Ségou : inauguration du Vestibule des autorités et Légitimités traditionnelles

Ségou, 20 août (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a inauguré ce jeudi, le Vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Ségou, en présence de son collègue chargé de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. Réalisée dans le cadre de la décision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, d’offrir à chaque région administrative du pays une «Maison des légitimités traditionnelles», l’infrastructure est située au quartier Bagadadji. Elle comprend notamment un vestibule, une salle de réunion, des bureaux, un foyer, deux logements de passage, un local technique, des toilettes, un forage équipé d’une pompe solaire, un château d’eau de 10 m³, ainsi que des aménagements extérieurs. Un véhicule Toyota 4×4 a également été remis aux autorités et légitimités traditionnelles de la région pour renforcer leurs capacités opérationnelles. Le coordinateur des chefs de quartiers et de villages de la région de Ségou, Oumar Barou Togora, a salué la réalisation de l’infrastructure, estimant qu’elle permettra aux autorités et légitimités traditionnelles de mieux contribuer à la construction nationale. Pour le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, les autorités et légitimités traditionnelles constituent des acteurs majeurs de la gouvernance territoriale, de la cohésion sociale et de la prévention des conflits. Il a rappelé plusieurs mesures prises en leur faveur, notamment l’institutionnalisation de la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée le 11 novembre, ainsi que la mise en place d’un cadre permanent de concertation avec les représentants de l’État. Le ministre a souligné que la réalisation des vestibules traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer la reconnaissance institutionnelle et la valorisation du rôle des autorités et légitimités traditionnelles dans la société malienne. MS/CMT (AMAP)
Hydrocarbures : près de 1.400 citernes réceptionnées au Mali en deux semaines

Bamako, 20 août (AMAP)– Près de 1.400 citernes d’hydrocarbures ont été réceptionnées au Mali entre le 3 et le 16 août 2026, selon les données présentées ce jeudi lors de la 31e réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, tenue à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a annoncé un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce. Du 3 au 9 août, 710 citernes, représentant 33,749 millions de litres, ont été réceptionnées par 37 opérateurs. Du 10 au 16 août, 720 citernes, pour un volume de 32,817 millions de litres, ont été acheminées par 34 opérateurs. Le dernier convoi comptait 230 citernes. La réunion, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a relevé que les régions de l’intérieur sont globalement approvisionnées. Une rupture de gasoil persiste toutefois à Bandiagara et fait l’objet d’un suivi particulier. Les participants ont également examiné la hausse des cours internationaux des hydrocarbures, considérée comme un facteur nécessitant une anticipation et une adaptation constantes pour prévenir les ruptures d’approvisionnement. La sécurisation des axes par les Forces de défense et de sécurité contribue, par ailleurs, à améliorer l’acheminement des produits pétroliers. Les efforts se poursuivent notamment sur les corridors stratégiques, dont l’axe Bamako-Dakar, avec une implication accrue du Génie militaire dans l’amélioration et la sécurisation des voies. La réunion a enfin constaté une nette régression de la fraude sur les produits pétroliers, favorisant une meilleure maîtrise des flux. CMT (AMAP)
Tenenkou : un atelier pour renforcer la prévention des violences basées sur le genre

Tenenkou, 20 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tenenkou, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé jeudi, au Centre de santé de référence (CSRef), la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation sur les approches transformatrices du genre, la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la transformation des violences pour la paix et la santé, a constaté l’AMAP. Organisée par le district sanitaire de Tenenkou avec l’appui du Centre Carter, à travers son projet «Paix par la santé», la session vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires et sanitaires sur les questions de genre, de prévention des VBG et de transformation des violences. Elle entend également contribuer à la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’accès équitable aux services de santé dans les zones d’intervention du projet. Le médecin-chef du CSRef et point focal du Centre Carter, Dr Amadou Coulibaly, a indiqué que la formation permettra aux participants de mieux comprendre les notions de genre et de promouvoir des approches adaptées au contexte communautaire. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a salué la tenue de cette session et exhorté les participants à suivre attentivement les enseignements afin de devenir des relais efficaces auprès des communautés. Représentant le préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé a salué l’initiative et invité les participants à mettre les connaissances acquises au service des communautés. Il a également remercié le Centre Carter pour ses actions en faveur des populations du cercle, assurant que l’administration restera disponible pour accompagner les initiatives contribuant à l’amélioration des conditions de vie. Durant deux jours, une trentaine de participants, composés d’acteurs communautaires et de représentants des services techniques issus de plusieurs aires de santé du district, seront formés sur les concepts de genre, les approches transformatrices et la prévention des violences. Ils apprendront notamment à analyser les normes de genre et les rapports de pouvoir susceptibles d’alimenter les conflits et les VBG, à renforcer les mécanismes communautaires de prévention et d’orientation des victimes, ainsi qu’à promouvoir le leadership des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix. La formation est assurée par Boris Ghislain Kabré, instructeur à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. AS/CMT (AMAP)
Kolondièba : Atelier de restitution du plan quinquennal de la commune de Bougoula

Kolondièba 20 août (AMAP) Les autorités communales de Bougoula et leurs partenaires ont procédé à la restitution du plan quinquenal 2026-2030 de la commune de Bougoula, hier mercredi, a constaté l’AMAP. Présidée par le Maire de la commune de Bougoula, Diamatio Konaté, cette rencontre a regroupé le président du conseil communal, le représentant de la Société Tam_Sam international SARL, les chefs services locaux de la pêche de la promotion de la femme, du développement social, du génie rural, des productions et Industries Animales ,du service Vétérinaire, de la planification de la statistique de l’information, de l’aménagement du territoire et de la population et du correspondant local de la presse AMAP. Le maire de la commune rurale de Bougoula Diamatio Konaté , après les salutations d’usage du représentant du chef de village de Bougoula, a placé l’événement dans son contexte. Il s’agit de faire la restitution du plan quinquenal 2026_2030 du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDSEC) de la commune de Bougoula. Pour réussir cette projection, tous les acteurs de développement local étaient présents à savoir les partenaires au développement, les services déconcentrés de l’État, les représentants de la société civile, les représentants des cinq villages de la commune , la CAFO et la jeunesse. S’adressant à sa population, le Maire dira que cette rencontre vise à édifier tous les citoyens de la commune et les collaborateurs sur les activités menées, ce qui a été fait, ce qui reste à faire et de faire la programmation des réalisations de la commune dans 5 ans. Les facilitateurs Inza Samaké consultant de la Société Tam- Sam international SARL et le chef service local du plan et de la statistique, Souleymane Traoré ont édifié les participants, par une projection d’images, sur les activités et les réalisations de la commune de Bougoula, cercle de Fakola. Au cours des débats les participants venus très nombreux ont fait des contributions et posé des questions de compréhension sur tous les aspects de développement de la commune. Les axes stratégiques de développement ont été passés au peigne fin à savoir le développement agro-pastorale et sécurité alimentaire ; l’accès aux services sociaux de base Santé Éducation eau ; le désenclavement et développement des infrastructures ; la gestion durable de l’environnement et changement climatique ; la gouvernance locale et développement local. Le maire s’est dit satisfait de la richesse des débats et la participation massive de tous les acteurs. Cet exercice de recevabilité renforce la confiance entre les décideurs et les contribuables. Le coût de ce plan quinquennal est estimé à plus de 561millions de FCFA. NMK/KM (AMAP)
ORTM: Tenue de la 58ème session de son Conseil d’administration

Bamako, 20 août (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 58ème session d’administration de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM), se sont déroulés ce jeudi, sous la présidence du ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Illiène, dans la salle de Conférence de son département, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur Général de l’ORTM, Yaya Konaté et des membres du Conseil d’administration. À l’ordre du jour figuraient, notamment, l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, l’examen de l’état d’exécution des recommandations issues de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, et l’examen et l’adoption du rapport d’activités du 31 décembre 2025. La session a permis de faire le point sur la bonne marche de la structure qui est la mémoire audiovisuelle de notre pays (ORTM) et de dégager les priorités pour les prochaines années. Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du conseil d’administration, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a mis l’accent sur la nécessité d’une rupture managériale. Il a précisé que « le Conseil entend passer d’une culture de constats à une culture de résultats et de reddition de comptes ». Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a rappelé que « l’examen du procès-verbal de la session précédente servira de test pour évaluer l’exécution des recommandations formulées, exiger des justifications sur les retards constatés et fixer des échéances fermes pour leur mise en œuvre ». Tout en saluant le travail accompli par les équipes de l’ORTM (journalistes, techniciens et agents administratifs) dans la couverture des événements majeurs du pays. Alhamdou Ag Ilyène a appelé à une exigence accrue de crédibilité et d’efficacité au service du public. L’exercice 2025 a enregistré un taux d’exécution budgétaire de 79 % , soit 10,96 milliards de F CFA dépensés sur une prévision annuelle de 13,83 milliards de F CFA. Situation au 31 mai 2026 : Les dépenses à la date du 31 mai 2026 se sont élevées à 5,08 milliards de F CFA sur une prévision de 13,49 milliards de F CFA, représentant un taux de réalisation de 38 % », a fait savoir le président du conseil d’administration. Selon lui, « face aux contraintes budgétaires, le Conseil a préconisé une rationalisation des charges, le développement de nouvelles recettes propres et une meilleure valorisation du patrimoine audiovisuel ». Le ministre a, par ailleurs, précisé, « l’accumulation des dettes fiscales et sociales a été qualifiée de risque majeur pour la stabilité de l’établissement. La mise en place d’un plan d’apurement réaliste et d’un mécanisme de suivi rigoureux a été vivement recommandée pour éviter la création de nouveaux arriérés ». « Pour maintenir son influence face à l’émergence des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des contenus à la demande, l’ORTM est sommé d’accélérer sa transformation technologique », a-t-il dit. « Le Conseil appelle à une modernisation axée sur le développement de contenus digitaux dédiés, tout en préservant l’éthique professionnelle et l’identité nationale. Considérant le personnel comme la ressource la plus précieuse de l’office, un plan pluriannuel de formation continue a été préconisé. Ce programme devra couvrir des compétences clés telles que : L’intelligence artificielle et la production, numérique, la cybersécurité et la maintenance des équipements modernes, et le management, la gestion et l’éthique journalistique », a rappelé le patron du conseil d’administration de l’ORTM ». Enfin, s’inscrivant dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES), le Conseil a exhorté l’ORTM à intensifier sa coopération avec les médias publics du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’avec des initiatives telles que Tafouk TV et Radio Danté. L’objectif affiché est de bâtir un espace informationnel souverain, solidaire et autonome, capable de promouvoir les potentialités et les réalités culturelles et politiques des trois nations partenaires, a évoqué le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration. ST/KM (AMAP)
Néguéla : Solidarité à l’endroit des voyageurs en transit

Néguéla, 20 août (AMAP) Dans la soirée du samedi 15 août 2026, les autorités locales, communales et villageoises du cercle de Néguéla se sont mobilisées pour porter assistance aux voyageurs contraints de passer la nuit dans la localité en attente de l’ordre de passage émis par les autorités militaires, a constaté l’AMAP. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des dispositifs mis en place pour sécuriser la portion forestière de la RN24 et réduire les risques encourus lors du départ le lendemain matin. L’action, conforme à l’une des cinq prescriptions du Préfet du cercle de Néguéla, Ousmane Keïta, vise à renforcer la lutte contre le terrorisme par la solidarité et la protection des populations en transit. Sous l’égide d’un consortium d’ONG locales regroupant notamment les Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), COMAGESC, SAHEL HOPE, ADEDAC, AJCM et AJBLD, la soirée a permis de partager des repas avec les voyageurs et de leur distribuer des kits destinés aux enfants. La mobilisation a également ciblé les petits commerçants qui bénéficient de la présence des voyageurs. Ces derniers ont reçu des kits d’assainissement pour les sites d’accueil, ainsi que des moustiquaires et leurs supports, en priorité pour les femmes et les enfants, afin d’améliorer les conditions d’hébergement temporaire et de prévention sanitaire. S’exprimant à l’occasion de cette activité, le Préfet Ousmane Keïta a remercié les populations engagées dans des actions de solidarité quotidienne et a félicité les organisateurs pour leur engagement. Il a également salué le rôle des Forces Armées Maliennes (FAMa) pour leur vigilance et le bon déroulement du séjour des voyageurs à Néguéla ainsi que pour l’encadrement de leur traversée de la zone forestière. Cette initiative conjointe des autorités et de la société civile illustre la volonté des acteurs locaux de conjuguer sécurité et solidarité pour mieux protéger les personnes en transit et soutenir l’économie locale affectée par les contraintes sécuritaires. ALK/KM (AMAP)
Bandiagara : Les effets sexo-spécifiques et les risques liés aux changements climatiques, au centre d’une rencontre

Bandiagara, 20 août (AMAP) Le Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur de région, Issiaka Cissé, a présidé le mardi 18 août 2026 dans la salle de conférences du gouvernorat, l’atelier renforcement des capacités des des membres du Comité Consultatif de Sécurité (CCS) sur les effets sexo-spécifiques et les risques liés aux changements climatiques dans la région de Bandiagara, a constaté l’AMAP. C’était en présence des membres du Comité Consultatif de Sécurité (CCS) des communes d’intervention du projet. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité », une collaboration entre le DCAF et le PNUD, soutenue financièrement par le Fonds pour la Consolidation de la Paix (PBF). Elle est mise en œuvre par le Réseau National pour l’Éveil Démocratique et Patriotique (RENEDEP) et la COMAGESC, en étroite collaboration avec le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité. L’objectif principal de cet atelier est de renforcer les capacités opérationnelles des acteurs clés des Comités Consultatifs de Sécurité des communes de Kendié et de Segué iré, ainsi que du CCS de la région de Bandiagara. Le Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué a, dans son mot de bienvenue, salué cette initiative, soulignant son importance pour la paix et la sécurité dans la région. Les représentants des partenaires de mise en œuvre, Ibrahim Maïga du RENEDEP et Mme Sanogo Niania SENE, ont également pris la parole pour expliquer l’importance du CCS. Ils ont souligné que ce comité joue un rôle fondamental dans la promotion du dialogue entre les communautés et les autorités, contribuant ainsi à la consolidation de la paix et à la sécurité locale. Le représentant du Chef de l’exécutif local, a précisé que cette initiative traduit la volonté de l’État malien, à travers le Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité, de participer activement à la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS). Il a mis l’accent sur l’objectif de restaurer la confiance entre les populations et les institutions en charge de la défense, de la sécurité et de la justice, tout en promouvant un système de police de proximité. De plus, il a exprimé sa gratitude envers les acteurs de la société civile ainsi qu’aux partenaires qui soutiennent ce processus, dans le respect des principes établis par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Au cours de cet atelier, les participants ont bénéficié d’une présentation détaillée sur le projet et ont travaillé sur quatre modules abordant divers aspects liés à l’initiative. Ces échanges ont permis de renforcer les compétences des membres du CCS et de mieux appréhender les enjeux sexo-spécifiques et environnementaux auxquels la région est confrontée. OG/KM (AMAP)
Campagne agricole 2026 à Bafoulabé : Les producteurs entre inquiétudes et espoirs

Bafoulabé, 20 août (AMAP) Alors que l’hivernage s’annonce déficitaire dans le cercle de Bafoulabé, la campagne agricole 2026 s’organise activement. Dans les zones rurales, les producteurs s’affairent dans les champs de niébé, de maïs, de sorgho et de mil, espérant avoir une meilleure pluviométrie pour sauver les récoltes. « Comparativement à l’année dernière, la saison 2026 ne rassure pas pour l’instant », confie Abdoulaye Diaby, paysan à Bafoulabé. Aujourd’hui, 60 % des exploitants s’inquiètent de la rareté des pluies. « J’ai planté 3 hectares d’arachide et un demi-hectare de mil dès les premières pluies, fin juin. C’est le mil qui m’inquiète le plus : la pluie s’est arrêtée en pleine levée des plants. J’ai dû recommencer, puis un nouveau٫ long ٫arrêt s’est produit. » Face à ce déficit qu’il attribue au changement climatique, M. Diaby demande l’implication des autorités pour encourager le reboisement et lutter contre la coupe abusive du bois. Malgré l’utilisation d’engrais organiques, il exhorte également l’État à accélérer l’acheminement des engrais subventionnés Adama Touré qui a produit du mil cette année garde confiance en l’avenir, mais reste prudent face aux risques possibles. « J’étais producteur de maïs. Suite au retard dans l’acheminement des engrais, je ne parvenais pas à faire un bon rendement. Cette année, j’ai essayé le mil, compte tenu de la situation actuelle pour pouvoir stocker quelque chose dans le grenier afin de nourrir la famille ». Malgré ces circonstances inquiétantes, Adama Touré garde espoir en Dieu car selon lui, le succès final est entre ses mains. Quant à Sanga Sissoko, producteur de riz à Kamankolé, cette campagne ne le rassure point. Selon-lui, pour parler d’une bonne campagne en riz, il faut qu’il soit absorbé par l’eau puis procéder à sa fertilisation en engrais chimique. « Cette année, nous ne connaissons pas la situation actuelle de l’engrais subventionnés à fortiori l’avoir. En plus, nos champs de riz sont asséchés. C’est pourquoi, certains s’adonnent à d’autres choix tel le haricot pour pouvoir faire une bonne récolte. « Cette année, la pluviométrie a favorisé la prolifération des herbes au détriment de l’humidité du sol, entraînant des retards de labour », déplore Mamadou Sissoko, président de la Chambre d’agriculture du cercle de Bafoulabé. Privés de matériel adéquat (charrues, tracteurs), de nombreux paysans ont dû patienter. Cette situation s’ajoute à un déficit pluviométrique qui a compromis les semailles et les jeunes plants, tandis que les engrais subventionnés pour le maïs et le riz se font toujours attendre. Pour pérenniser les récoltes, M. Sissoko plaide pour la professionnalisation du secteur et la formation des producteurs à l’engrais organique, estimant qu’il est possible de s’affranchir des produits chimiques. La campagne agricole 2026-2027 est relativement calme dans l’ensemble des sous-secteurs de l’agriculture du cercle de Bafoulabé », a déclaré Abdoulaye Diarra, chef du secteur de l’agriculture. Les cultures se trouvent aux stades de la levée, de la montaison, de la ramification et du tallage. La sécurité alimentaire fait face à plusieurs menaces à savoir la mauvaise répartition temporelle et spatiale des pluies, le retard des semis et la perturbation du calendrier agricole due à l’irrégularité pluviométrique. Le cumul des pluies s’établit à 452,8 mm en 39 jours, contre 583,6 mm en 49 jours l’année précédente. Face à ces aléas, le chef de secteur recommande l’usage de semences améliorées et le respect d’un calendrier adapté aux changements climatiques Espérant sur une bonne campagne, les producteurs du cercle de Bafoulabé appellent les autorités à prendre les dispositions nécessaires pour l’acheminement des engrais subventionnés et de mettre en avant la professionnalisation du secteur. BM/KM (AMAP)
Tenenkou : La campagne agricole démarre avec des inquiétudes

Tenenkou, 19 août (AMAP) Le cercle de Tenenkou, zone agro pastorale par excellence est entré de plein pied dans la campagne agricole 2026. Ici la majeure partie de la population active vit de l’agriculture. La ville de Tenenkou d’ailleurs tire son nom de cette activité. Après la fondation de la ville en 1818 par Bory Hamsala Cissé, la récolte avait été si abondante cette année là qu’ on ramassait du riz un peu partout sur le site de création de la ville d’où l’appellation en peulh Tènè ( ramassons) négou ( riz) devenue plus tard Tenenkou. Dans cette zone agricole, la couleur de l’année dépend en grande partie du ciel, tout simplement de l’hivernage. Et pour cette campagne hivernale 2026, pour l’instant le ciel n’est pas assez clément pour les agriculteurs du cercle. Les pluies recueillies cette année sont en deçà de celles recueillies l’année dernière. Le riz n’a pas germé à certains endroits Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Tenenkou, Allassane Kamanta , 307 mm de pluies sont tombés cette année contre 334 mm l’année dernière à cette même période. A cela, il faut également noter la mauvaise répartition de ces pluies d’où l’existence de poches de sécheresse dans plusieurs endroits du cercle notamment dans la zone exondée où le mil est la principale culture des paysans. Dans certains endroits de cette zone exondée, le riz cultivé en submersion libre n’a pas germé d’où les inquiétudes des paysans. Concernant la zone inondée du cercle, celle qu’on appelle le Bourgou, la situation n’est pas aussi reluisante. Les poches de sécheresse sont signalées un peu partout. Selon le technicien, la situation est inquiétante mais pas alarmante, elle peut évoluer très rapidement en fonction de la météo et du climat. Autres inquiétudes des paysans, la présence des oiseaux granivores qui obligent les paysans à mettre les semences sous terre avant de démarrer le labour. D’habitude dès que les premières pluies tombent, les oiseaux disparaissent du ciel Tenenkois mais cette fois ci tel n’est pas le cas obligeant les paysans à changer de stratégie. Dans le casier rizicole de Tenenkou avec ses 1980 ha exploités par 1000 exploitants, selon le chef du casier rizicole Amadou Coulibaly, la campagne agricole a démarré tardivement. Plusieurs difficultés demeurent à ce niveau Il s’agit de l’insuffisance d’équipements de labour. On estime à 7, le nombre de tracteurs à Tenenkou, un chiffre jugé insignifiant pour les superficies agricoles disponibles dans la zone. S’agissant des charrues qui constituent les équipements de labour les plus utilisés dans le cercle, force est de constater que les bœufs de labour essentiels à leur usage ne sont toujours pas au point au moment des travaux champêtres, occasionnant un démarrage poussif de ces activités agricoles. Il faut aussi rappeler que le coût d’exploitation de ces équipements augmente d’année en année. Cette année, le prix de labour d’un ha avec un tracteur oscille entre 70000 et 75000FCFA. Pour une charrue, il est entre 50000 et 60000FCFA. Il y’ a moins de 10 ans, il était à 25000 FCFA. Concernant la crue, elle est également en retard comparativement à l’année dernière. A cette période, normalement l’eau devrait être dans les ouvrages mais ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. A ce rythme, si la situation n’évolue pas, le remplissage du casier rizicole de Tenenkou qui, d’habitude se déroule entre les 5 et 10 septembre de chaque année risque d’être fortement impacté. Par ailleurs, en ce qui concerne la disponibilité des intrants, le chef du casier rizicole tient à rassurer que toutes les dispositions sont prises pour satisfaire les demandes des paysans. En attendant des lendemains meilleurs, les paysans du cercle ont désormais les yeux rivés vers le ciel en espérant une météo plus clémente pour la poursuite des activités agricoles dans la plus grande quiétude et dans l’espoir de remplir les greniers en janvier prochain. AS/KM (AMAP)
Campagne agricole 2026 à Ouéléssebougou : une évolution satisfaisante

Ouélessébougou 19 août (AMAP) La campagne agricole bat son plein dans le cercle de Ouélessébougou où les regards sont tournés vers les champs, a constaté l’AMAP). Après le démarrage effectif des travaux champêtres, les conditions pluviométriques, l’accès aux intrants et l’accompagnement des services techniques agricoles restent des facteurs déterminants pour la réussite de la campagne en cours. Face à ces enjeux, nous avons mené une enquête dans le but de faire ressortir l’évolution de l’agriculture dans la zone, les résultats envisagés et les difficultés rencontrées Un premier bilan satisfaisant Interrogé sur le déroulement global de la saison, Théophile Diakité, Ingénieur de l’agriculture et du Génie rural, Chef secteur de l’Agriculture de Ouélessébougou dresse un premier bilan satisfaisant sur les plans social et technique dans la mise en œuvre de ses activités, tout en montrant le défi d’atteindre les objectifs de production fixés. Les principales cultures pratiquées dans la zone de Ouélessébougou sont le maïs, le mil, le sorgho, le riz, le fonio et l’arachide. Ces cultures contribuent principalement à l’alimentation des populations et à la satisfaction des besoins des ménages agricoles. À ces cultures vivrières, s’ajoutent des cultures de rente, notamment le coton, qui constitue une source importante de revenus pour les producteurs. Le niébé est également cultivé pour son importance alimentaire et économique. L’ensemble de ces cultures contribue à la sécurité alimentaire, à la création de revenus et au développement économique des communautés de la zone , a confié M. Diakité, tout en soulignant que la superficie actuellement consacrée aux principales cultures est de 29818 Hectares , pour un rendement estimé à 71467 Tonnes de céréales. Il a également fait savoir que les pluies sont parfaitement régulières et bien réparties, globalement suffisantes pour les cultures à cette date. Toutefois, il a expliqué que les principales difficultés rencontrées sont liées au démarrage tardif et à l’irrégularité parfois tardive des intrants agricoles, notamment les engrais et les pesticides. Ces difficultés ont pu perturber le calendrier des travaux et des semis. Amélioration de la production Parlant de l’augmentation de la production agricole par rapport aux années précédentes, l’Ingénieur de l’agriculture trouve que la production agricole dans la zone a globalement connu une hausse par rapport aux années précédentes. Pour lui, cette amélioration s’explique principalement par l’utilisation de semences améliorées, d’engrais et d’autres intrants agricoles, ainsi que par l’adoption progressive de nouvelles techniques de production. L’appui des services techniques, des organisations paysannes et des différents partenaires a également contribué à améliorer les rendements. Organisation de séances de formation Pour les mesures d’accompagnement envers les producteurs, il dira que son service a récemment réalisé des séances de formation et de sensibilisation au profit des producteurs sur les bonnes pratiques agricole (labour, apport fumure de fond, semis en ligne, densité de semis), l’utilisation rationnelle des intrants, la gestion et l’entretien des cultures, la protection et la fertilité des sols, ainsi que l’adaptation aux changement climatiques. Dans le champ de maïs de Sitapha Sangaré, producteur agricole dans le village de Mana, situé à 5 km de la ville, le constat est enviable avec l’état d’évolution de ses cultures. Il a souligné que son succès se réside dans l’utilisation du maïs hybride depuis plus de quatre ans. Quant à lui, même si ces semences sont très chères sur le marché, elles sont plus productives et font un bon rendement allant jusqu’à 80 sacs de maïs par hectare après les récoltes. Irrégularité des pluies et coût élevé des engrais Malgré l’évolution passable chez lui, il a noté des difficultés rencontrées par la majorité des paysans de la zone, notamment l’irrégularité des pluies, le coût et les retards des engrais et autres intrants, le manque de moyens financiers, la dégradation et la baisse de fertilité. Le coût élevé des intrants amène les agriculteurs à réduire les quantités utilisées, ce qui entraîne une baisse des rendements et des revenus, et rend ainsi plus difficile le financement de la campagne suivante. Les engrais subventionnés par l’État tardent à arriver dans nos coopératives. Nous avons des difficultés pour acheter les engrais nécessaires dont le sac de 50kg coûte 25000 FCFA et plus sur le marché, a ajouté le producteur avant de solliciter un accompagnement des autorités pour accélérer la livraison des intrants. A Ouélessébougou si la situation globale de l’évolution de la campagne agricole est acceptable selon le service de l’Agriculture et les producteurs approchés par notre équipe, cependant ils affichent tous le souhait du maintien de la séquence régulière des pluies et l’accélération de la chaîne d’approvisionnement des intrants. AC/KM (AMAP)

