Ségou: Ruée sur le « Gueni » à l’approche de l’hivernage

Par Aminata PONA  Ségou, 29 mai (AMAP) La séduction, art subtil et raffiné, s’accompagne souvent de gestes symboliques et d’éléments sensoriels. Parmi ceux-ci, l’encens occupe une place privilégiée. Il constitue un véritable allié dans le jeu de la féminité et du charme. Les femmes de la région de Ségou en sont bien conscientes, et nombreuses sont celles qui recourent à divers types d’encens, en particulier le « Gueni », le souchet rond, de son nom scientifique « Cyperus rotondus Linn », pour exhaler leur présence et envoûter les sens. Traditionnellement appelé Guéni, cet encens naturel se décline en plusieurs formes que l’on retrouve sur les marchés locaux : les petits grains de couleur rougeâtre ou noir nommés Guénimisèni, les gros grains de couleur noire connus sous le nom de Guéni Koumaba, ainsi que les mystérieux Mougoumougouni. Ces perles aromatiques dégagent des senteurs suaves et envoûtantes qui imprègnent les lieux de leur parfum singulier. Utilisé principalement par les femmes, le Guéni sert à embaumer les pièces de vie, salons, chambres, salles d’eau, espaces de réunion ou de travail mais aussi à parfumer les vêtements. Au-delà de son usage esthétique, il s’inscrit dans une tradition culturelle profondément ancrée. À l’approche de l’hivernage, la demande pour ces encens ne cesse de croître. Nombreuses sont les femmes qui, en se rendant au marché, ne peuvent résister à l’envie d’en acquérir, tant son usage est devenu incontournable dans la vie quotidienne. C’est notamment le cas de Fatoumata Tangara, rencontrée au marché hebdomadaire communément appelé « N’Denè sugu » qui signifie « le marché du lundi » en bamanankan. Le sachet bien garni qu’elle tient à la main dit tout son attachement au produit : « Je viens d’acheter 4 kilos de « Gueni gros grain et 3 kilos de petit grain. J’aime particulièrement son parfum pendant les périodes de fraicheur. Je l’utilise pour embaumer mes chambres, mes toilettes, mes habits, mes dessous et même mes draps. J’ajoute à mon eau de boisson ou je le garde en bouche pour éviter les mauvaises odeurs » confie-t-elle. Non loin d’elle, une autre cliente Adam s’affaire à tester les odeurs des différents « gueni » proposés par une vendeuse. Après comparaison, elle opte pour le gros grain. La quarantain révolue, cette  dame estime que toutes les femmes devraient intégrer ce produit dans leur quotidien. « C’est un encens brut accessible à toutes les femmes selon leurs moyens. Il se suffit à lui-même. Nul besoin d’ajouter un autre parfum » affirme-t-elle. La mère de quatre enfants en souligne particulièrement l’utilité durant la saison pluvieuse : « C’est en cette période que j’en achète le plus. Comme vous le savez, en période de fraicheur, certains enfants urinent au lit. Cet encens est efficace pour éliminer les mauvaises odeurs au réveil. Il purifie littéralement l’air ambiant » explique-t-elle. Produit culturellement valorisé et largement utilisé le Gueni soutient une économie informelle dynamique principalement animée par les femmes.Sur les différents marchés de la ville de Ségou, les vendeuses d’encens sont facilement repérables. Elles attirent les passantes par l’agréable parfum qui émane de leurs étals. L’une d’elles, Fatoumata Diallo interpelle les clientes autour de ses bassines remplies du produit. Elle propose le gros grain entre 1 500 et1 750 Fcfa le kilo. Si le produit est cassé, le prix varie de 1 750 ou 2 000 Fcfa . Le petit grain rouge ou noir, quant à lui, est vendu entre 1 250 ou 1 500 Fcfa le kilo. Lorsqu’il est pilé, elle le cède entre 1 000 et 1 250 Fcfa le kilo. L’encens localement appelé « mougoumougouni » se vend à 500 Fcfa le kilo ou à 400 Fcfa, le contenu d’un récipient appelé ‘panis’. Fatoumata précise que les prix fluctuent selon les saisons. Ces recettes journalières varient entre 15 000 et 50 000Fcfa. Pour sa consœur Bintou Djibo, la période de l’hivernage est particulièrement propice à la vente du Gueni. « Les grains noirs sont les plus prisés par les femmes. Cependant, le produit devient plus coûteux, car certains cultivateurs abandonnent sa culture au profit d’autres activités », explique-t-elle. Elle souligne, par ailleurs, la rentabilité de cette activité, grâce à laquelle elle subvient aux besoins de sa famille. « Nous recevons le produit des zones de production, le vendons en détail. Ensuite, nous remettons leur part aux fournisseurs à la fin de la journée. Le bénéfice nous revient. Parfois, je réalise un chiffre d’affaires de 50 000 Fcfa par jour, voire 100 000 Fcfa ou plus, selon l’affluence du marché », explique-t-elle. Bintou Djibo affiche les mêmes prix que Fatoumata. Toutes les deux vendent également en détail à partir de 50Fcfa. Le Gueni provient essentiellement des localités de Macina, Kala, Konodimini et Sitanbougou. Une femme âgée, rencontrée sur place, rappelle l’importance de cet encens dans les foyers : « C’est une forme de chauffage moderne. Il peut même apaiser les tensions dans un couple : il suffit que la femme nettoie la maison, allume un peu d’encens, et la magie opère » précise-t-elle. Outre son pouvoir aromatique et symbolique, elle souligne que le Gueni joue également un rôle hygiénique et médicinal. Il est aussi utilisé pour repousser les moustiques et autres insectes nuisibles. Selon certaines croyances populaires, il contribuerait aussi à prévenir certaines affections féminines, telles que les infections, les douleurs menstruelles, la sécheresse vaginale, les crampes abdominales et les démangeaisons intimes. AP/ADS/MD (AMAP)              

Koulikoro : Interdiction des points de vente improvisés de bétail de Tabaski

Bamako, 29 mai (AMAP) Les gouverneurs du District de Bamako et de la Région de Koulikoro ont annoncé, le 28 mai 2025, l’interdiction des points de vente improvisés de bétail, communément appelés « garbals », ainsi que des vendeurs ambulants de bétail dans leurs juridictions respectives, visant à réglementer le commerce du bétail et à assurer l’ordre public, ont annoncé des communiqués disctints. « Les points de vente improvisés pour le bétail et les vendeurs ambulants sont désormais interdits dans le District. Les forces de l’ordre veilleront à l’application stricte de cette mesure, et tout contrevenant sera sanctionné conformément à la réglementation en vigueur. », a déclaré le gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, cité par un communqiue de ses services. Il a ajouté : « Je compte sur la bonne compréhension de toutes et de tous pour le respect de cette décision. » Dans la Région de Koulikoro, particulièrement dans les villes de Koulikoro et de Kati, une mesure similaire a été prise. Mohamar Assagaïdou Haidara, directeur de cabinet du gouverneur, a précisé, dans un texte : « L’interdiction concerne, à la fois, les garbals improvisés et les vendeurs ambulants de bétail ». « Toute infraction exposera les contrevenants à des sanctions prévues par la loi », a-t-il insisté. Le responsable administratif ajoute compter « sur la collaboration des populations pour une application effective de cette mesure. » Ce communiqué, diffusé en français, bambara, peulh, sarakolé et sonrai, vise à garantir une large diffusion auprès des communautés concernées. OS/MD (AMAP)

Le directeur regional du HCR annonce 57,9 milliards de Fcfa de financement de la Banque mondiale pour soutenir réfugiés et communautés hôtes

Bamako, 28 mai (AMAP) Le directeur du Bureau régional du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Abdouraouf Gnon-Kondé, a annoncé, mercredi, à Bamako, un financement de 100 millions de dollars (57,9 milliards de Fcfa) de la Banque mondiale, auquel le Mali est éligible, pour soutenir les réfugiés et les populations d’accueil à travers la Commission nationale chargée des réfugiés, a appris l’AMAP de source officielle,. « Ce financement offrira des opportunités concrètes pour améliorer les conditions de vie des communautés », a-t-il précisé dans un communique des services de communication de la Primature. Abdouraouf Gnon-Kondé, reçu en audience le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a eu un entretien avec son hôte sur le soutien aux 220 000 réfugiés accueillis au Mali et aux communautés hôtes, « Le Mali accueille plus de 220 000 réfugiés, principalement de la sous-région, non pas dans des camps, mais au sein des communautés locales », a déclaré le fonctionnaire ounisien qui séjourne à Bamako depuis le 26 mai. Il a salué amélioration de la situation sécuritaire au Mali, notant que le pays est « en avance par rapport à d’autres nations de la sous-région » dans la gestion des réfugiés. Il a également félicité le gouvernement pour sa vision stratégique, notamment le document « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). « Ces documents constituent une réponse holistique aux préoccupations des partenaires », a-t-il affirmé, réitérant son engagement à défendre les priorités du Mali auprès des instances internationales. En réponse, le Premier ministre a exprimé sa » satisfaction » de cette collaboration. « La démarche du HCR conforte nos politiques de développement et soutient les autorités de la Transition dans la prise en charge des réfugiés », a déclaré le général Maïga. Le chef du gouvernement malien a appelé à un renforcement des solutions durables pour une gestion efficace et inclusive des réfugiés au Mali. OS/MD (AMAP)

Alerte météo au Mali : Pluies et vents forts attendus à Bamako et dans plusieurs régions  (Mali Météo)

Bamako, 27 mai (AMAP) L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, a émis, ce mardi 27 mai 2025, une alerte météo annonçant des pluies et des vents modérés à forts dans plusieurs régions du Mali, y compris le District de Bamako, en fin d’après-midi et dans la nuit. « Comme indiqué dans notre bulletin hebdomadaire, les régions de Bandiagara et San sont déjà sous la pluie », a précisé un responsable de la Cellule Communication de Mali-Météo. Il a ajouté que les précipitations toucheront également les régions de Bougouni, Koutiala, Sikasso, Kita, Dioïla, ainsi que le sud des Régions de Koulikoro et Kayes. « Des vents modérés à forts pourraient accompagner ces pluies dans les localités concernées », a-t-il averti. L’Agence Mali-Météo appelle les populations à la prudence face à ces conditions climatiques. OS/MD (AMAP)

La célébration de la fête de Tabaski est prévue le 7 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses)

Bamako 28 mai (AMAP) Le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a annoncé, mercredi, que la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ aura lieu samedi 07 juin 2025, « sur toute l’étendue du territoire national », a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le département chargé des questions religieuses, indique que  se « fondant sur la délibération de la Commission nationale d’observation de la lune, (elle) porte à la connaissance d musulmane du Mali que le croissant lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo n’a été aperçue dans aucune localité du pays, à la date du mardi 27 mai 2025. » « Par conséquent, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo débutera au Mali, le jeudi 29 mai 25 » et la célébration de l’Aïd El Kebir dix jours après. MMD/MD (AMAP)

Kangaba : Inauguration d’un nouveau centre secondaire d’état civil à Tégué

Kangaba, 28 mai (AMAP) Le village de Tégué, dans la Commune rurale de Kaniogo, Cercle de Kangaba (Ouest), a inauguré, mardi, son Centre secondaire d’état civil, lors d’une cérémonie présidée par le premier adjoint au préfet, Drissa Konaré. « La décentralisation est en marche dans cette Commune », a déclaré le préfet, exprimant sa satisfaction face à l’engagement des populations. Ce centre, troisième du genre dans la commune après ceux de Salamalé et Balanzan, marque un pas de plus dans le développement local. Il a lancé un appel pressant aux habitants : « J’invite les femmes, sous couvert de leur mari, à fréquenter régulièrement le Centre de santé communautaire (CSCOM) pour les consultations pré et postnatales, et le centre secondaire pour établir les actes de naissance. Aucun enfant, fille ou garçon, ne doit être inscrit à l’école sans acte de naissance. » Le chef de village a souligné l’effort collectif des populations de Tégué, qui ont financé sur fonds propres des infrastructures majeures, dont un Centre de santé communautaire (CSCOM), environ 100 km de routes en latérite et ce nouveau centre, pour un coût total dépassant 450 millions de Fcfa. « Ces réalisations sont un exemple de solidarité et de détermination », a-t-il affirmé. Le maire de Kaniogo, Oumar Traoré, n’a pas caché sa joie. « Les autres villages de la Commune doivent s’inspirer de l’exemple des braves populations de Tégué », a-t-il lancé. De nombreux invités dont des représentants du village guinéen de Kolenda et d’autres communes, sont venus témoigner leur solidarité et s’inspirer de cette initiative. L’événement s’est conclu par la coupure du ruban symbolique et une visite du centre qui rivalise avec un Centre principal d’état civil. SD/OS/MD (AMAP)

Récit de l’enlèvement des agents socio-sanitaires de Diéma et Nioro : Sauvés de justesse !

Dimanche, 26 mai (AMAP) Les agents socio-sanitaires des Centres de santé de référence (CSRéf) de Diéma et Nioro, qui rentraient d’une mission de Kayes, dans l’Ouest du Mali et ont été momentanément séquestrés, pendant 4 heures, par des hommes armés non identifiés, ont finalement été libérés, ont assuré des sources officielles Samedi 24 mai 2025, des groupes armés présumés terroristes ont fait irruption dans la bourgade de Tringa Maréna, dans le Cercle de Ségala, Région de Kayes, vers 9 heures, semant la terreur parmi les habitants du village. Ils ont incendié des véhicules et des engins de chantier, autre matériels et équipements appartenant à l’entreprise chinoise COVEC, chargée des travaux de bitumage du tronçon Kayes-Diéma. Les agents socio-sanitaires de Diéma et Nioro, qui rentraient de Kayes ont coïncidé avec cette attaque furieuse mais qui n’a fait aucune victime en vie humaine. Le véhicule du CSRéf de Nioro, en tête de convoi, a été intercepté en premier lieu. Le chauffeur du véhicule du CSRéf de Diéma, qui préfère garder l’anonymat, dit avoir aperçu deux hommes armés sur une moto, se dirigeant vers eux, celui de derrière, la main sur la gâchette du fusil, prêt à tirer. Le chauffeur ajoute avoir démarré en trombe, soulevant de la poussière pour réduire la visibilité. Il a foncé avec le véhicule sur Tringa Maréna où les agents ont trouvé refuge. Les assaillants ont sommé les populations de ce village de leur rendre leurs biens, mais celles-ci n’ont pas obtempéré. Le véhicule du CSRÉF de Nioro, lui, a été emmené avec ses occupants, exceptée la seule femme à bord, que les assaillants ont fait descendre. Arrivés à destination, les terroristes ont invité les agents à accomplir leurs devoirs religieux, avant d’entreprendre un interrogatoire des « otages ». Ils ont offert, ensuite, des mangues. Les réponses fournies par les agents, étaient traduites à un homme, juché sur un arbre pour accéder au réseau téléphonique, et communiquer plus facilement. Constatant que les agents n’étaient pas dans une mission de l’Etat, ils furent traités « avec respect et courtoisie. » C’est ainsi qu’ils ont été libérés, sans égratignures, après 4 tours d’horloge. Avant de se quitter, les terroristes ont offert de petits cadeaux aux agents. Sur sollicitation des agents, certains motocyclistes ont été désignés pour les raccompagner jusqu’aux alentours du village de Tringa Maréna. Ils ont repris, en toute tranquillité, la route de Diéma où ils ont passé la nuit, avant de regagner la Nioro. Quant au véhicule de Diéma, il a été escorté par des militaires jusqu’à Sandaré où les agents ont dormi avant de poursuivi leur chemin jusqu’à Diéma. OB/MD (AMAP)

L’Union locale des acteurs du marché de Bankass organise sa foire de la Tabaski

Bankass, 24 mai (AMAP) L’Union locale des acteurs du marché (ULAM) a organisé une foire de la Tabaski de petits ruminants et de produits agricoles, dans la journée du samedi 23 mai 2025, aux environs de 9 heures, à l’espace public en face du service vétérinaire. Plusieurs interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture. Le préfet du Cercle, le colonel, Aly Sidibé, a adressé ses remerciements et félicité ULAM pour l’organisation de cette foire qui « permettra à la population d’acheter des animaux et des produits agricoles à un prix raisonnable et pour le développement du Cercle de Bankass. » Les produits agricoles transformés par les femmes de Bankass sont de qualité. La visite des stands par les autorités, une danse folklorique ont été les temps forts de la cérémonie d’ouverture de la foire de Tabaski. L’événement était placé sous la présidence du préfet du cercle de Bankass, et sest deroulé en présence de plusieurs sous-préfet (Bankass, Segué et d Kani Bonzon), le maire de la Commune rurale de Bankass, Allaye Guindo, des chefs de service techniques de l’État, les forces de défense et de la sécurité (la police, la gendarmerie, la garde nationale, la douane), la société civile, la présidente de l’ULAM, Djeneba Togo, le parrain de la cérémonie, Abdoulaye Yaro, la marraine de la cérémonie Mme Diara Cissé. AKG/MD (AMAP)  

Clôture de la 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, dimanche

Tenenkou, 25 mai (AMAP) La 4e Semaine culturelle et artistique du Lycée public de Tenenkou, qui vise à mettre en avant l’immense richesse culturelle du Mali et permettre de valoriser nos savoirs locaux, a connu son épilogue, dimanche 25 Mai 2025 avec un programme riche en couleur, a constaté l’AMAP sur place. Pour cette édition, en partenariat avec le Comité de gestion scolaire (CGS) de l’établissement, les organisateurs ont décidé d’innover, en cette année 2025 dédiée à la culture par le président de la Transition, afin de lui donner un cachet particulier. Le deuxième adjoint au maire de la Commune urbaine de Tenenkou, Soumaïla Bocar Coulibaly, a rappelé « la place de choix qu’occupe la culture dans notre société, avant d’inviter « les organisateurs à pérenniser ce genre d’initiative afin que les élèves puissent s’approprier notre immense patrimoine culturel. » Il a adressé ses remerciements le corps professoral pour l’ensemble des efforts déployés et son implication au cours de cette année scolaire. Quant au proviseur du Lycée public, Ladji Yaya Diarra, il s’est félicité de l’organisation de cette semaine culturelle. Il a rappelé que « notre diversité culturelle est un atout majeur dans la préservation de la paix et le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble dans notre pays. » Les activités se sont étalées sur trois jours dont le premier a été consacré à un concours de lecture, le deuxième à un concours de culture générale et pour, le troisième jour marquant la fin de ces 72 h de festivités, plusieurs personnalités se sont déplacées au Lycée public de Tenenkou. Au programme de la dernière journée de festivités : montée des couleurs, chorégraphies de danses traditionnelles et modernes, poésies aux titres évocateurs « : « La paix », « La ville de Tenenkou », « Sauvons l’école », « L’AES » et « Une fille mère »), défilés pour mettre en valeur les différentes ethnies vivant à Tenenkou (Peulh, Sonrhaï, Bozo, Dogon, Bamanan, Soninké et Mossi) , imitation d’artistes et un sketch portant sur l’éducation des enfants à la maison. Ces différentes prestations ont permis aux très nombreux spectateurs, venus au lycée cet après-midi, d’admirer et d’apprécier les immenses potentialités du Mali dans le domaine de la Culture. Ces prestations de haute volée des lycéens ont permis au public présent de vibrer et de communier ensemble autour de notre culture. En marge de ces festivités, les meilleurs élèves du lycée public ont été récompensés. Ils ont reçu des kits scolaires des mains des personnalités présentes. Ont pris part à cette cérémonie de clôture, l’adjoint au directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), les représentants des services techniques, des ONG, des organisations de la Société civile et les membres du CGS. AS/MD (AMAP)

Bal des costumes traditionnels : Le rendez-vous de la diversité du Mali un

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 24 mai (AMAP) Sous un ciel étoilé, l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB) a vibré, samedi, au rythme du Bal des costumes traditionnels, organisé par l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM). Placé sous le haut patronage du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, cet événement, porté par le thème : «Culture malienne, unité dans la diversité», a célébré avec éclat la richesse du patrimoine malien. Proclamée Année de la culture par le Président Goïta, 2025 offre un cadre idéal à cette manifestation annuelle de l’ORTM. Des milliers de participants se sont réunis pour célébrer la mosaïque des identités ethniques maliennes, fusionnées en un vivant symbole d’unité nationale. Une innovation marquante de cette édition a été la participation de délégations des pays de la Confédération des États du Sahel (AES), renforçant les liens régionaux à travers la culture. Dès les premières heures de la soirée, les projecteurs ont illuminé une scène éclatante de couleurs : boubous basin ornés de broderies dorées, tuniques bogolan aux motifs ocre, tenues peules parées de perles et de cauris, et robes en wax inspirées des traditions locales. Le défilé des costumes a mis en lumière la diversité des cultures bambara, peule, tamasheq, dogon, soninké, bwa, sarakolé, minianka, sénoufo et bien d’autres, incarnant pleinement le thème de l’unité dans la diversité. AMBIANCE DE FETE DES SENS – Une atmosphère saturée de parfums envoûtants : l’encens brûlant dans des calebasses, le thé à la menthe servi dans des verres fumants et les arômes alléchants des stands où s’empilaient des plats de tiga dèguè (sauce d’arachide), de fari (beignets de haricot) et d’autres mets traditionnels, attirant les visiteurs dès l’entrée. La musique des djembés, des balafons et des flûtes peules résonnait, portée par une brise douce qui faisait danser les feuilles des flamboyants bordant l’esplanade. À l’écart, des stands illuminés proposaient des bijoux en argent, des étoffes en wax et des sculptures en bois, captivant les curieux. L’enthousiasme était palpable, notamment chez les jeunes. Des groupes de filles en tenue peule, leurs coiffes tressées et ornées de perles multicolores, riaient en se prenant en photo, tandis que des enfants surexcités couraient entre les adultes, imitant avec énergie les pas de danse qu’ils observaient. Sur la scène principale, des troupes de danseurs Minianka, parées de tenues taillées dans de la cotonnade, ont captivé le public avec des chorégraphies puissantes. Les danseurs tamasheq, drapés dans des boubous éclatants, ont enflammé l’assistance au rythme envoûtant du takamba et des sons des ngonis des chasseurs. Les troupes du Burkina Faso et du Niger, invitées dans le cadre de l’AES, ont également émerveillé l’assistance par leur savoir-faire, ajoutant une dimension sahélienne à cette célébration. « Ce bal est une vitrine de notre identité », a déclaré Fatoumata Keïta, étudiante de 19 ans, rayonnante dans une tenue peule. « En 2025, porter ces vêtements, c’est dire au monde que notre culture est vivante et qu’elle nous rassemble. » Un sentiment partagé par Moussa Diarra, enseignant à la retraite, observe la scène, très ému. « L’initiative du président de la Transition de faire de 2025, l’Année de la culture nous rappelle que nos traditions sont un trésor. Ce soir, je vois l’espoir dans les yeux des jeunes », s’est-il réjoui. Pour le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé l’évènement, ce bal illustre pleinement l’objectif de l’An née de la culture, proclamée par le Chef de l’État pour promouvoir le patrimoine malien comme levier d’unité nationale et de développement. Il a souligné le rôle clé des médias dans la valorisation de cette richesse culturelle et a félicité les organisateurs pour le thème choisi, qu’il juge « vecteur de cohésion sociale». « C’est une activité à pérenniser, à renforcer et à poursuivre, car les bonnes choses se bonifient avec le temps», conclut le ministre Alhamdou Ag Ilyène. Le directeur général de l’ORTM, Hassane Baba Diombélé, a salué l’engagement de la jeunesse dans cette initiative présidentielle. Il s’est également réjoui de la participation des délégations de la Confédération AES, et vois dans ce rendez-vous culturel « une illustration de la vision commune des dirigeants du Mali, du Burkina Faso et du Niger pour harmoniser leurs actions de développement. » Ce bal des costumes traditionnels de l’ORTM a transcendé son statut de simple événement culturel pour devenir un puissant symbole de cohésion, non seulement pour le Mali, mais aussi pour la région sahélienne. En célébrant la diversité tout en affirmant l’unité, l’ORTM a relevé avec brio le pari de valoriser le patrimoine culturel comme un moteur de rassemblement et d’espoir. Le rendez-vous a réuni les ministres de l’Intégration africaine et des Maliens établis à l’extérieur, Mossa Ag Attaher, et de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière était représenté par son chef de cabinet, Nohan Sow. Des représentants du Conseil national de Transition (CNT) et des ambassadeurs accrédités au Mali ont également honoré l’événement de leur présence. ABT/MD (AMAP)