Kangaba : Lancement de la campagne SIAN couplée à l’Azithromycine pour protéger des milliers d’enfants

Kangaba, 04 juil (AMAP) La Semaine d’intensification des activités de nutrition (SIAN), couplée à l’administration d’Azithromycine, a débuté le 3 juillet 2025 dans les 23 aires de santé du district sanitaire de Kangaba (ouest), visant à protéger des milliers d’enfants contre la cécité nocturne et les infections., a constaté l’AMAP. « La campagne SIAN, organisée chaque année par le ministère de la Santé, administre de la vitamine A aux enfants de 6 à 59 mois pour lutter contre la cécité nocturne », a déclaré le Dr Moussa Sougané, médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba. Cette année, l’initiative inclut l’Azithromycine, un antibiotique efficace contre les infections, ciblant 35 927 enfants âgés de 1 à 59 mois. La campagne, qui s’étend du 3 au 6 juillet, concerne 3 266 enfants de 6 à 11 mois et 29 395 enfants de 12 à 59 mois pour la vitamine A. À la veille du lancement, le comité de pilotage s’est réuni pour sensibiliser la population à l’importance de cette campagne. Selon le Dr Sougané, bien que la vitamine A soit intégrée au Programme Élargi de Vaccination (PEV), ces campagnes de masse permettent d’atteindre tous les enfants concernés. Cette initiative, alignée avec les efforts des autres districts sanitaires de la région de Koulikoro, vise à renforcer la santé infantile à travers une approche préventive et curative.           SD/OS/MD (AMAP)

Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel : 2e session du comité national de validation des sous projets

Bamako, 04 juin (AMAP) Le Comité national de validation du Projet communautaire pour le relèvement et la stabilisation du Sahel (PCRSS-Mali) a validé, ce vendredi matin, quelque 92 sous-projets issus de l’approche de Développement conduit par les communautés (DCC) dans les Régions de Bandiagara, Douentza (Centre) et Tombouctou (Nord). « Nous avons parcouru 92 sous projets repartis entre les secteurs de l’éducation, de l’hydraulique et du domaine agricole. Les régions principalement concernées sont : Bandiagara, Douentza et Tombouctou », a précisé le Coordinateur du PCRSS Mali, Adama Ibrahima Berthé. Il a souligné qu’à l’issue de cette deuxième session, « l’ensemble des sous projets ont été validés, ainsi on pourra passer à la phase suivante du processus, qui est de confier aux communautés elles-mêmes, le processus de recrutements des entreprises pour la mise en œuvre de ces projets qui viennent d’être validés », a-t-il évoqué. Il a précisé que le financement de chacun des projets tourne au tour de plus de 900 millions. « Ces projets amélioreront les systèmes d’hydrauliques villageois, des salles de classe au niveau des différentes localités et des périmètres maraîchers ainsi que des aménagements agricoles », a expliqué M. Berthé. Il a rappelé que ces projets durent cinq ans (2021-2026), financés par la Banque mondiale à hauteur de 54 milliards de francs cfa. Avant d’exprimer sa satisfaction pour la tenue de l’activité, soutenue par le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, impliqué de manière totale dans la mise en œuvre du processus et qui est le porteur de ces projets à travers le PCRSS. Les travaux étaient présidés par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps Ismaël Wagué.  ST/MD (AMAP)                 

Ségou : Le couvre-feu prorogé de 30 jours, reconductible

Ségou, 4 juil (AMAP) Le couvre-feu, instauré sur l’ensemble de la Région de Ségou (Centre) le 4 juin 2025, a été prorogé pour une durée de trente jours, reconductible et en vigueur du vendredi 4 juillet au samedi 2 août 2025, chaque nuit de 22h00 à 6h00 du matin, selon une source officielle. La décision signée le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a été transmise, ce vendredi après-midi au bureau régional de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Le document précise que « la liberté de circulation des personnes ainsi que de tous les véhicules est strictement restreinte durant les heures concernées. » « Toutefois, les véhicules des forces de défense et de sécurité, ainsi que les ambulances munies d’un ordre de mission, ne sont pas concernés par cette interdiction », fait remarquer le texte. La mise en œuvre de cette décision incombe au commandant de la Zone de Défense n°2, au commandant de la Région n°5 de la Gendarmerie nationale, au commandant de la 4e Région de la Garde nationale, ainsi qu’aux directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile. « Chacun est chargé, dans le cadre de ses prérogatives, d’en assurer l’application effective. » Pour rappel, le couvre-feu a été instauré dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, marqué par une menace persistante et des informations faisant état de l’infiltration d’individus armés. Cette mesure vise à permettre aux forces armées de manœuvrer librement, de mener des patrouilles et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des personnes et des biens. ADS/MD (AMAP)  

Clôture du projet SHEP : d’une logique de cultiver pour consommer à celle de produire pour vendre

Bamako, 3 juillet (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Siméon Daniel Kelema a expliqué, jeudi, à Bamako, que l’objectif principal du Projet SHEP (Smallholder Horticulture Empowerment Project), qui se veut innovant, était « d’encourager les producteurs à passer d’une logique de cultiver pour consommer à celle de cultiver pour vendre. » Le ministre Kelema a présidé, ce jeudi, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), la clôture du Projet SHEP, lancé le 29 août 2022 sur cette approche qui « vise à améliorer la productivité, la rentabilité et la commercialisation, tout en intégrant les réalités du marché dans les pratiques agricoles. » Le projet visait à promouvoir une agriculture orientée vers le marché, avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) « Cet atelier de clôture offre l’opportunité de partager les impacts positifs du projet SHEP sur les exploitants agricoles et les communautés locales dans les régions ciblées », a déclaré le ministre de l’Agriculture. Il a précisé que cet événement constitue une occasion pour les parties prenantes de mettre en lumière les effets du projet en termes de revenus générés, de changement dans les pratiques agricoles, d’autonomie accrue des exploitants agricoles, ainsi que de réduction de l’exode rural. De son côté, l’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata, a affirmé que ce projet, financé par le Japon à hauteur de 421 889 475 Fcfa, visait à contribuer à l’amélioration des revenus des petits producteurs, à travers la promotion de l’agriculture orientée vers le marché, notamment par la diffusion de l’approche SHEP. Il a rappelé que cette approche, développée au Kenya en 2006, a été introduite dans 26 pays, dont le Mali et a permis de transformer le modèle agricole. « Le nombre total de bénéficiaires du projet s’élève à environ 3 000 personnes », a-t-il souligné. « Avec le projet SHEP, nous avons compris que l’agriculture ne se fait plus au hasard. Nous devons chercher des clients avant de produire. Leur formation nous a permis d’adapter notre production aux besoins réels du terrain », a déclaré Mme Cissé Awa Konté, bénéficiaire du projet. Pour rappel, les régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Ségou (Centre) et Sikasso (Sud) ont bénéficié de cette première phase du projet SHEP. Les bénéficiaires ont exprimé leur souhait de voir une seconde phase mise en œuvre, afin d’élargir l’impact du projet à un plus grand nombre de producteurs à travers le Mali. MMD/MD (AMAP)

Le CNT adopte le projet de loi, donnant un mandat de 5 ans, renouvelables, au présidant de la Transition

Bamako, le 3 juillet (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, ce jeudi 03 juin 2025, à l’unanimité par 131 votants, le projet de loi révisant la Charte de la Transition et donnant un mandat de 5 ans, renouvelables au présidant de la Transition, a constaté l’AMAP. Selon la Charte de la Transition révisée, le président de la Transition remplit « les fonctions de Chef de l´Etat pour une durée de 5 ans, renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de cette Charte. » Toutefois, cette durée peut être écourtée, dès que les conditions permettant l’organisation d’élection présidentielle transparente et apaisée sont réunies. La Charte prévoit, également, que le président de la Transition est éligible « à l’élection du Président de la République et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. » Cette disposition est, aussi, valable pour les membres du gouvernement et du CNT. La Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. Le texte signale que jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions prévues par la Constitution, les organes de la Transition continuent d’exercer leurs fonctions et attributions. Cette révision permet d’adapter le dispositif de la Transition aux mutations politiques, institutionnelles et sécuritaires intervenues dans le pays et d’instaurer une limite temporelle claire du processus transitoire, souligne le rapport de la Commission loi saisie pour l’étude au fond. « Il s’agit également de donner satisfaction aux attentes légitimes du peuple », soutient la Commission des Lois de l’organe législatif de la Transition. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, qui a porté ce projet, a déclaré que son adoption permet d’engager une nouvelle orientation politique afin de parvenir à la pacification du pays avant toute chose. Les travaux étaient dirigés par le Président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Le Conseil des ministres du Mali a adopté, le 11 juin 2025, ce projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, « conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur. » « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. OD/MD (AMAP)

Ténenkou : Echanges sur la gestion des inondations

Ténenkou, 3 juillet (AMAP) Une rencontre en vue de faire un plaidoyer auprès des principaux acteurs afin de prévenir les risques d’inondations dans le cercle de Tenenkou, s’est tenue mercredi, dans la salle de réunion du CSREF de Tenenkou,  a constaté l’AMAP. Organisée par le service local du développement social et de l’économie solidaire, cette rencontre a été présidée par l’adjoint du préfet du cercle, le capitaine Boubacar Sissoko. Pour la représentante du service local du développement social, Aminata Asseydou , cette rencontre est un cadre idéal pour appeler les principaux acteurs à se mobiliser pour faire face aux inondations. Elle a tenu à saluer l’élan de solidarité qui s’est manifesté l’an dernier en faveur des sinistrés des inondations dans le cercle de Tenenkou. Le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé s’est félicité de l’organisation de cette rencontre de plaidoyer qui vient en soutien aux efforts de la collectivité qui, en prélude à l’hivernage, a déjà initié des actions notamment les travaux de renforcement de la digue de ceinture qui ont déjà commencé avec le soutien de l’ONG IRC. Au nom du Maire de la commune urbaine, il a remercié l’ensemble des partenaires qui ont accompagné le comité communal d’évacuation des eaux lors des inondations. L’adjoint du préfet du cercle, prenant la parole s’est également réjoui d’une telle initiative. Il a rappelé l’impérieuse nécessité de mobiliser tous les acteurs afin de prévenir tout risque d’inondations dans le cercle ou d’atténuer ses conséquences. Il a profité de la tribune  pour remercier les principaux partenaires et les personnes de bonne volonté qui sont venues en soutien aux efforts des autorités administratives et du comité communal d’évacuation des eaux pour faire face aux inondations de la saison dernière. Il a aussi affirmé que cette session de plaidoyer sur la gestion des inondations s’inspire du plan de contingences multirisques et du plan d’organisation secours , un outil de coordination dans la gestion urgente des sinistres et catastrophes. Enfin, il a rappelé que l’administration continuera à œuvrer afin de trouver des solutions idoines en vue d’améliorer le cadre de vie des populations avant d’inviter les principaux partenaires à se mobiliser pour apporter une réponse efficace à cette question. Après les interventions des officiels, les agents du service local du développement social à travers une projection ont édifié les participants sur le phénomène du changement climatique qui est d’ordre naturel et anthropique, les conséquences des inondations, les actions menées pour soulager les sinistrés et les contributions octroyées par les différents partenaires et personnes de bonne volonté. Il faut aussi noter qu’un plan d’action a été élaboré afin de mieux faire face à ce phénomène. En retour, les autorités coutumières et traditionnelles se sont engagées à intensifier la sensibilisation auprès des communautés pour un changement de comportement. Les partenaires également se sont engagés à accompagner toutes initiatives visant à prévenir tout risque d’inondations dans le cercle de Tenenkou. En 2024, selon le service local du développement social et de l’économie solidaire, 4500 cas de victimes d’inondations avec 3 cas de pertes en vies humaines ont été recensés dans le cercle de Tenenkou sans oublier les nombreux dégâts matériels.  AS/KM (AMAP)

Sikasso : Des kits alimentaires offerts à 150 personnes déplacées internes

Sikasso, 3 juillet (AMAP) Le Groupe de recherches d’actions et d’assistance pour le développement communautaire (GRAADECOM) en partenariat avec la fondation stromme a procédé, mercredi à son siège, à la remise de 150 kits alimentaires à 150 Personnes déplacées internes (PDI) du cercle de Sikasso, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du préfet du cercle de Sikasso Salif O. Maïga, en présence du directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé, du chef du service local du développement social et de l’économie solidaire Issa Bagayogo. Ont pris part à la rencontre, plusieurs PDI du cercle de Sikasso. Le don était composé de 150 sacs de 50kg de riz, 150 cartons de spaghettis, 150 bidons de 5litres d’huile et de 150 sacs de sel de 25kg. Le coût total du don s’élève à 7 500 000FCFA. « Les kits alimentaires que nous remettons aujourd’hui sont bien plus que des colis de vivres. Ils symbolisent une chaine de solidarité qui unit les donateurs, les autorités, les communautés locales et les ONG pour faire face à la souffrance et à l’exclusion », a déclaré le directeur exécutif de l’ONG GRAADECOM Fousséni Dembélé. Il a ajouté qu’en tant qu’acteur humanitaire, il a le devoir morale d’agir, non seulement pour répondre aux besoins essentiels mais aussi pour redonner espoir aux PDI. En outre, Fousséni Dembélé a souligné que les enfants des PDI bénéficient également de programmes relatifs à l’éducation accélérée du GRAADECOM. Toute chose qui leur permettra d’éviter la mendicité. S’adressant aux bénéficiaires, il a affirmé ceci : « Vous n’êtes pas seuls. Votre résilience est une leçon de courage pour nous tous… ». Par ailleurs, il a saisi l’occasion pour saluer, d’une part la fondation stromme pour son appui technique et financier, et d’autre part, le rôle déterminant joué par les autorités locales et communales pour la coordination efficace de l’activité. Quant au porte-parole des bénéficiaire Belco Barry, il a remercié l’ONG GRAADECOM pour sa bonne volonté et son esprit de solidarité. Il a profité de l’occasion pour remercier l’ensemble des autorités régionales pour leur générosité. Selon le représentant du préfet du cercle Salif O. Maïga, ces kits alimentaires viennent renforcer le tissu social et témoigne de notre attachement aux valeurs de solidarité et de partage qui sont au cœur de notre culture. « J’appelle à la mobilisation générale, chacun, à son niveau, peut contribuer à l’effort de solidarité. Nous avons tous un rôle à jouer dans la construction d’un avenir meilleur pour notre cercle », a-t-il lancé. Et de remercier les initiateurs, les partenaires ainsi que les bénévoles qui ont contribué à la réalisation de l’évènement.  MFD/KM (AMAP)

Projet de résilience dans le Sahel : Validation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma 

Bamako, 1er juillet (AMAP) Les acteurs du Projet de résilience dans le Sahel, dans le cadre de la formulation du Plan d’action stratégique territorial pour la zone du Liptako-Gourma (PAST-LG), ont entamé ce lundi, à Bamako, les travaux de validation de la version finale du rapport diagnostic, a constaté l’AMAP. Selon le secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Domaines, Amadou Maïga, cet atelier, qui réunit les parties prenantes de l’étude, constitue une étape décisive pour la suite de l’élaboration du PAST-LG. Il fait suite à la rencontre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, tenue du 18 au 25 janvier 2025, ainsi qu’aux sessions des comités nationaux interministériels de pilotage de l’étude. L’objectif de cet atelier sous-régional est, selon M. Maiga, d’harmoniser et valider le rapport diagnostic de la zone du Liptako-Gourma, présenter les résultats intermédiaires du PAST-LG, et prioriser et spatialiser les opportunités d’investissements. Amadou Maïga a précisé que le PAST-LG repose sur trois grandes recommandations stratégiques, portant sur les thématiques suivantes : la connectivité, la transformation économique, la transition énergétique et le développement territorial durable. De son côté, Mathias Spaliviero, chef du bureau Afrique de l’Ouest de l’ONU-Habitat, a déclaré que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est convaincu que l’engagement collectif est un levier puissant pour répondre à l’urgence des besoins, mais aussi pour construire des solutions durables. « Notre approche repose sur des solutions intégrées et intersectorielles : renforcement de l’analyse des données, accès à l’énergie, résilience climatique, infrastructures, et développement humain inclusif et informé. Ce plan d’action incarne les aspirations de l’ensemble des parties prenantes et des collectivités nationales, qui en orientent la formulation et la mise en œuvre », a-t-il poursuivi. Il a également assuré que le PNUD, aux côtés d’ONU-Habitat, demeure pleinement engagé à accompagner les gouvernements des trois pays dans la finalisation et la mise en œuvre du plan d’action. Pour rappel, le Projet de résilience dans le Sahel, financé par le gouvernement suédois ,est conduit sous le leadership des gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger, avec l’appui d’ONU-Habitat et du PNUD MMD/MD (AMAP)    

Attaques dans le cercle de Bafoulabé : Deux pertes en vie humaine, des dégâts matériels et plusieurs terroristes neutralisés

Bafoulabé, 2 juillet (AMAP) Les groupes terroristes ont multiplié mardi des attaques dans de nombreuses localités du pays avant d’être neutralisés par les Forces armées maliennes, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent qu’à l’Usine Diamont Ciment de Gangonteri, dans le Cercle de Bafoulabé, deux de nos soldats ont perdu la vie et les forces obscurantistes ont emporté deux véhicules, avant de mettre le feu  à des  machines,  voitures, camions et les bâtiments et enlevé un travailleur. Dans une autre localité du Cercle de Bafoulabé, à Karaga, les Groupes armés ont commis des attaques occasionnant d’importants dégâts aux moyens roulants et aux infrastructures. Toujours dans le Cercle de Bafoulabé, à Sélinkégny, ils ont calciné des véhicules, enlevé un Pick-Up avant d’être anéantis par les Forces loyalistes.  BM/KM (AMAP)

Les femmes de Ségou : tirer profit du Niger, malgré les défis

Par Aminata PONA Ségou, 2 juil (AMAP) À Ségou, surnommée la Cité des Balanzans, le fleuve Niger n’est pas seulement une ressource pour les exploitants de sable, il est aussi une source de revenus pour les lavandières. Ces femmes, qui lavent le linge au bord du fleuve, jouent un rôle clé dans l’économie locale tout en surmontant de nombreux défis. Mais ce métier, exercé par de nombreuses femmes, fait face à des contraintes physiques et financières. Entre résilience et débrouillardise, elles soutiennent leurs familles dans des conditions souvent éprouvantes. Koniba Coulibaly, installée dans le quartier Somonoso, pratique ce métier depuis 17 ans. Cette activité lui permet de subvenir à ses besoins, de soutenir sa famille et de financer la scolarité de ses enfants. « C’est contraignant, mais je suis satisfaite », confie-t-elle. Pourtant, elle regrette que certains clients n’apportent pas de savon, l’obligeant à en acheter elle-même. La perte d’habits, emportés par le vent ou mélangés à d’autres linges, l’amène parfois à dédommager ses clients. Épuisée après de longues journées de travail, de 8h à 18h, Koniba se repose le lundi pour récupérer. « Parfois, je suis trop fatiguée pour me laver ou manger », admet-elle. Malgré ces défis, elle gagne entre 3 500 et 4 500 FCFA par jour, en partie grâce à une stratégie de porte-à-porte qui lui a permis d’élargir sa clientèle. Saly Sogoba, lavandière depuis six ans dans le quartier Sido Soninkoura, partage une expérience similaire. Avec des revenus quotidiens de 5 000 FCFA ou plus, elle a pu financer le trousseau de mariage de sa fille et répondre aux besoins de sa famille. « Ce travail est bénéfique, mais la saison des pluies complique tout », explique-t-elle. La montée des eaux du Niger et les risques de noyade limitent leur activité, tandis que la perte d’habits, comme un foulard qui lui a coûté 3 000 FCFA à remplacer, reste une contrainte fréquente. Fanta Coulibaly, une autre lavandière, voit ses commandes augmenter lors des fêtes, des rentrées scolaires et des mariages. Elle gagne entre 2 000 et 3 000 FCFA par jour pour neuf heures de travail, selon la quantité de linge. « C’est épuisant. Je me lève tôt pour les tâches ménagères avant d’aller laver. À la fin de la journée, je m’endors immédiatement », confie-t-elle. Malgré des journées parfois sans travail, ce revenu, bien que modeste, lui permet de subvenir à ses besoins. Ces femmes incarnent la résilience face aux défis d’un métier physiquement exigeant et financièrement précaire. Leur travail, essentiel pour leurs familles, mériterait un soutien accru pour améliorer leurs conditions, notamment pendant la saison des pluies, et valoriser leur contribution à la communauté. AP/ADS/MD (AMAP)