L’explosion d’une moto piégée fait un mort entre la Commune de Douékire et Goundam

Goundam, 14 juil (AMAP) Un jeune conducteur de moto-taxi a trouvé la mort, vendredi, dans l’explosion d’une moto transformée en engin explosif, a appris l’AMAP sur place, ce weekend. Le drame s’est produit vers 15 heures, quand un chauffeur mécanicien, la trentaine, a sollicité un autre jeune, du même âge, conducteur de moto-taxi, pour l’accompagner pour dépanner un véhicule, sur la Route nationale (RN33), en face de Douékire, selon nos sources. Le chauffeur mécanicien a informé son camarade qu’une moto neuve est abandonnée, avec quelques emballages plastiques, quelque part, sous un arbre, à la bifurcation de la route de Douekiré, entre Goundam-Tombouctou. Il lui a proposé d’aller chercher l’engin, ignorant qu’il était piégé. Sur les lieux, selon les proches du chauffeur mécanicien, le conducteur de moto-taxi s’est approché de l’engin, pendant que le mécanicien est parti pour le dépannage. Toujours, selon les mêmes sources, à peine a-t-il démarré la moto que l’explosion survient et l’horreur avec. Le mécanicien, non loin du lieu de l’explosion, affirme avoir perdu la raison sur l’instant en rason du bruit de la déflagration. Les oreilles bourdonnant, sans arriver à prononcer un mot, il a été ramené en ville par un véhicule de transport qui passait par là. Et ses parents ont été alertés. Après investigations, la victime de l’explosion a été identifiée puis ses parents informés. La ville de Goundam reste sous le choc. Les poses d’engins piégés ou de mines anti-personnelles ont fait beaucoup de victimes, ces derniers temps, en plusieurs endroits, entre Niafunké, Tonka, Goundam, Tombouctou (Nord). Les présumés poseurs de ces engins explosifs, les terroristes, sont harcelés par les Forces armées maliennes (FAMa), à travers tout le Cercle. Ils ont choisi cette pratique qui reste leur seule option. Dans la plupart des cas, les FAMa, au cours des patrouilles, désamorcent les mines posées aussi bien que les engins piégés. Cependant, les populations ont appris à se méfier de tout engin suspect abandonné, à la suite des campagnes sensibilisation par les autorités communales, coutumières et religieuses aussi bien que le bureau du Conseil communal des jeunes. Cette sensibilisation touche à tous les domaines dont la consommation des stupéfiants qui devient préoccupante dans le Cercle de Goundam. Une enquête est en cours, pour comprendre davantage les circonstances de cet incident très douloureux AMAP

Refondation de l’Etat : Les Jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro « à l’Ecole de la citoyenneté »

Kayes, 13 juil (AMAP) Les jeunes des Régions de Kayes, Kita et Nioro (Ouest) participent depuis le 11 juillet 2025, à Kayes, à une session de formation de 10 jours intitulée « A l’Ecole de la Citoyenneté » destinée à renforcer les fondements du « Mali Kura », a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a lancé officiellement, vendredi, les travaux de ce cadre de concertation organisé par le ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction Civique et de la Construction citoyenne, porteur d’espoir et de renouveau. Selon le général Moussa Soumaré, « ce cadre de concertation répond aux besoins cruciaux de renforcement du civisme, du vivre ensemble et de la participation active des jeunes à la vie de la nation. » Dans le cadre de la refondation du Mali, les autorités de la Transition ont entrepris de nombreux chantiers de réformes dans différents domaines. Parmi ceux-ci, celui des ressources humaines occupe une place importante. Cela s’explique par le fait qu’un nouveau Mali ne peut se bâtir sans un certain nombre de changements de comportement et de mentalité au sein de nos sociétés. C’est ainsi que le ministère en charge de l’instruction civique et de la construction citoyenne met un certain nombre de programmes en œuvre parmi lesquels « A l’Ecole de la Citoyenneté » dont les trois premières cohortes ont eu lieu à Bamako. La quatrième cohorte a été élargie à certaines régions du Mali, dont Kayes, afin de permettre la participation de plus de jeunes. Le gouverneur de la Région de Kayes a cité le général d’armée Assimi Goïta qui, lors d’une réception à Koulouba (Bamako), s’était adressé aux jeunes en ces termes : « Si j’échoue, c’est toute la jeunesse qui aura échoué ». « A travers votre engagement dans ce programme, vous devenez des acteurs majeurs du changement, les ambassadeurs de la citoyenneté responsable, et les garants des valeurs de paix, de respect, de solidarité et de patriotisme dans vos communautés respectives », a affirmé le général de brigade Moussa Soumaré. Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, sociaux et économiques, le Mali a besoin de citoyens conscients,engagés et solidaires. « Être citoyen ce n’est pas seulement jouir des droits : c’est, aussi et surtout, accepter les devoirs qui en découlent : respecter les lois, protéger les biens publics, participer au développement local, cultiver la tolérance et aimer sa patrie », a-t-il expliqué. Pour lui, ce programme est une école de la conscience collective, du débat constructif, de l’initiation à la démocratie et à la culture de la paix. Conscient du fait qu’il n’y a pas de changement sans les différentes composantes de notre société, y compris les jeunes, les femmes et les autorités, le président du Conseil régional de la Jeunesse de Kayes, Adama Sangaré, a demandé aux apprenants de bien suivre et comprendre les communications des formateurs afin de faciliter, selon lui, l’atteinte des objectifs. BMS/MD (AMAP)  

Les nouvelles cartes administratives du Mali et de la Région de Koulikoro remises au gouverneur

Koulikoro, 09 juil (AMAP) Deux cent cartes du Mali et 100 de la Région de Koulikoro ont été remises au gouverneur de la Région, le colonel Lamine Kapory Sanogo, par le président du Conseil régional, Abdoulaye Diakité, lors d’une cérémonie, mercredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du chef de l’Exécutif régional, a constaté l’AMAP sur place. « Cet événement marque un pas important dans la réorganisation administrative et territoriale qui vise, non seulement à rapprocher l’administration des administrés mais, également, à l’adapter à la nouvelle répartition géographique du pays », a déclaré le gouverneur, Lamine Kapory Sanogo. Le  Mali compte désormais 19 régions et 1 district,159 cercles 466 arrondissements 819 communes et environ 12 712 villages pendant que la Région de Koulikoro a été redimensionnée et a perdu les anciens cercles de Dïoila et Nara. Elle compte, à partir de ce nouveau découpage, 8 cercles, 29 arrondissements, 61 Communes. Le gouverneur a également indiqué que « ces nouvelles données nous permettent de mieux adapter nos politiques publiques et nos actions aux réalités locales tout en rapprochant les services administratifs aux citoyens. » Le colonel Sanogo a fait savoir que c’est « aussi un outil indispensable qui sera mis à la disposition des administrations publiques, parapubliques, des services privés et des chercheurs pour faciliter leur planification et leur prise de décision. » « Ces cartes sont destinées à l’administration régionale et aux collectivités pour garantir une diffusion complète et une meilleure connaissance de notre nouvelle réorganisation territoriale. Il ne s’agit pas seulement d’un simple transfert cartographique. Ces cartes sont des instruments puissants qui favorisent la planification, la gestion des ressources et le développement de projets au bénéfice de nos concitoyens », a relevé le chef de l’Exécution régional En présence des chefs de services régionaux, des représentants des Forces de défense et de sécurité, des notabilités et de la Société civile, le gouverneur a adressé ses remerciemets au Conseil régional pour ce « geste de solidarité et de patriotisme. » AD/MD (AMAP)

Ségou : les jeunes à l’école de la citoyenneté

Ségou, 13 juil (AMAP) Le gouverneur de la Région de Ségou (Centre), le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a présidé, vendredi r, dans la salle de conférence de la Chambre des métiers de Ségou, le lancement des activités de la 4ème cohorte du programme dénommé : « À l’école de la citoyenneté. » Cette session de 10 jours, regroupe des jeunes des Régions de Ségou et San et vise à renforcer leurs compétences sur les valeurs fondamentales de la citoyenneté. Pour la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, la citoyenneté ne se limite pas à un statut juridique. « C’est un engagement, un comportement et une conscience active au service de la communauté, du vivre-ensemble, du respect des lois, de la participation à la vie publique, et surtout, de la construction d’une société juste, équitable et solidaire », a fait savoir Mme Doucouré. Elle a ajouté que ce programme ambitionne de former une génération de citoyens responsables, conscients de leurs droits, mais aussi de leurs devoirs. Selon le gouverneur de la Région de Ségou, cette initiative se présente comme une réponse audacieuse, une arme pacifique et stratégique dans le chantier immense de la refondation nationale. « Ce programme n’est pas une simple formation : c’est un creuset de renaissance citoyenne, un laboratoire de conscience collective et un espace de réarmement moral et patriotique », a dit le gouverneur Traoré. « Il est l’école où s’apprend le sens du sacrifice, où se forgent l’honneur et la dignité nationale, où se transmettent le respect des institutions, l’unité nationale et l’amour du bien commun », a souligné Souleymane Traoré. Il a exhorté les jeunes à se surpasser, à défier leurs propres limites et à faire preuve de rigueur, de courage, de discipline et de détermination. « Que cette formation de dix jours soit un déclic, un engagement à vie pour le Mali et l’Afrique », a-t-il déclaré. L’événement s’est tenu en présence, outre, du préfet du cercle, Daouda Diarra, de la 2ème adjointe au maire de la Commune urbaine de Ségou mais, aussi, du directeur régional de la jeunesse et des sports, Sofiane Attaher Maïga. AP/MD (AMAP)  

Sikasso (Sud) : Campagne agricole 2024-2025, de mai à septembre, les récoltes en octobre et novembre

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 13 juil (AMAP) La campagne agricole a démarré, dans la Région de Sikasso (Sud), en fin mai et s’étendra jusqu’en fin septembre, pour des récoltes prévues en octobre et novembre, a annoncé le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. Dans un entretien avec l’AMAP, M. Dembélé a précisé : « L’objectif d’emblavure en céréales est de 661 562 ha dont 572 942 ha en céréales sèches et 88 620 ha en riz dans la Région. » Les producteurs sont au four et au moulin. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne pour réaliser cet objectif. A cet effet, M. le technicien soutient que le dispositif d’encadrement est à pied d’œuvre pour fournir l’appui-conseil nécessaire aux producteurs en vue d’atteindre les objectifs de production de la campagne agricole. Sur le registre de la répartition de la pluviométrie, Ousmane Dembélé soutient que la campagne agricole 2025 a connu « une pluviométrie précoce mais mal repartie dans l’espace pendant le mois de juin dans certaines localités de la Région de Sikasso. » A la date du 30 juin 2025, les cumuls étaient de : (275 mm en 19 jours contre 237,1 mm en 27 jours lors de la campagne 2024 et une moyenne interannuelle de 253,4 mm à Sikasso central) et (199,1 mm en 22 jours en 2025 contre 298,5 mm en 24 jours en 2024). S’agissant de la subvention de l’engrais, il soutient que la mise en place de 3249 T d’engrais est en cours dans le cadre du Projet de développement, de la productivité et de diversification agricole dans les zones arides et semis arides du Mali (PDAZAM). A cela s’ajoute les 188T d’engrais du Projet d’urgence de production et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PUPSAN). Cette quantité est destinée aux communes d’intervention du projet dans la Région de Sikasso. « L’engrais est cédé aux producteurs au prix de la subvention soit 14 000 Fcfa le sac de 50 Kg auprès de la commission de réception et de distribution créée dans chaque commune bénéficiaire et composée du secteur de l’Agriculture, de la chambre d’Agriculture et de la mairie », révèle-t-il, avant d’ajouter que ces engrais constituent un appui important de l’Etat en faveur des producteurs. Par ailleurs, le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la DRA appelle les producteurs à suivre les conseils de l’encadrement et appliquer les bonnes pratiques agricoles afin d’intensifier les productions. « Les premières réalisations des emblavures doivent être bien désherbées avant de bénéficier les doses recommandées de fertilisants. Les semis en cours doivent prendre en compte les spécificités variétales… », précise-t-il. Et de renchérir que le marché des intrants agricoles continue à être approvisionné. Quant au président de la Chambre régionale d’agriculture (également producteur), Abdoulaye Bamba, il a mis un accent particulier sur la gestion des inondations en période hivernale. Pour ce faire, il a prodigué des conseils judicieux aux producteurs. Ceux-ci, selon lui, « doivent prioriser les cultures qui conviennent dans les zones inondables notamment le riz. » Il faut faire des barrages en terre pour sécuriser les champs. S’agissant des difficultés des producteurs de Sikasso, le président de la Chambre régionale d’agriculture a souligné, notamment, « le retard du paiement des productions de la filière coton, le retard dans la mise en place des intrants agricoles et l’insuffisance de la mise en place de la subvention en engrais dans certaines communes de la Région. » S’y ajoute l’insécurité. « Cela ne nous empêche pas de cultiver mais, on travaille la peur au ventre », confie-t-il. Pour le bon déroulement de la campagne agricole 2025, Abdoulaye Bamba a invité d’une part, les producteurs à privilégier le calendrier agricole, à toujours tenir compte de la pluviométrie et, d’autre part, le gouvernement à multiplier les appuis techniques et particulièrement ceux en intrants agricoles. Les prévisions climatiques pour le reste de la saison (juillet-septembre 2025) de Sikasso sont claires. En termes de phénomènes extrêmes, quelques épisodes de fortes pluies orageuses sont attendus, pouvant provoquer des ruissellements rapides, des pertes de sols et inondations localisées, des dégâts sur les jeunes plants ou récolte précoces. Selon le coordonnateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté, les cultures bien positionnées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, le riz et le coton. « Ces cultures bénéficient des conditions globalement favorables pour la croissance », a-t-il précisé. Par ailleurs, seuls les producteurs des zones basses ou irriguées peuvent envisager des cultures de décrue (riz de bas-fond et légumes). Comme risques, les producteurs pourront faire face à des attaques accrues de ravageurs et maladies (chenilles légionnaires et mildiou) dues aux périodes humides prolongées. Et aussi le risque de saturation hydrique dans les sols mal drainés et une fin de saison anticipée. Toute chose qui pourrait perturber le développement des cultures à cycle long non encore semées ou mal suivies. Salif Diabaté a invité « les producteurs à suivre les bulletins de la météo et agro-hydro-climatiques hebdomadaire, à privilégier les cultures et variétés à cycle moyen pour éviter les pertes en cas de fin précoce et à anticiper les périodes de récolte entre les grandes pluies pour éviter la pourriture des plants. » A son avis, il est également pertinent, d’envisager la diversification des cultures vivrières pour assurer la résilience. « La saison 2025 est globalement favorable à Sikasso. Les producteurs doivent rester vigilants face aux excès d’eau, à une fin de saison anticipée, à la chaleur entre les pluies… », conclut-il. MFD/MD (AMAP)      

Mali : Pluies et orages prévus dans plusieurs régions ce 12 juillet 2025 (Agence Mali-Méteo)

Bamako, 12 juillet (AMAP) – L’Agence Mali-Météo, sous l’égide du ministère des Transports et des Infrastructures, annonce des orages accompagnés de pluies dans la Région de Douentza (Centre), avec une extension prévue à d’autres régions ce samedi 12 juillet 2025, a indiqué un communiqué du ministère. « Ces conditions météorologiques toucheront dès la fin d’après-midi les régions de Tombouctou, Mopti, Bandiagara, San et Koutiala », a précisé Mali-Météo. Selon le communiqué, des précipitations sont également attendues dans la nuit du 12 juillet dans le District de Bamako ainsi que dans les Régions de Nara, Nioro, Kayes (Ouest), Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Koulikoro, Dioila et Kita (Ouest). L’Agence Mali-Météo appelle les populations de ces zones à prendre les précautions nécessaires face à ces conditions météorologiques. OS/MD (AMAP)  

Kangaba se prépare pour la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025

Kangaba, 10 juil (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao, a réuni, mercredi 9 juillet 2025, les maires des huit Communes du Cercle pour organiser la phase locale de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, a constaté l’AMAP. « Cette rencontre vise à garantir une bonne préparation de la phase locale, qui se tiendra du 24 au 26 juillet 2025 », a déclaré le préfet Dao. Les discussions ont principalement porté sur le règlement de cette phase locale, avec la fixation des dates d’ouverture et de clôture, respectivement prévues pour le jeudi 24 juillet et le samedi 26 juillet 2025. Les troupes des huit communes s’affronteront dans cinq disciplines : l’Ensemble instrumental traditionnel, le ballet à thème, la danse traditionnelle, le chœur et le solo de chant. Placée sous le thème « la Culture, socle pour l’ancrage de la 4e République », la Biennale de Tombouctou 2025 met l’accent sur des sous-thèmes comme la culture comme levier de la refondation de l’État, le reflet du Mali multiculturel dans la 4e République et son rôle en faveur de la paix et de l’unité. Le chef de service local de l’Action culturelle, Christophe Pépé Loua, a détaillé le règlement, insistant sur l’importance de ces thématiques pour la réussite de l’événement. Le préfet a exprimé sa satisfaction quant à l’engagement des maires, tous expérimentés dans l’organisation de semaines locales et les a exhortés « à mobiliser leurs communes pour assurer le succès de la phase locale, condition essentielle pour une bonne performance à la phase régionale. » Les maires ont pleinement adhéré à l’initiative et se sont donné rendez-vous le 24 juillet à Kangaba. SD/OS/MD (AMAP)  

Nioro du Sahel : Les FAMA ont récupéré un blindé et un véhicule enlevés par les terroristes

Nioro du Sahel, 10 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en collaboration avec la population, ont récupéré et présenté, ce jeudi, un blindé et un véhicule KIA enlevés par des terroristes lors des attaques de Nioro, Gogui et Sandaré (Ouest), le 1er juillet dernier, à l’issue d’une mission de ratissage dans la Région, a constaté l’AMAP. « Ces engins, dont l’enlèvement avait suscité l’inquiétude, sont désormais de retour et opérationnels au service des FAMa », a déclaré le colonel Gilbert Diarra, chef d’état-major du Poste de contrôle technique avancé de Nioro. La mission de ratissage a permis de retrouver le blindé, embourbé à 1,5 km de la frontière mauritanienne, ainsi que le véhicule KIA, localisé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Nioro. Le blindé a été tracté, réparé et ramené au camp militaire, tandis que le véhicule KIA a également été récupéré. Les deux engins ont été présentés à la population en présence des autorités militaires et d’une foule nombreuse. Au cours de l’opération, les FAMA ont également saisi plusieurs armes abandonnées par les terroristes, ainsi que des corps en état de putréfaction. Face à la propagande diffusée sur les réseaux sociaux par les groupes terroristes, qui exhibent des images d’engins enlevés pour semer la peur, le colonel Gilbert Diarra et le Lt-colonel Siaka Koumaré, commandant d’armes de Nioro, ont démenti ces publications. Ils ont réaffirmé que les deux engins sont désormais sous le contrôle des FAMa et opérationnels. Le Lt-colonel Koumaré a appelé les populations à la vigilance et à une collaboration accrue avec les FAMa pour contrer les menaces terroristes dans la Région. MD/OS/MD (AMAP)

A Goundam l’Armée récupère des troupeaux sur des terroristes locaux de la Région de Tombouctou (Nord)

Goundam, 10 juil (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont récupéré, récemment, un grand troupeau de bœufs sur des terroristes, surpris dans les environs du lac Télé en train de quitter les lieux avec leur butin, a-t-on  appris de source sécuritaire. Les FAMAS informées de la présence des « djihadistes », se sont rendues sir le site et ont effectivement surpris les malfrats. Selon des témoins, après des échanges de tirs nourris entre les FAMAS ont neutralisé quatre terroristes locaux. Après des fouilles minutieuses, les militaires ont conduit les troupeaux à Goundam. Après avoir informé les autorités, l’Armée a demandé, à travers un communiqué, à toutes les victimes dépossédées de leur cheptel par les terroristes de se présenter pour identification et enlèvement des animaux volés par les terroristes. Les « djihadistes » avaient prélevé sur des populations plus de trois cents têtes de bœufs, qu’ils ont conduits vers une destination inconnue, selon certaines victimes. C’était il y a près de trois mois, quand les populations du village de Fatakara ont été chassées manu militari par les terroristes locaux qui pullulent dans la zone. Les groupes terroristes, qui sévissent dans le Cercle de Goundam, s’affichent ostensiblement dans les zones du lac Télé et dans la Commune de Douékire. Ils y commettent des exactions sur de paisibles populations des hameaux et villages profonds. Ces terroristes avaient, tout d’abord, mortellement brutalisé le secrétaire général des jeunes de la Commune du Télé, résident à Fatakara, avant de lancer un ultimatum aux habitant sommés de quitter le village avant l’aube. Vieux, jeunes, femmes et enfants ont quitté la localité avant l’aube, laissant tout derrière eux. Aujourd’hui, Fatakara n’est plus qu’un village fantôme, seuls les terroristes y règnent en maitre des lieux. Pour mieux coordonner leurs actions, ils se sont répartis entre les villages qui sont sans défense et réclament aux localités encore habitées la « Zakat ». La récupération des animaux sur ce groupe terroriste brise ainsi leur rêve et contrarie leurs plans et ambitions après la vente de ces animaux. Les populations de Fatakara estiment que l’évacuation des cinq milles âmes de leur village avait pour objectif pour les « djihadistes » de regrouper tous ces animaux en toute discrétion, à travers la « Zakat » et de se retirer sur la pointe des pieds vers une frontière quelconque. Après cette opération des FAMa, les populations de Fatakara espèrent, maintenant, que les autorités vont œuvrer pour leur retour sur leur terre natale, afin de se consacrer aux travaux champêtres en cette période hivernale.      

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 09 juillet 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à des nominations ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. un projet de décret fixant le cadre organique de la Direction des Ressources humaines du Secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’Extérieur. Les Directions des Ressources humaines ont été créées par l’Ordonnance n°09-009/P-RM du 04 mars 2009 avec pour mission d’élaborer au niveau d’un département ou d’un groupe de départements ministériels, les éléments de la politique nationale dans le domaine de la gestion et du développement des Ressources humaines. L’organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°09-136/P-RM du 27 mars 2009. Le cadre organique de la Direction des Ressources humaines du Secteur des Affaires étrangères et des Maliens de l’Extérieur est fixé par le Décret n°10-226/P-RM du 15 avril 2010. Après plus d’une décennie d’application, il est apparu nécessaire de l’adapter à l’évolution de l’environnement institutionnel et juridique. Le projet de décret, adopté, prévoit pour les cinq prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à l’exécution des missions assignées à la Direction. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret fixant le cadre organique de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Coopération et Intégration. Les Cellules de Planification et de Statistique ont été créées par la Loi n°07-020 du 27 février 2007, par secteur couvrant les activités d’un ou de plusieurs départements, en vue d’assurer en rapport avec les services techniques concernés, la mission de planification et d’information statistique dans les domaines couverts par le secteur. L’organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°07-166/P-RM du 28 mai 2007. Le cadre organique de la Cellule de Planification et de Statistique du Secteur Coopération et Intégration est fixé par le Décret n°07-191/P-RM du 18 juin 2007. Après plus d’une décennie d’application, il est apparu nécessaire de l’adapter à l’évolution de l’environnement institutionnel et juridique. Le projet de décret, adopté, prévoit pour les cinq prochaines années, l’effectif du personnel                                                                                                        nécessaire à l’exécution des missions assignées à la Cellule. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant majoration des traitements indiciaires des fonctionnaires de l’Etat et des Collectivités territoriales, des salaires de base du personnel de l’administration relevant du Code du Travail, du personnel enseignant contractuel de l’Etat et du personnel enseignant contractuel des Collectivités territoriales. Dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, signé le 25 août 2023 entre le Gouvernement, le Patronat et les Organisations syndicales, il a été prévu la création d’un cadre permanent de concertation sur la revalorisation des rémunérations dans la Fonction publique. En vue de donner effet à cet engagement, le Ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a créé un cadre bipartite de concertation et de réflexion permanente entre les organisations syndicales de Travailleurs, représentées par les Centrales syndicales et le Gouvernement, représenté par le Ministère du Travail, de la Fonction Publique et du Dialogue Social et le Ministère de l’Economie et des Finances. Le cadre permanent s’est réuni, du 4 février au 11 mars 2025. Les discussions menées ales partenaires sociaux sur la revalorisation de la valeur du point d’indice ont abouti à des propositions de majoration de la valeur du point d’indice. Le projet de décret, adopté, fixe les taux de la majoration à : 5,5% pour compter du 1er janvier 2026 ; 5,5% pour compter du 1er janvier 2028 ; 6,5% pour compter du 1er janvier 2030. L’incidence financière liée à cette majoration est estimée à 103 milliards 965 millions 177 mille 710 francs CFA. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Mali au Caire (République Arabe d’Egypte) : Monsieur Samba Alhamdou BABY, Juriste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Chef de Cabinet : Monsieur Mahamadou CAMARA, Professeur. – Conseiller technique : Monsieur Sékou Oumar DEMBELE, Administrateur du Travail et de la Sécurité sociale. AU TITRE DU MINISTERE DES MINES – Conseiller technique : Monsieur Badara Aliou SIDIBE, Administrateur civil. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Chargé de mission : Monsieur Abdoulaye MAIGA, Economiste. – Directeur du Centre Malien de Promotion de la Propriété Industrielle : Monsieur Issoufou SOUMAÏLA MOULAYE, Enseignant-chercheur. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Inspecteur à l’Inspection des Domaines et des Affaires foncières : Monsieur Bakary SANOGO, Ingénieur des Constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Inspecteur à l’Inspection de l’Artisanat et du Tourisme : Monsieur Modibo Mamadou DIAKITE, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directeur général du Palais de la Culture Amadou Hampaté BA : Monsieur Souleymane BATHIENO, Administrateur des Arts et de la Culture. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la 4ème Conférence internationale sur le financement du Développement. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, à la tête d’une forte délégation, a représenté le Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 4ème Conférence internationale sur le financement du Développement, tenue du 30 juin au 03 juillet 2025 à Séville en Espagne. Cette conférence qui a rassemblé 35 Chefs d’Etat, 12 Chefs de Gouvernement et 30 Représentants d’Organisations