Sikasso : Un incendie causé par la foudre détruit des balles de coton de la CMDT

Sikasso, 23 avr (AMAP) Un incendie déclenché par la foudre a ravagé, dans la nuit du 22 avril 2025, plusieurs balles de coton appartenant à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) à Sikasso. Selon le bilan provisoire, les pertes se limitent aux balles de coton, sans faire de victimes. Le sinistre, survenu entre 19h et 22h lors d’une tornade dans la vile du Kénédougou, a causé des dégâts matériels importants. « Grâce à l’intervention rapide des éléments de la protection civile de Sikasso, le feu a été maîtrisé », a indiqué une source sécuritaire. MFD/OS/MD (AMAP)

Lancement de l’Assurance volontaire pour la culture : Un pas majeur pour les artistes maliens

Bamako, 23 avr (AMAP) L’Assurance volontaire pour la culture (AVOC), visant à offrir une couverture sociale aux artistes, artisans et professionnels du secteur culturel malien, a été lancée, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté par l’AMAP. « La première brique de la sécurisation des artistes et artisans est posée », a déclaré M. Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie officielle de lancement, en présence de ses collègues de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Le ministre en charge de la Culture a souligné que l’AVOC s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la Culture 2025, décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Ce programme offrira aux adhérents une couverture médicale (AMO), une pension de retraite, des allocations familiales et des modalités de paiement flexibles, notamment via mobile. « Ce programme ouvre une nouvelle ère de reconnaissance, d’inclusion et de dignité pour les forces vives de la culture malienne », a-t-il ajouté. Portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en collaboration avec l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), l’AVOC répond aux besoins des acteurs culturels, souvent exclus des dispositifs classiques de sécurité sociale. Le médecin-colonel Assa Badiallo Touré a salué cette initiative comme un « véritable tremplin » pour les travailleurs indépendants du secteur culturel. « Malgré une couverture sociale limitée à 5 % dans le secteur informel, ce dispositif souple et digitalisé offrira une couverture digne, adaptée aux réalités des bénéficiaires », a-t-elle affirmé. Un chèque géant de 30 millions de FCFA, représentant la première tranche de la subvention annuelle pour les cotisations des assurés, a été remis lors de la cérémonie. De nombreux artistes, représentant les faitières culturelles, se sont enrôlés sur place, saluant cette initiative comme un tournant historique pour le secteur. OS/MD (AMAP)

En visite dans le Cercle de Kéniéba, le gouverneur de Kayes (Ouest) a eu plusieurs rencontres

Kéniéba, 23 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de Brigade Moussa Soumaré a consacré la deuxième journée de sa visite, mercredi, dans le Cercle de Kéniéba à des huis-clos à la préfecture, a constaté l’AMAP. Le chef de l’exécutif régional a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet, Sékou Kanta, et les sous-préfets. Il s’est, aussi, entretenu successivement avec les services locaux, les maires, les légitimités traditionnelles, la société civile et les compagnies minières. Le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des différents textes en vigueur sur les mines, la gestion des mairies, parmi tant d’autres. Il a aussi recensé les préoccupations et les attentes des services et des de forces vives de Kéniéba. Le programme de jeudi prévoit une conférence sur les textes régissant les mines, la visite du projet Tambaoura et du champ solaire. BMS/MD (AMAP)

Kita : Les chasseurs du Mali célèbrent le fétiche de Noumoutènè Alou Keita pour la paix et la solidarité

Kita, 24 avr (AMAP) La confrérie des chasseurs du Mali s’est réunie, mercredi, à Kita pour la célébration annuelle du fétiche de Noumoutènè Alou Keita, un rendez-vous culturel majeur marqué par des sacrifices, des prières pour la paix et le bien-être du pays. L’événement, organisé au domicile de Noumoutènè Alou Keita, a rassemblé les autorités régionales, le Directeur régional des affaires religieuses, du culte et des coutumes, ainsi que des chasseurs venus de tout le Mali. Ce rituel, qui se tient une fois par an, permet à Noumoutènè Alou Keita, grand chasseur pratiquant depuis plus de 30 ans, de présenter le bilan de ses actions et de formuler des vœux pour la nation. « À mes débuts, je ne pouvais immoler qu’une chèvre. Aujourd’hui, grâce à Dieu, j’arrive à égorger plusieurs bœufs », a déclaré Keita, vêtu de son habit traditionnel de chasseur coiffé d’une chéchia rouge. Il a insisté sur la vocation de sa pratique : « Elle vise le bien-être, l’amour, la solidarité et le vivre ensemble, loin de toute interprétation malveillante. » Les sacrifices et incantations réalisés lors de cette cérémonie visent à exprimer la reconnaissance et à projeter un avenir de paix et de prospérité pour le Mali. Le Secrétaire général de la Fédération nationale des chasseurs du Mali, Boureima Fotigui Coulibaly, a souligné l’importance de cet événement : « Cette pratique prône l’amour, la guérison, la solidarité et l’entraide. Nous bénissons les autorités, notamment le président de la Transition, Assimi Goïta, pour avoir décrété 2025 comme l’Année de la Culture. Nous les honorons à notre manière pour leurs efforts en faveur de la paix. » Le représentant du gouverneur de la région, Mahamadou Hama Maïga, a salué l’événement comme une opportunité de prier pour le Mali dans un contexte difficile. « Les autorités misent sur la culture pour développer et pacifier le pays. On peut tout perdre, sauf notre culture », a-t-il affirmé, invitant les chasseurs à contribuer à la reconstruction nationale. L’événement, animé pendant 48 heures par le groupe Sekoubani, a attiré des chasseurs de tout le pays, renforçant l’unité et la ferveur autour de cette tradition. JMF/OS/MD (AMAP)

Tombouctou : Relecture de la charte des partis politiques

Tombouctou, 22 avril (AMAP) Les 16 et 17 avril 2025, se sont tenus dans la salle de conférence de la Délégation Régionale de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIM) de Tombouctou, les travaux de la consultation régionale des Forces vives de la région de Tombouctou sur la relecture de la loi n°05/047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques, a constaté l’AMAP. Ces présents sont placés travaux sous la présidence du Contrôleur Principal de Police Bakoun Kanté gouverneur de la région de Tombouctou. Cette consultation a regroupé l’ensemble des forces vives à savoir les élus locaux, les autorités et légitimités traditionnelles et religieuses, les représentants des partis politiques, des organisations de Femmes et celles des Jeunes, des représentants de l’Etat et des services techniques régionaux. Le Contrôleur Principal de Police Bakoun Kanté, en ouvrant les travaux a rappelé certains objectifs de la consultation régionale à savoir de soumettre aux participants les propositions des partis politiques et des organisations de la société civile suite à la consultation engagée, depuis le 19 décembre 2024  par le Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des réformes politiques et institutionnelles, de recueillir les observations des forces vives de la région sur les propositions enregistrées, et  enfin, de collecter les avis et recommandations des forces vives présentes pour amorcer la relecture de la Charte des partis politiques, formulées dans le cadre de la relecture de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques. A l’issue des 2 jours de débats , il a été recommandé de dissoudre purement et simplement tous les partis politiques existants, de supprimer la Charte de la Transition en installant le Général d’Armée Assimi GOITA comme Président de la République pour un mandat de cinq (05) ans renouvelable à partir de 2025, de relire tous les textes régissant les partis politiques à travers des concertations sur les conditions de création et de fonctionnement des partis en limitant leur nombre (3 à 5 partis), de supprimer le statut de l’opposition, de supprimer le statut de chef de file de l’opposition , de faire l’audit du financement des partis politiques existants , de faire l’audit du fichier électoral sans la participation des partis politiques. A la clôture des concertations, le Gouverneur de région a pris l’engagement de transmettre fidèlement les conclusions des travaux de consultation au niveau hiérarchique. Il a souligné que le document produit est un document de qualité qui sera défendu à Bamako lors de la phase nationale, par lui-même, accompagné des représentants de la région qui ont été désignés à cet effet.  Il a affirmé que les conclusions des travaux reflètent parfaitement le ressenti des populations de Tombouctou.  Moulaye Saya (AMAP)

Les Forces armées maliennes (FAMA) annoncent la neutralisation de plusieurs groupes armées à Talhandak, (Nord)

Bamako, 22 avr (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMA) annoncent, dans un communiqué publié ce mardi 22 avril 2025, la neutralisation de plusieurs groupes armés terroristes dans le secteur de Talhandak, situé à 82 km au nord-est de Tessalit, dans la région de Kidal (Nord). Grâce à l’exploitation de renseignements d’intérêt militaire, les FAMA ont  « suivi et confirmé, tout au long de la journée et de la soirée du 21 avril 2025, les mouvements de plusieurs véhicules terroristes. » « Les nombreuses filatures ont permis d’identifier l’attitude hostile de trois cibles terroristes », précise le communiqué. Dans la nuit du 21 au 22 avril 2025, une série d’opérations ciblées a été menée avec succès. « Les deux premières salves ont détruit deux véhicules et neutralisé une dizaine de combattants terroristes », indique l’état-major général des Armées. La troisième salve a permis de détruire un troisième véhicule, un dépôt de carburant et cinq combattants terroristes. « Le souffle des explosions et les incendies provoqués confirment la neutralisation d’objectifs terroristes importants », ajoute le communiqué. L’état-major général des Armées salue « le professionnalisme des personnels engagés dans cette opération. » Il appelle les populations à « continuer à se démarquer des terroristes » et réaffirme l’engagement des FAMA à poursuivre « avec détermination leur noble mission de défense de l’intégrité territoriale, de protection des personnes et de sécurisation des biens sur l’ensemble du territoire national ». OS/MD (AMAP)

Tombouctou : L’UNICEF et ses partenaires outillent les hommes des médias

Tombouctou, 22 avril (AMAP) Le gouverneur de la région de Tombouctou le contrôleur principal de police Bakoun Kanté a présidé mardi 15 avril 2025, les travaux de la formation des journalistes de la région sur la communication sensible au conflit, a constaté l’AMAP. La session a été organisée par le ministère de l’économie et des finances à travers l’unité de gestion du projet « UGP » du PAFEEM« Promotion de l’Accès au Financement de l’Entreprenait et de l’Emploi au Mali » financée par la banque mondiale et mise en œuvre par l’Unicef à travers l’AMSS. Cette troisième composante « appui aux activités génératrices de revenus, et la Création d’emplois » vise à renforcer les capacités des hommes de media sur la communication sensible aux conflits. Au cours de cette formation de 2 jours, tenue à l’hôtel Hendrina Khan, les hommes des médias ont abordé 4 thèmes à savoir la communication sensible au conflit, le bon usage des réseaux sociaux en période de crise, le traitement de l’information par les médias locaux en période de crise, le vivre ensemble à travers des cellules de communication. Le représentant du PAFEEM Aliou Kassogué spécialiste en AGR « Activités génératrices de revenus » et TP-HIMO « Travaux Publics à Haute Intensité de Main d’œuvre » a au cours de sa prise de parole souligné que cet atelier qui nous réunit ce matin vise à améliorer les connaissances sur les différents outils de communication et à v aider à maitriser vos rôles et responsabilités dans leur mise en œuvre participative et efficace dans les zones touchées par le conflit. Ces outils, objet du présent atelier, permettront aussi de développer et de diffuser des modules qui ont fait leurs preuves dans d’autres zones de conflit en termes de prise en charge des conséquences comportementales, de l’exposition aux traumatismes et à la violence. Pour ce faire, il est impératif que les acteurs de médias soient outillés afin que la population soit mieux informée et mieux conseillée de façon efficace et efficiente à travers les médias sociaux. En terminant il dira « nous sommes convaincus que l’Unité de Gestion du Projet (UGP) et de l’équipe de l’UNICEF prendront toutes les dispositions nécessaires pour la mise œuvre participative des activités de communication en période de crise dans les zones touchées par le conflit. » La cheffe du bureau UNICEF de Tombouctou Mawa Soro pour sa part a fait savoir que c’est dans un élan de solidarité, le Gouvernement du Mali et la Banque mondiale, ont lancé le Projet de Promotion de l’Accès au Financement, à l’Entrepreneuriat et à l’Emploi au Mali (PAFEEM), dont la composante 3 est confiée l’UNICEF pour sa mise en œuvre. Cette composante a permis de soutenir les Activités Génératrices de Revenus en faveurs de 2538 ménages et restaurer les infrastructures communautaires à travers des Travaux Publics à Haute Intensité de Main-d’œuvre pour 2087 ménages/participants dans les régions de Tombouctou et Taoudenni. (Tombouctou AGR : 1700, et 1252 TP HIMO Taoudenni AGR : 838 et 835 TP HIMO) Ces efforts ont contribué à renforcer l’entrepreneuriat et l’employabilité des femmes et des jeunes, à travers 8 communes de Tombouctou et 5 communes à Taoudéni. Pour valoriser les fruits de ces initiatives au Mali et dans notre région, il faudra mettre l’accent sur la communication souvent négligée. Sachant qu’en période de crise, le rôle des médias et des journalistes devient indispensable, car ils sont les sentinelles de l’information, les constructeurs de ponts entre les communautés et les acteurs clés pour promouvoir le vivre ensemble. Le gouverneur de la région de Tombouctou le contrôleur principal de police Bakoun Kanté lui en ouvrant les travaux s’est beaucoup appesanti sur le rôle et les qualités du journaliste. Il a ensuite exhorté les journalistes à être assidus et ponctuels afin de cerner et comprendre les modules qui vont être débattus afin mieux relayer la bonne information positive et constructive. Apres ces discours les participants ont suivi des cours sur la communication en période de crise et le jour des exercices pratiques ont été organisés sur le terrain pour voir l’impact du projet dans le village de  Hondou-boumo . Moulaye Saya (AMAP)

Région de Kayes : Succès et défis de la campagne SIAN-C pour protéger les enfants

Kayes, 20 avril 2025 (AMAP) La campagne de supplémentation en vitamine A et de dépistage de la malnutrition (SIAN-C), deuxième passage en décembre 2024, a enregistré des progrès significatifs dans la région de Kayes, avec un taux de couverture dépassant 100%, a appris l’AMAP auprès des services sanitaires. Ces résultats ont été présentés le 16 avril 2025 lors d’un atelier de restitution tenu à la Direction régionale de la santé (DRS), sous la présidence du lieutenant-colonel Adama Bamba, conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur, en présence du Dr Issa Sanogo, directeur régional de la Santé. Organisée par la DRS, en partenariat avec Helen Keller International, la campagne a couvert les dix districts sanitaires de la Région : Kayes, Bafoulabé, Kéniéba, Yélimané, Oussoubidiagna, Kita, Sagabari, Séféto, Diéma et Nioro. Elle visait à réduire la mortalité et la morbidité liées à la carence en vitamine A chez les enfants de 6 à 59 mois, en supplémentant au moins 90% d’entre eux et en dépistant la malnutrition à l’aide de la bande de Shakir. Les chiffres témoignent du succès : sur 62 849 enfants ciblés de 6 à 11 mois, 112% ont été atteints (115% pour les filles), et sur 565 634 enfants de 12 à 59 mois, 102% ont été couverts (105% pour les filles). « Ces résultats montrent l’engagement des équipes sur le terrain », a déclaré le Dr Amidou Tiona Coulibaly, point focal de la campagne. En parallèle, 875 276 enfants avaient été dépistés lors du premier passage en 2024. La SIAN-C a cherché à prévenir la xérophtalmie et la cécité nutritionnelle, tout en promouvant la consommation d’aliments riches en micronutriments (vitamine A, fer, iode) et de sel iodé. Des séances de Communication pour le changement social et comportemental (CCSC) ont sensibilisé les communautés à l’importance de ces pratiques. Les agents ont, également, recherché les cas de cécité crépusculaire chez les enfants et les femmes en âge de procréer, orientant les cas détectés vers les centres de santé. « La consommation d’aliments riches en nutriments, alliée à l’allaitement, est essentielle pour la santé des enfants. Les micronutriments sont indispensables au développement du cerveau, des os et du corps », a souligné le Dr Coulibaly. Malgré ces avancées, l’atelier a révélé des obstacles, notamment l’absence de supervision dans certaines aires de santé des districts de Diéma et Kayes en raison de l’insécurité. Les participants ont recommandé de renforcer la communication autour de la SIAN-C, de mieux dépister les œdèmes nutritionnels et la cécité crépusculaire dans les familles, et de promouvoir les bienfaits des produits locaux riches en vitamine A. Les résultats de cette campagne témoignent de l’efficacité des efforts conjoints des autorités sanitaires et de leurs partenaires. En poursuivant la sensibilisation et en surmontant les défis logistiques, la région de Kayes s’engage à protéger ses enfants contre la malnutrition et ses conséquences, pour un avenir plus sain. BMS/OS/MD (AMAP)

La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy

Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)

Célébration vibrante de Pâques à Mandiakuy : Un message de responsabilité et de paix

Mandiakuy, 20 avr (AMAP) La paroisse Notre-Dame du Sacré-Cœur de Mandiakuy a vibré, dimanche, au rythme de la fête de Pâques, rassemblant des fidèles venus des secteurs de Bénéna, Manina, Mandiakuy, Tiou-Tiou, Lénékuy et Vanékuy pour célébrer la résurrection du Christ, point culminant du calendrier chrétien. L’abbé Jean Koné, curé de la paroisse, a présidé la cérémonie, soulignant l’importance de cette fête. « Pâques symbolise la joie car, le Christ est ressuscité. C’est la plus grande fête pour nous, chrétiens », a-t-il déclaré. l a rappelé que les 40 jours de jeûne précédant Pâques invitent les fidèles à accepter les souffrances, à l’image du Christ. Le thème de cette année, axé sur la responsabilité individuelle, a été au cœur de son homélie. « Chaque chrétien doit se prendre en charge, être responsable de sa famille et de sa communauté », a insisté l’abbé Koné. Il a également exhorté les fidèles à entreprendre et à promouvoir la paix et la stabilité dans leurs actions quotidiennes. En clôture, les autorités religieuses, locales et administratives ont adressé des vœux aux hautes autorités du Mali. « Que le Seigneur leur accorde santé et une vision claire pour diriger la nation », ont-elles formulé, dans un élan de bénédictions pour le pays. Cette célébration a une fois de plus illustré l’unité et la ferveur de la communauté chrétienne de Mandiakuy, portée par un message d’espoir et d’engagement. JD/OS/MD (AMAP)