Cérémonie traditionnelle « Dankoun Son » à Ouélessébougou pour la paix et la stabilité du Mali

Ouélessébougou, 11 mai (AMAP) La confrérie des chasseurs de Djitoumou a organisé, dimanche, sa cérémonie annuelle de sacrifice « Dankoun Son » à Sounsounkôrô, village situé à 7 km de Ouélessébougou, pour implorer la paix, la stabilité et une bonne pluviométrie au Mali. L’événement a réuni des chasseurs de Tiakadougou, Keleyadougou, Banan et du Mandé, en présence des autorités coutumières, administratives et communales, dont le maire, Bakary Samaké. « Cette cérémonie vise à recueillir les faveurs de notre lieu sacré Dankoun pour la grandeur de notre localité et de tout le Mali, tout en renforçant la cohésion entre nos confréries », a expliqué Kôlé Samaké, vice-président des chasseurs de Djitoumou. Dès l’aube, les chasseurs ont immolé un bœuf, des chèvres et des colas sur le site sacré, priant pour une paix durable, la sécurité et une saison agricole favorable. S’adressant aux participants, Kôlé Samaké a salué l’engagement des autorités locales. « Leur présence témoigne de leur attachement à valoriser la culture et les traditions de Djitoumou. », a dit Koké Samaké, Le maître chasseur, « Donsoba », a, quant à lui, réaffirmé le soutien de la confrérie aux autorités nationales. « Nous saluons les efforts remarquables du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour améliorer la sécurité et reconnaître les légitimités traditionnelles », a-t-il déclaré, avant de formuler des bénédictions pour la paix et la cohésion sociale. L’événement a également été marqué par la posé, par le maire de Ouélessébougou, de la première pierre d’un camp d’un hectare dédié aux chasseurs de Djitoumou, offert par le village de Sounsounkôrô. AC/OS/MD (AMAP)

Sikasso : Remise de 15 tonnes de maïs aux sinistrés des inondations de mars dernier

Sikasso, 11 mai (AMAP) Quelques 15 tonnes de maïs ont été remises, samedi, aux victimes des pluies diluviennes dans la Région de Sikasso (Sud), en mars 2025, par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d’une cérémonie symbolique dans les locaux de la Direction régionale de l’Agriculture de la ville, rapporte le département chargé de l’Agriculture dans un communiqué. Dans leurs interventions, les sinistrés bénéficiaires du don représentés par des délégués et les autorités régionales ont salué les plus autorités nationales, « pour cet élan de solidarité », et exprimé leur reconnaissance au chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « L’État pense à vous et apportera assistance en de telle circonstance partout au Mali », a dit le ministre de l’Agriculture. Il a, également, présenté « les condoléances des plus hautes autorités du pays », et fait observer une minute de silence en hommage aux victimes des inondations et de la situation sécuritaire que le Mali connaît. Daniel Siméon Kelema a imploré « Dieu, l’Éternel, de nous gratifier d’une bonne campagne agricole et nous épargner des fléaux. » A noter que le stockage de cette importante donation de céréales est confié à l’OPAM, au seul profit des producteurs sinistrés. On se rappelle de ces fortes précipitations liées, selon les spécialistes, au changement climatique avec son corollaire d’effets néfastes, parfois dévastateurs. Le cas enregistré à Sikasso, a occasionné de graves inondations avec une perte totale de 298 ha de cultures à travers 22 villages et fait, malheureusement, 2 morts. A la duite de cette catastrophe naturelle et face à l’urgence d’assister les populations sinistrées, le président de la Transition, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a instruit d’apporter aux victimes un appui consistant de vivres, à travers le Commissariat à la Sécurité alimentaire. OS/MD (AMAP)  

Bla : un camion transportant 177 enfants talibés en route pour Macina intercepté

Bla, 10 mai (AMAP) |Un camion-remorque, transportant 177 enfants âgés de 8 à 15 ans, a été intercepté, vendredi 09 mai 2025, aux environs de 15h15, par des éléments de la Brigade de recherches du Commissariat de police de Bla (Centre). L’opération, en pleine journée, a révélé que les enfants étaient accompagnés de 18 maîtres coraniques, dont 16 Burkinabés et 2 Maliens, qui affirment que les enfants sont des talibés en provenance de San et en route pour Macina, dans le cadre de la campagne de récolte du riz. Lors de la fouille du véhicule, les policiers ont découvert des faucilles, des nattes et des bouilloires, confirmant la version avancée par les accompagnateurs. Vu la situation d’insécurité actuelle du Mali et les conditions de voyage des enfants embarqués comme des animaux, les autorités locales ont été obligées de les retenir pour plus d’enquêtes. Selon certains, ils ont quitté San sous la forte chaleur et le soleil sans bâches sur le véhicule. Une enquête judiciaire a été immédiatement ouverte par le commissariat de Bla, sous la supervision du procureur compétent. En attendant la suite des investigations, les enfants ont été confiés au Service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bla, qui a pris en charge leur restauration et leur protection. Selon le chef de ce service local, Digui Togo, les droits des enfants, n’ont pas été. La plupart d’entre eux ont entre 8 et 12 ans, ce qui est condamné par les lois maliennes. Cet acte rentre dans le cadre de l’exploitation des enfants. Le commissaire divisionnaire de Bla, Yaya Traoré, assisté du commissaire Soumaïla Traoré, poursuit les investigations pour faire toute la lumière sur « cette affaire sensible de déplacement massif d’enfants. » MO/MD (AMAP)    

Mali : Risques d’inondations lors de la saison pluvieuse qui sera précoce (Spécialistes)

Bamako, 9 mai (AMAP) La saison pluvieuse de cette année, qui sera précoce dans presque toutes les régions du Mali, sera marquée par des cas d’éclairs, des foudres et vents très violents d’après les spécialistes appelant les populations à la  prudence et à la vigilance, lors d’une rencontre, jeudi, au Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC). Cette session, présidée par le conseiller technique du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Sidiki Togo, a été instruite lors de la réunion tenue, du Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes, à la Primature le 2 mai dernier, sous la conduite de son président, le Premier ministre, général de division Abdoulaye Maïga. Il s’agit d’une invite à des réflexions visant à dégager et à proposer des mesures en vue de pouvoir anticiper les inondations en tirant les leçons de l’hivernage passé. Le chef du CECOGEC, le colonel sapeur-pompier, Issa Raoul Dabo, en présence du représentant de l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), Bakari Mangané, a fait savoir qu’ « il s’agit, pour le comité technique, de faire le bilan des inondations de 2024 en termes d’activités et de réalisations au sein des différents départements sectoriels. Mais, aussi, pour chaque département, de proposer des actions anticipatoires dans le cadre de l’hivernage 2025. » Pour le colonel sapeur-pompier Dabo, ces propositions seront soumises à la hiérarchie pour les dispositions appropriées et les décisions à prendre pour la sauvegarde de la vie de la population, des biens et de l’environnement. Pour sa part, le conseiller technique du ministre chargé de la Sécurité. a indiqué que cette initiative traduit la volonté des autorités du Mali « à protéger les personnes, les biens et l’environnement contre les effets délétères des catastrophes. Cela, en empêchant leur éclosion ou tout au moins en minimisant les impacts en cas de leur survenue. » Le colonel Togo a appelé les participants à tout mettre en œuvre pour mener des réflexions à travers des analyses objectives en vue de proposer à la hiérarchie, des mesures tendant à la prise de décisions éclairées. Mais aussi, pour renforcer la résilience de notre pays face aux catastrophes d’une manière générale. En outre, il a prévenu que les prévisions météo annoncent une saison des pluies 2025 tout au moins pluvieuse que celle précédente. Cela pour dire qu’il urge d’agir. «Dès lors, il nous appartient, nous techniciens de faire une rétrospective sectorielle pour capitaliser les bénéfices des activités de 2024, puis, une projection à partir d’éléments objectifs», a-t-il souligné. De son côté, le représentant de Mali-Météo, a signalé que « la saison a démarré très tôt et va continuer dans beaucoup de nos régions. » Bakari Mangané a appelé « la population à se préparer pour faire face à la nouvelle saison qui s’annonce pluvieuse pourvu qu’on arrive à anticiper pas mal d’évènements. «La saison sera précoce dans presque toutes les régions et ensuite son évolution va être normale courant les mois de juillet-août-septembre prochains», a-t-il annoncé, tout en prévenant que pendant ces périodes, le risque d’inondations sera très élevé. SS/MD (AMAP) 

Courte escale à Bougouni des ministres de l’Agriculture et de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille  

Bougouni, 8 mai (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et son homologue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille madame DIARRA Djénéba Sanogo ont effectué, ce jeudi 8 mai 2025, une escale de quelques minutes à Bougouni, alors qu’ils étaient en route pour Sikasso (Sud) dans le cadre du renforcement de capacité des femmes maraichères. Les deux ministres, qui se rendent dans la Cité du Kénédougou dans le cadre d’une visite d’échanges avec les services techniques, les organisations des femmes et les forces vives, ont été accueillis par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, les membres de son Cabinet et les forces de défense et de sécurité. Au cours de leur mission, ils vont effectuer des visites d’espaces maraîchers des femmes, des remises de dons en matériels pour le maraîchage pour booster la production agricole locale BHT/MD (AMAP)      

Nioro du Sahel : Conférence-débats de sensibilisation sur les violences faites aux femmes

Par Moussa DIAKITE  Nioro 8 mai (AMAP) Le groupe scolaire Coumba Sidibé de Nioro, en plein cœur de la ville, a abrité dimanche dernier la conférence-débat afin de sensibiliser élèves, enseignants et parents d’élèves sur la Violence basée sur le genre (VBG), la Santé reproductive (SR), les Mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage des enfants dans les établissements scolaires. Les Mutilations génitales féminines (MGF) sont des pratiques coutumières néfastes à la santé des filles et des femmes, particulièrement la santé de la reproduction. Ce sont des formes d’agressions sexuelles dues aux inégalités de genre et les déséquilibres de pouvoir entre hommes et femmes. Les MGF sont une forme extrême et violence, de discrimination à l’égard des filles et femmes. Elles violent plusieurs de leurs droits fondamentaux, tels que le droit à la dignité, à l’intégrité physique, à la vie entre autres.  La pratique se présente comme une forme de soumission à la torture, aux traitements inhumains, au manque de participation aux prises de décisions, et de discrimination fondée sur le sexe. Pour la coordinatrice de l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) de Nioro, Mme Kadiatou Sow, les effets de ces pratiques durent toute la vie et affectent la qualité de vie des filles et femmes. Malgré des progrès réalisés, une mise à l’échelle rapide et la prévention fondée sur des données probantes, des interventions sont nécessaires pour répondre aux Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. Le Projet de lutte contre les violences faites aux femmes, financé par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), a pour objectifs de faire évoluer les normes sociales qui soutiennent la pratique des MGF, mariages d’enfants et autres VBG, de contribuer à l’autonomisation des adolescents/es, filles et garçons âgés de 13 à 18 ans et de faciliter leur accès aux services sociaux adaptés selon leurs besoins spécifiques en vue de leur participation active dans la prise de décision les concernant. Ce projet veillera, aussi, aux principes de « Ne pas nuire ». L’approche multisectorielle est utilisée dans ces projets de lutte contre les violences faites aux Femmes pour assurer la pérennité des acquis. Les questions de normes sociales, notamment les MGF et mariages d’enfant sont un grave problème de santé publique qui affecte l’atteinte des ODD de la santé et de l’éducation. L’occasion était bonne pour le représentant du directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Nioro, Moussa Traoré, pour signaler que « l’école a un rôle primordial dans la prévention de ces deux normes sociales car, plus les parents qui soumettent les filles aux MGF et mariages d’enfants sont instruits, moins les filles sont à risques de subir ces pratiques. » La démarche a pour objectif de contribuer à impulser chez les communautés un changement de comportement positif par rapport aux VBG, la santé de la reproduction, les MGF et le mariage des enfants ; mieux outiller les participants sur les VBG avec focus sur les MGF, mariage d’enfant, autres agressions sexuelles et physiques ; inciter les élèves, les enseignants et les parents à s’engager dans la lutte contre les mariages enfants, MGF en vue d’être des ambassadeurs de bonne volonté pour la promotion des droits des filles. A la fin des travaux, les gagnants d’un jeu concours organisé pour la circonstance ont reçu des cadeaux. MD/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Patisakana ! Quelle chaleur !

Par Moussa DIAKITE  Nioro, 8 mai (AMAP) Depuis plusieurs mois, les populations de la région de Nioro (Ouest), comme celles d’autres parties du pays, vivent dans une véritable canicule. Les effets de la chaleur se font sentir partout. Au-delà de midi, impossible de rester plus de deux minutes dans une chambre. Dans les familles, les marchés, les gens passent toute la journée à se désaltérer avec de l’eau fraîche ou glacée. Aujourd’hui, à Nioro, le produit le plus utilisé est la glace. Un morceau de glace peut se vendre jusqu’à 100 Fcfa dans la ville, voir 300 Fcfa ou plus à l’intérieur pour se procurer le même morceau de glace. Les activités tournent au ralenti à partir de 12 heures. Les déplacements sont limités. Les autorités scolaires, sachant que les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables aux effets de la canicule, ont été obligées de réaménager les horaires des classes, en suspendant les cours de l’après-midi. Selon le chef du centre Météo de Nioro, Abdoulaye Cissé, la température avoisine les 47 degrés. Cette température caniculaire accentue évidemment la pression sur l’eau. Malgré les nombreux forages et les multiples adductions d’eau réalisées, la corvée d’eau et de rigueur dans plusieurs localités de la Région. A Nioro-ville, les coupures d’électricité accentuent le manque d’eau, obligeant les femmes à se regrouper autour des citernes d’eau déployées, pour la circonstance, par certaines personnes de bonne volonté. Certaines femmes, auxquelles la corvée d’eau revient, sont obligées de veiller toute la nuit.  D’autres se déplacent de village en village, avec des charrettes à la recherche du plus que précieux liquide. Partout, ce sont des attroupements autour des points d’eau. Les disputes sont fréquentes. Elles peuvent même aller jusqu’à l’affrontement physique. Mme Tall Nana, âgée de 35 ans, soutient que depuis plus de quatre mois, aucune goutte d’eau ne tombe des robinets de Kabala. La bataille pour l’eau fait rage. Les points d’eau (forages et puits) sont occupés par des centaines femmes, à longueur de journée. Les animaux, également, sont au rendez-vous. Eux aussi ont chaud et soif. Ils passent leur temps à rôder autour des points d’eau. A travers les radios de proximité, des messages de sensibilisation invitent les parents à surveiller de près les enfants et à leur donner constamment à boire. La même précaution vaut pour les personnes âgées. « Donc, il faudrait faire boire constamment les enfants et les personnes âgées », conseille-t-il. Selon le médecin-chef de Nioro, Dr Safouné Diakité, « que l’on soit adulte ou enfant, il est conseillé de boire un minimum de 1,5 litre d’eau par jour. » Un autre message invite les populations à dormir dehors pendant la nuit. La vieille Cité religieuse ploie sous cette forte chaleur depuis bientôt trois ans. Etrangement, il y a des jours où le vent semble s’arrêter de souffler. L’on transpire à grosses gouttes le lever du soleil. Très souvent, des vents chauds et secs soufflent, tout en rendant la vision difficile dans la circulation. Situé en plein cœur de la zone sahélienne, Nioro ne dispose pas d’assez d’arbres pour atténuer la chaleur et offrir de l’ombre aux humains et aux animaux. Dès fois, l’eau de la jarre se boit difficilement. Il faut utiliser avec précaution l’eau de la bouilloire, même posée à l’ombre. Les murs des maisons, le sol, les pierres dégagent une chaleur insupportable, cela même après le coucher du soleil, obligeant les gens à dormir à la belle étoile. Les personnes âgées, qui sont des couche-tôt, passent toute la nuit devant leurs concessions, éventails en main. Mme Hatta Diarra, âgée de 55 ans, est commerçante au marché de Nioro depuis des années. Elle est formelle : ces dernières années sont vraiment horribles avec une telle forte chaleur. A Nioro, le vox-populis, comme dans d’autres parties du pays, a vite fait une corrélation avec une supposée forte augmentation entre le nombre de décès a ces dernières semaines. Le médecin-chef du District sanitaire de Nioro, Dr Safouné Diakité, que nous avons approché, a dit : « Nous savons qu’il fait chaud, mais difficile pour nous d’établir une relation entre les cas de décès et la canicule comme le pensent beaucoup de Niorois. » « Nous n’avons, pour le moment, enregistré aucun cas de déshydratation avancé comme en 2023, à la même période. Le seul conseil que nous donnons aux populations est de veiller sur les enfants et les personnes âgées, en leur donnant permanemment de l’eau et en les faisant dormir hors des abris où l’air ne circule pas », ajoute-t-il. Tout le monde implore Allah, le Tout-Puissant pour qu’Il nous donne de la pluie. Mais, malheureusement celle-ci n’est au rendez vous qu’à partir de mi-juillet.  Si les responsables du Projet de Ggestion des ressources naturelles et changements climatiques (PGRNCC) pensent que la chaleur exceptionnelle de ces dernières années est l’une des conséquences des changements climatiques, il serait donc souhaitable d’agir et de changer nos habitudes et comportements. si nous voulons laisser à nos descendants une terre où il fait bon vivre.   MD/MD (AMAP)

Kolondièba : Succès et ambitions pour la santé lors du Conseil de gestion du district sanitaire

Kolondièba, 10 mai (AMAP) Le District sanitaire de Kolondièba a tenu son conseil de gestion, jeudi, dans la salle Bourama Kanté, sous la présidence de la sous-préfète centrale, Traoré Maïmouna Keïta, représentant le préfet du Cercle avec la participation des collectivités territoriales, personnel de santé, partenaires, services techniques, ainsi que la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), pour améliorer les prestations de santé. Le médecin-chef, Dr Lassana Sissoko, a dressé un bilan positif en déclarant : « Grâce aux efforts des acteurs et au soutien des partenaires financiers, la prise en charge sanitaire s’est améliorée en 2024. » Parmi les progrès notables, il retient que la prévalence contraceptive est passée de 15 % en 2023 à 20 % en 2024, les indicateurs de vaccination pour la survie des enfants se sont renforcés, la chimio-prévention saisonnière du paludisme a atteint 100 % lors des quatre passages, (l’un des meilleurs taux au Mali) et la couverture de la Consultation prénatale (CPN4) a atteint 36 %, la meilleure performance de la Région sanitaire de Sikasso. Dr Sissoko a annoncé des objectifs ambitieux : « En 2026, nous renforcerons le monitoring des soins essentiels communautaires (SEC) et l’intégration des services dans les formations sanitaires. » Le chef du service local de la promotion de la femme, Amadou Dembélé, a salué l’engagement des partenaires comme USAID, Kènya Sinsinwalle, les DTC, les AEC, le développement social, la CAFO et la jeunesse qui « ont joué un rôle clé dans nos succès. » La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations de reconnaissance par le président de la FELASCOM à deux agents d’USAID, Djenèbou Téréta et Soumaïla Daou, pour leurs contributions exceptionnelles. NK/MD (AMAP)

Fana : Inauguration des nouveaux locaux modernes de la préfecture

Fana, 8 mai (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, a inauguré, jeudi, les nouveaux locaux de la préfecture de Fana, marquant une étape clé dans la réorganisation administrative du Mali. Investissements conformes à la loi n°2023-006 du 13 mars 2023 portant création des nouvelles circonscriptions administratives, ces deux bâtiments modernes de type F5 et F6, situés au quartier Banakabougou Coura, offrent des conditions de travail optimales. Dotés de commodités uniques dans la région, ils permettent au personnel de la préfecture de tourner la page des inondations qui affectaient les anciens locaux. Lors de la cérémonie, le préfet de Fana, Dahirou Tapily, a exprimé sa gratitude, « Grâce à l’engagement sans réserve de Mme la gouverneure, notre rêve est devenu réalité », a-t-il dit. Il s’est engagé à « ne ménager aucun effort pour servir les populations de Fana », dont il a la charge. La gouverneure Mme Coulibaly a, quant à elle, salué les efforts des autorités, en particulier ceux du président de la Transition, pour la concrétisation de cette réorganisation administrative dans un contexte difficile. « Ces bâtiments, équipés de toutes les commodités, garantiront des services de qualité aux populations », a-t-elle déclaré, pleine d’espoir. Le chef de village de Fana, Yaya Traoré, a également loué l’appui de la gouverneure, soulignant que ces locaux amélioreront significativement la qualité des prestations administratives. La cérémonie s’est achevée par la coupure symbolique du ruban par la cheffe de l’exécutif régional, marquant l’ouverture officielle des nouveaux locaux. DF/OS/MD (AMAP)

Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel : Les acteurs en revue à mi-parcours

Bamako, 08 mai (AMAP) Les acteurs du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS), ont entamé, jeudi, à Bamako, la revue à mi-parcours des activités dont l’objectif est d’évaluer « les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a constaté l’AMAP Il s’agit « surtout de formuler ensemble des recommandations fortes pour maximiser l’impact du projet durant sa phase restante », a précisé le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Sécurité nationale, Dr Sidiki Traoré « L’objectif de cet atelier est d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a précisé Dr Sidiki Traoré. Le PCRSS, qui intervient dans la Zone des régions des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger), a été lancé depuis le mois de mai 2022. Durant ces trois années d’activité, le projet a fait des réalisations. Selon le secrétaire général du ministère du département de tutelle, « plus de 500 000 personnes ont bénéficié de services socio-économiques essentiels, environ 3 000 personnes vulnérables et Personnes déplacées internes (PDI) ont reçu des articles ménagers essentiels, près de 6 000 agriculteurs des équipements et intrants agricoles, plus de 21 000 personnes sont bénéficiaires de travaux de réalisation de collecteur dans la ville de Douentza (Centre) » En outre, « 4 500 personnes ont, aujourd’hui, un meilleur accès à l’eau, à la suite de la réalisation de l’adduction d’eau de Tatia Nouna, dans le cercle de Djenné (Centre), 215 emplois créés à travers le déploiement des équipes de facilitation, recrutées localement, 680 Comités de développement villageois fraction quartier (CDVFQ), dont 676 formalisés, plus de 330 plans de Développement communautaire élaborés et transmis, plus de 2 milliards déjà décaissés pour les activités des CDVFQ. » Quant au coordinateur du Programme développement durable de la Banque mondiale pour le Mali, à Farouk Mollah Banna, il a rappelé que le PCRSS est né d’une urgence, « celle d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux défis auxquels sont confrontés les populations, durement affectées par les conflits, les déplacements forcés et le manque des services de base. » Depuis trois ans, à travers une approche régionale innovante, reposant notamment sur le développement communautaire participatif, « nous avons pu poser les bases d’une relance progressive de l’espoir, en investissant dans les infrastructures locales, en soutenant les moyens de substances et en renforçant les mécanismes de gouvernance locale » Pour conclure, Dr Traoré a ajouté : « ces résultats, bien positifs, ne doivent pas occulter les défis persistants : situation sécuritaire complexe, changement de partenaire, entre autres. Mais, aujourd’hui, avec la nouvelle orientation du projet, nous avons une réelle opportunité d’accélérer et d’amplifier nos actions   Étaient présents, les représentants des Comités villageois de développement, les partenaires techniques et financiers. MMD/MD (AMAP)