Mise en œuvre des conclusions du Dialogue national inclusif : Une feuille de route pour des actions concrètes et diligentes

Bamako, 21 janvier (AMAP) Les partis et regroupements de partis politiques signataires de l’Accord politique de gouvernance avec le gouvernement ont tenu, le week-end dernier, au Centre international de conférences de Bamako, un atelier sur les orientations politiques de mise en œuvre des résolutions et recommandations issues du Dialogue national inclusif (DNI) s’est tenu. Au terme des travaux de deux jours, destinés à renforcer le cadre de dialogue, les participants ont convenu de l’élaboration d’une feuille de route qui sera bientôt remise au gouvernement. Ce document fournit des orientations précises pour une mise en œuvre diligente des conclusions du DNI.Il s’agit, notamment, du redéploiement des forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire afin d’y assurer la sécurité et tenir les élections législatives. A ce propos, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, a assuré que des dispositions seront prises pour sécuriser les 605 communes afin d’y tenir les élections. Le ministre a, aussi, annoncé la reprise, dès mardi, des réunions du cadre de concertation entre son département, les partis politiques et la société civile. Sur la révision constitutionnelle, les réflexions ont porté sur une révision à minima, avec la création de la Cour des Comptes, du Sénat, d’un organe unique de gestion des élections. Les participants ont, aussi, souhaité que la révision de la loi électorale soit faite à moyen terme pour introduire le scrutin mixte. Par rapport à la trêve sociale, ils ont opté pour des solutions qui tiennent compte, à la fois, des besoins des travailleurs et des difficultés financières de l’Etat. Lors de la cérémonie d’ouverture, samedi, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a indiqué que cet atelier devait permettre de proposer, concrètement, les actions à faire pour mettre en œuvre les recommandations et résolutions du Dialogue. « Tout ce que nous allons proposer devra être spécifique, mesurable, approprié, raisonnable, et déterminé dans le temps», a-t-il précisé. En outre, Dr Boubou Cissé a souligné le rôle crucial des élections législatives dans la mise en œuvre des résolutions du DNI. «Nous avons besoin de constituer une forte majorité à l’Assemblée nationale pour permettre au président de la République de procéder aux reformes indispensables et mettre en œuvre toutes les résolutions du Dialogue national inclusif», a-t-il lancé. MDD/MD (AMAP)    

Réunion du Comité de suivi de l’Accord : Pour accélérer le rythme

Bamako, 21 janvier (AMAP) Les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ont convenu, dimanche dernier, lors de la 4è réunion de Haut niveau du Comité de suivi de l’Accord (CSA) tenue à Bamako, du redéploiement de l’armée reconstituée dans la 8è Région du Mali, dans la ville de Kidal. Cela, afin de combler  « progressivement le vide sécuritaire consécutif à la crise qu’a connue notre pays depuis 2012, a indiqué le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, au terme des travaux tenus à huis clos. Il a ajouté qu’il s’agit, également, de permettre le retour de l’Administration et des services sociaux de base. Le ministre Bouaré a affirmé que la réunion a, aussi, pris note des résolutions du Dialogue national inclusif, notamment les points en rapport avec l’Accord et, globalement, ceux qui ont trait aux questions de paix, de sécurité et de gouvernance. Il s’agit, selon lui, des élections législatives et l’ensemble des reformes nécessaires pour conforter davantage le processus démocratique dans notre pays, mais améliorer, également, sa gouvernance de façon générale. Pour lui, la rencontre a été l’occasion de relancer, de redynamiser l’ensemble du processus pour essayer d’accélérer le rythme et la dynamique de mise en œuvre de l’Accord qui est un outil important pour la paix au Mali, mais aussi pour l’ensemble des pays du Sahel. Auparavant, à l’ouverture des travaux, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, avait indiqué que cette session est décisive pour le processus de stabilisation du Mali, avant de préciser qu’elle a un caractère historique, dans la mesure où elle se tient après cinq mois de suspension. Tiébilé Dramé a, ensuite, insisté sur l’unité nationale dans sa diversité, la restauration de l’intégrité du territoire et celle de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, dans le respect de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. De son côté, le secrétaire d’Etat algérien chargé de la Communauté nationale et des compétences à l’étranger, Rachid Bladehane, qui présidait les travaux, a souligné que l’objectif de la rencontre était de donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre de l’Accord et d’en accélérer sa cadence. Il s’agit, spécifiquement, selon lui, de faire le point de la concrétisation des conclusions des précédentes évaluations et, de manière plus générale, d’examiner les récents développements intervenus en relation avec l’Accord. Sur le registre du processus de paix, il s’est réjoui des avancées continues de la mise en œuvre de l’Accord, malgré un environnement sécuritaire difficile. « S’agissant, particulièrement, du volet défense et sécurité, nous nous félicitons, de nouveau, des avancées relatives au programme de DDR accéléré devant concerner les ex-combattants destinés au Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) de Kidal, Gao et Tombouctou », a-t-il déclaré. Rachid Bladehane a soutenu que ce programme s’est poursuivi avec la fin de la formation de 1 330 ex-combattants et leur intégration au sein des Forces armées maliennes (FAMa). « Nous espérons que tout sera mis en œuvre pour que ces éléments soient dotés d’équipements adéquats », a-t-il plaidé. Sur le volet développement, le secrétaire d’Etat algérien a évoqué l’adoption des textes relatifs à la création de la zone de développement des régions du Nord ainsi qu’au Fonds du développement durable y afférant. Pour lui, il importe de parachever, dans un bref délai, les progrès en la matière par l’opérationnalisation de ces deux engagements. Pour leur part, les ministres des Affaires étrangères mauritanien, burkinabé et nigérien ont invité tous les acteurs à faire les efforts nécessaires afin de donner, jamais, toutes ses chances à cette dynamique vers la paix au Mali. Et qui peut être profitable à l’ensemble de la Région. Ils ont réaffirmé la volonté de leurs pays à soutenir le processus de paix au Mali. BD/MD (AMAP)  

Kayes : Les élèves manifestent pour la reprise des cours

Kayes, 21 janvier (AMAP) Les élèves de la cité des rails, appuyés par les parents d’élèves et des syndicats d’enseignants ont battu le pavé vendredi , dans les rues pour converger vers le gouvernorat afin de réclamer la reprise des cours, a constaté l’AMAP. Les responsables du Comité de gestion scolaire de Kayes Rive Gauche (CGS), de l’Association des mères d’élèves (AME) et le coordinateur régional du Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), Ousmane Sissoko ont également participé à la marche. S’exprimant au nom du CGS-Rive Droite, Mme Bocoum Zeynab Gueye s’est adressé au directeur de cabinet du gouverneur en ces termes : « On veut l’entente pour que nos enfants puissent étudier à l’école ». Même son de cloche pour Mme Niangadou Djeneba Lobo qui ne souhaite « ni d’année blanche, ni le sauvetage de l’année mais, une année scolaire normale ». « Nous invitons le gouvernement à mettre les enseignants dans leurs droits afin que cette crise scolaire reste un mauvais souvenir pour notre pays », a expliqué Youssouf Coulibaly,  porte-parole des marcheurs, dans une déclaration remise au directeur de cabinet, Meïssa Fané. Le directeur de cabinet du gouverneur a fait savoir à la délégation des manifestants  qu’il avait reçu les autorités scolaires au sujet des problèmes de bourses et de salaires, parmi d’autres. « Ils (syndicats) voulaient marcher. Je leur ai dit de surseoir à leur activité. Car, la gestion des problèmes de salaires est une question de procédure ». Le représentant du chef de l’exécutif régional a demandé aux émissaires d’inviter les élèves à regagner leurs écoles. Ces derniers se sont exécutés car, ils ont dit aux manifestants de regagner leurs familles et de reprendre le chemin de l’école le 21 janvier 2020. Il faut rappeler que les écoles publiques des enseignements (préscolaire, fondamental et secondaire) du pays sont paralysées par les multiples grèves que décrètent, par intervalle, le Collectif des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016. Les enseignants, à travers leurs syndicats, demandent « l’application immédiate » de l’article 39 de la Loi portant statut du personnel enseignant des établissements secondaires, fondamentaux et de l’éducation préscolaire et spéciale. Ce texte prévoit une majoration de revenus des enseignants à hauteur de 20% depuis janvier 2019, et 9% à partir de janvier 2021. BMS/KM (AMAP)

Yélimané : Inauguration d’un nouveau CSCOM à Dioncoulané

Yélimané, 21 janvier (AMAP) Un nouveau centre de santé communautaire (CSCOM), financé par l’Association Dagakané des ressortissants de Dioncoulané en France pour un montant estimé  à 185 760 800 FCFA, a été inauguré dimanche  dans le village de Dioncoulané, dans le Cercle de Yélimané, sous la présidence du Chef de cabinet du Ministre des Maliens de l’Extérieur, Cheick Coulibaly, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur National adjoint de la santé et des affaires sociales, représentait le département de la santé et des affaires sociales, Abdoulaye Guindo,  du 2ème adjoint au préfet de Yélimané, Almamy Ibrahima Kagnassy,  du maire de la commune rurale de Guidimé, Soumaïla Diakité, des élus locaux et des délégations venues du Mali et de la France. L’infrastructure est composée d’une salle d’attente, d’une pharmacie, d’une salle d’hospitalisation, de deux salles d’accouchement, deux salles de soins, de quatre bureaux, d’un laboratoire, d’une salle de radiographie et de sept toilettes. Les locaux sont également équipés de lits, de matelas, de tables d’accouchement, de matériels de bureaux, etc. Le Chef de cabinet du Ministre des Maliens de l’Extérieur s’est dit heureux de la qualité de cette réalisation qui est une occasion de magnifier le travail de la Diaspora avant d’assurer de l’accompagnement du Chef de l’État et du gouvernement aux côtés de la population pour le développement du pays dont la diaspora est l’un des piliers. Le représentant du département de la santé et des affaires sociales, Abdoulaye Guindo a déclaré que cette infrastructure va améliorer la santé dans la commune de Guidimé et dans le cercle de Yélimané et cadre parfaitement avec le PRODES IV. Des milliers de personnes qui sont venues de l’ensemble du cercle ont pris part à l’évènement marqué par des prestations folkloriques des troupes, prolongeant la fête jusque dans l’après midi. AS/KM (AMAP)

Attaques du check-point d’Ansongo : Les félicitations du commandant du Poste de Commandement Interarmées de Théâtre-Est de Gao

Bamako, 21 janvier (AMAP) Le commandant du Poste de Commandement Interarmées de Théâtre-Est de Gao (PC-IAT),le général de Brigade Ouahoun Koné, s’est rendu au Check Point d’Ansongo (Nord) pour féliciter les soldats qui ont abattu un assaillant et récupéré un pistolet mitrailleuse (PM) lors d’une attaque terroriste tôt le matin du 20 janvier 2020, a appris l’AMAP de source officielle. Des sources sécuritaire précisent que les assaillants, lourdement, armés sont arrivés, aux environs de 4 heures du matin,à bord de motos et ont attaqué le check point d’Ansongo, vers la sortie de Ménaka. « Les Fores armées maliennes (FAMa) « ont énergiquement réagi et ont abattu un assaillant », ajoutent nos sources. Les FAMa ont, en outre, récupéré un pistolet mitrailleur (PM), son chargeur et des maillons de PKM saisis. « Aucun dégât du côté des Forces de Défense et de Sécurité maliennes », confirme la Direction de l’information et des relations publiques avec de l’armée (DIRPA). Le général Koné a témoigné aux militaires à ce poste tout son soutien et celui des plus hautes autorités (en ce jour de fête anniversaire de notre Armée nationale ». « Il a salué le courage et la bravoure des éléments dudit poste », souligne le site d’information officiel de l’armée. « Le commandant PCIAT DAMBE-Est  a, aussi, salué les éléments pour  leur sens élevé du devoir et du sacrifice’, tout en les invitant à rester sur leur garde  et d’avoir une vigilance accrue. Le chef de poste de commandement d’Ansongo, le lieutenant Abdoulaye Doumbia, s’est dit  satisfait et fier de la promptitude du secours apporté par le général Koné et sa délégation. Le général Koné était accompagné d’une délégation de la Région militaire (RM1)  de Gao. OD/MD (AMAP)  

Quatre ministres européens au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme

Bamako, 21 janvier (AMAP) Quatre ministres européens séjournent au Mali dans le cadre du suivi du sommet de Pau et de la création d’une force spéciale européenne appelée force «Takuba» pour lutter contre le terrorisme au Mali et dans le reste du Sahel, a constaté l’AMAP. Il s’agit de la ministre des Armées de la France, Florence Parly,  ses homologues suédois et portugais, Péter Hultqvist et Joao Gomes Cravinho et le secrétaire d’État à la Défense estonien Kristjan Prikk, qui ont été reçus lundi par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta. En rappel,  la force “Takuba” (« sabre » en tamasheq) qui va consister à déployer des unités de forces spéciales des pays européens au Sahel,  sera intégrée à la force Barkhane. La majeure partie des troupes viendra de la Suède, de la Norvège et de la Finlande qui comptent envoyer hommes et matériels, notamment des drones et des hélicoptères. Ces équipes spéciales restreintes vont accompagner le plus gros contingent de militaires du G5 Sahel, et  leur apprendre à mieux tenir le terrain dans la lutte contre le terrorisme  MDD/KM (AMAP

Culture : Lancement de la 6ème édition du Festival international Soninké

Bamako, 21 janvier (AMAP) Le lancement de la 6ème édition du Festival international Soninké (FISO) qui se déroulera du 20 au 24 février 2020 à Banjul en Gambie, a été présidé samedi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le Pr Dioncounda Traoré, ancien Chef d’Etat du Mali par Intérim, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de l’Association culturelle Soninke-Mali (ACS), Abrahamane Sylla, ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et de son homologue de la Mauritanie. « L’ACS-Mali a été initiée en 1946 par le président Modibo Keita avant l’indépendance de notre pays. Après l’indépendance, le flambeau a été porté très haut par d’illustres personnalités de la communauté soninké pour en faire un outil de développement socio économique de notre pays » a déclaré Abrahamane Sylla . Le président de l’ACS a saisi l’occasion pour préciser que l’association est entrain de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux encrée dans nos valeurs en symbiose avec les réalités du moments. La communauté soninké est venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire de Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal,  la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, selon M.Sylla qui précise que la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain notamment le sens du partage, la solidarité et le travail d’où le sens de la migration. AS/KM (AMAP)

La lutte contre le terrorisme est un système à l’échelle mondiale et tout le monde doit converger dans cet effort (Stephen F. Lynch des USA)

Bamako, 21 janvier (AMAP) Le président du sous-comité chargé de la sécurité nationale à la Chambre des représentants des Etats Unis d’Amérique, Stephen F. Lynch a déclaré vendredi à Bamako, que  la lutte contre le terrorisme est un système à l’échelle mondiale et que tout le monde doit converger dans cet effort, a appris l’AMAP de source officielle. Stephen F. Lynch a fait cette déclaration après avoir été reçu en audience par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, au Palais de Koulouba. L’émissaire américain qui a exprimé toute sa préoccupation dans la lutte contre le terrorisme, a  affirmé que son pays est conscient de tout l’effort que de tous les problèmes et difficultés que les populations maliennes traversent  et que nos autorités sont en train de déployer pour que l’État soit présent partout sur le territoire national. Le président du sous-comité chargé de la sécurité nationale à la Chambre des représentants  a saisi l’occasion pour saluer tout l’effort que le Mali déploie pour repousser les terroristes hors du pays. Stephen F. Lynch  a, par ailleurs souligné que sa visite avait pour but de voir les voies et moyens d’évaluer toute l’aide que les États-Unis ont apportée au Mali comme dans d’autres pays africains avant de rappeler qu’en décembre, le président Donald Trump a souhaité avoir une idée claire de l’aide que l’Etat américain apporte aux pays amis. DD/KM (AMAP)

Niono: Echanges sur le plan de pérennisation des acquis du projet Beceya

Niono, 20 janvier (AMAP) Le projet Amélioration de l’environnement sanitaire pour les mères et les enfants au Mali « Beceya » a tenu  vendredi  à Niono, la dernière réunion de la  5ème année de son cadre de concertation, sous la présidence du 2ème vice président du conseil de cercle,  Moussa Traoré en présence de la coordinatrice du projet, Dr Maimouna Sissoko, a constaté l’AMAP. Il s’agissait de partager avec l’ensemble des partenaires, le plan de pérennisation des acquis du projet, définir les responsabilités de mise en œuvre du plan de pérennisation et échanger sur les responsabilités de mise en œuvre du plan de pérennisation. Les participants ont échangé sur entre autres le processus d’accompagnement, d’appropriation, de pérennisation et la présentation du plan de pérennisation des acquis du projet BECEYA. Le représentant du Conseil de Cercle a saisi l’occasion pour remercier les partenaires du projet pour leur courage et leur détermination avant de les exhorter à se donner la main pour pérenniser les acquis. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, la tenue régulière des réunions des comités de gestion de déchets biomédicaux, la redynamisation des comités paritaires, l’obtention de récépissés pour les associations de femmes et la bonne tenue du matériel. Financé par Affaires Mondiales Canada pour une durée de 5 ans dans le Cercle de Niono, le projet Beceya  arrive à son terme le 31 mars 2020.  MS/KM (AMAP)

Adresse du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita à l’occasion du 20 janvier, fête de l’Armée (19 janvier 2020)

Officiers, Sous-officiers, Hommes du rang, Soldats des Forces Armées Maliennes, Soldats de toutes les armes, qui en cette heure, bravez l’insomnie, les rigueurs du climat, et la mort pour que la patrie dorme en paix, en vos rangs, grades et qualités, le chef des armées et la nation entière vous saluent et vous assurent de leur soutien sans faille. Demain, 20 janvier 2020, c’est encore une armée en guerre qui célébrera ses 59 ans, les 59 ans de la création de l’armée nationale du Mali sous le leadership visionnaire et volontariste du Président Modibo et de ses illustres compagnons. Oui hélas, 2019 fut une année d’épreuves et de douleurs par le sang versé des nôtres. Dans les rangs de nos civils comme de nos militaires. Dans l’ampleur des attaques comme dans leur amplitude. Au Mali comme au Burkina-Faso. Au Burkina Faso comme au Niger. Aujourd’hui, il est devenu d’une limpide clarté que le terrorisme est venu pour détruire nos Etats, semer le chaos dans nos villages, dans nos villes, et répandre la désolation dans chacun de nos foyers. Mais nous ne nous laisserons pas devenir un champ de ruines. Nous refusons de saigner plus longtemps. C’est pour faire en sorte que nos pays reprennent la main dans cette guerre du juste contre l’injuste, du droit contre l’aventure, du désir de paix contre la logique du chaos, que mes homologues du G5 et moi-même, nous nous sommes rendus à Pau le 13 janvier, à l’invitation du Président français, Emmanuel Macron. Le sommet de Pau auquel ont également participé les plus hauts responsables des Nations-unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, de l’Organisation Internationale de la Francophonie aura ainsi été le sommet de la clarification, de la vérité, du réajustement, le tout dans l’intérêt bien compris du partenariat stratégique. De Pau, nous sommes sortis les rangs plus serrés, chacun plus persuadé que seul un partenariat respectueux et respectable est à même de relever les défis du jour. Et cela se révélera décisif dans les mois à venir, Pau a permis d’atteindre un consensus : celui d’agir le plus rapidement possible, le plus massivement possible, dans la plus parfaite des coordinations et avec les moyens adéquats, pour contrer l’avancée du terrorisme, en particulier dans la zone dite des trois frontières que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont en partage. Mes chers compatriotes, Officiers, Sous officiers, Militaires du rang, C’est donc rappeler que le Mali ne se bat pas seul. D’autres sont avec nous. Ils se battent avec nous. Beaucoup d’entre eux sont tombés pour nous, sur notre sol. Ils sont là pour que les Maliens soient libres. Il s’agit de forces onusiennes dont des soldats africains venant parfois de pays eux-mêmes en guerre. Quelle belle preuve de solidarité ! Il s’agit également de forces françaises, et ce, dans le cadre bien compris du partenariat stratégique qui, seul, permet de vaincre l’obscurantisme et ses doctrinaires assoiffés de sang. La France est ici à notre appel. Elle est venue en 2012 quand il fut clair pour les autorités de l’époque, que nos forces armées ne pouvaient plus à elles seules garantir l’existence du Mali en tant qu’Etat unitaire et laïc. De telles forces, portées par un tel élan de solidarité méritent d’être traitées avec respect. Au demeurant, envers les soldats alliés, je reste convaincu que la gratitude est le sentiment dominant de notre peuple. Les porteurs d’insultes et les diseurs d’apocalypse, alliés objectifs de nos ennemis, doivent dès lors cesser de se cacher derrière la nation malienne. Elle, elle ne sait ni mentir ni trahir. Elle est de noblesse avérée et de fierté assumée. De surcroît, appeler à la haine et au rejet de nos alliés, c’est d’abord, mépriser nos propres soldats, ceux qui déjà ont donné leur sang comme ceux qui continuent de risquer leur vie, parce qu’ils ont mis le Mali au-dessus de tous et de tout. Les Forces de défense et de sécurité du Mali sauront, aujourd’hui plus qu’hier, resserrer leurs liens avec les soldats de la communauté internationale. La fraternité d’armes doit signifier aujourd’hui plus qu’hier. Et comme je l’avais dit dans mes vœux de nouvel an à l’armée, ce sont nos soldats et leur hiérarchie qui doivent, dans une stratégie de communication repensée, être en mesure de témoigner de la loyauté, de la solidarité et de l’utilité des forces alliées. Officiers, Sous officiers, Militaires du rang, Peuple du Mali, Que de chemin parcouru depuis le 20 janvier 1960! Que de péripéties et que de leçons à tirer ! De ces leçons, la plus importante est que dans sa géométrie, l’Histoire est essentiellement variable. Elle a ses hauts et ses bas, elle alterne les apogées et les déclins, les performances et les revers. Elle impose à chaque nation son parcours d’obstacles tantôt bien négociés, tantôt moins bien négociés. Ainsi ce pays a été, il est aujourd’hui moins que ce que nous voulons qu’il soit. Nul doute cependant qu’il peut, de nouveau, être à hauteur d’attentes, à hauteur d’Histoire. Cette même Histoire qui, heureusement, recèle une constante jamais démentie à travers les âges : c’est que l’effort paye toujours. Mais il s’agit d’effort substantiel, d’effort soutenu, d’effort collectif chacun dans son rôle, chacun ce qu’il doit. En ce qui me concerne, l’effort pour l’armée, notre outil de défense, le socle et l’instrument de notre souveraineté sera maintenu et augmenté. C’est pourquoi, dans le cadre de la Loi de Programmation militaire 2015-2019, l’acquisition du matériel majeur a été poursuivie en 2019, tout comme la réhabilitation et la fortification des camps ainsi que la rénovation d’autres infrastructures. Les capacités de nos forces se sont accrues par la mise à disposition de véhicules légers de combat, de véhicules blindés de transports de troupes, de camions militaires tactiques, de gilets pare-balles et de casques balistiques, d’hélicoptères de combat neufs ou reconditionnés. La doctrine de l’organisation et de l’emploi des forces se renforce et les conditions de vie et de travail des militaires sont en nette amélioration. Avec la formation de plusieurs centaines