Sikasso : La prévention et la gestion des inondations au cœur d’une rencontre

Sikasso le 21 août (AMAP) Du 3 juillet au 20 août 2026, Sikasso n’a enregistré aucun cas d’inondation. Il y’a eu 6 cas de décès dont 3 cas de foudre et 3 cas de noyade. Ces informations ont été annoncées lors de la réunion du comité régional de veille et de gestion des crises et catastrophes, vendredi dernier au gouvernorat de Sikasso, a constaté l’AMAP. Les travaux de la rencontre étaient dirigés par le Conseiller aux affaires économiques et financières de la gouverneure, Ibrahim Mahamane, en présence, du directeur régional de la protection civile de Sikasso, le Colonel Tioukiri Dao, la représentante du Préfet du cercle de Sikasso, Natogoma Samaké et la 3ème adjointe au maire de la commune urbaine de Sikasso Mme Touré Rahamatou Bagayogo. L’évènement a enregistré la présence des autres membres du comité de veille ainsi que plusieurs responsables des services techniques régionaux. A l’entame de ses propos, le Conseiller aux affaires économiques et financières de la gouverneure, Ibrahim Mahamane a tout d’abord souligné que cette initiative, 2ème du genre, est vraiment salutaire. Selon lui, mieux vaut prévenir que guérir. « On ne peut pas complètement lutter contre les catastrophes naturelles mais on peut minimiser le dégât à 90%. C’est pour protéger la population… », a-t-il expliqué avant d’inviter le chef des services régionaux à continuer ainsi. Ibrahim Mahamane a également précisé que l’initiative concerne le niveau local. C’est le comité local de veille et de gestion des crises et catastrophes qui fait remonter les informations au niveau du comité régional et on en discute. Par ailleurs, le Conseiller aux affaires économiques et financières de la gouverneure a invité la population de Sikasso à éviter de s’installer dans les bas-fonds en cette période de l’hivernage. Toute chose qui permettra de réduire les catastrophes. « Que Dieu nous en garde ! Sinon on est prêt à faire face aux cas d’inondations », a affirmé le directeur régional de la protection civile de Sikasso, le Colonel Tioukiri Dao. Qui a fait savoir que le comité de veille se réuni chaque jeudi pour faire le point de la situation et prendre des dispositions si-nécessaire. Il a surtout insisté sur l’intensification de la sensibilisation des populations et le curage des caniveaux. A l’issue de la rencontre, il y’a eu la présentation des activités réalisées par le comité dans le cadre de la prévention des inondations. Les recommandations formulées par les participants étaient entre autres, relatives au renforcement de la collaboration entre les services locaux pour la collecte des données des crises et catastrophes, la distribution des produits de traitement de l’eau dans les zones à risque pendant l’hivernage etc. La visite de la balise pour la prévention des inondations et de l’appareil hydro métrologique multi paramètres à transmission télémétrique (servant à mesurer le débit, la pression, la profondeur de l’eau) à « Farakoda » et au « Lotio » ont mis fin à la rencontre. MFD/KM (AMAP)
Le tissage artisanal : un héritage vivant en péril, face à la modernité et la contrefaçon

Bamako, 22 Aout (AMAP) Le tissage artisanal, héritage vivant des régions et des ethnies du Mali, se fraie encore une place dans certains quartiers de la capitale mais peine à survivre face à des difficultés structurelles et commerciales, préviennent les tisserands interrogés par notre rédaction. Entre hausse du coût des matières premières, contrefaçons, pressions de la concurrence et manque d’appui institutionnel, la filière voit son avenir menacé, malgré son rôle culturel et économique. Un métier d’héritage, exercé jour après jour, constate l’AMAP. Dans son atelier, sous le hangar, au quartier Médina Coura en commune II du district de Bamako, Almamy Sangho, vice-président de l’Association des tisserands du Mali (ATM), tisse quotidiennement de 9 h à 17 h. Originaire de la région de Mopti, il a appris le métier auprès de son père et œuvre sur ce site depuis 1982. Aujourd’hui, il forme son fils de 21 ans et espère lui laisser la place. « Nous fabriquons des pagnes, des couvertures et les grands boubous des hommes », explique-t-il, en égrenant des motifs traditionnels — « cornol », « arkila », « kerka », « kour-kour », « boundou boundou », « kosso ou kosso waalani », qui distinguent les productions, selon les ethnies et les usages cérémoniels. Un métier d’héritage Pour beaucoup de tisserands, le métier est avant tout familial et identitaire. À Medina Coura, à Missira, ou à Kalabambougou, des artisans racontent qu’ils ont été initiés par un parent et qu’ils transmettent aujourd’hui le savoir-faire aux fils et aux apprentis. « C’est un métier d’héritage », résume Abdoulaye Djiga, arrivé à Bamako en 2002, après avoir appris à Ségou auprès d’un parent. Il peut produire de 7 à 9 bandes par jour et vendre entre 8 000 à 15 000 FCFA, selon la largeur et le motif. Pour beaucoup, ces revenus suffisent à assurer le quotidien familial sans autre activité professionnelle. la fermeture de COMATEX, un des problèmes majeurs Un des problèmes majeurs pointés par les artisans reste l’accès aux fils. La fermeture de COMATEX, principal fournisseur national, a bouleversé la chaîne d’approvisionnement. Les tisserands se fournissent désormais auprès de revendeurs qui importent des fils du Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire. « Autrefois, un paquet de fil coûtait 2 500 FCFA. Aujourd’hui, on le paye entre 3 000 et 3 500 FCFA », détaille M. Sangho, mettant en évidence l’impact direct sur le prix de revient et sur les marges des artisans. Plusieurs tisserands indiquent que la hausse du coût des intrants se répercute soit sur le prix final, réduisant la compétitivité face aux tissus industriels, soit sur leurs revenus, qui s’amenuisent. Mamadou Samba Kanté, Guinéen installé à Kalabambougou, depuis dix ans, confirme que la cherté du fil est un frein; il estime gagner par semaine 30 000 à 35 000 FCFA en produisant environ quatre pagnes par jour. Contrefaçon et concurrence, des pratiques qui découragent. Outre la question des intrants, les artisans dénoncent la falsification des produits et l’usurpation d’identité professionnelle. « Des personnes qui ne sont pas tisserands se présentent sur les scènes artisanales et bénéficient d’avantages au détriment des vrais tisserands », dénonce Abdoulaye Sangho. Certains acheteurs copient les motifs et techniques, vendent des imitations et trompent le consommateur ; au bout de quelques mois, le public s’aperçoit que le produit n’est pas original, ce qui porte atteinte à la réputation des créateurs authentiques, évoque-t-il. Les tisserands soulignent aussi une concurrence internationale différente de la concurrence locale. Selon eux, la méthode de tissage malienne, ses motifs et sa manière de travailler sont difficiles à reproduire à l’identique par les artisans voisins, ce qui favorise une concurrence portée avant tout par des flux commerciaux transfrontaliers plutôt que par une guerre des prix au sein du pays. Une demande saisonnière mais essentielle Les ventes connaissent des pics saisonniers à savoir l’été et l’hivernage correspondent aux périodes de mariages et de retours au village, moment où les pagnes et tissus traditionnels sont les plus demandés. « Nos productions représentent une grande part des traditions et sont indispensables lors des mariages », précise notre interlocuteur M. Sangho. Ces événements offrent aux tisserands des périodes de revenus plus élevés, mais inégaux sur l’ensemble de l’année, dit-il. Des initiatives individuelles et des projets en attente d’aide publique. Face à ces défis, certains artisans multiplient les initiatives. Amadou Afel Sarré, tisserand depuis 40 ans, et secrétaire général de l’Association des Tisserands du Mali (ATM) en Commune II du district de Bamako, envisage de monter un projet pour structurer et développer la filière, capitalisant sur l’expérience transmise par son père. Mais tous parlent d’un manque de moyens et d’un besoin d’accompagnement étatique. « Nous voulons moderniser le métier, mais nous n’avons pas de moyens. Nous lançons un appel aux autorités », insiste le Secrétaire général de l’ATM en Commune II. Valorisation culturelle et opportunité économique Les représentants du secteur soulignent que la sauvegarde du tissage va au-delà de la préservation d’un métier. Il s’agit aussi de valoriser une part importante de l’identité culturelle malienne et de créer des débouchés économiques locaux. Les artisans estiment que mieux encadrés, soutenus pour l’accès aux matières premières et protégés contre la contrefaçon, ils pourraient contribuer à la dynamique économique nationale tout en préservant un patrimoine vivant. Points chiffrés et témoignages Almamy Sangho, tisserand depuis 1982, formateur de son fils, produit au minimum jusqu’à 7 bandes par jour (une unité à 8 000 FCFA), cite motifs traditionnels et évoque l’augmentation du prix du fil de 2 500 FCFA, puis de 3 000 à 3 500 FCFA. Autre professionnel du métier, Abdoulaye Djiga : tisserand depuis 1989 (installé à Bamako en 2002), peut faire 7 à 9 bandes par jour, prix entre 8 000 et 15 000 FCFA. Quant à Mamadou Samba Kanté, lui aussi exerce le métier. Guinéen installé à Bamako depuis dix ans, confectionne 4 pagnes par jour, gains hebdomadaires estimés entre 30 000 et 35 000 FCFA. Et, Amadou Afel Sarré : 40 ans de métier, souhaite lancer un projet sectoriel mais attend l’appui des autorités. Enjeux et recommandations La réouverture de la COMATEX ou la création d’une structure similaire, pourrait faciliter l’accès aux fils à des
Sécurisation du Pays : Plusieurs points terroristes traités avec succès à Youwarou et à Doïla

Bamako, 21 août (AMAP)L’Etat Major Général des Armées informe l’opinion que les Forces Armées Maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires poursuivent leurs opérations permanentes de surveillance, de contrôle, de suivi et de sécurisation du Territoire national, dans le cadre de l’opération « Dougoukoloko ». Le Jeudi 20 août, sur la base de renseignements précis, plusieurs points de regroupement de groupes terroristes ont été détectés à l’Ouest de Youwarou dans la région de Mopti. Ces regroupements qui comprenaient des chefs terroristes et abritaient d’importants matériels ont été ciblés et traités avec succès. Dans le secteur de Dandougou, aux environs de Doïla, un autre groupe estimé à au moins 200 terroristes, parmi également figuraient des Chefs, a été repéré alors qu’il tentait de se dissimuler, sous un important couvert végétal. Le groupe disposait de matériels de guerre et de moyens logistiques. Après évaluation de la situation, la zone de regroupement a été ciblée et frappée avec succès. Les premières observations indiquent que les frappes ont produit des effets importants sur le dispositif terroriste et entraîné la destruction de plusieurs équipements. Les opérations de surveillance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’établir un bilan consolidé. L’Etat Major des Armées réaffirme la détermination des Forces Armées Maliennes à poursuivre avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation, sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. KM (AMAP)
Tenenkou : schéma d’aménagement pastoral et capacité productive des espaces pastoraux aménagés au menu

Tenenkou, 21 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tenenkou, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé ce vendredi à Tenenkou, le lancement des activités pour l’actualisation du schéma d’aménagement pastoral (SAP) et la capacité productive des espaces pastoraux aménagés du cercle, a constaté l’AMAP. Plusieurs acteurs clés du domaine étaient présents. Il s’agit notamment du représentant du conseil régional de Mopti, des représentants du consortium SNV, Sahel Echo, des maires des communes du cercle ou leurs représentants, des représentants de la filière lait et bétail viande et des services techniques. L’objectif de cet atelier est de lancer les activités pour l’actualisation du schéma d’aménagement pastoral et l’évaluation de la capacité productive des espaces pastoraux aménagés du cercle de Tenenkou. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui offre l’occasion d’échanger sur un secteur essentiel au développement du cercle de Tenenkou. Il a rappelé l’impérieuse nécessité d’actualiser le schéma d’aménagement pastoral de Tenenkou afin de lever les incompréhensions, les équivoques dans un contexte marqué par les changements climatiques, la pression démographique, les conflits liés à la gestion des ressources naturelles et l’insécurité. Le coordinateur de l’antenne régionale de Sahel Eco, Bocar Allaye Diall, dans son intervention a, au nom du PASEM 2 , affirmé que l’actualisation de ce schéma revêt une importance capitale pour le monde de l’élevage du cercle. Quand au représentant du préfet, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, il a saisi l’occasion pour saluer l’organisation d’un atelier sur une activité vitale du cercle de Tenenkou. Tout en mettant en avant, la place prépondérante qu’occupe l’élevage dans le cercle, il a rappelé que le pastoralisme constitue l’un des piliers essentiels de l’économie locale en assurant les moyens de subsistance de nombreuses familles, en contribuant à la sécurité alimentaire et en participant au développement socio économique des communautés. Il a aussi affirmé que l’actualisation du schéma d’aménagement pastoral permettra de mieux organiser l’utilisation des espaces pastoraux, de sécuriser les couloirs de transhumance, les points d’eau et les zones de pâturages tout en favorisant une cohabitation harmonieuse entre agriculteurs et éleveurs et d’autres usagers des ressources naturelles. Enfin , il a ajouté que l’évaluation de la capacité productive des espaces pastoraux aménagés fournira des données fiables permettant d’améliorer la gestion durable des pâturages, d’orienter les investissements et de renforcer la résilience des communautés pastorales aux défis environnementaux. Tout en remerciant Sahel ECO pour l’organisation de cet atelier, il a réaffirmé la disponibilité de l’administration à créer un cadre idéal de mise en œuvre des activités et à accompagner toutes les actions concourant à l’épanouissement des communautés. Au cours de cette journée d’échanges, les participants vont se pencher sur le PASEM 2, la présentation des méthodes d’actualisation du schéma d’aménagement pastoral et d’évaluation de la capacité productive des espaces pastoraux aménagés du cercle ainsi que le recueil des préoccupations des pasteurs et agropasteurs. Il faut enfin noter qu’un des buts du document cadre de la politique nationale de décentralisation est de promouvoir le développement territorial cohérent, équilibré et durable des Régions et des pôles urbains. C’est dans cette optique que la région de Mopti a bénéficié du programme d’appui au secteur de l’élevage au Mali, phase 2 sur financement de la Direction du développement de la coopération Suisse qui est mis en œuvre par le consortium SNV Mali/VSF Suisse et Sahel ECO en étroite collaboration avec le conseil régional de Mopti. Ce présent atelier donne le top départ des activités d’actualisation du schéma d’aménagement pastoral du cercle de Tenenkou et la capacité productive des espaces pastoraux aménagés pour le bonheur des éleveurs du cercle de Tenenkou. AS/ KM (AMAP)
Nioro du Sahel : La FBVIM lance sa campagne de reboisement

Nioro, 21 août (AMAP) La représentation régionale de la Filière Bétail et Viande du Mali (FBVIM) de Nioro a procédé, le samedi 15 août 2026, au lancement officiel de sa campagne de reboisement, sous la présidence du Conseiller aux Affaires Économiques et Financières du Gouverneur, Adama Sénou a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée derrière le Gouvernorat, en présence des autorités administratives et communales, des représentants de la société civile, du représentant de la Direction Régionale des Eaux et Forêts, des membres de la FBVIM, des responsables des forces de défense et de sécurité ainsi que des légitimités traditionnelles. Cette campagne prévoit le reboisement de 3000 pieds sur une superficie de 5 hectares, situés à 2 km de la ville, baptisée « Espace vert de la FBVIM ». L’initiative s’inscrit pleinement dans la vision des plus hautes autorités du pays à travers le slogan : « Un Malien, un arbre ». Dans son intervention, le Président de la FBVIM Nioro, Mamadou N’diaye, a salué cette opération portée au niveau régional et soutenue par la Fédération nationale. Il a également insisté sur l’importance de la plantation d’arbres pour les éleveurs et sur la nécessité de contribuer à la préservation de l’environnement. Prenant la parole au nom du Directeur Régional des Eaux et Forêts, le Major Ibrahim Dembélé a rappelé l’importance du reboisement, particulièrement dans une région située dans zone sahélienne. Il a également mis l’accent sur le suivi et l’entretien des plants afin de garantir leur survie et leur développement. Représentant le Gouverneur de la région, M. Adama Sénou a, au nom des autorités régionales, exprimé sa reconnaissance à la FBVIM pour avoir choisi cet espace situé derrière le nouveau Gouvernorat pour lancer cette campagne. Il a également appelé les autres faîtières, associations et organisations à emboîter le pas de la FBVIM afin de renforcer les actions de reboisement dans la région. Selon lui, ces initiatives contribuent notamment à la protection de l’environnement et à l’amélioration des conditions climatiques. La cérémonie qui s’inscrit dans la logique de la 32ème édition de la campagne nationale, s’est achevée par la plantation symbolique de plusieurs pieds de baobab, de ficus Dieda et d’Ecalpitis par les autorités et les participants, donnant ainsi une dimension concrète à cette campagne de reboisement. MD/KM (AMAP)
Tominian : 500 hectares de forêt communautaire bientôt placés sous mise en défens à Koula

Tominian, 21 août (AMAP) La commune rurale de Koula, dans le cercle de Tominian, région de San, s’engage dans un processus de restauration et de gestion durable de ses ressources forestières, a constaté l’AMAP. L’initiative prévoit la mise en défens et le balisage de 500 hectares de forêt communautaire répartis entre les villages de Batienso, Koula, Makuy, Kankorokuy et Yabara. Cela à travers un atelier de sensibilisation, tenu dans la salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Tominian, sous la présidence du préfet du cercle de Tominian Kalifala Coulibaly. Prendront à cet atelier qui durera trois jours, La rencontre durera 3 jours, les représentants du Conseil communal de Koula, les chefs de village traditionnels et administratifs riverains, les services techniques, et l’ensemble des représentants des forces vives de Koula. L’ouverture de la rencontre s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Koula Rémi Coulibaly, du représentant du coordinateur de la SNV/PRO-ARIDES Nouyegué Dembélé et du Représentant de la Direction Régionale des Eaux et Forêt de San Ibrahim Tamboura. Selon Nouyegué Dembélé, l’activité s’inscrit dans le cadre de la restauration, de la protection et de la gestion durable des ressources naturelles. Elle vise notamment à renforcer la gouvernance locale, réduire les pressions humaines exercées sur les formations forestières, favoriser la régénération naturelle et contribuer à la résilience des populations face aux effets du changement climatique. Le processus repose sur une démarche participative associant la commune de Koula, les villages riverains, les autorités administratives, les services techniques, les organisations communautaires ainsi que les acteurs concernés par la gestion des ressources naturelles. Une convention tripartite entre la commune de Koula, les cinq villages riverains et le Service local des Eaux et Forêts doit définir les règles de gestion, d’accès, de surveillance et de sanction applicables au périmètre concerné. Les règles seront discutées avec les communautés avant leur validation et leur adoption par le Conseil communal. Dans le cadre de cette démarche, selon les organisateurs, cinq Commissions foncières villageoises CoFoV et cinq Comités de gestion COGEST seront mis en place ou renforcés. Ces structures auront notamment pour mission de contribuer à la gouvernance locale, à la surveillance du périmètre, à la prévention des conflits et au suivi de la régénération naturelle. Le Cantonnement forestier de Tominian apportera un appui technique au processus, notamment pour la délimitation, le géoréférencement, le balisage et le suivi écologique du site. La commune de Koula assurera, pour sa part, la coordination locale, la mobilisation des villages et le suivi des engagements. Le chronogramme prévoit plusieurs étapes, dont la concertation et la sensibilisation des parties prenantes, l’élaboration et la validation de la convention, la mise en place ou le renforcement des CoFoV et des COGEST, ainsi que la délimitation, la levée GPS, la cartographie et le balisage des 500 hectares. Le lancement officiel de la mise en défens est prévu en septembre 2026. À terme, l’application et le suivi des règles de gestion sont prévus sur une période de cinq ans. Le dispositif permettra également de documenter les résultats, les bonnes pratiques et les expériences réussies en matière de restauration et de gestion durable des ressources naturelles. Le maire a félicité les participants pour leur disponibilité à prendre part à cette rencontre à Tominian. Et, pour sa part, le préfet de cercle, avant d’ouvrir cette séance de travail, a réitéré l’accompagnement de l’Administration locale en vue de l’atteinte des objectifs escomptés. ST/KM (AMAP)
Campagne agricole 2026 à Macina : Un léger retard constaté par endroits

Macina, 21 août (AMAP) Macina est un cercle à vocation Agro pastorale où les paysans sèment les céréales dans toutes les communes. Ces céréales sont le mil, le maïs le fonio, l’arachide, le riz pluvial et les cultures émergeantes comme le sésame et le voandzou. Cette année, la campagne agricole a enregistré un léger retard cette année lié au changement climatique. Les semis se sont poursuivis jusqu’au 10 Août grâce au maintien de l’humidité, il en est de même pour les travaux d’entretien culturaux. Les phases de développement des cultures vont du tallage au début montaison. L’état végétatif des plantes est satisfaisant dans l’ensemble, cependant un léger retard est constaté par endroits dans certains villages. La pluviométrie, à l’exception de Saye est supérieure, le cumul enregistré à la date du 10 Août, Macina a enregistré 256mm contre 241mm en 2025 ; Monimpebougou 325mm contre 265mm en 2025 ; Kolongotomo 263,3mm contre 237,6mm en 2025 et Saye 253mm contre 264,2mm en 2025. En engrais subventionné, le secteur agricole de Macina a bénéficié de 311,9 tonnes dont 244,3 tonnes en engrais minéraux et 67 tonnes en engrais organiques. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace à signaler notamment la cantharide, les oiseaux, les criquets, ou autres insectes. Mamadou Traoré, un producteur de mil dans la zone, garde espoir pour la réussite de la campagne agricole, malgré le léger retard constaté. Amadou Coulibaly, producteur de maïs et de Haricot est du même avis. Il explique cette situation par le décalage climatique et compte sur les autorités pour les former à de nouvelles techniques culturales L’encadrement, à travers le secteur d’agriculture est à pied d’œuvre pour accompagner les producteurs. Sur le niveau d’eau du fleuve Niger, il est de 3,23m à la même date contre 4,11m en 2025. Sur la base des données recueillies, l’on peut présager d’une campagne satisfaisante avec la poursuite des précipitations dans le temps et dans l’espace. DG/KM (AMAP)
Douanes : 632,314 milliards de FCFA de recettes mobilisés à fin juillet

Bamako, 21 août 2026 (AMAP) Les Douanes maliennes ont mobilisé 632,314 milliards de francs CFA de recettes entre janvier et juillet 2026, soit près de 64,85% de l’objectif annuel fixé à 975 milliards de francs CFA, a indiqué le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo à travers un communiqué de son service de communication. S’exprimant lors d’une rencontre avec l’ensemble du personnel de la Direction générale des Douanes, il a appelé les agents à maintenir la dynamique autour de trois priorités : l’accroissement des recettes, le renforcement de la lutte contre la fraude et les trafics illicites et la poursuite des réformes. De janvier à juin, les recettes se sont établies à 533,743 milliards de FCFA, contre une prévision de 482,823 milliards, soit un excédent de 50,918 milliards et un taux de réalisation de 110,55%. En juillet, 98,547 milliards de FCFA supplémentaires ont été mobilisés. Le Directeur général a toutefois appelé à la vigilance, notamment en raison des difficultés sécuritaires et logistiques qui affectent certains corridors, dont l’axe Kidira-Diboli-Kayes. Concernant la lutte contre la fraude, il a insisté sur le renforcement du renseignement, du ciblage et de la coopération entre services. Les saisies effectuées au premier semestre ont notamment concerné des stupéfiants, des armes, des munitions, des explosifs, des médicaments illicites, des produits impropres à la consommation et du mercure. L’Inspecteur général Diallo a également souligné la nécessité d’accélérer la modernisation de l’administration douanière. Un portefeuille de 38 réformes est en cours, notamment dans le contrôle documentaire, le développement du SYGECOD et l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers avec plusieurs pays de la sous-région. Il a invité les responsables et les agents à traduire ces réformes en actions concrètes et à maintenir les efforts pour atteindre les objectifs fixés. CMT (AMAP)
Hivernage 2026 : des pluies qui sèment le doute, les paysans changent de semis

Bamako, 20 août (AMAP) L’installation tardive et l’irrégularité des pluies perturbent la campagne agricole 2026 dans plusieurs localités du Mali. À Koutiala, Kita et Dioïla, des producteurs réduisent leurs superficies, changent de spéculations ou renoncent à certaines cultures. Les experts estiment toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la campagne, les pluies d’août et de septembre pouvant encore inverser la tendance. Dans la région de Koutiala, notamment à M’Pessoba, plusieurs producteurs ont modifié leurs choix culturaux. Le mil, le sorgho, l’arachide, le sésame et le haricot gagnent du terrain au détriment du coton et du maïs, plus exigeants en eau et en intrants. À Gouantiesso, dans le cercle de M’Pessoba, Karamogo Dembélé explique que le retard des pluies a contraint plusieurs paysans à revoir leurs plans. «Cette année, plusieurs paysans ont cultivé du mil ou encore de l’arachide à la place du coton et du maïs. La pluie est un peu régulière pour le moment. Nous espérons qu’elle se poursuivra pour nous permettre de faire une bonne campagne», témoigne-t-il. Le riz, qui exige une disponibilité suffisante en eau, reste en revanche une source d’inquiétude. À M’Pessoba, les difficultés sont également liées à la disponibilité tardive de certains intrants. Pour Lassina Sogoba, natif de Songuela, le début de la campagne a été marqué par «le manque d’intrants agricoles et la rareté des pluies». L’amélioration récente des précipitations nourrit néanmoins l’espoir. «Pour le moment, les pluies tombent abondamment. Ce que nous avons semé avance bien. Si la pluie continue à ce rythme, nous pourrons bénéficier d’un bon hivernage», espère-t-il. À Zamblala, dans la commune de Fakolo, Moïse Sagara redoute cependant une baisse des rendements. Il a réduit les superficies consacrées au coton et au maïs au profit du mil et du sorgho, jugés plus résistants au déficit hydrique. «Ce retard a un grave impact sur la récolte. L’irrégularité des pluies peut provoquer la famine et même pousser les jeunes à rejoindre les sites d’orpaillage», alerte-t-il. Dans la région de Kita, le même phénomène est observé. Karim Sogoba, originaire de Koutiala et installé dans la zone, n’a pas pu réaliser toutes les cultures prévues. «J’ai surtout fait du mil avec un peu de coton. Je n’ai pas semé de maïs parce que l’hivernage a débuté très tard et qu’ensuite les pluies sont devenues rares», explique-t-il. À quelques kilomètres de Kita, Seydou Coulibaly, cultivateur depuis plus de dix ans, décrit une campagne difficile. Le retard des intrants et l’insuffisance des pluies l’ont conduit à miser davantage sur l’arachide. «Le coton et le maïs posent problème au regard de la situation actuelle», estime-t-il. À Dioïla, les producteurs adoptent également des stratégies d’adaptation. À Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly, Mamadou Dembélé, qui exploite deux hectares et demi depuis 2020, a abandonné le maïs et l’arachide pour le haricot. «L’année passée, au mois d’août, les cultures étaient déjà bien avancées. Cette année, c’est seulement du haricot que j’ai pu semer, il y a à peine une semaine. Les pluies ne sont pas abondantes», déplore-t-il. D’autres producteurs ont préféré renoncer à la campagne. Commerçant à Bamako, Abdou Diarra explique avoir suspendu son activité agricole en raison de l’irrégularité des pluies, des difficultés d’accès aux intrants et de l’insécurité. Il espère néanmoins un retour à des conditions normales. Le mil et le sorgho privilégiés Pour le Dr Modibo Amadou Konaté, chercheur à l’Institut d’Économie Rurale (IER), à la station de Cinzana, la saison agricole s’est installée «timidement et de façon sporadique selon les sites». De Bamako à Koutiala et Sikasso, en passant par Dioïla, Ségou, Cinzana et Bla, les fluctuations des pluies ont entraîné des semis tardifs, des resemis et une forte disparité dans l’état des cultures. Selon lui, le coton et le maïs pourraient subir les conséquences de cette situation dans les zones méridionales si les pluies ne s’améliorent pas. En revanche, l’espoir reste permis pour les cultures plus résistantes, notamment dans les zones où le mil occupe une place importante. Le chercheur explique le changement de spéculations par les exigences en intrants. « Le mil et le sorgho s’adaptent mieux à l’irrégularité des pluies. Cela donne aux producteurs une fenêtre pour assurer d’abord la sécurité alimentaire », souligne-t-il. Le mil est particulièrement adapté aux conditions sèches. Il peut produire avec des cumuls pluviométriques compris entre 200 et 800 mm, alors que le maïs nécessite au moins 1.000 mm. Le sorgho, le fonio et l’arachide présentent également une meilleure capacité d’adaptation aux conditions de déficit hydrique. Mali-Météo appelle à la prudence Pour Amadou Diakité, chef du service des prévisions à Mali-Météo, l’irrégularité des pluies observée en août s’explique notamment par la forte variabilité spatiale des systèmes pluvieux et l’alternance entre épisodes pluvieux et séquences sèches. Une localité peut ainsi recevoir d’importantes quantités d’eau tandis qu’une autre, située à quelques dizaines de kilomètres, en reçoit beaucoup moins. Les prévisions saisonnières établies en avril 2026 ne faisaient d’ailleurs pas apparaître une situation uniforme. Elles prévoyaient des cumuls normaux à excédentaires dans certaines parties du Centre et de l’Est, tandis que l’Ouest était davantage exposé à des conditions normales à déficitaires. Mali-Météo rappelle surtout que le bilan d’une saison agricole ne dépend pas uniquement du cumul total des précipitations. Leur répartition dans le temps et dans l’espace est déterminante pour les cultures. Les producteurs sont ainsi invités à suivre l’humidité des sols et les prévisions à court terme afin d’adapter les opérations culturales. Les prochaines semaines seront particulièrement importantes pour les cultures déjà installées. Les pluies d’août et surtout leur régularité en septembre pourraient encore peser sur le remplissage des grains, la maturation des céréales et, in fine, les rendements de la campagne agricole 2026. MMD/CMT (AMAP)
Bougouni : la stratégie nationale de la biodiversité en cours de restitution

Bougouni, 20 août (AMAP) La Direction générale des Eaux et Forêts a organisé, jeudi à Bougouni, un atelier de restitution du rapport de la Stratégie nationale et du plan d’action pour la biodiversité (SPANB) 2025-2030. La rencontre, tenue dans la salle de réunion de l’ex-conseil de cercle, était présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la région, Dramane Diakité, en présence des autorités administratives et politiques, a constaté l’AMAP. L’atelier visait à présenter le contenu et les principaux résultats du rapport, à examiner sa cohérence technique et la qualité des données, ainsi qu’à recueillir les observations et recommandations des participants. La révision de la stratégie s’inscrit dans l’engagement du Mali à aligner sa politique nationale sur le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Au nom du Directeur général des Eaux et Forêts, le Colonel Mamadou Seydou Maïga a indiqué que la mise à jour de la SPANB nécessite une actualisation des connaissances sur l’état de la biodiversité au Mali et un alignement des objectifs et indicateurs sur le nouveau cadre mondial. Il a précisé que le document élaboré comporte 20 objectifs nationaux correspondant aux 23 cibles mondiales, à l’issue d’un processus participatif. Le Directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité, a souligné que la stratégie définit une vision à long terme pour préserver la diversité biologique du pays. Elle s’articule autour de la réduction des extinctions et de la dégradation des écosystèmes, de l’utilisation durable et de la restauration de la biodiversité dans les secteurs agricole et minier, ainsi que du partage équitable des avantages liés aux ressources génétiques et de la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre. Le projet de mise à jour de la SPANB est conduit par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dans le cadre du projet Global Biodiversity Framework-Early Action Support (GBF-EAS). Après le mot de bienvenue du directeur régional par intérim des Eaux et Forêts de Bougouni, le Commandant Moussa Fayenké, les travaux se sont poursuivis avec les échanges et contributions des participants. BHT/CMT (AMAP)

