Opération Sunkalo 2025 : Don de vivres aux couches sociales de la Région de Nara (Ouest)

Nara, 25 fév (AMAP) Quelque 400 ménages, à travers toute la Région de Nara (Ouest), recevront 20 tonnes de riz dont la cérémonie de remise mardi a été présidée par le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, Brehima Diallo. Cette vaste opération de don de céréale par les Oeuvres du président de la Transition est présentée comme un témoignage de solidarité et de fraternité du Chef de l’Etat envers les démunies de la Région de Nara en ce début de ramadan. En présence des autorités administratives, des élus, des responsables des forces armées et de sécurité, les membres de la Société civile, le 1er adjoint au maire de Nara, Zekani dit Sidi Mohamed Goundourou, a rappelé que le ramadan est un mois de partage, d’introspection et de générosité. « C’est un moment où les valeurs de solidarité et d’entraide prennent tout leur sens », a-t-il ajouté. Pour sa part, le directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Habib Kouyaté, a rendu un « vibrant hommage au chef de l’Etat pour ce geste salutaire. » « C’est un acte de solidarité importante car il contribuera à soulager les souffrances et à renforcer la résilience des ménages », a-t-il dit. L’Imam Mahamadou Doucouré, au nom des bénéficiaires, a adressé ses remerciements au  général d’Armée Assimi Goita « pour tous les efforts déployés pour le bien-être des populations démunies » et a formulé des prières pour la réussite de la Transition. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Nara, s’est réjoui de ce « magnifique geste de solidarité des plus hautes autorités qui va amoindrir la souffrance de 400 ménages à travers toute la région de Nara », avant de rappeler aux bénéficiaires que « cette aide est, certes, modeste mais elle est empreinte d’une profonde sincérité et d’un véritable esprit d’entraide du président Goita. » BC/MD (AMAP) 

Tradition : Intronisation du chef de village de Solinta (Bafoulabé, Ouest)

Bafoulabé, 25 fév (AMAP) Le nouveau chef du village de Solinta, Mahamady Sissoko intronisé, lundi dans sa cour, est le 15ème de la lignée qui succède à Namakè Sissoko, décédé en septembre 2024. Situé dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), dans l’arrondissement de Oualia, Solinta est un vieux village fondé par Sanou Mamoudou Sissoko, il y a plus de 300 ans, selon les villageois. La chefferie est assurée, dans cette localité, par la catégorie des pères issus du fondateur. Etla succession tourne dans toutes les familles Sissoko. C’est dans une ambiance festive, obéissant à un certain nombre de principes que la cérémonie dont aucun détail n’a été négligé s’est déroulée. Pérennisaant une tradition ancrée, elle a débuté par l’installation du nouveau chef sur son siège, suivi du port du bonnet qui a tout son sens (respect, protection, considération et responsabilité). Mahamady Sissoko, ensuite, reçu sa médaille des mains du chef d’arrondissement de Oualia, lui conférant le pouvoir d’exercer. Le sous-préfet, Youssouf Konaté, dans son mot de circonstance, a exhorté le nouveau chef de village a s’inscrire dans la dynamique du développement. Quant au nouveau chef de village, Mahamady Sissoko, en réponse, il a sollicité « l’accompagnement de tous pour la réussite de sa mission. » BM/MD (AMAP)

Ségou : Concertation des forces vives sur le projet de Charte nationale pour la paix et la réconciliation

Ségou, 24 fév (AMAP) Ségou a abrité lundi, la concertation régionale sur l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, à l’instar des autres régions, au cours d’une journée où les forces vives  ont échangé sur plusieurs thématiques ayant trait à la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Elles ont également formulé des recommandations afin d’enrichir le document de l’avant-projet de charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale. Dans son allocution, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, a salué cette initiative inclusive impulsée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Selon lui, l’objectif est de doter notre pays « d’un document cadre de politique publique qui servira de socle et constituera le bréviaire des actions qui fonderont durablement la paix et la réconciliation nationale indispensables pour promouvoir le développement harmonieux de nos territoires. » « Je demeure convaincu que notre région, imbue de ses valeurs culturelles multi séculaires de maaya, de dialogue et de pardon saura tirer le meilleur parti de cette heureuse opportunité. Une rencontre d’échange qui permettra à nos forces vives de verser leurs observations et contributions concourant à l’avènement d’une Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale dont les Maliens se reconnaîtront », a-t-il dit. Pour sa part, le gouverneur de la Région de Ségou, le Commissaire général de brigade de police Soulaïmane Traoré. qui a présidé l’ouverture des travaux, dans la salle de conférence du gouvernorat, a fait noter que c’est pour assurer une inclusivité maximale à ce processus que ces consultations sont organisées. « L’objectif est de recueillir un large éventail d’opinions et de propositions en vue d’améliorer ce document dans le cadre de l’apaisement du climat sociopolitique et l’amélioration de la gouvernance au mali », a indiqué Soulaïmane Traoré. En présence de son directeur de cabinet, Boureïma Ongoïba, et du préfet du Cercle, Daouda Diarra, il a invité les différents acteurs à plus d’implication et d’assiduité et à des débats francs et constructifs pour que les résultats des travaux contribuent à l’enrichissement des réflexions au niveau national. MS/MD (AMAP)

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Kangaba : Mission de suivi et de supervision de la révision des listes électorales

Kangaba, 22 fév (AMAP) Une mission de suivi et de supervision des travaux des commissions administratives de révision des listes électorales, conduite par le commissaire superviseur de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) des Régions de Koulikoro, Nara et Dioila, Harouna Sissoko, a séjourné à Kangaba, vendredi, où il a rencontré les coordonnateurs AIGE des communes du cercle. La mission vise à assurer le suivi et la supervision de la Révision annuelle des listes électorales (RALE) en mettant un focus sur le dispositif de mise en œuvre de l’ordonnance portant modification de la loi électorale et la décision relative à la prorogation de la durée de la RALE de 2024. Pendant une journée, la mission a vérifié non seulement l’effectivité et la qualité des kits mis à disposition mais, aussi, la disponibilité en nombre suffisant de formulaires de recensement, de fiches de renouvellement et de fiches d’inscription. Le Coordinateur régional a, également, supervisé les opérations d’inscription proprement dites, de radiation et de transfert des électeurs. Il a constaté la mobilisation des populations autour des travaux de la RALE et la présence des représentants des partis politiques. Harouna Sissoko a requis des informations sur les conditions de travail des Commissions administratives entre autres. A l’issue de la rencontre, il a remis des kits aux participants et s’est dit satisfait de l’évolution des travaux. Conformément aux dispositions de la loi électorale, la RALE a lieu du 1er octobre au 31 décembre sur toute l’étendue du territoire national sous la responsabilité du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. En application de l’ordonnance 2024-022/PT-RM du 31 décembre 2024, portant modification de la loi électorale, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a, par voie de décision en date du 31 décembre 2024, procédé à la prorogation de la durée de la révision annuelle des listes électorales. Cette décision institue de nouvelles modalités d’inscription des citoyens sur la liste électorale par les Commissions administratives de révision annuelle des listes électorales au moyen de kits mis à leur disposition. C’est dans le cadre de la supervision de cette phase de prorogation que l’AIGE a planifié des missions dont celle à Kangaba conduite par le coordinateur AIGE de la Région de Koulikoro. SD/MD (AMAP)

Kolondièba : Journée nationale pour la paix et la réconciliation

Kolondièba, 21 fév (AMAP) Une cinquantaine de responsables du Cercle de Kolondièba, sous la présidence du préfet Boubacar Oumar Traoré, se sont réunis, jeudi, pour une lecture expliquée de l’avant-projet de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a constaté l’AMAP. Cette rencontre a regroupé plusieurs personnalités dont les maires, l’administration, les partis politiques les services techniques, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), les forces de défense et de sécurité, la Jeunesse, la société civile dans son ensemble. Le représentant de l’État, Boubacar Oumar Traoré, et le facilitateur Tièoulé Keïta ont édifié les participants sur plusieurs thèmes relatifs à la stabilité de l’État, entre autres, la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Plusieurs questions ont été posées et des suggestions faites. Le représentant de l’État n’a pas caché sa satisfaction quant à la participation active des participants. Il s’est réjoui de la connaissance du texte par tous et surtout de la présence des partis politiques qui jouent un rôle pédagogique dans l’information et la sensibilisation des citoyens. Pour une large information et de mise au même niveau, les autorités du pays ont initié ces rencontres à travers tout le pays, en vue d’asseoir une base solide pour la paix et la réconciliation. En effet, le Mali traverse depuis plusieurs années des crises multidimensionnelles profondément marquées par des actions terroristes, des conflits communautaires et des divisions internes. Ces crises mettent à rude épreuve la sécurité, la paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. C’est dans ce contexte que le président de la Transition, chef de l’État, le général d’Armée, Assimi Goïta, a initié le Dialogue inter-maliens (DIM). Le DIM a recommandé la rédaction de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale qui pose les bases d’un avenir harmonieux pour le peuple malien. Pour assurer une inclusivité maximale, les forces vives de la nation, les institutions de la République, les anciens chefs d’État, les anciens Premiers ministres, les universitaires et des personnes ressources ont été consultés à Bamako et dans les régions. NK/MD (AMAP)

Bafoulabé : Rencontre d’information et de sensibilisation sur le traitement de masse de l’onchocercose

Bafoulabé, 21 fév (AMAP) Les structures sanitaires (Centre de santé de référence (CSRef), du développement social, et de la promotion féminine de Bafoulabé ont organisé, jeudi, une rencontre avec le comité de pilotage des risques et catastrophes et des services techniques, en prélude à la campagne d’information et de sensibilisation sur le traitement de masse contre l’onchocercose prévue du 20 au 24 février 2025. Cette rencontre visait à informer ces structures sur leur implication en vue d’une meilleure réussite. Ainsi, 157 748 personnes (hommes et femmes) sont identifiées dans le District sanitaire de Bafoulabé pour l’administration de la dose du médicament. L’approche sera le porte-à-porte et les cibles sont les personnes âgées de 5 ans et plus. Le médecin chef, Youssouf Coulibaly, dans sa communication s’est dit serein avec l’accompagnement de toutes les couches du village de Bafoulabé. Pour l’atteinte des objectifs fixés M, Coulibaly et son équipe ont assuré qu’ils ne ménageront pas leur peine. Le préfet, pour sa part, se réjoui de la tenue de la rencontre de par son importance. C’est pourquoi il a remercié les autorités pour leur implication dans la santé et l’épanouissement des populations. BM/MD (AMAP)   .   C’était ce Jeudi, 20 février dans la salle de conférence de la Mairie de Bafoulab, sous la présidence du préfet, M Siaka Souleymane Sanogo. .

P𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 p𝐚𝐢𝐱 𝐞𝐭 𝐥𝐚 ré𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 n𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 : 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧s 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐞𝐬 à Kati

Kati, 21 fév (AMAP) Les participants aux consultations des forces vives du Cercle de Kati, tenues ce vendredi 21 février 2025, dans la salle de conférence de la Préfecture se sont réjouis de la démarche adoptée par les autorités, associant toutes les sensibilités à ce processus d’élaboration de la charte. 𝐀𝐮 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧é𝐞, 𝐥𝐞𝐬 é𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐥𝐮𝐦𝐢è𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫é𝐨𝐜𝐜𝐮𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞𝐬, 𝐧𝐨𝐭𝐚𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧 𝐦𝐚𝐭𝐢è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐬é𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭é 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝é𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐨-é𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞. 𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐮𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐨𝐧𝐭 é𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐝é𝐠𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭é𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐲𝐬, 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥s 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞. Présidée par le préfet du Cercle de Kati, Harouna Diarra, cette rencontre avait comme objectif de recueillir la contribution des forces vives du cercle au projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale. Cette réunion, dans une dynamique de dialogue franc et inclusif, a regroupé différentes couches des communes du Cercle de Kati. La paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale, la sécurité et le vivre ensemble sont entre autres thématiques sur lesquelles les participants ont été invités à partager leurs idées. A l’entame de ses propos, le préfet Diarra a insisté sur l’importance de cette initiative affirmant que « la réconciliation et le vivre ensemble sont des piliers sur lesquels repose notre avenir commun. » 𝐋𝐞 𝐬𝐮𝐜𝐜è𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐫𝐞𝐧𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐭é𝐦𝐨𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭é 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐊ati 𝐝𝐞 𝐬’𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞𝐬𝐬𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐫é𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐥𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞. Il a conclu son intervention en invitant les participants à formuler des suggestions concrètes qui pourraient enrichir le contenu de la charte en cours d’élaboration. AK/MD (AMAP)    

Bourse nationale aux céréales : Les achats institutionnels en ligne de mire

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 fév (AMAP) La 19ème édition de la Bourse nationale aux céréales se tient depuis jeudi jusqu’au 22 février au Centre Gabriel Cissé de Ségou  (Centre) sous le thème « Les achats institutionnels facteurs d’amélioration de revenus des producteurs ». La Bourse des céréales vise à contribuer à la promotion et la valorisation des céréales produites localement. Il s’agit de concrétiser les options politiques, relatives au développement du secteur agricole, par la mise en place de cadres de partenariat et de promotion commerciale entre les agro-industriels d’une part et les opérateurs céréaliers d’autre part. Cette année la Bourse nationale aux céréales enregistre plus de 600 participants qui exposent les produits dans 42 stands. Il est attendu des offres de ventes assez importantes de mil, sorgho, maïs et riz malgré les difficultés enregistrées au cours de la campagne passée a précisé le Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla. Il a, par ailleurs, indiqué que de la première édition, en 2006, à présente, la Bourse nationale aux céréales ne cesse d’enregistrer des succès à travers la mobilisation des participants, l’augmentation du volume des produits présentés, le nombre de contrats signés et les chiffres d’affaires réalisés. Il a précisé que le nombre de contrats signés de 2006 à 2024, s’élève à 674 avec un chiffre d’affaires réalisés de 25 297 310 919 de Fcfa. Prenant la parole. le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui a coprésidé l’ouverture avec le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redwaoune Ag Mohamed Ali, a souligné l’importance de la bourse nationale aux céréales. Selon lui, elle « contribue substantiellement et de manière positive au renforcement des systèmes d’information sur les marchés agricoles, à l’amélioration du revenu des exploitants agricoles, au partage d’expériences entre les professionnels du secteur agricole et à la structuration des Organisations interprofessionnelles agricoles. » Et de dire que la bourse cadre parfaitement avec les aspirations des autorités, nationales relatives à la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous-régionale des marchés agro-alimentaires. Si la précédente édition s’est traduite par la signature de 261 contrats, pour un montant de plus d’un milliard 70 millions de Fcfa, le ministre de l’Agriculture a indiqué que cette performance remarquable contraste avec un certain nombre de contraintes, d’ordre technique organisationnel et, notamment, le non-respect des procédures d’achat institutionnel de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par certaines organisations professionnelles agricoles, le faible niveau de vulgarisation des achats contractualisés et l’insuffisance d’infrastructures de stockage et de conservation des produits Agricoles. Pour aplanir ces contraintes et parvenir à de bien meilleurs résultats à l’avenir, Daniel Siméon Kelema a souligné la nécessité de développer des synergies d’actions et renforcer la communication entre l’ensemble des acteurs concernés. Il a encouragé les exploitants Agricoles, les transformateurs et les consommateurs à participer pleinement à cet événement et surtout à profiter de nombreux avantages qu’il offre. Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire avait réitéré l’année dernière son engagement en faveur des achats institutionnels. Il s’est réjoui d’annoncer cette année que, malgré les contraintes institutionnelles, un premier contrat de 3 500 tonnes de riz a été conclu avec l’interprofession riz pour un montant de plus d’un milliard de Fcfa. Il a affiché l’ambition d’aller plus loin l’année prochaine. Soulignant que son département travaille déjà avec les acteurs concernés pour lever l’ensemble des contraintes institutionnelles. ADS/MD (AMAP)      

Disparition de Souleymane Cissé :  Clap de fin  brutal

Bamako, 20 fév (AMAP) Le grand réalisateur malien, Souleymane Cissé, s’est éteint  à Bamako, mercredi, dans l’après-midi des suites d’un malaise à l’âge de 84 ans, à seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, où il devrait présider le jury de la catégorie de long métrage de fiction. Souleymane Cissé, tête couronnée du cinéma malien et africain, venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique en 2023 et 2025. Souleymane Cissé est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’étalon du Yennenga du FESPACO et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987. Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011, le Grand Prix Hommage au 7è Festival international du film Black de Montréal. Ce prix lui était décerné. pour l’ensemble de son Œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie du cinéma en général et au secteur du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui a estimé à cette occasion que « Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d’Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l’honore. » Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l’étalon de Yenenga au FESPACO seront mieux accueillis. Mais c’est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui l’a révélé, enfin, au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel. Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009, a été présenté en sélection officielle au 62è Festival de Cannes en 2009. Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d’être élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National du Mali ; Officier de l’Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l’une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n’avais pas réalisé qu’un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté. Le 17 mai 2023, à Cannes lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéastes pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’étalon du Yennenga a avoir son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capital burkinabé. Né le 21 avril 1940 à Bamako, Souleymane Cissé a fréquenté l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envola pour Moscou (ex-URSS) et l’Institut des hautes études supérieures de la cinématographie de Moscou (VGIK). Il est revenu au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service ciné-matographique du ministère de l’Information du Mali (SCINFOMA) l’a récupéré comme cameraman-reporter. En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour des projections publiques. Ses films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain. Le cinéaste nous a raconté récemment ceci : « Ma vie, c’est le cinéma, mon père est né en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis né en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique». Il a expliqué avoir compris dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art. YD/MD (AMAP)