Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés
Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu à des machines, voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes. BM/KM (AMAP)
Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis
Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)
Sikasso : Le PRAPS 2 évalue ses réalisations dans la région
Sikasso, 2 juillet (AMAP) Le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel phase II (PRAPS 2) – Mali, sous la tutelle du ministère de l’élevage et de la pêche du Mali, a effectué, du 29 juin au 2 juillet, une mission de communication dans la région de Sikasso, a constaté l’AMAP. L’objectif de la mission est d’échanger avec ses bénéficiaires sur leurs expériences, les résultats, les progrès réalisés et les défis rencontrés, tout en les sensibilisant sur la pérennisation des acquis, La mission était dirigée par l’experte en communication du PRAPS 2-Mali, Mme Touré Maïmounatou Touré, accompagnée de son assistant Yaya Diarra, l’assistant suivi-évaluation du PRAPS 2 (Sikasso)Sekou Traoré, l’animatrice genre du projet à Sikasso Mme Diabaté Safiatou Coulibaly et plusieurs médias. La mission a concerné plusieurs sites d’infrastructures et d’aménagements pastoraux de Nièna, Mamabougou, Kaboïla et de la ville de Sikasso, pour un coût de réalisation des travaux est estimé à plus de 589 166 000F CFA. A travers cette mission, le PRAPS 2 –Mali voulait, entre autres, effectuer des visites sur les sites de réalisation de ses zones d’intervention et organiser des séances d’échanges et de sensibilisation avec les bénéficiaires. Il s’agissait aussi de collecter des témoignages et supports visuels sur les résultats et impacts du projets, assurer la couverture médiatique et la diffusion de toutes les étapes de la mission de terrain. A Nièna, première étape du périple, la mission a sillonné ses sites de réalisations. Du marché à bétail des petits ruminants en passant par celui des gros ruminants, des magasins de stockage d’aliment bétail jusqu’à l’aire d’abatage, la mission a, minutieusement, visité les coins et les recoins de ses réalisations. Là-bas, les bénéficiaires des infrastructures construites et réhabilitées à savoir les présidents des comités de gestion des deux marchés à bétail et celui de l’aire d’abattage de Nièna ont chacun exprimé leur joie et salué le geste du PRAPS 2 et son partenaire, la Banque mondiale. « Auparavant, les conditions n’étaient pas du tout favorables. Les pasteurs vendaient leurs bêtes à l’extérieur du marché. Grâce au PRAPS 2, nous avons de nouveaux marchés à bétail, un nouveau parking, des abreuvoirs… », a révélé le président du comité de gestion du marché à bétail des petits ruminants, Moussa Diallo. Il a ajouté qu’à présent leur marché est affluent car il est fréquenté par les clients provenant de plusieurs pays voisins à savoir le Sénégal, la Guinée, la Côte d’ivoire et la Gambie. Le 2ème adjoint au maire de la commune rurale de Nièna Mathieu Koné a pour sa part, remercié le PRAPS 2 pour ses nombreuses réalisations dans sa commune. La seconde étape de la mission a concerné la visite de l’étal de boucherie réhabilité au grand marché de Sikasso et la ferme agro-sylvo-pastorale de Mamadou Tangara à Mamabougou (un village situé à 6km de la ville de Sikasso). Ici également, la présidente du comité de gestion de l’étal de boucherie Mme Touré Rahamatou Bagayogo, le président de l’interprofession filière bétail-viande de Sikasso Chaka Sanogo et le propriétaire de la ferme (Mamadou Tangara) ne tarissaient pas d’éloge à l’endroit du projet. A la dernière étape, la mission a mis le cap sur la commune rurale de Kaboïla précisément le village de Nayérebougou (situé à 26 km de Sikasso). Là-bas, le PRAPS-2 Mali a réhabilité le Système d’hydraulique pastoral amélioré (SHPA). Là également, les bénéficiaires ont exprimé leur sentiment de joie et de satisfaction. La présidente du comité de gestion du SHPA, Aissata Togola, a remercié le PRAPS-2 Mali et ses partenaires avant de promettre qu’un bon usage sera fait du joyau. « Je suis très satisfaite du niveau de réalisation des nombreux sites d’infrastructures et aménagements pastoraux de la région de Sikasso. La réception provisoire de plus de 90% de ces réalisations a été faite et à 100% », a déclaré l’experte en communication du PRAPS 2-Mali Mme Touré Maïmounatou Touré. Elle a précisé que les sites choisis par le projet contribuent énormément à l’amélioration des conditions de vie des pasteurs et agropasteurs. Par ailleurs, elle a ajouté que les difficultés recensées seront remontées pour l’atteinte des objectifs à la fin du projet. « Le projet est déjà à mi-parcours, j’invite les bénéficiaires à faire un bon usage des infrastructures », a-t-elle conclu. Il faut noter que le PRAPS 2 a, entre autres, réalisé dans la région de Sikasso, la construction de trois parcs de vaccination dont un à Sokoura, un à Soroblé et un autre à Nayérebougou, la construction des clôtures des Unités de production et des Industries animales (UAPIA) de Nièna, N’Kouroula et Kignan ainsi que la construction/réhabilitation des postes vétérinaires de Kignan, Loulouni, Dandéresso, Hérémakono et Misséni. S’y ajoutent, la réhabilitation de la clôture du secteur vétérinaire de Kadiolo… Le projet a également soutenu la direction générale des Eaux et Forêts à conduire l’élaboration et l’actualisation de cinq conventions locales dans la région, a engagé le financement de sept sous projets à caractère innovants d’un montant total de 49 millions au profit des sociétés coopératives formelles de pasteurs et agropasteurs. En 2023, le PRAPS 2 Mali a aussi financé 180 activités génératrices de revenus au profit des femmes et des jeunes, pour un montant total de 45 millions de FCFA. Au cours de sa deuxième phase, il a renforcé la présence féminine dans les Comités de gestion (COGES) des infrastructures pastorales. À Sikasso, une dizaine de femmes occupent des postes clés dans la gestion des marchés à bétail, des aires d’abattage et des étals de boucherie. Des formations en leadership, gestion, médiation et lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ont été organisées, avec des séances de sensibilisation communautaire et de coaching individuel. Ces efforts ont permis d’atteindre un taux de participation féminine de plus de 13 % dans les COGES de la région. MFD/KM (AMAP)
Kayes : Un Couvre-feu de 30 jours « reconductible » instauré sur toute l’étendue de la région
Kayes, 2 juillet (AMAP) Le calme est revenu dans la Cité des rails après les attaques perpétrées dans certaines localités des Régions de Kayes et de Nioro par des individus armés non identifiés, a appris l’AMAP de source officielle. La même source précise qu’un couvre-feu de 30 jours a été instauré sur toute l’étendue du territoire de la région par le chef de l’exécutif régional, le Général de Brigade Moussa Soumaré, suite à ces attaques terroristes qui ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. L’article 1 de cette décision N°000524/GRK-CAB signée du Directeur de Cabinet du Gouverneur, Amadou Dicko est libellé ainsi : « Est institué sur toute l’étendue du territoire de la Région de Kayes, un couvre-feu de trente (30) jours, reconductible, allant du mardi 1er juillet au mercredi 30 juillet 2025 de 21 heures 00 à 06 heures 00 ». Selon l’article 2 de ce document, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transports à l’exception des véhicules et autres engins des services des Forces de Défense et de Sécurité et les Ambulances munies d’ordre de mission, demeure restreinte pendant cette période. Enfin, l’article 3 stipule que le Commandant de la Zone de Défense N°4, le Commandant de Région de la Gendarmerie, le Commandant de Région de la Garde Nationale, les Directeurs Régionaux de la Police Nationale et de la Protection Civile, sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution de la présente décision. BMS/KM (AMAP)
Mopti : Le ministre de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière sur le terrain
Mopti, 2 juillet (AMAP) Le ministre de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière, Mamou Da Daffé, accompagné de ses proches collaborateurs et les responsables des services rattachés de son département a bouclé dimanche 29 juin dernier une visite de terrain de 4 jours dans la région de Mopti, a constaté l’AMAP. Durant son séjour dans la Venise malienne, le ministre a présidé le jeudi 26 juin la cérémonie de lancement des activités de la semaine artistique et culturelle de la commune urbaine de Mopti, procédé au lancement officiel de l’assurance volontaire pour le secteur de la culture (AVOC) le vendredi 27 et le samedi 28 le projet « Siguida Nièta » avec son homologue de la réconciliation, le général de corps d’Armée Ismaël Wagué. Il a é également rencontré le personnel des services déconcentrés de son département que sont les directions régionales de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie et la culture. Le ministre Daffé a échangé avec ses services sur les trois grosses activités a eux conviées par les plus hautes autorités pendant cette année dédiée à la culture. Il s’agissait de parler de la responsabilité de ces directions par rapport à l’encadrement, au suivi et au soutien aux artisans et acteurs quant à leur enrôlement au niveau de l’assurance volontaire spéciale pour la culture (AVOC) ; d’échanger sur le nouveau projet « Siguida Nièta » une approche de redynamisation et de revitalisation culturelle de notre territoire à travers des initiatives locales en lien avec le patrimoine culturel. Les premiers bénéficiaires de ce projet ont reçu des chèques de 5 millions de francs attestant la volonté des pouvoirs publics de faire bouger les lignes malgré les conditions difficiles. Selon la délégation ministérielle, il s’agissait aussi de faire, à travers le chronogramme de mise en œuvre des phases locales et régionales, le point des préparatifs de la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 qui va célébrer et magnifié la diversité du Mali. Les directeurs régionaux ont à tour de rôle, fait l’état des lieux de leur secteur d’activité, mis l’accent sur les contraintes et formulé des recommandations fortes pour l’amélioration de la gouvernance dans le secteur de la culture. Tout comme l’AVOC, qui est un vaste chantier relevant de la volonté présidentielle dans la lettre de cadrage qui, dans son axe 4, indique clairement de travailler pour une couverture sanitaire et un système de solidarité nationale pour tous, le ministre Daffé soulignera que « Siguida Nièta » vise à assoir des projets innovants qui, non seulement vont préserver, conserver notre patrimoine et aider les acteurs à développer des initiatives locales soutenues pouvant renforcer leur résilience et leur émergence. Pour le Général de Brigade Daouda Dembélé, Gouverneur de la région, s’est dit satisfait de l’arrivée du ministre de la culture dans sa région, qui a permis aux cadres et aux populations de s’approprier de tout les contours des activités majeures initiées dans le cadre de l’année de la culture et des éclairages par rapport aux orientations des plus hautes autorités de notre pays. Le ministre de l’artisanat, de la culture, du tourisme et de l’industrie hôtelière Mamou Daffé et son homologue de la réconciliation le Général de corps d’Armée Ismaël Wagué ont co présidé le samedi 28 juin au terrain scolaire de Gangal la cérémonie de clôture de la semaine artistique et culturelle de la Commune urbaine de Mopti. DC/KM (AMAP)
Mali : Attaques simultanées dans plusieurs localités
Bamako, 1er juillet (AMAP) Tôt ce matin des groupes armés venus en grand nombre dans des véhicules Pick-up et sur des motos ont attaqué les deux rives de la ville de Kayes où ils ont brulé la résidence du Gouverneur, le commissariat de Kayes D’Ni et une banque de la place au marché, avant d’être anéantis par les forces de défense, a appris l’AMAP de sources concordantes. D’autres groupes ont opéré dans la zone de Bafoulabé notamment à Karaga, Sélinkégny où les forces obscurantistes ont attaqué une usine de Carreaux et une autre de ciment , en enlevant un chinois et un véhicule pick Up. D’autres attaques ont été menées à Nioro du Sahel, à Gogui, Sandaré (1ère région), Niono et Molodo dans la région de Ségou. Pour l’Instant aucun bilan n’est disponible. Aux dernières nouvelles, l’Armée contrôle la situation et procède à des ratissages. Nous y reviendrons dans nos prochaines publications. La Rédaction.
(URGENT) Bafoulabé : Présumée attaque terroriste
Bafoulabé, 1er juil (AMAP) Une trentaine d’hommes, lourdement armés, ont d’attaqué, mardi, aux environs de 6 heures, deux usines dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), selon une source locale. Par équipe de deux, ces individus, qui ont été vus par des habitants, dans le Cercle d’Oussoubidiangna, depuis plusieurs mois, s’en sont pris à l’Usine stones qui produit des carreaux, basée à Gouroundapé et l’usine Diamont Ciment de Gangonteri, toutes sur la Route nationale (RN) 22. respectivement à une vingtaine et une cinquantaine de km de la Commune rurale de Bafoulabé. Pour l’instant, on ne connait pas le bilan des attaques. BM/MD (AMAP)
Réunion du cadre d’échanges entre les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles au titre du deuxième trimestre 2025
Tenenkou, 1er juil (AMAP) Les représentants de l’Etat et les légitimités traditionnelles de Tenenkou, se sont rencontrés, lundi, au titre du deuxième trimestre 2025, pour se pencher sur les besoins, préoccupations et attentes des populations, a constaté l’AMAP sur place. L’objectif de cette rencontre était, aussi, d’informer les légitimités traditionnelles sur les grandes décisions ou actions portant sur la vie de la Nation prises par les autorités durant le deuxième trimestre 2025 et de formuler des recommandations. Le 2e adjoint au préfet du Cercle, le capitaine Boubacar Sissoko, qui a présidé la rencontre, dans la salle Weltaré de la Préfecture du Cercle de Tenenkou, a fait un tour d’horizon des principales décisions nationales prises au cours de ce deuxième trimestre 2025. Il s’est félicité « de la forte mobilisation des participants, » toute chose qui prouve à suffisance leur engagement à contribuer à l’amélioration de la situation des populations. ». Il leur a rappelé que ce cadre d’échanges est une occasion idéale de discussions, Les participants ont formulé plusieurs recommandations allant dans le sens de l’amélioration du cadre de vie des populations du cercle de Tenenkou. Parmi les décisions arrêtées, on relève, entre autres, l’organisation de la Biennale artistique et culturelle en décembre 2025 à Tombouctou (Nord), la suspension des activités des partis politiques, la dissolution des partis politiques, l’adoption d’un projet de loi autorisant la prorogation du mandat du président de la Transition à 5 ans à l’instar de ses pairs de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). L’audit des comptes des partis politiques par la Section des comptes de la Cour suprême, sans oublier la nomination du général de Brigade Daouda Dembélé comme gouverneur de la Région de Mopti, ont, aussi, été abordés. Le capitaine Boubacar Sissoko a invité les chefs de villages « à intensifier la sensibilisation sur ces sujets, dans leur localité afin de faire passer le bon message. » Des sujets d’intérêt local ont également été abordés. Il s’agit de l’embargo sur la localité de Diafarabé, le problème du réseau Orange, la panne des deux groupes électrogènes de la centrale d’Energie du mali (EDM) à Tenenkou . Des préoccupations portant sur la sécurité la santé, l’éducation, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau et le désenclavement ont été ,egalement, passées au crible. Le représentant du chef de l’exécutif local a donné des gages et a assuré les populations, sur toutes ces préoccupations, « de la détermination de l’Administration et des dispositions prises afin de trouver des solutions rapides et un retour à la normale. » En retour les légitimités traditionnelles ont fortement apprécié cet exercice d’explication et se sont engagées « à soutenir et accompagner les actions des autorités de la Transition. » Ont également pris part à cette rencontre, le secrétaire général de la mairie représentant le maire de la Commune urbaine, les chefs de villages du cercle ou leurs représentants, les représentants des services techniques, des Forces de défense et de sécurité (FDS), notamment la Garde, la Gendarmerie et le détachement militaire ainsi que les représentants des organisations de la Société civile. Le deuxième adjoint au préfet leur a assuré que « l’Administration restera toujours aux côtés des populations du cercle de Tenenkou », avant d’inviter les légitimités traditionnelles à s’impliquer davantage pour relever les défis de l’heure. Dans son intervention de clôture, le deuxième adjoint au préfet du cercle s’est félicité de la qualité et du ton qui ont animé ces échanges avant d’inviter les légitimités traditionnelles à continuer « à soutenir les autorités de la transition ainsi que les Famas dans leur lutte pour la sauvegarde de l’intégrité du territoire national. » AS/MD (AMAP)
Agence de développement régional de Bamako : 7,33 % de baisse du budget prévisionnel 2025 par rapport à l’année dernière
Bamako, 24 juin (AMAP) Le président de la délégation spéciale de la mairie du district de Bamako, Balla Traoré, a présidé ce lundi, la 12ᵉ session du Conseil d’administration de l’Agence de développement régional (ADR) de Bamako dont le budget prévisionnel 2025 enregistre une baisse de 7,33 %, par rapport à 2024, a constaté l’AMAP. Selon le président de l’ADR, Hamadou B. Yalcouyé, « l’année 2024, marquée par un contexte difficile lié à une économie de guerre et à une raréfaction des ressources publiques, a mis à l’épreuve la capacité de l’agence à produire de l’impact avec des moyens limités. » Il a déclaré que l’équipe, « composée d’agents sous contrat de performance, a redoublé d’efforts pour répondre aux attentes croissantes des collectivités. » « Cela s’est traduit par un taux de réalisation de 64,28 % des activités planifiées et une performance globale portée à 85 % grâce à la prise en charge de 146 sollicitations des collectivités et de 12 assistances techniques spécifiques », a indiqué M. Yalcouyé. Il a, aussi, précisé que le taux d’exécution du budget s’élève à 46,92 %, en dépit de la perception tardive d’un tiers de la première tranche du budget de fonctionnement, intervenue seulement en octobre 2024. Pour 2025, l’agence prévoit de poursuivre sur cette lancée. « Le budget prévisionnel enregistre une légère baisse, mais cela ne doit en aucun cas limiter notre engagement », a conclu Hamadou B. Yalcouyé. « En cette année 2025, nous franchissons une nouvelle étape dans notre ambition commune de faire du district de Bamako un territoire résilient, moderne et inclusif » a affirmé le président de la Délégation spéciale de la mairie, Balla Traoré. Il a rappelé que l’ADR de Bamako, en tant que bras technique des collectivités territoriales, place l’année 2025 sous le signe de l’accompagnement de proximité, de l’innovation face aux défis climatiques, de l’assainissement, de l’embellissement urbain et de l’intégration de la transition numérique. Enfin, il a rassuré les participants que « les interventions continueront d’être guidées par les priorités des décideurs du District, chacun dans son domaine de compétence et de territoire. » MMD/MD (AMAP)
Une conférence débat pour promouvoir la langue et la culture songhoï
Bamako, 28 juin (AMAP) « Pour qu’une culture soit fertile il faut la langue. Et, notre combat c’est de transmettre aux jeunes générations nos savoirs endogènes », a dit le conférencier Alassane Amadou Maiga, à la 4ème édition de la Conférence-débat sur la culture songhoi », qui s’est déroulée, samedi, à l’Université Bazo de Sotuba avec objectif de mettre en valeur la culture songhoï, à travers la langue et son apprentissage. M. Maiga, un des intervenants sur les thèmes : « Quelle est l’origine des Songhoï ? », « Les Songhoï, qui sont-ils ? » et « Les Songhoï sont-ils en voie de disparition ? Quelles perspectives pour leur survie et leurs épanouissement effectif ? », a rappelé que cela fait quatre ans qu’ils organisent ce genre de conférence « pour sensibiliser les jeunes à apprendre et à écrire leur langue. » « Parce qu’une culture, c’est la langue. Quand la langue disparait, la société va disparaitre », a-t-il affirmé. Le Pr Abdoulaye Touré, qui a assisté à la conférence, parle de sa communauté, de ses origines, de sa culture, de sa langue, trouve l’exercice réconfortant de mettre en valeur la langue de sa communauté. « Je vois déjà ce que cela apporte à la communauté et je vois toute l’importance », a souligné le Pr Touré. Venue de Téra, une Région du Niger, pour cette conférence, Mme Bourahima Maimouna, invitée d’honneur, s’est dit beaucoup impressionnée par ces jeunes formés en langue didactique songhoï. « Il faut encourager nos enfants à apprendre à lire et à écrire en songhoï, maintenir notre culture et la transmettre à nos enfants », a-t-elle souligné. Et, salué les initiateurs pour l’organisation de cette belle journée « culturelle songhoï » La conférence avait comme parrain, Abass Diallo et marraine, Houreymatou Cissé. Celle-ci a expliqué que « c’est une manière pour nous de faire la promotion de la culture Songhoi. Comme le nous e savons déjà tous, le Songhoi ce n’est pas que le Mali, ça été un grand empire dans le temps et avec ce genre d’évènement, on a appris beaucoup sur la culture, la nourriture et sur l’origine de la culture songhoï. L’évènement est initié par le responsable de la Radio « La Voix du Nord », Hamadou Seydou Maiga. Les thèmes ont été exposés par des professeurs d’universités spécialisés dans l’histoire du Songhoï et des spécialistes du terroir songhoï, notamment, le Pr Amadou Diadié Sangho, traditionaliste et médiateur social, Dr Ahmed Ibrahim, ainsi qu’Alassane Amadou Maïga, ingénieur d’aviation à la retraite. Un des temps forts de l’évènement, a été la remise d’attestations de reconnaissance aux conférenciers, au parrain et à la marraine ainsi qu’à d’autres personnes pour leur soutien à la promotion de la culture songhoï. Des attestations de formation initiale en langue songhoï ont été remis à 39 jeunes. ST/MD (AMAP)

