Kangaba : L’accès à la justice des cas de VBG au centre des débats

Kangaba 05 mars (AMAP) Un dialogue intercommunautaire sur l’accès à la justice des cas de Violences Basées sur le Genre (VBG) s’est déroulé mardi, au Centre de Recherche et d’Animation Culturelle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Organisée par WILDAF Mali avec l’appui financier de l’Ambassade de Grande Bretagne, cette rencontre se situe dans le cadre de la continuité de la troisième année (an 3)du projet « Se reconstruire en tant qu’artisans pour la stabilité au Mali et au Burkina Faso et l’autonomisation des femmes et des jeunes ». Cinquante 50 participants composés des représentants des autorités administratives, politiques, couturières et religieuses, des représentants du service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, des membres des organisations de la société civile et ceux du groupe pour le vivre ensemble et la lutte contre les VBG,ont pris part à la rencontre. Etaient également présents les représentants des organes de paix, réconciliation et la gestion des conflits, les représentantes des femmes déplacées internes (PDI) et celles des survivantes de VBG, les représentants des personnes vivant avec un handicap, les femmes et jeunes artisans de paix et la presse locale. L’objectif de la rencontre était d’informer les participants sur les différents types de prise en charge, d’amener les participants à connaître les rôles et responsabilités des acteurs travaillant dans le cadre des VBG et le référencement des cas et de permettre aux participants de dénoncer les pratiques de VBG afin de sanctionner les auteurs. SD/KM (AMAP)

8 mars à Gao : Mme Nana Touré, de la création du centre de Formation « Adaoula » à la protection de l’environnement

Gao, 7 mars (AMAP) Mme Nana Touré, connue sous le nom de Nana Balla_koné , présidente de l’association «Adaoula», a lancé au mois de janvier 2012, dans la Cité des Askias, un centre de formation et d’apprentissage des femmes et des filles en tresse, en coupe couture, en transformation agro – alimentaire, la sensibilisation sur les violences basées sur le Genre, l’éducation à la citoyenneté, entre autres, a constaté l’AMAP. Selon elle, le savoir que l’on détient doit être transmis à d’autres générations afin qu’il ne soit pas méconnu par la future jeunesse. C’est ce qui a motivé la création dudit centre qui de sa création à nos jours a contribué à former des milliers de femmes et de jeunes filles et à les rendre autonomes. « De 2012 à nos jours, le centre « Adaoula » est à la sortie de sa 8ème promotion dans plusieurs disciplines socio professionnelles. A la sortie chaque promotion, le centre dote les méritants en kits mais avec les moyens limités du centre cela n’a pas pu continuer. Actuellement le centre accueille 133 pensionnaires et de 2015 à nos jours 1000 apprenants ont été formés en tresse, tricotage, savonnerie, coupe couture, en tatouage du henné et sont déversés sur le marché d’emploi. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être bureaucratique avec le centre de formation, certaines femmes se forment pour apprendre un métier et servir demain sa famille et son pays » a estimé Mme Nana Touré. Le Centre a également assuré également en 2012, après la crise, la prise en charge de nombreuses jeunes filles qui en ont été victimes. « Le centre a accueilli toutes les jeunes filles victimes de la crise pour leur prise en charge phycologique et leur insertion professionnelle. A leur arrivée au centre, elles étaient au nombre de 70 jeunes filles traumatisées venues des différentes localités de la région. Grâce au Comité International de la Croix Rouge (CICR) et à d’autres organismes locaux, le centre s’est occupé d’elles dans leur prise en charge en soins médicaux, phycologique et à leur insertion socio- professionnelle. Au fil du temps, avec l’accompagnement des femmes relais communautaire du centre, elles ont pu être intégrées au développement socio-économique. Parce que certaines d’entre elles avaient été formés en tresse traditionnelle, en coupe couture, à la transformation agroalimentaire et autres », a précisé Mme Touré. « Actuellement le centre prend en charge les frais de scolarité de certaines filles déscolarisées mais qui veulent continuer les études. Chaque mois de Ramadan le centre prépare des plats de coupure de jeûne pour les élèves de l’institut de formation de maitre de Gao venus du sud ». Par ailleurs, ce centre a recensement formés les femmes veuves des militaires du camp de la première région militaire de Gao tombés au camp d’honneur. Celles-ci ont été formées en coupe couture, le tricotage, la transformation agroalimentaire, le henné, le maquillage et les tresse Le centre participe aussi dans la préservation et la protection de l’evironnement de la ville de Gao en plantant des arbres dans les espaces publics et en balayant aussi certains endroits publics durant les grands événements » a déclaré la présidente du centre « Adaoula ». Il est à noter qu’à la biennale organisée à Sikasso, l’association « Adaoula » a été 2ème nationale en exposition des arts et cultures. Le centre a reçu une médaille par l’ancien président, feu Amadou Toumani Touré pour avoir occupé la 2ème place dans la sauvegarde de la culture ancestrale. Malgré tous les efforts déployés, ce centre modèle reste confronté, selon sa présidente, à l’acquisition de locaux appropriés pour accueillir les apprenants. AT/KM (AMAP)

Kangaba : Une femme poignardée dans une attaque à l’arme blanche

Kangaba, 06 mar (AMAP) Deux terroristes présumés ont agressé au couteau des femmes qui revenaient de la pêche dont l’une a été poignardée, lors d’une attaque survenue, mercredi, à environ trois km de Kangaba (Ouest) à côté du poste de contrôle de Kénielé. Nantenin Traoré, qui portait son enfant au dos, n’a pas pu fuir à cause de son handicap. Elle fut alors poignardée dans le dos par un des assaillants. Lorsque le groupe de sept femmes a aperçu les deux assaillants en train de chanter des versets du coran, elles ont pris peur et ont cherché à fuir. Les policiers et gendarmes au poste de contrôle alertés ont arrêté les deux suspects. Au cours de leur arrestation, les présumés terroristes ont blessé le sergent-chef de police Idrissa Fofana. Les passagers d’un car de transport arrêté au poste de contrôle sont sortis spontanément pour lyncher les deux terroristes dont l’un a succombé à ses blessures et l’autre est entre les mains de la brigade de gendarmerie de Kangaba. Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné par le Commissaire de police et un élément de la Brigade de gendarmerie ont rendu une visite à la femme blessée chez elle à Deguela et au policier qui sont rentrés chez eux après les premiers soins reçus au Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba. Avant de repartir, le préfet a invité la population de Deguela « à la vigilance et à dénoncer toutes les personnes suspectes. » Il a félicité les forces de l’ordre pour leur professionnalisme. SD/MD (AMAP)

Mine de lithium de Bougouni Mining :  le Gouverneur visite les chantiers

Bougouni, 06 mar (AMAP) Le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé, s’est rendu sur le site minier de lithium de Bougouni (Sud) dont l’inauguration est prévue dans quelques mois, pour constater l’état d’avancement des travaux de cette mine, la deuxième au Mali, a constaté l’AMAP. Le général Wélé a d’abord rendu visite aux notabilités de deux villages environnants. A Sourgoula pour présenter ses condoléances suite au décès du chef de village il y a quelques mois. A N’Ganala,  un accueil chaleureux a été réservé à la délégation du gouverneur. Ensuite, sur le site de la mine, la délégation a été accueillie par le Directeur pays de la mine de Bougouni Mining SA, Mohamed Niaré et le CEO (Pdg), Cai Yusheng Le CEO a fait démarrer les travaux avec son mot de bienvenue, suivi des présentations de différents responsables de Bougouni Mining sur les aspects de sécurité dans la mine, le plan environnemental, l’aspect communautaire et couronné par la présentation d’un draft sur la création de la mine, des premières démarches administratives à sa fonctionnalité envisageable prochainement. Les questions réponses ont permis d’édifier les responsables techniques et administratifs sur la description du lithium, les aspects financiers avec les cours mondiaux et sur les retombées pour le budget national et l’épineuse question du recrutement. La mission du gouverneur s’est poursuivie avec une visite du chantier pour expliquer le dégrossissage de la pierre brute à l’usine, le processus de production du métal, le temps que prendra la crise énergétique mondiale et la solution du lithium. Le Directeur pays de Bougouni Mining SA et le gouverneur de la Région de Bougouni se sont, ensuite, adressé à la presse pour se réjouir de leur « volonté de collaboration mutuelle pour le développement économique du Mali. » Le gouverneur a apprécié les présentations lors de la séance travail tout en encourageant « la collaboration entre les communautés et la mine. » « Ce qui permettra de répondre au crucial problème de chômage des jeunes de la Région de Bougouni en particulier », a dit le chef de l’exécutif régional. Il s’est dit attentif aux préoccupations de la mine et des populations tout en les assurant de son « accompagnement indéfectible. » Le général Wélé était accompagné d’une forte délégation dont les membres de son cabinet et le maire de la Commune urbaine de Bougouni. Étaient aussi présents, les maires de Kola, de l’Inter-collectivités de Tiémala Banimonotié, des services techniques, des forces de défense et de sécurité. BHT/MD (AMAP)

8 mars à Niafunké : Cap sur Inna Dicko, véritable femme leader et militante des droits des femmes

Niafunké, 6 mars (AMAP) Mme Hadjaratou Dicko, connue sous le nom de Inna Dicko, enseignante de son état, œuvre depuis plus de 10 ans pour l’unification, le rassemblement des femmes et le développement de Niafunké, sa Commune, ville natale du célèbre Chanteur Malien Ali Farka Touré, a appris l’AMAP de source locale. Cette femme dynamique multiplie également les rencontres, les émissions radiophoniques, les séances de sensibilisation pour la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le développement au niveau de la commune. Inna, comme l’appellent affectueusement les siens, finance avec les moyens dont elle dispose, la formation en savonnerie, en coupe – couture et la création des activités génératrices de revenus au profit des femmes déshéritées tant dans la ville de Niafunké que dans de nombreux villages de la commune. Toutes choses qui ont permis à de nombreuses femmes d’assurer leur autonomisation. Elle accompagne aujourd’hui le service de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille dans toutes ses luttes contre les VBG et autres injustices.    Sa capacité de négociatrice lui a permis, à l’étonnement de tous, de rassembler les 2 tendances des femmes leaders de Niafunké et de réussir le 15 février dernier, la plus grande mobilisation de soutien aux autorités de la Transition à la place de l’Indépendance. Ce jour elle a, dans un discours affirmé : «   les femmes de Niafunké doivent se donner les mains autours des jardins potagers, maraichages, rizières, associations pour un lendemain meilleur pour cette localité qui à laisser beaucoup de plumes á cause des divisions et querelles inutiles. Son engagement, sa détermination et sa disponibilité lui ont valu la confiance de ses sœurs prendre la tête de la CAFO, des groupements des femmes enseignantes, les artisanes de la paix, entre autres.  Inna est également marraine de plusieurs associations féminines dans le milieu scolaire et dans bien d’autres milieux. Sur le plan professionnel, Inna dispose d’une grande boutique de prêt á porter, où elle vend des bijoux, tissus, chaussures, parfum hommes et femmes tout style confondus pour jeunes et vieux. Connue pour sa gentillesse et sa largesse, elle apporte chaque année les pagnes du 8 mars qu’elle achète par dizaines de balles pour faciliter l’accès des autres femmes à ce symbole dans la célébration de leur fête. Agée Aujourd’hui de 40 ans, Inna incarne un modèle de femme leader qui contribue à apporter la réconciliation, la paix et le développement dans une communauté avec des idées novatrices.  SM/KM (AMAP)

Journée mondiale des femmes à San : La mairie organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux

San, 6 mars (AMAP) La mairie de San, à l’instar des autres régions du Mali célèbre le 8 mars, la journée Mondiale de la femme, sous le thème « Femme et Culture », a appris l’AMAP de source municipale. L’annonce a été faite par Le Maire de la Commune Urbaine de San, Mme Félicité Diarra au cours d’un entretien avec notre équipe, dans les locaux de sa municipalité, le 20 février dernier. La première responsable de la Mairie rassure que les préparatifs vont bon train avec une Commission mise sur place à cet effet pour réussir l’évènement. « La Mairie de San en collaboration avec Hevetas, le service local de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et d’autres partenaires locaux, organise une foire d’exposition des produits locaux et artisanaux, à la Maison des Jeunes de San » a déclaré Mme Félicité Diarra. Mme le Maire a également précisé que cette exposition va regrouper toutes les femmes de San et celles des localités environnantes, pour exposer leur savoir-faire et de se faire connaître. Cette exposition sera précédé d’une conférence de presse sur le thème retenu à savoir « Femme et Culture », surtout que cette année a été dédiée par le président de la Transition, Assimi Goïta, à la Culture. A la question votre mot sur la journée Internationale de la Femme, le Maire de la Commune urbaine de San s’est exprimé ainsi « Que les femmes travaillent, seul le travail paye. Il faut que la femme travaille pour s’épanouir, pour préparer l’avenir de ses enfants et aider son mari. « Il faut aussi inciter l’Etat à accompagner davantage les femmes. Beaucoup de femmes dans le monde rural ont besoin d’un accompagnement. Elles font beaucoup d’activités non visibles et non accompagnées. Les autorités doivent encourager le savoir-faire des femmes, surtout dans les zones rurales. Au cours de notre entretien, nous avons fait avec Mme le Maire, un tour d’horizon, sur les réalisations dans sa Commune, ainsi que les difficultés, les défis et les perspectives. Actions menées par les autorités communales Sur les actions menées ces derniers temps, Mme le Maire a évoqué l’élimination de plusieurs dépôts anarchiques dans la ville de San, plusieurs activités de protection de l’environnement à travers des campagnes de reboisement et le curage de caniveaux. « Sur la question de l’environnement, une équipe de 15 personnes avec deux bennes nouvellement acquises par la Commune, est dédiée exclusivement à l’assainissement de la ville », a soutenu Mme Félicité DIARRA. La mairie a, par ailleurs, mené plusieurs actions qui contribuent à la modernisation de la nouvelle région, qui est la 17ème. Il s’agit de la rénovation de la mairie sur fonds propres pour un montant de 35 millions, l’acquisition d’un véhicule Hilux, également sur fonds propres pour 35 millions, la réalisation d’un monument du fondateur de la ville, Bakorè Traoré et la matérialisation de l’historique (mare sacrée, bois sacré et puits sacré) pour 11 millions de nos francs et la réalisation de points d’eau dans la ville de San et dix autres villages avec des partenaires comme APCM, PROADIDES, PDI. BS et Caritas. D’autres actions non moins importantes et dont les importants, ont été réalisés pour le bien être des communautés. Parmi celles-ci, il est à retenir, la construction et l’équipement et l’électrification d’un Centre de Santé Communautaire à Paridara, un hameau entouré de plusieurs villages ; la construction de six (6) salles de classe à Paridara et à Gélékoro et la réalisation et le dallage de 400 m de caniveaux à SAntoro, au Marché de San, à Lafiabougou et à Sienso, en partenariat avec l’Etat et d’autres partenaires. Mme le Maire a également évoqué comme réalisation, la direction de cinq (5) directions avec des magasins pour des écoles de la Commune, avec le Programme déplacement des Ressources de l’Etat aux collectivités et de riposte au covid 19, pour un coût de 30 millions de nos francs., la clôture du Groupe scolaire Santoro – Extension avec un point d’eau et une maison pour gardien avec la Banque Mondiale, la coopération Suisse, le Pays Bas et Lux Développement. Enfin la responsable de la municipalité a mis l’accent sur l’aménagement par la Mairie du Parc à Bétail, de la construction du Bureau moderne Agent voirie sur fonds propres pour 17 millions de FCFA, l’aménagement de 2000 ha des plaines avec le PIDS et le Moyen Bani, la formation aux nouvelles techniques agricoles et l’accompagnement des femmes en semences améliorées. Difficultés rencontrées par la Mairie Malgré les ces actions de grande envergure menées dans une nouvelles région, la mairie reste confronter à entre autres difficultés, la mobilisation des ressources propres en cette période d’insécurité, la réduction, ces dernières années, des ressources à elle allouée par l’ANICT, le faible accompagnement des partenaires, les inondations récentes qui ont ravagé plus de 5000 ha de parcelles ainsi que des maisons, des routes et d’autres voies d’accès, le faible plateau technique et des ressources humaines au niveau du CSCOM et le vaste mouvement des personnes déplacées. Besoins immédiats Mme le Maire qui a salué les autorités pour l’ouverture du Camp militaire de San et l’aménagement de la Route Nationale 6 (RN6), a cependant mis l’accent sur des besoins immédiats dans sa commune à savoir, le renforcement du stock de sécurité pour les sinistrés et les femmes veuves, la clôture de la Brigade Territoriale, l’aménagement du poste de sécurité de Sienso, la réouverture du poste de péage de Sienso et la sécurisation de l’inter fleuve. Perspectives La première responsable de la Commune reste convaincue que la municipalité avec l’appui des autorités et singulièrement du Gouverneur de région et tous les services rattachés et déconcentrés ainsi que des opérateurs et des populations, ne ménagera aucun effort pour un véritable développement de la région de San qui a déjà amorcé son processus d’évolution. Kader MAIGA (AMAP)

8 mars : La rossignole du Santoro et Karantela émerveille les populations

San, 21 février (AMAP) Grande de taille, d’un gabarit imposant, d’un sourire fine et d’un commerce agréable, la quarantaine, elle émerveille les populations de par ses chansons bambara et mandingues, lors des cérémonies officielles, de mariage et de baptême à San. Elle, c’est la chanteuse Assan Dembélé, connue de la Cité de Santoro et de Karantela, nom originel de San. Elle qui n’a pas eu la chance de fréquenter l’école contrairement aux autres membres de sa famille, est née à San, d’une famille d’artistes et de chanteurs. Fille d’un batteur de Tam-Tam, Dramane Dembélé et d’une ménagère, Awa Sanogo qui n’a jamais chanté. Elle a appris aux côté de sa tante Fafinè Dembélé qui était à l’époque sollicité aux cérémonies de mariage et de baptême et émerveillait-elle aussi par sa voix perçante et harmonieuse. Assan Dembélé qui n’a produit aucun album à cause selon elle, d’un manque de moyens et d’appui, a beaucoup d’admiration pour la grande cantatrice Kandia Kouyaté, originaire de la ville de Kita, berceau du savoir traditionnel et de la chanson. « Je chante plusieurs morceaux dont le plus célèbre et attirant est ‘Mougnou et Sabali’ ou encore la patience et la tolérance’ adressé aux femmes du monde, d’Afrique et du Mali. Toute chose qui contribue à la stabilité d’une famille et à son évolution. » Bien que n’ayant pas les moyens, elle fait ses répétitions avec ses joueurs dans sa famille paternelle avec le matériel dont elle dispose et le reste est loué. A notre interrogation, le bruit de la répétition ne dérange pas les voisins. Elle répond à la négative en affirmant qu’ils sont habitués et l’accompagnent dans sa quête de performance en assistant souvent aux entrainements. La rossignole comme l’appellent ses fans, a participé à deux semaines locales à San où sa formation a été primée en Solo, Balai, Ensemble instrumentale et danse. Elle a également pris part à la Semaine régionale où sa formation a été 2ème. Cette chanteuse qui fait la fierté du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE) n’a jamais participé à la biennale à cause, à l’époque de l’entretien de son nouveau bébé. Elle continue de conseiller aux femmes ; malgré souvent des difficultés dans leur milieu de vie, la patience et la tolérance et de son avis la réussite d’une famille est liée à une femme ainsi que celle d’une nation. Elle n’a pas manqué de faire le plaidoyer auprès des autorités afin qu’elles apportent leurs appuis aux femmes qui ont de l’ingéniosité surtout dans les zones rurales. Cette dame à la voix captivante qui continuent de faire vibrer les cœurs dans sa ville natale et autres localités, est mère de six (6) enfants. Kader MAIGA (AMAP)

Diéma :  Le foin si cher !

PPar Ouka BA Diéma, 05 mar (AMAP) A Diéma, en cette période, la vente d’herbe est florissante. C’est une activité rentable. De nombreux jeunes s’y adonnent. Le foin coûte excessivement cher à Diéma or, cette nourriture des animaux a réussi cette année dans cette partie de la bande sahélienne, soumise parfois, à des aléas climatiques rudes. A cause de son exploitation excessive, l’herbe commence à se raréfier en brousse. Pour avoir de l’herbe aujourd’hui, il faut aller à des dizaines de kilomètres. Une charretée d’herbe est vendue à 3 000 Fcfa. Pour le contenu d’un tricycle, on vous demande jusqu’à 15 000 Fcfa. « C’est à prendre ou à laisser ! », lance Kantara Dicko, qui arrive d’un campement maure avec ses chargements. Il n’hésite pas, de mauvaise humeur, à jeter ce genre de phrases à la figure de clients qu’il accuse de saboter ses prix. Certains éleveurs prennent le soin de constituer des stocks de sécurité sur leur hangar pour assurer l’alimentation en période de soudure de leurs troupeaux, jusqu’à la tombée des pluies. Un travailleur saisonnier, Adama Diarra, effectue quotidiennement trois tours avec sa charrette, s’intéressant surtout à l’espèce d’herbe dont raffolent les petits ruminants.  Mais,  avec la peur au ventre,  il craint de de faire une mauvaise rencontre,  en cette période d’insécurité. De l’avis d’Issouf Niakhaté, venu chercher yne pièce d’état civil, pour se procurer une charretée d’herbe, chez-eux, à Lambidou,  il faut payer 4 000 Fcfa voire plus. « Généralement, poursuit notre jeune interlocuteur, ce sont les Maures qui vendent de l’herbe dans notre milieu. Mes frères et moi, avions déjà fini de constituer nos stocks d’herbe avant le retour de nos bovins. » Garan Dembélé, conducteur de moto-taxi, préfère se rendre jusqu’à Nioro, sur une distance d’environ 90 km, avec sa marchandise, pour gagner plus. Il n’a pas à se plaindre, un autre homme, qui préfère taire son nom. Avec sa charrette et son cheval trépignant de santé, il lui arrive, souvent, d’empocher journalièrement près de 30 000 Fcfa, rien qu’avec la vente de foin. Depuis le jour où le hangar de Mody Macalou, un coiffeur du coin, a pris feu, à cause de l’inadvertance de son enfant, transportant des braises, il a arrêté, par précautions, de stocker de l’herbe dans sa maison. L’emboucheur Harouna Samaké, lui, accorde plus d’importance au tourteau, qui, selon lui, donne plus de rforce et de resistance au cheptel. Avec ses deux moutons Balibaly Wolosso, Mme Sirandou Coulibaly, assure dépensee plus d’argent pour l’achat d’herbe ces derniers temps. OB/MD (AMAP)

Journée du 8 mars à Bafoulabé : Parcours de Mme Fatou Diallo, une vendeuse de charbon atypique

Bafoulabé, 5 mars (AMAP) Dans notre pays comme partout ailleurs dans le monde, nombreuses sont les femmes qui s’illustrent après avoir connu un parcours difficile. Tel est le cas de Mme Fatou Diallo, une vendeuse de charbon atypique, un exemple à Bafoulabé, cercle de la région de Kayes, à l’ouest de la capitale, a constaté l’AMAP. Née à Brigo (Kita), mariée à Bafoulabé, Mme Fatou Dialo, mère de 2 enfants est aujourd’hui âgée de 37 ans. Son mari qui a connu des ennuis de santé, n’arrivant pas à joindre les deux bouts, l’a obligé de redoubler d’ardeur et d’efforts pour affronter la vie et s’occuper de son foyer. Ainsi, avec le rappel à Dieu de son mari en 2009, elle a décidé, en plus de ses travaux de ménage, d’être lavandière pour subvenir aux besoins de sa famille, avant d’être bûcheronne et par la suite vendeuse de charbon. Comme dit le dicton,  » on peut partir de rien pour réussir sa vie ». Fatou, comme l’appellent affectueusement les siens, a d’abord commencé à acheter du charbon par baignoire à 500 FCFA pour le revendre, avec 350 FCFA de bénéfice. D’une baignoire, elle passa à un sac qui a connu une variation de prix allant de 1000 FCFA à 2000 FCFA à nos jours, pour un bénéfice de 250 FCFA. Son activité devenait de plus en plus florissante car la demande était supérieure à l’offre. Pour faire face aux besoins des familles en charbon, Fatou a contracté un prêt d’1 000 000 de Francs CFA auprès de la caisse d’épargne de la localité de Bafoulabé, qui lui a permis d’améliorer ses conditions de travail. Aujourd’hui, grâce à ce prêt, Fatou achète des milliers de sacs par mois aux exploitants des villages environnants pour approvisionner le marché de Bafoulabé et environnants.  Son imagination l’a poussé à payer régulièrement le permis d’exploitation, afin d’éviter des défaillances dans l’évolution de son activité. Aujourd’hui, grâce à son courage, son activité s’est beaucoup améliorée, lui permettant d’épargner de l’argent. Ce qui lui a permis d’acquérir une parcelle d’habitation, qu’elle a construite en dur. Avant d’aménagé un jardin potager au bord du fleuve et acheté une moto de livraison. Fatou, à n’en pas douter, est aujourd’hui une référence en matière de commerce de charbon à Bafoulabé. Mieux, avec son activité qui prospère, elle a recruté 2 jeunes qui sont rémunérés chacun à 20 000 FCFA par mois pour la livraison de son produit à Bafoulabé et environnants. Malgré les difficultés qu’elle a connues, Fatou se dit heureuse aujourd’hui. Cette dame dont le parcours est atypique encourage ses sœurs maliennes singulièrement celles de Bafoulabé à s’engager dans des activités génératrices de revenus pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de celles de leur famille. En tous les cas, les populations du premier cercle du Mali apprécient cette dame qu’elles ont vu évoluer avec courage et abnégation pour atteindre « le bout du Tunnel ». BM/KM (AMAP)

Journée du 8 mars à Youwarou : Fatoumata Sory Bilankoro, une femme exemplaire

Youwarou, 6 mars (AMAP) Entre commerçant, leaders de vie associative et responsable politique, Fatoumata Sory Bilankoro s’illustre dans le cercle de Youwarou tout en devenant l’idole incontestée dans sa communauté   Née en 1967 d’une famille somono de Youwarou-Homboloré, Madame Fatoumata Sory Bilankoro s’est lancée dans le commerce du poisson dès le bas âge. Rita Marley, le nom de jeune fille de Fatoumata Sory, s’intéressa aux travaux domestiques et au petit commerce de poisson sur le lac Débo. Chaque matin elle se rendait au hameau de pêche « Bora », situé à 2 km pour acheter le poisson frais afin de le revendre au marché de condiments de Youwarou dénommé « petit marché ». Depuis cette époque de son enfance, notre brave dame commence à se démarquer et faire parler d’elle. Contrairement aux autres filles de son âge, Fatoumata Sory Bilankoro s’achetait ses habits de fête et assurait ses propres besoins sans pourtant faire recourt à quelqu’un d’autre. A l’âge du mariage, Fatoumata Sory Bilankoro se maria et rejoint son foyer conjugal à Kadiolo, dans la région de Sikasso. Elle apprend, ainsi, beaucoup avec les femmes sénoufos. Notre femme battante appris l’agriculture de l’oseille, du maïs, tout comme le commerce de la pomme de terre. Quelques années plus tard, Fatoumata Sory Bilankoro retourne à Youwarou avec l’esprit de femme éveillée. Elle entama, sur l’axe Bamako-Youwarou, le commerce des tissus, des habits prêts à porter pour femmes et hommes. Son enthousiasme lui permet d’attirer plus de clientèle dans le milieu juvénile et devenir une commerçante réputée dans la contrée. Fatoumata dite Rita Marley embarrasse et s’intéresse également aux activités associatives et politiques tout en créant l’Association Annora. Laquelle qui s’érige en société coopérative des vendeuses de poissons. Plus tard, à travers sa compétence, notre brave dame arrive à mettre ensemble 67 présidentes de sociétés coopératives. C’est à partir de cette union qu’elle crée l’Union des sociétés coopératives « Benkadi » des femmes vendeuses et transformatrices de poissons de Youwarou. Mère de trois filles actuellement initiées dans la réalisation des activités génératrices de revenus, devenue une femme d’affaires incontestée dans sa localité, les ambitions de Madame Fatoumata Sory Bilankoro lui poussent à s’inscrire dans des cours d’apprentissage de l’alphabet français. Au-delà de sa vente de poisson séché, fumé et frais avec des commandes à honorer à Bamako et Mopti, notre femme battante se livre à la fabrication artisanale du savon appelé « Kabakourouni ». Son chiffre d’affaire lui permet aussitôt de se lancer dans la transformation des produits locaux comme la farine de maïs, la farine de mil, le pain de jujube, le jus d’oseille, la farine de gombo, la poudre de tanin, les cacahouètes, entre autres. Autodidacte, Fatoumata dite Rita Marley est présentement la présidente des femmes rurales du cercle de Youwarou et le point focal du REFAMP (Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires). Suite à sa défense de la cause féminine à tous les niveaux, Fatoumata est arrivée à se faire élire conseillère municipale à la mairie de Youwarou. Comme si cela ne suffisait pas, elle créa l’Association des femmes musulmanes de Youwarou qui, tous les ans, fête le Maoulid avec éclat, et s’emploie à sensibiliser, œuvrer pour l’entente entre les épouses et époux qui se traduit par le respect des premières à leur époux.  Bref, pour notre brave dame, la religion demeure un pan important dans la vie d’un couple qui doit se traduire par le respect réciproque entre les deux conjoints. SC/KM (AMAP)