Cyberespace : médias, blogueurs et magistrats appellent à renforcer l’éducation au numérique

Bamako, 4 juin 2026 (AMAP) Les participants au panel «Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation», tenu jeudi à Bamako dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont plaidé pour un renforcement de l’éducation aux médias et au numérique ainsi que de la régulation afin de lutter contre la désinformation et les abus en ligne, a constaté l’AMAP. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a qualifié le désordre informationnel de «pollution de l’écosystème médiatique et numérique» et appelé à un soutien accru aux initiatives de vérification des faits. Le procureur de la Commune IV, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre les dérives liées à «l’économie de l’attention» sur les réseaux sociaux, rappelant l’existence de plusieurs textes encadrant les usages numériques. De son côté, le président de l’APPEL-Mali (Association des professionnels de la presse en ligneetdel’électronique), Modibo Fofana, a souligné que les journalistes ne détiennent plus le monopole de l’information et que l’éducation au numérique est devenue indispensable pour prévenir les manipulations en ligne. Le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé l’existence d’un arsenal juridique destiné à protéger les citoyens dans l’espace numérique, insistant sur la sensibilisation et l’usage responsable des technologies. Les intervenants ont unanimement appelé à une mobilisation des pouvoirs publics, des médias et de la société civile face aux défis croissants du cyberespace. OS/CMT (AMAP)

FEMAFOOT : Anthony da Silva nommé sélectionneur des Aigles du Mali

Bamako, 4 juin (AMAP)– La Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a annoncé, ce jeudi, la nomination du technicien portugais Anthony Da Silva au poste de sélectionneur national des Aigles du Mali, à l’issue du processus de recrutement lancé entre le 28 avril et le 26 mai 2026, a appris l’AMAP des sources sportives. Selon la Fédération, le Comité exécutif a retenu le projet présenté par Anthony Da Silva après examen des candidatures soumises dans le cadre de l’appel à candidatures. La FEMAFOOT précise que le technicien a été choisi pour répondre à «un triple impératif : la rénovation, la performance et le travail dans la durée». Le communiqué souligne que le nouveau sélectionneur a satisfait aux principaux critères techniques définis par la commission ad hoc chargée du recrutement et présenté «un dossier particulièrement convaincant». Dans sa vision à moyen terme, Anthony Da Silva propose une stratégie articulée autour de plusieurs axes majeurs, notamment «l’atteinte de résultats de haut niveau lors des compétitions africaines et mondiales», le développement du championnat national ainsi que la promotion et l’accompagnement des talents locaux. La Fédération indique également que le nouveau sélectionneur sera assisté par un adjoint malien dont «les compétences ainsi que les performances sportives, tant sur le plan national qu’africain, sont reconnues et avérées». Le Comité exécutif affirme qu’il veillera à la mise en œuvre effective de la feuille de route du nouveau staff technique, en cohérence avec les orientations de la nouvelle mandature issue de l’Assemblée générale élective du 16 avril dernier. La FEMAFOOT assure que le nouvel encadrement technique travaillera sous le signe de «la rigueur, de la discipline et de la performance» afin de répondre aux attentes du public sportif malien. KD/CMT (AMAP)

Forum Panafricain des Médias : L’expert Martin Faye se prononce sur le Forum et d’autres sujets

Bamako, 5 juin (AMAP) Dans une interview accordée à l’Agence Nationale de Presse du Mali, le journaliste sénégalais et expert des médias, Martin Faye se prononce  sur son engagement pour le Forum et partage sa vision pour refonder le journalisme africain, a constaté l’AMAP. Agence Nationale de Presse du Mali : Qu’est-ce qui vous a motivé à quitter le Sénégal pour participer à ce forum à Bamako ? Martin Faye : J’ai quitté le Mali il y a deux ans, après avoir dirigé le projet Studio Tamani de la Fondation Hirondelle. Cette expérience a élargi mon horizon et renforcé mon compagnonnage avec les médias maliens. J’ai participé à de nombreuses activités au sein des faîtières et associations de journalistes. Lorsque l’idée du forum est née, j’ai été contacté pour intégrer le comité scientifique et, de fil en aiguille, j’ai été désigné pour présenter la conférence inaugurale. Agence Nationale de Presse du Mali : Selon vous, quels sont les principaux objectifs de ce Forum Panafricain des Médias ? Martin Faye : Les principaux objectifs sont de réfléchir à la pratique journalistique en Afrique afin de retrouver une souveraineté et un contrôle de l’information, depuis sa conception jusqu’à sa diffusion. Trop souvent, nos populations apprennent ce qui se passe chez elles à travers les médias étrangers. Il faut changer la donne : parler de l’Afrique aux Africains, dans nos langues, selon nos cultures et nos contextes. Nous connaissons mieux le terrain africain que quiconque, mais la digitalisation et les plateformes numériques échappent à notre contrôle. C’est de cela qu’il s’agit de discuter à Bamako. Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles sont vos attentes personnelles et professionnelles de cette rencontre ? Martin Faye : Mes attentes sont celles d’une refondation du journalisme africain. Nous revivons une situation similaire aux années 1970-1980, lorsque l’UNESCO portait le débat sur un nouvel ordre mondial de l’information. Aujourd’hui encore, l’Occident monopolise la circulation de l’information, avec des risques de manipulation, de propagande et de censure. Il est temps que les médias africains deviennent les narrateurs de leur propre récit Agence Nationale de Presse du Mali :  Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels les médias africains font face aujourd’hui ? Martin  Faye : Le premier défi est la formation. Depuis quarante ans, je suis engagé dans ce domaine. Or, une masse critique de personnes se disent journalistes sans avoir reçu une formation initiale solide. Il faut distinguer ceux qui travaillent dans les médias de ceux qui sont réellement journalistes. Les programmes doivent être adaptés à la réalité : former des journalistes polyvalents, capables de produire du son pour la radio, de l’image pour la télévision et du contenu écrit. Agence Nationale de Presse du Mali : Comment les journalistes africains peuvent-ils mieux lutter contre la désinformation et les fake news ? Martin Faye : Nous devons unir nos forces pour mettre fin à la désinformation et aux fake news. J’ai proposé la création d’une plateforme digitale panafricaine de lutte contre la désinformation. Chaque pays pourrait y contribuer : lorsqu’une rumeur circule, il faut la vérifier rapidement et la traiter avec responsabilité. Agence Nationale de Presse du Mali : Pensez-vous que ce forum peut renforcer la coopération entre les médias africains ? Martin Faye : Ce forum n’aurait pas de raison d’être s’il ne renforçait pas la coopération. Parmi les idées concrètes, il y a la création d’une agence de presse panafricaine et d’une union des radios de proximité. Cinq pays sont déjà membres fondateurs, avec un plan d’action immédiat : lancer une campagne d’adhésion pour que toutes les radios de proximité africaines puissent travailler ensemble au service des populations. MMD/KM (AMAP)

Forum de Bamako : les acteurs maliens plaident pour l’éducation numérique et le renforcement de la régulation

Bamako, 5 juin 2026 (AMAP) Les intervenants du panel consacré au « Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation », organisé dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont appelé jeudi à Bamako à renforcer l’éducation aux médias et au numérique, tout en consolidant les mécanismes de régulation afin de faire face à la montée du désordre informationnel et des abus sur les plateformes numériques, a constaté l’AMAP. Les participants ont souligné que la généralisation des smartphones, des réseaux sociaux et des outils numériques a profondément transformé la production et la circulation de l’information, faisant des citoyens des producteurs de contenus au même titre que les médias traditionnels. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a estimé que le désordre informationnel constitue aujourd’hui « la pollution de l’écosystème médiatique et numérique ». Selon lui, la diffusion massive de la mésinformation, de la désinformation et de la mal information alimente les tensions sociales, la méfiance entre Abordant la question de la cybercriminalité, le procureur de la Commune IV du District de Bamako, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre certaines dérives observées sur les réseaux sociaux. Il a notamment évoqué les pratiques liées à « l’économie de l’attention », qui consistent à utiliser des contenus accrocheurs ou sensationnalistes pour attirer les internautes et générer des revenus publicitaires. Le magistrat a rappelé que plusieurs textes encadrent déjà les comportements dans l’espace public et numérique, citant notamment la loi de 2000 sur le régime de la presse, les textes relatifs à la protection des données personnelles, aux transactions électroniques et à la cybercriminalité. Pour sa part, le président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne et de l’Électronique (APPEL-Mali), Modibo Fofana, a estimé que la désinformation existait avant Internet mais qu’elle s’est amplifiée avec l’essor des réseaux sociaux. Fofana a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les utilisateurs les plus actifs du numérique afin de réduire les phénomènes de confusion, de panique et de manipulation observés lors de certains événements relayés sur les réseaux sociaux. Intervenant sur les aspects réglementaires, le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé que le Mali s’est doté au fil des années d’un arsenal juridique destiné à encadrer la société de l’information et à protéger les citoyens dans l’espace numérique. Selon lui, plusieurs lois relatives à la protection des données personnelles, à la cryptographie, au commerce électronique, à la société de l’information ainsi que les récentes réformes des codes pénal et de procédure pénale contribuent à renforcer la protection des usagers face aux cyberdélinquants. « Le numérique doit être au service des individus », a affirmé Dr Haïdara, soulignant l’importance de l’information, de la sensibilisation et de l’éducation numérique pour garantir un usage responsable et sécurisé des technologies. La multiplication des plateformes numériques et l’accès croissant aux réseaux sociaux ont profondément modifié les modes de production et de consommation de l’information au Mali. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des phénomènes de désinformation, de manipulation de l’information et de cybercriminalité, poussant les autorités et les acteurs du secteur à renforcer les dispositifs de régulation, de sensibilisation et de protection des données personnelles. OS/KM(AMAP)

FEMAFOOT : Anthony da Silva, nouveau sélectionneur des Aigles du Mali

Bamako, 5 juin (AMAP) La Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a annoncé, jeudi, la nomination du technicien portugais Anthony da Silva au poste de sélectionneur national des Aigles du Mali, à l’issue du processus de recrutement lancé entre le 28 avril et le 26 mai 2026, a appris l’AMAP de source sportive. Selon la Fédération, le Comité exécutif a retenu le projet présenté par Anthony da Silva après examen des candidatures soumises dans le cadre de l’appel à candidatures. La FEMAFOOT précise que le technicien a été choisi pour répondre à « un triple impératif : la rénovation, la performance et le travail dans la durée ». Le communiqué souligne que le nouveau sélectionneur a satisfait aux principaux critères techniques définis par la commission ad hoc chargée du recrutement et présenté « un dossier particulièrement convaincant ». Dans sa vision à moyen terme, Anthony da Silva propose une stratégie articulée autour de plusieurs axes majeurs, notamment « l’atteinte de résultats de haut niveau lors des compétitions africaines et mondiales », le développement du championnat national ainsi que la promotion et l’accompagnement des talents locaux. La Fédération indique également que le nouveau sélectionneur sera assisté par un adjoint malien dont « les compétences ainsi que les performances sportives, tant sur le plan national qu’africain, sont reconnues et avérées ». Le Comité exécutif affirme qu’il veillera à la mise en œuvre effective de la feuille de route du nouveau staff technique, en cohérence avec les orientations de la nouvelle mandature issue de l’Assemblée générale élective du 16 avril dernier. La FEMAFOOT assure  que le nouvel encadrement technique travaillera sous le signe de « la rigueur, de la discipline et de la performance » afin de répondre aux attentes du public sportif malien. KD/KM (AMAP)

Bougouni : Donation de l’UNICEF d’un véhicule et du matériel informatique à des services techniques de la région

Bougouni, 6 juin (AMAP) Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a travers son bureau de zone de Sikasso, Koutiala et Bougouni a fait une donation d’un véhicule et du matériel informatique aux services techniques de la région de Bougouni , a constaté l’AMAP. Le bureau de zone de Sikasso du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qui couvre les régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni fait un don de véhicule usager Land Cruiser Hard Top à l’Académie d’Enseignement et du matériel informatique à d’autres services techniques de la région de Bougouni. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du gouvernorat de Bougouni, mercredi, sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé en présence des membres de son cabinet, du chef de bureau de zone UNCEF Sikasso-Koutiala-Bougouni, le Professeur Abdoulaye Touré à la tête d’une délégation de sa structure, des services techniques et du personnel du gouvernorat. L’objectif de cette donation est d’apporter un appui à travers un véhicule usager Land Cruiser Hard Top pour l’Académie d’Enseignement de Bougouni et des ordinateurs pour les services techniques de la direction régionale du plan et de la statistique, de celle du développement social et de l’économie solidaire, du centre de santé de référence de Bougouni, au CAP de Garalo et à la station régionale ORTM de Bougouni. Intervenant le premier le professeur Abdoulaye Touré, chef de bureau de zone UNICEF Sikasso-Koutiala-Bougouni a rappelé que le Gouverneur joue pleinement son rôle de coordination à la satisfaction de tous les partenaires de la région et à l’UNICEF en particulier. Ce don poursuit- il, s’inscrit dans le cadre d’une coopération exemplaire et du programme de coopération Mali-UNICEF. Pour le chef de l’exécutif régional l’occasion est opportune pour remercier l’UNICEF pour cette donation qui vient en appui logistique aux services techniques de l’Etat dans la région pour une bonne amélioration du cadre de travail. Il s’agit là de la concrétisation d’un partenariat multiforme qui vient en soutien au développement économique, social et culturel de la région de Bougouni. Enfin il a donné l’assurance à l’UNICEF que bon usage sera fait de ces différentes donations. BHT/KM (AMAP)

Musique : « Songhoy Star », un orchestre régional non officiel qui a émerveillé les populations de la Cité des Askia en son temps

Gao, 6 juin (AMAP) La région de Gao n’a jamais connu un orchestre régionalofficiel  mais un groupe musical local dénommé « Songhoy star » de Gao, qui a été crée avant les années 80. Pour des éclaircissements, nous avons approché, le seul encadreur qui est resté parmi ce groupe de l’orchestre à savoir l’encadreur, ancien animateur-producteur de l’Ortm à la retraite, Boubacar Adama Cissé. Il témoigne que l’orchestre de Gao est constitué de jeunes musiciens volontaires, composés de trois sections : la section de vent ; la section de cordonne-phone et la section de perquisition. Selon lui, l’orchestre a été créé dans les années 84 avec la bénédiction de la première génération du groupe musical le Négro-bande conduit par feu Boncana Maiga et un autre musicien de la Guinée Bissau, Nassazo de Carvaro. D’après lui, ils étaient tous des jeunes musiciens locaux, fans de la musique et qui avaient le souci de faire plaisir à la population de Gao en jouant de la musique traditionnelle ou du terroir« Takamba » ou « Holey Horey ». Et se rappelait  encore dans les années 1984, d’une tournée musicale  dans la région de Tombouctou dont les fans de la musique de la cité de 333 Saints ont beaucoup adoré. « Après la tournée de l’intérieur, nous avions découvert d’autres horizons où nous avions été sollicités pour jouer de la musique notamment en Algérie et au  Niger où notre musique  était très appréciée par les autorités de ces pays  et même par  l’orchestre de Niamey ; la preuve en est qu’ils sont imités la musique du groupe « Songhoy Star », a-t-il avancé. « L’orchestre de Gao n’avait jamais été à la disposition de la direction régionale de la Culture parce qu’il n’était pas officiel. Mais il est resté toujours à la disposition de la direction régionale  de la culture durant les grands événements. Notre génération jouait de la musique pour l’épanouissement de la jeunesse, faire plaisir aux populations et surtout  véhiculer la culture de notre terroir », a soutenu, Boubacar Cissé. Selon lui, avec la discorde  et l’âge, seule la section vent est restée. Mais le  « Négrobande » avec feu Boncana Maiga qui faisait partie de  la première génération de l’orchestre de Gao  avait formé  deux  groupes d’orchestre. Il s’agit d’une formation (A) héritière de Négrobande et d’une formation (B) créée d’une nouvelle génération qui  a modernisé la musique traditionnelle. « L’éclatement de l’orchestre « Songhoy Star » dont était  membre , Boubacar Adama Cissé, un nouveau orchestre de circonstance constitué d’une dernière formation a été   crée en 2010  à savoir le groupe de Fatouma Bocar . C’est ce même groupe qui a participé  à la biennale de 2010 à Sikasso et celle de Tombouctou en 2025 où il a décroché le premier trophée en chant, a évoqué, Boubacar Cissé. « Après notre génération, tous ceux qui sont venus dans la musique travaillent uniquement pour l’argent. Souvent on les voit jouer  lors des fêtes événementiels (mariage et baptêmes) et autres.  Alors qu’à notre époque, nous étions engagés pour faire plaisir à nos populations ou pour véhiculer un message à l’endroit des dirigeants. Pour notre bonne formation, nous faisions des répétitions nuit et jour sans un jeton. Aujourd’hui, avec la nouvelle génération,  tel n’est plus le cas », a-t-il expliqué, l’ancien de l’orchestre « Songhoy star ». Pour lui, la musique n’est pas un produit de commerce mais un art  d’attraction de la jeunesse, un message de réconfort, d’identité culturelle qui est véhiculé à travers la parole et la danse dont chacun se retrouve. Hormis tout ça, nous comprenons qu’il y a un chômage accru de la jeunesse et le besoin de luxe est pressant. Selon lui, un orchestre joue un rôle très important dans les relations socio-culturelles mais aussi dans la consolidation de la cohésion sociale entre les communautés. En tant qu’encadreur et animateur-producteur à la retraite et ancien de l’orchestre « Songhoy Star », je sollicite les autorités de notre pays,  en particulier le département de la Culture de penser à la création d’un orchestre régional officiel pour la région de Gao. AT/KM (AMAP)

Football/Match amical : le Mali battu sur le score de 2 buts à 0 par l’Iran

Bamako, 4 juin (AMAP)  Les Aigles du Mali ont été mis en échec par l’Iran sur le score de 2 buts à 0, jeudi, au Complexe sportif de Mardan à Antalya, en Turquie, lors d’un match amical international de préparation, a appris l’AMAP de la FEMAFOOT. Face à une sélection iranienne déjà qualifiée pour la prochaine Coupe du monde, les Aigles ont livré une rencontre engagée mais n’ont pas réussi à inverser la tendance face à un adversaire expérimenté. Cette rencontre s’inscrivait dans cadre du programme de préparation des Aigles en vue de leurs prochaines échéances internationales. Avant le match, le président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Mahazou dit Baba Cisset, avait rencontré les joueurs et le staff technique à Antalya. Il avait insisté sur la discipline, l’unité et le patriotisme, tout en réaffirmant l’engagement de la fédération à améliorer les conditions de préparation des sélections nationales. Malgré cette défaite, le match a permis au staff technique malien d’évaluer plusieurs joueurs et d’effectuer des réglages en vue des prochaines compétitions. KD/KM (AMAP)

Mali : Le Chef de l’Etat reçoit le nouveau commandant de la force unifiée AES

BAMAKO, 4 juin 2026 (AMAP)– Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a reçu, ce jeudi 4 juin 2026 au Palais de Koulouba, le commandant de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel ( AES ), le Général de brigade Makan Alassane Diarra, fraîchement nommé à ce poste, a constaté l’AMAP. Au terme des échanges, le commandant de la force unifiée de l’AES a souligné être venu prendre les directives, les orientations et les instructions auprès du Chef de l’Etat pour la conduite des opérations de son unité dont l’objectif principal est notamment la protection des personnes et de leurs biens dans l’espace commun et la lutte contre le terrorisme et toute autre forme de menace dans la zone. Le Général Makan Alassane Diarra a également déclaré être conscient de l’importance de la tâche à lui confier, sans oublier les défis et les enjeux qui l’attendent dans sa nouvelle mission. «Nous sommes dans la finalisation de la mise en œuvre de la force unifiée», a-t-il souligné. Avant de promettre de «se retrousser les manches» pour pouvoir relever les défis et soulager la souffrance des populations dans l’espace confédéral. Le Général de brigade Makan Alassane Diarra a été désigné commandant de la Force unifiée de l’AES, fin mai dernier. L’officier général succède à ce poste au Général de brigade Daouda Traoré, rappelé à Bamako pour prendre la tête de la Garde nationale. Créée en décembre 2025, la force unifiée de l´AES est basée à Niamey au Niger et constitue une réponse sahelienne face aux menaces terroristes. BD/CMT (AMAP)

Médias en période de crise : la MARN appelle à une communication responsable contre la désinformation

BAMAKO, 4 juin (AMAP)– Les médias doivent privilégier une communication responsable et respectueuse des principes éthiques afin de lutter contre la désinformation et les manipulations en période de crise, a déclaré Mariam Walet Mohamed Lehbi, experte à la Mission d’Appui à la Réconciliation Nationale (MARN). Intervenant en marge d’un forum consacré aux médias et aux défis informationnels, Mme Lehbi a souligné que le rôle des médias consiste avant tout à diffuser une information fiable et à sensibiliser les communautés ainsi que l’opinion internationale sur les réalités du terrain. «Le rôle des médias en période de crise, c’est d’abord de pouvoir communiquer de manière responsable, de garder une ligne éthique dans la diffusion de l’information et de sensibiliser la communauté ainsi que l’espace international sur ce qui se passe réellement afin d’éviter la désinformation et la manipulation du grand public», a-t-elle déclaré. L’experte a également mis en avant les initiatives visant à renforcer la contribution des médias à la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Selon elle, le forum en cours constitue un cadre de concertation permettant aux professionnels des médias d’échanger sur les attitudes et approches à adopter face aux nouvelles formes de conflits informationnels. Mme Lehbi a par ailleurs présenté les actions menées par le ministère chargé de la Réconciliation nationale pour favoriser une communication responsable. Elle a indiqué que les projets de relèvement et les actions de réconciliation accordent une place centrale aux acteurs locaux. Dans ce cadre, des équipes régionales d’appui à la réconciliation ont été mises en place dans les différentes régions. Composées de membres de la société civile, elles regroupent notamment des jeunes, des femmes, des leaders communautaires ainsi que des acteurs de la communication et des médias. Le rôle des médias dans la prévention des conflits, la lutte contre la désinformation et la promotion de la cohésion sociale figure parmi les thèmes abordés lors des réflexions en cours sur les défis informationnels contemporains. Les échanges portent notamment sur l’adaptation des pratiques médiatiques face aux nouvelles formes de guerre hybride et aux risques de manipulation de l’information. OS/CMT (AMAP)