Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 19 mars 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 19 mars 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction du Sport Militaire. La Direction du sport militaire a été créée par la Loi n°10-024 du 1er juillet 2010 avec pour mission d’élaborer et de mettre en œuvre la politique en matière d’activités physiques et sportives au sein des Forces Armées et de Services. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°10-366/P-RM du 12 juillet 2010. L’application de ces textes a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, apportent entre autres, les innovations suivantes : – la réorganisation de la Direction du Sport Militaire ; – la scission de la Sous-direction Administration du personnel et finance en Sous-direction des Ressources humaines et en Service Administratif et Financier ; – la création d’un Service de Médecine du Sport ; – la création d’un Organe sportif des Forces Armées et de Sécurité ; – la création des Bureaux régionaux de Sport des Armées et des Bureaux de Sport des Ecoles Militaires et des Centres d’Instruction. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif à la construction de la nouvelle gare routière avec ses espaces et services commerciaux de la Commune rurale de Diéma, Région de Nioro. Le marché relatif à la construction de la nouvelle gare routière de la Commune rurale de Diéma est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise Commerce Général Fodé COULIBALY pour un montant de 1 milliard 242 millions 180 mille 369 francs CFA Hors Taxes et un délai d’exécution de 300 jours. L’exécution de ce marché, qui entre dans le cadre de la mise œuvre du Projet de Développement Communal et de Décentralisation, permettra de doter la Commune rurale de Diéma d’une gare routière moderne. Le Décret n°2017-0199/P-RM du 06 mars 2017 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, prévoit la création des Services régionaux et subrégionaux du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Le projet de décret, adopté, consacre la création desdits Services et permettra entre autres : – de rapprocher davantage les services déconcentrés du commerce, de la consommation et de la concurrence aux usagers ; – de faciliter l’organisation du commerce et le suivi des marchés ; – de veiller à l’application de la réglementation en matière de commerce, de concurrence et de protection du consommateur. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des ministres a adopté un projet décret portant création des Services régionaux et subrégionaux de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Haut Fonctionnaire de Défense auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Contrôleur général major de Police Sékou Nama COULIBALY. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE – Commissaire Adjoint à la Réforme du Secteur de la Sécurité : Commissaire général de Brigade de Police Moussa AG INFAHI. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DE L’EAU – Directeur général de l’Agence nationale des énergies renouvelables et des bioénergies : Monsieur Abdoulaye KAYA, Spécialiste en Management des Organisations. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Chargés de mission : Capitaine Mamady FOFANA ; Madame Fadima KAMARA, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGE DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargés de mission : Monsieur Boubacar Diadié SANGHO, Juriste ; Madame Oury KAMISSOKO, Gestionnaire de Projets ; Madame Massira TOURE, Gestionnaire ; Madame Aissata MAIGA, Ingénieur Financier ; Monsieur Mamadou BERTHE, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DES MALIENS ETABLIS A L’EXTERIEUR ET DE L’INTEGRATION AFRICAINE – Secrétaire général : Madame TANGARA Néma GUINDO, Maître de Conférences. – Conseillers techniques : Monsieur Djibril DANSOKO, Conseiller des Affaires étrangères ; Monsieur Boulaye KEITA, Maître-Assistant. – Chargés de mission : Madame Korotimi Féfé KONE, Gestionnaire des Ressources humaines ; Monsieur Alher Ag ALHAMISSE, Spécialiste en Logistique et Transport. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Chef de Cabinet : Monsieur Bacoroba COULIBALY, Comptable. – Chargés de mission : Monsieur Sambou Jules SISSOKO, Journaliste-Réalisateur ; Monsieur Zoumana DIARRA dit TOGOLA, Agronome ; Monsieur Alkaya AMADOU, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Monsieur Ousmane CONDE, Spécialiste en Commerce International et Logistique. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Conseiller technique : Monsieur Abdoulaye DIOMBANA, Administrateur des Arts et de la Culture. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative aux rapports des études portant sur le répertoire des politiques publiques au Mali et l’analyse de leur cohérence. Pour permettre au système national de planification du développement de relever les défis de la connaissance, de l’appropriation et de la cohérence des politiques publiques, le Ministère de l’Economie et des Finances, à travers le Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités d’Analyse et de Plaidoyer, a réalisé deux études complémentaires sur le Répertoire des politiques publiques au
Kolokani : Remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées
Kolokani, 19 mar (AMAP) Le préfet du Cercle de Kolokani (Ouest), Alou Diarra a procédé, ce mercredi, à la remise officielle des premières cartes biométriques sécurisées établies au Commissariat de police de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Cette remise en présence de adjoints du préfet, du maire de la Commune rurale de Kolokani, du représentant de la chefferie, de la présidente de la CAFO, du président du Conseil communal de la jeunesse, intervient après la réception du matériel de production des cartes biométriques sécurisées par le même commissariat, le 26 janvier dernier. Les premiers bénéficiaires, Fatou Daou, Hawa Diarra et Amadou Traoré, tout comme les invités et le préfet ont exprimé leur joie. Ils ont exprimé leur satisfaction au Commissaire Divisionnaire Mahamadou Traoré dit Dou et ses hommes « pour tout ce qu’ils font pour le développement de Kolokani. » Cette remise concerne les citoyens ayant fait l’enrôlement biométrique et dont les pièces d’identité biométriques ont été soit perdues, soit endommagées ou encore ceux qui n’ont jamais eu leur carte biométrique mais détiennent les pièces requises. Les intéressés doivent se munir de l’une des pièces suivantes : la carte NINA, le passeport biométrique, la fiche descriptive individuelle avec photo, la carte d’électeur biométrique ou la carte AMO sur laquelle figure le numéro NINA de l’intéressé. Les frais s’élèvent à 5 000 Fcfa. Le paiement est électronique et se fait sur place au commissariat, par mobile money avec le téléphone. AK/MD (AMAP)
Koro/Bandiagara : Restrictions sur le flux des camions-citernes de carburant
Koro/Bandiagara, 19 mar (AMAP) La Région de Bandiagara et les cercles de Koro et Bankass, dans le Centre du Mali, font l’objet de restrictions du transport de carburant par décision des autorités d’arrêter momentanément le flux des citernes de carburant vers destinations, qui reçoivent plusieurs citernes dans la semaine, en attendant de voir clair dans la vente du carburant,, a constaté l’AMAP Les stations-services de Koro, font ainsi face, depuis trois jours, à une difficulté d’approvisionnement en essence à la suite de cette décision, qui, selon une source locale, de est destinée à comprendre la ou les destinations du carburant transporté par ces nombreuses citernes Concernant ces restrictions sur le transport du carburant, le gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, a, pour sa part, expliqué qu’ « il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais plutôt d’une stratégie de lutte contre le terrorisme qui affecte gravement la Région. » Intervenant, mardi, devant les légitimités traditionnelles et religieuses dans le cadre de la sensibilisation sur les taxes sur les recharges téléphoniques et les transferts monétaires, ainsi que les mesures de sécurité visant à limiter l’afflux massif du carburant dans la région, le gouverneur a mis « en garde contre toute forme de complicité avec les groupes armés » et a appelé les populations à faire preuve de vigilance et de collaboration avec les forces de sécurité. » A Koro, à la suite de la difficulté d’approvisionnement en carburant, presque toutes les stations-services de la ville, une quinzaine, ont déclaré être en rupture de stocks d’essence, provoquant une pénurie dans la ville. De cette situation a fait le lit d’un business de vente de carburant pour les petits revendeurs et les revendeurs de circonstance, qui pratiquent des prix variant de 1 500 Fcfa à 2 500 Fcfa le litre par endroits. Le samedi, jour de foire de Koro, de nombreux forains, se sont retrouvés bloqués dans la ville, faute de carburant. Les spéculateurs en ont profité pour vendre le litre à des prix exorbitants. Après avoir examiné la situation, le Conseil communal de la jeunesse de Koro, dirigé par Ousmane Edem Niangaly et les forces vives de Koro, ont publié un communiqué « pour attirer l’attention des promoteurs et des revendeurs de carburant sur la hausse abusive des prix du carburant dans la ville. » « Une augmentation de prix qui vient alourdir davantage le coût de la vie et considéré comme un acte criminel contre une population éprouvée par les effets de la crise sécuritaire », selon les termes du communiqué. Par ailleurs, le communiqué signé par le chef de village de Koro, les président du Conseil communal de la jeunesse, de la société civile, de la Chambre locale de commerce, des transporteurs routiers et la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), précise que « toute personne qui se permettra de vendre de l’essence à un prix supérieur au prix officiel, sera interpellée et traduite devant les autorités compétentes. » Un comité de veille a été mis en place pour sillonner la ville, dans le but de vérifier les prix du litre d’essence auprès des revendeurs. Quant au gouverneur de Bandiagara , lors de sa rencontre et sur le sujet de la taxation des recharges téléphoniques et des transferts monétaires, il expliqué que la mesure s’inscrit « dans une dynamique de souveraineté économique, telle que voulue par les plus hautes autorités du pays. » Il a insisté sur le caractère civique de cette contribution, soulignant qu’elle participera au développement socioéconomique de la nation. En conclusion, cette rencontre a permis un échange constructif entre les autorités régionales et les représentants des légitimités traditionnelles et religieuses qui ont réitéré leur engagement à soutenir ces initiatives. Le Gouverneur a appelé à une prise de conscience collective pour assurer la stabilité et le développement de la région de Bandiagara. MN/OG/MD (AMAP)
Niafunké : Le préfet en guerre contre le désordre foncier
Par Sékou A. Maiga Niafunké, 18 mar (AMAP) Modibo Kane Togo, préfet de Niafunké depuis août 2024, s’attaque aux constructions anarchiques dans la ville et fait respecter la loi. Des déguerpissements sont prévus pour le bonheur des Niafunkois. Après une prise de contact avec les autorités locales, mairie, chefs coutumiers, notabilités et chefs religieux, M. le préfet s’est donné le temps de connaitre la ville et ses structures étatiques. Les locaux de la préfecture de Niafunké sont, à la limite, un parc à animaux en divagation, puisque la grande cour du cercle est sans portes ni portail. Au bout d’un mois, elle a changé de visage, Le cercle est devenu vitrine et symbole de l’Etat à Niafunké. Tout a été réorganisé portes, fenêtres, portail, bureaux et même les horaires de travail. Aujourd’hui, il est difficile d’avoir accès à la Préfecture sans se soumettre à un contrôle. Pourtant, hier seulement, c’était un passage pour les forains qui regagnaient le fleuve Niger en fin de journée et les vendeuses de poissons qui ravitaillent le marché. Des arbres et des fleurs ont été plantés et l’enceinte du cercle n’est plus ouvert aux quatre vents. En clair, le Cercle de Niafunké a changé de visage et l’on comprend que la maison a un occupant et un chef qui la dirige. Les heures de travail pour les agents de l’Etat sont respectées. Lors des réunions de prise de contact, le préfet a insisté sur la communication, la vraie, entre collaborateurs et, surtout, la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat. Tous les services techniques déconcentrés de l’Etat sont visités, parfois par surprise. A Niafunké depuis 2013 régnait comme une anarchie et un libre-service dans le foncier. Des contestations et conflits fonciers qui ont poussé plusieurs dizaines de personnes à se faire justice elles-mêmes et ou à occuper, sans titre ni aucun autre document, des terrains et des bâtiments qui, parfois, appartiennent à l’Etat. Dans la ville, des bâtiments entiers appartenant à l’État sont vendus, d’autres occupés illégalement, pire mis en bail et les frais de location sont collectés par des personnes privées, au vu et au su de tout le monde, impunément. Ici, on peut aisément constater que des cimetières ne sont pas épargnées par la furie spéculative. Ils sont morcelés et vendus et des mosquées qui naissent comme des champignons hivernaux à chaque bout de rue. Cette semaine, la construction d’une mosquée attenant à un cimetière, toujours en service, a été stoppée par le préfet, lors d’un enterrement puisque ses fondations sont dans le cimetière et les normes techniques ne sont pas respectées. COMME DANS LA JUNGLE – Devant les écoles, tout autour de la mairie partout, ce sont des constructions et occupations illicites. On se croirait dans une jungle. Pourtant avant 2012, Niafunké respirait la propreté et la liberté, sur fond d’espoir de voir cette ville devenir un chef-lieu de région sur la base de ses nombreux atouts tels que son architecture. Il n’est pas rare de constater qu’agent du domaine, propriétaire de terrain, vendeurs et acheteurs se liguent contre l’Etat. Des morcèlements sans aucune base juridique, ni aucun respect des normes menaçant parfois les habitations de la vieille ville de Niafunké car des digues de ceinture de la ville sont obstruées, surtout en période d’hivernage. Des constructions anarchiques sur les voies principales de la ville, devant des bâtiments publics, parfois tout autour des bâtiments sensibles tels que le Centre de santé, la Poste, les écoles, la Place de l’indépendance, en face de la mairie…Des constructions anarchiques sur les voies principales de la ville, devant des bâtiments publics, parfois tout autour des bâtiments sensibles tels que le Centre de santé, la Poste, les écoles, la Place de l’indépendance, en face de la mairie… Pourtant le schéma d’urbanisation de la ville existe depuis 2002 mais est piétiné et des terrains morcelés, vendus parfois avec la complicité de certains responsables. Les cas les plus flagrants sont les constructions anarchiques tout autour du marché principal et, singulièrement, des boutiques en banco et en ciment derrière l’ancienne Société malienne d’importation et d’exportation (SOMIEX) et l’Eglise de Niafunké, obstruant plus de la moitié de cette rue, à l’ouest du marché. COLERE DU PREFET – Après s’être informé sur qui détient et celui qui a livré l’autorisation d’occuper cette zone du marché, les enquêtes ont édifié le préfet sur l’ampleur de l’inextricable arnaque à ciel ouvert. Modibo Kane Togo s’est rendu, en personne, sur le site du marché et a commencé à sillonner toute la ville de Niafunké. Constat ? La situation est chaotique, dramatique, que de désordre partout dans les rues de Niafunké ! Des boutiques, magasins, kiosques installés un peu partout et n’importe comment dans la ville, sans aucune autorisation ni normes, parfois devant des édifices de l’Etat comme le Centre de santé communautaire (CSCom), le groupe scolaire Hamadoun Sankaré, la mairie…en toute illégalité. Tous doivent, dans les jours á venir, déguerpir. Le cas le plus consternant est celui des boutiques contiguës à l’ancienne SOMIEX, à l’ouest du marché ou, pour les anciens de Niafunké, l’ex-terrain de football du marché. La seule et unique voix bitumée de la ville est aussi obstruée parfois par des kiosques et boutiques construits sur les canaux de drainage des eaux de pluies. Des personnes construisent des maisons dans les rues et d’autres, ferment les caniveaux avec des dalles et construisent dessus. Quand certains ont transformé les caniveaux en fosses septiques ou eaux usées et déchets sont directement déversés dégageant des odeurs nauséabondes dans beaucoup de quartiers. Pire, certaines personnes n’hésitent pas à déverser leurs ordures et déchets dans les caniveaux drainés directement au fleuve Niger. Après un premier délai de deux mois décidés par les commerçants eux-mêmes pour quitter mais qu’ils n’ont pas respecté, le préfet a ordonné la démolition pure et simple de ces installations, souvent avec ses propres moyens permettant, ainsi, au marché de respirer. Le préfet Togo, après avoir rencontré la mairie, les chefs coutumiers et traditionnels, sans pouvoir situer les responsabilités face au drame foncier, a décidé de
Région de Dioïla : Mme le Gouverneur explique et sensibilise les populations sur les nouvelles taxes de soutien
Dioïla, 18 mars (AMAP) Le Gouverneur de la région de Doïla, Mme Mariam Coulibaly a présidé ce mardi, dans sa circonscription administrative, une rencontre dont le but est d’expliquer et de sensibiliser les populations sur les nouvelles taxes sur les télécommunications et les paiements mobiles, instituées par le Gouvernement pour participer au développement de notre pays, a constaté l’AMAP. Etaient présents les administrateurs civils, les élus locaux, les leaders religieux, les femmes, les jeunes, les forces de défense et de sécurité, les directeurs régionaux, la Cafo, les femmes rurales et les médias. Cette rencontre de sensibilisation et d’information a été organisée par les autorités régionales de la localité avec le soutien de AMATA Mali Gnèta . A l’entame de la rencontre, le maire de Kaladougou a invité les participants à accorder une attention particulière au sujet qui relève de la vie de la nation. Le conférencier du jour, le professeur Nouhoun Diarra dans son exposé sur le sujet a laissé entendre que le patriotisme doit être largement cultivé chez tout un chacun afin de comprendre leur rôle dans la construction d’une nation. « Il n’y a pas de nation forte sans un peuple engagé derrière ses dirigeants. Beaucoup d’efforts ont été faits du sommet de l’État jusqu’aux populations afin de permettre au Mali de se hisser dans le Géron des pays émergents » a-t-il conclu. Au terme de son exposé, les intervenants ont tous insisté sur le bien- fondé de ces nouvelles mesures qui n’ont d’autres buts d’assurer au peuple malien sa souveraineté sur tous les plans en évitant la main tendue. Les participants à la rencontre se sont dits largement édifiés et ont également promis de faire une bonne restitution à la base. Le président de l’Alliance AMATA Mali Gnèta, Badra Aliou Sangaré a, dans son intervention évoqué tous les efforts déployés et les sacrifices consentis par le président de la transition, chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goita à travers ses œuvres sociales. Il a soutenu, d’autre part que le premier ministre, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation a également emboîté les pas du président en renonçant à une partie de ses fonds. Enfin, M. Sangaré Il a fait comprendre que l’indépendance économique de notre pays est liée à votre niveau de patriotisme. Avant de déclarer que « le départ des soit disant partenaires a été salué par tous et le constat après leur départ est que le pays se stabilise ; alors ne trahissons pas la confiance des dirigeants maliens » a-t-il conclu. Le procureur de Diola, Sarafilou Coulibaly a, pour ce qui le concerne, fait savoir qu’au regard des années passées, la contribution des populations pour assurer l’indépendance d’une nation ne devrait poser de problème pour les bons patriotes. « Après la prise en main de notre destin, tous les maliens doivent s’armer de l’esprit de sacrifice et de patriotisme. Ces prélèvements sur les télécommunications et retraits mobiles contribuent à soutenir l’État malien dans sa dynamique de préserver l’honneur et la dignité du Mali aux yeux du monde » a signalé le procureur. La Cheffe de l’exécutif régional a, pour sa part, expliqué aux participants le bien fondé du paiement de ces taxes qui n’est pas seulement propre au Mali. « Toutes les grandes nations développées sont passées par là » a-t-elle soutenu. Coulibaly Mariam Coulibaly d’ajouter que la prise de nos destins en main nous oblige à être les artisans de notre propre développement et refuser la main tendue qui fait de nous des esclaves. DF/KM (AMAP)
Kangaba : Rencontre trimestrielle entre les représentants de l’État et les légitimités traditionnelles
Kangaba, 18 mars (AMAP) La rencontre trimestrielle du cadre d’échanges entre les représentants de l’État et les légitimités traditionnelles s’est déroulée, lundi, dans la salle de conférence du cercle de Kangaba sous la présidence du préfet du cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la rencontre, les légitimités traditionnelles, les maires, les représentants de la société civile, venus des huit (8) communes du Cercle. Au cours des échanges, il a été évoqué les attentes des populations et les grandes décisions prises ces derniers temps en rapport avec l’orpaillage. Par rapport aux attentes des populations, la présence des chinois divise toujours les uns et les autres. Les participants ont formulé plusieurs recommandations au nombre desquelles la sensibilisation des populations par rapport aux couloirs d’orpaillage, l’interdiction des machines dans les rivières, la rencontre des détenteurs de permis avec les responsables administratifs et coutumiers avant le démarrage des travaux, l’implication de tous les acteurs dans le respect des mesures d’interdiction dans l’orpaillage, l’implication forte des légitimités traditionnelles auprès des femmes afin qu’elles abandonnent les anciens trous creusés par les chinois, la réhabilitation des anciens sites d’orpaillage, du lit et des berges du fleuve Niger. S’agissant des décrets et décisions prises dans le domaine de l’orpaillage, le préfet a rappelé les décrets no 2025/0179/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du fonds minier de développement local et le décret no2025/0180/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du fonds de réhabilitation, de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés. Le préfet a également expliqué les grandes décisions prises au niveau local en vue de préserver des vies humaines, la nature et l’environnement. Ces décisions sont au nombre de 05 à savoir la Décision no2025/03/P-CK.C portant interdiction de toutes activités aurifères sur le site d’orpaillage sis dans le permis de la société Bagama Mining à Kokoyo ayant fait douze victimes, la Décision no2025/04/P-CK.C portant interdiction de toutes activités de dragage sur le site communément appelé « Minidian » dans le fleuve Niger entre les villages de Deguela et Figuira-Tomo, la Décision no2025/05/P-CK.C portant création dans chaque village d’un comité de veille sur les sites d’orpaillage, la Décision no2025/06/P-CK.C portant création dans chaque commune un comité communal de veille sur les sites d’orpaillage et la Décision no2025/07/P-CK.C portant création d’un comité local de veille sur les sites d’orpaillage artisanal. Le Chef de l’exécutif local a invité les maires à suivre la mise en place de ces comités villageois et communaux qui sont chargés de recenser les sites d’orpaillage, de recenser les galeries de chaque site et de faire état des galeries à haut risque et de rendre compte au comité communal et local. SD/KM (AMAP)
Assemblée générale extraordinaire de la Femafoot : Des nouveaux textes adoptés et le budget de l’exercice de l’année 2025-2026 approuvé
Bamako, 17 mar (AMAP) L’Assemblée générale extraordinaire du comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) s’est tenue à Bamako, mardi, avec pour ordre du jour, d’approuver le budget de la saison 2025-2026, d’examiner et d’adopter de nouveaux textes régissant la fédération, notamment, la nouvelle mouture proposée par la Fédération internationale de football association (FIFA), les règlements généraux et le règlement financier, a constaté l’AMAP. Les délégués de la FEMAFOOT de Bamako et de l’intérieur du Mali, qui participant à cette assemblée générale extraordinaire, ont adopté, à l’unanimité le budget de l’année 2025-2026. Et, durant la délibération certains textes ont été harmonisés qui marqueront ainsi un tournant dans la gouvernance et la gestion du football malien. Le représentant du ministère des Sport, le conseiller technique, Djibril Dramé, qui a présidé l’ouverture et la clôture des travaux, a déclaré que cette assemblée générale extraordinaire a été une belle opportunité pour se pencher sur toutes les zones d’ombres des textes de la FEMAFOOT. Il a espéré que « les textes qui viennent d’être votés et adoptés seront appliqués avec rigueur. Il a ajouté que « l’importance de ce sport pour notre identité nationale est et doit être un vecteur d’unité. » « Notre identité nationale qui rassemble des Maliens et des générations », a-t-il insisté. Djibril Dramé a expliqué que cette assemblée générale doit tenir compte d’une gouvernance efficace et transparente. « Une opportunité qui renforce la FEMAFOOT et doit, en outre, répondre aux défis actuels du football », a dit-il. Selon lui, pour avoir des textes relus avec un esprit de collaboration sans discrimination, on doit veiller à ce que les règlements soient en adéquation avec les meilleurs pratiques internationales et les textes du Mali. « Les textes sont adoptés pour la prospérité et pour l’intérêt commun », a-t-il fait savoir. Pour le vice-président de la FEMAFOOT, Sylvain Diakité, notre pays traverse une période marquée par de nombreux défis. « Cependant, face à ces épreuves, nous continuons à faire preuve d’une résilience exemplaire », a-t-il relever. « L’adoption du projet de budget 2025-2026 avant son exécution évitera les incohérences du passé. Les quatre dernières années dont les budgets étaient validés, plusieurs fois, après leur mise en œuvre, Ce qui nuit à une gestion efficace », a-t-il indiquer. « Aujourd’hui, avec cette assemblée générale extraordinaire, nous corrigeons cette anomalie et nous nous engageons dans une dynamique de transparence et de rigueur financière », a dit le vice-président de la FEMAFOOT. Avant d’évoquer que la FEMAFOOT va travailler dans un esprit de transparence et de responsabilité « afin de poser les bases solides pour un avenir plus structuré et prospère. » ST/MD (AMAP)
Journée portes ouvertes au CHU de Kati : Des équipements ultramodernes pour améliorer la prise en charge sanitaire
Kati, 14 mar (AMAP) La journée portes ouvertes, au Centre hospitalier universitaire (CHU) Pr. Bocar Sidy Sall de Kati, jeudi, avait pour objectif de sensibiliser la population aux capacités et aux offres de services de l’hôpital dans le cadre d’une campagne nationale d’information sur la santé. L’événement a permis aux citoyens et aux médias de découvrir les équipements ultramodernes acquis grâce au budget de l’État, renforçant le plateau technique du CHU pour une prise en charge optimale des patients. La délégation ministérielle conduite par la ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assan Badiallo Touré, accompagnée de sa collègue des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du directeur général du CHU, Pr. Layes Touré, a visité les services clés de l’hôpital, notamment les urgences, la réanimation, la radiologie, les blocs opératoires, l’imagerie médicale et la pédiatrie. « Cette journée vise à mettre en lumière nos capacités d’accueil, nos plateaux techniques et nos ressources humaines qualifiées », a expliqué le Pr Touré, soulignant l’objectif de garantir des soins de qualité aux patients. La ministre Assan Badiallo Touré a rappelé que ces avancées sont la concrétisation de la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui ambitionne d’améliorer l’accès aux soins malgré les défis économiques. « Nous travaillons à une amélioration constante de l’offre de santé pour répondre aux besoins quotidiens des Maliens », a-t-elle déclaré lors d’une interview. Elle a également salué les fonds débloqués pour doter le CHU de Kati d’équipements de pointe, avant d’appeler le personnel à renforcer assiduité et ponctualité. IMPRESSIONS POSITIVES ET ENCOURAGEMENTS – Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, s’est dite « impressionnée » par le professionnalisme des agents et la modernité des installations. Elle a félicité le président de la Transition et sa collègue de la Santé pour ces réalisations. De son côté, Pr. Layes Touré a rendu hommage aux travailleurs de l’hôpital, qui « ne ménagent aucun effort » pour relever les défis du secteur. Outre les autorités administratives, religieuses et coutumières présentes, cette journée portes ouvertes s’inscrit dans une démarche plus large de transparence et de proximité avec la population. Elle a offert une occasion unique de mesurer les progrès réalisés dans le domaine sanitaire au Mali, portés par une volonté politique et des investissements conséquents. AK/OS/MD (AMAP)
Bamako : Rentable ? L’agriculture périurbaine
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 13 mar (AMAP) La culture des céréales sèches, le maraîchage, l’élevage et la pisciculture, sont entre autres, des activités menées par de nombreux Bamakois. Parmi ceux-ci, figurent des fonctionnaires en activité ou à la retraite, des agents du secteur privé et des commerçants. La plupart de ces personnes vont au champ, juste pour meubler leur temps de loisirs et non par nécessité. Ces producteurs périurbains sont majoritairement confrontés au manque de manœuvres, d’ouvriers agricoles et de financement, parmi tant d’autres. A ces difficultés, s’ajoutent les défis du changement climatique. « Le champ ne nous rapporte rien. On ne fait que gaspiller notre argent. J’exerce cette activité juste par passion sinon, je n’en tire aucun bénéfice. Or, avec l’argent que j’ai investi dans mon champ, je pourrais faire d’autres choses », nous raconte cet ingénieur des mines, qui a pris sa retraite anticipée pour se convertir dans l’agriculture périurbaine. Nous lui avons rendu visite dans son champ où il nous a briefé sur la situation de ses six hectares, situés sur la route de Ségou, à quelques kilomètres de Kasséla. S’exprimant sous anonymat, ce « paysan de circonstance » précise qu’il a été victime de plusieurs cas de vols orchestrés par ou avec la complicité de ses ouvriers. À en croire notre interlocuteur et bien d’autres, cette forme d’agriculture n’est pas rentable en dépit de la passion qu’elle suscite chez ces cadres ou salariés. À moins d’une heure de route, notre équipe de reportage arrive à destination. À travers une visite guidée des lieux, le propriétaire nous explique les difficultés qu’il rencontre dans son entreprise. « Vous voyez l’espace, c’est une superficie de six hectares. J’ai investi plusieurs millions de Fcfa dans l’exploitation. Cependant, je ne peux pas dire que le champ m’a rapporté des bénéfices ou fait gagner telle somme », affirme-t-il. Et d’ajouter que, dans l’avenir, ce champ peut lui servir d’habitation. Mamadou Dao abonde dans le même sens que ce vieux retraité. « J’ai été élevé dans une localité où l’agriculture est la principale activité. D’où mon intérêt pour cette activité », confie-t-il. Ce natif de la Région de Sikasso est un économiste de formation qui évolue actuellement dans l’agriculture, depuis 1997, à N »Golobougou, situé à quelques kilomètres de la ville de Bamako. Dans cette localité proche de la Cité universitaire de Kabala, dans la Commune de Kalaban-Coro, M. Dao possède environ cinq hectares. Selon lui, l’État doit revoir sa politique d’aide aux agriculteurs pour assurer l’autosuffisance alimentaire. « Aujourd’hui, je pense que les autorités doivent valoriser l’agriculture pour aider les familles à vaincre la faim, la misère et promouvoir le développement local. Après les récoltes, l’État doit nous aider à vendre nos produits à des prix raisonnables ou rentables, sinon les commerçants gagnent plus que nous les producteurs », fait savoir Mamadou Dao. Cette activité n’est qu’une passion pour lui. Il estime qu’à la fin du mois, après les dépenses, il ne gagne pas de bénéfice. « Je fais l’agriculture juste par plaisir. En fin compte, ce que je dépense par mois, dans l’exploitation de mon champ et les frais de déplacement, est minime par rapport à ce que je gagne », précise-t-il. Dans la même dynamique, Mamadou Dembélé pratique l’agriculture périurbaine depuis 2020. Il cultive de l’arachide et fait aussi le maraîchage. Ce natif de Koutiala regrette d’avoir investi dans un champ parce que, soutient-il, il n’y trouve pas son compte en retour. « Quand j’achetais mon champ, j’étais vraiment motivé pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire. Après cinq ans d’activité, je me rends compte que c’est une entreprise très compliquée et moins rentable. Par mois, je peux dépenser 150 000 Fcfa pour le déplacement ainsi que pour la main d’oeuvre. Alors que je n’ai jamais fait une production de cette valeur, même après quatre mois d’activité », confie-t-il à l’AMAP. Le nouveau producteur envisage de s’engager dans un business différent de l’agriculture. Pour aider ces exploitants à faire face aux problèmes l’agriculture périurbaine et à défendre leurs intérêts, un collectif des acteurs a été créé en 2024 dans le but de collaborer avec l’État pour développer le secteur. Le trésorier général de la coopérative, Ousmane Sylla, explique que ce « collectif rassemble les agriculteurs, éleveurs et pisciculteurs pour favoriser le secteur afin que tout le monde puisse avoir satisfaction ». « Le but principal de cette association est, selon lui, de trouver une solution durable aux difficultés (problème de ressources humaines et de commercialisation). » Le regroupement compte collaborer avec l’État pour lutter contre l’insécurité alimentaire, notamment, en misant sur l’agriculture périurbaine. Contrairement à ces producteurs, d’autres affirment que l’agriculture pratiquée dans les environs de Bamako est une bonne affaire mais qui exige « un don de soi. » L’agriculture est une activité lucrative qui prend en compte plusieurs facteurs. « Lorsque vous vous engagez dans ce secteur, avec une volonté bien affichée, un projet bien établi, vous avez la possibilité d’y faire progresser rapidement votre entreprise agricole. Car, l’agriculture aujourd’hui, n’est plus de subsistance mais plutôt un business », explique Bréhima Sogoba. Ce journaliste, qui parvient à se tirer d’affaires est, lui-même, son propre manœuvre. « La difficulté dans l’agriculture, est la gestion des ressources humaines. Dans toute entreprise, lorsque vous avez des difficultés majeures liées à cette question, vous aurez du pain sur la planche. Cela freine la réussite de beaucoup de personnes dans ce domaine », dit-il. « En plus de la cherté du matériel ou des équipements agricoles, l’accès au financement est difficile », argumente notre confrère. Malgré l’existence des structures d’accompagnement, cet interlocuteur estime que l’accès au financement reste toujours limité. À ce propos, M. Sogoba accuse : « si certaines catégories de personnes continuent de bénéficier de fonds, les vrais acteurs n’en trouvent pas. » HUIT MILLIONS DE CHIFFRES D’AFFAIRES – Conscient qu’aujourd’hui, l’agriculture est l’une des activités les plus prometteuses, un commerçant qui a voulu garder l’anonymat, avoue avoir abandonné le commerce au profit de l’agriculture dans la périphérie de Bamako. « Avec un chiffre d’affaires de huit millions de Francs Cfa par campagne », cet entrepreneur de renom savoure son succès,
Ramadan à Sikasso : Une quantité des denrées de première nécessité suffisante et disponible
Sikasso, 13 mars (AMAP) Le mois de ramadan constitue une période de forte consommation pour les fidèles musulmans. C’est dans cette optique que le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, Amadou Soumaré a effectué, mercredi, une visite chez certains opérateurs économiques de la ville de Sikasso, a constaté l’AMAP. L’objectif de la visite était de s’imprégner de la disponibilité des denrées de première nécessité et de s’assurer du respect des prix plafonds. Parmi les membres de la délégation, on notait la présence du directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence Sékou B. Fofana. C’est aux environs de 9h que la délégation a entamé sa visite par les magasins de l’opérateur économique Abdoulaye Diaby sur la route de Mamassoni. Elle a, ensuite, sillonné les magasins d’Adama Wattara au quartier wayerma, ceux de la société dramera et frère au quartier Bougoula-ville et, enfin, ceux de l’huilerie cotonnière de Sikasso (HUICOSI) de Abdoulaye Diawara dit Blo. Au passage de la délégation, il y’avait plus de 300T de sucre (local et importé), plus de 400T de riz subventionnés et 22 000 bidons d’huile dans les magasins. Selon le représentant de la Chambre de commerce de Sikasso, Boubacar Bagayogo, la quantité des denrées de première nécessité est suffisante pour couvrir le mois de ramadan. Il a saisi l’occasion pour féliciter, d’une part, les opérateurs économiques pour leur engagement dans l’approvisionnement de la ville en produits de première nécessité et, d’autre part, les autorités du pays pour leurs efforts. De son côté, le directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence Sékou B. Fofana dira que le constat est satisfaisant car les prix des différents produits sont au deçà des prix plafonds. « Le stock disponible dans les magasins est largement suffisant pour couvrir le mois », a-t-il indiqué. Par ailleurs, il a rappelé les prix plafonds de certains produits. Il s’agit du riz importé subventionné qui est cédé aux détaillants à 450F le kilo, du sucre importé qui est vendu à 650F le kilo ; du sucre local qui coûte 600F le kilo ; de l’huile importée qui est cédée à 22 000F le bidon de 20 litres et 1 200F le litre ; de l’huile locale vendue à 18 000F le bidon de 20 litres et 1 000F le litre. Quant à la farine, le kilo est cédé à 600F. Sékou B. Fofana a invité les consommateurs à dénoncer tout acte de non-respect des prix plafonds à la DRCC au 21 62 02 01. « Le constat est satisfaisant. Nous pensons que ces stocks sont suffisants pour le ramadan », a affirmé le conseiller aux affaires administratives et juridiques Amadou Soumaré. Il a appelé aux opérateurs économiques de continuer à approvisionner le marché en produits de première nécessité tels que le riz, le sucre et l’huile. Amadou Soumaré a également invité les opérateurs économiques à éviter la spéculation et à protéger le pouvoir d’achat de la population. MFD/KM (AMAP)

