Mopti : Des journées culturelles des pêcheurs du Delta central du Niger pour soutenir  les autorités de la Transition.

Mopti, 31 août (AMAP Les journées culturelles des communautés de pêcheurs du Delta central du Niger, initiées par la Plateforme des pêcheurs du Delta central du Niger (PANEPAM), en partenariat avec la Commission développement rural du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC)  se sont déroulées les 30 et 31 août 2025. Un des temps des activités des journées culturelles a été la démonstration du savoir-faire des communautés pêcheurs sur le fleuve Bani, à travers une course de pirogue le dimanche 31 août. Cette course a mis en compétition une dizaine d’embarcations venues de tous le Delta dont trois pirogues conduites par des femmes en levée de rideau. La pirogue de Sabéla, qui porte le nom du général d’Armée Assimi Goita ,est arrivée en tête de peloton, suivie de celle de Djébétaga au nom  du président du CESEC, Yacouba Katilé, et la pirogue de la plateforme PANEMA a complété le podium. Ces journées culturelles, en soutien aux autorités de la Transition malienne, s’inscrivent dans le cadre de la célébration de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita. Placées sous la présidence du chef de l’Etat et parrainé par le président du CESEC, Yacouba Katilé, les journées culturelles des pêcheurs ont, aussi, été mises à profit pour célébrer la distinction de Chevalier de l’ordre national du Mali dont Abdoulaye Kontao 2 ème secrétaire du CESEC, président de la plateforme PANEPAM, natif de Mo, ptiest récipiendaire. Le démarrage des activités était présidé par le général de brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la Région de Mopti représentant le président de la république. C’était en présence du parrain, Yacouba Katilé, président du CESEC et secrétaire général de la plus grande centrale syndicale ( UNTM), de Mme Katilé Hadiaratou Sène, présidente du Réseau des organisations de la citoyenneté participative (ROCP), invitée d’honneur de l’évènement et de plusieurs hautes personnalités. Cette  cérémonie a été marquée par les traditionnelles mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Mopti, Issa Kanssaye, qui, au nom des populations de Mopti, a salué l’initiative des communautés de pêcheurs du Mali et rendu hommage à Abdoulaye Kontao pour sa distinction. Cette distinction, selon lui, « est la reconnaissance de la nation envers un homme qui a dédié sa vie à promouvoir la paix sociale et à défendre les valeurs républicaines. » Le parrain, Yacouba Katilé, s’est réjoui de l’honneur fait à sa personne. « La culture est, par essence, un moteur de développement social et un outil redoutable de paix. J’exhorte, ici et maintenant, les populations de Mopti à renforcer sans relâche la cohésion sociale et l’unité nationale », a-t-il lancé. Le président Katilé a indiqué que « le CESEC, creuset des forces sociales et productives, adhère pleinement et accompagne toutes les initiatives qui visent à promouvoir le développement socio-économique et culturel du Mali. » Avant de lancer l’évènement, le gouverneur de la Région, représentant le président de la Transition, au nom du général d’Armée Assimi Goita, a salué « la mobilisation massive des populations, toute chose qui dénote de l’importance qu’elles accordent à notre culture. » Il a félicité Abdoulaye Kontao, 2e secrétaire du CESEC qui est, selon lui, «  un exemple à suivre pour sa consécration, résultat de la détermination en faveur des pêcheurs du Delta. » Il a aussi saisi l’occasion pour saluer la tenue de ces journées culturelles des communautés pêcheurs qui « restent, aussi, pour nous un moyen de mieux sensibiliser les communautés locales sur les enjeux de la conservation du patrimoine culturel. » Abdoulaye Kontao a salué et remercié le président du CESEC, sa délégation et les autorités régionales pour leur accompagnement qui a permis à la Plateforme et la Commission développement rural du CESEC « de réussir les Journées culturelles. DC/MD (AMAP)  

Mopti : 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement 2025

Mopti, 1er sept (AMAP ) La 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD ) de la Région de Mopti (Centre) au titre de l’année 2025, s’est tenue, ce lundi 1er septembre 2025, au gouvernorat, a constaté l’AMAP. Du 1er au 2 septembre, le comité va examiner le rapport semestriel sur la gestion administrative et financière des collectivités territoriales, le plan opérationnel 2025 du Conseil régional de Mopti et son bilan 2024. Parmi les documents soumis à l’analyse du comité figurent les projets d’investissement à soumettre au Financement national d’appui aux collectivités (FNAT) géré par l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), la synthèse et le programme des besoins de formation à soumettre au centre de formation des collectivités et autres acteurs de formation. Les membres du comité passeront, également, en revue la situation de la mobilisation des ressources financières. Au regard de l’importance de l’exercice qui vise à promouvoir la synergie des actions de développement entre différents intervenants dans la Région, le gouverneur, qui a  présidé le démarrage des travaux, a exhorté les participants à l’assiduité requise et de participer activement aux échanges. Le général de brigade Daouda Dembélé a remercié le Conseil régional pour « son appui précieux » à l’organisation de la session encours. C’était en présence du 2e  vice-président du Conseil régional, Sylvain Coulibaly, du représentant du maire de la Commune urbaine de Mopti, Albassa Maiga, et des préfets des huit cercles de la Région. DC/MD (AMAP)

Mopti : Organisation de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle

Mopti, 30 août (AMAP) La Commission régionale d’organisation de la Biennale a tenu sa première réunion de prise de contact et d’information, vendredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur de Mopti (Centre), Mamadou Seydou Diarra, a constaté l’AMAP. Après l’organisation réussie de la phase locale dans la Région de Mopti, es autorités administratives et politiques de la région sont engagées à relever le défi de la phase régionale qui vise à soutenir la recherche et la création dans le domaine artistique et culturel et la détection de jeunes talents artistique et culturel, pour préparer la phase nationale. Dans son intervention de cadrage, M. Diarra, en présence du directeur régional de la culture de Mopti, Moussa Guindo. après avoir félicité les membres pour le choix porté sur eux pour cette mission, a expliqué le rôle et la responsabilité de chacun dans le processus. Il a rappelé que la Biennale artistique et culturelle et les différentes étapes d’organisation sont des occasions de « sursaut patriotique pour plus d’implication dans la construction et la consolidation de la 4ème République et. surtout. dans le processus de développement endogène et d’appropriation des valeurs et principes qui guident l’action publique au Mali. » Ces phases visent, aussi, « la sauvegarde de l’identité culturelle nationale d’où la nécessité d’une implication collective de tous a-t-il indiqué. Le directeur régional de la culture, Moussa Guindo a fait le point des préparatifs de la phase régionale qui se déroulera du 16 au 20 septembre à Mopti. Selon le responsable technique, le règlement intérieur des compétitions est élaboré, la proposition de nomination des membres du jury est à l’adoption et l’identification des structures d’acceuil des troupes effectué. Les questions de l’assistance sur la participation des quatre nouveaux cercles (Sofara, Konna Korientzé et Toguéré-Coumbé) qui n’ont pas pu organiser de phase locale et celles de compréhension ont été répondues. Des rencontres de restitution sur la repartition des tâches et le suivi du chronogramme sont planifiés pour éviter au maximum les disfonctionnements. Le Mali est dans le processus de l’organisation de la Biennale artistique et culturelle de 2025 à Tombouctou, dans le cadre de l’année de la Culture décretée par le president de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Cet espace national, qui favorise l’émergence d’une culture de paix et de citoyenneté, de cohésion sociale et d’unité nationale, se déroule en trois phases : locale, régionale et nationale mettant en compétition les formations artistiques, les artistes et créateurs des Communes, des Cercles et des Régions. DC/MD (AMAP)                      

Nioro du Sahel : Abandon des Mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants

Nioro, 31 août (AMAP) Six communautés villageoises des Communes de Yéréré et de Gutéma, dans le Cercle de Nioro du Sahel (Ouest), ont signé, jeudi, une déclaration publique d’abandon des Mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces d’enfants, a constaté l’AMAP sur place . A travers cette signature, quatre ans après d’activités d’information et de sensibilisation menées par l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) et son partenaire technique et financier UNICEF les communautés de ces localités s’engagent, aussi, à servir de relais auprès des autres pour mettre fin à ces pratiques ancestrales qui constituent une atteinte aux droits des femmes. Dans son discours d’ouverture de la cérémonie, la présidente de l’APDF, Mme Diawara Bintou Coulibaly a exprimé sa profonde gratitude aux partenaires de la défense des droits des femmes et renouvelé sa confiance à l’UNICEF. Elle s’est fait l’écho du besoin de continuer à recevoir l’appui de l’UNICEF pour la mise en œuvre des plans d’actions nationaux, allant dans le sens de la promotion de l’abandon des Violences basées sur le genre (VBG), particulièrement les MGF et les mariages d’enfants. Le chef de Zone UNICEF de Kayes, Dr Hamadoun Bah, adressé ses remerciements à l’APDF qui « a travaillé étroitement » avec les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice, du développement social ; de la sécurité, des collectivités et des communautés à la base, avec l’appui du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille pour atteindre les objectifs. Malgré les efforts consentis par les organisations et associations de défense des droits des femmes et des enfants, les taux de prévalence des MGF et des mariages d’enfants restent élevés dans certaines localités du Mali dont la Région de Nioro. Un sketch sur les conséquences des violences faites aux femmes et la remise d’une importante quantité de kits de saponification aux groupements de femmes des localités concernées ont mis fin à cette journée de signature de convention à Nioro. MD/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025 : Koulikoro se prépare

Koulikoro 29 août (AMAP) La Commission d’organisation de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, s’est réunie, vendredi, afin de faire la revue de l’édition précédente et de se fixer des objectifs pour l’échéance à venir, a constaté l’AMAP à Koulikoro. Sous la présidence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, cette rencontre sur les préparatifs a été une occasion pour la commission d’organisation de faire le point de la situation des phases locales et d’échanger sur l’organisation de la phase régionale le mois de septembre. Les participants ont largement discuté des initiatives en vue pour une participation. Comme le gouverneur de la région, ils ont insisté sur la nécessité de coordonner les actions pour le bon déroulement de l’événement. Le chef de l’exécutif régional a remercié les membres de la commission d’organisation pour leur détermination et leur engagement afin d’éviter le scénario de l’édition 2023, à Mopti (Centre,) lors de laquelle la Région de Koulikoro n’a remporté aucun trophée. Le colonel Lamine Kapory Sanogo a énuméré les efforts déployés par le gouvernorat pour « redynamiser à plusieurs niveaux » afin que sa région soit à la hauteur de l’événement. Il a exhorté les membres de la commission d’organisation et l’ensemble des populations de la région « à redoubler d’efforts pour que la Biennale 2025 soit une vraie réussite pour la région. » Il a appelé les Koulikorois « à l’action et à rester déterminés pour porter haut les couleurs de la Région lors de cette compétition à dimension nationale. » Les participants ont salué l’engagement de l’exécutif régional pour faire de cette rencontre culturelle à Tombouctou, une occasion d’honorer toute la Région de Koulikoro. Ils ont promis au gouverneur de faire tout leur possible « pour que la deuxième Région puisse revenir sur la scène culturelle au Mali. » Cette réunion a permis de répartir les tâches, en précisant les rôles et les responsabilités de chacun dans une synergie d’actions afin d’honorer la Région de Koulikoro. ALD/MD (AMAP)  

Sikasso : 2e session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement au titre de 2025

Sikasso, 29 août (AMAP) La 2ème session ordinaire du Comité régional d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CROCSAD), s’est tenue, jeudi, sous la présidence de la gouverneure de la Région de Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. La session visait, notamment. à consolider l’approche participative et inclusive voulue par le gouvernement et la collectivité régionale. Il s’agissait, également, de partager le rapport semestriel sur la gestion administrative et financière des collectivités territoriales, d’évaluer l’état d’exécution des projets d’investissement gérés par l’Agence nationale d’investissement des collectivités (ANICT) et de faire le point de la campagne agricole 2025 de la région. « Cette rencontre est l’illustration parfaite de la volonté des plus hautes autorités de notre pays de renforcer la planification, la cohérence et la synergie dans la mise en œuvre des actions de développement », a affirmé la gouverneure de la région. Elle a précisé que c’est le décret n° 2023-0407/PT-RM du 04 août 2023, complété par l’arrêté n°2023-3031/MATD-SG du 10 octobre 2023, qui a institué les comités régionaux, locaux et d’arrondissement d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement, assortis d’un calendrier de sessions ordinaires. Ces organes, selon elle, constituent désormais des instruments stratégiques de concertation et de suivi des politiques publiques de développement au niveau local et régional. Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé quelques missions fondamentales du CROCSAD. Il s’agit de la facilitation de la synergie des interventions entre les acteurs publics, privés et de la société civile ; l’orientation, la coordination et l’évaluation de la mise en œuvre des programmes de développement des collectivités territoriales ainsi que la formulation des recommandations pour améliorer l’efficacité des actions de développement. La cheffe de l’exécutif régional a, enfin, invité les participants à mener des réflexions franches et constructives sur les défis et perspectives du développement régional. De son côté, le directeur régional de l’agriculture Alkassoum Barka a indiqué que « cette année, les pluies ont été très précoces et mal réparties dans l’espaces et dans le temps. Ce qui a entrainé quelques difficultés au démarrage de la campagne. » Toutefois, il a précisé qu’à partir de la troisième décade du mois de juillet, la quantité des pluies s’est normalisée, avec un cumul pluviométrique d’une quantité de 731 mm en 48 jours contre 721mm en 52 jours pour 2024. Malgré la hausse du prix et les difficultés d’approvisionnement de certains intrants sur le marché, Alkassoum Barka a estimé que « si la pluviométrie reste inchangée jusqu’en octobre, on a bon espoir de faire de très bonnes récoltes. » Il a invité les producteurs à la résilience car la situation est difficile. Auparavant le représentant du maire de la commune urbaine de Sikasso, Abdrahamane Sidibé, avait souhaité la bienvenue aux invités avant de saluer  « l’implication sans faille des plus hautes autorités » à l’activité. La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du président du Conseil régional de Sikasso Yaya Bamba, du préfet de Sikasso Amadou Gassambé et du représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso Abdrahamane Sidibé. Y étaient, également, présents, les autorités politiques, religieuses et coutumières, la société civile ainsi que les chefs services techniques régionaux. AD/MFD/MD (AMAP)

San : Faso Baro Kènè ouvre la jeunesse sur notre culture et notre société

San, 29 août (AMAP) L’étape de San de l’espace citoyen ‘Faso Baro Kènè’ s’est déroulé, vendredi, 29 août 2025, à la Maison des jeunes, entre 09 et 12 heures, sous le thème :  « Fasiya ni Bôkolo pour un Maliden Kura », a constaté l’AMAP sur place. Ces débats de culture et de société interviennent, dans les régions du Mali, dans le cadre de l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général Assimi Goïta,, visant à offrir à la jeunesse une culture du Mali Kura et à lui donner les valeurs sociétales, Ils sont organisés par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Selon les organisateurs, ce cadre d’échanges « met en lumière nos valeurs, nos traditions et les perspectives du Mali nouveau, dans une dynamique de vitalisation culturelle de nos terroirs. » Présidée par le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, la session  a été  animée par Bourama Soumano et de Fadiala Keïta, communicateurs traditionnels ,  Aziz Traoré, leader d’opinion et modérée par Adama Jean Dembélé. Selon le gouverneur de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, le thème « vise à façonner un nouveau type de citoyen malien ( Maliden Kura) fondé sur des qualités de bâtisseur. » « Aujourd’hui, a-t-il souligné, l’évolution du monde avec les Nouvelles technologies et l’influence grandissante d’éléments exogènes d’autres sociétés provoquent l’effritement graduel de nos valeurs sociétales, avec une influence négative sur l’éducation des enfants et des adolescents dans notre pays. » Selon lui, « le Mali est riche de sa diversité, tant sur les plans culturel, religieux que politique. Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui, cette diversité est instrumentalisée avec son corollaire d’atteintes à l’unité nationale, à la cohésion sociale et à la paix. » Le chef de l’exécutif régional a affirmé que « la société malienne, historiquement, est fortement hiérarchisée et codifiée autour des valeurs sociétales basées sur nos traditions. » « Ces valeurs, a-t-il rappelé, peuvent être transversales à l’ensemble des groupes spécifiques. Elles constituent un socle régissant les rapports et comportement entre maliens, y compris les voies et moyens de gestion des conflits. » « Malheureusement, pense-t-il, le constat général qui se dégage est une méconnaissance criarde de ces valeurs et des déficits accrus dans leur mode de transmission mais, aussi, le manque d’orientation et de repère basé sur nos valeurs sociétales, le déficit de communication entre les parents et les enfants ou tout simplement l’effritement de l’autorité parentale, l’insuffisance dans l’encadrement et l’apprentissage à la base et la quasi disparition de l’éducation collective dans notre société. Dans son exposé, Bourama Soumano, griot et communicateur traditionnel, a fait remarquer   qu’il n’est pas à San « parce qu’il maîtrise la parole mais, parce que, tout simplement, la patrie exige à ce que chacun fasse son devoir dans sa construction. » Pour lui, s’acquitter convenablement de ce devoir ne peut aller sans aimer sa culture. Il a focalisé son intervention sur la culture de la société, les origines des peuls et les ethnies avec lesquels ils ont cohabité . Fadiala Dembélé, lui aussi, griot et communicateur traditionnel, a, surtout, développé certains aspects de la culture bwa, bambara, markadialan et minianka qui peuplent la Région de San. Quant à Aziz Traoré, leader d’opinion, il a fait ressortir l’importance de l’apprentissage de nos langues nationales, lesquelles « constituent le socle de la culture. » Il a pris l’exemple du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud, qui se sont développés en promouvant leurs langues. Le directeur national de l’artisanat, Daha Niasse, a abondé dans le même sens que le gouverneur de San mais a, surtout, insisté sur l’immatriculation des artisans au régime d’assurance volontaire de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS). Ce régime leur ouvre droit à l’Assurance maladie obligatoire (AMO), aux allocations familiales et à la pension de retraite. Le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, en passant par le chef du village de San, Elhadj Fousseiny Traoré et le président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECIOTRAD), Lassine Kouyaté, ont, tour à tour, apprécié l’organisation de cet espace d’échanges et fait des bénédictions pour la paix et le vivre ensemble au Mali. L’évènement a regroupé les autorités administratives et politiques régionales, locales et communales, les directeurs nationaux de l’artisanat, du tourisme et de l’hôtellerie, les directeurs régionaux et subrégionaux des services techniques déconcentrés de l’État et assimilés, les autorités coutumières, les leaders d’opinion, les représentants des associations de jeunes et de femmes, les chefs de villages et ou de quartiers. Il y avait, également, les représentants de la presse ainsi que la troupe de Térékoungo, qui a émerveillé les participants par ses chants et danses traditionnels. NC/MD (AMAP)        

Bafoulabé : L’après-match de football tourne au drame

Bafoulabé, 29 août (AMAP) Le match de football qui a opposé le club Avenir à Wassolon, mercredi, 27 août 2025, a dégénéré en bataille rangée impliquant des footballeurs d’Avenir et des militaires, après une dispute entre deux joueurs, a appris l’AMAP. Selon les témoignages recueillis, les faits se sont produits après le coup de sifflet final après la dispute entre Seydou Sagara dit Messi, militaire de son état, et latéral de Wassolon, et Mahamadou Dicko, latéral du club Avenir. A la fin de la partie, sur la victoire de Wassolon, Seydou Sagara dit Messi, militaire en détachement, évoluant au club Wassolon aurait encouragé son adversaire Mahamadou Dicko d’Avenir, en lui tapant sur son épaule pour lui dire  » Petit du courage ». Selon des témoins, Mahamadou n’aurait pas apprécié ce geste le prenant pour un affront. C’est ainsi qu’il s’est retourné pour donner un coup de poing a son adversaire. Une réponse physique perçue, aussi, comme un affront, à en croire toujours les témoins. La suite s’est vite transformée en un chaos généralisé. D’autres joueurs, supporters et l’entraîneur du club seraient intervenus pour séparer les protagonistes, Cette tentative de l’entraîneur adjoint, Abou Fanguédou et du joueur Abdoul Karim Camara a dégénéré. Selon l’entraîneur adjoint Fanguédou, c’était avec un autre militaire, mais ils ont été séparés par les spectateurs avant d’en venir aux mains. Aux environs de 21 heures, une dizaine de militaires, n’ayant pas pu mettre la main sur leur protagoniste, Mahamadou Dicko, s’en ont pris au joueur Abdoul Karim Camara de l’Avenir. Ils l’auraient ont battu à coup de bâtons, , lui laissant des zébrures sur le dos, devant la maison du procureur. Ce dernier aurait, aussi, intervenu sans succès, avant de finalement informer la gendarmerie. La victime a été admise au Centre de santé de référence (CSRéf) de Bafoulabé pour recevoir des soins sur instruction de la gendarmerie, puis, évacué à Kayes pour des contrôles Ce cas de violence, impliquant des militaires en détachement et qualifié d’«abus de pouvoir » par la population a semé le désarroi au sein de la population. Les habitants se sont réunis, en assemblée, jeudi, 28 août 2025, afin d’organiser une rencontre d’information et d’échanges qui s’est tenue, vendredi 29 août 2025, au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) de Bafoulabé, sous la présidence du préfet, Siaka Souleymane Sanogo, en présence de la présidente de la société civile locale, Salama Sakiliba, des autorités coutumières, du 1er adjoint au maire, Cheick Sissoko et des Forces armées et de sécurité. Il s’est agi, globalement, d’exposer aux autorités locales le contenu d’un mémorandum de la population qui demande « justice pour la victime, un changement de comportement des militaires pour la quiétude des familles riveraines et qu’un tel incident ne se reproduit plus. » Le préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est réjoui de la tenue de cette rencontre qui, selon lui, permettra « de se comprendre afin d’éviter le pire. » Le chef de l’exécutif local dit avoir pris bonne note et que la justice fera son travail. Les autorités locales ont rendu une visite à la famille de la victime à la fin de la rencontre. BM/MD (AMAP)  

Conférence de presse du Médiateur de la République sur le bilan 2023-2024

Bamako, 29 août (AMAP) Le Médiateur de la République, Mme Sanogo Aminata Mallé, a présenté les rapports annuels 2023 et 2024, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’institution a constaté l’AMAP. Mme Sanogo a indiqué qu’au cours de l’année 2023, le nombre de réclamations enregistrées s’élève à 6 074 usagers, contre 11 693 usagers en 2024. Quant aux interpellations, elles étaient de 599 en 2023 contre 554 en 2024. Selon Mme le Médiateur, « les principales requêtes portent sur la gestion domaniale et foncière, les difficultés d’accès aux documents administratifs, notamment pour les Maliens de la diaspora et l’inexécution des décisions de justice. » Ainsi que le non-paiement des factures des prestataires de l’État et les problèmes liés aux sites d’orpaillage qui utilisent des produits chimiques nocifs pour l’environnement et la santé. Le Médiateur a, également, rappelé que son service « oriente les plaignants vers les départements compétents. ? En 2024, un plus grand nombre de dossiers a été enregistré, ce qui s’explique « notamment par l’organisation d’une journée porte ouverte et la présence de délégués dans les régions, renforçant la visibilité et la proximité de l’institution auprès des citoyens. « AC/MD (AMAP)  

Kangaba: Projet de Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale expliqué avant sa promulgation

Kangaba, 29 août (AMAP) Le président de l’Alliance Mali Tagne (AMATA), Badra Aliou Sangaré a animé, vendredi 29 août 2025, à Kangaba, à l’Institut de formation des maîtres (IFM), une conférence sur le projet de Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale avant sa promulgation, a constaté l’AMAP. Sous la présidence du préfet du Cercle, Abou Dao, des autorités et légitimités traditionnelles, élus locaux, représentants d’associations et organisations de la Société civile, jeunes, femmes, responsables de services techniques, venus des huit Communes du Cercle, ont participé à la rencontre. Le chef de village de Kangaba et le maire de la Commune rurale de Minidian ont, d’abord, souhaité la bienvenue aux participants et à la délégation de l’AMATA pour leur « présence massive » à ces échanges. Le préfet a qualifié, l’initiative de « salutaire » car il s’agit d’informer et de sensibiliser les populations sur l’existence de ce document important de la vie de la Nation, avant sa promulgation par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Le conférencier a remercié les forces vives de Kangaba « sorties massivement pour écouter les explications sur le contenu du projet de la Charte ». dont le processus de vulgarisation « va démarrer juste après la promulgation par le chef de l’Etat. » Les échanges ont porté sur la vision, les objectifs, les objets et les formules d’engagement, la paix, la sécurité, la réconciliationnationale, la cohésion nationale, le vivre ensemble, les modes traditionnels et alternatifs de règlement des conflits. M. Sangaré, devant la présence de nombreuses autorités et légitimités traditionnelles, a insisté non seulement « sur les mécanismes endogènes de règlement des conflits et les bonnes pratiques en matière de prévention de gestion et de règlement des conflits mais, aussi, sur la justice traditionnelle. » Il s’est dit « émerveillé » par l’adhésion totale des participantes et des participants au projet de la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale, qui, a-t-il annoncé, « sera traduit dans toutes les langues officielles du Mali. » Les participants, très attentifs aux explications du conférencier, ont formulé quelques recommandations, entre autres, « l’annonce rapide de la République pour que le général d’Armée Assimi soit aussitôt président de la République du Mali….la tenue de telles rencontres dans d’autres communes. » SD/MD (AMAP)