Bougouni : Ouélessébougou a accueilli la phase régionale de la Journée panafricaine de la femme

Ouélessébougou 9 août (AMAP) La Coordination des Associations et Organisations Féminines (CAFO) de Ouélessébougou, en collaboration avec la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bougouni, a célébré samedi , la phase régionale de la Journée panafricaine de la femme, sous le thème thème « L’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la vision 2063 du Mali, dans les locaux du Centre de formation féminin et d’appui au développement rural (CFADR). Présidé par le préfet de Cercle, Moussa Andielou Sagara, l’évènement a réuni des femmes leaders, des organisations féminines, des partenaires institutionnels et techniques, ainsi que des représentants des autorités administratives et légitimités coutumières. Il s’agissait de promouvoir le leadership féminin, renforcer la solidarité entre les femmes et sensibiliser les communautés sur le rôle essentiel des femmes dans le développement économique, social et culturel. Dans son intervention, la présidente de la CAFO de Ouélessébougou a tout d’abord exprimé sa reconnaissance aux autorités régionales pour leur choix porté sur son organisation pour accueillir cette Journée panafricaine de la femme avec une dimension régionale. Un choix qui selon elle explique leur considération et leur capacité de relever le défi de l’organisation. Elle a rappelé que cette journée trouve son origine dans la conférence des femmes africaines tenue le 31 juillet 1963 à Dar Es Salam en Tanzanie. Des militantes et dirigeantes de plusieurs pays africains se sont réunies pour discuter des conditions des femmes sur le continent et de leur rôle dans les luttes pour l’indépendance et le développement. Elle a également salué les efforts des autorités pour favoriser l’accès à l’eau potable, notamment les œuvres sociales du Président de Transition le Général d’Armée Assimi GOÏTA , avec de plus de 600 forages d’eaux réalisés sur l’ensemble du territoire national, donnant ainsi un sens à une promesse républicaine dans un Mali. Dans son discours d’ouverture, le préfet Sagara, a exprimé toute sa satisfaction et a remercié les femmes pour avoir répondu à l’invitation. Il a souligné que l’Organisation panafricaine de la femme (OPF) célèbre cette date symbolique marquant un nouveau départ dans la lutte des femmes pour leur émancipation et la décolonisation de l’Afrique. En ce qui concerne la thématique de cette année, le représentant de l’Etat à rappeler que la « disponibilité et l’accès universel à l’eau potable et des services d’assainissement sûrs constituent une préoccupation majeure aux niveaux mondial, régional et national, ajoutant que cette préoccupation est consacrée par l’Objectif du Développement Durable n°6 ,qui vise à garantir l’accès universel et équitable à l’eau potable et à l’assainissement pour tous d’ici 2030 « . L’objectif ultime de l’édition 2026 est de contribuer à l’amélioration du cadre et des conditions de vies des populations féminines, à travers un accès équitable, sécurisé et durable à l’eau potable, à l’hygiène et aux services d’assainissement, a ajouté M. Sagara, avant d’assurer les femmes de la région de leur ferme détermination à les accompagner dans ce combat. L’activité principale au cours de la journée a été une conférence débat autour du thème national, coanimé par le Directeur régional de l’Hydraulique de Bougouni et le chef du service d’assainissement et du contrôle, des pollutions et des nuisances de Ouélessébougou. AC/KM (AMAP)

Sikasso : Inauguration du centre annexe de l’association de santé communautaire de Waerma II

Sikasso 8 août (AMAP) Le tout nouveau centre a été inauguré, samedi dernier, dans le secteur 8 du quartier Wayerma II de Sikasso, sous la présidence du préfet du cercle Amadou Gassambé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du médecin chef du district sanitaire de Sikasso Dr Emilien Diarra, la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso Ramatou Bagayogo et le président de l’ASACOWA II Dramane Danioko. Ont pris part à l’évènement, les légitimités traditionnelles, des membres des ASACO de Sikasso, des agents de santé et plusieurs invités Le nouveau centre est composé d’une salle d’attente, deux salles de consultation, la salle d’accouchement et de Consultation prénatale (CPN), la salle d’observation ainsi que la salle des soins et de petites chirurgies. Le nouveau directeur du centre est un assistant médical, il se nomme Modibo Diabaté. A l’entame de ses propos, le préfet du cercle Amadou Gassambé a indiqué que l’initiative permettra aux populations éloignées de Wayerma II de fréquenter le centre de santé. Il a saisi l’occasion pour remercier les responsables du quartier. Il a, ensuite, invité les populations à se rendre à ce centre pour la prévention, les soins curatifs et surtout pour les différentes vaccinations. S’adressant au personnel sanitaire, le préfet du cercle l’a surtout invité à faire un bon usage du centre et à se mettre à la disposition des populations. Quant au médecin chef du district sanitaire de Sikasso Dr Emilien Diarra, il s’est réjoui de l’initiative. « Compte-tenu de l’engagement sans faille des membres de l’ASACOWA II, je ne suis pas étonné de cela … », a-t-il souligné avant de les exhorter à redoubler de courage et de continuer dans ce sens. A l’en croire, on pourra faire de ce centre un site de vaccination permanent mais également y faire les petits soins.  Auparavant, la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso Ramatou Bagayogo et le porte-parole de l’ASCOWA II Dramane Danioko ont souhaité la bienvenue aux invités. Ramatou Bagayogo a salué les membres de l’ASACOWA II pour avoir penser à créer ce centre car les populations sont devenues nombreuses. La démonstration culinaire des femmes de Wayerma II, la remise des cadeaux aux femmes qui ont bien suivi la vaccination de leurs enfants, la visite du centre par les officiels ont été les temps forts de la cérémonie. Il faut retenir que l’air de santé du Cscom de Wayerma II compte neuf secteurs et trois villages rattachés dont Diakorola-Diassa, Diassableni et Zaton-jasso. La population de l’air de santé avoisine plus de 36 700 habitants. Ce tout nouveau centre contribuera à leur enlever une grosse épine des pieds. A compter du jour de l’inauguration (samedi 8 août 2026), toutes les consultations seront gratuites pendant une semaine au centre mais les ordonnances seront à la charge des patients. MD/KM (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du vendredi 7 août 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 7 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 25 juin 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de lutte contre la mendicité et son Plan d’actions 2026-2028. Cette stratégie vise à contribuer à la réduction durable de la mendicité, notamment celle impliquant les enfants à travers une approche préventive, protectrice et inclusive, centrée sur la dignité humaine, l’intérêt supérieur de l’enfant et la responsabilisation des acteurs familiaux, communautaires et institutionnels. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance déterminant les ressources fiscales des Collectivités territoriales. Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la Transition, le Gouvernement a engagé des réformes administrative et territoriale qui ont abouti à l’adoption de : – la Loi n°2023-003 du 13 mars 2023 portant modification de la loi déterminant les conditions de la libre administration des Collectivités territoriales ; – la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales ; – la Loi n°2023-005 du 13 mars 2023 portant statut particulier du District de Bamako. Ces réformes, en plus de la suppression de la Collectivité Cercle et des Communes au niveau du District de Bamako, ont eu des implications sur les finances, les ressources humaines et le patrimoine des Collectivités territoriales. A cet effet, il s’avère nécessaire de procéder à une nouvelle répartition des ressources fiscales entre les différents niveaux de Collectivités territoriales issues des réformes administrative et organisationnelle du territoire national. Le projet d’ordonnance, adopté, permettra aux Communes, aux Régions et au District de Bamako de disposer de texte de référence pour la préparation de leurs budgets, l’amélioration de la mobilisation des ressources endogènes et d’accroître le financement du développement local. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel, signé le 30 juin 2026, à Bamako, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement.   Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 28 milliards 206 millions 151 mille francs CFA. La réalisation du projet, objet du présent financement, contribuera au renforcement de la résilience des communautés vivant dans les zones cibles des Régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Douentza et Bandiagara. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant attribution d’un permis d’exploitation de grande mine d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, Région de Kayes. Le permis de recherche de Menankoto-Sud, issu de la fusion par Décret n°2025-0348/PT-RM du 16 mai 2025 des permis de recherche de Bakolobi, de Menankoto-Sud et de Bantako-Nord, a fait l’objet d’intenses travaux qui ont permis de mettre en évidence un gisement économiquement exploitable sous forme d’une grande mine. Conformément aux dispositions du Code minier et de la loi relative au Contenu local dans le secteur minier, la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, société de recherche de droit malien a manifesté son intérêt de procéder à l’exploitation du gisement découvert. Le projet de décret, adopté, attribue à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, un permis d’exploitation de grande mine valable pour l’or, à Menankoto-Sud, Cercle de Kéniéba, pour une durée maximale de 12 ans. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil desMinistres de la célébration de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local, couplée à la Journée africaine de l’état civil, prévue le 10 août 2026.   L’Edition 2026 de la Journée africaine de la Décentralisation et du Développement local est célébrée sous le thème : « La participation des femmes, des jeunes et de la communauté à la gouvernance locale de l’eau et de l’assainissement ». La Journée africaine de l’état civil est placée au niveau national sous le thème « Un état civil résilient pour tous : garantir la continuité des services et l’identité juridique dans un contexte de défis sécuritaires et d’accélération de la transition numérique ». La célébration de ces Journées sera marquée, entre autres, par l’organisation de rencontres d’informations et de sensibilisation, de conférences-débats dans les Communes, les chefs-lieux de Cercle et de Région et de visites guidées de certaines infrastructures en lien avec les thèmes. Le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions a informé le Conseil des Ministres de la tenue des états généraux de l’Administration publique. L’objectif de ces états généraux est de contribuer à la refondation de l’Administration publique pour améliorer l’efficacité des services publics et renforcer la bonne gouvernance. Les échanges porteront sur des thématiques relatives, entre autres : – aux ressources humaines de l’Administration publique et aux conditions de travail des agents ; – aux relations entre l’Administration et les usagers des services publics ; – à l’éthique, à la déontologie, aux droits et aux garanties de l’agent public, à l’amélioration de la gouvernance ; – aux réformes administratives et institutionnelles dans le cadre de la décentralisation et de la déconcentration.   Les états généraux se tiendront d’août à décembre 2026 aux niveaux local, régional et national ainsi que dans les Missions diplomatiques et Postes consulaires.   Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 2ème Edition du Forum de la Diaspora nigérienne, tenu du 25 au 30 juillet 2026, à Niamey au Niger.   Ce 2ème Forum, placé sous le thème : « La Diaspora comme acteur clé du développementéconomique et social des pays d’origine », a rassemblé les Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel, les représentants des diasporas, des partenaires techniques et financiers et desorganisations internationales.   Dans son intervention, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine aprésenté l’expérience malienne en matière de mobilisation de la Diaspora et a mis en exergue les réformes et initiatives des Autorités de la Transition visant à stimuler les investissements productifs et à resserrer les liens entre la Nation et ses ressortissants.   En marge

Mali : Dans le cadre du processus de DDR-I, plus de 300 ex-combattants ont rejoint les FAMa

Bamako, 8 août (AMAP) Dans le cadre du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration (DDR-I), plus de 300 combattants des milices armées du Centre et des groupes armés du Nord ont rejoint les rangs des Forces Nationales de Défense, a appris l’AMAP de sources concordantes. Cette action s’inscrit dans le cadre du processus piloté par le ministère de la Réconciliation nationale. Plus de trois cent (300) combattants sont issus du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), un groupe proche des autorités de la transition malienne. Après avoir achevé leur formation, ils doivent désormais intégrer les Forces armées maliennes (FAMa). Le porte-parole du MSA, Pour Ilyas Ag Siguidi  a affirmé que le processus suit son cours malgré les défis inhérents à une opération de cette ampleur. Il explique qu’ « en tout, il s’agira pour l’Etat malien de recruter (environ) 2.000 ex-combattants dans l’armée malienne au grade de soldat de 2e classe. Il a,  par ailleurs que parmi ceux-ci, figurent 30 chasseurs traditionnels dozos (ou donsos en bambara, ndlr), 137 combattants des mouvements peuls et près de 400 ex-combattants des mouvements armés du Nord. » KM (AMAP)

Sport : Lancement officiel de la biennale sportive 2026, par le PM

Bamako, 7 Aout (AMAP) Le Premier Ministre le Général de division Abdoulaye Maiga a lancé, officiellement, ce vendredi, la biennale sportive, édition 2026, au palais de sport Salamatou Maiga de Bamako, a constaté l’AMAP. Cette compétition qui se tient du 7 au 16 Aout rassemble plus de 1. 800 participants représentant les 19 régions du Mali et le district de Bamako. Le Chef du Gouvernement  qui a procédé au lancement de la biennale sportive a déclaré « au nom du Président de la transition, le Général de d’Armée Assimi Goïta, je lance officiellement  la biennale sportive, édition 2026 ». « Il y a 38 ans,  depuis 988, où la biennale sportive était couplée à la biennale artistique et culturelle, 38 ans se sont écoulés, 38 ans d’années d’attente, 38 ans de souvenirs et d’espérance. Aujourd’hui, cette attente prend fin, ce souvenir reprend vie. Aujourd’hui, cette espérance devient une réalité, la biennale sportive renaît.  Non pas comme un simple événement sportif, elle revient comme un héritage motivé, comme une promesse tenue, comme un engagement envers notre jeunesse. Oui, une nation, ce sont des villes, des bâtiments, des infrastructures. Une nation, c’est aussi des souvenirs communs. Des émotions partagées, des rendez-vous qui rassemblent un peuple autour d’un même idéal, cette biennale sportive est l’un de ces rendez-vous », a fait savoir le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. En s’adressant aux athlètes, il a affirmé, « vous êtes ici pour gagner, mais vous êtes surtout ici pour grandir.  Car, les champions ne sont pas uniquement ceux qui montent sur un podium. Les véritables champions sont ceux qui savent respecter leurs adversaires, ceux qui acceptent la défaite avec dignité, ceux qui remportent leur victoire avec humilité. Ceux qui comprennent que le maillot qu’ils portent représentent bien plus qu’eux-mêmes. Ils représentent leur région, leur famille, le Mali ». Le ministre Fomba a salué la présence du ministre de la Jeunesse, du sport et de la culture du Niger, pays frère de l’AIS, qui témoignage l’attachement à nos valeurs communes de solidarité et de fraternité. Avant de rappeler que cette biennale sportive est un vœu du président de la transition, que son département a matérialisé grâce aux efforts de chacun. ST/KM (AMAP)

Koulikoro : l’hôpital régional, un projet structurant pour renforcer l’offre de soins dans la région

Koulikoro, 7 août (AMAP) Le chantier affiche de nos jours un taux d’exécution physique de 20,04 %, pour 160 jours consommés sur les 730 jours prévus, soit 21,89 % du délai contractuel et mobilise actuellement 238 travailleurs, toutes catégories confondues, a constaté l’AMAP. C’était le mercredi 5 août 2026, à l’issue de la réunion mensuelle de suivi des travaux de construction de l’hôpital régional, qui a été présidée par le représentant du président du conseil régional, en présence du représentant des autorités administratives, de la Cellule d’Exécution des Programmes d’Infrastructures Sanitaires (CEPRIS),des services techniques, de la mission de contrôle, ainsi que l’entreprise chargée des travaux du chantier. Les participants ont procédé à l’évaluation de l’état d’avancement des travaux et ont également fait le point sur les recommandations faites lors de la réunion précédente. Au cours de ladite réunion, les participants ont également fait le point des recommandations faites lors de la précédente réunion et évalué l’état d’avancement des travaux. ALD/KM (AMAP)  

San : Mobilisation des leaders religieux et communautaires contre les violences basées sur le genre

San, 7 août (AMAP) La salle de conférence de l’ONG World Vision à San a abrité un atelier de formation réunissant des leaders religieux et communautaires autour de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et de la promotion des services essentiels de santé sexuelle et reproductive (SSR), a constaté l’AMAP. Organisée par World Vision Mali dans le cadre du projet « Fournir des services vitaux et intégrés en matière de santé sexuelle et reproductive et de violences basées sur le genre dans les contextes humanitaires en Afrique », la rencontre visait à renforcer les capacités des participants afin qu’ils deviennent des relais de sensibilisation et de prévention au sein de leurs communautés. La cérémonie d’ouverture était présidée par le 1er Adjoint au préfet du Cercle de San, M. Salif Traoré, en présence de la Maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, et de la Responsable de projet à World Vision, Mme Perpétue Dakouo. Dans son intervention, la Responsable du projet a souligné le rôle déterminant des leaders religieux et communautaires dans la prévention des VBG, compte tenu de leur influence, leur crédibilité et leur proximité avec les populations. Elle a précisé que l’atelier privilégiait les échanges interactifs et le partage d’expériences. Les travaux ont été animés par le Gynécologue-obstétricien au CSRéf de San, Dr Birama Traoré, et le Directeur régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de San, Yéli Togola. Selon les données du One Stop Center et des espaces sûrs pour femmes et filles, 76 cas de VBG ont été pris en charge en 2025 dans le Cercle de San, dont 11 cas de viol, 33 agressions sexuelles, 12 violences psychologiques, 1 mariage forcé et 15 cas de déni de ressources. Ces chiffres illustrent l’ampleur du phénomène et la nécessité de renforcer les actions de prévention, de protection et de prise en charge des victimes. À la clôture, la Maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a salué l’engagement des participants et appelé à une mobilisation collective pour garantir aux femmes et aux filles des communautés plus sûres, dignes et respectueuses de leurs droits. À travers cette initiative, World Vision Mali réaffirme son engagement aux côtés des autorités administratives, des collectivités territoriales, des services techniques et des leaders communautaires dans la lutte contre les VBG et la promotion de l’épanouissement des femmes et des filles. NC/KM (AMAP)

Gao : Démarrage des travaux de pavage de trois axes du quartier administratif de la commune urbaine

Gao, 7 août (AMAP) Les travaux de réalisation de pavage des rues ensablées à Dioulabougou quartier administratif de la commune urbaine de Gao ont démarré depuis le mois d’avril sur trois axes, a constaté l’AMAP. Les travaux de pavage de trois axes de la commune urbaine de Gao relieront la poste à la mairie, le Conseil régional à la justice et le centre Diakossey au marché Washington. La réalisation de pavage de rues ensablées de la cité des Askia qui s’étendra à 737,94m est un projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel ( PCRSS) mis en œuvre par le ministère de la Réconciliation, de la paix et de la cohésion sociale et financé par l’association internationale de développement ( IDA).  Le délai d’exécution de contrat de travaux obtenu par l’entreprise ADELCO est de 120 jours. Le chef de chantier, Bouna Baby dira que les travaux de pavage des rues de ensablées du quartier administratif de la commune urbaine de Gao ont connu un léger retard à cause de l’attaque terroriste du mois d’avril.  Et ajoute qu’un prolongement du délai des travaux a été accordé à l’entreprise. Selon lui, les travaux sont à deux niveaux, l’un est au traitement des couches de base et l’autre au traitement de fondation. Le technicien de l’entreprise ADELCO, Bouna Baby soutient que  ces  réalisations de pavage des rues du quartier administratif serviront à l’embellissement la commune urbaine de Gao, la fluidité de la circulation, la valorisation des commerces et l’assainissement de la ville. AT/KM (AMAP)

Gao : Abouzeidi Ousmane Maiga, instituteur, surveillant et directeur des écoles nomades, un parcours hors pair

Gao, 7 août (AMAP) Cette année a été décrétée année de l’éducation et de la culture par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Après le portrait de plusieurs célébrités, dans notre pays, L’Agence Nationale de Presse du Mali s’intéresse aujourd’hui à une figure qui a marqué son temps ainsi que l’Histoire de notre pays dans le domaine de l’éducation, de la cohésion sociale, de la paix et de la Réconciliation. Il s’agit de Abouzeidi Ousmane Maiga. M. Abouzeidi Ousmane Maiga est né en 1943 à Forgho Songhoi dans la commune rurale de Sonni Ali Ber (région de Gao). Il entama ses études à l’école primaire de Gao de 1948 à 1956. Ensuite, il quitta sa ville natale pour poursuivre ses études au lycée Terrasson de Fougères (actuel lycée Askia Mohamed de Bamako) où il décrocha un certificat primaire de 1959-1963 et continua à l’école normale de Katibougou (Koulikoro). Une formation intense à l’Ecole Normale de Katibougou Après une année de formation intense à l’école normale de Katibougou, il décrocha le diplôme d’école normale pour devenir un institutaire ordinaire ou maitre du second cycle en anglais, histoire et géographie. L’enseignant polyvalent, Abouzeidi Ousmane Maiga dispensa ses premiers cours d’anglais, d’histoire et géographie en 1964 au second cycle de Médina- Coura. Puis il est muté en 1965 à l’école fondamentale de Goundam pour enseigner dans les mêmes disciplines en plus de l’ instruction civique). Après 3 ans d’enseignements à l’école de Goundam (région de Tombouctou), suite à une autre mutation, il quitte Goundam en 1968 toujours comme institutaire au second cycle de Ménaka et en 1969, il a été nommé directeur des écoles nomades comprenant 4 écoles nomades (Anderanboukane, Tin-hokar, Tindermane et Haria). Ensuite, il occupa le poste de directeur de second cycle de Ménaka de 1968 à 1975 puis coordinateur des cantines scolaire des écoles nomades. De Ménaka, il retourna à Gao où l’éducateur, Abouzeidi Ousmane Maiga, deviendra l’un des premiers surveillants généraux du lycée régional de Gao de 1975 à 1980. Il obtient le concours d’intégration du corps d’enseignement secondaire général de 1980 à 1987 et pour le corps de l’administrateur civil en 1992. Il a été conseiller consulaire de l’ambassade du Mali au Gabon de 1994 à 2002. Fonction politique  Abouzeidi Ousmane a été membre de l’Union démocratique du peuple Malien (UDPM) où il a été le seul député de 1981 à 1988. Avec le changement d’institution, il regagne le parti (Adema) qui l’a élu deux fois député à  l’Assemblée Nationale du Mali à Gao de 2002 à 2013 puis de 2015 à 2023. Par ailleurs, il a occupé le poste de commissaire vérité justice, réconciliation et écrit couramment le français et l’anglais et parle songhoi, tamashek et bambanan. Formation professionnelle et stage de formation De 1984 à 1987, l’instituteur, Abouzeidi Ousmane Maiga a  participé à  plusieurs foras et conférences internationaux à l’extérieur  du pays notamment le forum sur la faim dans le monde à Rome; la foire internationale sur l’agriculture à Paris ; la conférence internationale de l’union des parlements à Paris ; la conférence internationale sur le développement de la  sécurité alimentaire en Afrique (Harare-Zimbabwe) ; la conférence de l’union des parlementaires africains sur la banque mondiale à Bamako. Ensuite de 1989 à 1990, suivront des stages de formation à l’institut Educatel Paris-admis et un autre sur la formation des formateurs à l’institut Forhom BDPA SCTAGRI à Paris. Actuellement, Abouzeidi Ousmane Maiga, est le chef d’équipe régionale d’appui à la réconciliation de Gao puis le coordinateur des légitimités traditionnelles de la région de Gao. Chef de village Forgho Songhoy et participation à la rencontre de négociations avec les mouvements armés en Algérie Abouzeidi Ousmane Maiga prend son droit à la retraite administrative en 2002. En 2011 devient le chef de village Forgho Songhoy. Il a aussi participé à la rencontre de négociations avec les mouvements armés en Algérie.  Il est médaillé de chevalier de l’ordre national en 2022. Il a été secrétaire général de syndicat des enseignants de Menaka, président de la fédération de football de Menaka puis fondateur de la troupe musicale de Menaka. AT/KM (AMAP) 

Kangaba : formation des représentants de l’Etat et Élus locaux sur la participation et le concours des citoyens en cas de calamités

Kangaba, 7 août (AMAP) Le préfet du cercle, Abou Dao a présidé le jeudi 06 août 2026, dans la salle de conférence du cercle, les travaux de l’atelier de renforcement des capacités des représentants de l’Etat et élus locaux sur la participation et le concours des citoyens en cas de calamités (inondations, incendies), a constaté l’AMAP. A la cérémonie d’ouverture, après le discours de bienvenue du maire de la commune rurale de Minidian, Mamby Keïta, le représentant du Directeur Général de l’Administration du Territoire, Moussa Dembélé a placé l’atelier dans son contexte. En effet, le Mali, à l’instar d’autres pays de la sous-région, est fréquemment confronté à des situations de catastrophes naturelles et de calamités diverses, notamment les inondations, les incendies et autres sinistres ayant des impacts significatifs sur les populations, les infrastructures et les moyens de subsistance. Dans ce contexte, la gestion efficace des risques et des catastrophes nécessite une coordination renforcée entre les services de l’Etat, les collectivités territoriales et les populations. Elle implique également une participation active et structurée des citoyens dans le mécanisme de prévention, d’alerte, de réponse et de résilience communautaire. Ainsi, le MATD, à travers la DGAT, conformément à ses attributions en matière de participation à la prévention, à la gestion des crises et des catastrophes, et avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a organisé cet atelier. Pour le préfet, cette initiative s’inscrit également dans une dynamique de promotion de la Gouvernance participative, de renforcement de la résilience communautaire et d’amélioration de la réponse locale face aux catastrophes. Il a rappelé les objectifs de l’atelier qui vise de façon générale à renforcer les capacités de 70 représentants de l’Etat et élus sur la participation et le concours des citoyens dans la prévention et la gestion des calamités au Mali. Il s’agissait de manière spécifique, de renforcer la compréhension des mécanismes de gestion des catastrophes au niveau national et local, d’expliquer les rôles et responsabilités des représentants de l’Etat et des collectivités territoriales en situation de calamité, d’améliorer la coordination entre les représentants de l’Etat, élus locaux et populations et de renforcer les capacités de mobilisation rapide des citoyens en cas de sinistre. Au cours de la session, le sous-préfet central de Kangaba, Lancina Diarra a fait une présentation sur trois modules à savoir la constitution du 22 juillet 2023 (article 26), la loi No2024-032 du 24 décembre 2024 relative au concours des citoyens en cas de calamité et sur le Décret No2015-0889/P-RM du 31 décembre 2015 portant Plan ORSEC (organisation des secours). Le sous-préfet s’est particulièrement appesanti sur la cadre juridique régissant le concours des citoyens en cas de calamités, sur l’organisation du concours en cas de calamités, sur la constatation de la calamité et sur les formes et les modalités du concours des citoyens en cas de calamités. A l’issue des travaux , le représentant du MATD n’a pas caché sa satisfaction à cause de la forte mobilisation pour cet atelier. SD/KM (AMAP)