Conclusions de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises à Ogossagou le 14 février 2020

Bamako, le 18 mars 2020 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et le Haut- Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) publient aujourd’hui les conclusions de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises le 14 février 2020 à Ogossagou (commune et cercle de Bankass, région de Mopti). Conformément à son mandat de promotion et protection des droits de l’homme ainsi que de la protection des civils, et aussitôt informée des allégations de graves atteintes aux droits de l’homme ayant eu lieu le 14 février 2020, la MINUSMA a déployé une équipe d’enquête composée de neuf chargé(e)s des droits de l’homme et de quatre experts de police scientifique, dans le but de faire la lumière sur les circonstances de l’attaque, d’identifier les auteurs ainsi que les victimes, et de situer la responsabilité des acteurs impliqués. Sur la base de la méthodologie du HCDH, les chargés des droits de l’homme ont conduit des enquêtes ex situ et in situ, respectivement à Mopti, Bamako, Ogossagou-Peul et Ogossagou-Dogon. L’équipe d’enquête a également rencontré des victimes, des témoins directs et indirects ainsi qu’un présumé auteur en détention, afin de vérifier les allégations reçues et d’établir précisément les faits et les responsabilités. Tout au long de l’enquête, les chargé(e)s des droits de l’homme se sont entretenus avec les autorités administratives, judiciaires et pénitentiaires ainsi que militaires de la région de Mopti. L’équipe d’enquête a également effectué une visite à la Brigade de Recherche de la Gendarmerie à Sévaré où elle a interviewé une personne détenue en lien avec cette attaque. Au total, 117 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette enquête. Il sied de souligner qu’entre le 23 mars 2019 (date du premier incident dans le village d’Ogossagou) et le 13 février 2020, jour précédent l’attaque, la Division des droits de l’homme et de la protection (DDHP) de la MINUSMA a documenté au moins 46 incidents attribuables aussi bien à des éléments armés dogons que peuls, qui ont causé dans le seul cercle de Bankass, la mort d’au moins 259 personnes dont 51 enfants et cinq (5) femmes. Au terme de cette mission d’enquête, la MINUSMA est en mesure de conclure que le 14 février 2020 vers 5h du matin, plusieurs dizaines d’individus, dont certains identifiés comme des chasseurs traditionnels, appuyés par des hommes en tenue militaire et des membres présumés de la communauté dogon, ont conduit une attaque vraisemblablement planifiée et ciblant la partie du village d’Ogossagou habitée par les membres de la communauté peule. Les assaillants, munis de fusils automatiques, de fusils traditionnels de chasse et de machettes, ont exécuté au moins 35 personnes toutes membres de la communauté peule, dont une (1) femme, trois (3) garçons, et deux (2) filles, et blessé au moins trois (3) autres. A ce jour, au moins 19 personnes dont cinq (5) enfants sont toujours portées disparues depuis l’attaque. Une femme de plus de 70 ans et une fille de 6 ans en situation d’handicap mental sont décédées dans l’incendie de leur case. Une autre fille d’environ 4 ans a été tuée par balle alors que son père la portait sur son dos pour s’enfuir. Une fille de 13 ans, originaire d’un village dont les habitants s’étaient récemment installés à Ogossagou, a disparu depuis l’attaque. Les corps de 32 victimes, dont celui d’une (1) femme et de deux (2) enfants ont été enterrés dans une fosse commune au Nord du village nommé “Marabout”, les trois (3) autres corps ont été enterrés dans des tombes individuelles. Au moins 136 habitations (légères ou maçonnées) ont été détruites par incendie volontaire ou rendues inhabitables, 32 greniers et hangars de stockage de vivres incendiés ou rendus inutilisables, 24 charrettes, trois (3) bâtiments commerciaux (cuisine, rôtisserie et boutique) détruits, deux (2) enclos à bétail   détruits et/ou incendiés et un nombre important de têtes de bétail volées ou tuées. Ces faits susmentionnés constituent des atteintes graves aux droits de l’homme, notamment des privations arbitraires du droit à la vie, des atteintes au droit à l’intégrité physique et morale, et des atteintes au droit à la propriété. Au regard de la loi malienne, ces actes peuvent constituer des crimes prévus et punis par le code pénal malien. Ces graves atteintes aux droits de l’homme pourraient également être qualifiées de crimes contre l’humanité, si jugées par un tribunal compétent, en vertu du droit international pénal, particulièrement l’article 7 du Statut de Rome. « Je suis très préoccupé par l’impunité dont jouissent les auteurs de ces actes similaires à ceux ayant déjà occasionné la mort d’au moins 157 personnes dans le même village en mars 2019 au cours d’une attaque planifiée, organisée et coordonnée. Il devient important de mettre un terme au cycle de violence meurtrière alimenté par l’impunité de ses auteurs », a souligné le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSMA, Monsieur Mahamat Saleh Annadif. Outre le déploiement d’une équipe d’enquêteurs des droits de l’homme, et conformément à son mandat de protection des civils, la MINUSMA a immédiatement déployé un détachement de Casques bleus par voie terrestre après avoir reçu l’alerte d’un risque imminent d’attaque via sa ligne verte, dans le but de prendre des mesures proactives pour protéger les civils. « Bien qu’arrivés aux alentours du village avant l’attaque, les éléments de la Force de la MINUSMA ont été détournés de leur itinéraire vers une autre localité. Ayant rebroussé chemin, les éléments de la Force ne sont arrivés sur les lieux qu’après l’attaque », a regretté le Représentant Spécial Annadif. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires, la MINUSMA a apporté un soutien logistique et technique ainsi qu’une expertise scientifique à une équipe de cinq enquêteurs de la Brigade d’Investigation Spécialisée déployée à Ogossagou, les 17 et 18 février 2020. Elle encourage le gouvernement et particulièrement les instances judiciaires nationales à user de leur devoir de diligence afin que les auteurs ne restent pas impunis. La MINUSMA se tient prête à poursuivre son assistance aux autorités maliennes compétentes dans le cadre des enquêtes en cours. Conformément

AMAP: Le Véhicule PICK-UP de reportage du Desk sport volé à Bamako reste toujours introuvable

De Mohamed Traoré  Bamako, 23 mars (AMAP) La section des sports de L’Essor n’a plus de véhicule de reportage digne de ce nom. L’unique pick-up des « sportifs » du quotidien national a été purement et simplement volé. Et cela fait environ trois semaines que la Toyota, immatriculée « K 8954-MD » est dans la nature sans que personne, son chauffeur y compris, ne puisse dire exactement ce qui a pu se passer réellement. S’il faut croire le chauffeur responsable de ce véhicule depuis des années, les faits se sont déroulés dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 mars dernier entre 3 heures à 4 heures alors que le pick-up était garé devant la porte de son domicile à Sabalibougou, quartier populeux de la Commune V du district de Bamako. Le seul conducteur attitré de ce véhicule des sportifs de l’ « Essor » se confond dans une incompréhension totale quant aux conditions dans lesquelles le vol s’est passé devant son domicile. Selon lui, l’engin était bel et bien garé dans un endroit, au milieu de plusieurs autres quatre roues qui passent la nuit à l’endroit précis depuis plus de cinq ans. Et en aucun moment, aucun vol n’a été signalé à sa connaissance si ce n’est son cas. Qu’est ce qui a motivé ce chauffeur d’un véhicule de service a laissé son matériel de travail devant son domicile alors qu’il le garait dans la cour habituellement ? à cette question, le jeune homme se justifie par une insuffisance d’espace pour raison de travaux dans la cour de son domicile. En milieu de semaine dernière, les documents personnels du conducteur (carte NINA, carte bancaire, carte nationale d’identité, carte professionnel) auraient été retrouvés dans une localité proche de Kolokani. Bien avant, et sans en avoir la moindre preuve, certains collègues pensaient déjà qu’il y’a des fortes probabilités que l’engin volé soit le fait d’un réseau bien organisé qui dirige ses butins mobiles vers les placers d’or dans la Région de Kayes. Cette source est partie de plusieurs cas de vols du genre. Mais surtout avec le type de véhicule dérobé. Toutefois quelques heures après les faits, plusieurs commissariats de police du district de Bamako dont le groupement mobile de sécurité (GMS), ont été alertés. Certains de nos amis policiers nous ont d’ailleurs confirmé que le centre de commandement de la police, (pool central) est déjà informé. Ce qui, en principe devrait faciliter l’interpellation des suspects. Malheureusement, jusqu’à ce jour, aucune information claire n ‘a filtré du côté des limiers sur la destination du Pick-up de l’ Essor. Encore moins sur les éventuels voleurs. à l’AMAP, on attend toujours de voir clair dans la disparition spectaculaire du véhicule des reporters sportifs. MT (AMAP)

Communiqué du Gouvernement sur le test négatif au Coronavirus du Ministre de l’administration Territoriale

Le Gouvernement de la République du Mali porte à la connaissance de l’opinion publique nationale que Monsieur Boubacar Alpha Bah, Ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, a été testé négatif au Coronavirus ce dimanche 22 mars 2020. Le gouvernement confirme que le Ministre Boubacar Alpha Bah est effectivement rentré en contact avec Monsieur Simeon SAWADOGO, Ministre Burkinabé en charge de l’administration territoriale, testé positif au Coronavirus. Leur rencontre se situait dans le cadre de la concertation des ministres et gouverneurs de la zone du Liptako Gourma, le 12 mars 2020 à Bamako. Le Gouvernement rassure la population qu’il ne ménagera aucun effort pour tenir informer l’opinion publique sur toute évolution de la situation de la pandémie Coronavirus au Mali. Bamako, le 22 mars 2020 Le Gouvernement  Le Ministre de la Communication,  Porte-parole du gouvernement  Yaya SANGARE

San : Deux personnes grièvement blessées et leur engin sérieusement endommagé dans un accident de la circulation

San, 23 mars (AMAP) Deux personnes ont été grièvement blessées et leur véhicule sérieusement endommagé dans un accident de la circulation samedi entre Toura et Sienso,  sur la RN 13, dans le Cercle de San, a appris l’AMAP de sources concordantes. Une voiture Toyota Yaris transportant deux agents de la Subdivision de l’Urbanisme de San, quittant Sourountouna pour se rendre à San, a quitté la route dans les environs de 12 Heures, faisant un tonneau pour se renverser dans les broussailles, blessant grièvement les deux personnes à bord selon les mêmes sources qui précisent que l’engin a été sérieusement endommagé. Les deux blessés ont été acheminés au Centre de santé de référence de San où ils ont reçu la visite du Gouverneur de région, l’Inspecteur Général Biramou Sissoko, en provenance de Tominian pour une mission, déclarent les mêmes sources qui précisent que le Chef de l’exécutif régional à instruit d’évacuer à ses propres frais les agents blessés à l’Hôpital Nianankoro Fomba de Ségou pour des soins appropriés. L’accident serait dû à l’inobservation des règles de la circulation routière selon nos sources qui précisent que les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de San étaient sur les lieux pour établir les circonstances exactes du drame.  NC/KM (AMAP)

Mopti : Fin de la session de formation des formateurs sur le processus électoral des législatives

Mopti, 22 mars (AMAP) Une session de formation des formateurs sur le processus électoral, organisée par le ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, a pris fin samedi à Mopti, sous la présidence du Gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé, en présence de l’équipe du superviseur national du comité de pilotage a constaté l’AMAP. Cette session qui est une des phases les plus importantes dans la préparation technique de l’élection a regroupé les membres du cabinet du gouverneur et l’ensemble des préfets et sous-préfets de la région. Il s’agissait de préparer les représentants de l’Etat au bon accomplissement de leur mission de formation et de supervision et à la mise à niveau des agents électoraux pour la gestion d’un bureau de vote et la tenue des documents électoraux. Les participants ont échangé sur entre autres, le guide de l’agent électoral élaboré sur la base des dispositions de la loi électorale, notamment le déroulement des opérations de vote, le remplissage des documents électoraux et les sanctions pénales en matière électorale. Le Chef de l’exécutif régional a déclaré que les périodes électorales constituent des moments particuliers dans la vie d’un état mais aussi dans les communautés en raison de leur impact sur la consolidation de la démocratie, la stabilité des institutions et la cohésion sociale qu’elles doivent susciter. « Cette formation permettra de relever avec professionnalisme les différents défis du moment. Le jour du vote les opérations électorales seront suivies par plusieurs acteurs nationaux et internationaux qui ne manqueront pas de porter une appréciation sur votre capacité de maitrise du processus électoral et celle des agents électoraux. Je vous engage à accorder une attention toute particulière à cette formation, à tirer le maximum de profit de l’expérience et l’expertise des formateurs pour lever toutes équivoques sur les points qui vous préoccupent » a conclu le  Gouverneur de région. Le superviseur du comité de pilotage, Bayon Simpara a précisé que l’importance du rôle des représentants de l’Etat et des agents électoraux dans la conduite du processus requiert une bonne appropriation de la loi N° 2016-048 du 17 octobre 2016 portant loi électorale et des modifications intervenues en 2018. Le premier tour du scrutin des législatives est prévu pour le 29 mars et le 2éme tour s’il y a lieu le 19 avril 2020.  DC/KM (AMAP)    

Communiqué du Gouvernement sur la situation judiciaire de l’artiste Rokia Traoré

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale qu’il suit de très près la situation judiciaire de l’artiste malienne, Madame Rokiatou Traoré. C’est dans ce cadre que les Ambassadeurs de France et du Royaume de Belgique ont été reçus, ce vendredi 20 mars 2020, au Ministère des Affaires étrangères à Koulouba. L’Ambassade et le Consulat général du Mali à Paris suivent également la question à travers un contact régulier avec les autorités françaises et les Avocats de Madame Rokiatou Traoré. A cet égard, le Gouvernement du Mali, au nom du Président de la République et du peuple malien, invite Madame Rokiatou Traoré à mettre un terme à la grève de la faim qu’elle observe depuis plusieurs jours et qui risque d’altérer sa santé. Le gouvernement de la République du Mali remercie tous ceux qui ont manifesté leur soutien et leur solidarité à l’endroit de Madame Rokiatou TRAORE en vue de trouver une issue heureuse à cette affaire. Bamako, le 20 mars 2020 Le Ministre de la Communication,  Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré

Kadiolo: Le Commissariat met le grappin sur un escroc guinéen

Kadiolo, 21 mars (AMAP) Le Commissaire principal, Yaranga Diarra et ses éléments ont mis le grappin jeudi à Kadiolo, sur un escroc guinéen répondant au nom de Bagoun Camara, âgé de 29 ans et gérant d’une station d’essence à Kankan (Guinée), a appris l’AMAP de source officielle. Le Commissariat du 7ème arrondissement de Bamako avait été saisi par le propriétaire d’une station d’essence à Kankan pour la disparition de son gérant  Bagoun Camara avec la somme de 50 millions. Le jeudi 19 mars dans les environs de 19h, le Commissaire principal Yaranga Diarra chargé du commissariat de la ville de Kadiolo a été à son tour saisi par son homologue du 7ème arrondissement dans cette même affaire. Ainsi, toutes les coordonnées et photos de la mise en cause seront alors remises au chef de poste du flux migratoire de Zégoua , le commandant Moussa Macalou qui, suite à un contrôle systématique de tous les occupants des bus de transport, a découvert l’intéressé à bord d’un car de la compagnie Tilemsi Voyage dans les environs de 23 Heures. Reconnu par sa photo, il était parvenu à dissimuler sa vraie identité en se faisant passer pour un certain Papa en prenant son ticket de voyage  et interrogé par les hommes du commissaire principal Yaranga, il avoua les faits qui lui sont reprochés avant d’affirmer qu’il se rendait à Abidjan chez un grand frère . En attendant son extradition vers le 7ème arrondissement de Bamako, l’escroc qui a abusé de la confiance de son patron qui l’envoyait pour des opérations de change, médite pour l’instant sur son sort à la police de Kadiolo. NIO/KM (AMAP)

Diéma : Lancement d’un nouveau projet de l’agence espagnole Farmamundi

Diéma, 20 mars (AMAP)  L’adjoint du Préfet de cercle, Kabaou Dolo a présidé mercredi à Diéma, le lancement d’un nouveau projet financé par l’agence espagnole Farmamundi pour un montant estimé à plus de 262 millions de francs cfa pour une durée de 24 mois, a constaté l’AMAP. Le projet contribue à l’éradication des discriminations et violences basées sur le genre, exercées à l’égard des populations rurales au Mali et dans le cercle de Diéma, il concerne  les communes rurales de Dianguirdé, Diéoura, Fassoudébé et Guédébiné,. Les activités concernent la réhabilitation et l’amélioration des infrastructures de 4 CSCOM pour l’amélioration des soins obstétriques avec une composante de développement environnemental, l’appui au rétablissement intégral des conséquences physiques et psychologiques de 150  victimes des pratiques traditionnelles néfastes et l’organisation de sessions de formation à l’intention du personnel de la santé et des ASC  sur les besoins nutritionnels pendant la grossesse et l’allaitement des femmes. Il s’agira également de la création et de la formation de 22 comités communautaires de surveillance des pratiques traditionnelles néfastes et la réalisation de 44 ateliers de formation en  faveur des femmes, des jeunes et des adultes pour la construction des identités et des relations de genre non violentes. Enfin, les activités portent sur la réalisation des séances de sensibilisation pour l’amélioration de la santé nutritionnelle en faveur des femmes enceintes et des mères allaitantes, la tenue des ateliers de formation relatives au processus d’émancipation des femmes et l’expression d’intérêts individuels concernant les initiatives économiques. Le représentant du Chef de l’exécutif a déclaré que le projet permettra d’améliorer davantage les conditions de vie des couches vulnérables que sont les femmes et les enfants. Kabaou Dolo a enfin invité chaque acteur à donner le meilleur de lui-même pour faire de ce projet, qui tient à cœur au Gouvernement et ses partenaires, une  réussite totale dans le cercle de Diéma. La représentante de l’agence andalouse espagnole Farmamudi, Mme Sandra GUERA PUIG a  précisé que projet FOCAD vise  à faciliter l’accès des femmes et des jeunes filles aux services sociaux et économiques de base, notamment la santé, l’éduction, l’alimentation, la propriété foncière et de même pour l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes. La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant du conseil de cercle, Seydou Camara, du maire de la commune rurale de Guédébiné, Gagny Yarra, de la coordinatrice de l’ONG IAMANEH Mali, Dolo Oumou Diombelé et du représentant du Centre de santé de référence, Dr Badian Togola.  OB/KM (AMAP)

Bourem : 29 soldats tués et plusieurs blessés dans une attaque à Tarkint

Bourem, 20 mars (AMAP) Vingt neuf soldats maliens ont été tués, plusieurs autres blessés, sept véhicules incendiés et des munitions emportées, dans une attaque perpétrée jeudi, par des hommes armés non identifiés à Tarkint, localité située dans le Cercle de Bourem, région de Gao, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés sont arrivés dans les environs de 5 heures, jetant des obus sur le camp, suivis de tirs nourris d’armes lourdes, faisant 29 morts et plusieurs blessés du côté des forces loyalistes qui ont tenu jusqu’à 13 heures. Les blessés au nombre de 12, ont été évacués par les forces Barkhane au Centre de santé de référence (Csréf) de Bourem, selon les mêmes sources qui ne précisent pas s’il y a eu des morts ou des blessés du côté des terroristes mais déclarent qu’un renfort a été déployé pour sécuriser la zone, retrouver et traquer d’éventuels terroristes et leurs complices.  AT/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 18 mars 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture de cartes d’électeurs sécurisées et personnalisées, en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société INGENIERIE DE CONCEPTION ET DE DEVELOPPEMENT S.A.R.L pour un montant toutes taxes comprises de 2 milliards 600 millions de francs CFA et un délai d’exécution de 35 jours. La fourniture de nouvelles cartes d’électeurs est justifiée par les opérations de révision annuelle des listes électorales de 2018 et de 2019. De nouveaux électeurs ont été inscrits sur les listes électorales, d’autres électeurs ont été transférés ou radiés, rendant ainsi caduques les cartes d’électeurs de 2018. Le financement du marché est assuré par le budget national. un projet d’ordonnance portant exonération des équipements d’énergies renouvelables de la TVA, des Droits et Taxes à l’importation. La règlementation des exonérations accordées par l’Etat a connu une évolution à travers l’adoption de la Loi n°2017-022 du 12 juin 2017 déterminant le cadre général du régime des exonérations fiscales et douanières, qui dispose, en son article 2 « Aucune exonération fiscale et douanière n’est autorisée si elle n’est pas expressément prévue par une loi ». Le projet d’ordonnance adopté en application de cette loi exonère les équipements d’énergies renouvelables de la TVA et des Droits et Taxes exigibles au cordon douanier à l’exception du Prélèvement communautaire, du Prélèvement Communautaire de Solidarité et de la Redevance Statistique. L’exonération de ces équipements permettra notamment l’amélioration du mix énergétique, la poursuite des investissements dans le solaire et le respect des engagements souscrits par le Gouvernement en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de promotion d’énergies propres et en matière de sauvegarde de l’environnement. ​ AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DU PETROLE Sur le rapport du ministre des Mines et du Pétrole, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office national de la Recherche pétrolière. L’Autorité pour la Promotion de la Recherche pétrolière a été créée, sous forme de service rattaché, par Ordonnance n°04-033/P-RM du 23 septembre 2004. L’AUREP a pour mission la promotion des activités relatives à la recherche minière. De sa création à nos jours, l’AUREP a rencontré d’énormes difficultés à cause de son statut de service rattaché notamment : – la limitation des missions à la promotion de la recherche pétrolière ; – l’incapacité de financer les travaux de recherche pour le développement du secteur ; – l’insuffisance de ressources humaines. Les projets de texte adoptés corrigent ces insuffisances par la création de l’Office national de la Recherche pétrolière sous la forme d’un Etablissement public à caractère administratif, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. La création de l’Office s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations formulées par le Contrôle général des Services publics, le Bureau du Vérificateur général et la Section des Comptes de la Cour suprême. Elle permettra d’intensifier la recherche pétrolière et contribuera à la diversification des ressources minérales, économiques et énergétiques nationales en vue de faire du secteur pétrolier un des moteurs du développement économique et social. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Chargé de mission : Monsieur Sidiki TOGO, Médecin Lieutenant-colonel Sapeur-Pompier. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITE URBAINE Directeur National des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux : Monsieur Mamadou SOW, Ingénieur des Constructions Civiles. Bamako, le 18 mars 2020 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national