Journée mondiale des Femmes : A la découverte de Mme Nienta Kadidia Nienta, battante pour la promotion de la poterie.
Mopti, 5 mars (AMAP) La poterie traditionnelle, pierre angulaire de la culture qui marque l’histoire des peuples fait son chemin au Mali depuis les temps immémoriaux, constate l’AMAP. Partie intégrante de l’artisanat malien, elle est une forte expression culturelle qui magnifie la relation entre l’homme et son environnement. Etroitement associée à la vie quotidienne des populations avec ses formes et ses fonctions variées qui vont de la vaisselle courante aux jarres funéraires ou aux récipients destinés à conserver l’eau, l’huile ou les céréales, ce savoir est de nos jours en péril à cause de la pression de l’industrialisation céramique et le désintérêt de la jeune génération, entre autres. Mme Nienta Kadidia Nienta fait partie de celles qui sont engagées pour la sauvegarde et la protection de ce savoir longtemps considéré comme une activité réservée aux femmes. Réputée pour son amour pour ce métier de modelage de l’argile, Mme Nienta Kadidia Nienta est l’une des rares potières du Mali en général et de la région de Mopti en particulier à se faire distinguer par son combat pour la promotion de la poterie traditionnelle. Native de Mopti, descendante d’une famille potière de Komoguel II, communément appelé « Waïnkoré » âgée de 45 ans, mariée et mère de 4 enfants, Mme Nienta a très tôt maitrisé le modelage de l’argile dont la transmission se fait au sein des familles, de génération en génération, par la pratique. Elle tire bien son épingle du jeu dans cette activité héritée de ses ancêtres. D’une ingéniosité hors pairs, elle a imprimé une touche particulière aux produits de la poterie à Mopti. Ainsi, au-delà des jarres et autres objets, elle a innové avec la création d’une gamme riche et variée dans le domaine de la décoration et de l’esthétique, entre autres, les pots de fleurs, les cendriers, les portes bics, de bougies, les lava beaux. Dans le cadre de l’embellissement de la ville de Mopti, comme contribution personnelle, elle a réalisé environ une dizaine de monuments en terre installés aux différents points stratégiques de la ville. Elle dispose d’un atelier de production, d’un centre de formation et d’une boutique de vente qui emploient 6 salariés permanents et environ 20 employés temporaires. Soucieuse de la préparation de la relève, Mme Nienta a, au-delà des activités de son centre basé à Mopti animé des sessions de formation à l’intérieur de la région notamment à l’intention d’une trentaine d’auditeurs et auditrices des cercles de Bankass et de Djenné. Ce haut lieu d’acquisition du savoir en modelage de l’argile a déjà formé plus de 100 jeunes dont 10 blancs et 20 autres y sont actuellement en cours de formation dans le centre. La qualité de ses œuvres lui a ouverte la porte du marché sous régional et international. Elle a déjà participé à de nombreuses foires expositions au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, à Sikasso, Ségou, Bamako, aux Etas Unis et à toutes celles organisées dans la Venise malienne dont la dernière a été à la faveur de la foire artisanale « La beauté de Mopti ». Au chapitre des distinctions, Mme Nienta a une bonne douzaine de diplômes de reconnaissance et de mérite au compteur acquit lors des foires et des grands évènements. Son courage et son engagement en faveur de la promotion du patrimoine culturel et du développement lui a valu la distinction de la médaille du mérite national et d’être la nominée l’Homme de l’année 2011 que la radio Jamana de Mopti organise chaque année. Malheureusement, les effets de la crise sécuritaire sont là. Depuis l’éclatement de la crise et la coloration de Mopti en zone rouge, les activités de l’artisanat sont allées en lambeau avec le tourisme. Le secteur du tourisme et les activités connexes ne nourrissent plus leur homme. « Nous sommes à l’arrêt total, nos produits ont de la peine à être écoulés » a expliqué la battante Kadidia Nienta. A cela s’ajoute une contrainte majeure, le problème d’espace qui l’a obligé à loger en location séparant ces trois structures (l’atelier de production, la boutique de vente et le centre de formation). « Le modernisme ne doit pas nous faire abandonner notre tradition. Les grands parents nous ont enseigné qu’au-delà de la beauté, l’esthétique, que les jarres de Mopti ont un aspect mystique qui empêche à la nouvelle mariée qui en dispose dans son trousseau l’abandon du foyer conjugal » commente Mme Nienta pour justifier son combat pour perpétuer la poterie. Son souhait le plus ardent est l’acquisition d’un espace digne de ce nom et la participation à des stages de perfectionnement dans le domaine des porcelaines soit au Maroc ou en Tunisie. DC/KM (AMAP)
Diéma : La pêche collective pour amélioirer l’ordinaire
Par Ouka BA Diéma, 04 mar (AMAP) La pêche collective dans les deux mares de la ville de Diéma (Ouest), appelées, respectivement Lamba Koré (grande mare en langue soninké) et Bakossa Goumba (la mare de Bakossa), s’est déroulée, lundi, sous un soleil au son zénith. Après le signal donné par le chef coutumier, Balla Konaté, une foule bigarrée d’hommes, de femmes, de jeunes et de vieux, originaires de la ville ainsi que des villages environnants, muni chacun, d’une nasse aux dimensions diverses, s’est élancée, à qui mieux mieux, pour la capture des poissons, frétillant dans une eau boueuse. C’était un tohu-bohu interminable, digne d’une ruée vers l’or. Bousculades, cris à gorge déployée. Parfois, en voulant s’infiltrer parmi les grands, les plus petits glissaient et tombaient. Dans ces mares, on trouve généralement du poisson silure et quelques rares carpes. Mahamadou Konté qui attendait tranquillement ses enfants descendus dans la mare, rappelle que la pêche collective se faisait la nuit ou le matin de bonne heure et, que cette année, selon une décision du chef de village, elle a été ramenée à midi. Il renchérit, en raclant la gorge, qu’avant l’autorisation du chef de village, celui qui se hasardait à mettre pied dans l’une mare, pour se saisir de poissons, sera soumis au paiement d’amendes. Djindé Konté, qui prêtait une oreille attentive à l’entretien, soutient qu’il faut le feu vert du chef de village, pour que la pêche collective puisse démarrer. Après la saison des pluies, lorsque les mares sont en decrue, le chef de village délègue, comme le veut la tradition dans ce milieu, le chef coutumier Balla Konaté, pour aller jauger le niveau réel des eaux stagnantes. C’est en fonction de son constat que l’on organise la pêche collective, un événement culturel majeur. On fait passer l’information pour tous, pour éviter ainsi des frustrations. Halimatou Sissoko dont les habits sont lourdement boueux compte améliorer ses plats pour la coupure du jeûne de son époux, avec les poissons qu’elle a pêchés. Elle avoue que la pêche collective est très utile car les poissons qu’on y attrape, contribuent à réduire les frais de condiments. Le petit-fils de Fatoumata Diaby, a pêché beaucoup de poissons. A la question comment les conserver, la grand-mère répond qu’elle les mettra dans le réfrigérateur. Désenchantées, Kotia Djenepo, une femme bozo, et sa fille rentrent bredouille à la maison, même si, selon la légende, la pêche demeure une activité censée appartenir à son ethnie. Allergique au poisson silure, Sambou Diawara, un migrant dont le séjour à Diéma a coïncidé avec l’événement, se poste quelque part, pour satisfaire sa curiosité. Le chef coutumier, Balla Konaté, explique que si la pêche est jugée insuffisante, on transporte le poisson chez le chef de village, pour le repartir, ensuite, entre certaines familles. De l’avis du représentant du chef de village, Fousseny Sissoko, « le but visé par la pêche collective, n’est pas uniquement d’amasser du poisson mais de renforcer la cohésion sociale, à travers des retrouvailles, tout en perpétuant cette pratique ancestrale. » Le chef traditionnel conseille, surtout, la prudence lors de la pêche collective afin d’éviter des incidents et des dommages. Interrogé sur le sujet, le Directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCom) de Farabougou, en séjour dans la localité, explique que « les mares contiennent généralement les germes de la bilharziose, qui pénètrent par la peau, au contact de l’eau. » L’homme en blouse blanche conseille de prendre des précautions. OB/MD (AMAP)
8 mars à Kayes : Mme Niambélé Kadiatou Konaté ouvre un centre d’apprentissage pour les femmes et les jeunes filles
Kayes, 4 mars (AMAP) La directrice de la Maison de la Femme de Kayes, Mme Niambélé Kadiatou Konaté a ouvert un centre dans le but d’aider les femmes et les jeunes filles à apprendre un métier afin d’améliorer leurs conditions de vie, a constaté l’AMAP. Située aux Logements Sociaux ou ATT Bougou de Kayes, la Maison de la Femme joue un rôle majeur dans la formation et l’insertion socioprofessionnelle des femmes et des jeunes filles grâce au dévouement de sa directrice, Mme Niambélé Kadiatou Konaté. Titulaire d’une maîtrise en Histoire-Géographie de l’Ecole Normale Supérieure (ENSUP) de Bamako, cette dame peut se glorifier d’avoir donné un nouveau souffle à cette structure du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Deux ans après sa nomination à la tête de la Maison de la Femme, Mme Niambélé Kadiatou Konaté a conçu un programme de formation en vue d’aider les filles déscolarisées, les filles non orientées après leur admission au DEF (Diplôme d’Etudes Fondamentales) et au Bac, ainsi que les ménagères menant des activités génératrices de revenus, à apprendre un métier pour faciliter leur insertion et leur autonomisation. Dans ce centre, on y retrouve plusieurs spécialités : le henné traditionnel, le tatouage (henné moderne), le maquillage, la saponification et l’informatique. La filière informatique est destinée aux femmes qui mènent des AGR (Activités Génératrices de Revenus). Actuellement, la Maison de la Femme de Kayes assure la formation de 158 auditrices. Cette structure dispose d’un chargé de programme et de 4 encadreurs. Cependant, pour bénéficier d’une formation en couture dans ce centre, l’auditrice doit savoir lire et écrire. La formation s’étend sur trois ans. De ce fait, la directrice est en train d’entreprendre des démarches auprès des structures compétentes, dont la Chambre des métiers, pour que les certificats ou attestations qui seront délivrées aux apprenants puissent être certifiés ou reconnus par l’Etat. La première promotion compte 32 personnes au départ, un chiffre qui ne tient pas en compte les cas d’abandon. S’agissant des autres filières, la formation s’étend sur 3 mois et est sanctionnée par une attestation. Pour la couture, chaque apprenante doit payer 11 000 pour s’inscrire et avoir une tenue et 10 000 F pour la cotisation mensuelle. Mais, le centre prend en charge les frais d’équipement. Pour les autres filières, les frais d’inscription plus la tenue coûtent en tout 5 000 F et la cotisation mensuelle est fixée à 5 000F. D’après la directrice Mme Niambélé Kadiatou Konaté, sa structure a pu suivre certaines auditrices après leur formation. « En général, nous avons constaté que ces gens travaillent bien. Certaines auditrices ont mis du temps avant d’entamer leurs activités c’est pourquoi, elles ont rencontré des difficultés », assure la directrice de la Maison de la Femme de Kayes. « Parmi nos récipiendaires, certaines veulent revenir pour se former dans d’autres spécialités afin de diversifier leurs activités et multiplier leurs gains. C’est le cas de Hawa Fofana de Sadiola qui veut apprendre le maquillage et de Hawoye Touré de Kéniéba. Actuellement, Mme Niambélé Kadiatou Konaté et son équipe ont besoin de partenaires pour équiper leur centre et élargir son champ d’actions et étoffer son personnel. La Maison de la Femme souhaite former des gens dans d’autres domaines comme la transformation des produits alimentaires, le perlage. Mais, cette structure a besoin de partenaires pour financer ses projets. Il est à noter que Mme Niambélé Kadiatou Konaté est née le 1er Avril 1972 à Kita. Mariée et mère de deux enfants, cette dame a suivi les traces de ses parents Mamadou Konaté et Fanta Diallo, tous des enseignants. BMS/KM (AMAP)
Journée Internationale de la Femme à Diéma : Regard sur Mme Assata Traoré, animatrice et militante des droits des femmes
Diéma, 4 mars (AMAP)A l’instar du monde entier, notre pays célèbre le 8 mars, la journée internationale de la Femme. A cette occasion, nous avons décidé à l’Agence Nationale de Presse, de faire le portrait des femmes battantes dans leur localité respective. A cet effet, nous avons rencontré Mme Assata Traoré, animatrice de son état et militante des droits des femmes à Diéma. Agée d’une quarantaine d’années, mariée et mère de nombreux enfants, cette brave dame émerveille les populations de Diéma, de par ses animations en langue foulfoulbé sur une radio privée de la place. Ses émissions concernent la santé, la bravoure et l’engagement des femmes ou « Mussow dambe ni uka tiessiri », le développement de la commune ou « Siguida yiriwali », entre autres. Ses émissions ont contribué a changé les comportements dans la commune à travers l’éducation à la citoyenneté et la sensibilisation. L’animatrice talentueuse ne cesse d’affirmer dans son émission sur l’économie familiale : « Une femme ne doit pas laisser toutes les charges dans les bras du maître de la maison, sans quoi elle devient inutile ». En plus de l’animation à la Radio, Mme Assata Traoré dirige une association qui milite pour la défense des droits des femmes, en vue de leur autonomisation. Dans le cadre de la prévention et la gestion des conflits, les membres de son association, parviennent souvent à réconcilier des couples… Membre de la CAFO, elle excelle dans la fabrication et la vente du savon, ayant reçu une formation dans le domaine de la saponification. L’infatigable dame encourage la tenue périodique du cadre de concertation pour la protection des enfants, initié par le service de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, auquel prennent part, plusieurs acteurs. Par ailleurs, Mme Assata Traoré fait de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), son leitmotiv, afin d’apporter sa modeste contribution à l’éradication de cette pratique néfaste qui semble ne pas faiblir dans cette localité, nonobstant les immenses efforts que l’Etat et ses partenaires ne cessent de consentir. Cette courageuse dame qui s’occupe de son foyer, pratique également l’embauche ovine, disposant de quelques têtes de moutons qu’elle entoure de soins. Aujourd’hui, elle sollicite un appui pour obtenir un appui lui permettant de développer ses activités de saponification et d’embouche et l’acquisition d’un tricycle, lui facilitant le transport de ses produits au marché. En tous les cas, les populations de Diéma sont fières des actions de cette brave dame pour la cohésion et le développement de leur commune. OB/KM (AMAP)
Goundam : Consommateurs et vendeurs de céréales pour une meilleure utilisation des unités de mesure
Goundam, 03 mar (AMAP) L’utilisation des unités de mesures par les revendeurs notamment, le kilogramme suscite des questionnements dans la commercialisation du riz en particulier et des autres céréales en général sur les différents marchés du Cercle de Goundam (Nord). Depuis un certain temps, les consommateurs ont constaté une anomalie au niveau de l’instrument de mesure que les vendeurs utilisent sur les marchés, dans les commerces pour mesurer et vendre les céréales. Par exemples, des sacs censés contenir cinquante ou cent kilogrammes ne pèsent, en cas de vérification, que quarante-cinq pour le sac supposé en contenir cinquante et quatre-vingt pour cent kilogrammes. Ce constat a fait l’unanimité dans l’opinion et provoqué la colère des consommateurs qui parlent d’abus et vols. Plusieurs missions de sensibilisations ont été menées auprès des revendeurs de céréales en vue de les amener à corriger la situation, mais en vain. C’est dans ce cadre qu’une équipe composée de représentants des consommateurs, des éléments des forces de l’ordre, d’un représentant de la mairie aussi bien que les représentants d’associations des jeunes, de femmes et de producteurs s’est rendue au marché de Goundam. Il s’agissait, d’abord, d’informer et de sensibiliser, pour une dernière fois, les vendeurs détaillants de céréales sur l’utilisation d’un faux instrument qui respecte les normes officielles en vue d’être conforme avec la réglementation en vigueur et éviter d’éventuelles sanctions. A chaque commerçant, un instrument de mesure a été remis pour le respect scrupuleux des normes de l’unité principale de mesure qui est le kilogramme. Selon le président des consommateurs, la vigilance sera de mise quant à l’utilisation de l’instrument légal de mesure mis à la disposition des vendeurs de céréales sur tous les marchés du Cercle de Goundam. Il a également averti que tout contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par la loi en vigueur. Il à noter que Le service chargé du contrôle technique et du suivi de la concurrence est absent à Goundam. AAT/MD (AMAP)
Circulation de véhicules en surcharge : A Sikasso, le hors gabarit à la côte
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 03 mar (AMAP) L’image de véhicules hors normes ou hors gabarit en surcharge, circulant sur les voies interurbaines ou internationales ou manoeuvrant en pleine ville est devenue monnaie courante au Mali. La circulation de ces mastodontes entraîne, pourtant une dégradation rapide du réseau routier national. La situation a amené le ministre des Transports et des infrastructures a faire un communiqué, le 5 février dernier, pour demander « le respect des normes relatives aux gabarits, aux poids et à la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises », conformément aux dispositions du code de la route et notamment de l’article 32 du décret n°2023-0509/PT-RM du 12 septembre 2023. La mise en application de cette réglementation vise à lutter contre la circulation des véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge sur les routes. Le communiqué du Conseil des ministres du 13 février 2025 précise que le réseau routier national subit de graves dommages causés, « notamment par les véhicules gros porteurs hors gabarit et hors normes, qui sont en surcharge de marchandises, en provenance des ports maritimes où transite le fret généré par les importations et les exportations du Mali. » La conception du réseau routier national a été faite sur la base des dimensions réglementaires de 3 essieux pour le tracteur et de 3 à 4 essieux pour la semi-remorque. Les dimensions maximales autorisées sont : longueur : 16,5m pour les véhicules articulés, largeur : 2,55m pour l’ensemble des véhicules, hauteur : 4m pour tous les véhicules, rappellent les services techniques. La troisième région administrative du Mali, Sikasso, au carrefour des frontières du Mali avec le Burkina Faso et avec Côte d’ivoire, est une zone de forte circulation de véhicules de transport de marchandises comme de personnes. « Nous conduisons ces véhicules contre notre gré car on est conscient des multiples dangers qui nous guettent. Mais que faire ? On le fait pour gagner notre pain quotidien », témoigne à notre équipe de reportage un conducteur de gros porteurs de Sikasso qui désire garder l’anonymat. Il poursuit qu’il a passé un bon bout de temps en chômage et ce travail lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. « Je salue la clairvoyance du ministre des Transports et des Infrastructures. Son communiqué est d’une importance capitale. Cette lutte est la nôtre. La sécurité routière est l’affaire de tous… », déclare le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), Ba Sékou Coulibaly. Selon lui, le Conseil malien des transports routiers (CMTR) a longtemps mené cette lutte mais en vain. Il rappelle que c’est vers 2010, que certains commerçants ont commencé cette pratique dans le but d’accroître leurs revenus. « Ils évoluent dans le commerce et le transport en même temps. Ces individus modifient leurs véhicules en 3m de largeur et entre 16 et 22 m de longueur », explique-t-il. Le slogan de certains d’entre eux : « Même si je me limite à seulement deux voyages par an, si le véhicule est endommagé, cela ne sera pas une perte ». Le syndicaliste enfonce le clou. « Ces commerçants font trois voyages en un. Ils surchargent les véhicules tout en augmentant le taux de chômage des chauffeurs dans le secteur du transport. Ils endommagent non seulement, de façon précoce nos routes mais également entrainent des accidents de la circulation, mettant en danger la vie des populations », détaille-t-il. Ba Sékou Coulibaly dit que cette pratique n’offre aucune garantie ou protection au chauffeur car, en la matière, l’employé ne bénéficie pas de salaire convenable et n’est pas assuré. En bref, le conducteur de véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge met sa vie en péril mais, aussi, celle de paisibles populations. C’est pourquoi, en 2020, certains routiers ont commencé à prendre conscience des risques qu’ils courent. Ils se sont à se retirer du jeu. Mais jusque-là, la pratique continue. En outre, le secrétaire général adjoint du Syndicat national des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali (section de Sikasso), a invité les autorités de la Transition à obliger les commerçants, qui font du transport, à choisir entre les deux métiers, sinon à respecter les règlements du secteur du transport. Par ailleurs, Ba Sékou Coulibaly attire l’attention des autorités sur l’application de la Convention collective des chauffeurs privés du Mali. Celle-ci, selon lui, permet d’assurer leur métier (salaire convenable, ration journalière, INPS, AMO, prime, allocation des enfants, logement lors des voyages…). Quant à la directrice régionale des transports et des infrastructures de Sikasso Mme Traoré, Lydie M. Fatoumata Jocoué, elle affirme qu’il y a plus de 500 véhicules qui traversent la ville de Sikasso de façon quotidienne. « La quasi-totalité de ce nombre important est hors normes et hors gabarit », confie-t-elle. S’exprimant sur les dispositions prises par sa structure au niveau régional afin d’assurer la réglementation correcte des véhicules concernés, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a indiqué avoir informé le Conseil malien des transporteurs routiers et celui des chargeurs des nouvelles dispositions. « Également, poursuit-elle, la direction est en train de prendre les dispositions nécessaires pour faire une large diffusion du communiqué ministériel sur les différentes stations radios. » En termes de difficultés, la directrice régionale du transport et des infrastructures a mis un accent particulier sur l’absence totale de statistiques sur les véhicules hors normes et hors gabarit en surcharge dans la région. Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoué a, enfin, invité « tous les transporteurs de la région à respecter les réglementations pour le bien-être de tous. Le communiqué du Conseil des ministres est clair sur le respect de la mesure : à compter du 1er avril 2025, tout transporteur ne respectant pas les dimensions réglementaires s’expose à l’application des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Il s’agit de l’immobilisation du véhicule à la frontière ou aux points de contrôle, l’obligation de transbordement et de correction de gabarit. MFD/MD (AMAP)
Région de Ségou : Deux terroristes tués à la suite d’une mauvaise manipulation d’un Engin Explosif Improvisé
Ségou, 28 fév (AMAP) Deux présumés terroristes ont été tués, jeudi, dans le secteur de Dogofriba, Cercle de Niono, Région de Ségou (Centre), à la suite d’une mauvaise manipulation d’un Engin Explosif Improvisé (EEI) qu’ils tentaient d’enfouir au passage une patrouille FAMa dans le secteur, a annoncé vendredi la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) Dans un communiqué, la DIRPA ajoute que la mauvaise manipulation de l’EEI a entrainé l’explosion entre les mains de ses poseurs. La source sécuritaire précise que l’Armée a récupéré deux mitraillettes AK-47, deux commandes EEI, un chargeur AK-47 et des livres coraniques. La hiérarchie militaire indique avoir remarqué « une recrudescence de l’emploi des EEI par les terroristes. Par conséquent, elle appelle « la population à plus de vigilance et de collaboration avec les forces armées. » SS/MD (AMAP)
Ramadan : Stabilité des prix des denrées de première nécessité, à Diéma.
Nioro, 28 fév (AMAP) Les prix des denrées de première nécessité, notamment le riz, le mil, le sucre, l’huile et le lait, sont stables, dans le Cercle de Diéma, a constaté, vendredi, le préfet Hamadou Yacouba Diallo, lors d’une visite de contrôle des boutiques et magasins. La forte délégation de responsables administratif, communal, technique, de légitimité traditionnelle, d’associations de commerçants, de consommateurs, de jeunes et d’éléments des forces de défense et de sécurité qui accompagnait le préfet a visité plusieurs boutiques, magasins et points de vente au centre-ville ainsi qu’au quartier périphérique du Razel, pour s’assurer de la stabilité des prix des denrées de première nécessité, en prélude au mois de Ramadan. Partout, les prix étaient réglementés, conformément aux instructions données par les plus hautes. Ils sont fixés ainsi qu’il suit : 50 kg de riz à 20 500 Fcfa, 24 500 Fcfa pour 50 kg de sucre, pour le sorgho, les 50 kg sont vendus à 18 500 Fcfa, tandis que les 50 kg de mais coûtent 23 000 Fcfa, pour 5 kg de lait en poudre, il faut débourser 13 000 Fcfa. Le président de l’Association des consommateurs, , El-hadj Kassim Diakite, le représentant de l’Association des commerçants, Mohamed Goundourou et celui du Conseil communal de la jeunesse, Yaya Sissako, ont, tour à tour, remercié le service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence, pour une telle initiative. Ils ont souhaité que ces prix fixés, soient maintenus pour permettre de soulager les populations durant le mois de Ramadan. Visiblement satisfait, le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a annoncé des visites anonymes pour se renseigner sur la conformité des prix des denrées de première nécessité, après ce passage. Le préfet Diallo a remercié les autorités de la Transition pour leur « implication accrue, en vue d’un accès plus facile aux denrées de première nécessité dans notre pays. » Il a invité les commerçants à exercer « dans la légalité pour ne pas être en porte-à-faux avec les textes régissant le commerce dans notre pays ». Il a demandé « à chaque acteur de veiller scrupuleusement sur la conformité des prix, même après le mois de Ramadan, afin d’éviter l’inflation. De leur côté, les commerçants, qui ont reçu cette visite, se sont engagés, sur parole, à maintenir les prix. Le 2ème adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, le chef du service subrégional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Diéma, Mamby Kamissoko, le représentant du chef de village, Sékou Sissoko étaient présents OB/MD (AMAP)
Mali : Plus de 35 tonnes de médicaments illégaux saisis par l’Office central des stupéfiants
Bamako, 28 fév (AMAP) Les unités opérationnelles de l’Office central des stupéfiants (OCS) ont saisie plus de 35 tonnes de médicaments illégaux lors de l’opération « Furajugukèlè », menée du 18 au 27 février 2025, a annoncé, vendredi, le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta. « Cette opération d’envergure, sur tout le territoire national, a permis l’interpellation de quatre individus impliqués dans ce trafic illicite, qui seront présentés à la justice », ajoute la même source. Le colonel-major Keïta a souligné l’importance de la collaboration entre les acteurs étatiques et les initiatives privées pour éradiquer ce fléau. Le directeur de l’OCS appelle la population « à la vigilance et à la collaboration », en signalant toute activité suspecte de manière anonyme, au numéro vert de l’OCS, le 80.00.31.31. Furajugukèlè, qui s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour éradiquer ce fléau menaçant la santé publique, met en lumière l’ampleur du trafic transfrontalier de médicaments contrefaits en Afrique de l’Ouest. SS/MD (AMAP)
Région de Dioila : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales
Dioila, 25 fév (AMAP) Le Commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioïla, Harouna Sissoko, a rencontré, mardi, les coordinateurs AIGE de Dioila afin de s’enquérir de l’évolution des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la révision annuelle des listes électorales (RALE) a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance numéro 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le Ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de Décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales de 2024. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans l’optique de s’assurer que cette phase de la prorogation se déroule à la satisfaction des principes édictés par les textes que la démarche de l’AIGE se situe. Hamidou Sissoko a fait l’état de lieu des kits mis à disposition, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Les opérations d’inscription, la radiation, les transferts des électeurs et la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE ont été abordés lors des échanges avec le commissaire. L’absence de certains partis politiques lors de la seconde phase des opérations a été signalée par plusieurs coordinateurs. Ils ont noté auprès du commissaire certaines difficultés qui pourront empêcher plusieurs électeurs d’accomplir leur devoir civique. Entre autres, l’omission de certaines localités sur la liste électorale, comme le village de Dougouyala, dans la Commune rurale de Diedougou (Dioila), les électeurs de Falani Sounkoro se sont retrouvés dans un autre village, plus de 400 électeurs du village de Nana (Commune de Dégnékoro) se trouvent sur la liste du village Boya, un autre village de la même commune. Selon les coordinateurs de Dioila, ces confusions se retrouvent un peu partout à travers la localité. En réponse, Harouna Sissoko a assuré qu’un groupe y travaille déjà. Au-delà de ces échanges, le commissaire a, apporté aux différents coordinateurs, des supports de communication sur l’AIGE. En conclusion, M. Sissoko s’est dit « fier de l’immense travail effectué » et a appelé les populations du Banico à profiter des quelques jours qui restent pour vérifier leur position sur les listes électorales. DF/MD (AMAP)

