Bankass : Dix personnes tuées et des habitations incendiées à Kourkanda
Bankass, 12 mars (AMAP) Dix personnes ont été tuées et des habitations incendiées par des hommes armés non identifiés, lundi, à Kourkanda, localité située dans le Cercle de Bankass, Région de Mopti (Centre), vers la frontière avec le Burkina Faso, a appris l’AMAP mercredi de sources concordantes. Les mêmes sources déclarent que les assaillants, à motos, ont attaqué le village vers 19H 30 e, faisant 10 morts avant de mettre le feu aux habitations et disparaître dans la nature. Nos sources ne précisent pas s’il y a des blessés, ni la direction prise par les assaillants après leur forfait, encore moins leur motivation ou encore le déploiement des forces de défense dans la zone pour retrouver les terroristes et protéger les populations. Le Centre du Mali est devenu, depuis 2015, le théâtre de grandes violences ayant fait plusieurs victimes civiles et militaires et de nombreux dégâts matériels avec l’apparition d’un groupe jihadiste dirigé par le prédicateur Amadou Koufa qui a rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda. KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 11 mars 2020
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 mars 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 29 octobre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali, la Banque Africaine de Développement et le Fonds Africain de Développement, relatif au Projet d’Aménagement de la route Transsaharienne (RTS-phase 2-Section Bourem-Kidal). Des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Bamako, le 29 octobre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Fonds Africain de Développement, en vue du financement du Projet d’Aménagement de la route Transsaharienne (RTS-Phase 2-Section Bourem-Kidal). Par le premier Accord, la Banque Africaine de Développement et le Fonds Africain de Développement accordent au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 23 millions 140 mille Unités de Compte, soit 18 milliards 257 millions 112 mille 9 cents francs CFA environ. Par le second Accord, le Fonds Africain de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 8 millions 460 mille Unités de Compte, soit 6 milliards 674 millions 813 mille 100 francs CFA environ. Les prêts sont destinés au financement de la construction de la route Transsaharienne au Mali. La réalisation de cette route facilitera la circulation des personnes et de leurs biens. Des projets de texte relatifs à la ratification de la Convention financière, signée à Bamako, le 27 novembre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société CASSA DEPOSITI E PRESTITI S.p.A, pour le financement de la Brigade verte pour l’emploi : « Projet d’Aménagement de 3 000 ha dans les Régions de Kayes et de Nioro du Sahel ». Dans le cadre de la réalisation de ce projet, la Société CASSA DEPOSITI E PRESTITI S.p.A met à la disposition du Gouvernement de la République du Mali, un montant maximum de 9 millions d’Euros, soit 5 milliards 903 millions 613 mille francs CFA. Le projet contribuera à la sécurité alimentaire, au renforcement de la résilience dans les zones affectées par la désertification et à la gestion durable des ressources naturelles. Il permettra également de procurer des revenus aux jeunes, aux familles démunies et aux migrants de retour. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION Sur le rapport du ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du Schéma local d’Aménagement du Territoire 2019-2038 du Cercle de Kadiolo, Région de Sikasso. La mise en œuvre du schéma approuvé permettra entre autres : de réduire les disparités géographiques et socioéconomiques entre les Communes du Cercle ; de favoriser l’émergence de zones économiques axées sur des pôles de développement agro-sylvo-pastoraux ; de promouvoir la gestion concertée de l’espace territorial du Cercle à travers la répartition équitable des infrastructures et équipements sociaux de base ; de valoriser les potentialités naturelles, socioéconomiques et culturelles existantes du Cercle ; d’améliorer le cadre de vie à travers des investissements créateurs d’emplois et de richesses. L’approbation du Schéma local d’Aménagement du territoire du Cercle de Kadiolo s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de Gouvernance Locale Démocratique. AU TITRE DU MINISTERE DU DIALOGUE SOCIAL, DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Sur le rapport du ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le taux mensuel de l’indemnité de résidence allouée au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Procès-verbal de conciliation, signé le 18 mai 2019, entre le Gouvernement et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016. L’octroi de cette indemnité s’inscrit dans le cadre de l’apaisement du climat social. AU TITRE DU MINISTERE DES DOMAINES ET DES AFFAIRES FONCIERES Sur le rapport du ministre des Domaines et des Affaires foncières, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi domaniale et foncière. La gestion domaniale et foncière au Mali connait de nombreuses difficultés dont : la multiplicité des acteurs et des titres de propriété ; l’occupation anarchique du domaine public ; l’insuffisance de la publicité lors de la procédure d’immatriculation ; les difficultés d’application de certaines décisions de justice. Le projet de loi adopté apporte un certain nombre d’innovations entre autres : la possibilité donnée au ministre chargé des Domaines d’annuler à tout moment, toute attribution faite dans le domaine public sans déclassement préalable ; la suppression de la concession rurale comme mode d’attribution des terrains du domaine privé immobilier de l’Etat ; la limitation de la cession directe aux parcelles à usage d’habitation ; la constatation des droits coutumiers conformément aux dispositions de la loi sur le foncier agricole ; l’insertion d’un titre dédié au cadastre ; la création du Guichet unique du foncier ; l’amélioration de la publicité foncière et son adaptation aux réalités socioculturelles ; le recours à l’action récursoire contre les agents fautifs ; la primauté accordée à la première immatriculation régulière en cas de double immatriculation d’un même immeuble ; la reconnaissance de la validité des titres précaires donnés par l’Administration avant l’adoption de la présente loi, ce, jusqu’à leur transformation en titre foncier ; la fixation d’un délai de dix (10) ans pour la transformation des titres provisoires en titres fonciers en milieu urbain.
Mali : Le rapport de l’ONU souligne des accointances entre la CMA et les terroristes
Bamako, 11 mars (AMAP) Le Groupe d’experts des Nations unies déclare que les postes avancés et les bases militaires à Tombouctou et à Ménaka de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) « illustrent clairement sa stratégie de coexistence avec les groupes terroristes et sont des vecteurs clefs de son expansion ». Dans son rapport à mi-parcours, en date du 28 février dernier, les experts onusiens confirment ainsi que les ex-rebelles continuent de pactiser avec les groupes terroristes qui avaient lreurs alliés, en 2012, pour occuper les Régions dans le Nord du Mali. Les experts, dans le document de 43 pages, transmis au Conseil de sécurité de l’ONU, le 28 février dernier, souligne le retrait de la CMA de l’alliance des groupes armés destinée à combattre le terrorisme et à reprendre le contrôle du terrain perdu d’abord face au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et, ensuite, la «Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique». Courant 2019, le général El Hadji Ag Gamou avait convié à Bamako les chefs des principaux groupes armés pour mettre cette alliance en place. Après avoir adhéré à l’initiative, la CMA a poursuivi sa propre stratégie de coexistence avec les terroristes. Une façon pour la coordination d’étendre et maintenir son emprise sur les plans politique et de la sécurité hors la Région de Kidal, sans solliciter excessivement son appareil militaire limité à environ 2 500 hommes. C’est ainsi que dans la Commune de Talataye (Gao), développent les experts, la « CMA a imposé sa présence au MSA-D après une série d’actes terroristes revendiqués par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), qui ont contraint les fractions Daoussak soutenant le Mouvement à négocier et à accepter le retour des adeptes parmi elles de la Coordination et leurs chefs politiques ». La CMA s’est adossée à ce même groupe et à la Province d’Afrique de l’ouest de l’État islamique pour étendre ses tentacules dans les Régions de Tombouctou, de Gao et de Ménaka, où certains soutiens du GATIA ont assassinés. Les experts font, également, remarquer que la perte progressive de contrôle territorial et d’influence de la part du GATIA dans la région du Gourma, ainsi que de l’alliance GATIA/MSA dans les régions précitées, coïncide également avec une pression de plus en plus grande exercée sur les armées nationales (Mali, Burkina Faso et Niger). L’axeGao-Ansongo-Labézanga, voie commerciale majeure reliant Gao au Niger, traditionnellement contrôlée par des milices locales affiliées à la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance, serait à présent sous le contrôle de la « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique ». De quoi renforcer la capacité de nuisance de ce groupe terroriste dans la zone des trois frontières A coup d’attaques barbares, ces terroristes ont contraint les Forces armées maliennes (FAMa) à abandonner certaines bases. Et ces retraits ont «servi à justifier l’extension constante de la présence de la CMA dans le secteur de Gourma et la Région de Ménaka », selon les experts qui ajoutent que, dans le même temps, les chefs traditionnels et militaires Imghad et Daoussak ont été nombreux à changer d’allégeance en 2019, passant du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et du MSA au Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA). Ce dernier, dans des communiqués officiels, a ouvertement fait savoir « qu’adhérer au Haut-Conseil protégerait les populations contre le terrorisme». Aussi, « les postes avancés et les bases militaires à Tombouctou et à Ménaka de la CMA illustrent clairement sa stratégie de coexistence avec les groupes terroristes et sont des vecteurs clefs de son expansion ». En particulier, celles de Foïta et de Tinfadimata, situées respectivement aux frontières avec la Mauritanie et le Niger. Depuis 2015, la base de Foïta est suspectée de s’être mise en contact avec des groupes terroristes armés basés dans la forêt de Ouagadou, dans la zone de Méma et dans le Centre du pays. Et de multiples sources ont rapporté aux experts qu’elle avait servi de base arrière ou apporté un soutien aux raids contre les bases des FAMa à Nampala, Dioura et Soumpi. Bah Ag Moussa, qui a mené l’attaque contre Dioura, aurait été accueilli plusieurs fois à Foïta. Aussi, Hamza Ag Iyad, le fils de Iyad Ag Ghali, se serait rendu fréquemment dans la zone de Nampala. Quant à la base de Tinfadimata, elle sert de centre militaire au HCUA dans la Région de Ménaka. Le Groupe d’experts enquête, actuellement, sur la façon dont cette position a récemment servi de base arrière au cours d’attaques contre les forces militaires et de sécurité du Mali et du Niger. Aussi, en juillet 2019, la CMA a mis en place un poste de contrôle sur la route RN20 à Inhagana, à 30 kilomètres à l’est d’In-Délimane. Ce poste est sous le commandement d’un certain « Alwayjam », ex-membre du Mujao et qui était soupçonné de commander une grande « ferka »ayant mené plusieurs attaques dans la région d’In-Délimane. La CMA n’a toujours pas apporté de démenti à ces incriminations. Approché par nos confrères de Studio Tamani, son président, Sidi Mohamed Ould Sidati, a annoncé la « mise en place d’une commission pour analyser le rapport ». ID/MD (AMAP)
Les gouverneurs des régions frontalières du Liptako-Gourma discutent stabilisation de l’espace commun
Bamako, 11 mars (AMAP) La deuxième rencontre des gouverneurs des régions de la zone des trois frontières (Mali- Burkina- Niger) se tient, du 10 au 12 mars, à Bamako, sous le thème de «La stabilisation de la Région du Liptako-Gourma»m avec comme objectif de formaliser ce cadre de concertation. La rencontre est organisée par le secrétariat exécutif de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG), avec le soutien du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) et le Groupe danois de déminage (DDG). La cérémonie d’ouverture des travaux a présidée hier par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Haminy Belco Maiga, en présence du secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, Oua Seydou. Dans son allocution, celui-ci a indiqué que grâce au partenariat entre l’ALG et le système des Nations unies, ainsi que d’autres partenaires, plusieurs opportunités s’offrent désormais à son institution, pour une meilleure implication des autorités administratives frontalières et des élus locaux. Ce, a poursuivi Oua Seydou, « pour faire face aux menaces transnationales multiformes, aux défis humanitaires et ceux liés au développement qui se posent avec acuité dans l’espace du Liptako-Gourma, encore appelé la zone des trois frontières ». Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet du ministre en charge de l’Administration territoriale, Haminy Belco Maiga, a souligné que de multiples initiatives de stabilisation sont en cours dans chacun des États membres de l’espace ALG. « Malgré tout, a-t-il-tempéré, les solutions aux problèmes de cette zone doivent être aussi trouvées dans une dynamique de coopération transfrontalière à tous les niveaux où cela est possible ». «D’où l’attention toute particulière que les autorités politiques des trois États membres de notre organisation sous régionale accordent à votre initiative de créer un cadre de concertation transfrontalier formel et pérenne», a déclaré le chef de cabinet. Le représentant du PNUD, Jo Scheuer, a souligné que selon les chiffres officiels, en 2019, environ 90% des fatalités au Mali ont eu lieu dans les régions du Liptako-Gourma (Mopti, Gao, Tombouctou et Ménaka). D’autres chiffres aussi alarmants, publiés en janvier dernier, a ajouté M. Scheuer, indiquent « que plus de 1.200 écoles sont fermées au Mali dont la grande partie se trouve dans la Région de Mopti ». Et le diplomate onusien de rappeler que la détérioration de la situation dans cette zone a fait l’objet de discussions au niveau des chefs d’États à Pau, en France. Au nom du Conseil danois pour les réfugiés, Malek Akchour, a salué l’initiative de cet espace qui constitue, selon lui, un outil formidable pour l’accompagnement des dynamiques transfrontalières en matière de sécurité et de développement. Mercredi s’ouvre, à Bamako, la réunion des ministres en charge de l’Administration territoriale des pays membres de l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako- Gourma. AT/MD (AMAP)
Agriculture : Le FIDA prépare son nouveau programme au Mali
Bamako, 11 mars (AMAP) La formulation nouveau Programme d’option stratégique (COSOP) du Fonds international de développement agricole (FIDA-Mali), a été lancée, mardi, lors d’un atelier qui va aussi identifier les axes stratégiques sur lesquels le FIDA concentrera son appui au Mali. Cette rencontre visait à présenter les résultats préliminaires des études et analyses, notamment l’analyse des politiques sectorielles de développement et l’analyse de la pauvreté et vulnérabilité. Il s’agissait, également, pour les participants d’identifier les domaines prioritaires d’intervention du FIDA au Mali pour la période 2020-2024, tout en assurant leur alignement sur les priorités nationales conformément au Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable au Mali (CREDD) ainsi qu’aux autres politiques nationales. Le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a indiqué que le FIDA a commencé ses opérations au Mali en 1982. Il a mis en œuvre 16 projets et programmes dont 12 ont été clôturés, 1 en phase de démarrage et 3 en cours d’exécution. Le coût du financement de ces projets s’élève à environ 348 milliards de Fcfa, dont 114 milliards de Fcfa sous forme de prêts et de dons à des conditions particulièrement favorables. La contribution de l’Etat malien correspond à environ 43 milliards de Fcfa, soit 13%, celle des cofinancements internationaux à environ 123 milliards de Fcfa, soit 38% et celles des cofinancements nationaux (bénéficiaires) à 17 milliards de Fcfa, soit 5%. Moulaye Ahmed Boubacar a insisté sur un nouveau projet qui permettra de donner du travail aux jeunes. Pour lui, le secteur agricole contribue pour 40% au Produit intérieur brut (PIB) et occupe près de 80% de la population, en majorité des exploitations familiales avec moins de 5 hectares et peu équipées. « Les potentialités du secteur sont importantes mais restent insuffisamment valorisées », a-t-il dit. Pour sa part, la représentante spéciale des Nations unies, M’baranga Gasarabwe, a rappelé les principes du nouveau projet qui sont, entre autres, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes, la durabilité et la résilience, ainsi que la responsabilité et la redevabilité. «Le nouveau COSOP devra définir les domaines d’intervention stratégique du Mali et identifier les opportunités majeures d’investissement du FIDA pour les cinq prochaines années. Ce, pour un impact significatif sur la réduction de la pauvreté et la transformation du monde rural», a indiqué Mbaranga Gasarabwe. De son côté, le représentant du FIDA, Pascal Kaboré, a détaillé les caractéristiques du nouveau programme parmi lesquelles on peut citer l’examen de la pertinence de l’intervention du FIDA en lien avec son mandat, l’identification, les demandes de complémentarité avec les partenaires techniques et financiers et le renforcement de la responsabilité. Le ministre de l’Agriculture avait à ses côtés, ses collègues de l’Emploi et de la formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé et de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et moyennes entreprises et de l’Entreprenariat national, Safia Boly MFD/MD (AMAP)
Encombrement du marché rail-da : Le chaos fait de la résistance
Reportage de Lassana NASSOKO Bamako, 11 mars (AMAP) Il est environ 11 heures. Un soleil sans chaleur jette ses rayons blafards sur le marché rail-da. Les panneaux de signalisation viennent de se mettre au vert. Difficile de circuler pour toutes ces voitures et motos. Le centre commercial de Bamako est devenu un véritable capharnaüm. Manque d’espaces. Affluence monstre et permanente. Comme illustration de ce chaos, le marché rail-da affiche son désordre, sa saleté et sa promiscuité jusque sous les murs du bâtiment … de l’Assemblée nationale ! Les passages sont obstrués par un entassement de marchandises, de personnes et d’engins. Des klaxons stridents mixés à des décibels de voix, nombreuses et furieuses, se font aussitôt entendre. Dans les rangs, grande impatience. On exige la fin immédiate de scène qui tire en longueur. Un policier élancé, le front en sueur, tente de débloquer la situation, sifflet à la bouche. Il multiplie, avec automatisme, gestes et menaces verbales afin de restaurer l’ordre. Mais en vain. « Allons-nous enfin bouger ! Pourquoi cet embouteillage forcé ? », crie un homme trapu, à califourchon sur sa moto. Entre la maison des artisans de Bamako (communément appelé artisanat), l’Institut national des arts (INA), et l’Assemblée nationale, la grande mosquée, des vendeurs de toutes sortes ont élu pis racine sur la route. Se frayer un chemin relève de l’impossible. « On a mal compris la notion de chose publique dans ce pays. On se permet de faire n’importe quoi. On a tout sacrifié au profit de l’argent. Si je ne me trompe, les textes interdisent que des gens envahissent ainsi l’espace public. J’aimerais bien comprendre l’inertie des autorités face à cette pagaille qui va crescendo », s’insurge un vieil homme, irrité par ce vacarme et cette anarchie. Selon lui, il n’y a pas d’atermoiements : il faut vite prendre des mesures draconiennes pour faire du marché rail-da un espace attrayant. Au même moment, un portefaix habillé en maillot de football, s’indigne à son tour. « C’est quoi ça ? Ne peut-on pas me laisser passer ouais ! », hurle-t-il devant un groupe de vendeurs de chaussures et de vêtements. Mais, ces derniers demeurent sourds au ronronnement des moteurs dégageant une fumée suffocante et au cri de l’homme. « Aye n’a awoloma ! kèmè kèmè (venez choisir par là. Tout est à 500 Fcfa !), chantent en chœur des vendeurs pour attirer la clientèle. On se croirait à un carnaval. Certains d’entre eux battent les mains, pendant que d’autres font pleuvoir des coups frénétiques sur des tam-tams. Non loin d’eux, d’autres vendeuses occupent la voie. Chez elles, point de hurlements ou de clameurs. Des haut-parleurs, placés à même le sol à côté d’elles, leur prêtent main forte dans leur travail. « Promotion de boucles ! Seulement à 100 Fcfa », tonnent inlassablement les micros. Saran Koné est l’une d’elles. Native de San, elle vit à Bamako depuis 2016. Elle fait du nomadisme au rail-da au gré du chassé-croisé avec les policiers chargés de les faire deguérprir. « Tantôt, je m’installe près de l’INA. Tantôt, c’est derrière la grande mosquée. Car, personne n’a une place fixe ici. Il faut être matinal pour trouver où exposer ses marchandises. Si les agents de la mairie débarquent, c’est la débandade », explique-t-elle. Est-il normal de s’installer n’importe où au marché ? A cette question, notre interlocutrice répond avec un ton catégorique. « Pourquoi nous chasser ? On n’a pas où aller. Nous ne volons pas. Nous ne commettons aucun crime. Ce marché appartient à tous. Nous ne bougerons pas », fulmine Saran Koné. Prenez garde à vous ! Car, on conte mille et une histoires sur le marché rail-da, en pareilles circonstances. L’encombrement fait l’affaire des spécialistes du « deux doigts ». Pickpockets astucieux qui, à en croire certains, se faufilent dans la cohue grouillante, avant d’introduire leurs doigts dans les poches pour accomplir des larcins. Ou pire. « Quelque conducteur fou, cherchant à prendre possession du moindre espace libre pour s’extirper du lot des « bloqués », peut foncer sur la foule », explique un passant qui dit avoir été témoin d’une scène similaire. Du côté de la mairie du district de Bamako, on perçoit une rhétorique guerrière contre l’occupation illicite de grandes artères. Le directeur urbain du bon ordre et de l’environnement du district de Bamako ne transige pas. « L’arrêté 14 du mois d’août 2001 est très clair sur ce sujet. Toute installation anarchique peut entrainer des sanctions. Nous organisons, quotidiennement, des rafles sur toutes les voies afin de saisir les marchandises de ceux qui envahissent le domaine public. Pour la restitution de leurs biens saisis, les contrevenants doivent payer des amendes. Ça, c’est si la personne n’est pas récidiviste. Si c’est le contraire, nous faisons une saisie définitive de ses marchandises », renseigne-t-il. Il sait de quoi il parle : depuis l’indépendance, le tronçon du Boulevard du peuple a toujours été engorgé par des commerçants détaillants. A ses yeux, cela est dû au fait que Bamako manque d’espace. A cela s’ajoute la ruée des ruraux vers la capitale. Ces derniers, après avoir gagné quelques sous, se reconvertissent en commerçant ambulant. Réajustant par moments ses lunettes, l’agent municipal, visage ferme, reconnait que le mal a des racines bien profondes et que, jusque-là, le traitement proposé est inefficace. « Comment faire face à tel fléau avec seulement une centaine d’éléments et un seul véhicule pour tout Bamako ? », s’interroge-t-il, la voix grave. La réponse serait sans doute une solution concertée, acceptée et acceptable par tous. Nous sortons de l’opération de déguerpissement et de libération des artères principales de Bamako. Initiée en 2016 par la « gouverneur courage » Mme Aminata Kane, en collaboration avec la Mairie du district, cette opération visait : « à donner à Bamako une imagine digne de sa renommée d’antan de ville coquette et, cela, pour toujours ». A cette occasion, les forces de l’ordre et de sécurité, les services de la mairie et des engins lourds avaient été mobilisés. Mais, le chaos persiste toujours. Bamako semble, donc, loin de renouer avec la propreté promise par les autorités locales. LN/MD (AMAP)
Yorosso : Réunion du cadre de concertation sur les préparatifs des législatives
Yorosso, 11 mars (AMAP) Le préfet de cercle, Agaly Ag Inamoud Yattara a présidé mardi à Yorosso, la réunion du cadre de concertation entre l’administration et les acteurs politiques sur les préparatifs des élections législatives dont le 1er tour est prévue le 29 mars, a constaté l’AMAP. C’était en présence des sous préfets de Yorosso, Koury, Mahou et Boura , du président de la Commission Electorale Locale, Yaya Goïta, des maires, des responsables des partis politiques et des représentants de la société civile. L’objectif de la rencontre était de mettre tous les acteurs au même niveau d’information au début du processus afin de réussir des élections crédibles transparentes et acceptées de tous. Les échanges ont porté sur entre autres, le chronogramme des élections, la création et la composition de la commission de centralisation des résultats, la désignation de deux assesseurs par bureau de vote dont un de la majorité parlementaire et un de l’opposition, les imprimés pour le parrainage des candidats. Pour ces législatives du 29 mars 2020, le cercle de Yorosso compte 99 287 électeurs qui voteront dans 256 bureaux. AYG/KM (AMAP)
Banamba : Démarrage du retrait des cartes d’électeur dans le Cercle
Banamba, 11 mars (AMAP) Les opérations de retrait des cartes d’électeur ont démarré dans les neuf communes rurales du Cercle de Banamba, avec une affluence de la population dans certaines localités, a constaté le préfet Sékou Touré. M. Touré, qui s’est rendu à la mairie de la Commune rurale de Banamba, en compagnie du sous-préfet central, Yassi Diaby, était venu s’enquérir des conditions du déroulement des opérations auprès de la commission mise en place à cet effet. Après s’être rassuré sur la bonne tenue des opérations, le préfet a retiré sa carte d’électeur. Au premier jour, sur un total 91.424 cartes d’électeur, 6961 ont été retirées. Il reste 84.463 soit 7.61%. Selon la commission distribution, le retrait des cartes est individuel. Ce qui pose problème pour certaines personnes dont la mobilité est difficile. AT/MD (AMAP)
La ville de Koro accueille de nombreux déplacés du Cercle de Bankass
Koro, 11 mars (AMAP) Depuis presqu’une semaine, de nombreuses populations déplacées du Cercle de Bankass arrivent dans le cercle de Koro (Centre), a constaté l’AMAP sur place. Après la deuxième attaque d’Ogossagou, dans le Cercle de Bankass, les violences contre les villages se sont intensifiées dans le cercle, obligeant les populations à fuir vers Koro. Les populations originaires du cercle de Koro, installées depuis fort longtemps dans le Cercle de Bankass, sont en train de rejoindre en masse Koro. Elles viennent grossir le rang des déplacés dans la ville et dans les villages environnants. En véhicules, charrettes ou en tricycles, ces populations déplacées arrivent dans des conditions très pénibles et manquent de tout. Elles sont recensées par le service du développement social et de l’économie solidaire qui leur apporte un soutien multiforme pour leur permettre de s’installer. A.G, père de famille, nous dit qu’il a quitté son village de Wéla, dans l’arrondissement de Baye, Cercle de Bankass, à environ soixante kilomètres de Koro, avec ses quatre enfants et sa femme sans rien pu emporter. « Des hommes armés sont venus et ont ouvert le feu sur le village, sans défense. Chacun a cherché à sauver sa vie et celle des siens. J’ai pu sortir avec ma famille. Nous avons parcouru plus de 15 kilomètres à pied, avant d’emprunter des tricycles pour rejoindre Koro. Les assaillants ont brulé tout le village et emporté le bétail. J’ai appris que sept personnes ont été tuées », raconte-t-il. A.G est originaire de la commune de Madougou, dans le cercle de Koro et précisément du village de Naye Dogon, mais il ne connaît pas grand-chose de son village d’origine. Toute sa vie, il a vécu à Wéla. Avec l’attaque de son village, c’est la vie de sa famille qui a basculé. Comme lui, de nombreuses populations déplacées dans le Cercle de Koro ne savent plus où aller. MD (AMAP)
Mopti : L’administration reste engagée et déterminée à tout mettre en œuvre pour la réussite de tout le processus électoral (Gouverneur de région)
Mopti, 10 mars (AMAP) Le Gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé a déclaré lundi à Mopti que l’administration reste engagée et déterminée à tout mettre en œuvre pour le bon déroulement et la réussite de tout le processus électoral de 2020, a appris l’AMAP de source officielle. Le chef de l’exécutif régional a, au cours de la visite du ministre de la Sécurité, précisé que la convocation du collège électoral est intervenue dans un contexte sécuritaire marqué dans la région par une insécurité plus grandissante alimenté par la présence des groupes armés terroristes et la tension intercommunautaire entretenue par ces groupes,. Selon le Gouverneur, cette insécurité se manifeste par des attaques des postes de sécurité militaires, des villages et des hameaux, la pose d’engins explosifs improvisés, les restrictions des libertés publiques et individuelles notamment la liberté de circulation et la destruction d’infrastructures sociales de base. « Cette situation a gagné d’intensité après le retrait des postes de sécurité militaires de certaines localités stratégiques comme Dioungani, Diankabou, Yoro, Dialloubé, Sendégué, Ouo, Toguéré-Coumbé, Baye, Diallassagou et Sokoura » selon le Gouverneur qui a déclaré que tous ces faits constituent des défis à relever pour un bon déroulement et la réussite des élections. DC/KM (AMAP)

