PMU-Mali offre une centaine de lampadaires solaires à l’Université de Ségou pour 15 millions de Fcfa

Ségou, 19 juin (AMAP) La société du Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali) a offert, lors d’une cérémonie, jeudi, une centaine de lampadaires solaires à l’Université de Ségou, d’un coût de 15 millions de Fcfa, ces lampadaires solaires destinés à offrir un meilleur cadre d’apprentissage aux étudiants, a constaté l’AMAP. Prenant la parole, le représentant du maire de la Commune rurale de Sébougou, Sékou Coulibaly a salué ce geste symbolique du PMU-Mali envers l’Université de Ségou. M. Coulibaly a exhorté la communauté universitaire à faire un bon usage des équipements reçus. De son côté, le recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mory Sidibé, a déclaré que « ces lampadaires solaires permettront, sans nul doute, de lutter contre l’insécurité à travers l’éclairage de la cour et des voies d’accès de l’Université de Ségou malgré les coupures d’électricité. » « Au-delà de l’aspect sécuritaire, les calendriers académiques pourraient se dérouler normalement, car on pourrait envisager les doubles et triples vacations et cela permettra de réduire les baux. L’Université de Ségou vous dit merci pour ce geste inoubliable », a indiqué Dr Sidibé. Il a souligné que l’enseignement supérieur est un espace de lutte contre l’obscurité sous toutes ses formes. « PMU-Mali dans ses actions sociales, vient encore de prioriser l’éducation et la recherche qui sont incontournables pour le développement de toute nation », a dit le recteur par intérim de l’Université de Ségou, avant d’ajouter que ce geste permettra aux 17 000 étudiants de l’Université et au personnel enseignant de poursuivre leurs activités en toute tranquillité. D’après le directeur général du PMU-Mali, Fassery Doumbia, l’entreprise, à travers cette donation, entend améliorer les conditions de travail et renforcer la quiétude au sein de l’Université de Ségou. « Ensemble sur tous les fronts, nous devons conjuguer nos efforts pour bâtir notre pays et atteindre la souveraineté », a-t-il affirmé Fassery. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, qui a présidé la cérémonie de réception, a adressé ses remerciements à l’entreprise PMU-Mali pour son rôle déterminant dans l’amélioration des conditions d’études à l’Université de Ségou. « Désormais, la cour et les alentours de l’établissement seront illuminés », s’est-il réjoui. La cérémonie a été marquée par le lancement de l’installation des lampadaires solaires. MS/MD (AMAP)    

Youwarou : La nouvelle crue s’annonce trop tôt, la population s’inquiète

Par Sadou CISSE Youwarou, 19 juin (AMAP) La nouvelle crue de 2025, depuis le mois de mai, s’est annoncée à Youwarou (Centre), suscitant l’angoisse de la laborieuse population de la contrée qui s’inquiète des conséquences qu’elle peut engendrer si elle devenait plus importante. Avec la crue de 2024, des cas d’inondations ont été constatés dans les sept Communes rurales du cercle (Bimbere Tama, Dongo, Dirma, Déboye, Farimaké, N’Dodjiga, Youwarou.) Des concessions entières ont été réduites à néant, de grandes superficies de pâturage, de culture ont été submergées. Les récoltes n’ont pas été fameuses occasionnant le déplacement interne d’une frange importante de la population (hameaux de culture, campements de pêche, villages riverains du fleuve et du lac Débo). La population a fait face à des dépenses considérables, entre autres, pour la confection de diguettes avec des sacs remplis de terre en banco et à de pertes de vivres, de matériels de maison, On a aussi comptabilisé des victimes de maladies liées à l’eau. Les ressortissants du Cercle résidant à Bamako, à Mopti, (Centre) capitale régionale et des personnes de bonne volonté ne sont pas restés indifférents à cette situation. Ils ont fourni, comme aide à la population, 5 000 sacs vides de 100 kg, une somme de près d’un million de francs Cfa. La crue, généralement, commence au début du mois de juillet. Elle arrive cette année plus tôt ! D’où les inquiétudes de la population du Cercle de Youwarou situé en plein Delta du Niger devant de multiples risques d’inondations, de faibles récoltes, de maladies. SC/MD (AMAP)  

Rencontre entre les représentants de l’État et les légitimités traditionnelles de Ouélessébougou

Ouélessébougou 19 juin (AMAP) La réunion du cadre d’échange entre l’administration et les légitimités traditionnelles de la commune de Ouélessébougou, au titre du deuxième trimestre de l’an 2025, s’est tenue jeudi 19 juin 2025 dans la salle de délibération du Centre féminin de formation et d’appui au développement en milieu rural (CFADR) de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Cette rencontre, sous la présidence de Mme Mounkoro Koura Koné, sous-préfète centrale de Ouélessébougou, qui se tient chaque trimestre, a pour objectif : expliquer les grandes décisions prises par le gouvernement dans les trois derniers mois et recueillir l’avis des légitimités traditionnelles sur ces orientations, échanger également sur les problèmes auxquels la commune fait face, tout en proposant des solutions passives. On y a noté la présence du 1er adjoint au maire, Noko Samaké, les représentants des 44 chefs de villages de la Commune de Ouélessébougou, de la Confrérie des chasseurs, des représentants des leaders religieux, la représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et la jeunesse communale. Dans son intervention, Mme Mounkoro, a tout d’abord salué les notabilités, soulignant que leur présence témoigne de leur disponibilité pour l’administration, malgré les occupations en cette veille d’hivernage. Elle a, ensuite, rendu un hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) « qui se battent jours et nuits pour la défense de notre patrie. » Elle a également sollicité le soutien et l’accompagnement de toute la population aux autorités nationales, surtout en cette période d’insécurité. S’agissant des grandes initiatives gouvernementales, la sous-préfète centrale a évoqué, l’adoption du Projet de loi portant révision de la Charte de la Transition pour accorder au chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, un mandat de 5 ans renouvelables, à partir de 2025, l’abrogation de la loi relative à la Charte des partis politiques, le Décret portant dissolution des partis politiques et organisations à caractère politique en, la suppression du statut de chef de fil de l’opposition et l’annulation du financement des partis politique. Mme la sous-préfète a aussi cité la création de l’hymne de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), la pose de la première pierre de la première raffinerie d’or, à Senou, d’une capacité de 200 tonnes par an, dont l’État détient une part de 62% du capital social, dans le cadre du partenariat entre l’État malien et la société russe Yadran. « Cette initiative est la suite logique des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) au cours desquelles le peuple malien a sollicité que notre or puisse briller pour nous les Maliens », a ajouté Mme Mounkoro. Il y a eu plusieurs intervenants dont le 1er adjoint au maire, Noko Samaké, et le représentant du chef de village Daba Samaké qui ont ouvert la réunion, en saluant cette initiative du représentant de L’Etat qui vise à informer les populations sur l’état actuel du pays. Lassine Soumaoro, représentant le Haut conseil islamique local,  a invité les imams à plus de vigilance et de dénoncer auprès des Forces de sécurité, toute personne suspecte détectée dans les mosquées. Il a rappelé la grande prière initiée par le bureau national du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), à l’intention de toute la communauté musulmane pour la stabilité du pays et un bon hivernage. A l’issue de cette rencontre, les notabilités de Ouélessébougou ont souligné leur adhésion à toutes les initiatives gouvernementales évoquées par la représentante de l’Etat et se sont dit favorables au mandat de 5 ans renouvelable, accordé au général d’Armée Assimi Goïta. AC/MD (AMAP)    

Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué : le Premier ministre lance la 2e phase

Bamako, 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a lancé, mercredi, à Bamako, la 2e phase du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) qui prévoit d’aménager 10 240 nouveaux hectares, la réalisation de 135 Km de pistes agricoles et plusieurs activités d’accompagnement, pour un montant total de 47,4 milliards de Fcfa sur lesquels 30 milliards sont financés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD).  La première phase a permis, malgré le contexte sécuritaire difficile, la réalisation des barrage-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui, tous fonctionnels ; l’aménagement hydro-agricole de 36 500 ha ; la production additionnelle annuelle induite de 61 085 tonnes de riz paddy, 7 657 tonnes de légumes, 1 975 tonnes de poissons, 701 140 litres de lait et 3 668 emplois créés sur les différents sites. La 2e phase, va soutenir davantage le développement de l’agriculture irriguée pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de production maîtrisée et rentable et permettra de créer les conditions d’une forte contribution de notre secteur agricole à l’économie nationale. Sa mise en œuvre contribuera, à combler le déficit céréalier du pays et de participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région En lançant ce nouveau programme, le Premier ministre a affirmé que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale avec le plus grand potentiel hydro-agricole de la zone sahélienne. D’où l’orientation de la politique agricole du gouvernement vers une vision globale de développement durable, déclinée dans le « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » dont la finalité est d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de notre population, à l’horizon 2063. Abdoulaye Maïga, a déclaré que son gouvernement fait de l’agriculture une priorité à cause de son rôle de moteur de notre économie. Selon lui, pour relever les défis des changements climatiques, le développement de l’agriculture irriguée est au cœur de notre stratégie de développement agricole, pour soutenir la résilience des populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Pour le Coordinateur du PDI–BS, Amadou Diadié Daou, ce programme est une initiative du gouvernement dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des populations. M. Daou, a indiqué que c’est un programme qui a comme stratégie d’intervention, la mise en place de grandes structures et infrastructures d’irrigation et qui s’appui sur la maitrise de l’eau pour donner aux bénéficiaires les moyens de productions, assurer la disponibilité de l’eau et l’accroissement de la production et des revenus. Le PDI-BS, est une initiative du Gouvernement malien et ses partenaires techniques et financiers. Il intervient dans les zones de Sélingué, Bla et San, et Djenné (Centre). AMK/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 juin 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 juin 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Dans le cadre de la mise en œuvre des réformes enclenchées au sein des Forces Armées et de Sécurité, pour faire face aux défis sécuritaires, plusieurs Unités des Forces spéciales ont été créées, notamment : –  le Bataillon Autonome des Forces Spéciales et des Centres d’Aguerrissement ; –  les Forces Anti-terroristes ; –  la Force Spéciale Air ; –  le Groupement de Reconnaissance et d’Intervention. L’emploi de ces différentes Unités des Forces spéciales en opérations a mis en exergue certaines insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent le Commandement des Opérations Spéciales qui sera articulé autour d’un organe de Commandement et d’un Centre de Planification et de Conduite des Opérations spéciales en vue d’une meilleure exécution des opérations militaires menées par les Forces spéciales. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Commandement des Opérations Spéciales. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction de la Station de Traitement des Boues de Vidange de Tienfala et l’aménagement des voies d’accès. Ce marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement CCB SAS/TOUJA SAS pour un montant de 3 milliards 997 millions 914 mille 222 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 10 mois hors saison des pluies. La réalisation de ces travaux s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la composante 2  « Amélioration de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène » du Projet de résilience urbaine de Bamako. Le projet de décret, adopté, permettra la réalisation d’une Station de traitement des boues de vidange à Tienfala avec une capacité de 140 871 m3 par an et 2 194 066 kg de matières sèches par an. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret portant affectation au Ministère de la Défense et des anciens Combattants, de parcelles de terrain dans les Cercles de Mopti, Diéma, Kita, Bougouni, Koutiala et San. Les parcelles de terrain, objet des Titres fonciers : –  n°15079 du Cercle de Mopti, d’une superficie de 10 hectares 00 are 05 centiares, sise à Nantaka, Commune rurale de Socoura, Région de Mopti ; –  n°841 du Cercle de Diéma, d’une superficie de 500 hectares 00 are 00 centiare, sise à Diéma, Commune rurale et Cercle de Diéma, Région de Nioro ; –  n°4527 et n°5245 du Cercle de Kita, respectivement d’une superficie de 50 hectares 61 ares 26 centiares et 449 hectares 39 ares 33 centiares, sise à Doumba, Commune rurale de Benkadi, Région de Kita ; –  n°1483 du Cercle de Bougouni, d’une superficie de 747 hectares 42 ares 49 centiares, sise à Bougouni, Commune urbaine, Cercle et Région de Bougouni ; –  n°7809 du Cercle de Koutiala, d’une superficie de 675 hectares 29 ares 33 centiares, sise à Koutiala, Commune urbaine, Cercle et Région de Koutiala ; –  n°3580 du Cercle de San, d’une superficie de 500 hectares 00 are 01 centiare, sise à Bougoudara, Commune urbaine, Cercle et Région de San. Ces affectations sont destinées à satisfaire les besoins de réalisation d’infrastructures au profit des Forces Armées. Sur le rapport du ministre de l’Elevage et de la Pêche, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029. Le Conseil des ministres, en sa Session du 28 mai 2025, a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du bétail malien et son Plan d’actions 2025-2029. Cette stratégie vise à stabiliser et sécuriser, à l’horizon 2034, le cheptel malien sur des espaces aménagés avec une production optimale. Elle est bâtie autour des 4 axes stratégiques suivants : –  l’aménagement et la gestion des ressources pastorales ; –  la promotion des cultures fourragères ; –  l’amélioration de la contribution du bétail à la création de richesses et d’emplois ; –  le renforcement des mécanismes de suivi et des mesures d’accompagnement. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation formelle de ladite stratégie et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions prévues dans son Plan d’actions couvrant la période 2025-2029. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2026-2028. Conformément aux dispositions de la Loi n°2013-028 du 11 juillet 2013, modifiée, relative aux lois de finances, le projet de loi de finances de l’année est élaboré par référence à un Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle couvrant une période minimale de trois ans. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle est soumis au débat d’orientation budgétaire au Parlement, au plus tard à la fin du 2ème trimestre de l’année. Il permet au Gouvernement d’informer le Parlement sur les perspectives d’évolution des finances publiques et de partager, avec lui, les objectifs, les orientations et les contraintes de la politique budgétaire à moyen terme. Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2026-2028 s’appuie sur « Mali kura ɲɛtaasira ka ben 2063 ma » et les orientations stratégiques définies dans la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement

Sikasso : la mendicité des enfants, entre tradition, pauvreté et exploitation

Par Aïssata DEMBELE Stagiaire Amap-Sikasso Sikasso, 19 juin (AMAP) À Sikasso (Sud), comme dans de nombreuses régions du Mali, la mendicité est une pratique ancrée, souvent perçue comme un moyen rapide de subvenir à ses besoins. Cette tradition, particulièrement répandue parmi les enfants talibés âgés de 6 à 12 ans et les personnes en situation de handicap, soulève des questions complexes mêlant religion, pauvreté et exploitation. Chaque jour, dans les rues de la cité verte du Kénédougou, des enfants pieds nus, vêtus de haillons, tendent la main aux passants devant les mosquées, les restaurants, les marchés ou le long des routes. « Dalagarib ! Dalagarib ! », s’écrie Yaya Bamba, 6 ans, dès 7 heures du matin devant une porte du quartier Bougoula-ville. Originaire de Loulouni, à une cinquantaine de kilomètres de Sikasso, Yaya a été confié à un maître coranique pour apprendre le Coran. « Si je ne ramène ni argent ni nourriture, on me punit. Je veux apprendre, pas mendier », confie-t-il, la voix empreinte de tristesse. Boubacar, venu de Mopti, partage une histoire similaire. Confié à un maître coranique, il est souvent contraint de mendier pour rapporter de quoi subsister. « Parfois, je passe la journée sans rien. J’aimerais retourner chez moi, mais je ne peux pas sans l’autorisation de mon maître », explique-t-il. Karim, 38 ans, marié et père de trois garçons, illustre une autre facette du phénomène. Pour lui, la mendicité est devenue un métier. « J’emmène parfois mes enfants, car les gens donnent plus facilement. Ce n’est pas bien, mais c’est pour survivre », admet-il. Aïssata Diallo, mère abandonnée par son mari, envoie son fils Kalifa, 10 ans, mendier au grand marché. « Je sais que ce n’est pas une vie pour lui, mais je n’ai pas d’autre choix », confesse-t-elle, désemparée. Le maître coranique Amadou Diallo, qui encadre plus de 40 enfants depuis vingt ans, reconnaît la nécessité d’un changement. « Autrefois, mendier enseignait l’humilité. Aujourd’hui, certains maîtres exploitent les enfants comme une source de revenus. Nous devons les protéger », insiste-t-il, appelant le gouvernement à sanctionner les abus. L’imam Oumar Sissoko, de la mosquée du quartier Médine, rappelle que l’islam valorise le travail et non la mendicité forcée. « Exploiter des enfants va à l’encontre des enseignements du Prophète », affirme-t-il, plaidant pour une éducation axée sur la responsabilité. Ousmane Keita, chef de la division promotion de l’enfant et de la famille à Sikasso, souligne que la mendicité des talibés reste un défi majeur malgré les campagnes de sensibilisation. « Certains maîtres coraniques considèrent cette pratique comme une loi divine », déplore-t-il. Il note que, par le passé, la mendicité répondait à des besoins alimentaires, mais qu’elle est aujourd’hui devenue une profession pour certains. En 2024, sa direction a accompagné une dizaine d’enfants talibés vers leurs localités d’origine, comme Kadiana, Bougouni, Ségou ou la Côte d’Ivoire. Entre 2011 et 2012, des débats réunissant imams, maîtres coraniques et chefs de quartier avaient permis des avancées, mais ces initiatives se sont essoufflées. La mendicité des enfants à Sikasso est un fléau qui interpelle toute la société. Les parents doivent assumer leurs responsabilités, les maîtres coraniques cesser l’exploitation, et les autorités intensifier leurs efforts pour protéger ces enfants vulnérables et freiner un phénomène qui alimente l’insécurité. AD/MFD/OS/MD (AMAP)  

Quinzaine de l’Environnement à Kayes : Démarrage du curage des caniveaux

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 18 juin (AMAP) « Le plastique, autrefois considéré comme une innovation, est aujourd’hui devenu l’un des plus grands fléaux de notre époque. Les sachets et autres déchets plastiques jonchent nos rues, bouchent nos caniveaux, polluent nos cours d’eau, détruisent nos terres agricoles et menacent notre santé ». Ces propos prononcés le 18 juin 2025 par le gouverneur de la Région de Kayes (Ouest), le général de brigade Moussa Soumaré, lors de la cérémonie de clôture de la Quinzaine de l’Environnement, sont révélateurs de la dégradation et du recul de de la salubrité et  de l’hygiène publique dont souffre la Cité des rails. Cette année, la Quinzaine de l’Environnement a été organisée autour de deux thèmes d’une pertinence et d’une urgence indiscutables dans la Région de Kayes. Cette activité s’articulait autour de deux sujets : « Mettre fin à la pollution plastique mondiale » pour la Journée mondiale de l’Environnement (6 Juin) et « Restaurer les terres, exploiter les opportunités » pour la Journée internationale de lutte contre la désertification et la sécheresse (17 Juin). Cette partie de l’Ouest du Mali, malgré son éloignement des grands centres industriels, n’est pas épargnée par les problèmes environnementaux. « Nos marchés, nos villages, nos quartiers en sont envahis. Il est donc temps d’agir, collectivement et avec détermination. » Pour cela, le général de brigade Moussa Soumaré invite les habitants à adopter des comportements responsables, sensibiliser, éduquer, trier, recycler et réduire notre consommation. D’après lui, autorités et populations doivent également conjuguer leurs efforts, tout comme cela nécessité l’encouragement de l’innovation locale dans la transformation des déchets plastiques, et la promotion des alternatives durables comme les emballages biodégradables et les paniers artisanaux. Par ailleurs, autorités et populations de la Région de Kayes se voient toutes interpellées par le deuxième thème au regard des effets du changement climatique (progression de la désertification, accentuation de l’érosion et appauvrissement des terres agricoles. Des terres qui regorgent, pourtant, d’immenses potentiels agricole destiné à l’alimentation et économique pour la création des emplois ruraux et écologique régénérer nos écosystèmes. Les activités de la quinzaine ont surtout porté sur la diffusion de messages de sensibilisation par les médias, notamment sur les conséquencesde l’utilisation des produits chimiques dans l’orpaillage ; l’éducation environnementale en milieu scolaire. Le programme de la présente quinzaine prévoyait également la distribution des matériels d’assainissement (brouettes, pelles, poubelles) aux quartiers de Kayes et aux services régionaux. Lors de la cérémonie, le chef de l’exécutif régional a, aussi, procédé au lancement officiel des travaux de curage des caniveaux dans la ville de Kayes, en prévision de l’hivernage qui est souvent marqué par des inondations. Le gouvernorat a, aussi offert, des équipements aux Comités de développement des quartiers (CDQ) pour les encourager dans leurs efforts d’assainissement de leur environnement. S’agissant de la protection de l’environnement, les populations, notamment les femmes et les jeunes, sont invitées à multiplier les initiatives locales de reboisement, de compostage, de gestion des déchets et à soutenir les effortsde revalorisation des terres dégradées. « L’environnement est notre bien commun et sa préservation est une responsabilité collective et intergénérationnelle », a conclu le général de brigade Moussa Soumaré qui, lors d’une rencontre du Comité régional de veille sur la prévention et la gestion des inondations et des catastrophes, a envisagé de lancer les activités d’assainissement. Selon lui, cette activité doit être permanente pendant toute l’année. « Nous nous engageons à soutenir cette initiative du Gouverneur. Nous sommes les premiers bénéficiaires et les premières victimes. Il est bien d’assainir et il est aussi bien de ne pas salir », a-t-il dit, en faisant allusion aux tas d’ordures qui parsèment plusieurs rues de la cité des rails. En recevant ces équipements, Souleymane Bamba, président du CDQ, a exprimé toute sa satisfaction et a assuré que les Comités de Développement des Quartiers seronten première en matière d’assainissement. On a l’impression que cette question se limite aux seules activités de curage des caniveaux et au balayage des rues. Les agents de la mairie mettent souvent du temps sans ramasser les ordures et des déchets provenant de ces caniveaux et certains collecteurs ne sont pas réparés, depuis belle lurette. En attendant l’évacuation de ces déchets, c’est le vent qui fait son travail, c’est-à-dire l’éparpiller selon sa direction. Quand il y a une tornade, la cour de certaines concessions, voir l’intérieure des chambres, est souvent envahie par de vague de poussière sablonneuse et de déchets plastiques jetés à tort et à travers dans les carrés et même sur les principales artères de la ville. Du haut de leur toiture, certaines personnes ne se gênent point de déverser des tas d’ordure dans la cour voisine, surtout si la concession n’est pas achevée ou habitée. BMS/MD (AMAP)  

Mopti : Atelier régional de plaidoyer et de dissémination du guide des comités consultatifs de sécurité

Mopti, 19 juin (AMAP)Un atelier régional de plaidoyer, de capitalisation et de dissémination du guide de fonctionnement et d’animation des comités consultatifs de sécurité (CCS) au niveau régional et communal s’est déroulée mercredi à Mopti, sous la présidence du Gouverneur de région, le Colonel Daouda Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, des élus, des forces de sécurité, des légitimités traditionnelles et organisations de la société civile des cercles de Mopti, Djenné, Konna et Korientze et d’une équipe du commissariat à la réforme du secteur de la sécurité conduite par le Colonel Major Abdoulaye Tamboura. Initiée par le commissariat à la réforme du secteur de la sécurité en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), cette session avait pour objectif de renforcer les capacités des membres des comités consultatifs de Mopti sur les rôles et responsabilités dans la coproduction de la sécurité afin d’optimiser l’opérationnalisation des dit comités pour la promotion des droits de l’homme et de la stabilité dans la région de Mopti. L’atelier visait spécifiquement de  recueillir les points des actions menées auprès des CCS en favorisant les échanges d’expériences et les bonnes pratiques en matière de dialogue sécuritaire communautaire. La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’intervention du chef de la mission nationale, le colonel -major Abdoulaye Tamboura et le discours du gouverneur le général de brigade Daouda Dembélé. M. Tamboura dans ses propos liminaire a rappelé que le Mali s’est engagé depuis 2013 dans le processus de réforme du secteur de la sécurité avec comme objectif global la quête de la sécurité humaine dans le respect des droits de l’homme , des principes d’une bonne gouvernance. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement de la transition sur les orientations du chef de l’état,  a adopté une stratégie nationale assortie d’un plan d’actions triennale qui constitue la base juridique et technique du processus de réforme au Mali dont les comités consultatifs sont les maillons essentiels du cadre institutionnel de renforcement du secteur de la sécurité. Selon lui, ils sont chargés d’évaluer la situation sécuritaire, d’émettre des avis et recommandations à l’endroit de l’exécutif local et des acteurs de la société civile, de contribuer aux échanges d’informations, de sensibilisation à une meilleure prise en compte des préoccupations des populations en matière de sécurité. Il a exhorté les participants à plus d’assiduité afin d’une meilleur appropriation des rôles et responsabilités qui sont les leurs. Dans son discours d’ouverture le Général de Brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la région a souligné que le paysage sécuritaire du Mali en général et de la région de Mopti en particulier est dominé par une présence des groupes armés terroristes, des conflits communautaires, du banditisme urbain et périurbain. Une situation d’insécurité qui constitue une menace réelle à la paix, à la cohésion sociale, à la sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à la stabilité et au développement économique du pays. Il a remercié le commissariat à la réforme du secteur de la sécurité pour l’initiative de cette activité de sensibilisation et au PNUD pour son accompagnement à la réussite de l’atelier. Pendant la journée, les participants ont eu droit à une présentation des décrets 2019-041/PM-RM du 29 janvier 2019 Portant création, organisation et modalités de fonctionnement des comités consultatifs de sécurité ; le N 2024-0327/PT-RM du 4 juin 2024 fixant le cadre institutionnel de la réforme du secteur de la sécurité Modifié. Ils ont échangé avec les experts sur les points des actions du CCS avec un focus sur les modalités pratiques de dynamisation des comités. La présentation du guide de fonctionnement et d’animation des CCS et la remise d’exemplaires du guide aux premiers responsables des comités au niveau régional et communal ont aussi été des temps forts de la rencontre.  DC/KM (AMAP)

Bandiagara : Rôles et responsabilités de chaque acteur de l’éducation en matière de cantine scolaire

Bandiagara, 18 juin (AMAP) La première réunion d’échanges sur les rôles et responsabilités des acteurs de l’éducation en matière de cantine scolaire a été présidée mardi, à Bandiagara, par le Gouverneur de Région, le Colonel-Major Olivier Diassana, a constaté l’AMAP. Cette rencontre s’est tenue dans un contexte où l’alimentation scolaire est reconnue comme une stratégie essentielle pour assurer l’accès et le maintien des élèves à l’école, tout en contribuant à leur hygiène et à leur bonne santé nutritionnelle. En 2024, environ 700 000 élèves, dont près de 47 % de filles, ont bénéficié de cantines scolaires dans 2 656 établissements à travers le pays. Dans la région de Bandiagara, l’Académie d’Enseignement, avec le soutien technique et financier du Programme Alimentaire Mondial (PAM), a mis en place des cantines scolaires dans 14 communes des Centres d’Animation Pédagogique (CAP) de Bandiagara, Bankass, Kendié et Sangha. Au premier trimestre de 2025, 22 243 élèves, dont 11 642 filles, répartis dans 68 écoles, ont bénéficié de cette assistance alimentaire. Cette rencontre visait à renforcer les capacités des acteurs éducatifs en clarifiant leurs rôles et responsabilités dans la gestion des cantines scolaires. Elle a également permis de partager les expériences des CAP à travers des rapports d’activités, d’analyser les défis rencontrés et de formuler des propositions d’amélioration lors de travaux de groupe. Le 2e adjoint au Maire de la Commune Urbaine de Bandiagara, Moussa Tambely, a exprimé sa gratitude envers l’Académie et ses partenaires pour l’organisation de cette rencontre qui contribuera à améliorer la qualité de l’alimentation des élèves. Le Directeur de l’Académie d’Enseignement de Bandiagara, Brehima Sanogo, a rappelé la situation des cantines scolaires dans sa circonscription et salué l’accompagnement de l’administration. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de région a souligné l’importance des cantines scolaires, notamment dans un contexte marqué par des crises sécuritaires et alimentaires. Il a invité les différents acteurs à une mobilisation collective pour relever ces défis et assurer une éducation de qualité pour tous les enfants de la région. Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération entre le Gouvernement, représenté par les Académies d’Enseignement, et le PAM. Cet accord vise à soutenir les efforts du PAM pour assurer la coordination globale et l’orientation stratégique au niveau régional, ainsi qu’à assurer le suivi des activités d’alimentation scolaire dans les écoles bénéficiant de son appui à travers les Centres d’Animation Pédagogiques. La rencontre a également permis aux participants de suivre des présentations sur le cadre institutionnel des cantines scolaires et les activités du paquet intégré des cantines du PAM. Les échanges ont été riches et ont permis d’identifier des pistes d’amélioration pour renforcer la gestion et la durabilité des cantines scolaires dans la région de Bandiagara.  OG/KM (AMAP)

Bandiagara : Rencontre de mise à jour du Plan de Gestion du site des Falaises de Bandiagara

Bandiagara, 18 juin (AMAP) Une rencontre de mise à jour du Plan de Gestion du site des Falaises da Bandiagara s’est déroulée mardi à Bandiagara, sous la présidence du Gouverneur de la Région, le Colonel Major Olivier Diassana, a constaté l’AMAP. C’était en présence des élus locaux, des responsables des services techniques des secteurs de la culture, de l’hôtellerie et du tourisme et des acteurs du secteur, dans le but de définir l’avenir de ce site exceptionnel. Le site des Falaises de Bandiagara, d’une superficie de plusieurs milliers de km2, constitue le cœur battant du Pays Dogon. Il est reconnu pour sa richesse historique, culturelle et spirituelle, offrant un paysage à couper le souffle. Le 2ᵉ adjoint au maire de la commune urbaine de Bandiagara Moussa Tembely a, dans son intervention, salué l’initiative de la Mission Culturelle de Bandiagara, tout en rappelant l’importance de l’actualisation des données liées au patrimoine riche des falaises. L’expert en patrimoine culturel, Lansana Cissé, a situé l’activité dans son contexte, mettant en évidence son importance tant pour la communauté locale que pour la nation. Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur de région a exprimé sa satisfaction quant à la tenue de cette rencontre. Il a également salué l’UNESCO, le Centre du Patrimoine Mondial et leurs partenaires pour leurs efforts inlassables contribuant à la conservation et à la mise en valeur universelle exceptionnelle du site, grâce à laquelle il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial. Il a invité les acteurs à participer activement afin qu’un plan de gestion digne de ce nom puisse être élaboré. Cette rencontre a également été l’occasion pour les participants de suivre et de participer activement, sous la conduite de Lansana Cissé, aux communications relatives au rapport de mise à jour du plan de gestion et à l’évaluation du plan de gestion 2018-2022. OG/KM (AMAP)