Invasion acridienne : la FAO alerte l’Afrique du Nord-Ouest à agir
Bamako, 03 mai (AMAP) L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle les pays d’Afrique du Nord-Ouest à intensifier la surveillance et à prendre des mesures urgentes face à l’arrivée de groupes de criquets pèlerins, menaçant les cultures et les pâturages en pleine saison de reproduction printanière, indique un communiqué de l’organisation onusienne. « Les conditions écologiques favorables, marquées par des pluies hivernales et printanières, ont conduit à des infestations bien plus importantes que d’habitude », alerte Cyril Piou, responsable de la surveillance et de la prévision acridienne à la FAO. Depuis février, l’activité acridienne s’intensifie en Algérie centrale, dans l’Ouest de la Libye, le Sud de la Tunisie et au Maroc, avec des criquets migrant depuis le Sud de l’Algérie, le Nord du Mali, le Niger et le Tchad. Au Mali, la situation reste sous contrôle pour l’instant. « La situation actuelle du criquet pèlerin est calme, et nous ne nous attendons à aucun développement immédiat en raison de la saison sèche », explique Dr Sory Cissé, directeur du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin. Toutefois, il ajoute : « Un plan de prévention et un plan d’urgence sont déjà élaborés, et nous préparons la riposte en cas d’arrivée d’essaims pendant la campagne agricole. » La FAO classe la région occidentale en « vigilance accrue », soulignant le risque de formation de petits essaims d’ici mai-juin. « Sans intervention, ces essaims pourraient dévaster les cultures et les pâturages », prévient Cyril Piou, rappelant qu’un kilomètre carré d’essaim peut consommer en une journée l’équivalent alimentaire de 35 000 personnes. Pour contrer la menace, la FAO recommande des relevés terrestres intensifs dans les zones de reproduction, du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara algérien, en passant par la Tunisie et la Libye. Grâce à son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et à la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’organisation fournit un soutien technique et des mises à jour en temps réel. Les opérations de lutte menées en Afrique du Nord, notamment au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye, ont permis de traiter des milliers d’hectares depuis avril. « Si ces efforts se maintiennent, les arrivées d’essaims au Mali avec les pluies estivales seront insignifiantes », assure Dr Cissé. La FAO insiste cependant sur l’importance d’une détection précoce et d’une réponse rapide pour éviter une crise régionale plus large. OS/MD (AMAP)
Fête de Tabaski : Les ministres malien et sénégalais chargés de l’Elevage préparent l’approvisionnement du Sénégal, estimé à 250 000 moutons
Bamako, 02 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a eu une séance de travail, vendredi matin, 02 mai 2025, avec le ministre secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan du Sénégal, Alpha Ba, pour préparer l’approvisionnement du Sénégal, globalement estimé à 250 000, à l’occasion de la fête de Tabaski et dont le Mali fournira la moitié. Cette visite « témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, notamment, en moutons de Tabaski. J’assure de l’entière disponibilité du Mali à vous offrir des parts importantes du bétail malien dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, basé sur les trois principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix souverains du Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien », a déclaré Youba Ba. « La réussite de l’opération Tabaski Mali-Sénégal nous tient particulièrement à cœur, car c’est le même peuple, la même culture et nous partageons le même espace géographique et les mêmes défis », a également dit le ministre malien. Il a salué la mise en œuvre efficace de l’accord zoo-sanitaire et l’accord règlementant la transhumance entre son pays et le Sénégal. Il a ajouté que « les cadres de concertation créés à cet effet ont beaucoup contribué au maintien d’un climat serein et paisible de la transhumance entre nos États. » Avant de souligner qu’au regard de l’engagement des éleveurs maliens à fournir des moutons de qualité aux populations sénégalaises pour la fête de Tabaski, il « ne doute point des dispositions idoines que les autorités sénégalaises feront prendre pour mettre leurs frères maliens dans les meilleures conditions de vente des animaux. » « Comme à l’accoutumée, le Mali fournit ,chaque année, à différents pays des moutons pour la fête de Tabaski, notamment, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire en grande partie. Cette année, comme en 2024, le gouvernement sénégalais a dépêché une délégation ministérielle pour demander l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la fête de Tabaski », a rappelé le président de l’Inter-profession de la filière bétail-viande au Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo. « Cette année, le besoin s’élève à 250 000 têtes de moutons. Sachant que nous sommes parmi les premiers producteurs de la sous-région et le Mali est disposé à fournir le Sénégal 50% de leur besoin, c’est-à-dire environ 125 000 têtes de moutons », a-t-il précisé. Il a exprimé des préoccupations liées à la sécurité, l’approvisionnement en eau et en nourriture pour les animaux et, surtout, les conditions d’hébergement des acteurs. Si celles-ci ont été prises dans la capitale sénégalaise, l’année dernière, par les autorités sénégalaises, il y a quelques soucis que les marchands en bétails éprouvent dans les régions. M. Diallo a souligné à la délégation sénégalaise ces difficultés et d’autres, notamment « de rapatriement du bétail invendu qui constitue souvent un manque à gagner pour les marchands maliens. » A l’issue des échanges, le ministre secrétaire d’État sénégalais aux coopératives et à l’encadrement paysan a donné l’assurance d’« une solution idoine aux difficultés » soulevées par la partie malienne. Il a précisé que l’objet de sa visite est « de partager avec le Mali l’ensemble des dispositions prises par les autorités (de son pays) pour une bonne préparation de l’approvisionnement de la population sénégalaise en moutons de Tabaski. » Il a rappelé que pour la tabaski 2024, le besoin du marché au Sénégal était estimé à 81 000 têtes et les importations à partir du Mali ont contribué à couvrir cette demande. Il a indiqué que pour la Tabaski de cette année, les besoins d’importations du Sénégal sont estimés à 804 000 têtes dont 260 000 pour la capitale Dakar. Il a fait savoir que le chef du gouvernement du Sénégal a instruit l’ensemble des ministères concernés pour assurer de bonnes conditions d’accueil aux opérateurs maliens. ST/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Visite de l’ambassadrice des États-Unis au CSRef
Ouélessébougou, 1er mai (AMAP) L’ambassadrice des États-Unis d’Amérique au Mali, Mme Rachna Korhonen, accompagnée d’une délégation, a rendu une visite, jeudi 1er mai 2025, à l’équipe d’ophtalmologues américains, au Mali pour la campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits des maladies de l’œil, de l’ONG américaine Utah Alliance, en cours depuis le début de la semaine. La diplomate américaine est venue s’enquérir de l’état d’avancement des opérations de soins et de chirurgie gratuits assurées par des compatriotes et s’imprégner de leurs conditions de travail. Elle s’est réjouie du bilan de la campagne de la mission médicale. Au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou, où opère l’équipe médicale américaine, Mme Korhonen a été accueilli par les autorités administratives, communales et le personnel du centre. Après les salutations d’usage aux autorités locales, la diplomate s’est, tout d’abord, rendue à l’Unité d’ophtalmologie où elle a pu constater le travail de l’équipe sur place, dirigée par Michael Clayton. Le médecin a fait à ses visiteurs le bilan des soins déjà prodigués au cours de la campagne. La représentante américaine s’est félicitée de la présence de mission médicale de son pays au Mali, plus particulièrement de l’équipe chargée de la prise en charge gratuite de maladies de l’œil de personnes vulnérables, tout en saluant « l’implication et la mobilisation des autorités locales et les responsables du CSRef pour la réussite de cette activité. » Pour sa part, le préfet du Cercle, Moussa Sagara, a salué la visite de la diplomate qui rentre dans le cadre de la bonne coopération, entre le Mali et les États-Unis d’Amérique, à travers l’ONG Utah Alliance. Il a, ensuite, dit sa « gratitude envers les ophtalmologues américains, pour leurs efforts consentis, depuis des années, en faveur des populations du Cercle de Ouélessébougou. » Il les a assurés de l’accompagnement de l’administration locale. La délégation s’est successivement rendue dans toutes les unités du centre, visité les malades et s’est imprégné des conditions de travail du personnel. AC/MD (AMAP)
La concertation sur la relecture de la Charte des partis politiques dit oui à la dissolution de tous les partis politiques
Bamako, 30 avr (AMAP) La phase nationale de la concertation des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’extérieur sur la relecture de la Charte des partis politique a recommandé, mardi, la dissolution de tous les partis politiques, a constaté l’AMAP. Au terme de deux jours de travaux, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les participants, elles ont également proposé le durcissement des conditions de création de partis politiques à travers une série de mesures allant de la fixation d’une caution de 100 millions de Fcfa pour la création d’un parti politique, à la limitation d’âge à 25 ans au moins et 75 ans au plus pour être dirigeant d’un parti politique. Les partis doivent aussi avoir une représentation significative au niveau des régions et des cercles, ainsi que dans le District de Bamako. « Les Forces vives de la Nation » ont, aussi, demandé l’installation du Général d’armée Assimi Goïta comme Président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025. Les participants ont planché sur la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement, la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’opposition ainsi que le nomadisme politique en cours de mandat. Ainsi, des propositions, des reformulations et des recommandations ont été formulées pour le renouveau de l’arène politique dans notre pays. Au terme des débats autour de la première thématique (réduction du nombre des partis politiques), les participants ont, également, recommandé l’instauration de « plus de rigueur dans le fonctionnement » des formations politiques. Ainsi, les chefs de village, de fractions ou de quartiers, les leaders religieux ne doivent plus, de l’avis du groupe thématique, participer aux campagnes électorales. Cette recommandation est aussi valable pour les organisations de la société civile. S’agissant de la deuxième thématique, les forces vives de la Nation ont recommandé de supprimer le statut de chef de file de l’opposition. Et la troisième, interdit purement et simplement le nomadisme politique. Dans le volet de la recommandation sur un mandat de cinq ans renouvelable, à partir de 2025, à un « président de la République », à l’instar de ses pairs de l’AES, les participants l’ont justifié par le fait de « donner le temps qu’il faut aux dirigeants actuels de continuer la gestion de l’État, maintenir les organes actuels et de suspendre toutes questions électorales jusqu’à la pacification du pays. » Il s’agit, également, de faire l’audit du fichier électoral par une structure indépendante après la dissolution des partis politiques, de soumettre une demande d’autorisation de manifestation au représentant de l’État avant toute activité de manifestation, d’interdire les alliances contre nature dans la Charte des partis. De même, ils ont proposé l’augmentation du montant de la caution pour l’élection du président de la République à 250 000 000 Fcfa ou de la monnaie en vigueur et l’instauration d’un scrutin à un seul tour. Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie de clôture, a salué l’engagement et la détermination des Maliens à la réussite de cette concertation. Le général de division Abdoulaye Maïga a rappelé la lettre de cadrage du Chef de l’État, le Général d’armée, Assimi Goïta. Selon lui, la relecture de la Charte des partis politiques fait partie d’un paquet de projets de textes légitilatifs devant contribuer à l’application de la Constitution, promulguée le 22 juillet 2023. « La concertation a abouti à des recommandations claires et précises permettant au pays d’avancer et de tourner des pages obscures qui ont conduit à l’effondrement du Mali », a souligné le Premier ministre. La cérémonie s’est déroulée en présence des membres du gouvernement dont le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré. NK/MD (AMAP)
Mali : Lancement de l’opération « Dougoukoloko » pour rétablir la souveraineté nationale
Bamako, 30 avr (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, a institué, par décret l’opération militaire « Dougoukoloko » qui vise à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire malien, en s’appuyant « sur les Forces armées et de sécurité pour garantir un environnement stable et répondre aux aspirations du peuple malien. » « L’opération ‘Dougoukoloko’ a pour ambition de réaffirmer la souveraineté de l’État, d’éradiquer les menaces terroristes et criminelles et d’assurer la libre circulation ainsi que la protection des personnes et de leurs biens », indique le décret présidentiel n°2025-0268/PT-RM du 25 avril 2025. L’objectif final est un Mali sécurisé, avec une administration publique performante et une cohésion sociale restaurée. L’opération couvre l’intégralité du territoire national, divisé en trois théâtres d’opérations : (Théâtre Est (Gao, Ménaka, Kidal), avec un poste de commandement interarmées (PCIAT) à Gao ; Théâtre Centre (Ségou, San, Mopti, Bandiagara, Douentza, Tombouctou, Taoudenni), basé à Sévaré, Théâtre Sud (Kayes, Kita, Nioro, Koulikoro, Nara, Dioïla, Sikasso, Bougouni, Koutiala), localisé à Sénou. Le chef d’État-major général des Armées, désigné commandant de l’opération, aura la charge de coordonner les actions et de proposer les moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs. Les commandants de théâtre, nommés par décret présidentiel, « disposeront d’une autorité étendue sur les forces engagées et pourront prendre des mesures comme des restrictions de circulation ou des opérations de bouclage et de fouille. » Ils collaboreront avec les représentants de l’État pour assurer la sécurité et la défense civile. L’opération « Dougoukoloko » s’inscrit, également, dans une dynamique de coopération transfrontalière, régionale et internationale. Elle bénéficie du soutien des autres ministères, coordonné par le ministre chargé des Forces armées. Ce décret abroge l’opération « Maliko », instituée en 2020, et marque une nouvelle étape dans la lutte pour la stabilisation du Mali. MMD/MD (AMAP)
Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes : Geste d’apaisement du Directeur régional de la police
Kayes, 29 avr (AMAP) La Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes a ordonné la reprise des cours mercredi 30 avril 2025 au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK) et dans d’autres établissements scolaires de la Cité des rails, après les excuses, la veille, du Directeur régional de la police, Issa Traoré domt le service est accusé de « violation du domaine scolaire. » Cette synergie qui regroupe le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivité (SYPESCO), le Syndicat national des enseignants du Mali (SYNEM), le Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat libre de l’enseignement fondamental (SYLBEF )et le Syndicat national des enseignants secondaire de l’état et des collectivités (SYNESEC), avait invité mardi ses militants à une Assemblée générale (AG) dans l’enceinte du LDKK pour parler de la « violation du domaine scolaire par la police ». Les deux lycées publics de la ville (Lycée Dougoukolo Konaré et Lycée de Kayes N’Di) sont secoués par des histoires de violences perpétrées par des individus incontrôlés. Le cas le plus récent est survenu au LDKK, qui compte plus de 3 000 élèves et est situé sur la rive gauche du fleuve Sénégal, celui de Kayes N’Di étant sur la rive droite de ce cours d’eau qui divise la ville de Kayes en deux (Kayes-ba et Kayes N’Di). \ « L’incident qui nous a réuni ce matin, s’est déroulé samedi 19 avril 2025, aux environs de 17 heures. Un individu armé s’est introduit dans l’enceinte du lycée, à l’étage. Le gardien, ayant constaté qu’après 30 minutes, personne n’est ressortie, s’est rendu sur les lieux pour voir ce qui s’est passé. A sa grande surprise, il a trouvé les deux malfrats. Il a réagi et s’est retrouvé sous leur contrôle », raconte Bakary Sissoko, professeur de français au Lycée Dougoukolo Konaré, également secrétaire général de la SYPRESCO. Le gardien a fait savoir aux inconnus que de telles actions ne doivent pas se dérouler dans une école. Ne se limitant pas à cette remontrance, il a invité les assaillants à sortir. « La personne a réagi violemment, en insultant le gardien. Elle a porté un coup au cou de sa victime, qui est tombée. N’eut été l’intervention des personnes présentes, l’incident aurait pris une tournure dramatique », souligne le leader syndical. Entre-temps, les gardiens ont confisqué la moto de l’intéressé pour la mettre à la disposition de l’administration scolaire. Ainsi, ils envisageaient d’entamer les négociations avec les assaillants afin de situer les responsabilités si ces derniers revenaient le lendemain. A la grande surprise des travailleurs du Lycée Dougoukolo Konaré, la personne qui a violé l’espace scolaire est allée porter plainte contre le gardien au Commissariat spécial de police. Alors qu’auparavant, la victime s’était rendue au niveau de la gendarmerie pour porter plainte contre son agresseur. « Sans chercher à comprendre le fond de l’histoire, les policiers (deux) sont venus, dans un pick-up, pour interpeller le gardien dans l’enceinte du lycée. Ce qui constitue une violation du domaine scolaire », déclare Bakary Sissoko du SYPESCO. Selon lui, le syndicat a suivi l’affaire jusqu’au niveau du parquet où il y a eu un non-lieu. « Pour nous, même si l’action judiciaire est terminée, il faut que le syndicat engage d’autres actions pour éviter que de telles choses ne se répètent », souligne-t-il. De ce fait, la branche syndicale de la Synergie a rencontré le proviseur du LDKK, le Comité de gestion scolaire (CGS). Ensuite, elle a convoqué une AG pour manifester son mécontentement et décréter un arrêt de travail de 48 heures qui a été bien suivi. Apparemment, ces actions n’ont pas porté les fruits escomptés. C’est pourquoi, le syndicat a déposé des lettres à l’administration scolaire, avec ampliation à la Mairie, l’Académie d’enseignement et le gouvernorat. Malheureusement, les syndicalistes déplorent le fait que ces lettres soient restées sans effet. « Mais quand la Synergie a pris l’affaire en main, on a mis une note sur les réseaux sociaux pour dire qu’il y aura une Assemblée générale, suivie d’un arrêt de travail. Les autorités scolaires, inquiétées d’une éventuelle grève, se sont précipitées pour nous rencontrer à l’Académie d’enseignement de Kayes pour éviter ce mouvement », explique le secrétaire général du SYPESCO. Soucieuse de maintenir la quiétude à l’école à moins d’un mois des examens de fin d’année, les autorités ont invité la Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes à des pourparlers au gouvernorat. « Le gouverneur a fait savoir qu’il va prendre le dossier en main et nous a demandé d’œuvrer dans le sens de l’apaisement. Ce qui relève du ressort de l’Assemblée générale, notre instance de prise de décision », lâche Bakary Sissoko, à l’issue de l’AG de mardi. Selon lui, le chef de l’exécutif régional avait prévu une réunion du Conseil régional de sécurité pour donner « des instructions fermes » au Directeur régional de la police par rapport à la violation du domaine scolaire. La Synergie des syndicats signataires de l’éducation du 15 Octobre 2016 de la Région de Kayes avait donné ces informations à sa base. Certains enseignants avaient pris la parole pour demander le départ du Commissaire chargé des enquêtes et de ses éléments du Commissariat spécial de police de Kayes. Les enseignants s’étaient indignés du fait qu’on leur avait suggéré de transférer l’affaire à la police, même si la ville est de son ressort. Mais, l’assemblée a vite pris fin quand un orateur a, sous le coup de l’émotion, demandé aux enseignants de reprendre les cours dès le lendemain, sans attendre les recommandations et la décision finale, créant du coup un sentiment de frustration chez certains participants qui avaient commencé à vider les lieux. Les syndicats avaient envisagé d’accorder un temps au gouverneur pour la gestion de leurs doléances. Les choses sont allées plus vite que prévues. En optant pour l’apaisement, le Directeur régional de la police s’est rendu dans l’établissement scolaire, juste après l’AG, pour présenter ses excuses au nom de ses éléments. Un geste qui a été fortement salué par les syndicalistes qui
Kayes : Débrayage des cours dans certains établissements scolaires
Kayes, 29 avr (AMAP) Le Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes et certains autres établissements scolaires de la ville ont connu un débrayage des cours, ce mardi matin, et la coordination régionale de la Synergie des enseignants a tenu une assemblée générale pour protester contre l’enlèvement du gardien de cet établissement secondaire situé sur la rive gauche du fleuve Sénégal. La coordination syndicale protège contre la violation du domaine scolaire et l’agression du gardien, un élément de l’administration de l’école, par la police. La synergie qui souhaite le départ du Commissaire de police du 1er Arrondissement et de ses compagnons d’armes, envisage la reprise des cours demain, mercredi. Certains enseignants réclament plutôt le départ du Commissaire du Commissariat spécial de police de Kayes et de ses éléments pour violation du domaine scolaire le samedi 19 avril 2025 vers 17h. Les enseignants reconnaissant les efforts fournis par le gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Soumaré, s’indignent du fait qu’on leur demande de saisir la police et non la gendarmerie pour trancher l’affaire qui, selon l’autorité, s’est déroulée en ville. La synergie, qui avait décidé de poursuivre ses consultations et les réflexions et de saisir sa base pour des actions, a, à l’issue de l’Assemblée, joué la carte de l’apaisement. Elle poursuit ses réflexions et attend la suite que le gouverneur va donner à ses revendications. Les cours reprendront jeudi 2 Mai 2025 à Kayes. BMS/MD (AMAP) . . Affaire à suivre pour
Kolondièba : Le CSCOM de Tousséguéla rénové porte le nom d’Amadou Konaté
Kolondièba, 28 avr (AMAP) Le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Tousséguéla, dans le Cercle de Kolondièba (Sud), a été officiellement baptisé « CSCOM Amadou Konaté », lors de deux jours de festivités, les 26 et 27 avril 2025, dans le Guantièdougou, sous la présidence du gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Welle. L’établissement a été rénové et équipé par Amadou Konaté, inspecteur général des douanes et natif de la localité. La cérémonie d’inauguration, marquée par la coupure symbolique du ruban par le gouverneur, a été suivie d’une visite guidée des installations modernisées. « Cette initiative est une fierté pour le Mali et le cercle de Kolondièba », a déclaré le préfet de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, lors de son intervention. Le maire de Tousséguéla, Yaya Konaté, et le chef de village ont également loué l’engagement d’Amadou Konaté pour le développement local. L’événement a réuni de nombreuses personnalités, dont des représentants de l’Association des Ressortissants pour le Développement de la Commune de Tousséguéla (ARDCT), les Forces de Défense et de Sécurité, les légitimités traditionnelles, les confessions religieuses, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO, la société civile, ainsi qu’une foule venue de plusieurs localités de la Région de Bougouni. La délégation du gouverneur a été accueillie dans une ambiance festive, rythmée par les folklores locaux, notamment le n’bolon, musique traditionnelle des cultivateurs. Amadou Konaté a été honoré par plusieurs distinctions, dont un trophée remis par le préfet et un cadeau spécial offert par les femmes de l’initiative Mah Ballo de Tousséguéla. Une projection vidéo retraçant son parcours, de son service à la douane à ses actions pour sa communauté, a captivé l’assistance. Les festivités ont également inclus des activités sportives. Le 26 avril, une finale de football a opposé les équipes de Kountio et Siala, remportée par Siala aux tirs au but. Le 27 avril, une course cycliste de 100 km a vu Yaya Sangaré de Koni (Commune de Nangalasso) remporter la première place, suivi de Yacouba Diallo et Salia Koné. Les cinq premiers ont reçu des prix, dont une moto Jakarta pour le vainqueur. Amadou Konaté a également offert un lot de kits scolaires, remis au directeur coordinateur des écoles de Tousséguéla, renforçant son soutien au développement éducatif de la commune. Les responsables régionaux et locaux ont salué l’initiative d’Amadou Konaté, espérant qu’elle inspire d’autres fils du terroir. « Ce geste montre la voie pour le développement communautaire », a conclu le gouverneur Ousmane Welle. NK/OS/MD (AMAP)
Bafoulabé : Les enfants honorent les traditions du « Yogoro » et du « Salawalé »
Bafoulabé, 28 avr (AMAP) À Bafoulabé, les enfants perpétuent avec ferveur les traditions du « Yogoro » pour les garçons et du « Salawalé » pour les filles, des pratiques ancestrales qui incarnent la solidarité et le respect des coutumes maliennes, particulièrement à partir du 10e jour du Ramadan. Une éducation ancrée dans les valeurs traditionnelles, Dans la société malienne, l’éducation des enfants reposait sur trois piliers : la famille, la communauté et l’école. Organisés en classes d’âge, les enfants apprenaient la sagesse, l’honnêteté et le respect des traditions. Au 10e jour du Ramadan, ils se réunissaient pour collecter l’aumône, une pratique unissant riches et pauvres dans la joie du chant et de la danse. « Ces moments renforcent l’entraide et la cohésion sociale », souligne un ancien de Bafoulabé. Le 28 avril 2025, les enfants de Bafoulabé ont honoré cette tradition. Les garçons, dans le cadre du « Yogoro », ont préparé une ripaille collective avec les céréales collectées, tandis que les filles, qui ont fait le « Salawalé », ont offert leur première tartine à la reine du fleuve « Bafaro » en signe de gratitude. Ces gestes témoignent de la solidarité et de l’attachement des jeunes à leur héritage culturel. Alors que le « Yogoro » et le « Salawalé » tendent à disparaître dans certaines régions du Mali, sous l’effet des nouvelles technologies et d’une méconnaissance croissante, Bafoulabé reste un bastion de ces pratiques. « Nos enfants montrent l’exemple en valorisant notre identité culturelle », affirme un membre de la société civile locale. Face aux risques d’hybridation culturelle, les habitants de Bafoulabé appellent à préserver ces traditions. « La culture est notre identité. Protégeons-la pour les générations futures », insiste un responsable communautaire. BM/OS/MD (AMAP)
Kangaba : Grève de 96 heures des agents des collectivités territoriales
Kangaba, 29 avr (AMAP) Les agents des collectivités territoriales du Cercle de Kangaba ont entamé, ce mardi 29 avril 2025, une grève de 96 heures, suite à un préavis déposé le 24 avril par le Secrétaire général du bureau local du Syndicat national des agents des collectivités territoriales (SNACT), a constaté l’AMAP. L’arrêt de travail, qui se prolongera « jusqu’au vendredi 2 mai, est reconductible pour 120 heures à partir du lundi 5 mai si les revendications ne sont pas satisfaites », indique le syndicat. Le principal motif de la grève est le non-paiement des salaires et accessoires des mois de mars et avril 2025 pour les agents de la mairie de la Commune urbaine de Karan. « Nous exigeons simplement le versement des salaires dus pour mars et avril. Les fonds sont disponibles, mais des obstacles persistent », a déclaré un représentant du SNACT. Les grévistes dénoncent également l’ingérence répétée du délégué local du Contrôle Financier de Kangaba dans les dépenses des collectivités. « Cette immixtion bloque fréquemment nos salaires, perturbe le climat social et entrave le fonctionnement des collectivités », a ajouté un agent gréviste. Ce blocage, selon les manifestants, alimente un ras-le-bol généralisé au sein du personnel. Le préavis précise que la grève, débutée ce mardi, pourrait être prolongée si aucune solution n’est trouvée d’ici la fin du mouvement, vendredi. « Nous sommes déterminés à poursuivre jusqu’à ce que nos droits soient respectés », a martelé un membre du syndicat. SD/OS/MD (AMAP)

