Sébabougou, près de Diéma (Ouest) vidé de ses habitants par des groupes armés
Diéma, 27 avr (AMAP) La localité de Sébabougou, à mi-chemin entre Diéma (Ouest) et Bamako, sur une distance de plus de 100 km, est pris pour cible, depuis samedi matin, par des Groupes armés terroristes (GAT), qui ont assiégé le village, selon des sources locales. Contacté par l’AMAP, le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma, Abdoulaye Amadou Diarra, a confirmé qu’ « après une opération vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMA) dans les secteurs de Sébabougou et environs, les Groupes armés terroristes (GAT) ont accusé la population de cette localité d’avoir facilité cette opération militaire. » « En conséquence, les Groupes armés terroristes ont sommé les populations de Sébabougou de quitter leurs domiciles dans un délai de 48 heures », a dit le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma. C’est ainsi que certains habitants ont commencé à fuir, depuis le 25 avril 2025. Alors que d’autres, qui pensaient que la menace n’était pas réelle, ont préféré rester. Samedi 26 avril 2025, les GAT sont arrivés nombreux dans le village, vers 9 heures, pour encercler Sébabougou, intimant l’ordre à ceux qui étaient restés d’évacuer les lieux avant 10 heures. Les habitants présents ont, cette fois-ci, pris au sérieux la menace, et ont rallié certaines localités voisines pour chercher refuge. A cause de ce départ massif, la foire hebdomadaire de Sébabougou n’a pu se tenir samedi. Le village est désormais vidé de ses habitants. « Les GAT se sont retranchés pour échapper aux FAMA, en patrouille dans la zone », a dit le commandant de Brigade de gendarmerie. OB/MD (AMAP)
Championnat régional de 2e Division de la Ligue de Sikasso : Le Tata national, en visite à Ouélessébougou vainqueur de la 4e journée
Ouélessébougou, 27 avril (AMAP) Le Tata national de Sikasso, s’est imposé, samedi 26 avril 2025, sur le score de 1 but à 0 à l’AS SOMAPP de Ouélessébougou, à domicile, au stade municipal, pour le compte de la 4e journée du championnat régional de 2e division de la Ligue de football de Sikasso Dans un match bien tendu, les deux clubs ont réussi, chacune, à maintenir leur système de jeu, jusqu’à la 43ème minutes quand le Tata national, a profité d’une faute sur le numéro 12 de l’AS SOMAPP. Les visiteurs ont pris le devant, avec ce but instruit par Nouhoum Bamba, le dossard numéro 7, à la suite d’un coup franc bien cadré. La première mi-temps s’est soldée sur ce score. Ainsi, à la 63ème minutes, les Sikassois ont obtenu un penalty sur une faute malheureuse de Siaka Coulibaly. Le numéro 10 de Sikasso n’a pas pu le transformer face au portier de l’équipe adverse qui l’arrête. Aucune tentative des locaux n’est parvenue à remettre les pendules à l’heure, même si l’enjeu était de taille pour engranger les trois points. C’était sans compter avec la détermination des visiteurs du jour. Ousmane Coulibaly, dit Ozo, entraîneur du Tata national, très ému, après avoir félicité ses joueurs pour cette victoire méritée, a affiché l’engagement de son équipe à poursuivre la course. « Après les défaites des deux derniers matchs, cette victoire d ‘aujourd’hui est une relance pour l’équipe de Tata », a-t-il dit. Quant à Fakô Diarra, encadreur de l’équipe malheureuse, il a, malgré, la défaite salué la prestation de son équipe, tout en exprimant « l’urgence de gagner les prochaines rencontres » afin de se faire une place dans le championnat. AC/MD (AMAP)
Sikasso : La 10ème édition du Festival international du Sinankouya a vécu
Sikasso, 27 avr (AMAP) La 10ème édition du Festival international du sinankouya, qui s’est déroulée, la semaine dernière, à la place de la tribune du Mamelon de la cité verte du Kénédougou, Sikasso, dans le Sud du Mali, entendait promouvoir le cousinage à plaisanterie à travers le monde. La gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités a félicité les organisateurs pour la « persévérance et la passion de la culture malienne qui leur ont permis de faire vivre ce festival pendant une décennie », après avoir souhaité la bienvenue aux invités. Elle a indiqué que le « sinankouya » ou encore le cousinage à plaisanterie est bien plus qu’une tradition orale. « Il constitue un ciment social, un mécanisme ancestral de cohésion, de tolérance et de gestion pacifique de tensions entre les communautés », a dit la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé la « responsabilité collective de réhabiliter, de valoriser et de transmettre les valeurs qui ont su, depuis des siècles, préserver l’équilibre et l’harmonie de la société. » De son côté le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya (AMPS) Sékou S. Diarra, a mis un accent particulier sur l’importance du cousinage à plaisanterie dans la société malienne. Selon lui, « la pratique permet de fructifier l’entente entre les différentes ethnies… » Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, dle représentant des notabilités de Sikasso, Yacouba Traoré, celui du chef des griots, Boubacar Diabaté. Plusieurs acteurs de la culture à Sikasso ont pris part à l’évènement dont les temps forts ont été les prestations des artistes et des korèdugaw. MFD/MD (AMAP)
Lancement de la rencontre intercommunautaire pour la paix et la cohésion à Farimaké
Youwarou, 23 avr (AMAP) La rencontre intercommunautaire de la Commune rurale de Farimaké, (Centre), tenue mercredi le 23 avril 2025, dans la salle des conférences du Cercle de Youwarou ont donné lieu à des débats sur la crise multidimensionnelle que vit le Mali notamment dans le Centre du pays, a constaté l’AMAP. Ces débats, que le représentant du préfet, Abdramane Coulibaly, a présidés ont révélé la présence de nombreux déplacés internes et externes. Les participants ont indiqué que la population, dans cette partie du Mali, se méfie des porteurs d’uniforme, qu’ils soient Forces armées maliennes (FAMAs), terroristes, djihadistes ou bandits armés. La pauvreté touche fortement la population. La rencontre a recommandé la création d’une commission qui fera le plaidoyer auprès des autorités. Elle demandera le retour des déplacés. Elle œuvrera pour restaurer la confiance entre l’Administration et les citoyens. Ce travail favorisera le retour massif des déplacés Le maire de Youwarou, Bocari Amadou Bah, a salué les délégations des communes de Farimaké, Léré, Karéri et Youwarou. Le capitaine Amadou Diakité, chef du détachement militaire de Youwarou, a souligné que militaires et leaders communautaires partagent un même but. Ce but est de trouver une paix durable. Mohamed Aly Ag Toutta, au nom des communautés du Méma, a qualifié la journée d’historique. Il a indiqué que l’objectif commun est la paix, la cohésion sociale et le développement économique et culturel. Les cercles bénéficiaires sont Youwarou, Léré et Nampala. Il a exprimé un soutien total aux autorités de la transition. Il a salué l’engagement des FAMA pour la paix et la stabilité. Il a appelé à un dialogue franc qui doit identifier les défis comme les conflits fonciers, l’insécurité et le manque d’infrastructures. Le dialogue doit proposer des solutions avec l’appui des autorités et des techniciens. Il doit renouer la confiance entre les communautés. Il a rappelé que le Méma-Farimaké est un patrimoine commun. « Les ancêtres y ont vécu en harmonie. Il est du devoir de tous de préserver cet héritage »,a-t-il dit. Il a demandé aux autorités de renforcer la sécurité. Il a plaidé pour des mécanismes inclusifs pour désamorcer les tensions. Il a appelé à soutenir les projets communautaires pour la paix. M. Abdramane Coulibaly, représentant du préfet, a noté l’attachement des autorités aux idéaux du président de la Transition, le général Assimi Goïta. Rappelant le thème qui est la recherche de la paix, de la cohésion sociale et du développement du Méma-Farimaké, il a signalé que la zone est un lieu de pâturage important. « Elle accueille des milliers de troupeaux chaque année pendant les hautes eaux », a-t-il dit. Les autorités communales et administratives de Farimaké étaient présentes, tout comme les chefs de village et de fractions de Farimaké, Léré et Karéri. Les responsables locaux de Youwarou, notamment les chefs des services techniques, étaient présents. Les forces armées et de sécurité, les légitimités traditionnelles et les autorités coutumières y ont assisté. Les représentants des ONG, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), des conseils communaux de jeunesse, de la société civile, des syndicats, des ordres professionnels, des anciens combattants, des radios de proximité, de la presse et du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) ont egalement participé SC/OS/MD (AMAP)
Femmes chefs de famille : Elles incarnent la résilience au quotidien
Par Mariam A. TRAORE Bamako, 25 avr (AMAP) Elles s’appellent Mimi, Fifi ou Tou. Elles sont veuves, divorcées ou abandonnées. En l’absence d’un conjoint, elles portent seules le poids de leur famille. Dans un Mali confronté à une crise multidimensionnelle, sécuritaire, économique et sociale, elles se battent seules pour leur survie. Selon l’Institut national de la statistique (INSTAT), plus de 14 % des foyers maliens sont dirigés par des femmes. Derrière ce chiffre, se cache une réalité : veuvage précoce, divorces plus fréquents dans un contexte d’instabilité sociale ou encore abandon conjugal, parfois après une migration non aboutie. Dans les quartiers populaires de Bamako, comme dans les villages reculés de l’intérieur du pays, des milliers de femmes élèvent, seules, leurs enfants, les nourrissent, soignent, payent pour leur instruction et protègent leur famille avec des moyens dérisoires sinon inexistants. Loin des projecteurs, elles construisent pourtant des mécanismes de survie dignes d’admiration. Elles sont veuves, divorcées, abandonnées. Elles sont jeunes, mûres, analphabètes ou lettrées. Elles n’ont pas de statut officiel, pas de voix dans les hautes sphères, mais elles tiennent. Mieux, elles avancent. Dans un pays où les crises se succèdent et se superposent, où les ressources sont rares, où le tissu social s’effiloche, ces femmes ont décidé que leurs foyers ne s’écrouleraient pas. Pas tant qu’elles respirent. Parmi ces femmes, Mimi une veuve qui refuse la fatalité, la cinquantaine discrète, prépare des beignets chaque matin dans la cour d’une maison qu’elle partage avec deux autres familles. Elle a perdu son mari, il y a sept ans. Depuis, plus aucun revenu stable, mais quatre bouches à nourrir. Pourtant, elle n’a jamais mendié. Son secret ? Une discipline rigoureuse et un refus absolu de se poser en victime. Elle vend, elle troque, elle s’adapte. Un jour avec le sourire, un autre avec les larmes, mais toujours avec cette dignité qui ne s’achète pas. Mimi notre interlocutrice nous accueille avec un large sourire. Ces difficultés du moment ne lui ont pas enlevé son sourire contagieux. Assise autour d’une table où les beignets sont conservés dans une grande tasse, Mimi, avec espoir et soupir, indique que « chaque jour est un combat ». En effet, c’est avec ces petites ressources que notre interlocutrice prend en charge ces quatre enfants, dont le plus âgé a 15 ans et étudie au lycée cette année. REFUS DE LA MENDICITE – Notre « Mère courage », avec peu de moyens financiers, arrive à faire des grandes choses pour sa petite famille. Son défunt mari, un ouvrier, ne lui a laissé que des dettes impayées. « J’ai vite compris que, désormais, je ne dois compter que sur moi-même pour prendre en charge mes enfants. Et, depuis, je ne cesse de travailler pour cet objectif », nous lance-t-elle, la voix mélancolique. Pourtant le désespoir n’a jamais eu de prise sur cette battante. Pour mieux s’en sortir, Mimi ne manque pas de stratégie. « Je commence à 4h30 tous les jours sauf dimanche. Avec 3 500 Fcfa de bénéfice quotidien, je paie les frais d’école, le loyer et assure la popote ». Aussi, elle troque (échange de marchadises) son beignet contre de petites choses qu’elle peut prendre chez le boutiquier du coin. « Le deal est que chaque matin je lui donne 500 Fcfa de beignets. Avec ces montants cumulés, je préfère prendre de l’huile, de petits ingrédients dont il dispose pour la cuisson, du riz etc…», explique-t-elle. Très organisée et, surtout, rigoureuse avec ses finances, Mimi ne va chez le boutiquier que les jours où elle enregistre de la mévente, c’est donc, dit-elle, une sorte de petite économie pour elle. Ce bon plan lui permet de ne pas trop se soucier de ce qu’elle mettrait dans la marmite quotidiennement. Elle avoue : « je vis le jour au jour, impossible pour moi d’économiser. Mais avec ce que je gagne journalièrement, j’arrive à faire face aux dépenses de ma famille ». Mais non sans peine, car ce qu’elle redoute le plus c’est la prise en charge médicale de ces enfants. Il faut signaler peu de personnes, dans ce cas de figure, savent l’existence du Ramed (Régime d’assistance médicale destiné aux familles démunies) qui prend en charge ces cas spécifiques. Ceci reste difficile pour Mimi et, justement, c’est uniquement pour les cas de maladies que notre interlocutrice s’endette. Des dettes qu’elle se donne les moyens de rembourser pour honorer sa parole donnée. Ses astuces ? Acheter en gros pour réduire les coûts, fidéliser ses clients et, surtout, « ne rien gaspiller. » Malgré tout, Mimi garde le sourire : « Tant que mes enfants ne mendient pas, je suis riche à mes yeux ». VIVRE SEULE – Fifi est une divorcée qui se réinvente tous les jours. Elle est partie. Partie avant que les coups durs de la vie ne la brisent. Partie avant que ses enfants n’apprennent que l’amour peut faire peur. À peine trentenaire, elle a tout quitté pour recommencer dans un quartier périphérique, avec comme seuls bien une natte, une marmite et quelques foulards colorés. Aujourd’hui, elle tient un petit commerce de coiffure et de couture improvisé dans une ruelle animée. Elle n’a attendu l’aide de qui que ce soit. Elle a misé sur son ingéniosité à savoir coudre à la main, recycler, vendre à crédit. Chaque franc gagné est une victoire contre le silence qui enveloppe les femmes rejetées. Avec moins de 100 000 Fcfa de capital initial, elle a transformé un coin poussiéreux en espace coquet. Ses secrets : recycler les mèches, faire du troc avec des couturières du coin et proposer aussi des soins du visage faits maison avec des produits locaux. Aujourd’hui, Fifi emploie deux apprenties. Elle rêve d’ouvrir un vrai salon climatisé. « Être seule, n’est pas une malédiction. C’est une épreuve pour se révéler ». Comme notre première interlocutrice, elle prend en charge ses 2 enfants. « Si je devrais compter sur la pension alimentaire que mon ex-époux doit me verser je n’allais pas survivre avec mes enfants », indique-t-elle. Cet autre cas est révélateur. Tou a été
Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2025 : Le Mali lance le vaccin R21 pour enrayer la maladie
Bamako, 25 avr (AMAP) À l’approche de la 18ème Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme, prévue aujourd’hui 25 avril 2025, le Mali marque une étape historique avec l’introduction du vaccin antipaludique R21/Matrix-M dans son Programme élargi de vaccination (PEV), a annoncé le conseiller technique du ministère de la Santé et du Développement social, Hamadoun Aly Dicko, lors d’une conférence de presse, rapporte le Réseau de communication du ministère de la Santé et Développement Social dans un communiqué. « Le paludisme s’arrête avec nous : réinvestir, réimaginer, raviver », tel est le thème de cette édition, selon M. Dicko. « Ce thème nous alerte pour éliminer le paludisme d’ici 2030 », a-t-il déclaré, saluant la mobilisation des médias pour relayer les avancées dans la lutte contre cette maladie, au cours de cette conférence de presse organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et le Centre national d’immunisation (CNI), au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Bamako. Le vaccin R21, homologué par l’OMS et déjà adopté par 19 pays, affiche une efficacité de 75 %, selon le directeur du CNI, Dr Ibrahima Diarra. « Le Mali a acquis 927 800 doses via GAVI pour vacciner 600 000 enfants de 5 à 36 mois dans 19 districts sanitaires », a-t-il précisé, soulignant la gratuité du vaccin. Ces districts incluent Bafoulabé, Dioila, Sikasso, Mopti, et d’autres zones prioritaires. La directrice du PNLP, le médecin colonel Aïssata Koné, a dressé un constat alarmant : « En 2024, le Mali a enregistré 3 789 689 cas confirmés de paludisme, dont 1 129 793 cas graves et 1 638 décès », a-t-elle révélé, notant que les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes restent les plus vulnérables. « L’introduction du vaccin R21 dans le PEV renforcera notre lutte, surtout en saison pluvieuse, période de forte recrudescence », a-t-elle ajouté. Le représentant de l’OMS au Mali, Dr Patrick Kaboré, a réaffirmé le soutien de son organisation : « Nous sommes engagés à améliorer les indicateurs de santé au Mali, particulièrement dans la lutte contre le paludisme. » Les professeurs Abdoulaye Djimdé et Nafomon Sogoba, du Malaria Research and Training (MRTC), ont salué une « avancée scientifique majeure », fruit de 38 ans de recherche sur la protéine CSP. Une minute de silence a été observée en hommage au Pr Ogobara Doumbo, figure emblématique de la recherche antipaludique. Cette initiative, couplée à la célébration de la Journée Mondiale, vise à mobiliser les communautés et à consolider les efforts pour un Mali sans paludisme d’ici 2030. OS/MD (AMAP)
Formation sur les compétences transférées de l’État aux collectivités à Mandiakuy
Mandiakuy, 24 avr (AMAP) Un atelier de formation de deux jours sur les compétences transférées de l’État aux collectivités territoriales s’est tenu du mercredi 23 au jeudi 23 avril 2025 à Mandiakuy, organisé par l’Agence de développement régional (ADR) de Ségou et financé par l’ONG PRO-ARIDES. Cet événement a réuni des agents de la mairie, le coordinateur des chefs de village, des représentantes de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), des jeunes et des membres de la société civile. Selon le facilitateur, Ouwanou Paul Koné, l’objectif principal de ;taelier est de « renforcer les capacités des acteurs communaux sur les 21 compétences transférées par l’État, pour améliorer la qualité de la gouvernance locale. » Ces compétences, officialisées par décrets, couvrent des secteurs variés tels que la santé, l’hydraulique, l’éducation, l’agriculture, le commerce, la culture, ou encore la promotion de la femme. Le maire de la Commune rurale de Mandiakuy a ouvert l’atelier en souhaitant la bienvenue aux participants et en les exhortant à s’impliquer. « Accordez un grand intérêt à cette formation, elle est essentielle pour notre travail quotidien. », a-t=il dit. Les participants, à travers leur porte-parole, se sont dits « bien outillés » à l’issue des deux jours. Ils ont exprimé leur gratitude : « Nous remercions l’ADR et PRO-ARIDES pour cette initiative qui nous éclaire sur les responsabilités communales. » Le maire a souligné l’importance de la formation : « Ma communauté n’ignore plus l’existence des documents officialisant ces 21 compétences. Cela facilitera notre gestion quotidienne. » Il a réitéré ses remerciements aux organisateurs et à PRO-ARIDES avant de clore l’atelier, insistant sur son rôle clé pour une meilleure gouvernance locale. JD/OS/MD (AMAP)
Ségou : Inauguration du siège de la délégation territoriale des services du Médiateur de la République
Ségou, 24 avr (AMAP) La Délégation territoriale des services du Médiateur de la République à Ségou est désormais logé dans du neuf, situé au quartier Angoulême et inaugurée jeudi, par le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, a constaté l’AMAP sur place. D’un cout global de 219 millions de Fcfa (exactement 219 793 839 Fcfa), entièrement financé par le budget national, l’édifice érigé en R+1 allie architecture traditionnelle et moderne. Il est bâti sur une superficie de 25a 01ca, soit 2.501 m2 et comprend un bâtiment principal, un logement d’astreinte pour le Délégué territorial et une annexe. Il dispose également de salles de réunion de part et d’autre pouvant répondre à de nombreux besoins. Prenant la parole, le maire de la commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, s’est dit comblé de la réalisation de ce joyau architectural qui renforce l’éventail des infrastructures publiques dans sa commune, tout en contribuant à son développement socio-économique. Diarra a rappelé que depuis sa création, le Médiateur de la République s’est imposé comme un acteur clé du dialogue entre l’Administration et les citoyens. «Il œuvre sans relâche à rétablir la confiance, à corriger les injustices administratives, à apaiser les tensions et à faire entendre les voix parfois oubliées de notre société», a-t-il fait savoir. Pour le Médiateur de la République, ce bâtiment flambant neuf dans le quartier Angoulême, à proximité du quartier administratif et non loin du majestueux fleuve Niger, « constitue un acquis très important à partir duquel l’institution se donnera les moyens d’ancrer davantage son engagement à promouvoir, protéger et défendre les Droits humains à Ségou, en particulier, et sur l’ensemble du territoire national, en général. » « Il s’agit aussi d’améliorer les conditions de travail du personnel pour une bonne prise en charge des réclamations et des interpellations », a indiqué Mme Sanogo Aminata Mallé, avant d’ajouter que cette bâtisse ne fera que renforcer et consolider l’image des services de son institution auprès des citoyens et des services publics. Mme Sanogo Aminata Mallé a remercié le ministère de l’Économie et des Finances ainsi que les plus hautes autorités pour l’affectation au Médiateur de la République entre 2006 et 2009, de 7 parcelles de terrain, objet de titres fonciers. C’est dans un souci de rapprocher l’Administration des citoyens, que sa structure a institué le 1er juillet 2003, la politique de correspondants dans les Régions. « Cette politique en phase expérimentale a dans un premier temps concerné 3 Régions à savoir Kayes, Sikasso et Ségou », a-t-elle rappelé, tout en saluant les gouverneurs de ces Régions qui ont facilité l’installation des correspondants, en mettant gracieusement des bureaux à leur disposition pendant plusieurs années. « De cette expérimentation, des résultats positifs obtenus ont amené le Médiateur de la République à étendre cette politique à d’autres Régions », a révélé Mme Sanogo Aminata Mallé. Ainsi, en mars 2005, les correspondants de Koulikoro, Gao et Tombouctou après celui de Mopti ont été installés. « Avec leur installation, le nombre de réclamations enregistrées par le Médiateur de la République n’a cessé de croitre », a-t-elle précisé. Pendant longtemps, le service était assuré par un seul agent appelé correspondant du Médiateur de la République dans la Région. Par la suite, il a été érigé en Délégation régionale et locale suivant l’arrêté N°2012-001/MR du 24 avril 21012 fixant l’organisation et le fonctionnement des services du Médiateur de la République. À ce jour, l’institution de veille démocratique dispose de Délégations territoriales dans 7 Régions. Il s’agit de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et Tombouctou. La présentation du bâtiment, la coupure du ruban symbolique et la visite des locaux par les officiels ont constitué les temps forts de cette cérémonie d’inauguration. La cérémonie s’est tenue en présence du directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, du directeur général des marchés publics et des délégations de service public (DGMP-DSP), Soïbou Mariko, du président de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Pr Mamoudou Samassekou et de plusieurs autres personnalités. MS/MD (AMAP)
Mali : Contrôle strict des véhicules hors normes à Kouremalé pour préserver les routes nationales
Bamako, 24 avr (AMAP) Une mission conjointe des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Economie et des Finances, conduite par la ministre Madina Sissoko Dembélé, s’est rendue mercredi à Kouremalé, ville frontalière avec la Guinée, pour vérifier l’application de l’interdiction de circulation des véhicules gros porteurs hors normes et hors gabarit, en vigueur depuis le 1er avril 2025 indique un communiqué de Cellule Communication du ministère en charge des Transports. « Les avantages de cette interdiction sont considérables pour le Mali, tant pour le secteur des transports que pour l’économie nationale », a déclaré la ministre Madina Sissoko Dembélé lors d’une interview accordée à la presse à l’issue de la visite. Cette mesure, vise à préserver le patrimoine routier malien, dont l’entretien et la construction coûtent des milliards de Fcfa annuellement à l’État. La délégation, comprenant des membres du cabinet ministériel, le Directeur général des Transports, le Directeur général de la Douane, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) et le Directeur général adjoint des Routes, a constaté l’effectivité des contrôles. Des concertations avec les acteurs concernés se poursuivent pour résoudre les défis liés à l’application de la mesure. OS/MD (AMAP)
Kangaba : Caravane contre les mariages d’enfants et pour la scolarisation des filles
Kangaba, 24 avr (AMAP) Plan International Mali et l’ONG COFESFA ont organisé une caravane de sensibilisation, le 23 avril 2025, pendant la foire hebdomadaire de Kangaba , avec pour objectif de promouvoir l’abandon des mariages d’enfants et forcés ainsi que le maintien des filles à l’école, a constaté l’AMAP. Cette action s’inscrit dans le projet « Promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs des Jeunes ». Le projet couvre les cercles de Bougouni, Sélingué, Kati, Kangaba, Ouélessebougou et Siby. La caravane a présenté le projet aux autorités et leaders communautaires. Les décideurs ont été encouragés à respecter les droits des filles. Les leaders d’opinion ont été sensibilisés aux conséquences des mariages précoces. Les populations des marchés, gares et écoles ont été informées. Une lettre de plaidoyer a été remise au préfet de Kangaba. La lettre demande l’abandon des mariages d’enfants et forcés. Elle appelle à promouvoir la scolarisation des filles. L’âge du mariage à 18 ans est recommandé. Le premier adjoint au préfet, Drissa Konaré, prenant la parole a déclaré : « Le Mali a ratifié les textes sur les droits des enfants. Le gouvernement soutiendra ces droits, surtout ceux des filles. » La lettre sera transmise aux autorités compétentes. SD/OS/MD (AMAP)

