Programme décennal de développement de l’éducation : Clôture de l’atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de 1e et 2e année
Ouélessébougou, 13 oct (AMAP) L’atelier d’élaboration et de validation des livrets pédagogiques destinés aux premières classes du fondamental s’est bouclé, ce lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. Lancé en septembre, par la Direction nationale de la pédagogie (DNP) avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA), l’objectif principal de cette intense session de travail était de concevoir et de valider des livrets de lecture et de mathématiques, en français et en bamanankan, pour les élèves de la 1ère et de la 2ème année. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC 2), l’atelier avait réuni une palette d’acteurs clés du système éducatif malien dont des conseillers pédagogiques, des enseignants-chercheurs, des maîtres d’écoles expérimentés et des experts. Pendant un mois, ils ont mis en commun leur expertise pour produire des supports qui tiennent compte du contexte culturel local et des meilleures pratiques en matière de pédagogie. La cérémonie de clôture, présidée par le préfet de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara , s’est déroulée en présence des autorités éducatives dont le Directeur national adjoint de la pédagogie, des représentants du projet MIQRA, ainsi que de tous les participants et partenaires techniques et financiers impliqués. Dans son discours de clôture, le préfet Sagara a salué l’engagement et le travail acharné des participants. Selon lui, leur assiduité et leur participation « sans réserve » aux travaux de cet atelier, « témoigne de l’importance » qu’ils accordent « aux manuels scolaires pour un apprentissage de qualité au niveau de l’enseignement de base » « En dotant nos classes de base de ces livrets essentiels, vous posez une pierre angulaire pour l’avenir de notre nation », a-t-il déclaré, avant de réitérer la gratitude des autorités à l’endroit du projet MIQRA pour son soutien constant des collectivités territoriales et tous les partenaires « qui accompagnent au quotidien, le gouvernement dans la promotion de l’éducation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Pour sa part, le Directeur national adjoint de la pédagogie, Mamadou Sanogo, a au nom du ministre de l’Education nationale et celui du Directeur national de la pédagogie, adresse des remerciements au projet MIQRA, pour tous leur accompagnement. Dr. Amidou Namapara, représentant la Directrice du projet MIQRA a réaffirmé l’engagement constant de son organisation aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. Les participants ont, quant à eux, exprimé leur satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité de la collaborative lors des travaux. Ils ont également souligné l’importance de l’utilisation des langues nationales, comme le bamanankan, pour faciliter la compréhension et l’alphabétisation des enfants. AC/MD (AMAP)
Kangaba: Début timide des opérations de révision annuelle des listes électorales
Kangaba, 11 oct (AMAP) La révision annuelle des listes électorales se déroulera du 1er au 10 octobre 2025 les commissions administratives installées dans les huit communes du Cercle de Kangaba (Ouest), annonce une décision des sous-préfets de l’arrondissement central de Kangaba et de l’arrondissement de Naréna. Cette décision stipule que les commissions procéderont « du 1er octobre au 31 décembre 2025, à la radiation et au transfert des électeurs conformément au chronogramme des délais légaux et aux procédures applicables aux opérations de révision annuelle des listes électorales. » Les commissions administratives sont composées de quatre membres et sont présidées par les secrétaires généraux des communes. Les décisions des sous-préfets précisent, également, que les commissions administratives « siégeront dans les locaux des mairies (de leurs) communes respectives pendant toute la durée des opérations de révision ordinaire des listes électorales. Après 10 jours de travaux, l’affluence est très timide à Kangaba, chef-lieu de la Commune rurale de Minidian. Seulement 21 transferts dont 15 hommes et 06 femmes, 00 radiation et 00 validation ont été enregistrés. Un membre de la commission a dit que dans ces localités, « les gens ne sont pas habitués à prendre des certificats de décès. » « Cette attitude va beaucoup jouer sur les radiations » a-il ajouté. SD/MD (AMAP)
Journées nationales du patrimoine culturel à Sikasso : Le maaya et le danbe aux cœurs des échanges
Sikasso, 11 oct (AMAP) Les Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2025. « Place et rôle du maaya et du danbé dans la formation et l’éducation du maliden kura », se sont tenues, vendredi, à Sikasso, à la Chambre de commerce et d’industrie a constaté l’AMAP sur place. « Sikasso est la capitale culturelle et créative du Mali aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la rencontre. Il a indiqué que cette journée « est celle de l’appropriation et de l’éducation à nos valeurs ancestrales et a souligné qu’il y’a beaucoup de disfonctionnement dans nos sociétés. Il s’agit notamment « de la perte de nos repères et de nos valeurs. » Il a rappelé qu’auparavant, c’est le « Danbé et le maaya » qui régissaient tout en tant que « lien intégral entre l’individu et la communauté. » « Aujourd’hui, c’est le patrimoine culturel qui permet de nous identifier et de nous unir », a-t- il affirmé. Et de poursuivre : « les arts et la culture sont les moteurs qui permettent d’identifier et d’exprimer notre identité. » S’agissant de la prise en compte du « maaya et du danbé » dans le programme scolaire, le ministre a dit que le président de la Transition les a instruits « de travailler ensemble afin de mettre en place des curricula qui seront introduits très prochainement dans toutes les écoles. » Sur le contexte, le ministre, présence des membres de son cabinet, de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, et du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, a fait savoir que cette conférence-débat a été intégrée aux activités du Festival triangle du balafon, pour lui donner un cachet particulier » car Sikasso est une ville historique importante. » « L’innovation de ce festival est qu’il a été couplé avec ces journées du patrimoine culturel », a-t-il conclu. Pour sa part, la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a invité les jeunes à suivre la conférence-débat avec intérêt. « La thématique de cette conférence fera l’objet d’une interrogation dans les classes », a-t-elle souligné. Pour ce faire, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé qu’elle suivra de près, avec le directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso. Ceci, selon elle, permettra aux élèves du lycée public 3 de relayer l’information. De son côté, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, a souligné l’importance de la conférence, précisant que « nous devons retourner à la source. » Les thématiques des conférenciers étaient relatifs à la signification du « maaya et du danbé », la transmission des connaissances et des savoirs- faire, les valeurs culturelles identitaires, la technologie de l’information, la méconnaissance des valeurs culturelles. Les préoccupations de l’assistance ont porté sur l’impact de la toxicomanie sur le « maaya et le danbé », la signification du Mali, la violation des valeurs du « maaya et du danbé… » Etaient aussi présents, les chefs de services régionaux, les responsables des forces de défense et de sécurité, les acteurs de la culture ainsi que les élèves du lycée public 3 MFD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 8 octobre 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 8 octobre 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. 2 AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret fixant le prix du carnet de passeport et des timbres y afférents. En vue d’assurer la libre circulation des personnes, des biens et des services dans le contexte sécuritaire du Sahel, les Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel ont décidé de l’harmonisation des documents de voyage dans l’Espace confédéral. Ainsi, un document de voyage de la Confédération des Etats du Sahel dénommé « e-passeport AES » a été adopté le 18 avril 2025, avec des spécifications techniques harmonisées. Le « e-passeport AES » est conforme aux normes de l’Organisation de l’Avion civile internationale en matière de document de voyage et respecte la protection des données à caractère personnel. Le projet de décret, adopté, fixe le prix du carnet de passeport et des timbres y afférents pour le service ordinaire standard à 45 000 francs CFA et pour le service optionnel prémium à 90 000 francs CFA, consacrant ainsi une diminution des prix actuels respectivement de 10 000 et de 20 000 francs CFA. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali en vue d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret, adopté, accorde le statut de Pupilles de la Nation à 326 enfants qui bénéficieront entre autres : – de la prise en charge des frais d’actes médicaux et de soins ; – de la prise en charge des frais scolaires et d’apprentissage ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement, le cas échéant, en institution spécialisée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la rentrée solennelle des cours et tribunaux du Burkina Faso, au titre de l’année judiciaire 2025-2026, le 1er octobre 2025. Cette rentrée solennelle était placée sous le thème : « Renforcement des relations entre la Justice et les justiciables : gage de cohésion sociale, de bonne gouvernance et de développement ». Ce thème a été traité, dans ses différentes dimensions, par le Rapporteur de la Commission scientifique, le Procureur Général de la Cour des Comptes, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Burkina Faso et le Président de l’audience. En marge de cette cérémonie, les Gardes des Sceaux du Niger et du Mali, accompagnés de leur homologue du Burkina Faso, ont été reçus en audience par le Président du Faso, Chef de l’Etat. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la 45ème Edition de la Journée mondiale de l’Alimentation au Mali, couplée à la Journée internationale de la Femme rurale, le 15 octobre 2025. 3 Cette 45ème Edition est placée sous le thème : « Main dans la main pour des aliments et un avenir meilleurs ». A l’instar des années précédentes, la célébration de la Journée mondiale de l’Alimentation sera couplée à celle de la Journée internationale de la Femme rurale, célébrée le 15 octobre de chaque année, afin de promouvoir l’appel à l’action commune, à travers des manifestations et des activités de sensibilisation. 3. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la célébration de la 14ème Edition de la Journée internationale de la Fille, Edition 2025, le 11 octobre 2025. Cette 14 ème Edition est placée, au plan international, sous le thème : « La fille que je suis, le changement que je mène : les filles en première ligne de la crise ». La célébration de cette Journée vise à contribuer au renforcement de l’environnement protecteur des filles. A cette occasion, plusieurs activités sont prévues, dont : – l’organisation d’un « Take Over » par une fille ; – l’organisation d’émissions radiophoniques et télévisuelles ; – l’organisation d’une campagne digitale sur la Journée. Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 14ème Edition des Universités africaines de la Communication de Ouagadougou, du 1er au 3 octobre 2025, à Ouagadougou au Burkina Faso. Les Universités africaines de la Communication de Ouagadougou constituent un forum panafricain de référence rassemblant chaque année des décideurs politiques, des professionnels des médias, des experts en communication et des universitaires du continent. Cette 14ème Edition, placée sous le thème : « Influence du contexte géopolitique sur la communication et le développement en Afrique », a enregistré la participation des ministres chargés de la Communication des pays de la Confédération des Etats du Sahel et de plusieurs universitaires des pays de la Sous-région ainsi que de la Diaspora africaine. La participation du ministre à cette rencontre a permis de porter la voix du Mali et de partager la vision des Autorités en matière d’information, de communication et de formation professionnelle. En marge du forum, le ministre a coprésidé avec ses homologues du Burkina Faso et du Niger la cérémonie de signature d’un protocole de partenariat et d’accords bilatéraux entre les Agences de presse des trois pays. 4 5. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie
Mali : Arrêt de la fourniture de l’électricité à Macina (Centre)
Macina, 8 oct (AMAP) La ville de Macina, dans le Centre du Mali, connait une pénurie d’essence généralisée obligeant les motocyclistes à réduire leurs mouvements et atteint Energie du Mali (EDM) qui a arrêté, lundi, la fourniture de l’électricité dans la ville, a constaté sur place l’AMAP. La fourniture de l’électricité, qui était de 15 heures par jour (de 18 à 10 heures) a chuté ces quatre derniers jours à 11 heures, le lendemain matin (soit de 19 à 6 heures, puis à l’arrêt total ce 7 octobre 2025, à 2 h du matin, plongeant ainsi la ville dans le noir. DG/MD (AMAP)
Protection du patrimoine culturel au Sahel : Bamako abrite un séminaire international
Bamako, 7 oct (AMAP) L’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), organise un séminaire international de trois jours sur « Protection du patrimoine culturel au Sahel, enjeux, défis et perspectives », pendant lequel des experts, universitaires, diplomates et autres acteurs de la culture, discuterons sur la thématique, a constaté l’AMAP. Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre culturelle, en partenariat avec l’ambassade d’Allemagne au Mali « vise à comprendre les enjeux actuels, favoriser le partage d’expériences et renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion du patrimoine culturel, en vue d’assurer une protection effective. » « Préserver le patrimoine, c’est sauvegarder l’âme de nos peuples. Garantir la résilience de nos sociétés et contribuer à la sécurité et la souveraineté de nos nations. La protection du patrimoine n’est ni un luxe ni une préoccupation marginale, elle est un impératif stratégique pour notre stabilité, unité sociale et la dignité profonde de nos peuples », a déclaré le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes, Mamani Nassiré. Et de préciser que « le thème retenu pour ce séminaire s’inscrit pleinement dans la vision portée par les autorités de la confédération des Etats du Sahel (AES), en faveur de la préservation de notre héritage commun. Le Sahel est un carrefour de civilisation, riche d’un héritage plurimillénaire façonné par les échanges, les savoirs et les cultures. » Au Mali, les manuscrits anciens de Tombouctou, les manuscrits de la falaise de Bandiagara, les tombeaux des Askias à Gao sont les témoins de la splendeur des civilisations sahéliennes. « Ces trésors ne sont pas de simples témoins du passé, ils constituent les balises pour l’avenir des reflets profonds de nos identités collectives et les fondements de notre cohésion sociale », a dit M. Nassiré. « Et, pourtant, il se trouve, aujourd’hui, que ces patrimoines sont exposés à des menaces multiples, qui dépassent largement le seul domaine culturel », a déploré le ministre délégué, représentant du Premier ministre. Il a ajouté, également : « Notre patrimoine culturel est un engagement universel porteur de sens, et transcende les frontières, les générations et les différences. Les menaces qui pèsent sur le patrimoine au Sahel dépassent les frontières nationales et appellent une réponse commune. Le Sahel doit s’inscrire dans cette dynamique mondiale, en renforçant les cadres de coopération régionale pour identifier les menaces. » Quant au représentant de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Julius Kleindienst, il a affirmé que la culture est identitaire, elle forge le sentiment d’appartenance. « Elle nourrit la fierté et le lien social. Elle porte en elle une force de paix car, elle rappelle à chaque communauté ce qu’elle partage avec les autres : une histoire, une humanité, un avenir commun », a dit M. Kleindienst. « Dans cette perspective, protéger le patrimoine culturel, c’est contribuer directement à la stabilité du Sahel et à la cohésion de ses sociétés », a estimé le 1er secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Mali. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, qui a présidé l’ouverture, était accompagné par ses collègues en charge de la Culture, Mamou Daffé, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Foumba, ainsi que du directeur général de l’EMM-ABB, le colonel-major Souleymane Sangaré. MMD/MD (AMAP)
Medias : Ce qu’attendent les autorités de l’AES des agences de presse nationales
Envoyé spécial Moussa DIARRA Ouagadougou, 3 oct (AMAP) « Dans les mois à venir, l’opérationnalisation de vos recommandations devra être une priorité. Nous attendons avec un grand intérêt le plan d’action que vous aurez à adopter, car il sera la boussole de notre cheminement commun :, a déclaré, jeudi, à Ouagadougou, le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. « Cette rencontre constitue le point de départ d’une aventure collective, porteuse d’espérance pour les générations actuelles et futures », a insisté sur « ce point essentiel », M. Ouédraogo qui s’exprimait á la clôture de la réunion des Agences nationales de presse des pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui ont mis en place, dans la capitale burkinabè, un cadre visant à renforcer la coopération médiatique au sein de l’espace confédéral. Lord de cette rencontre, en marge de la 14ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), et transmettant les attentes des autorités par rapport à cette plateforme mise en place par l’Agence d’information du Burkina (AIB), l‘Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Agence nigérienne de presse (ANP), M. Ouédraogo a indiqué qu’à travers la coopération éditoriale et technique ainsi scellée, « nous posons les jalons d’une transformation profonde de nos agences de presse. » Cette mutation devra permettre de renforcer la production de contenus fiables, diversifiés et adaptés aux besoins de nos populations, moderniser nos outils et plateformes pour répondre aux exigences du numérique et de l’instantanéité de l’information, développer des programmes de formation continue au profit de nos journalistes et techniciens et bâtir un réseau pana-sahélien d’échanges et de solidarité professionnelle. Analysant le contexte, de bataille de l’information « devenue un enjeu vital » dans un monde « qui vit aujourd’hui une recomposition géopolitique et médiatique sans précédent », le ministre burkinabè a déclaré : « Nous sommes confrontés à une désinformation massive, souvent orchestrée de l’extérieur, qui vise à déstabiliser nos sociétés et à affaiblir notre cohésion. » « Face à cette menace, nous n’avons d’autre choix que de rester unis, solidaires et déterminés », a-t-il ajouté, citant le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « Tant que nous ne contrôlerons pas notre information, d’autres parleront à notre place et définiront notre image. La bataille médiatique est une bataille de souveraineté. » Au nom de ses homologues du Mali, Alhamdou Ag Ilyene et du Niger Adji Ali Salatou, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a relevé « l’engagement, le professionnalisme et la vision » des participants à la réunion. Il a assuré « que les plus hautes autorités de nos pays suivront avec une attention particulière les fruits de cette rencontre historique de Ouagadougou. » « Que la flamme allumée ici, à Ouagadougou, continue de briller et d’éclairer notre marche commune. Qu’elle guide nos pas vers une information plus fiable, plus responsable et véritablement souveraine, au service exclusif des peuples du Sahel », a-t-il dit, clôturant les travaux et en guise de viatique pour ce voyage de reconquête de l’indépendance médiatique et de la souveraineté informationnelle de notre espace. Lors de cette rencontre de Ouagadougou (UACO), les directeurs généraux de l’AIB, Séraphine Somé Milogo, de l’AMAP, Alassane Souleymane et de l’ANP, Dalatou Malam Maman, ont signé un accord de partenariat qui définit « les mécanismes de mutualisation des ressources techniques et humaines pour une couverture médiatique concertée de l’actualité de l’espace AES » Les directeurs généraux des agences nationales, ont également signé des accords de coopération bilatérale d’une part entre l’AIB et l’AMAP, d’autre part entre l’AIB et l’ANP, « afin de renforcer l’échange d’informations, de contenus et d’expertises. » Les participants ont réaffirmé « leur volonté commune de contribuer à la souveraineté informationnelle de l’espace AES, en garantissant une information crédible, équilibrée et adaptée aux réalités de leurs peuples » Ils ont exprimé leur détermination à faire des plaidoyers pour la création d’une Union confédérale des Agences de presse dans la perspective de la mise en place d’une Agence Confédérale. Ils se sont, aussi, engagés « à lutter contre la désinformation et les manipulations médiatiques qui fragilisent la cohésion sociale et la stabilité de la sous-région à participer à la défense des intérêts nationaux et communautaires ainsi qu’à la protection de la souveraineté des Etats de l’AES Ils se sont dit déterminés à faire de cette plateforme de coopération, un outil exemplaire et durable, « ouverte aux partenariats stratégiques sincères et mutuellement bénéfiques. » MD (AMAP)
AES : A Bamako, les présidents Goïta et Tiani font le tour d’horizon des avancées
Bamako, 30 sept (AMAP) Après un tête-à-tête, les deux dirigeants ont eu, mardi 30 septembre, une séance de travail élargie aux délégations des deux parties s’articulant autour des trois volets (défense, diplomatie et développement) de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le Président de la République du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, accompagné d’une forte délégation dont son ministre d’État, ministre de la Défense, le Général Salifou Mody, a effectué, ce mardi à Bamako, une visite d’amitié et de travail. Au terme de la rencontre, le chef d’État du Niger a édifié la presse par rapport aux entretiens et aux conclusions de leurs travaux qui ont porté sur les trois volets essentiels que repose la Confédération. A savoir défense-sécurité, diplomatie et développement. Pour ces trois volets, les dirigeants des trois pays de la Confédération AES se rencontraient à travers leurs structures intermédiaires. Soit par les experts, soit par les ministres pour de temps en temps évaluer la distance parcourir et les objectifs atteints ou à atteindre. « C’est dans ce cadre que je suis présentement à Bamako pour essayer de faire le tour d’horizon avec mon frère le Général d’armée Assimi Goïta», a précisé le Général d’armée Abdourahamane Tiani. Selon l’hôtel du jour, ce tour d’horizon inclue les trois domaines susmentionnés. Il reviendra sur leur volonté de créer et consolider nos forces unifiées dont l’état-major est déjà opérationnel. « Les bataillons sont constitués et seront opérationnels, si l’on peut dire déjà opérationnels puisqu’ils le d’ailleurs à travers des opérations bilatérales ou multilatérales que nous avons conduit ou eu à conduire, soit avec le Mali, soit avec le Burkina Faso les trois pays ensemble », a souligné le chef d’État du Niger. Et de soutenir qu’ils veulent aller plus loin raison pour laquelle l’état-major, dont le siège à Niamey, est actuellement en formation pour que tous les problèmes de défense et sécurité soient pris en charge par cette force unifiée. S’agissant de la diplomatie, le Président du Niger a apprécié le fait que les représentants des trois pays de l’AES gardent la même position et prennent les décisions que cela soit aux Nations unies ou dans toute autre rencontre d’intérêt. « C’est la volonté de notre Confédération et c’est en ce sens que les ministres travaillent nuit et jour », a-t-il salué. Pour le volet du développement, le Général d’armée Abdourahamane Tiani a confirmé la création de la Banque confédérale d’investissements et de développement, sans pourtant entré dans les détails. « Puisque, a-t-il annoncé, bientôt nous allons nous retrouver, une fois de plus, à Bamako pour déterminer avec précision le contour du fonctionnement de cette banque. » « Mais sachez que, déjà, tout est prêt, fin prêt, qu’il s’agisse du siège, ou des autres structures d’accompagnement, tout est connu d’avance, mais sera précisé, Inchallah à la prochainement rencontre ici à Bamako », a informé le Général d’armée Tiani. Indiquant qu’il y a d’autres domaines dans le cadre du développement, pour le moment restés secrets, passés en revue et qui seront divulgués au terme de la prochaine rencontre. Le Président de du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a salué et remercié les vaillants peuples du Sahel qui ont pris l’ascendant de conduire la révolution. « Le succès est au bout chemin avec le peuple comme guide », a-t-il lancé. OD/MD (AMAP)
Kayes : Les troupes exposent un pan de notre Culture à la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 »
Kayes, 29 sept (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) entend faire une bonne prestation lors de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025″ prévue en décembre prochain, a-t-on appris après la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle » qui a débuté le 24 septembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, cette cérémonie marque un moment fort dans la vie culturelle de la région, « car elle rassemble les troupes artistiques venues de tous les horizons. » « À travers la danse, la musique, le théâtre et la tradition orale, les artistes des différentes troupes montreront aux populations de la Cité des rails et à l’ensemble des spectateurs, la richesse culturelle et la diversité linguistique de la 1ère région administrative du Mali », a xir le gouverneur qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Cette phase régionale regroupera huit Cercles de la Région de Kayes. Il s’agit de Bafoulabé, Diamou, Kayes, Kéniéba, Sadiola, Segala et Yélimané. Les Cercles de Aourou et d’Oussoubidiagna n’ont pas répondu à l’appel, car ils n’ont organisé de phases locales pour des raisons de sécurité. En présence du directeur régional de la Culture, Ibrahim Sissoko, et de celui de la Jeunesse et des Sports, Daouda Doumbo, ainsi que d’autres autres chefs de services régionaux, des élus, des légitimités traditionnelles, des associations, le chef de l’exécutif régional a rendu hommage au général d’Armée Assimi Gouta, président de la Transition, pour avoir décrété 2025 « Année de la Culture ». En lançant cette phase régionale, Kayes réaffirme avec fierté son attachement à la culture comme vecteur de développement, de cohésion sociale et de transmission des valeurs. D’ailleurs, le thème de cette Biennale, « La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », résonne, selon lui, « avec force dans notre contexte actuel et appelle à bâtir ensemble un Mali uni, enraciné dans ses valeurs et tourné vers l’avenir. » Dans la matinée, le gouverneur, accompagné d’une forte délégation, a rendu visite aux troupes des différents cercles qui sont toutes logées au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes pour leur souhaiter la bienvenue et s’assurer des conditions d’hébergement. Il a remis des dons constitués de vivres à ces troupes. La cérémonie a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation des pionniers, des troupes artistiques et culturelles et des chasseurs. Les artistes du Cercle de Kéniéba ont beaucoup impressionné le public à travers la danse des dianxuran et leur chanson fétiche « Soliaya Bandé », sans oublier celle des Peulhs. Ceux de Sadiola ont émerveillé le public à travers leur tenue traditionnelle de bleue faite de coton. BMS/MD (AMAP)
Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 : San veut se hisser sur le podium
San, 27 sept (AMAP) La phase régionale de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025 a clos samedi, 27 septembre 2025, avec la participation de 03 cercles sur 07 que compte la Région de San (Centre), lors d’une cérémonie à la Maison des jeunes, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la Région de San, Moustapha Kanté. Cette phase régionale, qui a débuté le 25 septembre dernier, a mis en compétition les Cercles de Kimparana, San et Tominian. Durant 03 jours, ces cercles participants ont démontré leur savoir-faire culturel dans quatre disciplines, à savoir la pièce de théâtre, l’ensemble instrumental, le solo de chant et la danse traditionnelle. Au classement général, San a occupé la première place, suivi de Kimparana et Tominian. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques a exprimé ses sincères « remerciements à toutes les parties prenantes pour la réussite de cette phase régionale », notamment les membres de la commission d’organisation, les troupes et les encadreurs, les membres du jury, les artistes, les élus, les préfets, les sous-préfets, les autorités et légitimités traditionnelles, ainsi que tous les acteurs et amis de la culture. Il a salué leur « mobilisation et leur engagement pour la promotion du patrimoine culturel de la région de San d’une part, et d’autre part, celle du Mali. » Il a tenu à exprimer « singulièrement (ses) chaleureuses félicitations au directeur régional de la culture pour (son) engagement dans l’organisation de cette phrase régionale. » Selon lui, il n’y a ni gagnant, ni perdant, c’est toute la Région de San qui gagne. Il a invité les populations de la région « à se mobiliser derrière la troupe régionale dont l’objectif est de se hisser sur le podium et conserver le premier rang obtenu en 2023 à Mopti, dans la discipline danse traditionnelle. » Auparavant, il y a eu la remise de prix et d’attestations de reconnaissance aux troupes participantes. NC/MD (AMAP)

