La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable
Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)
Campagne agricole 2025 : Des objectifs ambitieux et des conditions prometteuses
Bamako, 26 juin (AMAP) Les objectifs de production du Mali sont fixés à 11,6 millions de tonnes de céréales sur 6,6 millions d’hectares par le ministère de l’Agriculture pour la campagne agricole en 2025 qui démarre dans un contexte jugé favorable à plus d’un titre, a appris, mercredi, l’AMAP de source officielle. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au cours d’une conférence de presse, dans les locaux du département, a fait l’état d’avancement de la campagne, en particulier sur le volet de la production végétale, à la date du 20 juin 2025. En présence du directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba, et du président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré, les échanges avec le ministre de l’Agriculture ont porté sur la pluviométrie et la situation hydrologique, la mise en place des intrants agricoles subventionnés, l’évolution des emblavures, le paiement du coton graine, la situation phytosanitaire, les principales difficultés et les pistes de solutions. La souveraineté alimentaire reste le pilier central de la Politique de développement agricole (PDA). Dans ce cadre, le ministère élabore chaque année, en concertation avec les acteurs du secteur, un plan de campagne consolidé avec des objectifs harmonisés en matière de production céréalière, cotonnière, fruitière et maraîchère. Pour l’année 2025, le plan a été approuvé lors de la 15e session du Conseil supérieur de l’Agriculture, tenue le 6 mai dernier. Il prévoit une production de 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine. Pour atteindre ces objectifs, plusieurs mesures sont prévues, notamment la mise à disposition d’intrants et d’équipements agricoles subventionnés, le contrôle de qualité des intrants, la protection phytosanitaire renforcée, le paiement du reliquat du coton graine aux producteurs et le maintien du prix d’achat du coton à 300 Fcfa le kilogramme. La subvention des intrants concerne cette année les engrais chimiques et organiques, les semences de maïs hybrides et le biostimulant Ovalis. Deux programmes majeurs soutiennent cet effort. Le Programme de développement de la productivité et de la diversification agricole des zones arides et semi-arides du Mali (PDAZAM) prévoit la mise en place de 10 500 tonnes d’urée, 6 000 tonnes de DAP (Di-amoniaque phosphate) et 5 043 tonnes de NPK pour un montant total de 9,83 milliards de Fcfa. À la date du 20 juin, 6 095 tonnes, soit 28,3 %, ont déjà été livrées. Le Programme d’urgence pour la production agricole de saison sèche et d’atténuation des effets de l’insécurité alimentaire (PUPSAN) prévoit, quant à lui, 1 335 tonnes d’urée, 200 tonnes de DAP et 684 tonnes de NPK pour un coût de 1,2 milliard de Fcfa. Pour accompagner cet effort, le gouvernement a inscrit 17,6 milliards de Fcfa dans la Loi de finances 2025 pour soutenir la subvention des intrants dans les zones hors coton. Pour les zones cotonnières, l’enveloppe s’élève à 35 milliards de Fcfa. « 21 453 tonnes d’engrais minéraux sont déjà acquises via un projet financé par la Banque mondiale. À cela s’ajoutent 1.335 tonnes attendues d’un autre programme et plus de 12.100 tonnes sur le budget national. Les livraisons sont en cours, et l’ensemble devrait être disponible au plus tard le 10 juillet », a annoncé le directeur national de l’Agriculture, Souleymane Yacouba. Concernant la pluviométrie, le ministre Kelema a indiqué que les pluies sont normales à excédentaires dans la plupart des zones agricoles, hormis le Centre, le Nord et certaines localités de l’Ouest (Kayes) où elles restent déficitaires. Comparées à la même période en 2024, les précipitations sont généralement supérieures, sauf dans des zones localisées comme Gao (Nord), Mopti (Centre) et le sud de Kayes (Ouest). Le niveau des eaux est aussi en progression, avec des niveaux supérieurs à ceux enregistrés l’an dernier à la même période. Les semis sont en cours, grâce aux pluies déjà enregistrées. Pour le riz, 49 280,5 hectares sont emblavés contre 47 760 ha en 2024, sur un objectif de 912 442 ha, soit un taux de réalisation de 5,4 %. Pour les céréales sèches (maïs, sorgho, mil, fonio), 307 663,75 ha sont emblavés contre 259 596 ha à la même période l’année dernière. Pour les légumineuses, 33 211,5 ha sont déjà semés sur les 535 782,65 ha prévus pour l’arachide et 3 530,75 ha sur les 494 173,98 ha pour le niébé. Le sésame enregistre 41 ha sur 104 829,15 ha prévus et le soja, 3 377 ha sur 37 512,5 ha attendus. Selon le ministre Kelema, la situation phytosanitaire reste calme. Parmi les difficultés, on note l’insécurité dans certaines zones de production, le retard dans l’approvisionnement en intrants dans le système coton et le retard dans le paiement du coton graine. Le ministre a toutefois assuré que des mesures sont en cours pour résoudre ces problèmes. « La campagne agricole 2025 se poursuit dans de bonnes conditions, avec une pluviométrie globalement favorable et des emblavures en progression comparée à 2024 », a-t-il résumé. Concernant la campagne cotonnière, le PDG de la Compagnie malienne de developpment des textiles (CMDT), Dr Kouloumégué Dembélé, s’est montré confiant. Il a indiqué que les emblavures prévues sont de 672 000 ha, dont 255 548 ha déjà réalisés, soit 38,03 %, un taux supérieur à celui de 2024 (28,90 % à la même date). Il a rappelé qu’en 2024, les semis avaient dû se poursuivre au-delà du 20 juillet en raison du retard pluviométrique. Sur la question du paiement du coton graine, il a signalé que 63,88 % des paiements ont été effectués, contre 63,38 % à la même date l’an dernier. Le paiement complet a été bouclé le 30 août 2024. Cette année, il espère clore les paiements dès la première semaine de juillet. Concernant la livraison des intrants, Dr Kouloumégué Dembélé a indiqué que le taux de livraison pour les engrais minéraux est de 43,23 % pour le complexe coton, 38,93 % pour le complexe céréales et 19,89 % pour l’urée. Des difficultés logistiques persistent, notamment liées à l’insécurité et aux restrictions de circulation des camions transportant les engrais, nécessitant des escortes. Ces
Bandiagara : Une trentaine de sous-projets soumis au Comité régional d’analyse des sous projets du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel
Bandiagara, 26 juin (AMAP) Un total de 33 sous-projets dont 6 avec fiche, entrant dans les secteurs de l’éducation, de l’agriculture et du commerce ont été soumis à la deuxième session du Comité régional d’analyse des sous projets (CRAP), tenue, jeudi, à Bandiagara, dans le cadre du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation au Sahel (PCRSS), a constaté l’AMAP. Cette session analysera, aussi, 27 sous-projets simples d’hydraulique, tirés des Plans de développement communal (PDC) de Bandiagara, Dimbal Habé, Kani Bonzon, Koro, Kendié, Madougou, Wadouba et Youdiou. Le gouverneur de la Région de Bandiagara (Centre), le colonel major Olivier Diassana, qui a présidé la session, a, dans son discours d’ouverture, félicité les participants pour la tenue de la première session du CRAP le 12 juin 2025. Celle-ci s’est soldée par des résultats encourageants, présentés au Comité national de validation des sous-projets Pour cette deuxième session, il les a exhortés « à apporter leur expertise, en engageant des échanges fructueux afin d’améliorer les conditions de réalisation et d’exploitation des sous-projets au profit des communautés bénéficiaires. » Cette rencontre passe en revue ces deux catégories de sous-projets communautaires, en s’appuyant sur l’expertise des services techniques et la connaissance des sites par les bénéficiaires. Cette initiative, portée par le département chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, est porteuse d’une stratégie nationale visant à renforcer la résilience des populations affectées par la crise, tout en luttant efficacement contre la pauvreté et le chômage. La spécificité de ce projet réside dans le fait que ce sont les communautés elles-mêmes qui sont placées au cœur de cette initiative.. Après les mots de bienvenue du 1er adjoint au maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Youssoufi Tembely, le chef de l’antenne régionale du PCRSS de Bandiagara, Mahamane Touré, a remercié les participants dont la présence « témoigne de l’importance qu’ils accordent à cette réunion. » OG/MD (AMAP)
Bamako : Clôture des États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille
Bamako, 25 juin (AMAP) Les États généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille, qui a eu lieu, au gouvernorat du district de Bamako du 23, 24 et 25 juin 2025, se sont achevés, ce mercredi, sur plusieurs propositions et recommandations en faveur de l’amélioration des conditions de la femme, de l’enfant et de la famille. Pendant trois jours de concertations, les participants, repartis en cinq groupes de travail sur cinq axes et thématiques, ont travaillé sur la gouvernance le genre et l’autonomisation ; la protection et la promotion de l’enfant ; la promotion de la famille ; les violences faites aux femmes et aux filles ; et des questions transversales. Selon la directrice régionale de la Femme, de l’Enfant et de la Famille du district de Bamako, Mme Traoré Djelika Coulibaly, ces propositions et recommandations sont, entre autres, faire l’état des lieux des conditions de la protection de l’enfant ; le diagnostic de la participation de l’enfant et de l’autonomisation de la fille ; le cadre législatif et réglementaire, institutionnel, socio culturel et économique des violences basées sur le genre ; la problématique de la prise en charge des violences basées sur le genre, formuler des recommandations afin de garantir la mise en œuvre efficace des actions. « Durant 72 heures, par le concours d’éminents experts, des présidents et rapporteurs et à travers des discussions en travaux de groupes et en plénière, vous venez d’explorer les cinq axes ou thématiques des États Généraux en faisant un diagnostic minutieux des problèmes en lien avec la situation de la femme, de l’enfant et de la famille », a dit le gouverneur, Abdoulaye Coulibaly. « Les interventions enregistrées en séance plénière et en Groupes de travail ont permis de formuler un certain nombre de propositions spécifiques relatives à l’amélioration de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille au Mali, d’une manière générale et dans le District de Bamako, en particulier », a ajouté le gouverneur qui a présidé la cérémonie de clôture de l’atelier. Sans doute, « ces trois jours de travaux n’ont pas été suffisants pour épuiser l’ensemble des sujets en débat, encore moins pour écouter tous les participants qui auraient souhaité apporter plus de contributions à ces assises », a relevé Abdoulaye Coulibaly. Il a assuré que le rapport de l’atelier, « qui a mis en évidence un grand nombre d’aspirations des femmes (…), sera transmis à qui de droit pour la phase nationale. » Étaient présent la présidente de la Commission nationale d’organisation, Mme Sina Demba, les représentants des structures techniques, des organisations de la Société civile, les autorités et légitimités traditionnelles, des sous-préfets du district de Bamako. ST/MD (AMAP)
Tenenkou : Echanges sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle 2025
Tenenkou, 25 juin (AMAP) Une rencontre d’échanges sur la Semaine artistique et culturelle, en prélude à la Biennale prévue en décembre prochain, s’est tenue, mercredi, à la préfecture du Cercle de Tenenkou, sous la présidence du deuxième adjoint au préfet, le sous-préfet de l’arrondissement central, le capitaine Boubacar Sissoko, représentant le préfet. Dans son intervention, le deuxième adjoint au préfet, a salué l’organisation de cette rencontre qui vise à se pencher sur les préparatifs de la biennale artistique de 2025 au niveau local. Il a rappelé qu’en cette année 2025, dédiée à la culture décrétée par les plus autorités nationales, « il est important que le Cercle de Tenenkou puisse relever le pari de l’organisation », et que cette biennale artistique « est l’occasion de mettre en lumière l’immense trésor culturel du Maassina qui mérite d’être connu et préservé pour les générations futures. » Il a aussi mentionné que cette Biennale artistique et culturelle est une opportunité de renforcer la cohésion sociale entre tous les jeunes du cercle de Tenenkou, gage d’un développement durable. Il a, enfin, invité les leaders communautaires à s’investir pleinement pour que Tenenkou gagne le défi de l’organisation, avant de rappeler que l’administration restera toujours disposée à accompagner toutes les actions qui concourent à la promotion de nos valeurs culturelles. Au cours des échanges, les participants ont abordé les questions de l’organisation, les modalités de participation et la sécurité de l’évènement. Les leaders communautaires, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et le Conseil communal de la jeunesse ont tous salué cette initiative et réaffirmé leur engagement pour la réussite de la Biennale. A partir du mois de juillet prochain, les différentes troupes artistiques de Tenenkou feront vibrer les populations de Tenenkou, autour de notre riche culture. Ont pris part à cette rencontre le secrétaire général de la Commune urbaine de Tenenkou, le représentant du service local de la jeunesse, les chefs de quartiers de Tenenkou, les représentants des Forces de defense et de securité (FDS), le président du Conseil communal de la jeunesse et la représentante de la CAFO. AS/MD (AMAP)
Migration : Restitution et évaluation du projet « Enfants et Jeunes sur les routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du Nord
Bamako, 24 juin (AMAP) Les responsables du projet « Enfants et Jeunes sur les Routes migratoires en Afrique de l’Ouest et du Nord » (EJM), ont organisé, mardi 24 juin 2025, à Bamako, un atelier de trois jours (24 au 26) pour partager des résultats de la phase I. Le projet est mis en œuvre par le Consortium Helvetas-Terre des hommes, en collaboration avec les ministères de la Santé et du développement social, de l’Éducation nationale, de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat national. Selon le délégué général adjoint de la Délégation générale des Maliens de l’extérieur, Boubacar N’diaye, la mise place de ce projet d’accompagnement protecteur pour les enfants et jeunes en mobilité intervient dans le district de Bamako, Kouremalé, Sikasso, Zégoua et Heremakono. « Plus de 2 000 enfants et jeunes en mobilité de nationalités différentes y compris les enfants et jeunes de parents déplacés internes et des réfugiés ont pu être identifiés et ont bénéficié de mesures protectrices. Plus de 245 enfants et jeunes en mobilité, dont 60% de filles, ont été scolarisés à Bamako, Sikasso, Hérémakono et Zégoua », a-t-il dit. 213 jeunes en mobilité ont été formés dans divers corps de métiers, avec environ 50% d’entre eux actuellement en activité après leur formation. Plus de 200 acteurs de protection, d’éducation et d’insertion formés sur la mobilité et ses implications, la gestion de projets sensibles au conflit et l’approche accompagnement protecteur des enfants et jeunes en mobilité. « Ces résultats ont été obtenus grâce aux efforts conjugués de plusieurs acteurs et actrices d’organisations et structures partenaires », a souligné M. N’diaye. « Cet atelier nous offre l’opportunité de discuter des acquis et des éléments d’apprentissage de la phase I et identifier des priorités et axes stratégiques d’intervention pour la phase II. Les résultats de cet atelier sont essentiels pour une deuxième phase », a souligné le délégué général adjoint de la délégation générale des maliens de l’extérieur. Le gouvernement suisse a financé ce projet régional « Enfants et Jeunes sur les Routes Migratoires d’Afrique de l’Ouest et du Nord », pour renforcer de manière pérenne les systèmes nationaux et régionaux de protection, d’éducation et d’insertion socioéconomique et faciliter l’accès des enfants et jeunes en mobilité. Boubacar N’diaye a salué « le soutien généreux » du gouvernement suisse qui, à travers le Bureau de coopération suisse au Mali, appuie cette restitution et toutes les interventions du projet ayant contribué à protéger et accompagner les enfants et jeunes en mobilité de 2021 à nos jours. Marie Louise Fiaux Niada, du Bureau coopération suisse au Mali, chargée de la protection et des migrations, a précisé que le programme de EJM, a été mis en œuvre depuis 2022 dans cinq pays à savoir : le Mali, la Guinée, le Niger, le Maroc et la Tunisie, avec pour ambition de garantir aux enfants et jeunes en mobilité un accès effectif à leurs droits fondamentaux. Le directeur de pays Helvetas, Célestin Démbélé et des représentants des zones d’intervention du projet (district de Bamako, Kouremalé, Sikasso, Zégoua, Heremakono) prennent part à cet atelier. ST/MD (AMAP)
Des ONG internationales échangent avec journalistes et influenceurs à Bamako
Bamako, 24 juin (AMAP) Le Forum des ONG internationales au Mali (FONGIM) a organisé, ce mardi, un cadre d’échange dans un restaurant de Bamako avec des journalistes et influenceurs, afin de renforcer la visibilité des actions menées sur le terrain au profit des populations vulnérables, a constaté l’AMAP. « Nous voulons mettre en lumière ce que nous faisons auprès des populations vulnérables. Je pense que ce sont les journalistes et influenceurs qui peuvent nous aider dans ce combat » a dit le président du FONGIM, Mamadou Diop. Le FONGIM regroupe 110 ONG internationales qui accompagnent les efforts des communautés dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de la gouvernance. Son président a, également, précisé que les ONG interviennent avec l’autorisation du gouvernement. « Tout ce que nous faisons vise à contribuer à soulager les personnes dans le besoin. Nous mobilisons des fonds auprès des bailleurs pour venir en aide à nos concitoyens» a-t-il ajouté. De son côté, la vice-présidente du FONGIM, Fanta Koné, a mis en avant l’impact des interventions. « En 2024, plus de 4 millions de personnes ont été touchées à travers 695 projets réalisés et plus de 5 000 emplois créés », a révélé Mme Koné. Elle a ajouté que « le FONGIM reste fortement présent dans les zones les plus vulnérables, malgré les défis sécuritaires. » « Avec et pour le Mali, c’est une communauté engagée, des actions concrètes et un avenir plus solidaire », a-t-elle indiqué. Au cours des échanges, certains participants ont souligné que les ONG internationales doivent améliorer leurs stratégies de communication afin de toucher un public plus large et de mieux faire connaître leur impact. Pour sa part, l’influenceur Djimé Kanté a reconnu que cette rencontre a été bénéfique. « Aujourd’hui, je me rends compte que je me trompais totalement sur ces ONG. J’ai compris que, dans les coins les plus reculés du pays, des gens ont accès à l’eau potable grâce aux actions du Forum des ONG internationales » a-t-il dit. MMD/MD (AMAP)
Grande Muraille Verte : les experts en conclave à Bamako pour renforcer l’action climatique et restaurer les terres
Bamako, 24 juin (AMAP) La réunion du Comité technique des experts, dans le cadre de la 10ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, se tient à Bamako, ce mardi 24 jusqu’à mercredi 25 juin 2025. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre malienne en charge de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, en présence du représentant des Partenaires techniques et financiers (PTF), Roland Seri, et du secrétaire exécutif de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, Dr Brahim Said. Dans son discours, la ministre de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara a salué la participation active de l’ensemble des parties prenantes à la mise en œuvre de l’Initiative de la Grande Muraille Verte, qu’elle a qualifiée de « témoignage d’une volonté partagée de relever ensemble les défis écologiques de notre temps ». Elle a indiqué que la réunion du Comité technique des experts est appelée à traiter plusieurs points majeurs, notamment la validation des documents statutaires (rapport technique 2024, budget 2024, plan de travail et budget 2025, états financiers 2022–2023), l’évaluation du rapport du comité de recrutement du Secrétaire exécutif, l’examen des contributions statutaires des États membres. Et, également, le point sur les coalitions nationales et les demandes d’adhésion, les discussions autour du nouveau siège de l’Agence ainsi que l’adoption du rapport final avec les projets de décision à soumettre au Conseil des ministres. De son côté, le chef de file des PTF, Roland Seri, a rappelé que cette rencontre intervient dans un contexte où le dépassement du seuil de 1,5 °C de réchauffement climatique est jugé inévitable par une grande partie de la communauté scientifique. Il a souligné que le Mali fait face à une dégradation accélérée de ses terres, touchant plus de deux millions de personnes, notamment dans les zones les plus vulnérables. Selon lui, les forêts disparaissent à un rythme alarmant, et les superficies restaurées demeurent insuffisantes. Il a insisté sur le fait que le pays est confronté à un cercle vicieux, où la dégradation des terres alimente le changement climatique, lequel aggrave à son tour cette dégradation. « Des actions vigoureuses doivent être entreprises pour combattre à la fois le changement climatique et la dégradation des terres, deux phénomènes étroitement liés », a-t-il déclaré, rappelant que dix années se sont écoulées depuis la dernière Stratégie nationale et le plan d’action de la GMV (2011–2015). « Cette réunion constitue une étape essentielle dans le processus d’orientation et de prise de décision des instances statutaires, notamment le Conseil des ministres et le Sommet des chefs d’État et de gouvernement », a indiqué le secrétaire exécutif, Dr Brahim Said. Il a souligné que l’éclairage des experts permettra d’élaborer un rapport de référence à soumettre à la haute attention des ministres en charge de la Grande Muraille Verte. AC/MD (AMAP)
Ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale : 40 sous projets soumis à validation
Bamako, 20 juin (AMAP) La 1è session ordinaire du Comité national de validation des sous-projets intitulés Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) tenue, vendredi dernier à Bamako, s’est penchée sur 40 sous projets communautaires issus de l’approche Développement conduit par les communautés (DCC) dans les Régions de Bandiagara, de Douentza (Centre), de Gao et de Tombouctou (Nord), a constaté l’AMAP. Présidée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’Armée Ismaël Wagué, cette session du Comité national de validation est chargé d’examiner et d’approuver les sous-projets en vue de leur financement. Les 40 projets sont principalement axés sur les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’éducation, de la santé et de l’hydraulique. Tenue dans l’une des salles de conférence du ministère de la Réconciliation, cette rencontre avait pour objectif d’organiser une session nationale de validation des sous-projets issus du processus participatif communautaire, conformément aux exigences du PCRSS. Le PCRSS est une initiative du ministère de la Réconciliation. Il utilise l’approche de (DCC). Dans ce cadre, les communautés identifient des sous-projets qui sont soumis pour validation technique, environnementale, sociale et financière. Cette étape est cruciale pour garantir la qualité, la faisabilité et la recevabilité des sous-projets communautaires proposés. Le général de corps d’armée Ismaël Wagué a dit que ce projet donne aux populations cibles la responsabilité en ce qui concerne le choix de leurs besoins mais, aussi, éventuellement, de voir dans quelles mesures son département pourrait les accompagner pour atteindre ses objectifs. Il a continué en expliquant que la commission, mis en place, n’est pas forcément un comité de pilotage mais un comité particulier de validation de ces sous-projets, qui se veut dynamique et qui va se tenir prêt à chaque fois que le besoin se présente pour valider les projets. « Donc c’est la première réunion de ce comité, avec un certain nombre de sous-projets qu’on a reçus, qu’on va examiner ensemble et puis, dès qu’on donne notre accord, cela va redescendre, pour être pris en charge au niveau des antennes des équipes régionales d’appel à réconciliation, et puis au profit des villages », a relevé le ministre de la Réconciliation. JKD/MD (AMAP)
Lancement du Baccalauréat malien 2025 à travers le pays
Par nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 23 juin (AMAP) Les épreuves écrites du Baccalauréat malien, session de juin 2025, ont démarré ce lundi dans plusieurs localités du Mali, marquant une étape cruciale pour des milliers de candidats à la recherche de leur diplôme d’accès à l’université. « Je tiens à vous adresser un message de soutien et de confiance. Le Baccalauréat est une étape importante de votre parcours académique. Montrez ce que vous avez appris, restez calmes et concentrés », a déclaré Moussa A. Sagara, préfet du cercle de Ouélessébougou, lors de l’ouverture officielle de la première enveloppe au Lycée public de Ouélessébougou. À Ouélessébougou, 990 candidats sont inscrits, répartis entre trois centres : le Lycée public, le Lycée privé Karamoko Sangaré et le Lycée Mandela de Djitoumou. La cérémonie d’ouverture, en présence des autorités administratives, communales, éducatives et sécuritaires, s’est déroulée dans la sérénité. Le préfet Sagara a insisté sur le respect strict des règles de surveillance pour éviter toute fraude, avant d’ouvrir l’enveloppe contenant les sujets de Littérature Arabe. À Mopti, 7 631 candidats, dont 5 901 pour le Bac classique, 1 185 pour le Bac arabe et 305 pour le Bac technique, participent aux épreuves dans les académies de Mopti et Tenenkou. Le gouverneur, le général de brigade Daouda Dembélé, a lancé les épreuves au groupe scolaire Boucari Ouologuem de Sévaré, en ouvrant le premier sujet de Littérature. « La rigueur est un engagement pour la transparence et le mérite », a souligné Amadou Cissé, directeur de l’académie de Mopti. À Tenenkou, 173 candidats (88 garçons, 85 filles) concourent dans les séries TSS et TAL au Lycée public. Le capitaine Boubacar Sissoko, deuxième adjoint au préfet, a ouvert l’épreuve de Philosophie, proposant des sujets sur le travail, le langage et un texte de Freud. Aucun incident n’a été signalé, sous la vigilance des forces de sécurité. À Bankass, 653 candidats sont répartis entre les centres Joseph Yaro (445 candidats) et Lycée public (208 candidats). Adama Koné, sous-préfet de Ségué, a prodigué des conseils aux candidats, les exhortant à éviter la fraude et à compter sur leurs efforts. Les épreuves, lancées avec le sujet de Littérature, se déroulent sans incident. À Dioila, 3 481 candidats, dont 725 libres, participent aux épreuves. Moussa Coulibaly, conseiller aux affaires administratives, a ouvert le sujet d’Économie au Lycée Dowélé Marico, saluant les efforts des acteurs éducatifs pour une année scolaire réussie. À Bafoulabé, 222 candidats sont répartis dans neuf salles au Lycée public. Le préfet Siaka Souleymane Sanogo a rappelé l’int erdiction des téléphones et a insisté sur la vigilance des surveillants pour garantir des examens sans fuite. À Bourem, les épreuves ont débuté au Lycée Aichata Alassane Cissé sous la supervision de Patrice Dakoua, deuxième adjoint au préfet. Les autorités ont prodigué des conseils pour un déroulement conforme aux règlements. Par ailleurs, à Diéma, les élèves de l’école fondamentale D ont fait preuve de patriotisme en collectant 4 725 FCFA, issus de leurs frais de casse-croûte, pour soutenir les Forces armées maliennes (FAMA). Lors d’une cérémonie à la préfecture, le préfet Hamadou Yacouba Diallo a salué cette initiative juvénile, portée par trois élèves, Mariam Ezad, Cheichné Ezad et Aminata Koumaré. « C’est une fierté pour les FAMA d’être soutenues par leurs propres enfants », a déclaré le commissaire divisionnaire Facama Sissoko. Dans tout le Mali, les autorités locales et éducatives, appuyées par les forces de sécurité, veillent à la bonne organisation des examens. Les candidats, encadrés avec rigueur, sont encouragés à faire preuve de sérieux pour décrocher ce diplôme clé. AC/AS/DF/BM/OB/DC/OS/MD (AMAP)

