La sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires au centre d’un atelier
Bamako, 27 novembre (AMAP) La cérémonie de clôture de l’atelier sur la sécurité des journalistes, les reportages sensibles aux conflits, les directives éthiques et les réalités migratoires, a été présidée le 22 novembre dernier, par le Ministre de la communication, Yaya Sangaré à Sévaré, a constaté l’AMAP. Initiée par l’UNESCO Mali, cette formation s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du projet « autonomiser les jeunes en Afrique à travers les médias et la communication », financé par la coopération italienne à travers l’UNESCO en partenariat avec le département de la communication et la maison de la presse. « Nous devons construire une véritable communication de guerre, une communication qui rassure les populations, qui renforce le moral de nos troupes, partout où elles se trouvent (casernes, front, à l’extérieur), qui déstabilise l’ennemi », a déclaré le ministre Sangaré. Yaya Sangaré a soutenu que le moral des troupes ne doit pas être sapé en cette période de guerre contre les forces terroristes. « J’ai lancé cet appel aux hommes et femmes de médias par rapport à ce que traverse notre pays en ce moment. Évitons de saper le moral de notre armée par nos articles qui ne doivent que les réconforter en ces temps de guerre, qui tranchent avec toute déontologie et qui font le jeu de nos ennemis. Nous sommes en guerre. » a conclu le ministre de la communication. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé, des représentants de l’UNESCO, de la Maison de la Presse et de plusieurs journalistes venus du District de Bamako, de Mopti et de nombreuses localités du pays. KM (AMAP)
Quinté+ du jeudi 28 novembre 2019 à Deauville, 5eme course, Prix Lyphard
14-partants-L. – 52.000 € – 1.900 mètres – Piste en sable fibré – Corde à droite – Terrain (PSF) – Lice 0 mètre pour chevaux entiers, hongres et juments de 3 ans et au-dessus, n’ayant pas, cette année, gagné. Liste des partants 14 partants seront en piste ce jeudi à l’ occasion du prix lyphard qui sera disputé sur le parcours particulier de 1900 m de la piste de Deauville.Un handicap ouvert avec les meilleurs sprinters d’Europe. Des surprises en vue malgré le faible nombre de partants. 1-ROLANDO IRE C’est un cheval qui dans l’ensemble se montre plutôt régulier. C’est également un très grand voyageur. Il vient de terminer cinquième en Allemagne le 20 octobre et va essayer ici de prendre le plus gros chèque possible. Ce genre de distance devrait lui convenir. Bon outsider. 2-FOLAMOUR GB Celui-là, il n’est véritablement pas très fatigué. Il n’a couru que trois fois cette année. Ici, c’est une course de rentrée mais une chose est certaine, avec cet entraîneur rien n’a été laissé au hasard. Il est donc logique de le penser capable de pouvoir frapper un très grand coup d’entrée de jeu. 3-CENTURY DREAM IRE Voilà encore un cheval qui a très peu couru cette année, ne parvenant pas à passer le poteau en tête. Il reste sur une deuxième place acquise sur une piste anglaise et va tenter ici de bien s’en sortir. Nous noterons cependant au passage que cette distance n’est pas ce qu’il préfère. 4-PUMP PUMP PALACE Cette année, il a quand même passé le poteau en tête en trois occasions. Il reste sur une excellente tentative sur la piste de Lyon où il n’a échoué que d’un rien pour le succès. Au départ de cette épreuve, il semble être très largement capable de jouer un rôle très important. 5-DALGARNO Voilà encore un cheval qui s’économise. Il compte trois tentatives en 2017, aucune en 2018 et seulement trois cette année. Il vient tout juste d’effectuer sa course de rentrée et bien entendu, nous partons totalement dans l’inconnu avec lui. Nous allons donc tout simplement le regarder faire. 6-REPLENISH Il s’est pas mal dépensé tout au long de la saison, parvenant à s’imposer sur la piste de Deauville le 3 juillet. Depuis, il a connu des fortunes diverses. Ici, il va tenter de bien s’en sortir même s’il semble se heurter à une très forte opposition. Ce ne sera donc qu’un outsider. 7-ROC ANGEL Il fait preuve d’une incroyable régularité depuis pas mal de temps. Cette saison, il a connu les joies de la victoire en deux occasions mais a disparu de la circulation depuis sa belle tentative du Grand prix de Deauville. La fraîcheur peut cependant lui être ici profitable. 8-CARLTON CHOICE IRE C’est peut-être lui qui a le plus donné de sa personne tout au long de la saison. Il vient de terminer quatrième dans une épreuve d’un assez bon niveau ce qui lui donne ici le droit d’avoir quelques ambitions au niveau des accessits. Il est donc logique de lui accorder un certain crédit. 9-WONNEMOND GER Voilà encore un visiteur qui va tenter de venir nous piquer nos sous. Il a cependant été véritablement misérable le 26 octobre dans une épreuve d’un meilleur niveau. Ici, il va essayer de mieux s’en sortir. Rien ne dit que cela sera le cas. Ce n’est donc pour nous qu’un outsider. 10-STELLAR MASS IRE En fin de saison, nous assistons souvent à du très grand n’importe quoi. Celui-ci en est le genre évident. Il vient d’échouer sur 2800 mètres et dans la foulée, aborde ce type de distance beaucoup plus courte. Autant le dire tout de suite, cela va être sportif pour lui. 11-CHASSELAY Il a réalisé une saison pleine et entière. Il est toujours en très belle condition physique ce qui incite son mentor à tenter sa chance à ce niveau de compétition. Le 22 octobre dernier, il a joué copieusement de malchance avant de terminer dans une drôle d’action. Méfiance donc. 12-AIR DANCE C’est un jeunot qui aura les dents longues au départ de cette épreuve. Il n’a débuté que cette saison, montrant très vite d’indéniables moyens. Il vient de se promener lors de sa plus récente tentative sur la piste de Lyon et n’est peut-être pas incapable de grimper de catégorie avec bonheur. 13-FICELLE DU HOULEY Elle est actuellement en très grande condition physique. Elle a renoué avec la victoire de belle manière le 24 août sur la piste de Deauville et doit pouvoir encore une fois très bien s’en sortir en semblable compagnie. En effet, ce type de parcours ne peut que l’avantager. 14-NKOSIKAZI GB Il est véritablement difficile de pouvoir évaluer ses chances en pareille compagnie. Nous remarquerons cependant que son mentor n’est pas un comique et quand il se déplace ce n’est jamais pour visiter la région. C’est pour cette raison qu’ici nous allons nous en méfier. PROPOSITIONS 14 NKOSIKAZI GB 12 AIR DANCE 1 ROLANDO IRE 4 PUMP PUMP PALACE 6 REPLENISH 8 CARLTON CHOICE IRE 5 ALGARNO 7 ROC ANGEL INCONOURNABLES 12-7-4-1-2-8-14-13 MEFIANCE AOUTSTYPES LES COTES DE ID 11-5-10 3 -6- 9 12-14-13-1-4-6 TICKETS SECRETS 14-2-12-4-1 14-2-12-4-14 14-2-12-4-3 14-2-12-4-13 14-2-12-4-5 14-2-12-4-10 14-2-12-4-6 14-2-12-4- 8 14-2-12-4-7 14-2-12-4- 9
Route Goma-coura/Tombouctou : Les travaux de construction ont repris
Bamako, 26 novembre (AMAP) Le Premier ministre Boubou Cissé a lancé, lundi, à Goma Coura, dans la Commune rurale de Dogofry, Région de Ségou (Centre), la reprise des travaux de la route Niono-Goma Coura-Tombouctou, longue de 484 km et financée sur les ressources du 10è Fonds européen de développement (FED), annoncent les services de la primature. C’est dans une atmosphère de joie que les habitants de Goma-coura ont accueilli le chef du gouvernement et sa délégation, pour cette cérémonie en présence du chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, des gouverneurs de Ségou, Biramou Sissoko, et de Tombouctou, Koina Ag Ahmadou. Après la minute de silence observée en hommage à toutes les victimes du terrorisme, le maire de Dogofry, Modibo Kimbiri, a transmis les salutations des populations au chef du gouvernement et exprimé tout l’enthousiasme suscité par la reprise des travaux de la route Niono/Goma-coura/Tombouctou appelée «route du Sahel». Pour l’édile, cette route va développer les activités économiques de la zone « puisqu’elle nous permettra de, facilement, écouler nos productions agricoles ». « Nous avons, déjà, perçu les avantages du tronçon Niono/Goma-coura. Nous sommes persuadés que celui de Goma-coura/Tombouctou apportera la prospérité pour les habitants dans nos communes», a-t-il ajouté. Le maire de Dogofry a remercié le gouvernement pour ses efforts et sa promptitude qui ont permis le redémarrage des travaux. L’objectif de la construction d’une route bitumée entre Niono et Tombouctou est le désenclavement de la 6è Région, en vue de son intégration efficiente à l’économie nationale. Elle permet d’assurer. Egalement, une liaison entièrement bitumée entre la capitale et cette vaste zone enclavée qui n’est desservie que par le bateau, en période de hautes eaux du fleuve Niger. Lee chef de la délégation de l’UE, qui a indiqué que « ce projet est l’un des plus importants de l’Europe au Mali’, a salué «l’action du gouvernement et celle du Premier ministre qui ont permis de finaliser cette route. Bart Ouvry, a réaffirmé le soutien de l’UE à accompagner les efforts du gouvernement afin «d’améliorer les secteurs des transports et la mobilité des personnes et des biens». «Ma présence, ce matin, à Goma-coura traduit l’attachement du gouvernement au respect de ses engagements et mon profond attachement à la parole donnée. Engagements pris par le gouvernement envers les populations de Tombouctou et de toute la 6è Région», a déclaré le Premier ministre. Boubou Cissé a insisté, ensuite, sur l’importance de la construction de cette route et salué, par la même occasion, « l’accompagnement de l’UE dans la réalisation de ce projet phare qui contribuera, sans nul doute, au développement socio-économique de notre pays ». Le tronçon Goma-coura/Tombouctou est financé sur les ressources du 10è FED. Il est reparti en trois lots : lot 1 (Goma-coura/Léré, 165 km), lot 2 (Léré-Niafunké, 121 km) et lot 3 (Niafunké-Tombouctou, 198 km). En 2014, les travaux de l’axe Niafunké-Tombouctou et Diré-Goundam ont redémarré. Après plusieurs suspensions et arrêts, ils ont été achevés en janvier 2017. Commencés en 2016, les travaux du tronçon Goma-coura/Léré avaient atteint un taux d’exécution de 39,80% (50 km de terrassements sur lesquels 36 km étaient déjà bitumés) quand ils ont été interrompus le 15 décembre 2017. Les travaux de construction de la section Léré-Niafunké ont été, aussi, suspendus le 25 octobre 2017 suite à une attaque terroriste à Soumpi. Depuis cette date, il a été convenu qu’une reprise des travaux ne pouvait se faire qu’à la suite d’une amélioration de la situation sécuritaire dans la zone du projet afin de ne pas exposer les intervenants sur le chantier. Dans le cadre de la reprise des travaux, il a été retenu le principe de réalisation en chaînette (section après section) et d’adapter les moyens humains et matériels à cette stratégie afin de permettre une sécurisation optimisée et de réduire, quasiment, à néant toute future réclamation de l’entreprise liée à l’immobilisation des équipements. L’entreprise Sogea Satom, chargée des travaux, a entrepris des démarches pour sortir les équipements restants et les installations en vue de leur transfert de Niafunké vers Goma-coura. A cet effet, une mission du ministère des Infrastructures et de l’Equipement a séjourné sur le terrain, le 3 octobre 2019. Au cours de cette missiom, les populations de Niafunké ont été informées des nouvelles dispositions de reprise des travaux à partir de Goma-coura. A la date d’aujourd’hui, le premier convoi de transfert des équipements de Sogea Satom qui a quitté Niafunké est arrivé à Ségou. En ce qui concerne le dispositif sécuritaire, après plusieurs séances de travail avec l’état-major général des Armées, un dimensionnement des troupes à mettre en place a été établi sur la base de quatre compagnies dont deux étaient déjà sur place à Goma-coura. Des dispositions sont en cours en vue de la mobilisation des deux compagnies complémentaires. La stratégie initiée jusqu’à ce jour est de faire en sorte que le personnel d’encadrement de l’entreprise Sogea Satom soit uniquement des Africains. A la date d’aujourd’hui, les travaux de la route Goma-coura/Tombouctou, démarrés en 2010, sont réalisés à 50%. Ces travaux ont été, fréquemment, suspendus à cause de la dégradation de la situation sécuritaire, toute chose ayant engendré des couts supplémentaires exorbitants. MD (AMAP)
Moussa Boubacar Bah : « L’universalité du message de l’islam s’oppose à la stigmatisation d’une langue donnée»
Propos recueillis par Issa Dembélé Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale, chargé de la Promotion et de l’Intégration de l’Enseignement bilingue bat en brèche des arguments des obscurantistes qui ferment les écoles au nom de la religion musulmane. Il revient sur les efforts de son département en vue de renforcer les medersas dans leurs missions éducatives et de prendre en charge les écoles coraniques dans le cadre d’un enseignement bilingue franco–arabe. L’Essor : Les terroristes prétendent qu’ils agissent au nom de l’islam et s’en prennent aux écoles en disant qu’ils combattent l’enseignement en français. Que disent les textes coraniques en matière d’enseignement ? Moussa Boubacar Bah : L’islam est, avant tout, une religion de savoir. La recherche du savoir a été la première instruction donnée par Allah, Exalté soit-Il, au Prophète de l’islam, Béni soit-Il, dans le premier verset du livre sacré de l’islam, le Saint Coran. Aucune langue spécifique n’a été imposée aux êtres humains pour mener ce combat contre l’ignorance, toute langue ayant été créée par l’Eternel peut servir de vecteur de quête et de transmission de la connaissance. L’universalité du message de l’islam, structurée autour des cinq finalités, la préservation de la foi, la préservation de la vie, la préservation de la dignité, de la raison et du patrimoine requiert le recours aux différentes langues utilisées par les diverses nations du monde. L’universalité du message de l’islam s’oppose donc à la stigmatisation d’une langue donnée. De nos jours, un bon nombre de pays musulmans utilisent le français, à travers le monde, à des degrés différents, dans le processus d’enseignement et d’apprentissage. A l’instar de ces pays, le Mali, conscient de sa réalité et attaché à ses valeurs, a décidé d’utiliser plusieurs langues dans son combat contre l’ignorance et l’obscurantisme, notamment le français, l’arabe, l’anglais et les langues nationales. Sans être un leader religieux, j’ai du mal à comprendre comment on peut s’en prendre à l’enseignement des valeurs dans une langue donnée au nom de l’islam qui est une religion de savoir et qui se veut universelle. L’Essor : Il y a comme deux systèmes d’éducation dans notre pays. Le système d’inspiration française et les medersas qui sont d’inspiration arabo-musulmane. Votre département peut contribuer à trouver une solution à cette dichotomie par la promotion d’un système intégré. Quelle est la stratégie pour y parvenir ? Moussa Boubacar Bah : Pour nous, il n’y a qu’un seul système éducatif au Mali consacré par la Loi d’orientation sur l’éducation avec une seule finalité : «former un citoyen patriote et bâtisseur d’une société démocratique, un acteur du développement profondément ancré dans sa culture et ouvert à la civilisation universelle, maîtrisant les savoir-faire populaires et apte à intégrer les connaissances et compétences liées aux progrès scientifiques, techniques et à la technologie moderne ». Peuvent donc concourir à la réalisation de cette finalité, plusieurs types d’enseignement, plusieurs langues d’apprentissages et d’enseignement et plusieurs programmes. Il est vrai que l’enseignement public est laïc et fondamentalement dispensé en français. Il est aussi vrai que l’enseignement dans les medersas et les écoles coraniques est en arabe avec une place de choix à la religion musulmane, mais le mixage entre ces types d’enseignement a commencé au Mali depuis 1985 avec le rattachement des medersas au système éducatif malien, bien que la réforme de 1962 ait déjà posé les jalons en créant quelques écoles franco–arabes à travers le pays. Cependant, les médersas sont, en l’état, des établissements privés d’enseignement où le medium principal d’enseignement et d’apprentissage est l’arabe, le français y est enseigné obligatoirement, mais comme discipline donc comme une seule matière. Ils sont statutairement reconnus comme établissements d’enseignement. Quant aux écoles coraniques, elles constituent des structures éducatives de fait. Elles échappent aux contrôles pédagogiques et techniques de l’État puisqu’elles ne sont pas rattachées au ministère en charge de l’Éduction. Par conséquent, elles ne sont pas considérées, du point de vue juridique, comme des établissements d’enseignement. De nos jours, elles ne bénéficient pas de l’enseignement des matières académiques ou additionnelles (modernes), notamment le français. C’est dans ce contexte que les plus hautes autorités du Mali ont décidé de créer le Secrétariat d’État en vue de renforcer davantage les medersas dans leurs missions éducatives et de prendre en charge les écoles coraniques, dans le cadre d’un enseignement bilingue franco–arabe. Cet enseignement bilingue va concilier les besoins fondamentaux des communautés en matière d’éducation avec la finalité du système éducatif national. La stratégie consistera à échanger avec les communautés partout où elles sont, à travers les fora locaux, régionaux et nationaux, afin de recenser leurs préoccupations. Et à les sensibiliser sur les avantages de l’enseignement bilingue, en termes de renforcement de l’enseignement arabo-islamique, de la promotion de l’emploi, de la consolidation de la paix, de la participation active au développement du pays. Cependant, concrètement pour les medersas, il s’agira d’accompagner le développement de leur curriculum, en cours d’exécution au sein du Projet d’appui à l’éducation bilingue de base, de soutenir la formation des formateurs, la formation des enseignants et de mobiliser les partenaires techniques et financiers, à l’intérieur et à l’extérieur du Mali, autour du financement de l’enseignement bilingue. Quant aux écoles coraniques au Mali, qu’elles soient traditionnelles ou modernes, il faut d’abord les rattacher au système éducatif malien, tel que demandé par le forum national sur les écoles et centres coraniques et les associations des maitres coraniques. Ce rattachement permettra à l’État de contrôler la création, la gestion, les approches pédagogiques et la certification des apprentissages qui sont, jusque-là, laissées à l’appréciation de l’école ou du maître coranique, selon les cas. Il faudra, ensuite, adapter les programmes des écoles coraniques au système éducatif national. Cette adaptation se fera à travers le développement d’un curriculum harmonisé préservant l’essence de ces écoles, à savoir « apprentissage du Coran et sciences connexes » et s’ouvrant sur des contenus additionnels, conformément à la finalité du système éducatif malien reflétée dans la Loi d’orientation sur l’éducation. L’Essor : Quelles sont les actions déjà entreprises dans le cadre de la promotion et l’intégration de l’enseignement bilingue ?
Mopti : Clôture des opérations de la première phase du DDR spécial à Soufroulaye
Mopti, 26 novembre (AMAP) La cérémonie de clôture des opérations de la première phase du processus de Démobilisation-Désarmement-Réinsertion (DDR) des ex-combattants issus des groupes armés, a été présidée ce mardi à Soufroulaye, dans la région de Mopti, par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. Dr Cissé qui a entonné l’hymne national du Mali avec les 352 ex-combattants désarmés volontairement, qui appartenaient aux groupes armés parmi lesquels figurent 17 femmes, a visité le dépôt des armes et minutions rendus par les ex-combattants lors de leur enregistrement au programme. Le Premier Ministre a également visité les ateliers d’apprentissage de métiers destinés à ceux qui bénéficieront d’un programme de réinsertion socio-économique (formation et financement d’activités génératrices de revenus) lors de la seconde phase du DDR. L’enrôlement au sein des FAMa, pour ceux qui le souhaiteront se fera sur la base d’un processus tel que défini dans le décret fixant les modalités d’intégration des ex-combattants. Dr Cissé a déclaré que Soufroulaye constitue une étape importante dans le processus de stabilisation et de sortie de crise de notre pays, avant de préciser que le gouvernement tient à réaffirmer à l’ordre des priorités politiques élevées que le Président de la République accorde à la conduite de ce processus. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de région, Général Abdoulaye Cissé, du président de la Commission nationale DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, de la représentante adjointe du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Mme Mbaranga Gasarbwe. KM (AMAP)
Tominian : La politique de sauvegarde de l’enfant au centre des échanges
Tominian, 26 novembre (AMAP) Un atelier d’orientation des leaders locaux sur la politique de sauvegarde de l’enfant a pris fin le 23 novembre dernier à Tominian, sous la présidence du Préfet du cercle, Zoumana Norbert, a constaté l’AMAP. Son objectif était de mettre en place toutes les dispositions pratiques et légales afin que les enfants et les adultes soient protégés contre toutes formes d’abus, d’exploitation et de négligence. Les participants ont échangé sur entre autres, la politique de sauvegarde de l’enfant de World Vision, la consolidation de la paix, la composition des comités de protection de l’Enfant, la collaboration d’autres structures travaillant avec les enfants, les canaux d’alerte de World Vision. Le représentant du chef de l’exécutif local a félicité l’ONG World Vision pour les œuvres qu’elle exerce dans le cercle de Tominian, avant d’assurer les responsables de l’organisation de sa disponibilité à les accompagner pour la réussite de leur mission. L’ONG World Vision est une organisation internationale non gouvernementale humanitaire chrétienne d’aide et de développement créé en 1950 par un évangéliste journaliste Dr Bob Pierce, pour répondre aux besoins et à la souffrance des victimes de la guerre de Corée. De nos jours, World Vision travaille dans plus de 100 pays à travers le mode. Les programmes de secours d’urgence et de développement de World Vision ont débuté en 1974 en Afrique et au Mali en 1976 à travers des organisations chrétiennes. En Juin 1982, un bureau fut ouvert au Mali. ST/KM
Message de condoléances du président de la République suite au décès accidentel de 13 militaires Français dans le Liptako Gourma
A Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron, président de la République Française, Paris Monsieur le Président, Suite au décès accidentel survenu cette nuit dans le Liptako Gourma, de treize militaires français en service commandé, je voudrais, en mon nom et en celui de la nation malienne toute entière, vous adresser nos condoléances les plus émues. Vous avez dit et à juste raison que ces soldats « sont morts pour la France ». J’ajouterais qu’ils sont morts pour le Mali, qu’ils sont morts pour le Sahel, qu’ils sont morts pour la Liberté, qu’ils sont morts pour l’Homme. La perte est lourde mais les peuples du Sahel partagent votre deuil, Monsieur le Président, eux qui payent tous les jours un lourd tribut à la guerre contre l’obscurantisme. Je puis vous assurer, qu’en dépit des impatiences observées, des frustrations ça et là exprimées, qu’elles soient sincères ou feintes, ces peuples ne retiendront et ne magnifieront que la solidarité dont elles bénéficient aujourd’hui, de la part des forces françaises en particulier et internationales en général, en ces temps où la survie de chacune des nations concernées est en jeu. En m’inclinant une fois de plus devant la mémoire de tous les héros de la guerre du Sahel, et en exprimant nos condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au peuple français, je vous prie d’accepter, Monsieur le Président, l’assurance de ma plus haute considération. Bamako, le 26 novembre 2019 Ibrahim Boubacar Keita
Mali: treize soldats français tués dans un accident d’hélicoptères
Bamako, 26 novembre (AMAP) L’Élysée a annoncé ce mardi matin que treize soldats français avaient été tués lors du crash de deux hélicoptères dans la zone des trois frontières dans le nord du pays. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France », a appris de source officielle. Treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d’une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé mardi l’Élysée. « Six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel », a indiqué la présidence dans un communiqué. Le président français Emmanuel Macron a salué le « courage » des soldats « morts pour la France ». RFI
Comité de suivi de l’accord : Vers le déblocage
Bamako, 25 novembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Keïta, a rencontré, samedi dernier, des responsables de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) pour débloquer la situation au Comité de suivi de l’accord (CSA) qui n’a pas pu se réunir, depuis presque trois mois, a appris l’AMAP de source sûre. Si rien n’a filtré, officiellement, de cette rencontre entre le chef de l’Etat et la CMA, elle est intervenue, quarante-huit heures, après une déclaration des membres du Conseil de sécurité des Nations unies dans laquelle ils ont affirmé que la «mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a besoin d’être accélérée». Pailleurs, ils ont exprimé «leur profonde préoccupation devant la situation sécuritaire et humanitaire au Sahel» et ont souligné «l’importance d’une mise en œuvre intégrale, effective et inclusive de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali». Les membres du Conseil de sécurité ont, aussi, noté avec « beaucoup d’impatience » que, malgré certains progrès, il restait encore beaucoup à faire pour mettre en œuvre les dispositions clés de l’Accord. Ils ont, donc, exhorté les parties maliennes à accélérer cette mise en œuvre. Pour rappel, en septembre dernier, la 38è réunion du CSA, qui devait se tenir à Kidal a été annulée à la dernière minute. D’après un communiqué du président du CSA, à l’époque, l’Algérien Ahmed Boutache, la session a été annulée «pour des raisons d’Etat impératives». En réaction, la CMA a publié un communiqué daté du 16 septembre 2019, dans lequel elle a dénoncé la «décision d’annuler la tenue du CSA à Kidal sur la seule demande de la partie gouvernementale». Par conséquent, elle a demandé une «réunion urgente et avant toute autre étape avec la communauté internationale et les autres parties de l’accord dans un lieu neutre pour clarifier l’ensemble des questions pendantes, notamment la «raison d’Etat impérative» qui a motivé l’annulation de la 38è session du CSA, afin de procéder à une évaluation transparente de la situation actuelle et de la gouvernance de l’accord». Depuis, la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali est au point mort. Dans leur déclaration, les membres du Conseil de sécurité ont, également, salué les récentes mesures prises par les pays du G5 Sahel pour l’opérationalisation de leur force conjointe. Ils les ont encouragés à veiller à ce cette force conjointe continue d’avancer dans cette direction «afin de démontrer des résultats opérationnels concrets accrus». En outre, ils se sont félicités des contributions versées ou en cours de versement à l’appui de la force conjointe du G5 Sahel, et ont exhorté les partenaires, qui ne l’avaient pas encore fait, à honorer leurs engagements. MK/MD (AMAP)
Assemblée nationale : Adoption d’une série de projets de lois
Bamako, 25 novembre (AMAP) Les députés maliens, réunis en séance plénière, ont adopté, jeudi dernier, plusieurs projets de lois dont le texte portant répression de la cybercriminalité qui a pour objet de déterminer les infractions relatives à la cybercriminalité, ainsi que la procédure suivie en la matière, a constaté l’AMAP. Dirigés par le président de l’Assemblée nationale, Issaka Sidibé, les travaux se sont déroulés en présence de plusieurs membres du gouvernement venus défendre les textes, et ont avalisé, aussi, la création du Conseil supérieur de la jeunesse et le projet de Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Les députés ont approuvé le projet de loi portant répression de la cybercriminalité par 103 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Le vote de cette loi vient combler un vide juridique car il n’y avait pas de texte réprimant les infractions de cybercriminalité. Les représentants de la nation ont, unanimement, donné leur quitus au projet de loi portant ratification de l’Ordonnance n°2019-023/P-RM du 27 septembre 2019 portant modification de l’Ordonnance n°2014-003/P-RM du 15 janvier 2014 portant création de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Ce texte qui prolonge la mission de la CVJR jusqu’au 31 décembre 2021, élargit ses travaux qui couvrent, désormais, la période allant de 1960 à 2019. Ce qui permettra de prendre en charge les victimes des récents évènements, notamment à Ogossagou, Boulkessi, Indélimane etc. Par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, les députés ont adopté le projet de loi portant création du Conseil supérieur de la jeunesse. L’adoption de ce texte confirme la volonté du président Ibrahim Boubacar Keïta de placer son second mandat sous le signe du plein épanouissement de la jeunesse. Il résulte de la nécessité de mettre, réellement, les préoccupations des jeunes au cœur des priorités de développement du pays et de donner plus d’impact aux initiatives prises en leur faveur. « La mission essentielle de ce Conseil supérieur de la jeunesse est, surtout, de veiller à la mise en œuvre de Politiques et Programmes pour le plein épanouissement de la jeunesse, sous le leadership éclairé du président de la République », a argumenté Arouna Modibo Touré en charge du département de la Jeunesse et des Sports qui défendait le texte. Les élus de la nation ont, tous, donné le feu vert au projet de loi portant Code d’éthique et de déontologie de l’agent de l’Administration publique. Ce texte vise à améliorer la performance de l’Administration, moraliser davantage le service public et, ainsi, contribuer au développement du pays. Ils ont également donné leur assentiment, par 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention, au projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-019/P-RM du 27 septembre portant modification de la loi n°02-071 du 19 décembre 2002 portant création de la Direction nationale de la formation professionnelle. Le vote de ce projet de loi contribuera à l’harmonisation et à la cohésion des acteurs de la formation professionnelle et permettra, ainsi, d’atteindre les objectifs fixés par la Loi d’orientation sur la formation professionnelle. Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, qui défendait ce texte a indiqué que le détenteur du baccalauréat ne veut être ni maçon, ni plombier, encore moins ferrailleur. Pour lui, « nous avons bien du travail au Mali, mais nos jeunes ne sont pas formés dans ce sens ». « Mais, si nous continuons à former des gens dans les sciences sociales, nous n’avons pas de travail en sciences sociales. Il faut qu’on parvienne à renverser la tendance et c’est cela le rôle de mon département », a souligné le ministre Sidibé. Par les mêmes voix, les députés ont approuvé le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-014/P-RM du 29 juillet 2019 autorisant la ratification de la Convention portant création et des statuts de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB/AOC). Le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°2019-016/P-RM du 20 septembre 2019 portant création de l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte. Ce texte a été voté à 91 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Les parlementaires ont, à l’unanimité, adopté, également, le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de prêt, signé à Marrakech (Maroc), le 06 avril 2019, entre le gouvernement de la République du Mali et la Banque islamique de développement (BID), relatif au financement du programme FSID-EAA pour l’éducation des enfants hors école (PACETEM) au Mali. Pour finir, l’Assemblée nationale a adopté une Résolution portant création d’une commission d’enquête sur la vente des immeubles de l’Etat. BD/MD (AMAP)

