Mopti : Remise officielle des kits d’urgence sanitaire de 20 millions de francs CFA par l’UNICEF, ce mardi

Mopti, 12 mai (AMAP) La cérémonie officielle de remise des matériels qui s’est déroulée dans  les locaux de la direction régionale de la santé de Mopti, a été présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la cheffe du bureau de zone UNICEF Mopti, Mme Suzanne Guibessongui, du représentant du directeur régional de la santé, Dr Boubou Kanté, du premier vice-président du conseil régional, Haibala Ould Hama et de plusieurs invités. Cette donation  est composée des équipements médicaux, des kits d’urgence ainsi que des équipements de protection individuelle, d’une valeur de 20 millions de francs CFA. Elle est destinée à couvrir 89 000 personnes, dont 2 070 femmes enceintes et 70 020 enfants pendant 3 mois dans les districts sanitaires des régions de Mopti, Bandiagara et de Douentza y compris l’hôpital Sominé Dolo de Mopti. Cet appui de l’UNICEF vise à permettre aux structures sanitaires de poursuivre l’offre des services essentiels de santé, de nutrition, malgré les conditions particulièrement exigeantes marquées par l’insécurité persistante, les chocs climatiques récurrents et la fragilisation des services sociaux de base et les structures sanitaires à en croire les initiateurs. Selon la Représentante de l’UNICEF, la cérémonie de remise de ces kits d’urgence, est l’illustration de l’engagement commun du gouvernement du Mali et de l’Unicef à faire face aux crises et à assurer la protection des droits des enfants et des familles, y compris dans les situations les plus complexes à travers les différents programmes de coopération depuis 1960. La cheffe du bureau UNICEF a saisi l’occasion pour remercier le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du Développement (BMZ) et le gouvernement du Canada pour leur précieuse contribution et leur solidarité constante aux côtés des populations vulnérables. Elle a exhorté les structures sanitaires bénéficiaires à assurer le rapportage régulier des résultats atteints sur le terrain avant de réaffirmer l’engagement indéfectible de l’UNICEF aux côtés des autorités administratives, des partenaires humanitaires et des communautés, afin de continuer à apporter un appui technique et financier aussi longtemps que les besoins l’exigeront. Le représentant du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra a remercié le généreux donateur des kits d’urgence qui viennent à point nommé au regard de la situation humanitaire dans les régions. Il a rappelé que selon le rapport de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM), de septembre 2025, les régions de Mopti, Bandiagara et Douentza comptent plus de 128 187 personnes déplacées internes dont 30 765 enfants sur un total national estimé à 414 524 dans le pays, une situation à laquelle s’ajoute les conséquences des récentes attaques d’avril et de mai 2026. Ces équipements médicaux et médicaments essentiels génériques, les kits d’urgence et les équipements de protection individuelle destinés aux personnels de santé, selon M. Théra permettront de renforcer les capacités opérationnelles des structures de santé et des services sociaux afin d’assurer une meilleure prise en charge médicale des populations affectées. Il a invité les structures bénéficiaires à faire un usage responsable, transparent et efficace des kits afin qu’ils profitent pleinement aux populations qui en ont plus besoin. DC/KM (AMAP)

Météo : Alerte à une vague de chaleur intense sur l’ensemble du pays du 13 au 18 mai 2026

Bamako, 12 mai (AMAP) L’agence nationale Mali-Météo a émis une alerte concernant une vague de chaleur qui devrait affecter l’ensemble du territoire malien du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026, avec des températures maximales attendues entre 40°C et 47°C. Selon les prévisions diffusées par Mali-Météo, ces conditions thermiques extrêmes concerneront toutes les régions du pays durant cette période de six jours. « Alerte vague de chaleur sur l’ensemble du pays du 13 au 18 mai 2026 avec des températures maximales entre 40°C et 47°C », indique le service météorologique national. Les populations sont invitées à suivre les recommandations habituelles en période de forte chaleur, notamment une hydratation suffisante et une limitation des expositions prolongées au soleil. Cette alerte intervient alors que le pays fait régulièrement face à des pics de chaleur en cette période de l’année, avant l’installation effective de la saison des pluies. OS/KM (AMAP)

Tenenkou : les épreuves anticipées du DEF 2026 ont débuté ce mardi

Tenenkou, 12 mai (AMAP)  Les épreuves anticipées du Diplôme d’études fondamentales (DEF), session de juin 2026, ont débuté ce mardi à Tenenkou avec les épreuves d’éducation physique et sportive (EPS), a constaté l’AMAP. Les compétitions se sont déroulées au stade Afourou Gourdo Djigande sous la supervision du représentant du Directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP). Au programme figuraient les courses de 100 et 80 mètres, le saut en longueur ainsi que le lancer de poids. Au total, 170 candidats du centre d’examen de Tenenkou prennent part à ces épreuves en vue de l’obtention du DEF. Située dans la Région de Mopti au Centre du Mali, la ville de Tenenkou est l’un des centres éducatifs importants du Delta intérieur du Niger. Malgré les défis liés à l’enclavement et au contexte sécuritaire, les autorités éducatives et administratives poursuivent les efforts pour assurer le bon déroulement des activités scolaires et des examens. AS/CMT (AMAP)

MENEFP : Remise de huit nouveaux véhicules, financés par le FIDA, au projet FIER II

Bamako, 12 mai (AMAP) Le ministre de l’entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck a reçu, mardi, des mains de la Directrice pays du fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA) au Mali, N’Daya Belchicka, les clés de huit nouveaux véhicules, pour le compte du deuxième projet de formation professionnelle, insertion et appui à l’entreprenariat des jeunes ruraux (FIER II), a constaté l’AMAP. Ces véhicules , financés par le FIDA à hauteur de 200. 000.000F CFA environ, est remboursable par le Gouvernement de la République du Mali, à travers des échéances. Dans son intervention, Mme le ministre Mme Oumou Sall Seck a remercié la directrice du FIDA pour son engagement et sa détermination qui a permis d’accélérer la procédure. « Ce matin, nous avons reçu ces 8 véhicules des mains de la  directrice pays du FIDA que nous avons remis au coordinateur et qui pourra désormais rendre opérationnel le projet FIER II », a-t-dit. Le ministre de l’entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a rappelé que l’objectif recherché, est de pouvoir rendre plus international le projet FIER II.  « Comme vous le savez, c’est un projet qui concerne 60 000 jeunes dans huit régions du pays et dans les zones rurales », a précisé Mme Oumou Sall Seck. Elle a ajouté que « c’est un projet qui bénéficiera à 40 % de ces 60 000 jeunes en termes de femmes et aussi 2 % de personnes en situation de handicap. C’est pour dire que c’est un projet qui tient compte des réalités et des besoins dans les zones rurales ». « Ces 8 véhicules ont coûté presque 200 millions de francs CFA, donc il est important de le signaler. L’occasion de remercier aussi les Autorités. C’est une volonté, c’est un projet qui intègre la vision de Son Excellence, le président de la Transition le général d’armée Assimi Goita, le chef du gouvernement, et qui ont fait du capital humain la base, le socle de tout ce que le gouvernement fait en termes de développement humain, de développement tout court et de renforcement des capacités. Comme le nom l’indique bien, FIER s’occupe de la formation professionnelle des jeunes ruraux, de leur insertion dans l’entrepreneuriat », a rappelé le ministre Oumou Sall Seck. « C’est à avec un grand plaisir que le FIDA accompagne le gouvernement du Mali et aujourd’hui, est un jour, important parce que nous avons remis ces huit véhicules qui font permettre la mise en œuvre sur tout le territoire du pays du projet FIER II, qui est un projet d’une importance capitale et qui est centré sur l’entreprenariat, la jeunesse ainsi que la formation. Donc, c’est un partenariat que le FIDA apprécie », a fait savoir la Directrice pays FIDA au Mali. Qui a remercié le gouvernement du Mali pour son accompagnement constant aux cotés des populations. ST/KM (AMAP)

Crise au Sahel : Prières du pape Léon XIV pour le Mali et le Tchad, après les récentes attaques terroristes

Bamako, 12 mai (AMAP) Le pape Léon XIV a exprimé dimanche son inquiétude face à la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel, notamment au Mali et au Tchad, à la suite de récentes attaques terroristes ayant fait plusieurs dizaines de morts, a appris l’AMAP de Vativan News. À l’issue de la prière du Regina Caeli depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le souverain pontife a déclaré avoir « appris avec inquiétude les informations faisant état d’une recrudescence de la violence dans la région du Sahel, en particulier au Tchad et au Mali ». Le pape a assuré « les victimes de [ses] prières » et exprimé sa « solidarité envers tous ceux qui souffrent », appelant également à la cessation des violences et à la reprise des efforts en faveur de la paix et du développement. « Je souhaite que toute forme de violence cesse et j’encourage tous les efforts en faveur de la paix et du développement dans cette terre qui m’est chère », a-t-il affirmé. Ces derniers jours, des groupes jihadistes ont attaqué plusieurs villages, notamment dans la région de Mopti, dans le centre du pays, faisant plusieurs morts, selon les informations rapportées par Vatican News. Au Tchad, le gouvernement a décrété le 7 mai l’état d’urgence pour une durée de vingt jours dans la province du Lac, dans l’ouest du pays, après deux attaques attribuées à des jihadistes de Boko Haram ayant causé la mort de plusieurs soldats et fait plusieurs blessés. Le Mali et le Tchad sont confrontés depuis plusieurs années à des violences armées, menées par des groupes jihadistes opérant dans la région du Sahel. Les attaques contre les populations civiles et les forces de sécurité se sont multipliées ces derniers mois, accentuant les préoccupations sécuritaires dans la région. OS/KM(AMAP)

Souleymane Cissé : Un grand cinéaste Malien qui a su combiner tradition et modernité

Bamako, 12 mai (AMAP) Souleymane Cissé, affectueusement appelé par les siens Solo, est un grand cinéaste Malien. Il est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’Etalon du Yennenga du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987. Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011 le Grand Prix Hommage au 7e Festival International du Film Black de Montréal. Ce prix lui a été décerné pour l’ensemble de son œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie du cinéma en général et au milieu du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui estimait, à cette occasion que « Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d’Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l’honore. » Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l’Etalon de Yenenga au Fespaco seront mieux accueillis. Mais c’est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui le révélera enfin au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel. Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009,  a été présenté en sélection officielle au 62e Festival de Cannes en 2009. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l’une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n’avais pas réalisé qu’un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté. Le 17 mai 2023, à Cannes, lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéaste pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’Etalon du Yennenga a possédé son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capitale burkinabé. Né le 21 avril 1940  à Bamako, Souleymane Cissé fréquente l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envole pour  Moscou (ex-URSS) et l’Institut des Hautes Etudes Supérieures de la Cinématographie de Moscou (VGIK). Il revient au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service Ciné­matographique du Ministère de l’Information du Mali (SCINFOMA) le récupère comme cameraman, reporter. En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour les projections publiques. Ces films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain. Il nous avait raconté récemment que « Ma vie, c’est le cinéma, mon père est née en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis allé à l’école en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique. » Il explique avoir compris, dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art. Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d’être élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National du Mali ; Officier de l’Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Pour rappel, à seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou au Burkina Faso, où il devrait présidé le jury de la catégorie rein de long-métrage de fiction que nous apprenons le décès brutal du grand réalisateur Souleymane Cissé, le 19 février 2025 à Bamako. En effet, il venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada, USA en 2025 et 2023. YD/KM (AMAP)

Kangaba : Le préfet sensibilise les candidats du lycée public

Kangaba, 11 mai (AMAP) – Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné d’une délégation composée notamment du maire, du commissaire de police et du commandant de brigade de la gendarmerie, a effectué une visite de sensibilisation au Lycée public de Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette deuxième visite de l’année scolaire vise à prodiguer des conseils aux élèves de terminale et à leur souhaiter plein succès aux examens de fin d’année. Les autorités administratives et sécuritaires ont insisté sur le travail personnel, la sérénité et le rejet de la fraude durant les épreuves. Elles ont également rassuré les candidats sur les dispositions sécuritaires prises autour des centres d’examen. Le personnel enseignant, le syndicat des enseignants et le proviseur ont salué cette initiative en faveur de l’éducation et de l’accompagnement des élèves. SD/CMT (AMAP)

Kéniéba : huit morts et plusieurs blessés dans un accident sur la RN24

Kéniéba, 11 mai (AMAP) – Un grave accident de la circulation survenu lundi matin à Badala, localité située à quatre kilomètres de Tambafinia dans la Commune rurale de Guéné-Goré, à 71 kilomètres de Kéniéba, a fait huit morts, 17 blessés graves et 13 blessés légers, a constaté l’AMAP. L’accident s’est produit entre 8h et 9h. Une remorque benne, chargée de ciment et transportant plus de quarante hommes, en provenance de Kéniéba pour Bamako, s’est renversée sur la Route nationale 24. Alertées, les autorités communales de Guéné-Goré, conduites par le 1er adjoint au maire, Albert Koly Cissé, et le secrétaire général de la mairie, Mady Diabaté, se sont rendues sur les lieux en liaison avec le maire Batouba Sissoko. Informé de la situation, le préfet du Cercle de Kéniéba, Daouda Diarra, a aussitôt saisi la Brigade territoriale de gendarmerie ainsi que le Centre de santé de référence (CSRéf), qui ont dépêché des équipes pour les secours et les constats d’usage. Selon les premiers éléments recueillis, le chauffeur du véhicule a pris la fuite et demeure introuvable. Les autorités pointent notamment le non-respect des règles de transport à travers le transport mixte, formellement interdit, ainsi que l’état de dégradation avancée de la RN24, particulièrement sur le tronçon Kita-Kéniéba. MFS/CMT (AMAP)

Région de Bandiagara : Deux ministres au chevet des populations endeuillées suite à des attaques

Bandiagara, 11 mai (AMAP) Une importante délégation gouvernementale conduite par le Ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, accompagnée du ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, s’est rendue ce lundi à Bandiagara,  pour apporter la compassion et le soutien du président de la Transition et de toute  la Nation aux populations victimes des récentes attaques terroristes, a constaté l’AMAP. Cette visite intervient à la suite des attaques meurtrières perpétrées contre les villages de Kori-Kori, dans le cercle de Bandiagara, et de Gomossogou, dans le cercle de Diallassagou. Ces actes barbares ont causé plusieurs pertes en vies humaines et plongé de nombreuses familles dans le deuil. Dans la salle de conférence du Gouvernorat, la délégation ministérielle a rencontré les populations. La cérémonie a débuté par une minute de silence observée en mémoire des victimes civiles et militaires tombées lors des récents évènements. Après le mot de bienvenue du Maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, le Gouverneur de la Région, le Colonel Olivier Diassana, a rappelé les circonstances dramatiques des attaques avant de dénoncer des actes visant à semer la peur, la division et à fragiliser le tissu social. Il a salué la résilience, le patriotisme et l’esprit de solidarité des populations de la région. Le Gouverneur a également mis en avant les efforts entrepris par le département en charge de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale à travers l’Équipe Régionale d’Appui à la Réconciliation, tout en réaffirmant l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité pour la protection des personnes et de leurs biens. Prenant la parole, le Ministre d’État, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, a exprimé la compassion et la solidarité des plus hautes autorités du pays envers les familles endeuillées. Il a souligné que ces tragiques évènements touchent l’ensemble de la Nation malienne. Selon lui, les ennemis du Mali cherchent, à travers ces attaques criminelles, à opposer les populations aux autorités et à briser l’unité nationale. Il a ainsi invité les Maliens à renforcer leur union, leur solidarité et leur attachement à la patrie afin de relever ensemble les défis sécuritaires du moment. Le Ministre d’État a également insisté sur l’importance de la présence de l’État dans toutes les localités, avant d’évoquer les efforts engagés par les autorités dans les domaines de la sécurisation, de la paix, de la réconciliation et de la cohésion sociale. Au cours des échanges, les représentants des villages touchés ont exprimé leurs souhaits de voir leurs localités sécurisées davantage, afin de pouvoir reprendre sereinement leurs activités quotidiennes. Au nom des plus hautes autorités du pays, la délégation a remis aux populations victimes une assistance composée d’une enveloppe de 20 millions de francs CFA, de 25 tonnes de mil et de 25 tonnes de riz. OG/KM (AMAP)

Mopti : Le Kanaga, un Orchestre national qui a vibré, durant des décennies, au rythme de la culture malienne

Mopti, 12 mai (AMAP) L’orchestre national « le Kanaga de Mopti » fait partie des grandes formations musicales qui ont marqué la vitalité musicale du pays depuis les années d’indépendance au grand bonheur des mélomanes avec une contribution significative dans la promotion du patrimoine culturel, a constaté l’AMAP. Si beaucoup d’orchestres nationaux ont disparus au fil des année, le Kanaga un des rescapés, fait face  aujourd’hui à l’épreuve du temps. Pour nous imprégner davantage de son passé, le septuagénaire Mamadou Kébé, un des premiers membres de cet orchestre mythique depuis sa création nous donne ses éclairages. Parcours de l’orchestre Symbole de notre patrimoine culturel et artistique, le groupe selon lui, composé d’une dizaine de membres dirigé à sa création par le trompettiste, chanteur, Sory Bamba a connu plusieurs mutations. Il a, comme beaucoup de formations musicales vu le jour, au lendemain de l’accession de notre pays à sa souveraineté nationale et internationale et à la faveur de l’instauration des semaines de la jeunesse. Tout est partie d’un groupe de « Goumbé » une danse traditionnelle de la Côte d’Ivoire dont Sory Bamba était le principal animateur à Mopti. A sa transformation en groupe de musique moderne, il a d’abord été appelé  Orchestre instrumental de Mopti, ensuite le  « Bani-Jazz » en hommage au fleuve nourricière de la cité le Bani, puis en 1966, il sera baptisé orchestre régional de Mopti. C’est en 1970 que l’orchestre monte en scène avec un riche répertoire dont le morceau intitulé « Kanaga-yé » un hommage au masque le plus représentatif et le plus populaire des Dogons (le « Kanaga ») devient le plus captivant. Le nom de ce titre d’une excellente composition à tout point de vue, qui a fait le bonheur du monde discographique et sur les antennes de la radio nationale restera collé au groupe et deviendra son nom (Orchestre Kanaga de Mopti), témoigne Mamadou Kébé. Le Kanaga, symbole de la renaissance culturelle Après cette période glorieuse, suite à des difficultés, l’orchestre connaîtra une hibernation des activités. C’est en 1976 sous l’impulsion du gouverneur d’alors de la région,  Diby Syllas Diarra, que l’orchestre fait sa renaissance. Symbole de la diversité culturelle, le Kanaga fait de son credo la promotion des rythmes et mélodies des peuples du delta du fleuve Niger entre autres, Dogons, Peuls, Bozo, Songhaï, Bambaras. En plus de ses activités d’animation de la scène publique, dans un rôle d’ambassadeur pour le rayonnement de notre culture, le Kanaga a participé, à plusieurs concours de musique au niveau national et sous régional. Lauréat des Biennales Artistiques et Culturelle de la Jeunesse du Mali : 1978, 1980 et 1982, ces prix lui ont permis d’accéder à la catégorie d’Orchestre National. En 1980, il est aussi lauréat du premier Festival de Musique Moderne de la Zone II organisé à Dakar. Cette compétition avait réuni les pays comme le Sénégal, le Mali, la Guinée, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et la Sierra Leone. Autres grands rendez-vous culturels : En 1987, l’Orchestre Kanaga de Mopti a participé à l’animation de la Foire internationale de Rennes en France, le 4 août de la même année, aux festivités de l’Anniversaire de la Révolution du Burkina Faso à Ouahigouya, un pays avec qui la région de Mopti partage une importante bande frontalière. En 1991, il participe à la 7ème Foire Régionale de Djibo (Burkina Faso), et représente la région au 15ème anniversaire de la coopération d’Ille-et-Vilaine (France) – Mopti, et animé des concerts dans plusieurs établissements scolaires français. Lauréat en 2001 du concours d’orchestre de l’unique édition de la semaine nationale des arts et de la culture (SNAC), le Kanaga sillonnera le pays avec ce riche répertoire. En 2003, il fait partie des groupes qui ont représenté le Mali, pays invité au Folklife Festival organisé par Smithsonian Center à Washington, aux Etats-Unis. La sortie de plusieurs albums éponymes au style moderne avec des titres dansants et qui continuent de séduire le public comme Gambari, Saré Mabo, Kulukutu et Ndo Ndo mettent en lumière l’écriture des plus belles pages de la musique malienne sur un fond d’arrangement tradi-moderne par le Kanaga. Plusieurs fiertés de la musique africaine y sont passés par là notamment Kanté Mafila, Koko Dembélé, Fousseyni Maiga dit Jimmy batteur percussionniste.   L’orchestre Kanaga n’est pas resté en marge de la tempête des années 1980, marquant le début du déclin des orchestres modernes du Mali suite à l’exil de nombreux talents. Le groupe a enregistré le départ pour une carrière solo de Kanté Mafila et de Sory Bamba en Côte d’Ivoire devenue une plaque tournante musicale dans la sous-région. Du départ de Sory Bamba à nos jours plusieurs personnalités ont eu à diriger l’équipe comme chef d’orchestre notamment, Bamoye Daou, Kayamé Diarra dit Peza, Mamadou Zantiki Traoré, Papa Koné et actuellement Demba Koné. De nos jours, l’orchestre est à la croisée des chemins avec de nombreux défis qui ont pour nom le manque de matériels, de musiciens avec en toile de fond la disparition de la section vent qui était une force tangible du Kanaga. Au regard de la renaissance de la biennale artistique et culturelle de notre pays et la nostalgie des bals poussières, il est opportun de redonner vie à nos grands orchestres, symboles de souveraineté culturelle et artistique et assurer à leurs sociétaires un plan de carrière attractif. DC/KM (AMAP)