Une conférence débat pour promouvoir la langue et la culture songhoï

Bamako, 28 juin (AMAP) « Pour qu’une culture soit fertile il faut la langue. Et, notre combat c’est de transmettre aux jeunes générations nos savoirs endogènes », a dit le conférencier Alassane Amadou Maiga, à la 4ème édition de la Conférence-débat sur la culture songhoi », qui s’est déroulée, samedi, à l’Université Bazo de Sotuba avec objectif de mettre en valeur la culture songhoï, à travers la langue et son apprentissage. M. Maiga, un des intervenants sur les thèmes : « Quelle est l’origine des Songhoï ? », « Les Songhoï, qui sont-ils ? » et « Les Songhoï sont-ils en voie de disparition ? Quelles perspectives pour leur survie et leurs épanouissement effectif ? », a rappelé que cela fait quatre ans qu’ils organisent ce genre de conférence « pour sensibiliser les jeunes à apprendre et à écrire leur langue. » « Parce qu’une culture, c’est la langue. Quand la langue disparait, la société va disparaitre », a-t-il affirmé. Le Pr Abdoulaye Touré, qui a assisté à la conférence, parle de sa communauté, de ses origines, de sa culture, de sa langue, trouve l’exercice réconfortant de mettre en valeur la langue de sa communauté. « Je vois déjà ce que cela apporte à la communauté et je vois toute l’importance », a souligné le Pr Touré. Venue de Téra, une Région du Niger, pour cette conférence, Mme Bourahima Maimouna, invitée d’honneur, s’est dit beaucoup impressionnée par ces jeunes formés en langue didactique songhoï. « Il faut encourager nos enfants à apprendre à lire et à écrire en songhoï, maintenir notre culture et la transmettre à nos enfants », a-t-elle souligné. Et, salué les initiateurs pour l’organisation de cette belle journée « culturelle songhoï » La conférence avait comme parrain, Abass Diallo et marraine, Houreymatou Cissé. Celle-ci a expliqué que « c’est une manière pour nous de faire la promotion de la culture Songhoi. Comme le nous e savons déjà tous, le Songhoi ce n’est pas que le Mali, ça été un grand empire dans le temps et avec ce genre d’évènement, on a appris beaucoup sur la culture, la nourriture et sur l’origine de la culture songhoï. L’évènement est initié par le responsable de la Radio « La Voix du Nord », Hamadou Seydou Maiga. Les thèmes ont été exposés par des professeurs d’universités spécialisés dans l’histoire du Songhoï et des spécialistes du terroir songhoï, notamment, le Pr Amadou Diadié Sangho, traditionaliste et médiateur social, Dr Ahmed Ibrahim, ainsi qu’Alassane Amadou Maïga, ingénieur d’aviation à la retraite. Un des temps forts de l’évènement, a été la remise d’attestations de reconnaissance aux conférenciers, au parrain et à la marraine ainsi qu’à d’autres personnes pour leur soutien à la promotion de la culture songhoï.  Des attestations de formation initiale en langue songhoï ont été remis à 39 jeunes. ST/MD (AMAP)    

Plus de 80 villages sur les 182 du Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation en 2025

Youwarou 28 juin (AMAP) En 2025, 85 villages sur les 182 que compte le Cercle de Youwarou (Centre) sont à risque d’inondation, a appris l’AMAP sur place, lors de la session de plaidoyer sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation cette s‘est tenue le 28 juin dans la salle des conférences du cercle sous la présidence M. Abdramane Coulibaly, représentant du préfet, Les participants ont recommandé une communication de masse avec les radios de proximité sur la prévention et la gestion des risques liés à l’inondation, des rencontres régulières du comité local chargé de la gestion des crises et des catastrophes. Des difficultés et contraintes, selon les participants, peuvent surgir dans la collecte des données fiables, le manque de fonds pour le comité, la présence limitée des partenaires dans le cercle. Vingt participants issus de l’Administration, de la Société civile, des services techniques de l’Etat, des légitimités traditionnelles, des Forces armées de défense et de sécurité et des communicateurs de Youwarou ont pris part à cette session de plaidoyer. Au cours de cette séance de plaidoyer organisée par le service local du Développement social et de l’Economie solidaire de Youwarou sur financement de l’UNICEF, le chef dudit service, Oumar Maiga a fait un bref rappel des conséquences de l’inondation de 2024. Le sinistre a touché les sept Communes du cercle à savoir Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou. Il a causé des dégâts importants : près de 1 991 ménages pour 43 000 victimes, 3 000 hectares de cultures inondées, des dégâts sur le cheptel, la volaille, les boutiques, les stocks de céréales et sur divers équipements. M. Maiga, dans son exposé, énuméré les différents appuis enregistrés en 2024, entre autres, en Cash Transfert d’un montant de 36 895 000 Fcfa dont 36 045 000 Fcfa de l’ONG International rescue committee (IRC), Jeunesse de Youwarou-Ouro Dandé Déboye pour 500 000 Fcfa, La Jeunesse de Youwarou 250 000 Fcfa et le mois de la solidarité 100 000 Fcfa soit un total de 36 895 000 Fcfa pour 289 ménages bénéficiaires. En vivres, l’IRC, Base de Youwarou, a offert des coupons alimentaires à 126 victimes en mil ou riz, en viande ou poisson, en condiments divers. Le Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) a fourni 10 tonnes et 8 kilogrammes de riz, 10 tonnes et 8 kilogrammes de mil, 2 tonnes de sucre et 224 kilogrammes, 2224 litres d’huile, une tonne de sel et 112 kilogrammes. En matériels et ustensiles, le PRUBA a fait un appui en nattes, en moustiquaires, en kits scolaires, en tentes pour 1 112 personnes réparties dans 175 ménages et 2500 sacs vides offerts par un opérateur économique. D’autres appuis non quantifiés ont été également notés. SC/MD (AMAP)          

Bamako : Atelier pour renforcer la gouvernance foncière et urbaine par une application harmonisée des textes

Bamako, 28 juin (AMAP)  Un atelier d’échanges sur la pratique des textes régissant l’urbanisme, la construction, les domaines et le cadastre s’est ouvert, ce samedi, à la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) à Bamako, sous la présidence du ministre chargé de l’Urbanisme, Imirane Ibrahime Touré. « Cet atelier est un espace de vérité et de construction collective pour harmoniser l’interprétation des textes et améliorer la qualité des services offerts aux citoyens », a déclaré le directeur national de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamadou Ouologuem.   Organisé sur deux jours (28-29 juin 2025), la session vise à renforcer la synergie entre les services centraux, régionaux et subrégionaux pour une gouvernance foncière et urbaine plus cohérente. Les participants, incluant les directeurs régionaux, chefs de services et représentants syndicaux, partagent expériences et bonnes pratiques afin d’identifier les blocages dans l’application des textes réglementaires. « Nous constatons des interprétations divergentes et des in cohérences dans les procédures », a souligné M. Ouologuem, appelant à un cadre d’interprétation partagé. Le directeur général des Domaines et du Cadastre, Amadou Maïga, a mis en avant les réformes récentes, notamment l’adoption de la loi domaniale et foncière de 2024, qui consacre le Titre Foncier comme unique document d’attribution pour réduire les conflits fonciers. « La digitalisation, avec des outils comme MoDoNum et SITFI, accélère le traitement des dossiers et renforce la transparence », a-t-il ajouté, annonçant le lancement d’un portail web institutionnel à la clôture de l’atelier. Le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat des Domaines de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Ibrahime Toure, a insisté sur les priorités du gouvernement de la Transition, telles que l’immatriculation systématique des parcelles, la création de 429 hectares de réserves foncières pour des logements sociaux et l’achèvement de 2 780 logements. « Nous devons assumer notre rôle pour résoudre les problèmes fonciers et éviter les litiges inutiles devant les tribunaux », a-t-il affirmé, appelant à des solutions concrètes pour améliorer l’accès à la terre et au logement. L’atelier, financé par les budgets 2025 de la DNUH et de la Direction générale des Domaines et du Cadastre, se clôturera par un rapport proposant des recommandations pour une gestion foncière et urbaine plus efficace, de Kayes à Kidal. OS/MD (AMAP)

Forum de Mercy Corps : Tirer profit des bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique

Bamako, 27 juin (AMAP) Des participants venus de plusieurs localités d’intervention du projet « Mercy Corps », ont échangé, pendant trois jours (25, 26 et 27 juin), à Bamako, pour dégager des recommandations sur l’adaptation et la résilience au changement climatique, la mutualisation et l’harmonisation des approches ainsi que les efforts au sein d’une coalition nationale au bénéfice des communautés partenaires. Ces participants de Bamako, Koulikoro, Ségou, San, Koutiala ont recommandé, entre autres, de vulgariser les bonnes pratiques identifiées lors de ce forum, faire des restitutions au sein des différentes organisations et prendre en compte les bonnes pratiques lors de la formulation de nouveaux projets, sensibiliser et informer les jeunes à l’utilisation responsable des ressources naturelles. Lors de la clôture des travaux, vendredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la représentante du ministre chargé de la Promotion de la Femme, Mme Bocoum Aoua Guindo, a fait remarquer que les femmes représentent plus de 70% de la main d’œuvre agricole au Mali. « Elle portent une grande part de la production et du travail quotidien dans nos champs, nos marchés et nos familles. Pourtant, alors qu’elles constituent le pilier de notre sécurité alimentaire, moins de 10% d’entre elles ont un accès effectif à la terre, Ce qui freine leur pleine contribution au développement rural, mais aussi à la stabilité et à la paix dans nos communautés », a-t-elle fait remarquer. « La réduction de cette inégalité est, non seulement, une question de justice sociale mais, aussi, un lien central pour prévenir les conflits, renforcer la cohésion et favoriser un développement harmonieux », a averti Mme Bocoum. Elle a également trouvé que les conclusions de ces travaux « confortent dans la conviction que la résilience agricole ne peut se construire sans justice sociale, sans égalité d’opportunités pour les femmes et la jeunesse, sans promotion active de leur leadership. » « A travers les actions du Programme justice et stabilité au Sahel (JASS), grâce à la mobilisation des autorités locales, des commissions foncières et de tous les partenaires, nous voyons des progrès réels », a fait savoir Mme Bocoum Aoua Guindo. Parmi les partenaires, il y a le Royaume Uni dont le représentant de l’ambassadeur, Robert Elsworth, a souligné que le changement climatique est une menace réelle. « Nous repartirons avec des idées concrètes pour une solution durable », a-t-il dit. Ces trois jours ont été consacrés au thème : « Forum de partage de connaissance et bonnes pratiques de résilience et d’adaptation au changement climatique. » ST/MD (AMAP)

Sikasso : Journée internationale de la lutte contre la drogue, une grande quantité de drogues incinérée

Sikasso, 26 juin (AMAP) L’Office centrale des stupéfiants (OCS) de Sikasso (Sud) a procédé, le 26 juin dernier, à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les drogues, à l’incinération d’une importante quantité de drogues, d’une valeur de près de 260 millions de francs CFA, saisies dans la Région, a constaté l’AMAP. Les produits incinérés étaient composés de la cocaïne, du cannabis, du tramadol, du diazépam, du rivotril, de l’amphétamine, du rizzila, de la cigarette de contrefaçon, du mirage (serpent), de boissons frelatées et des produits pharmaceutiques contrefaits. Ces produits ont été saisis entre juillet 2022 et juin 2025. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, qui a présidé la cérémonie, s’est réjoui de l’incinération de cette importante quantité de drogue. Il a félicité l’initiative de l’OCS pour le travail realisé dans le cadre la lutte contre le fléau dans la région. « Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à la lutte contre le phénomène », a-t-il souligné. S’adressant à la jeunesse, M. Coulibaly l’a prévenu : « Tous ceux qui seront présentés devant la justice pour consommation de drogues feront face à la loi dans toute sa rigueur. » Cette incinération est une manière de montrer à la population le travail titanesque abattu par l’antenne de l’OCS de Sikasso. Ainsi, le chef de l’antenne OCS, le Lt-colonel Tourou Kanouté, a affirmé : « Les produits saisis au cours de nos enquêtes ont été incinérés au vu et au su de tout le monde (population et autorités). » « Ces produits ont été saisis à Sikasso et des localités voisines. Les personnes impliquées ont été arrêtées et mises à la disposition de la justice », a-t-il fait savoir. Le chef de l’antenne OCS de Sikasso a placé la Journée de la lutte contre la drogue sous le signe de la résilience contre ce mal au Mali. Selon lui, il faut intensifier la sensibilisation de la couche juvénile pour qu’elle puisse se retirer des activités liées à la drogue (vente, consommation…). Auparavant, le représentant du maire, Abdramane Sidibé, s’était réjoui de la tenue de l’activité dans sa Commune. Il a remercié l’équipe de OCS pour sa vigilance dans la saisie de ces produits. M. Sidibé a fait remarquer la recrudescence du phénomène. Toute chose qui, selon lui, a été démontré lors de recrutements dans l’Armée. Il a, enfin, appelé les parents et la jeunesse à redoubler de vigilance. Plusieurs autorités ont pris part à la cérémonie AD/MFD/MD (AMAP)

Une quantité importante de produits prohibés incinérés à Kita, lors de la Journée internationale de lutte contre les drogues

Kita, 26 juin (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kita (Ouest), Daouda Maiga, a présidé l’incinération de 8, 516 tonnes de drogues et produits prohibés, estimées à 130 613 200 de Fcfa, lors d’une cérémonie au village de Makodji, dans la Commune rurale de Bendougouba, à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, édition 2025, a constaté l’AMAP. Selon le Lt-colonel Ousmane Mamadou Sissoko, chef de l’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS) de Kita, à l’initiative de l’opération, les stupéfiants inclue de la cocaïne, du chanvre indien, de la Methamphetamine 900 g, des produits pharmaceutiques contrefaits et périmés et d’autres types de drogues, illustrant l’ampleur du trafic illicite à Kita. Ces produits destinés à la consommation et à la commercialisation ont été saisis par les services de contrôle de l’OCS de Kita de la douane, de l’agriculture, du service vétérinaire. Le Lt-colonel Ousmane Mamadou Sissoko a indiqué que les auteurs de ces infractions, au nombre de 57 interpellés, ont été tous présentées devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kita. Sur le site de l’incinération, le substitut du Procureur près le Tribunal de grande instance de Kita, Solo Fatogoma Ouattara, a appelé à « plus d’effort pour éviter à la jeunesse son péril car la nation a beaucoup besoin d’elle pour sa construction. « Le directeur régional de la Douane, Oumar Tangara, dont les services ont été d’un apport important dans les saisies, a abondé dans le même sens. Devant cette importante quantité, le président du Conseil régional de la jeunesse de Kita, Moussa N’Diaye, a qualifié les auteurs de « honte » et a appelé la couche juvénile « a soigner son image. » La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO). Mme Macalou Aissata Sacko, a aussi exprimé son « désarroi face à ce comportement de la génération actuelle qui se meurt avec la consommations » de toutes sortes de psychotropes . Pour le gouverneur Daouda Maiga, cette destruction de drogues à Makodji, dans la Commune de Bendougouba, à Kita, « constitue un pas important dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au Mali. »  « Elle démontre la détermination des autorités à renforcer les efforts pour sécuriser le pays et protéger ses citoyens contre les effets dévastateurs des drogues illicites », a-t-il ajouté. MF/MD (AMAP)              

Journée internationale de lutte contre les drogues :  Plusieurs tonnes de drogue d’une valeur de deux milliards de Fcfa incinérées à Dioila.

Dioila, 26 juin (AMAP)  L’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS) a, au cours de l’année 2024, réalisé a des saisies de plusieurs tonnes de produits stupéfiants et psychotropes prohibés, d’une valeur de deux milliards de Fcfa incinérés, jeudi, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. En une année de présence à Dioila, l’antenne régionale de OCS a détruit 02 ha de champ de cannabis, saisi 91 briques et 619 doses de skunks, 10,5 boules et 280 doses de kusch, 18 briques et 1 316 doses de chanvre indien, 1 051paquets de rizla, 82 564 comprimés de tramadol, 79 598 comprimés de diazépam, 21 320 comprimés d’éphédrine « 14 », 11 507 cachets de mirage communément appelés « serpent », 1 010 paquets de cigarettes de contrefaçon de marque « SIR », 01 appareil à chicha et 42 tonnes 873 kg de produits pharmaceutiques contrefaits retirés de la circulation. Le capitaine Soma Aboubacar Diarra, chef d’antenne de l’OCS a, au nom de sa hiérarchie, présenté la saisie au gouverneur, accompagné des religieux, des maires, les Forces de défense et de sécurité, la Société civile, les légitimités traditionnelles et les hommes de culture avant l’incinération. Le chef d’antenne a, par la suite, sollicité l’implication et la dénonciation des individus qui se livrent à cette activité malsaine. Quant au gouverneur de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, le Mali a besoin de tous ses jeunes enfants. Elle a. alors, invité « la jeunesse à mener une vie saine sans drogue. » Les chefs religieux, le procureur de la République auprès du Tribunal de Dioila, Sarafilou Coulibaly, le maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, tous ont invité les populations « à la vigilance » et  les jeunes à éviter la tentation « car la drogue n’a jamais été la solution à un souci. » La date du 26 juin 2025 célèbre la Journée Internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues dont le thème de la campagne mondiale cette année s’intitule : « L es faits sont là : Investissez dans la prévention » Elle a été mise á profil pour incinérer cette grande saisie afin de sensibiliser davantage la destination finale des produits sur laquelle des gens s’interrogeaient. Le thème national de l’édition 2025, « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali » est une vision éclairée des autorités du Mali. L’activité s’inscrit dans le cadre du respect de l’article 134 de la Loi sur les stupéfiants qui prévoit la destruction de toutes drogues ou produits prohibés saisis. DF/MD (AMAP)  

Le président Assimi Goïta a regagné Bamako ce vendredi matin

Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Bamako, 27 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, après six jours de visite officielle en Fédération de Russie, a regagné Bamako ce vendredi matin où son avion, a atterri à 9h05, à l’aéroport international Modibo KEITA Senou. Il a été accueilli à sa descente d’avion par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maiga, les présidents d’institutions et les membres du Gouvernement. La visite officielle a permis au président de la Transition d’avoir un tête-à-tête avec son homologue russe Vladimir Poutine. Les rencontres élargies ont permis d’approfondir les discussions sur les voies et moyens d’intensifier la coopération notamment sur le plan économique. Trois accords ont d’ores et déjà été signés sur place dans ce sens. Dans le cadre du renforcement de la coopération économique russo-malienne appelée à être vite hissée au niveau de partenariat militaire, le général d’Armée Assimi Goïta s’est rendu en République du Tatarstan, une composante de la Fédération de Russie. À Kazan, capitale tartare, il a visité des unités industrielles de fabrication d’hélicoptères de type Mi, de véhicules de transports militaires et civils. Le Mali entend tirer tout le bénéfice de l’expertise russe et tartare. Déjà le groupe tartare  Yadran est partenaire stratégique du Mali sur le projet de construction de la Raffinerie d’or. À l’issue de cette visite officielle, le chef de l’Etat s’est entretenu avec la presse nationale sur le bilan général de ce grand rendez-vous diplomatique entre le Mali et son partenaire stratégique russe. AS/MD (AMAP)

Journée internationale de lutte contre la drogue : Plus de 76 Tonnes de stupéfiants incinérées par l’OCS à Dio-Gare

Bamako, 26 juin (AMAP) L’Office central des stupéfiants (OCS) a procédé, jeudi, à l’incinération de plus 76 tonnes de produits stupéfiants à Dio-Gare, dans le Cercle de Kati, près de Bamako, a l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque année le 26 juin, a constaté l’AMAP. Selon le directeur général de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, « cette année, l’incinération porte sur une grande quantité estimée à plus de 128 tonnes saisies, du 27 juin 2024 à juin 2025, par les antennes OCS Bamako rive droite, gauche, la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CATT) ». S’y ajoutent les antennes régionales de Koulikoro, Dïoila, Sikasso, Kita, Douentza et celles de la Police, la Gendarmerie et la Douane nationales et du Conseil régional des ordres des pharmaciens. Pour le District de Bamako seul, a précisé le Colonel-major Keïta, l’opération porte sur 76, 605 tonnes de drogues. Les produits détruits, sont entre autres, de la cocaïne, du cannabis et ses dérivés (hachisch et skunch), des produits pharmaceutiques contrefaits, du crack, du Off d’héroïne, du tramadol, du Diazépam, du prototyde, de l’azote, ainsi que des appareils chicha et des goûts d’arôme. La valeur marchande est estimée à plusieurs dizaines de millards de Fcfa. Cette édition 2025 est placée sous le thème international : « Les faits sont là: Investissez dans la prévention ». Au plan national le thème s’intitule « Prévention et résilience communautaire : un rempart contre la drogue au Mali ». La cérémonie a été présidée par le directeur de l’OCS, le colonel-major Fousseyni Keïta, en présence de la représentante de l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Agaïcha Wallet Ahmadou, du maire de Dio, Daouda Kané, des représentants d’organisations de la société civile engagées dans la lutte contre le fléau. La célébration de cette journée est une occasion de sensibiliser la population mondiale sur les dangers liés à l’abus et au trafic illicite de drogues à travers des campagnes. Elle vise également à alerter le grand public sur les risques liés à la consommation de ces substances nocives afin de renforcer l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues. AT/MD (AMAP)

La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable

Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)