroalimentaire pour la Résilience Intégrée et le Développement Économique du Sahel (PRO-ARIDES), est une initiative du consortium SNV comme Chef de file, CARE International, l’Université Agricole de Wageningen WUR, l’Institut Royal des Tropiques KIT et leurs partenaires de mise en œuvre au Mali à savoir IER, Groupe ODYSSEE, CNOP, NEF, AMAPROS, les Agences de Développement Régionales ADR de Mopti et Ségou. Le programme est financé par les Coopérations Néerlandaise et Danoise dans trois du pays du Sahel dont le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Afin d’atténuer les nombreux défis auxquels sont confrontés le Mali, le Burkina Faso et le Niger,  en s’appuyant sur les opportunités existantes, le Pro-ARIDES s’est fixé l’objectif suivant  « Contribuer à une résilience, une sécurité alimentaire et des revenus des ménages agricoles et agro- pastoraux accrus dans la zone soudano-sahélienne du Burkina Faso, du Mali et du Niger, grâce à des institutions et organisations décentralisées efficaces pour une prestation de services, gestion des ressources naturelles et des terres, et un développement économique local améliorés ».  ST/KM (AMAP)

Visite du président Assimi Goita à Koulikoro : Kati prépare la mobilisation

Kati, 11 janv (AMAP) La commission chargée de la mobilisation pour l’accueil du président de la Transition, Assimi Goïta, lors de sa visite, le 15 janvier 2025, dans sa ville natale de Koulikoro, a tenu sa toute première rencontre, vendredi, avec un seul ordre du jour la mobilisation des populations du Cercle de Kati. Cette commission, mise en place par le préfet de Kati, Harouna Diarra, est composée des représentants de toutes les couches du Cercle de Kati qui sont déterminées à réserver un accueil chaleureux et historique au général d’armée, Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’Etat, dans la 2e Région administrative du Mali. Sous la présidence du préfet Diarra, la commission a reparti les tâches, appelant chacun à se mettre au travail pour une réussite totale de cet évènement. ALK/MD (AMAP)

Région de Koutiala : Présentation de vœux du nouvel An au gouverneur

Koutiala, 09 janv (AMAP) La présentation de vœux du nouvel An de l’Etat à Koutiala, au gouverneur de région, le général de division, Abdoulaye Cissé, a eu lieu, mercredi, dans la salle de conférences de l’ex Conseil de cercle. La rencontre a mobilisé les chefs de quartiers, les leaders religieux et communautaires, les responsables des services régionaux et locaux, les préfets et sous-préfets de la localité et le chef de l’exécutif régional avec son cabinet. A l’entame de la cérémonie, le porte-parole des Légitimités traditionnelles et religieuses, , non moins président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) de Koutiala, a adressé ses remerciements à l’Etat, à travers le gouverneur, pour les actes et actions qu’ « il mène pour la pleine opérationnalisation de la région et, surtout, pour les soutiens multiformes pour les sinistrés des inondations de 2024. » Adama Kouyaté n’a pas passé sou silence l’engagement des Forces de défense et de sécurité en 2024. Au nom des chefs de quartiers, des leaders religieux et communautaires, il est revenu sur certaines difficultés de la capitale de l’Or blanc. Il s’agit, notamment, du manque criard de routes dans la ville. A la suite de M. Kouyaté, le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Dembélé, a, au nom des élus, souhaité la paix, la solidarité et la cohésion sociale en 2025. Pour les services techniques, Amadou B. Traoré, directeur régional de la culture a indiqué que « la relation entre les services et les autorités de la région est un véritable indicateur de partage. Il a souligné quelques difficultés que les services régionaux connaissent. Il s’agit de l’insuffisance de personnels et de moyens matériels et financiers etc. Il estime que « malgré ces difficultés, l’espoir est permis surtout avec l’assistance du gouverneur. » Les services techniques se disent satisfaits du management de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par le président de la Transition, chef de l’Etat du Mali et président en exercice de l’AES, Assimi Goïta, qui a aussi dédié l’année 2025 à la culture. Prenant la parole pour les représentants de l’Etat, le préfet  du cercle de Koutiala, Kéou Nioumanta, a porté un regard rétrospectif sur 2024 avant de faire des projections pour 2025. Selon lui, l’année 2024 a été marquée par l’opérationnalisation de la Région de Koutiala avec la nomination de tous les préfets des huit cercles)et les sous-préfets des 22 arrondissements). A cela s’ajoute selon M. Nioumanta, la tenue des états généraux, notamment, sur la jeunesse, la révision annuelle des listes électorales, le cadre de concertation avec les Légitimités traditionnelles etc. « Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt », a tempéré le porte-parole des représentants de l’Etat qui est revenu sur le manque de moyens, l’existence de poches d’insécurité et des braquages, la pose d’engins explosifs dans la région, etc. Pour remédier à l’insécurité, il propose des patrouilles de grande envergure et la création d’unités de sécurité et de défense dans certaines localités de la région. Après ces différentes interventions, le général de division, Abdoulaye Cissé, a exprimé sa joie avant de dire que « la réalisation des infrastructures routières est dans le programme. » Il a exhorté les populations « à compter d’abord sur leurs propres forces à travers des engagements citoyens. » Il a exhorté les chefs de services « à travailler pour les populations pour lesquelles ils sont à Koutiala » avant de déclarer être « très satisfait de ce que les représentants de l’Etat font, malgré les difficultés et le manque de moyens. » ID/MD (AMAP)

Quelque 120 tonnes de produits périmés incinérées à Dio, près de Kati

Kati, 09 janv (AMAP) La Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako (DRCCC) a incinéré, mercredi, à Dio (près de Kati), 120 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation d’une valeur estimée à 800 millions de Fcfa. Le directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, Fousseyni Bamba a mis le feu aux produits périmés, en présence des représentants des consommateurs et du secrétaire général de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Ces produits détruits sont essentiellement composés de boissons énergétiques, de couscous arabes, de mayonnaises, de biscuits, de chips, de bonbons et de dattes, tous périmés et impropres à la consommation. Le directeur régional, Fousseyni Bamba, a rassuré la population que « les opérations de retrait des produits périmés vont se poursuivre avec la même intensité et aucun point de vente ne sera épargné. » « Les commerçants qui proposent des produits périmés à la vente seront sanctionnés conformément aux dispositions de la loi portant protection du consommateur », a-t-il promis. Conformément aux textes et aux missions de la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, les agents sont toujours sur le terrain à la recherche de produits impropres à la consommation. « Nous sommes en mission tous les jours pour les protéger et nous demandons aux opérateurs économiques de déclarer les produits dont la date de péremption est atteinte à la direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence du District de Bamako, pour qu’on puisse les enlever et les détruire conformément aux dispositions règlementaires », a lancé le directeur à l’endroit de la population. Au nom des consommateurs, M. Mamadou B. Diarra s’est réjoui de l’opération et a invité « les autorités à poursuivre en justice les opérateurs économiques qui vendent des produits périmés sur le marché. »  Selon lui, la santé de la population en dépend. Rappelons que ces stocks brûlés ce jour ont été saisis dans le seul mois de décembre 2024. ALK/MD (AMAP)

Région de Ségou 2024 : Bilan et défis (Présentation de vœux par le directeur de cabinet du gouvernorat)

Ségou, 08 janv (AMAP) La Direction régionale des Douanes de Ségou, a mobilisé 14 692 987 119 Fcfa, a révélé le directeur de Cabinet du gouverneur, Bréhima Angoïba, lors de la présentation de vœux, mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat. « Pendant que la Direction régionale des impôts a mobilisé au compte du Budget de l’Etat, la somme de 6, 227 milliards de Fcfa pour la période de janvier à novembre 2024 soit un taux de réalisation de 91% par rapport à l’objectif annuel », a ajouté Bréhima Angoïba. La rencontre a été un moment pour faire la revue rétrospective des principales activités menées dans les différents domaines de la vie publique au cours de l’année écoulée. Elle a regroupé notamment le président du Conseil régional de Ségou, porte-parole des élus, Siaka Dembélé, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, les autorités administratives, coutumières, légitimités traditionnelles, les commandants des forces armées et de Sécurité. L’année 2024 a été marquée par de nombreux évènements, au plan national et au niveau régional. Le directeur de cabinet du gouverneur s’est réjoui notamment de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la Région de Ségou, de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par la communauté dans 92 douze villages du Cercle de Baroueli, de l’émission par la Direction régionale du commerce et de la concurrence de 216 intentions d’importation d’une valeur de 9 615 780 Fcfa.Il a aussi salué la tenue des Activités de la 28e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion marquée par des distributions de vivres aux personnes vulnérables, handicapées et visites aux personnes âgées des Communes de Ségou, de Pélenganna  et de Sebougou et l’appui à la population du village de Farabougou. Il ressort de son discours que 130 points d’eau modernes ont été réalisés par l’Etat et ses partenaires. Le nombre de forages réalisés par le président de la Transition s’élève à 11. Egalement 1 800 tonnes de sucre ont été affectés à la région pour faire face aux besoins de la population durant le mois de ramadan. Et la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’est élevée 30 365 029 628 Fcfa ; Sur le plan scolaire les résultats des examens durant l’année scolaire 2023-2024 affichent pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) 34,36% et le Baccalauréat général 21,51%. M. Angoïba a invité à l’ensemble des travailleurs de continuer à servir avec le même dévouement, le même engagement et la même énergie qu’en 2024. Il a encouragé « l’esprit de bonne collaboration » et exhorté « à persévérer pour des résultats encore meilleurs au profit des populations. » Pour mener à bien les différentes missions, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Dramane Coulibaly a, au nom des directeurs régionaux, du personnel des services techniques de la Région de Ségou, souhaité la prise en charge d’un certain nombre de difficultés parmi lesquelles la vétusté, voir l’insuffisance des équipements et matériels de services. La presse ségovienne, a par la voix de notre consoeur Ramata Konaté, directrice régionale de l’ORTM, souhaité plus d’accompagnement des services déconcentrés de l’Etat, plus de collaboration entre la presse et ces services. D’autant plus que l’année 2024 a été très difficile pour la presse avec le retrait de plusieurs partenaires, la fermeture de certaines ONG, le renoncement de contrats par certaines structures à cause des difficultés d’ordre politique et économique qui ont entrainé des manques à gagner au niveau des radios, empêchant le paiement de la redevance et conduisant à la fermeture de certaines d’entre elles par la Haute autorité de la communication (HAC). La presse a également sollicité l’implication du gouvernorat pour l’acquisition d’équipements (ordinateurs, logistiques, dictaphones, caméras) pour les media, l’implication de la presse régionale dans la couverture des activités des hautes autorités du pays, du gouverneur et des services publics, l’instauration d’un cadre d’échanges semestriel entre le gouverneur et la presse régionale, l’organisation des sessions de formation au profit des hommes de média, l’enlèvement des ordures dans la cour de l’ORTM. Et, enfin, un chargé de communication du gouvernorat à l’instar des autres régions en vue de faciliter le travail des journalistes. ADS/MD (AMAP)      

Sikasso : Les secteurs les plus impactés  par les effets des changements climatiques

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 08 janv (AMAP) La Région de Sikasso, dans le Sud du Mali, tout comme le reste du Mali sinon le monde entier, fait aujourd’hui face aux effets des changements climatiques. Aucun secteur n’est épargné par les conséquences sur notre planète. Pour toucher du doigt la réalité, notre équipe de reportage s’est intéressé à un certain nombre de secteurs dans la région de Sikasso. Il s’agit notamment de l’agriculture, l’environnement, l’élevage et la santé. « L’arrivée précoce des pluies, celle tardive, les poches de sécheresse en début d’hivernage et l’abondance des pluies lors de l’hivernage », le président de la Chambre régionale d’agriculture, Abdoulaye Bamba, dresse le tableau des défis auxquels les producteurs de Sikasso font face à cause des effets des changements climatiques. Le phénomène a quasiment bouleversé le calendrier des producteurs. Il leur cause de grosses pertes. Il s’agit de l’assèchement de certains plants ou encore la destruction totale d’autres à cause de l’abondance de l’humidité du sol ou encore des inondations. « Cette année l’humidité du sol a détruit ma parcelle de 2ha de papaye », confie Abdoulaye Bamba. Il renchéri avec le cas de la parcelle de riz de la plaine de Loulouni qui a été submergée par l’eau (90% des plants de riz ont été détruits) et celui des orangers qui ont été déracinés par la tornade à Hérémakono. Par ailleurs, le président de la chambre régionale d’agriculture dit que de nos jours, le secteur de l’agriculture de la région est frappé de plein fouet par ces effets. Il reconnaît que Sikasso est une zone tropicale humide mais les producteurs ne sont pas habitués à ces intempéries. « Avant, l’hivernage débutait au mois de mai pour prendre fin en septembre mais actuellement, il commence en juillet et se termine jusqu’en novembre ». Il invite les producteurs à suivre les conseils des techniciens de la direction régionale de l’agriculture, de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) ainsi que de la météo qui les encadrent. BOULEVERSEMENTS – Tout comme l’agriculture, l’environnement est également touché. Le directeur régional de l’assainissement du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN), Moussa Ballo, affirme que l’environnement à Sikasso est confronté à un certain nombre de défis. Il s’agit de la diminution de la biodiversité et des ressources naturelles, de la pollution de l’air et du déversement du contenu des latrines lors des inondations (ce qui a des impacts sur la santé humaine). Pour réduire les effets des changements climatiques sur l’environnement, M. Ballo préconise la réduction de la quantité des déchets. A cet effet, il a mis un accent particulier sur la transformation des cartons en alvéoles, des plastiques blancs en d’autres éléments…Ce qui contribuera à diminuer considérablement la production du gaz carbonique et du méthane (les gaz à effet de serres). Sur le même registre, le responsable de la DRACPN de Sikasso souligne que les exploitants des charrettes doivent verser le contenu des latrines dans les stations de vidange. C’est de là que ces contenus seront transformés en engrais organiques pour les champs de culture. Toute chose qui permettra à la population du Kénédougou de consommer des produits bio (bons pour la santé). Sur le plan sanitaire, l’Étude de cas sur le Mali dénommé « Comment le changement climatique et environnemental aggrave les conflits et les inégalités » précise que la hausse des températures et du nombre de journées très chaudes aboutira à des canicules plus fréquentes. La population touchée par, au moins, une vague de chaleur par an passera de 2% en 2000 à entre 3,6 et 9% en 2030 au Mali. Ce qui, selon l’étude, pourra se traduire par une hausse de la mortalité liée à la chaleur. BETAIL A LA PEINE – « Cette année, les fréquentes inondations du fait des changements climatiques ont causé des dégâts au cheptel de la région. Il s’agit principalement des animaux dans les localités de Zangaradougou, Finkolo, Kignan et Loulouni », déclare le directeur régional des productions et industries animales, Jean Martin Kamaté. Selon lui, dans les zones de pâturage, les crues ont réduit le mouvement des animaux tout en leur rendant difficile l’accès aux marchés de bétail. « Toute chose qui impacte négativement sur le circuit d’approvisionnement des marchés de bétail », explique-t-il. Les vents violents, également causés par les changements climatiques, détruisent les arbustes et dégradent la nature. Cela complique l’alimentation du bétail. Pour remédier à la situation, M. Kamaté appelle les éleveurs de Sikasso à la résilience. Quant à la présidente de l’Association des femmes engagées pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques (AFECC) du Mali, Aïssata Keita, elle apporte des éclaircissements. Pour le cas du Mali, elle soutient que le pays est exposé aux aléas climatiques qui perturbent considérablement les activités économiques. Cela, à travers des sècheresses récurrentes, la raréfaction des ressources naturelles et les phénomènes extrêmes. « Tous les secteurs sont impactés mais l’agriculture, l’élevage et l’environnement restent largement tributaires de ces aléas », indique–t-elle. En termes de perspectives, la présidente de l’AFECC priorise notamment l’éducation, l’information et la sensibilisation du public sur les causes et les conséquences des changements climatiques, tout en mettant en lumière les questions urgentes liées au phénomène. Aïssata Keita invite, également, les médias à diffuser des messages de plaidoyer sur les effets du phénomène en direction des décideurs. POLITIQUE NATIONALE – Selon l’assistant technique de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), Abdrahamane Dème, le gouvernement du Mali est conscient des grands risques et enjeux des changements climatiques. « C’est pourquoi la vision de sa politique nationale sur les changements climatiques est de définir d’ici 2025 un cadre de développement socio-économique durable. Ce qui intègre les défis des changements climatiques dans tous les secteurs de son développement afin d’améliorer le bien-être des populations », dit M. Dème. Cette politique se développera autour des cinq piliers opérationnels définis à Bali lors de la COP13 en 2007: la vision partagée, l’adaptation, l’atténuation, le transfert de technologies et le financement, tout en associant de manière intégrée l’ensemble des programmations et acteurs du monde. Egalement, suite à l’accord de Paris, le

L’armée tue 30 terroristes à Nioro du Sahel (bilan provisoire)

Nioro, 07 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont tué trente assaillants dont les corps ont été abandonnés sur place, en repoussant, dans la nuit du lundi à mardi, aux environs de 22h00, une attaque à Nioro du Sahel (Ouest) menée par des terroristes lourdement armés. Les forces armées nationales ont compté un soldat mort au combat, un civil légèrement blessé et un véhicule calciné par les balles incendiaires. Les FAMa ont récupéré dix-neuf pistolets mitrailleurs AK 47, trois mitrailleuses PKM, un lance-roquette anti char (LRAC) et une importante quantité de munitions. Les assaillants, qui se sont infiltrés en grand nombre dans la ville avec des complicités internes, selon des sources sécuritaires, se sont attaqués au gouvernorat, la brigade de la gendarmerie, le domicile du commissaire de police, les bureaux des douanes et le canner de pesage. Ils ont tenté de faire sauter le pont qui divise la ville du côté de la résidence Bogué mais n’ont pas réussi à le faire. Les populations se réjouissent du courage et de la détermination des FAMa. Tout en saluant leur professionnalisme, elles s’engagent à collaborer avec forces de défense pour lutter contre les terroristes. MD/MD (AMAP)

Cercle de Tenenkou Démarrage de la campagne de vaccination 2024- 2025 du cheptel

Tenenkou, 06 janv (AMAP) Le préfet Mamadou Dao, a donné, lundi, le clap de départ  de la campagne de vaccination du cheptel dans le Cercle de Tenenkou (Centre), après le lancement officiel de la campagne nationale de vaccination, le 14 décembre 2024, à Konobougou, par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Allaye Cissé, s’est réjoui de l’organisation de cette campagne avant d’inviter les éleveurs à  se mobiliser pour une réussite totale. Le mandataire de Tenenkou central, Sirafa Traoré, a salué cette initiative des autorités avant de rappeler que la vaccination est cruciale dans la prévention des maladies qui touchent les animaux. Il a invité les leaders communautaires à se mobiliser pour que le maximum de têtes puissent être vaccinés. Il a égrené quelques difficultés auxquels ils sont confrontés. Il s’agit de l’inaccessibilité de certains parcs du fait de la crue, l’automédication et la vétusté des parcs de vaccination dans le cercle. Le préfet Mamadou Dao s’est félicité de l’organisation de cette campagne de vaccination avant de rappeler la place de choix qu’occupe l’élevage dans le cercle de Tenenkou.  Selon lui, cette « campagne de vaccination revêt une importance capitale pour la préservation du cheptel et la lutte contre les maladies qui impactent directement et négativement la sécurité alimentaire et les revenus des éleveurs dont le manque à gagner est colossal. » Il a aussi invité les présidents des coopératives d’éleveurs à s’investir davantage et à intensifier la sensibilisation pour que cette campagne 2024- 2025 atteigne les résultats escomptés. Après son intervention, le chef de l’exécutif local a administré la première dose de vaccin à un taureau. Plusieurs spécialistes ont constaté que l’état des animaux n’est pas du tout reluisant et satisfaisant cette année « à cause de plusieurs facteurs , entre autres, l’insécurité, la forte pluviométrie et la crue observée cette année dans le cercle. » Selon nos interlocuteurs, l’insécurité a empêché les animaux de rejoindre leur zone de transhumance habituelle entraînant une concentration des animaux dans les zones d’attentes et, par ricochet, du surpâturage. Par ailleurs, la crue a submergé les zones de pâturages avec pour conséquences beaucoup d’eau et peu d’herbes. Une situation qui a entraîné une sous-alimentation des animaux les rendant plus vulnérables aux maladies. Selon cette même source, les animaux sont touchés par plusieurs maladies notamment la péripneumonie contagieuse bovine appelée « Boutial » en peulh, une maladie très contagieuse qui commence à décimer certains troupeaux de la zone. Pour prévenir toute désillusion, le maître mot demeure la vaccination rien que la vaccination. Le Cercle de Tenenkou, zone d’élevage par excellence, compte de troupeaux estimés à plusieurs dizaines de milliers de têtes, toutes espèces confondues. Ici l’élevage est plus qu’une activité, c’est surtout un facteur d’identification pour certaines communautés, une identité culturelle surtout en cette année 2025, année de la culture décrétée par le président de la Transition lors de ses vœux du nouvel An. Des communautés qui ont un lien séculier avec le bétail qui mérite d’être protégé pour la leur survie, surtout en cette période où le monde subit de plein fouet les effets néfastes des changements climatiques. L’actuelle campagne de vaccination va durer plusieurs jours et permettra de lutter contre la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, les pasteurelloses, la maladie de Newcastle, la variole aviaire, la bronchite infectieuse, les charbons et bien d’autres maladies qui touchent les animaux. La cérémonie de lancement a enregistré également la présence du sous- préfet de l’arrondissement central, le lieutenant Boubacar Sissoko, du représentant du commandant de la brigade territoriale de gendarmerie, du représentant du secteur de l’élevage, du président de la Chambre locale d’agriculture, du représentant du chef de village, du président de l’association Tabital Pulaaku, du mandataire de Tenenkou central  et de nombreux éleveurs. AS/MD (AMAP)

Mopti : Atelier d’information des services techniques sur le RAMU

Mopti, 06 janv (AMAP) La direction nationale de la protection sociale et de l’économie solidaire en collaboration avec la direction régionale du développement social de Mopti a organisé un atelier d’information et de sensibilisation sur le Régime assurance maladie universelle (RAMU), du 29 et 30 décembre dernier dans la salle de réunion de la direction régionale de l’hydraulique de Mopti. Cette rencontre visait une meilleure appropriation du processus par les acteurs (collectivités, services techniques et organisations mutualistes) des Régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Gao, Menaka, Kidal, Taoudéni, San et Tombouctou et à informer les acteurs clés de la mise en œuvre du RAMU à la base sur la problématique de la couverture maladie universelle au Mali, son montage institutionnel. Il s’agissait aussi de leur faire comprendre les relations entre la Caisse nationale d‘assurance maladie (CANAM) et ses prestataires, les Organismes gestionnaires délégués ; l’état d’avancement des textes du RAMU et les dispositions prises dans le cadre de son opérationnalisation. Dans son mot de cadrage, le représentant du directeur national, Abdoulaye Dème a rappelé que bénéficié d’une assurance de couverture sanitaire au Mali est un droit constitutionnel pour tous les citoyens. L’atteinte de cet objectif selon lui requiert la levée de certaines barrières organisationnelles et financières. Selon le technicien, le RAMU est composé des dispositifs contributifs et des dispositifs non contributifs constitué des catégories de personnes assujettis de l’AMO, les acteurs du secteur informel, du monde agricole et des professions libérales affiliés à une mutuelle et les assujettis au RAMED et les bénéficiaires des gratuités. Donc, selon M. Dème, qui a conduit la délégation de la direction nationale de la protection sociale, le RAMU est l’unification des trois régimes pour une mise en œuvre efficace et efficiente de la politique nationale de protection sociale à travers la couverture sanitaire . « Pour relever le défi de l’accessibilité financière aux services de santé, le Mali a opté pour trois stratégies : le  développement des mutuelles de santé pour le secteur informel et agricole, constitué de près de 78% de la population au Mali ; l’instauration du régime de l’Assurance maladie obligatoire (AMO) qui couvre 17% de la population pour les fonctionnaires (civils et militaires), les parlementaires et les travailleurs salariés et le Régime d’assistance médicale (RAMED) qui couvre 5% de notre population, pour une assurance maladie totale des populations de notre pays. Cependant, dans la mise en œuvre de ces dispositifs, la couverture du monde agricole et du secteur informel reste un défi majeur pour la réussite du RAMU en chantier » a indiqué le conseiller aux Affaires administrativés, Abdoulaye Daga Théra, représentant le gouverneur qui a présidé la céremonie d’ouverture. A travers des présentations sur les régimes en place, le RAMU en chantier, les travaux de groupe et les restitutions en plénières, les participants ont enrichi leurs compétences sur les forces, les faiblesses, les enjeux et les menaces sur les régimes qui concourent à l’amélioration de la couverture sanitaire des populations. La cérémonie d’ouverture  s’est déroulée en présence du directeur régional du développement social et de l’économie solidaire de Mopti, Moussa Alassane Samaké. DC/MD (AMAP)  

Kayes : Vingt journalistes et animateurs se forment au journalisme sensible aux conflits

Kayes, 06 janv (AMAP) Quelque 20 journalistes et animateurs de l’audiovisuelle et de la presse écrite de la coordination régionale de l’Union des radios télévisions libres (URTEL) de Kayes ont participé, dimanche, à un atelier sur le « Journalisme sensible aux conflits » Cette session, dans le cadre du festival KayiKumben, un événement culturel de la Cité des rails, en partenariat avec Touly’s Diamond Builder, était animée par nos confrères Salif Sanogo (ancien directeur général de l’Office de radio-télévision du Mali (ORTM) et Alfousseiny Sidibé (chargé de mission au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale). Les organiseurs de cette formation entendaient outiller les journalistes et animateurs pour leur permettre d’assurer une bonne couverture des conflits afin de promouvoir la réconciliation et la compréhension mutuelle au Mali. Les communications ont surtout porté sur les devoirs et rôles du journaliste, la collecte et le traitement de l’information, la loi sur la cybercriminalité et des exercices sur la diction, sans oublier le partage d’expériences. De nos jours, de nombreux écueils dont les fakes news, entravent la bonne pratique du journalisme. « Les fausses nouvelles ont toujours existé. Cependant, ce qui est nouveau, c’est leur viralité, à l’ère du numérique. Les fausses informations ont toujours nui à la démocratie. Aujourd’hui, leur mode de diffusion est devenu un danger », a déploré le général de brigade Moussa Soumaré, gouverneur de la Région de Kayes, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Selon le chef de l’exécutif régional, « le gouvernement s’attend à ce que les organes de presse, publics comme privés, soutiennent les efforts des Forces Armées du Mali (FAMa) dans le combat pour la défense de la souveraineté de notre pays et contribuent au processus de refondation de l’Etat. » D’où l’opportunité de cette session de formation qui permet aux journalistes et animateurs de renforcer leurs capacités, de maîtriser les questions d’éthique et de déontologie et d’échanger sur leurs expériences dans la pratique du métier. « En couvrant les conflits dans le but d’informer les populations, les journalistes apparaissent non seulement comme des témoins de l’histoire, mais aussi des acteurs essentiels dans la gestion de ces crises. Mais, la manière dont les femmes et les hommes des médias rapportent les faits peut soit apaiser les tensions soit les exacerber. », a dit le gouverneur. Or, comme l’a souligné Lassana Cissé de Touly’s Builder Diamond, Cissé, « le journalisme sensible aux conflits exige une compréhension profonde des dynamiques des conflits, une maîtrise des principes d’éthiques et un engagement en faveur de la vérité et de l’impartialité. Le formateur Salif Sanogo a promu au coordinateur régional de l’URTEL, Issaka Coulibaly, que son équipe reviendra dans la Cité des rails pour une autre formation, plus pratique, qui sera élargie aux 10 cercles de la région. BMS/MD (AMAP)