Bougouni : Lancement de la campagne de distribution de masse en couverture universelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides (CDM)

Bougouni, 1er juillet (AMAP) Le lancement de la campagne de distribution de masse en couverture universelle des moustiquaires imprégnées d’insecticides (CDM) 2026 du district sanitaire de Bougouni, a été présidé mardi au CSCOM du quartier Dialanikoro par l’adjoint du préfet de cercle, Makan Bougoudogo, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités coutumières, municipales, des forces de défense et de sécurité et de l’équipe cadre du district sanitaire de Bougouni ayant à sa tête le médecin chef d CSRef de Bougouni, le Docteur Malla Sylla. Ainsi c’est dans la famille Sacko, près du CSCOM de Dialanicoro, Bougouni sud que cette campagne se tiendra au 30 juin au 5 juillet 2026 sur l’ensemble du district sanitaire du cercle de Bougouni a été lancée. En milieu urbain en dénombrement et distribution simultanée la distribution se fera de porte à porte destinée à 75 354 personnes pour 12 559 ménages. Prenant la parole, le premier adjoint au Préfet a rappelé que le paludisme est un problème majeur de santé publique au Mali avec environ 3,7 millions de cas en 2024 dont 1 129 793 cas de paludisme grave avec 1638 décès (1,4% de létalité). Pour cela ajoute-t-il que cette campagne a pour objectif de contribuer à l’augmentation du taux d’utilisation des MII dont la finalité est de réduire la morbidité et la mortalité liées au paludisme du district sanitaire de Bougouni. Il a enfin réitéré toute la disponibilité et l’engagement des acteurs locaux à s’impliquer davantage pour réussir les objectifs, à eux assignés pour l’amélioration des données de cette campagne dans le district sanitaire de Bougouni. En termes de globalité, cette campagne est destinée à 779 084 habitants cibles pour 129 847 ménages pour 437 150 moustiquaires imprégnées MII pour le district sanitaire du cercle de Bougouni. BHT/KM (AMAP)

Gao : Le président sortant, Nouhou Chaïbou réélu à la tête de la chambre régionale d’agriculture

Gao,  30 juin (AMAP) La salle de conférence du pied-à-terre du gouvernorat de Gao a abrité ce mardi 30 juin 2026, le scrutin de l’élection du président de la chambre régionale d’agriculture de Gao sous la présidence du conseiller aux affaires économiques et financières, superviseur du scrutin. Cette élection rentre dans le cadre de la mandature de 2026-2031. Ce vote pour le poste du président de la CRA de Gao s’est déroulé par consensus d’un candidat unique à la présidence de la chambre régionale d’agriculture sous la supervision du représentant du gouverneur de la région de Gao, le conseiller aux affaires économiques et financieres, Alhader Amadou Bella. Le nouveau bureau de la chambre régionale d’agriculture se compose d’un président et quatre vice-président et deux délégués de l’Apcam. Ainsi, Nouhou Chaïbou Touré a été réélu président de la chambre régionale d’agriculture de Gao avec 44 voix sur une liste de 53 électeurs inscrits dont 9 absents notifiés. Le représentant du gouverneur de la région de Gao, le conseiller aux affaires économiques et financières, Alhader Amadou Bella a félicité à l’ensemble des électeurs pour le bon déroulement du scrutin. Il a invité le nouveau bureau de la chambre régionale d’agriculture de Gao a travailler pour le bonheur de payants et pour l’ensemble de la région. AT/KM (AMAP)

Deuil : L’ancien ministre et député Yaya Sangaré est décédé lundi à l’âge de 62 ans

Bamako, 29 juin (AMAP) L’ancien ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, ancien ministre de la Communication et ancien député de Yanfolila, Yaya Sangaré, est décédé ce lundi 29 juin 2026, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Né le 2 juillet 1964 à Bouaké, en République de Côte d’Ivoire, Yaya Sangaré était titulaire d’une maîtrise en Histoire et géographie de l’École Normale Supérieure de Bamako, obtenue en 1987, et d’un MBA de l’École Supérieure de Gestion de Paris, délocalisé à l’ISTA-TechnoLab de Bamako en 2012, option médias et événementiels. Membre de l’ex-ADEMA-PASJ depuis sa création, il avait été élu député à l’Assemblée nationale en 2007, mandat qu’il a exercé jusqu’en 2018. Il avait notamment présidé, à partir de 2015, la Commission des affaires politiques, paix, sécurité et mécanisme africain d’évaluation par les pairs, et occupé la présidence des commissions santé et éducation du Parlement de la CEDEAO entre 2008 et 2015. Il avait également exercé les fonctions de Secrétaire général du Comité Exécutif de l’ADEMA. Sur le plan professionnel, il avait occupé plusieurs responsabilités au sein du groupe Jamana, notamment comme chroniqueur aux Échos, directeur de l’Imprimerie Jamana et directeur de la radio Jamana de Koutiala, avant de présider l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres du Mali. Yaya Sangaré laisse derrière lui une longue carrière au service de la communication, de la politique et de la diplomatie malienne. KD/KM (AMAP)

Coupe du Monde de Football 2026 : le Maroc se qualifie aux tirs au but face aux Pays-Bas

Bamako, 30 juin (AMAP) Le Maroc s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026 en battant les Pays-Bas aux tirs au but (3-2), lundi soir au stade de Monterrey au Mexique, au terme d’un match achevé sur le score d’un but partout après le temps réglementaire et les prolongations, a appris l’AMAP de source sportive. Longtemps contrariés par une solide équipe néerlandaise, les Lions de l’Atlas ont vu leurs espoirs vaciller lorsque Cody Gakpo a ouvert le score à la 72e minute. Mais les hommes de Mohamed Ouahbi n’ont jamais baissé les bras. Dans les derniers instants du temps additionnel, Issa Diop a surgi pour arracher l’égalisation à la 90e+1, renvoyant les deux équipes en prolongation. Aucun but n’a été inscrit durant la prolongation, renvoyant les deux sélections à la séance fatidique des tirs au but. Plus solides dans l’exercice, les Marocains se sont imposés 3-2, validant ainsi leur billet pour les huitièmes de finale du Mondial 2026. KD/KM (AMAP)

Goundam : Réunion du Cadre du Comité Local de pilotage de la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides du Cercle

Goundam, 30 juin (AMAP) Conformément à la mise en œuvre de la décision n° 2026/034/P-CG du 25 juin 2026 portant création d’un Comité Local de Coordination de la Campagne Nationale de distribution de Moustiquaires imprégnées d’insecticides, le Cadre tient sa première rencontre d’information en prélude à la campagne de distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide  à travers le Cercle de Goundam, a constaté l’AMAP. La rencontre a regroupé autour du Préfet de Cercle Amadou Oumar Kida dans la salle de conférence de l’hôtel de ville de Goundam, les acteurs de la Santé, les partenaires Techniques et Financiers, les Présidents des Associations de la Santé, des Chefs de Services Techniques. À l’entame des travaux quelques interventions ont été prononcées notamment celles du 2ème Adjoint du Maire de Goundam, du chef Coutumier et légitimités traditionnelles, le Président de la FELASCOM, tous ont salué l’initiative et ont souhaité une large couverture de mobilisation et de sensibilisation des populations sur la nécessité de dormir sous une Moustiquaire. Dans son discours d’ouverture,  le Préfet de Cercle Amadou Oumar Kida, a remercié les membres du Comité pour leur présence à la rencontre. Il a en outre fait un large aperçu sur la maladie du paludisme, la prévention à travers l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticides. Il a insisté sur une répartition juste où personne ne sera omise dans la distribution. Le Préfet de Cercle a exhorté les membres du Cadre à porter le message à tous les niveaux où devront s’opérer les distributions. Le Médecin Berthé dans son exposé a évoqué le contexte et la justification de la maladie du paludisme de son mode de transmission à travers un agent vectoriel appelé « l’anophèle femelle ».,39% de morbidité et de mortalité sont causés par le paludisme au Mali a t-il affirmé dans son exposé. Afin d’inverser cette tendance , le Programme National de Lutte contre le paludisme à mis en œuvre plusieurs interventions. La distribution et l’utilisation des MII est l’une des principales interventions efficaces contre le paludisme. Les canaux de distribution des MII au Mali sont la campagne de masse, la routine dans les formations sanitaires en stratégie avancée et équipée mobile( femmes enceintes pendant les premières consultations prénatales et les enfants de moins d’un an, les populations vulnérables (déplacées , orphelins rapatriées sont concernées par la distribution . En  terme de stratégie, la phase de démembrement sera couplée à celle de la distribution, il est prévu une moustiquaire pour deux personnes, la durée de la Campagne est six jours(6). Selon le Docteur Berthé Médecin Adjoint, les résultats attendus concernent le chronogramme, les documents nominatif ( entres autres) Des questions très pertinentes ont été posées par les membres du Cadre à l’endroit du staff technique, notamment le transport des moustiquaires vers les Centres de distributions les plus reculés compte tenue de l’insécurité, certaines zones de distributions restent sous menaces terroristes, comment faire parvenir les intrants auprès des cibles ?. Comment faire quand on est trois dans une famille et qu’on ne bénéficie que d’une seule moustiquaire que faire? Le cas des réfugiés et déplacés internes a été évoqué. Comment entreprendre une large sensibilisation pour atteindre le maximum de bénéficiaires dans les quatre Cercles? Autant de questions qui ont suscité des débats et qui ont été répondus correctement par les membres de l’équipe technique de la Santé. Des suggestions ont été apportées par les membres du Cadre pour mieux réussir la campagne. Des recommandations ont été formulées par le Cadre, toucher toutes les cibles concernées par la distribution. Donner une moustiquaire par couple(2 personnes) parallèlement à la distribution mener une large sensibilisation de l’utilisation correcte des moustiquaires et leur bonne conservation. AT/KM (AMAP)

Kayes : Lancement des épreuves du Centre IFM «Tieman Coulibaly», session de juin 2026

Kayes, le 29 juin (AMAP) Le Gouverneur de la Région de Kayes,  le Général de brigade Moussa Soumaré,  a lancé, ce lundi 29 juin au Centre « Tieman Coulibaly », les épreuves de fin de cycle et de passage en classe supérieure de l’Institut de formation des maîtres (IFM) de session de juin 2026, a constaté l’AMAP. Au total, 598 élèves-maîtres dont 241 en en fin de cycle ont pris part à cet examen. Parmi les candidats en fin de cycle, 167 sont du niveau Bac et le reste de celui du Diplôme d’études fondamentales (DEF). Quant aux 557 élèves-maîtres pour le passage en classe supérieure, 293 sont détenteurs du Bac contre 264 du DEF. Le Général de brigade Moussa Soumaré,  accompagné du Directeur de l’Académie d’enseignement de Kayes,  Mahamadou Djibrilla Kéita,  du Président du Conseil régional, Bandiougou  Diawara, et des chefs de sécurité, a procédé à l’ouverture de la première enveloppe de l’épreuve de la mathématique pour la spécialité math-physique-chimie (MPC) et de la dissertation en français pour les généraliste , tous du niveau Bac. Le Chef de l’exécutif régional s’est dit rassuré des conditions de déroulement des épreuves.  « Nous en sommes effectivement satisfaits. Les conditions sont réunies », s’est réjoui le Général de brigade Soumaré.  Le Gouverneur a également prodigué des conseils aux élèves-maîtres, notamment d’encouragement et contre les fraudes. Parce que, selon lui, ce sont eux, demain, qui auront en charge d’encadrer les enfants, les futurs cadre de notre pays. Aux candidats, il a rappelé qu’ils doivent incarner un certain nombre de valeurs parmi lesquelles la probité contre toute tricherie. Car, insistera-t-il,  ils doivent incarner d’abord ces valeurs pour les transmettre demain aux enfants. « Cela commence par ces épreuves aujourd’hui…donc ils doivent travailler correctement sans compter sur autrui », a-t-il conseillé. Aussi, le Gouverneur a invité aux élèves-maîtres d’être des enseignants modèles, responsables à l’issue de leur formation, surtout à transmettre tant de valeurs qui contribuent à la construction de Mali Kura. OD/KM (AMAP)

Koulikoro : Célébration de la journée internationale de lutte contre les abus et le trafic illicite des drogues

Koulikoro, 28 juin (AMAP) La région de Koulikoro, à l’instar des autres localités du pays, a célébré jeudi, la journée internationale de la lutte contre les abus et le trafic illicite de drogues, a constaté l’AMAP. Le thème retenu cette année est : « le problème de la drogue: des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes ». L’évènement a été marqué  par la destruction d’une quantité importante de drogues et de produits pharmaceutiques contre faits, saisis par l’antenne régionale de l’Office central des stupéfiants (OCS). Le Gouverneur de région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, a présidé, la cérémonie sur le site d’incinération de Souban plateau, dans la commune urbaine de Koulikoro. C’était en présence du  service concerné, des autorités judiciaires, administratives et traditionnelles, des  collectivités , des représentants des Forces de défense et de sécurité, des organisations de la société civile et de plusieurs autres témoins. Le Chef de l’exécutif local a rappelé l’engagement et la détermination de sa région à lutter contre ces pratiques Indésirables avec le concours de ses services compétents et en bonne collaboration avec les populations. Pour lui,  ce phénomène grandissant menace indéniablement la santé publique, compromet la paix, la sécurité, le développement, la cohésion sociale et le vivre ensemble dans notre pays. Le Chef de l’exécutif régional a invité les Koulikorois à une synergie d’actions pour endiguer le  phénomène. Il a aussi rappelé que le thème retenu au niveau national est « la lutte contre la drogue, une responsabilité partagée et un engagement de tous pour la santé, la sécurité et pour un Mali fort ››. Le Chef de l’antenne régionale de OCS, le Commissaire, Séga Diambéré Kanté a quant à lui indiqué que cette opération, conforme à la loi, est une étape importante pour son service de mener seule  cette incinération dans la région, sans que la direction OCS à Bamako ne soit associer comme auparavant. Ce qui est pour lui une avancée significative dans la lutte contre la drogue et tout le reste. L’opération a concerné des saisies de 2025 et 2026, qui sont entre autres. Plus de 7 tonnes de produits pharmaceutiques, 300 sachets de canabis, 2368 sachets de comprimés de trama dol toutes confondues,504 grammes de canabis,5 appareils pour chicha, une grande quantité de goûts et de charbon chicha en vrac. Le chef d’antenne OCS a fait savoir que cette activité reste un cadre de sensibilisation sur la dangerosité de ces produits. ALD/KM (AMAP)  

Philanthropie : En 8 mois, 34 personnes réunies avec leurs familles grâce aux actions de « Espoir et Dignité » pour les oubliés de la rue

Bamako, 28 juin (AMAP) À l’heure où la dérive des contenus sur les réseaux sociaux est largement dénoncée, il est essentiel de rappeler qu’ils sont aussi portés par des hommes et des femmes engagés, qui œuvrent chaque jour avec humanité pour redonner espoir et dignité aux plus vulnérables. À travers ses réseaux (Facebook, Tiktok) « Espoir et Dignité », Issa Sangaré incarne cet engagement. Dans les rues, ils sont nombreux à errer, invisibles aux yeux de la société. Des hommes et des femmes souffrant de troubles mentaux, abandonnés, privés de soins et parfois même de leur identité. Face à cette réalité, Issa Sangaré a fait un choix, agir. Engagé à travers son initiative « Espoir et Dignité », il œuvre au quotidien pour venir en aide à ces personnes en situation d’extrême vulnérabilité. Son objectif est clair, leur redonner une dignité, un espoir, et surtout les reconnecter à leurs familles. « Voir des personnes abandonnées, sans famille, sans soins, ça brise le cœur », confie l’artisan d’espoir. Mais au-delà de la souffrance visible, c’est une autre réalité qui le touche profondément « ces personnes ont été aimées un jour. Elles ont une histoire, une famille quelque part. » Porté par cette conviction, Issa Sangaré s’est lancé dans un combat aussi difficile qu’essentiel. Grâce à sa persévérance, plusieurs familles ont déjà été réunies avec leurs proches. Commencé, il y a à peu près 8 mois, à ce jour, environ 34 personnes ont pu retrouver leur famille, un chiffre qui témoigne de l’impact concret de son engagement. Un engagement qu’il mène entièrement de manière bénévole, guidé uniquement par la volonté d’aider et de redonner espoir. Chaque réunification est une victoire, mais aussi une charge émotionnelle forte. Parmi les histoires qui l’ont marqué, il évoque celle d’une personne retrouvée dans la rue, dans un état critique, sans repère. Après de longues recherches, la famille a finalement été identifiée. « Le jour des retrouvailles, c’était indescriptible. Sa mère a fondu en larmes. Elle pensait que son enfant était mort depuis des années », raconte-t-il. Un moment qui résume, selon lui, la portée de son action « nous réparons des cœurs brisés. » Parmi les cas les plus marquants figure également celui d’une jeune fille portée disparue, retrouvée après huit années de séparation, illustrant la patience et la détermination nécessaires dans ce type de mission. Dans ce combat, les réseaux sociaux jouent un rôle déterminant. Ils permettent de diffuser des appels, de partager des images et surtout d’aider les familles à reconnaître leurs proches. « Beaucoup de retrouvailles ont été possibles grâce à la force du partage », souligne-t-il. Mais malgré ces avancées, les défis restent nombreux. Manque de moyens de déplacement, de soins, de nourriture ou encore d’accompagnement médical. Les besoins sont importants. « Seul, je fais ce que je peux mais ensemble, nous pouvons sauver beaucoup plus de vies », lance ce bénévole. Aujourd’hui, Issa Sangaré interpelle également les autorités. Il appelle à une prise de conscience et à la mise en place de structures adaptées pour la prise en charge et la réinsertion de ces personnes souvent marginalisées. À la population, son message est empreint d’humanité « Ne les rejetons pas, ne les jugeons pas. Aujourd’hui c’est eux, demain ça peut être nous ou un proche ». À travers son engagement, Issa Sangaré rappelle une évidence trop souvent oubliée. Derrière chaque visage perdu dans la rue, il y a une histoire, une famille, et une dignité à restaurer. AC/KM (AMAP)  

Littérature : Dr Abdoulaye Sangho auteur d’un ouvrage sur Goundam

Bamako, 28 juin (AMAP) Dr Abdoulaye Sangho, auteur de plusieurs ouvrages dont « c’est l’homme qui fait l’homme », « le Jihadisme et sacralité de la vie humaine dans le coran » et le bible, la parole politique » et «  comment préparer sa retraite après 50 ans) a présenté, samedi 27 juin 2026, au mémorial Modibo Keita, son nouveau ouvrage intitulé « Goundam : l’histoire d’un symbole de résilience et de diversité culturelle au cœur du sahel». Cette œuvre de 256 pages retrace la richesse d’une ville au cœur de la région de Tombouctou, entre les étendues sahéliennes, les plaines inondables du delta intérieur du Niger et les portes du désert, a constaté l’AMAP. Selon Dr Abdoulaye Sangho « l’histoire de Goundam est intimement liée à celle des grands mouvements humains qui ont façonné le Sahel. » Il a expliqué que « les routes commerciales, les migrations, les échanges culturels, les dynamiques pastorales et les relations entre les différents groupes ethniques ont contribué à faire de cette cité un véritable laboratoire du vivre-ensemble entre les Songhais, Peuls, Touaregs, Arabes, Bozos, Bellahs et autres communautés. Ce présent ouvrage se propose d’explorer cette histoire dans toute sa richesse et sa complexité », a-t-il dit.  « Ce livre cherche à comprendre ce qui fait la singularité de Goundam dans l’espace sahélien. Cette démarche répond également à un devoir de mémoire. Dans un contexte de mondialisation et de mutations rapides, de nombreuses histoires locales risquent de disparaître ou d’être oubliées. Préserver la mémoire de Goundam, c’est préserver une partie de l’histoire du Mali. C’est reconnaître la contribution des communautés locales à la construction de la nation. C’est également transmettre aux jeunes générations des repères essentiels pour comprendre leur héritage et construire leur avenir », a fait savoir Dr Abdoulaye Sangho.  Il a souligné qu’« au-delà de son intérêt historique, l’ouvrage porte un message d’espérance. » « Il rappelle que la diversité culturelle n’est pas une faiblesse mais une richesse, que la coexistence entre les peuples est possible, et que la résilience des communautés constitue l’une des ressources les plus précieuses pour relever les défis du présent et de l’avenir », a-t-il précisé. « À travers les pages de cet ouvrage, le lecteur découvre une communauté qui a su, malgré les aléas du temps, les bouleversements politiques, les défis climatiques et les crises sécuritaires, préserver son identité, sa cohésion sociale et son héritage culturel. Goundam apparait ainsi comme un exemple remarquable de résilience collective, capable de transformer les épreuves en opportunités de renouveau. Dans un contexte sahélien souvent marqué par les tensions et les fractures, Goundam offre un témoignage puissant de coexistence harmonieuse et de dialogue interculturel. Cette capacité à faire de la diversité une richesse plutôt qu’une source de division constitue sans doute l’une des plus grandes leçons que cette ville transmet aux générations présentes et futures », a également précisé l’auteur. Pour lui, « le livre souligne également la position stratégique de Goundam dans les échanges économiques et humains qui ont façonné l’histoire du Nord du Mali. Reliée aux grands centres de savoir de Tombouctou, aux espaces pastoraux du Sahel et aux réseaux commerciaux transsahariens, la ville a longtemps joué un rôle de trait d’union entre différentes régions et différents peuples », a-t-il indiqué. Dr Sangho a expliqué que son ouvrage ne se limite pas à évoquer le passé. « Il nous invite à réfléchir à l’avenir. À travers l’histoire de Goundam, c’est toute la question de la résilience des communautés sahéliennes qui est posée. Comment préserver son identité dans un monde en mutation ? Comment maintenir la cohésion sociale face aux crises ? Comment transmettre aux jeunes générations les valeurs de solidarité, de tolérance et de vivre-ensemble qui ont fait la force des sociétés africaines ? Par son approche rigoureuse, son attachement aux réalités locales et sa volonté de sauvegarder la mémoire collective, l’ouvrage apporte une contribution précieuse à l’historiographie du Mali et à la compréhension des dynamiques culturelles du Sahel, qui un message d’espérance adressé à tous ceux qui croient en la capacité des peuples à surmonter les défis les plus complexes », a fait savoir Dr Abdoulaye Sangho. ST/ KM  (AMAP)    

Education : Zacka Backa Dicko, une figure historique de la paix et de l’éducation au Mali

Gao, 28 juin (AMAP) Instituteur de classe exceptionnelle, responsable politique engagé et artisan de la paix, Zacka Backa Dicko compte parmi les personnalités qui ont marqué l’histoire du Mali. Tout au long de sa vie, il a mis son intelligence, son sens du devoir et sa connaissance du nord du Mali au service de l’éducation, de la cohésion sociale et de la défense de l’intégrité territoriale du pays. ‎Le parcours exemplaire d’un enseignant par vocation ‎Né vers 1935 à Ouani, dans l’actuelle commune de Taboye, Zacka Backa Dicko effectue ses premières études à Bourem puis à Gao. Après son passage au cours normal de Sévaré, ses excellents résultats scolaires lui permettent d’intégrer l’École normale de Katibougou. Il en sort diplômé en 1955 avec le titre d’instituteur adjoint. ‎La même année, il est affecté à Banamba, où débute une brillante carrière d’instituteur . Pendant trois ans, il exerce son métier avec passion avant d’être muté à Bourem, puis à Kidal dont il était le premier directeur d’école après l’indépendance. Cette responsabilité témoigne de la confiance placée en lui par les autorités éducatives. ‎Durant plusieurs années, il contribue au développement de l’enseignement dans cette zone stratégique du pays. Partout où il a servi, il sensibilise les populations à envoyer leurs enfants à l’école. Reconnu pour sa rigueur professionnelle, son sens de l’organisation et son dévouement, il est promu maître de second cycle en 1968 par arrêté ministériel. ‎Après le coup d’État de 1968, il décide de mettre fin à sa carrière politique pour se consacrer davantage à sa vocation d’enseignant . Il a par la suite était muté successivement à Ansongo puis à Djebock et plus tard à Gao où il participe à la formation de nombreuses générations d’élèves jusqu’à son départ à la retraite en décembre 1990 a l’école Gao 6. ‎En outre, Zacka Backa Dicko est resté dans la mémoire collective comme un éducateur profondément attaché à la réussite des jeunes. Sa maison était ouverte à de nombreux élèves venus de différents horizons. Beaucoup y trouvaient un lieu d’accueil et d’encadrement. Cette générosité a marqué plusieurs générations qui gardent encore aujourd’hui le souvenir d’un homme très humble toujours disponible pour aider les autres. Son humilité à nul autre pareil l’amener à refuser les cadeaux et les habits de luxe. ‎Zacka Backa Dicko, une figure historique de la paix et de l’éducation au  Mali ‎Parallèlement à sa carrière dans l’enseignement, Zacka Backa Dicko joue un rôle important dans la vie politique du Mali. Membre de l’Union soudanaise-RDA (US-RDA), il devient en 1960 secrétaire général du bureau du parti à Kidal. À ce titre , il participe activement aux efforts de consolidation de l’unité nationale et de la stabilité du pays. ‎Sa parfaite connaissance de Kidal ainsi que ses relations de confiance avec les chefs traditionnels arabes et touaregs font de lui un interlocuteur privilégié dans la gestion des tensions communautaires et sécuritaires. En 1963, il participe aux côtés du capitaine Diby Silas Diarra, alors commandant du cercle de Kidal, à la gestion des rébellions qui  ont secoué le nord du pays. Son action est largement orientée vers la recherche de solutions pacifiques et le maintien du dialogue. ‎La même année, il accueille à Kidal le président Modibo Keïta à l’occasion de l’inauguration de la cantine scolaire de la ville. ‎Un an plus tard,  lorsque les autorités ont décidé de fêter le 22 septembre 1964 à Kidal,  il figure parmi les principaux organisateurs de cette célébration du quatrième anniversaire de l’indépendance.  A cette occasion une délégation nationale conduite par  Mamadou Diakité, Secrétaire d’état à la Défense et à la Sécurité, s’était rendue à Kidal avec a ses côtés  le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Sominé Dolo,   Alhousseyni Touré, commissaire Politique  et le lieutenant-Colonel Keletigui Drabo. Cet événement revêt une importance particulière pour les autorités maliennes qui souhaitent faire de cette ville un symbole de paix retrouvée et d’unité nationale. Zacka Backa Dicko y joue un rôle central. ‎Son engagement dépasse également les frontières du Mali. Au nom de l’US-RDA, il participe au congrès du Parti communiste chinois. En 1967, il fait partie de la délégation malienne conduite par Mamadou Madeira Keïta qui s’était rendu en Union soviétique pour les cérémonies commémoratives du cinquantenaire de la Révolution russe. ‎Distinctions honorifiques ‎Les services rendus à la nation lui a valu plusieurs distinctions honorifiques, notamment la Médaille du Mérite national avec effigie lion débout par le président Modibo Keita et  de Chevalier de l’Ordre national sous la présidence du président Moussa Traoré. ‎Aujourd’hui, du haut de ses 91 Ans il vit une retraite paisible avec des hauts et des bas liés au poids de l’âge. ‎Pour ceux qui l’ont connu, Zacka Backa Dicko demeure un homme de paix, un fin connaisseur de l’histoire et la généalogie, un éducateur rigoureux et une personnalité d’une intégrité remarquable. Son parcours reste un exemple de dévouement au service de l’unité  et la cohésion nationale. ‎MLHD/KM (AMAP)   ‎