Mali : Un bilan d’au moins sept morts dans des affrontements entre manifestants et forces de sécurité (sources hospitalières)

Bamako, 13 juillet (AMAP) Au moins sept personnes ont été tuées, dans des affrontements, à Bamako, depuis vendredi, entre forces de sécurité et manifestants et sympathisants du Mouvement du 5 Juin 2020-Rassemblement des forces patriotiques (M5–RFP), qui demandent la démission du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, selon des sources hospitalières. Plusieurs quartiers de la capitale malienne étaient encore secoués par des rassemblements spontanés d’opposants, dimanche, quelques heures après l’appel au calme lancé par l’imam à la tête de la coalition demandant un changement de pouvoir au Mali. Le bras de fer entre le pouvoir malien et les partisans de la coalition d’opposition continuait encore dans les rues de Bamako, dimanche 12 juillet, malgré les appels au calme lancés dans l’après-midi par l’imam Dicko Ce dernier, figure centrale de la coalition d’opposition, avait appelé ses partisans à ne « pas tomber dans le piège de la violence » après deux jours de violence. Dans le quartier de Badalabougou, un calme précaire est revenu. Des centaines de fidèles se sont pressés dans la mosquée où prêche l’imam Mahmoud Dicko, où les funérailles de quatre défunts que se sont déroulés, samedi soir, et à l’extérieur de l’édifice religieux et où les affrontements les plus sanglants ont eu lieu. Ses partisans en ont transformé les abords en camp retranché, inquiets que les forces de sécurité ne viennent l’arrêter comme d’autres leaders de la contestation depuis vendredi. Vendredi, le mouvement est entré selon ses mots en « désobéissance civile », frustré par les réponses successives du président à des exigences radicales : dissolution du Parlement, démission des juges de la Cour constitutionnelle, formation d’un gouvernement dont il nommerait le Premier ministre et, au bout du compte, départ du président. Samedi soir, dans sa quatrième allocution en un mois, le chef de l’État a annoncé la dissolution de la Cour constitutionnelle. Il a aussi ouvert la voie à des législatives partielles là où la Cour a invalidé les résultats, suivant en cela les recommandations d’une mission de bons offices de la Commission économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) La décision de la Cour constitutionnelle d’invalider une trentaine de résultats des législatives de mars et avril a été un élément déclencheur de la contestation. Au lendemain des violences qui ont suivi la manifestation organisée par le M5-RFP, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, s’est rendu samedi au chevet des blessés. A l’hôpital Gabriel Touré, le chef du gouvernement a exprimé au nom du président de la République, le soutien des pouvoirs publics au corps médical mobilisé, souhaité prompt rétablissement aux blessés et présenté ses condoléances aux familles des victimes. Le Premier ministre s’est également rendu à l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM} pour constater les dégâts causés par l’occupation des locaux par des manifestants. Selon la Primature, les dégâts matériels sont estimés à plusieurs centaines de millions de Fcfa. Le chef du gouvernement a constaté la destruction des équipements et l’incendie de véhicules de reportage et de plusieurs autres voitures appartenant au personnel. Partout où il est passé, le Premier ministre a renouvelé son appel au dialogue pour une sortie honorable de crise. Il n’a pas manqué de promettre, par ailleurs, que l’État assumera toute sa responsabilité pour le rétablissement de son autorité, le respect des institutions et la protection des populations et de leurs biens. « Je lance, une fois de plus, un appel aux responsables du M5-RFP pour qu’ils puissent encadrer les manifestations dans l’esprit et la lettre de la Constitution ainsi que des lois et textes relatifs à l’exercice des libertés. Mieux, je reprends à mon compte l’invitation adressée à tous les enfants du pays pour qu’ensemble nous nous donnions la main pour construire le Mali », a ajouté le chef du gouvernement. Il s’est dit conscient des «grands défis de sécurité, de santé et de développement que nous ne pouvons relever qu’ensemble ». AC/MD (AMAP)  

Adresse a la Nation du président de la République

Mes chers compatriotes, Respectés hôtes du Mali, Nous avons suivi, tous, et déploré ce qui s’est passé hier dans notre pays, en particulier dans la capitale, Bamako. Des actes de vandalisme à nul autre pareil ! Le saccage de l’Assemblée nationale ! L’occupation de l’Office de Radiodiffusion-Télévision Nationale du Mali ! Le pillage des biens d’honnêtes citoyens ! Les voitures incendiées d’agents du service public ! Et plus grave, dans des circonstances qui seront élucidées, inchallah, par une enquête : des pertes en vies humaines, des blessés ! Je vais m’incliner devant les victimes, adresser mes condoléances les plus émues aux familles des défunts et prier pour le prompt rétablissement des blessés. En père de famille, je sais ce que ressentent les parents concernés. Je comprends leur douleur et je m’y associe. L’Etat de droit s’assumera, les libertés fondamentales seront préservées tant que je continuerai d’avoir le lourd privilège de vous servir. Pour autant, l’Etat de droit nous assigne à tous, des devoirs et des obligations. De ces droits comme de ces devoirs, je suis le garant. Ce sont là des lignes rouges, la seule condition pour préserver et notre démocratie et notre culture qui rejette l’excès, pour lui préférer la tolérance, l’amour, l’écoute, le partage. Donc accepter de se parler et se donner la chance de se comprendre ! J’ai conscience que c’est ce choix pour la paix qui est le Mali, qui dit le Mali et fait la singularité d’être Malien ! C’est la raison pour laquelle je m’adresse à vous ce soir pour la seconde fois en une semaine et la quatrième en un mois. Je sais que le Mali encore peut parler au Mali, que le Mali doit toujours parler au Mali. Je sais que le Mali doit concéder au Mali. Je sais enfin que le Mali peut accepter pour le Mali. Suite aux nombreuses analyses et consultations, sollicitations sur la crise post-électorale, et pour la sauvegarde et la préservation de la vie, même des membres restants de la cour constitutionnelle, j’ai décidé, non sans en mesurer la gravité -mais que ne ferait-on pour le salut national – nous sommes dans l’obligation de nous surpasser, de n’envisager que le Mali. J’ai donc décidé d’abroger le décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle et d’aller vers la mise en œuvre des recommandations issues de la mission de CEDEAO. La dissolution de la cour va nous conduire dès la semaine prochaine à demander aux autorités compétentes la désignation de membres pour que rapidement, une cour reconstituée nous aide à trouver les solutions au contentieux issu des élections législatives. Autant que possible, des mesures d’apaisement judiciaires seront examinées, mais tout le monde conviendra que cette fois-ci, toutes les limites du tolérable auront été atteintes et dépassées, des faits d’une extrême gravité ont été posés, qui méritent examen et assurément sanctions judiciaires appropriées. Enfin, pour être en plus grande capacité de faire face à la situation actuelle tout en donnant des chances au gouvernement de consensus, à la mise en place de duquel nous nous attelons et nous ne perdons pas patience ni courage, je continuerai de privilégier le dialogue, avec toutes les forces vives de la nation, pour la mise en place d’ une équipe gouvernementale consensuelle, composée de cadres républicains et patriotes et non de casseurs et de démolisseurs du pays, le Mali mérite mieux que ça, chacun dorénavant est édifié, aura vu à l’œuvre, ceux qui aiment le pays et ceux qui sont les démolisseurs du pays. J’ai toujours eu souci de la quiétude, de la paix et de la compréhension entre les enfants du Mali. Je ne changerai pas d’attitude, tel sera toujours ma raison de vivre, le Mali, quoi qu’on en ait dit, toujours le Mali est au-dessus de tout. Qu’Allah bénisse le Mali, le préserve, qu’il nous fasse le bonheur d’un bon hivernage, et la joie et le bonheur de retrouver rapidement, sain et sauf, de retour, notre frère Soumaïla CISSE. A ce sujet, je vais vous mettre en garde contre les fausses informations qui circulent sur les réseaux, qui ne tiennent même pas compte, de ce qu’elles peuvent causer à une famille dans la peine déjà et en rajoute à son anxiété, à sa douleur. Je vais dire ici qu’il n’en est rien, Soumaïla est saint et sauf et Inchallah ! Inchallah ! Inchallah ! Il sera de retour parmi nous. Qu’Allah bénisse le Mali !  

Covid-19 au Mali : 34 nouveaux cas positifs enregistrés vendredi

Bamako, 12 juillet (AMAP) Trente quatre (34) nouveaux cas positifs à la Covid -19 ont été enregistrés vendredi, portant le nombre total à 2404 dont 1650 guérisons et 121 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 34  nouveaux cas décelés vendredi, 10 cas ont été enregistrés à Kayes (1ère région), 15 cas à Tombouctou (6ème région), 5 cas à Gao (7ème région),  cas en CI, 1 cas en CIV, 1 cas .en CV et 1 cas au niveau des Maliens rapatriés. Les services sanitaires déclarent que 1041 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Hivernage à Bankass (Centre) : Espoirs et incertitudes

Bankass, 11 juillet (AMAP) L’hivernage a bien débuté dans la première décade du mois de juin avec 47,9 millimètres enregistrés en cinq jours dans la ville de Bankass, au Centre du Mali , ont indiqué à l’AMAP les services techniques. Selon le chef secteur d’agriculture de la ville, Allaye Guindo, « l’hivernage a débuté avec beaucoup espoir. En cinq jours, la ville a enregistré 47,9 millimètres dans la 1ère décade du mois de juin, ce qui a permis aux paysans de commencer les semis ». Dans le même mois de juin, dans sa 2è décade, on a enregistré 52,9 millimètres en une journée et les semis en mil ont été effectifs. Dans la 3è décade du mois de juin, on a enregistré 17 millimètres de pluie en une journée et les semis du sorgho ont commencé. Certains ont semé l’arachide même sur si c’est sur des superficie négligeables. Dans la 1ère décade du mois de juillet, on n’a enregistré aucune quantité de pluie, Ce qui a suscité des inquiétudes dans la population. Malgré tout, les premiers sarclages ont commencé. AKG/MD (AMAP)

Manifestations à Bamako : un mort et une quarantaine de blessés dont cinq graves, (sources hospitalières)

Bamako, 10 juillet (AMAP) Des manifestations de milliers de militants et sympathisants du Mouvement du 5 Juin 2020-Rassemblement des forces patriotiques (M5–RFP), qui demandent la démission du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, auraient fait, vendredi à Bamako, un mort et une quarantaine de blessés dont cinq graves, selon des sources hospitalières Ces manifestants sont descendus dans la rue, pour la troisième fois, à Bamako et dans plusieurs villes de l’intérieur du Mali. Dans la capitale malienne, ils se sont rassemblés sur le boulevard de l’indépendance de Bamako. Comme les deux sorties précédentes (les 5 et 19 juin derniers), les plus motivés étaient sur place très tôt. Dès 8 heures du matin, le matériel de sonorisation était déjà installé. Un détachement de la police était positionné au carrefour. D’autres éléments des forces de l’ordre étaient postés aux différents points stratégiques de la capitale. Des jeunes convergeaient vers la Place de l’indépendance brandissant des pancartes réclamant la démission du président de la République. L’ambiance était bon enfant, sur fond sonore des vuvuzelas, jusqu’à la prière du vendredi dirigée par un imam qui a beaucoup parlé de politique lors du «Koutouba» (sermon). Aux environs de 14 heures, un petit mouvement de panique a eu lieu dans la foule. Le service d’ordre de la manifestation venait de découvrir qu’un homme était en possession d’une arme à feu et de munitions. Heureusement, l’individu en question sera rapidement interpellé et mis à la disposition des forces de sécurité. Les leaders ne tarderont pas à s’installer sur l’estrade dressée au pied du monument de l’indépendance. On pouvait apercevoir, entre autres, Choguel Kokalla Maiga, Cheick Oumar Sissoko, Issa Kaou Ndjim ou encore Mme Sy Kadiatou Sow. Contrairement aux rassemblements précédents, l’imam Mahmoud Dicko, l’une des figures emblématiques de la contestation, n’était pas présent. Aucune raison n’a été fournie à cette absence. Ses compagnons de lutte n’ont pas évoqué cette absence lors des interventions. C’est Mohamed Salia Touré, président de la jeunesse de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko (CMAS), qui se chargera de lire la résolution, déclarant caduc le mémorandum proposé par le M5 au président de la République, la semaine dernière. L’ancien président du Conseil national de la jeunesse (CNJ) a, également, indiqué que le mouvement revenait sur sa décision de ne plus exiger le « départ du régime en place ». Il a, ensuite, exhorté la foule à entrer « en désobéissance civile sur tout le territoire et dans la diaspora ». Mme Sy Kadiatou Sow a donné plus de détails sur les modalités de la désobéissance civile sous forme de dix commandements. Les principaux sont le blocage des entrées des services de l’Etat (à l’exception des services de santé), le blocage de l’entrée des ponts et des principales villes, le refus de payer les amendes et des contraventions au cours de cette période, etc. Quant à Issa Kaou Ndjim, le coordinateur de la CMAS, il a lancé le mot d’ordre aux manifestants de se diriger vers des endroits comme l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), l’Assemblée nationale et la Primature pour les occuper. La cour de l’ORTM a été envahie par la foule, provoquant l’interruption du signal de la télévision nationale. A l’Assemblée nationale, des actes de pillage ont été signalés, des vitres du bâtiment ont été endommagées. Une partie des manifestants s’est dirigée vers la Cité administrative, siège de la majorité des ministères. Les ponts Fahd et des Martyrs seront aussi été bloqués. En début de soirée, l’ORTM a recommencé à émettre. Sur le boulevard de l’indépendance, la circulation a repris normalement après 20 heures (GMT). Mais quelques manifestants y traînaient encore et, aussi, au niveau des ponts qui relient les deux rives du fleuve Djoliba qui traverse la capitale. La situation restait tendue dans la ville. MT/MD (AMAP)  

Désobéissance civile : Des services paralysés à Kayes

Kayes, 19 juillet (AMAP) Une partie de la population de Kayes a répondu à l’appel à la « désobéissance civile » lancé par le M5-RFP pour réclamer la démission du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, et de son régime, a constaté l’AMAP. Après la grande prière du vendredi, des mouvements et organisations de la société civile ont invité les populations à se rendre à la Tribune de l’Indépendance, située au cœur de la ville, pour le lancement de leur mouvement de protestation. Devant ce haut lieu historique de la capitale de la 1ère Région administrative du Mali, le porte-parole des associations de manifestants, Karamako Djéri Traoré, s’est adressé à la foule, sous un temps ensoleillé, pour expliquer les motifs du rassemblement. « Nous sommes là pour mener une lutte pacifique. Nous n’allons pas casser ou jeter des pierres sur des gens ou des édifices publics. Mais, nous allons faire en sorte que ces services soient paralysés jusqu’à ce que nous obtenions satisfaction. Déjà, certains sont fermés depuis ce matin. Nous allons bloquer le pont », a déclaré M. Traoré. Sur cette place publique, des manifestants portaient des pancartes qui résumaient l’objectif de leur combat. Sur une autre pancarte, on pouvait lire : « Chemin de fer, victime de la mauvaise gouvernance, nous réclamons la relance immédiate ». On apercevait, aussi, une couchette (drap et moustiquaire) sur la place publique, une manière pour certains manifestants dexprimer leur détermination à aller jusqu’au bout de leur combat, même s’il faut y passer la nuit. Quelques minutes plus tard, les manifestants se sont dirigés vers Dialla pour bloquer le pont qui relie Kamankolé à la ville. Ce pont est situé sur la route internationale Kayes-Dakar (Sénégal). Ils se seraient également dirigés vers le nouveau pont, toujours dans la même zone pour bloquer l’accès, bien que l’infrastructure soit en chantier. Dans la matinée, notre équipe de reportage a constaté que certains services (Trésor, Impôts, Domaines, Budget, Conseil régional, Conseil de cercle et Mairie de la Commune urbaine, Douanes) étaient fermés. Les Forces de sécurité suivent ce mouvement, de façon discrète, pour éviter tout acte de débordement ou de sabotage. Un camion-citerne de la Protection civile était aussi garé à côté du gouvernorat pour parer à toutes éventualités. BMS/MD (AMAP)

Rebondissement dans l’Affaire Rokia Traoré : La justice française lance un mandat d’arrêt contre la musicienne malienne

Bamako, 10 juillet (AMAP) Le Parquet de la ville de Paris a requis, mercredi, un mandat d’arrêt national contre la musicienne malienne, Rokia Traoré, dans le procès pour « enlèvement, séquestration et prise d’otage » qui l’oppose à son ex-compagnon belge pour la garde de leur fille, selon le journal français « Le Parisien ». Lors de cette audience, mercredi après-midi, le Parquet a requis seulement l’émission d’un mandat d’arrêt national, exécutoire sur l’ensemble du territoire français, y compris dans les Territoires d’Outre-mer. Le délibéré est attendu pour le 29 juillet prochain. Le risque d’interdiction de séjour en France qu’encourt Rokia Traoré est un nouveau développement d’une affaire dans laquelle un mandat d’arrêt international avait déjà été lancé contre l’artiste malienne, par un tribunal bruxellois, Mlle Traoré avait été écrouée le 10 mars dernier, en France, en vertu de ce premier mandat d’arrêt. La Cour d’appel de Paris avait approuvé sa remise à la Belgique. Mais, avec la situation sanitaire due à la Covid-19, la chanteuse avait été libérée et sous contrôle judiciaire, quinze jours plus tard, par la justice française, conformément aux réquisitions de l’avocat général. Aujourd’hui, l’artiste risque un mandat d’arrêt international, après sa fuite de la France pour le Mali, en avion privé, le 10 mai dernier, pendant le confinement. TC/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 2370 cas positifs avec les 12 nouveaux cas enregistrés jeudi

Bamako, 10 juillet (AMAP) Quelque 2370 cas positifs à la Covid -19  ont été enregistrés au Mali avec  les 12 nouveaux cas découverts jeudi, dont 1621 guérisons et 120 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 12 nouveaux cas décelés ce jeudi, 4 cas ont été enregistrés à Sikasso, 1 cas en CI, 2 cas en CII, 1 cas en CIII, 1 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 1170 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)

Sit-in des enseignants du privé pour revendiquer une Convention collective

Bamako, 09 juillet (AMAP) Le Syndicat libre des enseignants des écoles privées (SYLEEPMa) a organisé, jeudi, à Bamako, un rassemblement pour exiger du gouvernement l’adoption d’une Convention collective pour l’enseignement privé laic et le paiement de cinq mois d’arriérés de salaire causés par la fermeture des écoles, par l’Etat, pour prévenir la propagation de la Covid-19. « Les enseignants ont faim », « Cinq mois sans salaire, on n’en peut plus, les enseignants des écoles privées sont aussi des enseignants » étaient quelques uns des nombreux slogans sur les affiches et pancartes brandies par les manifestants. Foulard jaune autour de la tête et brassard de même couleur, les enseignants du secteur privé ont envahi l’esplanade du Monument de l’indépendance. « Nous sommes sortis, aujourd’hui, pour demander nos arriérés de salaire et également pour dire aux autorités que les enseignants du privé n’ont pas de Convention collective. Nous pensons que seule cette convention peut sauver l’enseignement privé au Mali », a expliqué Abdoulaye Fotigué Berthé, secrétaire général du SYLEEPMa. “Cette convention permettra aux enseignants de bénéficier de contrat de travail en bonne et due forme, de la retraite, de la couverture l’INPS (Ndrl, Institut national de prévoyance sociale) et ses accessoires” , a-t-il ajouté. “Des demarches ont été faites auprès des autorités. Malgré ces efforts, nous n’avons pas été écoutés. Nous avons a été ignorés », a rapporté le leader syndical,. Par ailleurs, le secrétaire général du syndicat des enseignants du privé a indiqué qu’ils continueront la manifestation jusqu’à la victoire finale. Le SYLEEPMa a vu le jour, à Bamako, le 19 décembre 2019. TC/MD (AMAP)  

Kita : La 2e édition du Festival sur le coton prévue du 26 au 29 novembre 2020

Kita, 09 juillet (AMAP) La 2e édition du Festival sur le coton est prévue du 26 au 29 novembre 2020 à Kita (Ouest), a annoncé, le week-end dernier, l’Association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC), initiatrice de l’évènement. Le thème de cette édition est : « l’enjeu de la transformation locale du coton, source de création d’emplois et de réduction de l’immigration irrégulière ». L’AJVC prévoit des innovations pour ce prochain festival: une foire/exposition, une caravane de sensibilisation contre l’orpaillage et l’immigration irrégulière, des visites de sites touristiques, des concours, de vernissages, une formation sur l’entreprenariat agricole, une soirée culturelle et un défilé de mode. Les organisateurs envisagent d’instaurer, en faveur du développement durable pour la culture biologique du coton, des prix dont l’un sera décerné au propriétaire du plus grand champ de coton biologique. Il est, aussi, prévu un prix pour le développement durable de l’agriculture en général. L’AJVC prévoit la mise en place d’une unité de transformation textile artisanale. Il s’y ajoute la promotion de 30 artisans locaux (femmes et jeunes) sur le volet foire et exposition. Le président de l’AJVC, Abdel Rahamane Sy, a indiqué que l’objectif est de faire de la ville de Kita une destination d’éco-tourisme, en mettant en valeurs ses différents sites touristiques attrayants. « Il y aura une présentation de produits innovants pour l’augmentation de la production à travers le volet foire agricole des intrants », a-t-il annoncé. Selon lui, la vision à long terme est de faire de la ville un carrefour panafricain de jeunes cadres, entrepreneurs, investisseurs dans le secteur du coton. « C’est aussi, a-t-il souligné, une opportunité de promotion pour des jeunes talents en coupe et couture et stylistes de la Région de Kayes, évoluant dans l’artisanat textile et des mannequins locaux ». Le 2è adjoint au préfet, Boubacar O. Traoré, apprécié la bonne vision des organisateurs. Il a rappelé, à cet effet, que Kita est, aujourd’hui, l’un des leaders en termes de production du coton, en quantité et en qualité. « Je souhaite que ce festival soit un point de départ pour plus d’usines d’égrenage de la CMDT à Kita afin que nous puissions atteindre, véritablement, nos objectifs pour la création d’emplois pour les jeunes mais, également, réduire les problèmes liés à l’immigration clandestine et à l’orpaillage traditionnel », a lancé le 2ème adjoint au préfet avant d’exprimer l’espoir de compter sur les potentiels appuis sur place pour aider à la réussite de ce programme des jeunes. Plusieurs membres de la société civile, du Conseil local des jeunes ont, tour à tour, apprécié le programme du festival avant de promettre de s’investir pour sa réussite. JMF/OD/MD (AMAP)