Ségou : Sucre disponible partout à des prix abordables

Ségou, 16 février (AMAP) Période sacrée et particulièrement importante dans le calendrier islamique, le Mois de Ramadan est caractérisé par une forte demande en produits de première nécessité notamment en sucre en raison de son utilisation dans la préparation de boissons et desserts de rupture du jeûne. Qu’en est-il de sa disponibilité et de son prix ? Pour en savoir davantage, notre équipe de reportage a fait le tour de certaines boutiques de la Cité des Balanzans. Constat : le sucre est disponible partout à des prix globalement abordables. Dans sa boutique sise au quartier Médine Adama Diarra affiche sa sérénité. Son magasin est bien garni en sacs de sucre. Notre interlocuteur assure disposer de quantités suffisantes pour répondre à la demande de la clientèle. «Le marché est bien approvisionné et les clients peuvent acheter du sucre sans crainte», a indiqué Adama Diarra qui cède le kg de sucre à 500 Fcfa. Même constat chez Dramane Tangara commerçant au quartier Dar Salam. Il affirme que les clients viennent se ravitailler en sucre et en d’autres produits de première nécessité. «Les prix sont stables. Nous cedons actuellement le sac de 50kg de sucre à 22.500 Fcfa», nous a-t-il confié. Ousmane Yattara, un client rencontré dans une autre boutique d’alimentation exprime sa satisfaction quant aux prix actuels du sucre. Selon directeur par intérim de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DRCCC) de Ségou, le prix du sucre local est de 500 Fcfa, tandis que le prix plafond est fixé à 600 Fcfa. S’agissant du sac de 50 kg, il est vendu entre 22.500 Fcfa et 23.000 Fcfa.Yacouba Yalcouyé rassure la population quant à la disponibilité du sucre durant le Mois de Ramadan. «La situation est un peu plus favorable cette année contrairement à l’année dernière. Non seulement le sucre est disponible, mais les prix sont beaucoup plus abordables», a t-il indiqué. Par ailleurs, le directeur par intérim de la DRCCC de Ségou a précisé que plus de 500 tonnes de sucre sont déjà disponibles sur le marché, avant d’ajouter qu’il n’y aura ni pénurie de sucre ni flambée des prix durant ce Mois de Ramadan. Pour ce faire, les équipes de la DRCCC de Ségou sont constamment déployées sur le terrain afin de veiller au respect des prix et vérifier l’état des stocks au niveau des différents points de vente. Au delà de cette surveillance permanente, elles effectuent des contrôles inopinés, a expliqué Yacouba Yalcouyé..Il invite les commerçants à se conformer aux dispositions réglementaires établies, tout en les appelant au sens de la responsabilité et du patriotisme. De passage à Ségou le jeudi 5 février dernier dans le cadre du lancement de la campagne de production sucrière 2025-2026 dans les complexes sucriers de Siribala et M’Bewani, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo a certifié que «le marché sera suffisamment approvisionné avec une offre en adéquation avec les besoins des populations, contribuant ainsi à la stabilité et à la régulation des prix».Rappelons qu’au titre de la campagne en cours, la production est estimée à 120.000 tonnes de sucre, soit près du tiers des besoins du pays. MS/KM (AMAP)
Culture : Sikasso organise la 7ème édition du Festival International Nangnerki
Sikasso, 15 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 7ème édition du Festival présidée à Sikasso, par le représentant du ministre en charge de la Culture, Alamouta Danioko, sous le thème « l’intégration culturelle comme levier d’un monde souverain », a constaté l’AMAP. C’était en présence de la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du directeur du festival international nangnerki Kassim Bengaly et des invités du Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et de plusieurs acteurs de la culture malienne, les autorités locales et régionales de Sikasso et un parterre de médias. Le « Nangnerki » est une appellation vernaculaire senoufo du spécimen de l’arbre dans lequel sont taillés les lames du balafon. Cet évènement constitue un espace de rencontre de plusieurs ethnies du Mali et d’ailleurs s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation de la culture et en cohérence avec l’année de l’éducation et de la culture au Mali, la citoyenneté et le dialogue des savoirs. Le représentant du ministre de la culture Alamouta Dagnoko a donné des précisions sur le mot « nangnerki ». « Chaque lame du balafon a un nom et une fonction spécifique. La combinaison des sons produits par chaque lame de balafon crée une mélodie harmonieuse. Tout comme les lames du balafon, unis et inséparables, le festival nangnerki prône le message de la fraternité, de l’intégration, du vivre ensemble etc. », a-t-il révélé. En outre, le représentant du ministre a affirmé que notre riche culture doit rester notre meilleur espoir et rempart car c’est elle qui nous a permis de façonner notre identité, notre personnalité. Avant d’assurer de la disponibilité constante et entière du département en charge de la culture à soutenir et accompagner, comme il le fait depuis la toute première édition, le festival Nangnerki. De son côté, Mme le Gouverneur a rappelé que Sikasso est le carrefour de la civilisation, le creuset des traditions et le symbole de la résistance. S’agissant du festival Nangnerki, la cheffe de l’exécutif régionale a fait savoir que celui-ci est un espace de transmission, d’expressions et d’opportunité. A l’en croire, pendant sept jours, ce festival crée une grande place publique où se rencontrent tradition et modernité, sagesse des anciens et créativité de la jeunesse. Le thème, selon elle, nous rappelle que la souveraineté ne se limite pas aux frontières géographiques … elle repose avant tout sur la maîtrise de notre identité culturelle. Par ailleurs, la gouverneure a salué la participation des pays invités au festival. Toute chose qui, d’après elle, donne un sens concret à notre ambition d’intégration sous-régionale. Pour le directeur du Festival International Nangnerki, Sikasso est une terre de diversité culturelle, de brassage et de tradition vivante. Il a évoqué les avantages du Festival pour la région, le Mali et la sous-région. Se prononçant sur le thème, Kassim Bengaly a indiqué que le Festival Nangnerki réaffirme que la culture constitue un puissant levier de paix, de cohésion sociale et de développement durable. Kassim Bengaly a saisi l’occasion pour remercier la jeunesse de Sikasso pour son engagement et son appropriation du festival comme espace d’espoir et d’avenir. « Que la culture continue d’unir nos peuples et de renforcer la paix et la cohésion sociale », a-t-il conclu. Il faut signaler que cette 7ème édition du Festival Nangnerki prévoyait un programme riche et inclusif. Il s’agit, entre autres, des visites touristiques à travers la ville pour découvrir les richesses locales, la coupe Nangnerki (Football), des ateliers de formation en journalisme sur les thématiques comme (médias et patrimoine culturel, rôles et gouvernance ; la promotion de la paix et la cohésion transfrontalières). Le public a eu droit à la lutte traditionnelle, à la foire, aux concerts et aux conférences-débats. Le défilé de mode, le concours culinaire et le concours de danse au balafon faisaient également partis de l’agenda. MFD/KM (AMAP)
Kolondièba : Dépistage gratuit du Diabète

Kolondièba, 14 février (AMAP) L’Association Santé Diabète en collaboration avec le Centre de Santé de Référence de Kolondièba a organisé samedi une journée de dépistage gratuit du Diabète et de l’hypertension Artérielle (HTA), a constaté l’AMAP. Cette activité annuelle a regroupé l’ensemble des membres de l’association santé Diabète, une équipe qualifiée du CSRef de Kolondièba et une foule nombreuse. L’objectif visé par la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, est d’identifier les diabétiques dans le cercle de Kolondièba. Les personnes âgées étaient majoritairement au rendez- vous . Une équipe du district sanitaire de Kolondièba a fait des consultations pour détecter les nouveaux cas de diabète et d’hypertension artérielle mais aussi le niveau de glycémie et de tension artérielle des anciens patients. Le président de l’association des diabétiques de Kolondièba, Abdoulaye Dembélé, s’est réjoui de cette initiative de la Fédération Nationale des Diabétiques du Mali, qui vient à nommé pour soulager la population. NMK/KM (AMAP)
Koulikoro : Les élus consulaires en conclave

Koulikoro 15 février (AMAP) La 5ème et dernière session de l’Assemblée des Élus Consulaires de la région de Koulikoro au compte de la Mandature 2021 – 2025 s’est déroulée jeudi au siège de l’institution , sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Mohammar Haïdara, a constaté l’AMAP. Etaient présents le préfet de Cercle, le maire de la Commune urbaine, le président de la délégation régionale de la chambre de commerce, Kassim Simpara, le président du conseil régional ,les élus consulaires et plusieurs autres invités. L’objectif de cette rencontre, a précisé Kassim Simpara, est d’échanger autour d’objectifs communs de faire l’inventaire des activités menées en 2025 et d’évaluer la contribution dans le développement économique et social de la région de Koulikoro et dans la réussite des objectifs de la CCIM. M. Simpara a insisté sur la réalisation du nouveau marché moderne de Koulikoro qui est selon lui l’aboutissement phare d’un effort commun, car ce marché est désormais un acquis pour la région de Koulikoro pour servir de levier stratégique pour dynamiser les échanges locaux. Le président de la Ccim s’est réjoui de la qualité de sa collaboration avec les élus consulaires et leur engagement constant tout au long de cette mandature qui s’achève dans quelques jours. « J’encourage la CCIM à intensifier ses efforts pour accompagner les acteurs du secteur informel vers la formalité, car c’est une condition sine qua non pour l’accès au financement et la pérennisation des entreprises. L’acquisition du nouveau marché moderne de Koulikoro-Gare illustre parfaitement l’engagement de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali à moderniser nos infrastructures marchandes. Ce joyau doit être un levier stratégique pour dynamiser les échanges et améliorer les conditions de travail de nos commerçants » s’est réjoui le directeur de Cabinet du Gouverneur. Dans le cadre de la Confédération des États du Sahel ,il a invité les opérateurs économiques à saisir les opportunités d’intégration pour renforcer nos échanges avec les pays membres. Au cours de la journée les élus consulaires ont validé le rapport d’activités, élaboré une feuille pour le développement du secteur privé et fait des recommandations pour améliorer le climat des affaires locales. Enfin, le directeur de Cabinet du Gouverneur et le président de la chambre de commerce ont, à l’approche du scrutin consulaire du 22 février 2026 , invité les uns et les autres au sens de la responsabilité de chaque acteur économique de la région de Koulikoro afin que ces élections se déroulent dans la concorde. AD/KM (AMAP)
Kayes : Incinération des produits pharmaceutique périmés d’une valeur de 300 millions de FCFA

Kayes, 14 février (AMAP) La cérémonie d’incinération des produits pharmaceutiques périmés d’une valeur estimée à 300 millions de francs CFA s’est déoulée ce samedi à Kayes, sous la présidence du Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile du Gouverneur de la Région de Kayes, Adama Bamba, en présence du représentant de la direction régionale de la santé, Dr Abdramane Traoré et de plusieurs personnalités, a constaté l’AMAP. Les produits pharmaceutiques périmés sont composés d’oméprazole, de quinine sulfute et de proycin, entre autres. « Nous faisons cette destruction pour sauver des vies. Nous nous soucions beaucoup de la santé des populations, d’où l’importance de cette activité de destruction. En consommant ces produits, certains patients constatent subitement une dégradation de leur état de santé. D’autres ignorant leurs méfaits, peuvent faire face à des complications après leur usage », a déclaré le colonel Adama Bamba, Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile du Gouverneur de la Région de Kayes, après avoir mis le feu au tas de produits qui avaient été déversés sur une plaine, près de la colline. « Chaque année, la DRSK demande à toutes les hôpitaux, aux Centres de Santé de Référence, aux Centre de santé communautaire, aux cliniques, et aux pharmacies de retirer ces produits de leur stock car, leur usage ou leur consommation présente des dangers pour la société », a-t-il conclu. Selon le Dr. Abdramane Traoré de la DRSK, l’accent est mis sur la sensibilisation au niveau du Conseil régional des Pharmaciens. BMS/KM (AMAP)
Kayes : Lancement du Projet de la Sécurisation de l’espace scolaire ou « Kalanyoro lakanali »

Kayes, 13 février (AMAP) Le lancement du « Projet de sécurisation de l’espace scolaire et de lutte contre la vente et la consommation de la drogue et des stupéfiants dans les écoles de l’Académie d’Enseignement de Kayes (Kalanyoro lakanali en langue Bamanan) » a été présidé jeudi à Kayes par le Gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a constaté l’AMAP . Ce vaste chantier est initié par l’Académie d’Enseignement de Kayes, en partenariat avec la Direction Régionale de la Police. Son but est de provoquer une véritable levée de boucliers contre la vente et la consommation de la drogue et des stupéfiants, contre l’exploitation et le harcèlement sexuel et la violence basée sur le genre Il s’agit également d’accentuer la sensibilisation pour renforcer la prévention et garantir un environnement scolaire sécurisé, propice à l’excellence et au vivre ensemble. Dans le cadre de la réalisation de ce chantier, la direction régionale de la Police a proposé un plan d’actions de sécurisation. L’Académie d’enseignement a élaboré des modules sur les différentes thématiques et établi un chronogramme d’activités qui seront mises en œuvre avec les partenaires. Ces thématiques seront partagés avec les associations et groupements d’association qui interviennent dans les établissements pour une harmonisation des contenus. « En lançant ce projet, nous affirmons clairement notre volonté de faire de chaque établissement scolaire de la circonscription de l’Académie d’Enseignement de Kayes et au-delà de toute la Région de Kayes un espace protégé, un lieu de confiance et un symbole d’espoir », a expliqué le Général de brigade Moussa Soumaré. Pour le chef de l’exécutif régional, cette initiative cadre parfaitement avec la vision du Général d’armée Assimi Goïta, Président de la Transition, qui a décrété l’année scolaire 2026-2027 comme année de l’éducation. Une manière de montrer que l’école est le sanctuaire du savoir, le creuset de la citoyenneté et le fondement du développement. S’agissant des forces de sécurité, le Général de Brigade Moussa Soumaré estime que celles-ci doivent jouer en milieu éducatif un rôle compris dans une approche équilibrée. Il s’agit, selon lui, d’une présence rassurante, d’une écoute attentive, du respect des droits de l’enfant et de la collaboration constructive avec l’administration scolaire. En campant le décor, le Directeur de l’Académie D’Enseignement de Kayes, Mahamadou Djibril Kéïta a déploré l’insécurité dans l’espace qui compromet gravement la mission éducative, engendre la peur et le stress et le décrochage chez les élèves, affaiblit la motivation et l’efficacité des enseignants, et perturbe le fonctionnement normal des établissements. « A long terme, elle fragilise le système éducatif, alimente la violence sociale et menace le développement et la cohésion nationale. Assurer la sécurité de l’école, c’est protéger l’avenir de la nation », a-t-il prévenu. « Des patrouilles seront effectuées par la Police Nationale dont la motivation est de voir nos écoles sécurisées », a déclaré le Directeur Régional de la Police, Tapa Oury Diallo. BMS/KM (AMAP)
Kangaba: Les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résiliente au menu

Kangaba, 13 février (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation destiné aux membres de l’association Actions Humanitaires pour la Résilience , l’Environnement et le Développement (AHRED) et aux leaders communautaires sur les enjeux du changement climatique et les pratiques agricoles résilientes, a été présidé jeudi à Kangaba, par le préfet de Cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Le thème est : « Sensibilisation et Formation sur les Changements Climatiques et la Gestion Durable des Ressources Naturelles dans le cercle de Kangaba ». Cet atelier vise à renforcer les capacités locales sur les pratiques agricoles durables et adaptées au climat, notamment la production et l’utilisation du compost, l’introduction de semences améliorées et les techniques Agroécologiques de conservation des sols et de gestion des ressources naturelles. L’objectif général vise à améliorer les connaissances des membres d’AHRED et des leaders communautaires du cercle de Kangaba sur les enjeux du changement climatique et éducation environnementale afin de promouvoir l’adoption de pratiques agricoles durables et résilientes. À travers cette initiative, AHRED et Plan Mali entendent contribuer à la résilience des communautés du Mandé, en favorisant l’adoption de solutions concrètes qui réduisent la vulnérabilité, restaurent les écosystèmes et ouvrent la voie vers un développement durable et inclusif. SD/KM (AMAP)
Ségou : le réseau Wassa Mali promeut les bonnes pratiques agroécologiques

Par Mamadou SY Ségou, 11 fév (AMAP) La 4ème édition du Forum pratique en agroécologie paysanne Croisade (Croisement des initiatives et actions de base) s’est ouverte le mardi 10 février à Ségou, dans le Centre du Mali, avec comme thème principal : «Les savoirs paysans et innovations locales : piliers d’une transition agroécologique réussie». La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de la région de Ségou, Mohamed Ag Mohamed Aly. C’était en présence du maire de la Commune rurale de Pelengana, Mme Diabaté Mariam Bamba, du préfet de Cercle, Daouda Diarra, du président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré et du représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique (PNAEPB), Mamadou Goïta. Prévue du 10 au 12 février, ce forum organisé par le Réseau Wassa Mali et ses partenaires vise à promouvoir et valoriser les savoirs paysans et les innovations locales comme leviers essentiels pour accélérer la transition agroécologique dans les communautés rurales, en facilitant les échanges pratiques, le dialogue multiacteurs et le renforcement des capacités des acteurs de terrain. Plusieurs acteurs prennent part à ce rendez-vous dont des organisations partenaires au développement, des communautés paysannes membres du Réseau Wassa Mali, des autorités traditionnelles et coutumières, des techniciens agricoles et des formateurs locaux, des organisations de femmes et de jeunes, des chercheurs, médias et personnes ressources. Plusieurs activités sont au programme, notamment des présentations dynamiques, des ateliers de terrain, des études de cas, des discussions en groupe et des sessions de co-création de visions partagées. Selon le président du Réseau Wassa Mali, Abdramane Zakaria Traoré ce forum se veut « un espace de réflexion collective autour des résultats obtenus et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des pratiques agroécologiques. » M. Traoré a signalé que les précédentes éditions ont permis d’aborder des thématiques importantes ayant trait à l’élevage pastoral et paysan face aux défis du changement climatique, la gestion des ravageurs et les systèmes de semences paysannes. D’après le président du Réseau Wassa Mali, « l’agroécologie est une alternative sérieuse pour relever le défi de la sécurité alimentaire dans notre pays. » Pour le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Ségou, cette rencontre revêt une portée toute particulière. «Elle constitue un moment de fierté et d’espérance, au cours duquel la voix du monde paysan, longtemps insuffisamment entendue, retrouve la place centrale qui lui revient légitimement », a indiqué Mohamed Ag Mohamed Aly. « C’est également l’occasion de mettre en lumière les champs, les savoirs endogènes transmis de génération en génération, ainsi que les innovations issues de l’ingéniosité et de la résilience des communautés rurales», a-t-il ajouté. Il a rendu hommage au Réseau Wassa Mali, dont « l’engagement constant et exemplaire a permis de faire de l’agroécologie paysanne un véritable mouvement, ancré à la base et reconnu tant au niveau national que régional. » Dans la même veine, le prefet Daouda Diarra a remercié le Réseau Wassa Mali pour l’organisation de ce forum, avant de réitérer son engagement à soutenir toute initiative visant à promouvoir l’agroécologie. La cérémonie a été marquée par la remise d’attestations de reconnaissance au préfet du Cercle de Ségou et au représentant de la Plateforme nationale de l’agroécologie paysanne et de l’agriculture biologique. Une visite des stands d’expositions à mis fin à la rencontre. MS/MD (AMAP)
Kangaba : lancement des travaux de construction de l’hôpital de district

Kangaba, 10 fév (AMAP) – Les travaux de construction de l’hôpital de district de Kangaba ont officiellement démarré mardi, à la suite de la remise du site et de la tenue de la réunion de lancement du chantier, présidées par le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao. La rencontre s’est déroulée sur le site devant abriter l’infrastructure sanitaire, dans le cadre du projet porté par le ministère de la Santé et des Affaires sociales. Elle a réuni une mission de la Cellule d’Exécution des Programmes de Renforcement des Infrastructures Sanitaires (CEPRIS), la mission de contrôle ainsi que l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. Quatre points figuraient à l’ordre du jour, à savoir la visite du site, l’information générale sur le projet, les dispositions à mettre en œuvre pour le démarrage des travaux et les divers. La visite a permis de constater l’état actuel du site, d’une superficie de plus de deux hectares, et de présenter les différents intervenants du projet. Au cours de cette étape, l’entreprise a pris connaissance du site et de l’ensemble des travaux à réaliser. Il a été recommandé à la mission de contrôle et à l’entreprise de « prendre possession du site et de se mobiliser conformément aux spécifications de leur marché pour le démarrage immédiat des travaux », selon les conclusions de la réunion. Le ministère de la Santé et des Affaires sociales est le maître d’ouvrage du projet, tandis que la CEPRIS assure la maîtrise d’ouvrage déléguée. La mission de contrôle est confiée au groupement BICE Conseils SARL/CASA ARCHI, et l’entreprise PRO BTS est chargée de l’exécution des travaux. Le délai d’exécution est fixé à 24 mois. Les procès-verbaux de remise de site et de réunion de démarrage des travaux ont été signés par le préfet du cercle de Kangaba, le chef de la subdivision de l’urbanisme, le chef de bureau du Domaine et du Cadastre, le représentant du chef de village de Kangaba, le maire de Minidian, le médecin-chef du CSREF, ainsi que les représentants de la mission de contrôle et de l’entreprise. La construction de l’hôpital de district de Kangaba constitue une réponse à une attente de longue date des populations du cercle. À cette occasion, les légitimités traditionnelles et religieuses ont exprimé leur reconnaissance aux autorités de la Transition, soulignant que « ce projet, qui était un rêve pour plusieurs personnes, est aujourd’hui une réalité ». SD/OS(AMAP)
Koutiala : six braqueurs interpellés à Sincina après trois jours d’enquête

Koutiala, 9 fév (AMAP) – La police de Koutiala a annoncé l’interpellation de six braqueurs présumés à Sincina, localité située dans le cercle de Koutiala, au terme de trois jours d’investigation menés dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme. Selon le commissariat de Koutiala, l’opération, conduite sous la direction du commissaire Attaher Ag Amidi, a permis de mettre hors d’état de nuire six individus impliqués dans plusieurs braquages sur les axes menant à la ville de Koutiala. Les faits se sont déroulés le vendredi 6 février 2026 vers 13 heures, lorsque les éléments de la brigade de recherche ont effectué une descente dans une résidence à Sincina. À l’arrivée des forces de l’ordre, les occupants ont ouvert le feu sur les policiers à l’aide d’un pistolet automatique tchèque, tirant six coups de feu, a indiqué la police. « C’était sans compter sur la vigilance, le professionnalisme et la détermination des éléments de la brigade de recherche », a déclaré une source policière, précisant que les trois occupants de la résidence ont été arrêtés à l’issue de l’intervention. Le même jour, vers 18 heures, trois autres suspects ont également été interpellés. Conduits au commissariat de Koutiala, les six hommes ont reconnu leur participation à plusieurs braquages survenus sur différents axes routiers menant à la ville, dont le plus récent remonte au vendredi 30 janvier 2026 sur l’axe Koutiala–Sikasso. Lors de ce braquage, plusieurs usagers avaient été dépouillés de sommes d’argent et de téléphones portables. Les suspects, actuellement détenus à la maison d’arrêt de Koutiala, ont été identifiés comme Nouhoum Diallo, 19 ans, Ibrahim Traoré, 19 ans, Sidi Konaré, 33 ans, Boubacar Bocoum, 46 ans, Sidi Diallo, 26 ans, et Abdoul Salam Sarré, 34 ans. Cette opération s’inscrit dans les efforts engagés par les forces de sécurité de Koutiala pour endiguer la recrudescence des braquages armés signalés ces dernières semaines sur les principaux axes routiers desservant la ville. ID/OS(AMAP)

