Sikasso : Bon démarrage des examens du baccalauréat et de l’IFM

Sikasso, 23 juin (AMAP) Les examens du baccalauréat et de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de la session de juin 2025 ont bien démarré à Sikasso. Ce lundi 23 juin 2025, c’est le directeur de cabinet de la gouverneure de la troisième région, Bernard Coulibaly, qui a donné le coup d’envoi des deux examens, a constaté l’AMAP. Il s’est respectivement rendu au lycée public 2 au quartier Sanoubougou I et à l’IFM au quartier Wayerma II. Pour l’occasion, le directeur de cabinet était accompagné des autorités régionales dont la représentante du préfet du cercle de Sikasso Hawa M. Doumbia, le Directeur de l’académie d’enseignement (DAE) de Sikasso Mahamar Aguissa. Si les candidats du baccalauréat de la série TSS ont entamé l’examen par l’épreuve de la philosophie, ceux de l’IFM, l’ont démarré par l’épreuve de la littérature. Après avoir donné le coup d’envoi des deux examens, le directeur de cabinet de la gouverneure Bernard Coulibaly a affirmé sa satisfaction pour la bonne organisation des examens. « Les centres, les surveillants, les candidats… Tout est disponible. Nous avons procédé à l’ouverture de la première enveloppe pour attester de la confidentialité des sujets », a déclaré Bernard Coulibaly. S’adressant aux candidats, il a indiqué ceci : « Il n’y a pas deux façons de réussir à l’examen. Il faut travailler ». Par ailleurs, il a remercié le gouvernement de la Transition pour la bonne organisation des examens et le corps enseignant pour l’énorme travail abattu au cours de l’année scolaire. Egalement, Bernard Coulibaly a salué les syndicats des enseignants pour l’apaisement du climat social au cours de l’année scolaire. Ce qui, selon lui, a permis aux enseignants d’épuiser l’ensemble des différents programmes. « Nous osons espérer que cela permettra aux candidats de bien aborder les épreuves des examens », a-t-il conclu. Pour sa part, le DAE de Sikasso, Mahamar Aguissa a affirmé qu’au total il y’à 12.783 candidats inscrits au baccalauréat général et 255 inscrits au baccalauréat technique. Les candidats du baccalauréat général sont repartis entre 44 centres, 430 salles et surveillés par 979 enseignants. Pour les candidats du baccalauréat technique, ils sont repartis entre 15 salles et surveillés par 33 enseignants dans un centre. Les 961 candidats de l’IFM sont repartis en 2 centres et 23 salles. En outre, Mahamar Aguissa a indiqué qu’en prélude aux examens, ils ont procédé à une marche sportive pour sensibiliser les candidats, les parents et toute la population sur l’impact de la fraude et des fuites de sujet. Les présidents des centres ont été bien édifiés sur leurs rôles et responsabilités. En cas de fraude, le candidat sera purement et simplement expulsé et suspendu car les règlements de l’examen et la police de surveillance sont très claire là-dessus. MFD/KM (AMAP)

Journée de l’enfant Africain : Cultures et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant expliqués aux étudiants de l’INFTS

Bamako, 23 juin (AMAP) Dans le cadre de la mouvance de la commémoration de la journée de l’enfant Africain, célébrée le 16 juin de chaque année, l’Unicef en partenariat avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF), de la direction nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille (DNPEF) et de l’Institut nationale de formation des travailleurs sociaux (INFTS), a organisé, jeudi 19 juin dernier, une conférence -débats dans les locaux de ladite établissement universitaire, a constaté l’AMAP. C’était sous les thèmes : « nos valeurs et cultures, un bouclier pour nos enfants » et « vers une budgétisation sensible aux droits des enfants ». Ces ont été exposés par les conférenciers par l’écrivain et journaliste à la retraite, Daouda Tékété et le Secrétaire de la coalition malienne pour la défense des droits de l’enfant, Alou Coulibaly. Le premier thème a été développé par Daouda Tékété, qui a succinctement souligné qu’il faut que nous apprenions à nous connaître, à savoir qui nous sommes d’où nous sommes partis où nous sommes aujourd’hui et où voulons aller demain. « C’est à ce prix seulement que nous pouvons sortir des problèmes qui malheureusement constituent aujourd’hui encore à marquer notre quotidien. En nous inspirant de notre spiritualité nous arriverons à faire beaucoup de choses et nous arriverons à être beaucoup plus libre en conformité, je dirais même avec l’univers », a expliqué le journaliste à la retraite et écrivain, M. Tékété.  Quant au deuxième thème, il a été exposé par le secrétaire général de la coalition malienne pour la défense des droits de l’enfant. Alou Coulibaly a expliqué que ce thème vient préciser une fois de plus l’importance et la nécessité, en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant. « En se donnant des visions, fixant des objectifs et se dotant des ressources et des moyens appropriés pour les atteindre. » Selon lui, « La planification et la budgétisation apparaissent comme les garants d’une répartition équitable des ressources allouées à un secteur et de l’efficacité des dépenses dans ce secteur via des dispositifs rigoureux de suivi, d’évaluation et de redevabilité ». Un pays comme le Mali, au regard du contexte actuel, ce thème est particulièrement indiqué et devrait justement être l’occasion pour l’État et pour les autres acteurs de s’assurer que malgré les défis de l’heure que le secteur des droits de l’enfant mérite toujours une attention particulière auprès des acteurs et notamment les pouvoirs publics et de les inviter à plus d’engagement à relever les nombreux défis auxquels sont confrontés les enfants au Mali, a évoqué M. Coulibaly. Le conseiller technique chargé de la coopération au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF), Jermie Coulibaly a présidé la cérémoniale de l’activité, qui a justifié qu’à travers cette conférence, qu’ils veulent engager avec les étudiants la réflexion sur le rôle du travailleur social dans la promotion et la protection des droits de l’enfant, singulièrement en relation avec éducation des enfants à nos valeurs et coulures. « ça été un plaisir pour moi, j’ai beaucoup appris sur l’exposés des thèmes. En tant maman je transmettrai ce que j’appris ici à mes enfants et les enfants d’autrui », a fait savoir Mariam Ba, une des étudiantes à l’INFTS. Siné S. Traoré (AMAP)

Bandiagara : La 2e édition du Festival Sigui a fait vibrer la ville

Par Oumar Guindo Bandiagara, 22 juin (AMAP) Au coeur du pays Dogon, Bandiagara (Centre), du 20 au 22 juin 2025, la ville a vibré au rythme de la culture et de la paix, à l’occasion de la 2e édition du Festival Sigui, rendez-vous culturel majeur initié par un fils du terroir, Dr Ousmane Goro, ‘Petit Goro’, a constaté l’AMAP sur place. Placé sous le thème : « Gestion pacifique des conflits et lutte contre la désinformation », l’édition 2025 s’inscrit pleinement dans la dynamique de résilience et de cohésion sociale qui anime la Région de Bandiagara, durement éprouvée, ces dernières années, par une crise sécuritaire sans précédent. Dans un contexte où le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a décrété 2025 « Année de la Culture », cette initiative résonne comme un acte fort de résistance culturelle et de promotion de la paix. Elle est placée sous le parrainage du gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, et le marrainage de Mme Guindo Yaigueré Tembely, ‘Fifi’, présidente du Conseil régional de la Société civile de Bandiagara et directrice de l’ONG Yagtu. La cérémonie s’est déroulée en présence de toutes les couches socio-professionnelles, ainsi que des festivaliers massivement mobilisé, venus de toute la Région et de Bamako auxquels le représentant de la famille fondatrice, Hamadoun Tembely, a souhaité la chaleureuse bienvenue. Le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, a exprimé sa gratitude à l’initiateur du Festival, tout en saluant une oeuvre qui participe à l’épanouissement de la ville. Le président de l’Association Moron Bemo, Dr Ousmane Goro, et le celui de la Commission d’organisation, Baba Napo, ont, tour à tour, adressé des remerciements aux autorités, partenaires et populations pour « leur engagement et soutien. » Le Directeur régional de la culture, Souleymane Coulibaly, a, quant à lui, souligné « l’importance de la valorisation des cultures locales, pierre angulaire du développement et de la réconciliation. » Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Olivier Diassana a salué la qualité de l’organisation et la pertinence du thème retenu. Il a exhorté les populations « à s’unir autour des valeurs de paix, de solidarité et de préservation du patrimoine culturel. » Durant trois jours, Bandiagara a vibré au rythme des prestations artistiques mettant en lumière la richesse du patrimoine Dogon et Peulh, à travers danses, chants traditionnels et expositions de masques rituels. Des activités de sensibilisation ont également mis en exergue des problématiques telles que la désinformation, la violence en milieu jeune et la promotion du vivre-ensemble. Le Festival Sigui se veut un espace de dialogue interculturel, un creuset de tolérance mais, surtout, un symbole d’espoir pour toute une région qui, en dépit des épreuves, continue de croire en ses valeurs et en son avenir. OG/MD (AMAP)

Goundam : Des prières et bénédictions pour le pays, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali

Goundam, 20 jun (AMAP)  Les fidèles musulmans de Goundam ont accompli, vendredi, des prières et bénédictions que le Haut conseil islamique du Mali, a souhaitées à l’endroit des autorités, des Forces armées maliennes (FAMa) et du pays, a constaté l’AMAP sur place. La grande Mosquée de Goundam a enregistré des centaines de fidèles, pour la prière du Vendredi saint, avec la présence très remarquée du préfet de Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, les chefs de services locaux, aussi bien que les légitimités traditionnelles. Après la prière, proprement dite, dirigée par le grand Imam de la Mosquée, Cheick Amadou Almamy Cissé, il a été demandé aux fidèles de prêcher la paix, l’entente, partout dans leurs foyers, quartiers, ainsi que dans les villes et villages, et de prier pour une pacification du Mali. Et, surtout, de formuler beaucoup de bénédictions pour le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, les autorités du pays, les FAMa qui sans répit sont aux fronts pour sécuriser le pays, les populations et leurs biens. La prière a pris fin avec les trois fatihas au cours desquelles des douas ont été dits par l’ensemble des fidèles. Ils ont échangé cordialement des poignées de mains, en signe de pardon, mettant ainsi fin à la cérémonie. AAT/MD (AMAP)  

Kéniéba : Les orpailleurs créent une Société coopérative simplifiée pour moderniser le secteur

Kéniéba, 21 juin 2025 (AMAP) Les orpailleurs du Cercle de Kéniéba (Ouest) ont créé, jeudi, une Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, dans le cadre de la modernisation de leur secteur, a constaté l’AMAP sur place. La rencontre de mise en place de la coopérative, qui s’est tenue au Carrefour des jeunes de Kéniéba, sous la présidence de Assaleh Ag Rhissa représentant du préfet, rentre dans le cadre de l’information et de la sensibilisation des orpailleurs membres de la Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta. Cela « à travers la prise de décisions courageuses et novatrices pour la préservation de notre environnement et l’exploitation aurifère » qui a connu des accidents ayant défrayé la chronique. La Société coopérative simplifiée des orpailleurs du Mali Nieta, à sa tête, Aliou Dembelé, et une forte équipe, vise à aider ses membres à accéder aux sites d’orpaillage ; approvisionner les membres en équipement d’orpaillage; les aider à améliorer les conditions de production, de transformation et d’écoulement de leurs produits; améliorer la situation socio-économique des membres; promouvoir l’esprit coopératif; défendre les intérêts des membres et lutter contre la pauvreté par l’entre-aide, entre autres. Pour l’occasion, le chef service du Développement social et de l’économie solidaire, Benjamin Coulibaly, a, dans intervention, donné une définition claire d’une Société coopérative, en mettant en exergue son importance, ses différents types et leurs procédures de mise en place. Les participants ont débattu du thème de « L’importance des Coopératives dans l’organisation des orpailleurs et le développement des orpaillages » Prenant successivement la parole, le président du Conseil local de la Société civile de Kéniéba, Mamadou N’fa Kouyaté, et le représentant du préfet, Assaleh Ag Rhissa, après avoir fait observer une minute de silence en la mémoire des braves soldats maliens tombés sur le champ d’honneur, ont remercié les initiateurs de cette Société coopérative simplifiée qui « vient à point nommé, à un moment où les hautes autorités, à leur tête le général d’armée Assimi Goïta, ont pris les taureaux par les cornes » Des questions-réponses enrichissantes ont mis fin à cette journée. MFS/MD (AMAP)  

Kayes : Le ministre Boubacar Diané lance la construction d’une station de pompage à Soutoucoulé

Kayes, 21 juin (AMAP) Les travaux de construction du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Kayes ont démarré, ce samedi, 21 juin 2025, sur le site de la future station de pompage de Soutoucoulé, sous la présidence du ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané, a constaté l’AMAP sur place Ce projet structurant prévoit la construction d’une station de traitement d’une capacité de 16 millions de litres par jour afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya Les populations de la Commune urbaine de Kayes et des Communes voisines (Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya), sorties nombreuses, ont manifesté leur satisfaction. Des troupes musicales, des jeunes et des femmes se sont mobilisées pour exprimer leur joie et leur gratitude au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et au gouvernement pour ce grand chantier qui va atténuer leurs souffrances. D’un coût global d’environ 54,6 millions d’euro soit 36 milliards de Fcfa, conçu par le ministère de l’Energie et de l’Eau, à travers la SOMAPEP, en partenariat avec l’ANGESEM, ce projet est financé par l’Allemagne, via la KFW, et le Royaume du Danermark. Il sera exécuté en deux volets : une composante Eau exécutée par la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP) et une composante Assainissement exécutée par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM). L’objectif spécifique du Projet est le renforcement de l’alimentation en eau potable et l’assainissement qui profitera à 253 210 habitants en 2025 et de 350 707 habitants en 2035). Ces bénéficiaires vivent dans 13 quartiers des 4 communes : Kayes, Khouloum (Salliabougou, Soutoucoulé), Bangassi (Diakalel) et Liberté Dembaya (Kamankolé, Paparah, Diyalla banlieue et Goundiourou/Dougouba). La composante Eau, englobe 3 phases, dont la première concerne la construction d’une nouvelle station de traitement sur la rive droite du fleuve Sénégal, d’une capacité de 16 millions de litres par jour. Il y a aussi la réalisation d’environ 180 km de réseaux et 40 bornes fontaines automatiques. Tout comme la construction d’un château d’eau d’une capacité de 1600 mètres-cubes (m3) d’eau et d’un réservoir d’autant de capacité ; une campagne de 10 000 branchements sociaux ; le renforcement des capacités de la SOMAPEP-SA et de la SOMAGEP-SA. Durant la prochaine étape, il s’agira pour les initiateurs du projet de l’extension de la nouvelle station pour atteindre une capacité finale de 25 millions de litres par jour, à l’horizon 2035 ; et la réhabilitation de la station de traitement existante pour porter sa capacité à 20 millions de litres par jour. En ce qui concerne la Phase 2 du Projet, les travaux porteront sur la construction d’une Station de traitement des boues de vidange (STBV) d’une capacité de 300 m3/jour ; la réalisation de 1700 ouvrages d’assainissement domestiques dans la ville de Kayes et ses environs ; le renforcement des capacités de l’ANGESEM, des vidangeurs, des artisans maçons, parmi tant d’autres. Sur ce même site et pour les horizons ultérieurs, la Phase 3 du Projet prévoit de doubler la capacité de la station pour une production d’eau potable d’environ 50 000 m3/h. Ce projet structurant permettra d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Commune urbaine de Kayes et les trois communes voisines. « J’exhorte les autorités régionales et communales à tout mettre en œuvre pour faciliter les travaux du projet pour le bonheur des populations kayésiennes », a déclaré le ministre de l’Energie et de l’Eau. Boubcar Diané a aussi insisté sur le suivi régulier du projet et le respect de l’échéance afin d’éviter les avenants pour gérer d’éventuels blocages. « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour la Coopération allemande. Car, cela fait exactement 52 ans que la première usine des eaux de la ville de Kayes a été construite (1973) dans le cadre du jumelage entre la ville de Kayes et la ville allemande de Magdebourg », a souligné Paul Borokamm, en insistant sur la sécurisation des chantiers et l’augmentation de la contribution de l’Etat pour les futures réalisations. Le maire de la Commune de Khouloum, Assa Madi Diallo, a exprimé toute sa satisfaction par rapport au choix porté sur sa commune. « Les populations auront régulièrement de l’eau pendant toutes les saisons », a-t-il déclaré. De son côté, le chef du village de Soutoucoulé, Madi Diallo, a d’abord qualifié le Projet AEPA de « don de Dieu » avant d’exprimer les préoccupations de ses populations en termes : « Nous avons soif, nous avons des problèmes de route et nous vivons dans l’obscurité. Le village de Soutoucoulé existe, depuis plus de 400 ans. Nous souhaiterions que ce chantier contribue à la promotion de l’emploi local. » BMS/MD (AMAP)  

Mopti (Centre) étrenne sa Maison de la Justice

Mopti, 20 juin (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a inauguré jeudi la Maison Justice de Mopti, entièrement financé par l’Union européenne (EU), à travers la mission EUCAP Sahel Mali, à hauteur d’un milliard de francs Cfa, a constaté l’AMAP sur place. L’infrastructure, dressée entre Mopti et Sevare ,à quelques encablures du village artisanal, est bâtie dans le style architectural Soudano Sahélien sur une superficie de 8 200 m2. Elle est composée d’un bâtiment administratif avec 4 bureaux doté de toilette interne, une salle de conférence de 90 m2 et 2 salles de formation de 48 m2, chacune, un bâtiment d’hôtes servant de dortoir avec une suite ministérielle et 12 chambres individuelles avec toilettes. Elle est dotée d’un bâtiment cuisine et réfectoire, un local pour chauffeurs, une loge de gardien, un poste de contrôle, des parkings couverts pour véhicules et une clôture de 3 m de haut en parpaing de 15 cm de large. Elle dispose d’une alimentation en énergie solaire avec un champ photovoltaïque de 20 kw crête, un forage avec pompe immergée de 4 miradors de poste de surveillance et d’un aménagement de voies d’accès. En plus de la construction des bâtiments, la Maison justice est totalement équipée par Eucap Sahel Mali en bureautiques, matériels informatiques, de consommables et d’équipements de maison (literie, combiné salon et de salle à manger entre autres). Intervenant, le chef de la mission EUCAP Sahel Mali, Peter Grabow Kolding, a déclaré que la Maison Justice « n’est pas qu’un bâtiment mais un symbole de résilience, de réengagement institutionnel pour le retour progressif de l’État de droit ». « Elle incarne aussi une vision partagée entre l’Union européenne et le Mali : celle d’une justice accessible, présente, humaine », a ajouté le diplomate. Selon lui, l’initiative de réaliser cette infrastructure s’inscrit pleinement dans le mandat d’EUCAP Sahel Mali, qui œuvre pour le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieure et pour la consolidation de l’État de droit. Il a aussi souligné qu’ « il est aujourd’hui, plus que jamais, essentiel de soutenir les institutions nationales dans leur mission. Car, la justice, lorsqu’elle est présente, accessible et respectée, elle constitue un rempart contre l’arbitraire, la violence, l’instabilité et l’impunité. » Peter Grabow Kolding a indiqué que l’engagement d’EUCAP Sahel Mali ne s’arrête pas ici. Qu’il restera engagé aux côtés du ministère de la Justice pour répliquer ce modèle dans la Région de Kayes (Ouest) qui connait aussi des défis non moins importants. Il a enfin adressé ses sincères remerciements au ministre de la Justice, à ses équipes, aux États membres de l’UE, aux autorités locales de Mopti et à l’entreprise de construction pour la qualité des travaux, ainsi qu’à l’ensemble des collaborateurs d’EUCAP Sahel Mali qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Dans son discours d’inauguration, le ministre Mamoudou Kassogue a expliqué que « par la réalisation de cette infrastructure , EUCAP Sahel et le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme viennent d’écrire, ensemble, une page glorieuse de l’histoire de la justice malienne qui se voit doté, pour la première fois, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, d’une infrastructure aussi importante au niveau régional et local, notamment en termes de niveau d’investissement, avec près d’un milliard de francs CFA. » Selon le ministre Kassogue, outre l’importance de l’investissement, il y a lieu de mettre un accent particulier sur les objectifs stratégiques attachés à la réalisation de ce projet « qui découle d’une démarche originale et réfléchie porteuse de mesures innovantes et alternatives pour rapprocher, davantage, la justice des justiciables, en jouant sur des facteurs négatifs liés, notamment, à l’insécurité, à la distance géographique et à l’insuffisance des personnels. » La Maison Justice répond à des besoins qui ont été forgés par le temps, la nécessité, l’évolution et le contexte. Sa vocation est multiple dans la mesure où elle est appelée à être, entre autres, un centre pour les ateliers de formation et autres rencontres concernant aussi bien le secteur de la justice que d’autres secteurs ; un Hôtel de la justice pour l’hébergement des acteurs de la justice en transit ou en séjour dans la ville de Mopti ; un point de jonction et de rencontre entre le Sud et le Nord du Mali en ce qu’elle facilitera les mouvements des acteurs de la justice dans les deux sens et dans le cadre de l’accomplissement des missions de l’Etat. Egalement cadre de travail sécurisé ; une structure déconcentrée de l’Institut national de formation judiciaire « Maître Demba DIALLO », auquel elle est rattachée, elle abritera des sessions de formation et autres grandes rencontres. « Elle sera un facteur de stabilisation du personnel de la justice exerçant dans le nord et au Centre du Mali en ce qu’elle limitera les nombreux déplacements de Bamako pour la tenue des ateliers ou des rencontres » a précisé le ministre pour mettre un accent particulier sur l’importance de l’infrastructure. Le ministre a dit que la réalisation de cet édifice rallonge la longue liste des actions majeures réalisées au compte de la Justice, ces quatre dernières années, attestant suffisamment des avancées et des progrès.  Et qu’elle participe de la vision et des orientations du président de la Transition, chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, de bâtir une justice accessible, moderne, dynamique et orientée vers la satisfaction des besoins de nos concitoyens. Au nom des autorités nationales, le ministre Mamadou Kassogué a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet, au premier rang, le chef de Mission d’EUCAP Sahel, Peter Grabow Kolding. Le ministre a exprimé sa reconnaissance aux autorités régionales pour leur accompagnement et leur soutien constant pour l’aboutissement de ce projet. Une visite guidée de la Maison a mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)      

Accès à l’eau potable  Kayes : Etat des lieux

Kayes, 21 juin (AMAP) L’approvisionnement des populations en eau potable à Kayes (Ouest) et dans les autres cercles de la Région, figure parmi les priorités des autorités nationales et régionales. L’Etat, à travers les Œuvres sociales de la présidence de la Transition et les programmes et projets du gouvernement, déploie des efforts pour atténuer les souffrances des populations de cette région, comme tant d’autres au Mali. On assiste fréquemment à la construction de châteaux d’eau dans les villes et campagnes. La diaspora, notamment les ressortissants de cette région qui vivent en France, s’investissent également dans la réalisation des forages dans leurs localités respectives. La Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) dispose de centres à Ségala, Koniakary et Batama, Selon le Directeur régional de la SOMAGEP, Moussa Sissoko, la ville de Kayes dispose d’une station de pompage et de deux petites stations souterraines de 7m3 (mètres cubes) pour alimenter la ville et les réseaux sociaux. M. Sissoko a révélé que les populations de Kidira (ville sénégalaise) franchissent la frontière pour s’approvisionner en eau potable à Diboli, à cause de la bonne qualité de la production malienne. Le Cercle de Bafoulabé dispose d’une station de pompage. La SOMAGEP travaille en étroite collaboration avec la Direction régionale de l’hydraulique (DRH), sans oublier les Partenaires techniques et financiers (PTF), pour atténuer les souffrances des populations de la région, notamment de Kayes et de sa banlieue. La situation connaît une amélioration à Yélimané. S’agissant de Kéniéba, ce Cercle est, selon lui pris en compte par Kita. Pour le Directeur régional de la SOMAGEP, avec la croissance démographique, la demande devient plus élevée que l’offre, « Or, il y a un déficit de production de 5 000 à 6 000 m3 (mètre cube) par jour. La demande est supérieure à l’offre. Le Programme d’appui aux communes urbaines du Mali (PACUM) a fait des extensions mais, les réseaux installés par la mairie ne sont pas conformes aux normes », souligne Moussa Sissoko. Cependant, selon lui, la direction régionale de la SOMAPEP, la DRH et les PTF appuient en infrastructures la Cité des rails et les autres localités. « Nous fournissons des efforts. La SOMAGEP et la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP) travaillent en étroite collaboration pour renforcer les capacités de production de nos structures. La station fonctionne 24 heures sur 24 heures. Nous sommes passés de 19 000 m3 à 20 000 m3 par jour afin de desservir Kayes et Niaga-Niaga », a-t-il assuré. Pour répondre aux attentes des populations kayésienne, le Directeur régional de la SOMAGEP avance une estimation de 20 000 à 25 000 m3 d’eau par jour. Il ressort de notre entretien avec lui que la station de Nioro est alimentée par une nappe souterraine et un forage qui tarissent pendant la sécheresse. Il a évoqué le cas de Diéma qui a aussi besoin d’un renforcement. Hanounou Kamissoko, chef de Division chargé des inventaires et ressources à la DRH de Kayes, indique qu’au 2e trimestre de 2025, la direction a réalisé 28 nouveaux Equivalents points d’eau modernes (EPM) à Ségala, Kayes et Kéniéba, 5 Adductions d’eau sommaires (AES), 19 Bornes fontaines (BF), 3 Systèmes hydrauliques villageoises améliorées (SHVA), 1 Système hydraulique villageoise pastorale (SHPA) et 1 Pompe à motricité humaine (PMH). Selon lui, Kegnou ne peut que miser sur une éventuelle assistance de la SOMAGEP qui le connectera au réseau de la ville de Kayes. La DRH a exécuté des projets d’adduction d’eau dans ce village à trois reprises. Mais la qualité de l’eau étant très mauvaise et la pourriture très élevée, ces tentatives n’ont pas réussi. Par ailleurs, des problèmes liés à la décentralisation rendent difficile la réalisation de certains chantiers, car il est difficile de réunir des villages, surtout de communes différentes autour d’un projet. Pour améliorer la qualité de l’eau, l’Etat doit multiplier les centres de traitement. BMS/MD (AMAP)  

Kayes : Bientôt la fin du calvaire de l’accès à l’eau potable

Kayes, 22 juin (AMAP) Les populations de Kayes (Ouest) ont accueilli avec grand soulagement l’annonce du lancement officiel des travaux du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement de leur ville. Ce projet couvrira plus de 350 000 personnes, dont 12 quartiers des Communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya. Le ministre de l’Energie et de l’Eau qui a informé le Conseil des ministres du mercredi 19 juin 2025, se rend, ce samedi, dans la Cité des rails pour présider la cérémonie de lancement à Soutoucoulé, un village de la Commune rurale de Khouloum, dans le Cercle de Kayes. Selon le communiqué du Conseil des ministres, la réalisation de ce vaste chantier permettra d’améliorer l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et l’assainissement dans la ville de Kayes. Pour cela, il y aura la construction de trois châteaux d’eau, la réalisation de 10 000 branchements sociaux et la réhabilitation de la station de traitement d’eau potable existante. Le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement (PAG), tel que défini dans son axe 3 : « La satisfaction des besoins fondamentaux de la population ». Le projet AEPA-Kayes est très attendu par les habitants de la 1ère Région administrative du Mali, notamment ceux de la ville de Kayes et environnants. Les populations de la Commune urbaine de Kayes et celles des Communes voisines vivent la corvée l’eau potable, surtout pendant la saison chaude. Dans la Commune rurale de Khouloum, située à l’est de Kayes N’Di (Commune urbaine de Kayes), la question se pose avec acuité, en dépit des efforts fournis par l’Etat et ses partenaires. Depuis près de trois mois, l’eau du robinet est devenue une denrée rare dans certains secteurs de Soutoucoulé à cause de son débit très lent. Les ménages peuvent passer trois jours ou plus sans une trace d’eau. Dans certaines familles, les gens ne dorment que d’un seul œil car, l’eau du robinet ne coule qu’entre minuit et 5 heures du matin. Pour satisfaire leurs besoins, certaines familles se rabattent sur les voisines qui disposent d’un château d’eau ou d’un puits afin de remplir des seaux, des bidons de 20 litres. Mais pour avoir l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), les hommes et leurs enfants, voir même les femmes, en sont réduits à faire la queue aux points d’eau de Kayes N’Di pendant la journée afin de remplir leurs récipients. D’autres ménages et même les travailleurs de certains chantiers de construction ont recours aux charretiers, aux « katakatanis » ou tricycles pour se ravitailler. Pendant cette période, les propriétaires et les conducteurs des charrettes et de tricycles se frottent les mains. Ils vendent le contenu d’un bidon de 25 litres à 100 Fcfa. Ainsi, certains ménages peuvent remplir 10 à 20 bidons par jour. Quelques familles constituent des réserves, en remplissant leurs barriques et cuves. Alors qu’au niveau des points d’eau installés dans les rues et carrefours, l’eau coûte moins chère. A Sidiya (périphérie de Kayes N’Di), Abdoulaye Sidibé gère un point d’eau. Il cède la barrique à 100 Fcfa, 5 bidons à 50 Fcfa. Du côté de Kayesba (rive gauche du fleuve Sénégal), le problème est crucial dans les quartiers de Bencounda (site de l’ancien aéroport) et Niaga-Niaga, puis à Diyalla, Paparah (Commune de Liberté Dembaya). Le Cercle de Kayes fait également face aux problèmes d’assainissement. Dans certains quartiers de la ville de Kayes et dans certains villages, les habitants sont exposés à plusieurs maladies (diarrhées, hernie, problèmes de reins…) du fait de l’insalubrité et de l’absence d’eau potable. Ces villages ont recours à l’eau du forage qui contient généralement du calcaire. Les gens n’aiment pas consommer cette eau parce qu’elle peut provoquer des problèmes de santé. Les femmes choisissent de l’utiliser pour la vaisselle et le linge. Faute d’alternative, les ménages sont obligés de la consommer. En 2023, les autorités régionales choisi le village de Kegnou, dans la Commune de Hawa Dembaya, pour célébrer la Journée mondiale de l’eau. Ce village, situé sur la rive gauche du fleuve Sénégal et à 7 km de Kayes, n’a aucun point d’eau potable. Ses populations sont contraintes de s’approvisionner directement à partir de l’eau du fleuve, sans aucun traitement préalable. BMS/MD (AMAP)  

Barrage hydroélectrique de Sélingué : Le ministre Diané inspecte les travaux de réhabilitation

Bamako, 21 juin (AMAP) Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, s’est rendu, jeudi, au Barrage hydroélectrique de Sélingué pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réhabilitation de cet ouvrage mis en service dans les années 1980. « Une seule turbine est actuellement en maintenance décennale. Les autres fonctionnent, mais pas toujours à la performance souhaitée, en raison de nombreux paramètres », a déclaré M.Diané. À l’issue de la visite, le ministre de l’Energie et de l’Eau a indiqué qu’un entretien décennal des turbines est nécessaire pour assurer la longévité de l’infrastructure. Il a souligné le rôle crucial de ce barrage dans le plan énergétique national. Selon lui, la réhabilitation complète des turbines et des infrastructures de génie civil permettrait d’améliorer considérablement la fourniture d’électricité dans le pays. Sur le site, deux grands chantiers sont actuellement en cours : la réhabilitation des groupes électrogènes et du contrôle-commande de la centrale, ainsi que les travaux de réhabilitation du génie civil. Accompagné de plusieurs personnalités, dont le Directeur général d’Énergie du Mali (EDM), Abdoulaye Djibril Diallo, le ministre a échangé avec les techniciens sur place et réaffirmé l’importance de cette infrastructure dans l’approvisionnement en énergie du Mali. Le ministre Diané a, également, salué le dévouement du personnel. « Nous sommes très heureux de voir que les travailleurs sont bien motivés. Avec les moyens du bord, ils s’attellent vraiment à la tâche de maintenir ce barrage en vie. Il faut dire qu’il date de longtemps. Mais grâce au dévouement, au courage et à la ténacité des travailleurs, nous parvenons à le maintenir dans un état acceptable», a-t-il déclaré, avant d’ajouter que des efforts seront faits pour moderniser la centrale et augmenter sa capacité afin de mieux répondre aux besoins en énergie. Selon lui, dans sa vision qui consiste à améliorer l’existant, la réhabilitation de l’ensemble des centrales pourrait contribuer à réduire le délestage. « Ce n’est pas seulement une question de production, il y a, aussi, le problème du réseau à résoudre. Même si nous avons de l’électricité aujourd’hui, si nous ne pouvons pas l’évacuer, cela ne sert à rien », a affirmé le ministre en charge de l’Energie. Un point soulevé par le ministre concerne l’utilisation du pont du barrage par de gros camions. « Ce passage n’est pas adapté à un trafic aussi lourd. J’ai été interpellé à ce sujet. J’en discuterai avec le maire et ma collègue des Transports afin de réduire la fréquence de passage et préserver l’infrastructure », a-t-il confié. Pour mémoire, la construction du barrage de Sélingué a débuté en 1976 pour s’achever en 1981. Il dispose d’une capacité de production de 46 mégawatts répartie sur quatre turbines de 11,5 MW chacune. Le barrage alimente en électricité non seulement la capitale Bamako, mais, également, les villes de Ségou (Centre), Sikasso (Sud) et Fana, près de Bamako. Avec un débit de 2,2 milliards de m³, Sélingué assure environ 10 % de la production énergétique nationale. AG/MD (AMAP)