FESMAMAS 2025 : Le ministre Mamou Daffé lance les festivités à Markala pour célébrer le Sogobo

Bamako, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a parrainé l’édition 2025 du Festival des masques et marionnettes de Markala (FESMAMAS) qui s’est tenue à Markala samedi, Accueilli chaleureusement par les autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi que par le directeur du complexe culturel BlonBa, Alioune Ifra N’Diaye, les membres du Club de Markala et de nombreux festivaliers, le ministre a donné le coup d’envoi des festivités. Placé sous le thème « Quelle identité pour le Mali du 21e siècle ? », le FESMAMAS 2025 s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Après l’exécution de l’hymne national, le ministre Daffé a assisté à la course de pirogues, un temps fort du festival. Cette activité, accompagnée des chants de la cantatrice Mamou Thiero, met en lumière les pratiques ancestrales de la pêche de la communauté bozo, un pilier du patrimoine culturel régional. Le ministre Daffé a salué l’élan novateur du FESMAMAS, qui renforce son statut d’événement culturel majeur. « Cette nouvelle dynamique contribue au rayonnement de notre patrimoine », a-t-il déclaré, félicitant Alioune Ifra N’Diaye, le Club de Markala et la mairie pour l’organisation de cette édition. Il a également souligné l’importance de préserver et de valoriser les traditions maliennes pour répondre aux enjeux identitaires du 21e siècle. OS/MD (AMAP)

Foire de l’AJFEV à Bamako : Les jeunes femmes entrepreneures célébrées pour leur dynamisme

Bamako, 20 avr (AMAP) La Foire d’exposition de l’Association des jeunes femmes entrepreneures pour le vert (AJFEV) ouverte le 19 avril 2025 à Bamako, a mobilisé de nombreux acteurs de l’écosystème entrepreneurial, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du gouverneur du District de Bamako et des autorités coutumières, a constaté l’AMAP. Placée sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, représentée par son chef de cabinet, Mahamadoun Sarré, la foire a pour objectif de mettre en lumière le talent et l’engagement des jeunes femmes dans la transformation des produits agroalimentaires, d’élevage et de pêche. La présidente de l’AJFEV, Diarra Ramatou Keita, a rappelé que l’association, créée le 31 décembre 2024, regroupe 68 membres déterminées à promouvoir l’autonomisation des femmes. « Nous remercions toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réussite de cet événement. Notre mission est de favoriser l’épanouissement des jeunes femmes entrepreneures », a-t-elle déclaré. Prenant la parole, Mahamadoun Sarré a magnifié le dynamisme des membres de l’AJFEV, qu’il a qualifiées de « modèles inspirants pour les générations futures ». « Vous êtes des femmes qui, malgré les obstacles, font entendre leur voix et tracent la voie », a-t-il affirmé. Il a souligné que l’entrepreneuriat féminin est un levier essentiel du développement économique, social et culturel, en ligne avec la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. M. Sarré a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les femmes entrepreneures à travers des programmes dédiés, citant l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes comme exemple de dispositif d’appui. « En investissant dans l’entrepreneuriat féminin, nous investissons dans une société plus juste, où les emplois se multiplient et les inégalités se réduisent », a-t-il conclu. OS/MD (AMAP)

Bougouni : Le ministre de l’Élevage et de la Pêche en mission de supervision de la campagne agricole 2025

Bougouni, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a effectué, samedi, une mission de supervision de la campagne agricole 2025 à Bougouni (220 km de Bamako), accompagné du gouverneur de la région, le général de Brigade Ousamane Wélé, et des autorités locales, a constaté l’AMAP. Cette visite, marquée par des échanges fructueux, a permis d’évaluer les avancées et les défis du secteur, notamment face à l’interdiction de la transhumance transfrontalière imposée par la Guinée. Après une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles, la délégation s’est rendue sur le site du Système d’hydraulique pastorale améliorée (SHPA) de Zantiébougou, réalisé dans le cadre du PRAPS 2. Le ministre s’est dit la satisfaitde ce dispositif, destiné à l’approvisionnement en eau des animaux en transhumance. La mission a également visité la ferme Dafina de Mohamed Sery, spécialisée dans l’élevage de bœufs laitiers et de bétail pour la viande, ainsi que la ferme piscicole de Moussa Koné, dédiée à la production de poisson frais et fumé. « La qualité des investissements dans ces fermes est impressionnante », a déclaré le ministre Ba. Lors de la conférence des cadres au gouvernorat, le maire de Bougouni, Karim Sangaré, a salué l’importance économique de l’élevage et de la pêche dans la région. Cependant, le gouverneur Wélé a dressé un tableau des défis persistants : « Malgré une situation zoo-sanitaire stable, nous faisons face à l’interdiction de la transhumance avec la Guinée, à la réduction des espaces pastoraux due à l’agriculture et à l’orpaillage, ainsi qu’à la détérioration des écosystèmes aquatiques par le dragage. » En réponse, le ministre a annoncé la construction de 22 SHPA à l’échelle nationale, dont quatre à Bougouni, pour améliorer les conditions du secteur. Il a également évoqué des mesures contre l’orpaillage illégal, avec la saisie des équipements nuisibles aux cours d’eau. « Bougouni dispose de potentialités inépuisables dans l’élevage et la pêche, véritables poumons économiques du Mali », a-t-il affirmé, appelant à la vigilance et au développement industriel pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Le ministre a salué la réactivité du gouverneur Wélé, qui a mis en place des groupes régionaux à Bougouni, Yanfolila et Sélingué pour gérer l’interdiction guinéenne de la transhumance, effective du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Il a également mentionné le projet présidentiel de stabilisation du bétail sur le territoire national pour pallier cette contrainte. « Cette mission a été [sic] été un cadre d’échanges précieux pour identifier des solutions adaptées aux défis du secteur », a conclu le ministre Ba, remerciant les autorités locales pour leur accueil. BHT/ OS/MD

Khabou-Gadiaga : L’État malien solidaire des refoulés de Mauritanie

Kayes, 19 avr (AMAP) « Nous sommes venus à Khabou pour apporter un soutien concret aux refoulés de Mauritanie et témoigner de l’accompagnement de l’État à travers un message du ministre Mossa Ag Attaher », a déclaré le colonel-major Adama Tounkara, chef de la délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, lors de sa visite le 17 avril 2025. Cette délégation a remis 120 tonnes de riz et 500 000 Fcfa aux autorités locales de Khabou-Gadiaga pour assister les Maliens expulsés, et a échangé avec eux sur la crise migratoire. Les refoulés ont partagé des témoignages bouleversants. « La femme d’un compatriote a accouché. On lui a prescrit une ordonnance, mais en allant acheter les médicaments, il a été arrêté, emprisonné, puis expulsé de Mauritanie », a raconté Koura Wagué, illustrant le calvaire vécu par certains arrivés à Khabou-Gadiaga, localité frontalière séparée de Khabou-Guidimakha (Mauritanie) par le fleuve Sénégal. Moussa Fané, originaire de Konobougou (Ségou), a ajouté : « Nous vivons en Mauritanie depuis des années, certains avec leurs familles. On nous parle de carte de séjour, mais sans indiquer où la retirer. Les autorités ne clarifient pas notre situation. » Face à cette crise, l’État malien multiplie les efforts. « Depuis le 2 mars, début des refoulements, le gouvernement agit pour accompagner nos compatriotes », a rappelé Mahamane Touré, délégué général des Maliens de l’extérieur. Il a évoqué la mission de décembre 2024 du ministre Ag Attaher en Mauritanie, porteur d’un message du président Assimi Goïta, suivie d’une visite à Gogui en mars 2025, puis d’une mission de haut niveau le 26 mars avec les ministres Abdoulaye Diop et Mossa Ag Attaher, ainsi que le général Modibo Koné de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat. Une cellule de crise, présidée par le colonel-major Tounkara, se réunit quotidiennement, tandis que des comités à Kayes, dirigés par le gouverneur, le général Moussa Soumaré, et à Khabou, coordonnent l’aide. « L’État fournit nourriture, logistique et appuis financiers pour permettre aux refoulés de rentrer chez eux », a précisé M. Touré, avant d’ajouter : « Nous leur disons de garder espoir. Ce n’est pas la fin du monde. Nous les encourageons à migrer légalement, avec les documents nécessaires et à respecter les lois des pays hôtes. » Le gouverneur Soumaré a salué cet engagement. « Votre visite, en cette fin de Ramadan, montre l’attention du gouvernement, sous le leadership du Général Goïta, pour soutenir nos compatriotes affectés par ces expulsions »,a-t-il dit. BMS/OS/MD (AMAP)

Khabou-Gadiaga : Mobilisation pour l’accueil des Maliens expulsés de Mauritanie

Kayes, 19 avr (AMAP) Une délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, s’est jointe aux autorités locales de Khabou-Gadiaga, dans la Region de Kayes (Ouest) pour accueillir, jeudi dernier, près de 200 Maliens expulsés de Mauritanie. « Vous avez assez fait. Il est bon de continuer à échanger avec vous pour faciliter le retour des refoulés au village », a déclaré le colonel-major Tounkara aux légitimités traditionnelles, saluant leur engagement. Les refoulés, transportés par trois camions jusqu’à la frontière, ont traversé le fleuve Sénégal en pirogue pour rejoindre Khabou, situé à 85 km de Kayes. À leur arrivée, les refoulés, modestement vêtus et souvent sans bagages, ont renconté leur calvaire. « Nous avons souffert là-bas. On a passé huit jours en prison dans de mauvaises conditions », ont confié certains dont des femmes et des jeunes filles. D’autres ont dénoncé la confiscation de leurs biens et une presumée complicité entre leurs employeurs et les agents de sécurité mauritaniens. Malgré leur retour, certains expriment leur souhait de repartir : « Nous ne connaissons personne au Mali », ont-ils affirmé. Les autorités locales, dirigées par le 2e adjoint au préfet d’Ambidédi, Amadou Guissé, le maire de Sony, et les légitimités traditionnelles, ont organisé l’accueil avec le soutien du gouverneur de Kayes, le général Moussa Soumaré. « Le village a reçu 6 tonnes de riz et des fonds pour assurer la restauration des refoulés », a précisé Amadou Guissé. Après leur enregistrement par la police de Diboli (frontière avec le Sénégal) et la Croix-Rouge, les arrivants sont conduits au Centre de santé communautaire (CSCOM) pour leur hébergement temporaire, puis transportés en bus, sous l’encadrement du Centre d’orientation et d’information des migrants, dirigé par Baraka Fofana. Depuis le 10 mars, date de l’arrivée des premiers refoulés à Tafara (Cercle d’Aourou), Kayes a accueilli environ 1 200 Maliens. Un comité régional, créé le 14 mars, coordonne les services sociaux, sanitaires et humanitaires. Le général Soumaré a salué l’élan de solidarité des chefs de villages : « Leur bonne volonté a été déterminante pour accueillir nos compatriotes. » Khabou a même offert un hectare pour construire un centre d’accueil. Par ailleurs, le colonel-major Tounkara a annoncé que, « suite aux démarches de notre ambassadeur, la Mauritanie envisage de revoir ses conditions d’immigration. Bientôt, 195 personnes seront rapatriées. » Peuplé de 3 000 habitants, ce village soninké de la Commune de Sony est au cœur des opérations d’accueil. Les légitimités traditionnelles, satisfaites des actions gouvernementales, insistent sur l’importance des actes concrets. « On doit accorder plus d’importance au travail qu’aux discours pour le bonheur des Maliens. », disent-elles. BMS/MD (AMAP)

Bougouni : L’ANASER lance une mission d’inspection des zones accidentogènes après des accidents meurtriers

Bamako, 18 avr (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) a envoyé une mission d’inspection sur l’axe Bamako-Sikasso, afin d’identifier les zones à risque et proposer des mesures pour renforcer la sécurité routière., rapporte l’ANASER dans un communiqué Cette opeéation intervient à la suite de tragiques accidents survenus, les 13 et 14 avril 2025, à Kokélé et Darabougou, dans la Région de Bougouni (Sud), ayant causé 8 morts et 40 blessés, rappelle la même source. Dirigée par le Directeur général adjoint de l’ANASER, Issa Bakary Traoré, l’équipe a débuté sa mission par une visite de courtoisie au gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, en présence du directeur de Cabinet, Dramane Diakité. Cette rencontre s’est transformée en séance de travail. « Il est urgent de prévoir des espaces de détresse pour le stationnement des véhicules en cas de panne ou pour le repos des chauffeurs », a déclaré le gouverneur. Il a également insisté sur la nécessité de « sensibiliser les riverains au code de la route, car beaucoup ignorent encore comment traverser la chaussée ». Parmi ses recommandations figurent le déplacement du poste de contrôle de Diarakoroba, pour fluidifier la circulation et celui de Bougouni, situé trop près du nouveau camp militaire. Concernant l’accident de Kokélé, impliquant un véhicule de la compagnie AKA Transports, le gouverneur a précisé : « Le chauffeur est déjà à la disposition du Procureur pour la suite des enquêtes. » Une autre réunion s’est tenue avec le Directeur régional de la protection civile de Bougouni, qui a identifié les tronçons Bougouni-Ouéléssébougou, notamment entre Bougouni, Kokélé, Sido et Zambouroula, comme particulièrement accidentogènes. « Les principales causes sont l’étroitesse de la chaussée, les déviations surprenantes et la jeunesse des chauffeurs, souvent âgés de moins de 40 ans », a-t-il expliqué. Sur le site de l’accident de Darabougou, le commandant de Brigade de Niena a reçu l’équipe et pointé du doigt l’excès de vitesse et les dépassements dangereux comme causes principales. « Les chauffeurs impliqués sont généralement dans la vingtaine », a-t-il ajouté. En chemin, l’équipe a constaté l’état de dégradation avancée de la chaussée à Djeguénina, à 13 km de Bougouni, un facteur aggravant les risques d’accidents. À Bananzolé, elle a supervisé un détachement de gendarmerie qui, depuis le 15 avril 2025, effectue des contrôles routiers pour faire respecter le code de la route. OS/MD (AMAP)

Bamako : Le Premier ministre reçoit une délégation nigérienne pour renforcer la coopération décentralisée

Bamako, 18 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a accueilli, ce vendredi, une délégation nigérienne de la Direction de la décentralisation, de la déconcentration et de l’administration du territoire, conduite par l’ambassadeur du Niger au Mali, Abdou Adamou. Au cours de cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération entre les collectivités territoriales des États membres de la Confédération des États du Sahel (AES), le Directeur nigérien de la décentralisation, M. Abdoulkadri Hama, a expliqué les objectifs de la visite. « Nous sommes à Bamako pour harmoniser les approches dans le financement des collectivités et partager nos expériences afin d’accélérer l’intégration des collectivités et de développer un mécanisme endogène de financement local. » Il a, également, souligné que l’opérationnalisation de la dynamique de l’AES au niveau des collectivités était au cœur des discussions. En réponse, le Premier ministre malien s’est félicité de cette initiative qu’il considère comme « un pas concret » vers la mise en œuvre de la feuille de route de l’AES. « Cette rencontre renforce notre volonté de mutualiser les efforts et de nous adapter aux réalités locales », a-t-il déclaré. Il a encouragé les acteurs des collectivités maliennes à s’inspirer de cette démarche et a insisté sur l’importance de « renforcer la communication pour une meilleure coordination ». OS/MD (AMAP)

Sikasso : Approbation de sous-projets communaux pour 411 millions de Fcfa

Sikasso, 18 avr (AMAP) Le Comité régional de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD) de Sikasso a approuvé, lors de sa session extraordinaire, tenue vendredi dernier, au gouvernorat, les sous-projets de 12 communes de la région, total dépassant 411 millions de Fcfa financés par le Programme conditionnel de performance des collectivités territoriales (PCPC) pour l’exercice 2024. D’un coût, ces initiatives visent à renforcer les infrastructures locales. Les sous-projets, portés par les communes de Blendio, Dogoni, Fama, Gongasso, Kabarasso, Kapolondougou, Kléla, N’Tjikouna, Pimperna, Sokourani Missirikoro, Wateni et Nimbougou, incluent la construction et l’équipement de salles de classe, latrines, dispensaires et ponts. Ces réalisations ambitionnent d’améliorer les conditions de vie et de dynamiser le développement local. Présidée par Amadou Soumaré, conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, la session a réuni le préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, le directeur régional de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), Alpha Camara, ainsi que les élus des communes bénéficiaires. Amadou Soumaré a souligné l’importance de cette étape : « Cette rencontre marque une étape décisive dans notre dynamique collective de développement territorial. J’invite les participants à faire preuve d’objectivité et de transparence dans l’examen des dossiers pour que ces sous-projets soient des leviers concrets de développement local. » Des défis à surmonter-Alpha Camara a pointé du doigt certaines difficultés, notamment « l’insuffisance dans la maîtrise d’ouvrage, le manque d’appropriation des procédures par les collectivités et la lenteur dans la correction des observations formulées. » Ces obstacles, selon lui, nécessitent une meilleure coordination pour garantir le succès des initiatives. Les maires des communes bénéficiaires ont exprimé leur enthousiasme. Moussa Bagayogo, maire de Wateni, a déclaré : « Ce financement est une opportunité majeure pour développer notre commune et répondre aux besoins de nos populations. » Dramane Dembélé, maire de Dogoni, a ajouté : « Nous sommes ravis que notre commune ait été choisie. Ces projets vont changer la vie de nos citoyens. » MFD/OS/MD (AMAP)

Développement rural : Premier cadre de concertation avec les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali

Bamako, 18 avr (AMAP) « C’est par le biais de l’Agriculture que nous pourrons, sans conteste, gagner le combat contre la faim et l’extrême pauvreté », a déclaré, vendredi, à Bamako, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors du premier cadre de concertation entre son département, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, et les Organisations interprofessionnelles agricoles au Mali. La rencontre, dans la salle de réunion de la Direction des finances et du matériel du ministère de l’Agriculture, vise à contribuer à la promotion des filières agricoles et à la responsabilisation effective des acteurs des organisations interprofessionnelles agricole dans leur gestion. Le ministre de l’Agriculture a indiqué qu’il s’agit, « de façon spécifique d’informer et sensibiliser davantage les acteurs agricoles sur le rôle et les attributions des interprofessions, en matière de promotion des filières agricoles ; de définir une approche concertée de renforcement du cadre organisationnel des interprofessions ; d’identifier les difficultés majeures, spécifiques à chaque interprofession ; d’identifier, dans une démarche participative et concertée, les solutions appropriées aux difficultés identifiées entre autres. » « L’Agriculture constitue un secteur stratégique et primordial de notre économie. Elle contribue à hauteur de 40% environ à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et emploie 80% de la population active. A ce titre notre secteur agricole constitue le socle pour notre croissance économique, car 70% de la population en tire l’essentiel pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie », a également expliqué chef du département de l’Agriculture. Selon lui, pour atteindre rapidement d’objectif de la sécurité alimentaire et nutritionnelle le gouvernement du Mali  s’est engagé en faveur d’une agriculture compétitive, moderne et favorable aux exploitantes et exploitants agricoles. « Dans la perspective d’un développement harmonieux, cohérent et soutenu de notre Secteur agricole, à travers la mise en œuvre coordonnée des actions de promotion agricole, l’approche filière a été privilégiée dans la conduite de notre Politique de développement agricole », a-t-il poursuivi. Cette approche implique l’organisation des filières agricoles, d’une part, et, d’autre part, le développement des chaînes de valeur à travers une politique de promotion des filières axée sur la responsabilisation effective des acteurs regroupés au sein d’interprofessions ; mais aussi et surtout l’inclusivité dans les échanges sur le développement, la modernisation et l’amélioration de la productivité du secteur agricole », a-t-il dit. Les Organisations interprofessionnelles ont un rôle éminemment important dans le developpement et la promotion des filières agricoles. Elles ont pour missions, entre autres, de renforcer les capacités des membres; de favoriser des démarches contractuelles entre les membres contribuer à la gestion des marchés par une meilleure adaptation des produits aux plans quantitatif et qualitatif ; de collecter, traiter et diffuser les informations sur les produits de la filière ;renforcer la sécurité alimentaire sanitaire dans l’intérêt des utilisateurs et des consommateurs. « Dans cette perspective que vous avez pu mettre en place, avec l’appui du Gouvernement et des Partenaires techniques financiers, seize Organisations interprofessionnelles agricoles dont treize (sont actuellement reconnues », a souligné le ministre Kéléma. Il a invité les membres de ces organisations interprofessionnelles agricoles du Mali à une participation active et responsable aux réunions techniques mensuelles du Cadre, pour parvenir à des recommandations à même de contribuer à l’atteinte aux objectifs qui leur ont été  assignés. Le président de l’Interprofession maïs et président du Cadre de concertation des interprofessions agricole au Mali, Bakary Doumbia, a remercié le ministre de l’Agriculture qui a pu organisé ce premier cadre de concertation. « C’est cette initiative que nous attendions pour jouer notre rôle et savoir quel ce rôle et ce que le département de tutelle fera comme accompagnement », a-t-il fait savoir. Doumbia a exhorté le ministre qu’il institutionnalise cette initiative pour le décollage des interprofessions. ST/MD (AMAP)  

Riziculture intensive : Une enveloppe de plus de 14 milliards de Fcfa pour atteindre l’autosuffisance d’ici 2030

Par Makan SISSOKO Bamako, 18 avr (AMAP) Le Programme national du système de riziculture intensive (PN-SRI), doté d’un financement de 14,112 milliards de Fcfa, vise à porter la production nationale à 5,5 millions de tonnes, contre environ 3 millions actuellement. Dans une démarche résolue vers la souveraineté alimentaire, le gouvernement malien s’engage, à travers ce programme d’envergure, à mettre fin aux importations de riz d’ici 2030. C’est dans ce cadre qu’un forum national sur le financement durable de ce programme a été organisé, jeudi à Bamako, par le ministère de l’Agriculture à travers la Direction nationale de l’agriculture (DNA). a cérémonie d’ouverture était présidée par le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly. La production nationale de riz pour la campagne 2023-2024 est estimée à 3 024 000 tonnes, contre 2 900 000 tonnes l’année précédente. Malgré ce progrès, le Mali continue d’importer du riz pour satisfaire la demande intérieure. Face à ce paradoxe, le PN-SRI a été conçu pour répondre au défi de l’autosuffisance, en misant sur l’augmentation de la productivité tout en respectant l’environnement et en améliorant les revenus des producteurs. Ce forum est une opportunité pour lever des fonds en faveur du financement du Programme élaboré, avec l’accompagnement de la Coopération allemande, sur une durée d’environ 10 ans. Selon le Premier ministre, ce Programme s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole durable en exploitant le potentiel agroécologique du pays. Le général de Division Abdoulaye Maïga a engagé le gouvernement à mobiliser 60% du coût total du projet et exhorté toutes les parties prenantes à travailler à la concrétisation de cette vision afin que « d’ici 2030, le Mali ne dépende plus des importations de riz ». Le Chef du gouvernement a précisé que cette initiative est en adéquation avec la vision du président de la Transition, de faire du Mali une puissance agricole et de jeter les bases d’une intégration économique avec les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Il s’agit, selon lui, d’une réelle intégration fondée sur la préservation et la valorisation de nos potentialités économiques et naturelles, surtout au niveau du secteur agricole et rural, en vue d’assurer une croissance économique durable, facteur de création d’emplois et d’augmentation des revenus des exploitations agricoles. L’initiative s’inscrit en droite ligne de la vision «Mali Kura taa sira ka ben san 2063 ma» et de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. Le ministre de l’Agriculture a déclaré qu’à travers ce Programme, les autorités sont en train de chercher à promouvoir la riziculture dans notre pays et en général dans l’espace AES. « Pour cela, nous avons beaucoup de potentialités, que ce soit en termes de terres aménageables, de cours d’eau et de ressources humaines. Les connaissances aussi en matière de recherche sont disponibles au Mali pour que nous puissions être autosuffisants en riz», a dit Daniel Siméon Kelema. Pour ce faire, au-delà de l’augmentation des superficies, le ministre de l’Agriculture mise sur l’intensification de la production. Parmi les facteurs d’intensification, il a cité la technique culturelle basée sur le système riziculture intensive. M. Kelema a estimé que si ce Programme est mis correctement en œuvre, il va permettre de réduire les besoins en semences de près de 50%, en engrais de 50% et en eau de 30 à 35%. Mais également de contribuer à corriger les effets néfastes du changement climatique en diminuant l’émission des gaz à effet de serre. Pour sa part, le président de l’Interprofession de la filière riz au Mali, Faliry Boly, a insisté sur l’importance de l’accompagnement technique des producteurs afin de valoriser pleinement le potentiel agricole du pays. La rencontre a été marquée par la signature d’un manifeste d’engagement des acteurs et une visite guidée des stands, manifestant la volonté commune de faire du Mali un pays autosuffisant en riz. MS/MD (AMAP)