Covid-19 au Mali : 412 patients guéris et 44 décès sur 758 cas positifs enregistrés
Bamako, 14 mai (AMAP) Quelque 412 patients sont guéris, 44 décès sur 758 cas positifs enregistrés au Covid-19 au Mali avec les 28 découverts mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 28 cas enregistrés mercredi, 5 cas ont été découverts à Tombouctou, 1 cas à Kati, 1 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas en CII, un (1) cas en CIII, 8 cas en CIV et 6 cas en CV et 6 cas CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1902 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Forte chaleur : Des pluies cette semaine dans plusieurs localités du Mali (Météo)
Bamako, 13 mai (AMAP) Dans sa prévision hebdomadaire du 11 au 17 mai 2020, le service météorologique du Mali prévoit une semaine très favorable en pluie dans des régions du pays, indique un communiqué officiel de l’Agence Mali-Météo. Selon ce communiqué diffusé par la cellule de communication du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, la répartition des pluies se fera par jour et suivant les régions. Ainsi, il est prévu aujourd’hui (mardi) des pluies dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, et le District de Bamako. Les habitants des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, et le District de Bamako doivent s’attendre à des pluies, mercredi, ainsi que jeudi. Tandis que la pluie est annoncée vendredi et samedi dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako. Il doit pleuvoir, dimanche, dans les Régions de Sikasso, Ségou et Mopti. Par ailleurs, le vent sera de direction nord-est d’intensité faible dans les Régions de Taoudénit, de Tombouctou et de Kidal et sud-ouest d’intensité modérée dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, le District de Bamako et, parfois, dans le sud de celles de Tombouctou. Les températures maximales seront comprises entre 37°c et 45°c avec les maximales dans les Régions de Kayes, Ménaka et Gao. Les températures minimales seront comprises entre 20°c et 32°c avec la moyenne qui sera enregistrée dans la Région de Taoudénit. OD/MD
Ramadan : Le « Salalawalé » ou la ronde nocturne des enfants a commencé
Par Ouka BA Diéma 13 mai (AMAP) Le « Salalawalé », pratique traditionnelle qui existe depuis des temps immémoriaux, consiste, à partir du 10e jour du mois de ramadan, pour les enfants de 8 à 15 ans, à se réunir toutes les nuits, en petits groupes séparés. Ces bandes de garçons ou de filles, se rendent dans les maisons pour demander de l’aumône à celles qu’ils appellent les ‘’déba gnoumou’’, c’est-à-dire les bonnes mères. Celles-ci, reconnues pour leur bonté et leurs largesses envers les enfants d’autrui, ont leur place réservée au paradis. Cette coutume ancestrale, qui permet de renforcer la cohésion sociale et la solidarité au sein des communautés, garde toujours ses valeurs intrinsèques dans les campagnes même si elle a moins de considération dans les grandes villes. Les filles entonnent des chansons, évoquant plusieurs fois le nom du prophète Mohamed (PSL), et sa fille Fatoumata. L’une d’entre elles, chargée du ‘’Ji doundoun’’, tapote sans cesse, à l’aide de deux bâtonnets, longs et solides, une petite calebasse renversée dans un récipient, généralement une grande calebasse, ou une bassine en plastique, remplie d’eau. De leur côté, les garçons, se comportent en véritables bouffons. Habillés avec des sacs de jute confectionnés, chapeaux de paille sur la tête, ils se livrent à une danse propre à eux, claudiquant et tournoyant. Si ce spectacle grotesque, fait tordre de rire Sané, une autre femme, de tempérament un peu nerveuse, renvoie les enfants qui viennent souvent perturber son sommeil, avec leur litanie, ‘’Aw ma yogoro yé wa Yogoro sè kotiobé, Yogoro bolo kotiobé…’’. Ils n’en finissent pas, ces gamins, de dandiner, ‘’jigui dianga solo’’, famaden pogotigui’’. Tout à-coup, un enfant se vautre dans la poussière, immobile comme un mort. Alors ses compagnons se mettent à implorer en ces termes : ‘’mousso ni ma bo dondonli sara’’, (femme, si tu ne sors pas, la guêpe maçonne vient de rendre l’âme… faisant allusion à l’enfant resté sans signe de vie. Ce dernier demeure dans cette posture jusqu’à ce que le cadeau arrive : mil, riz, arachide, pièces de monnaie, etc. Rarement, ils acceptent les restes d’aliment. Une fois le cadeau reçu, l’enfant étalé bondit sur ses deux jambes. Dans le cas contraire, si les enfants ne gagnent rien dans une maison, certains, les plus impolis, maudissent, invectivent même les occupants. Certains vont jusqu’à lancer : « Nous ne sommes pas des affamés. C’est par respect de la coutume ». Koria donne sans arrière-pensée, chaque fois que des enfants pénètrent dans sa maison. Cette femme pieuse soutient que tout ce qu’on donne pendant ce mois béni de ramadan est doublement récompensé par Dieu. C’est pourquoi, Koria est allée faire de la petite monnaie afin d’avoir des jetons à distribuer aux enfants. Les prestations des enfants ne se passent pas, toujours, sans histoires. Il arrive, parfois, que des garçons pourchassent des filles et les dépouillent de leurs gains. Ce genre de situation peut dégénérer sur des conflits entre parents, voire même entre familles. Chacun voulant défendre la cause de sa progéniture. Ce n’est pas pour rien qu’Aïchata a interdit à sa benjamine, l’homonyme de sa maman, de franchir le portail de la maison. « Chaque fois que « M’batogoman » sortait, dit-elle, en surveillant le « kinkéliba » sur le feu, elle rentrait en pleurs ». Bandiougou, ce conservateur, est intarissable sur le « Salalawalé ». Le visage tiré par la fatigue, l’homme énumère les multiples avantages du « Salalawalé ». Selon lui, ce brassage permet aux enfants de se connaître, d’échanger des nouvelles, de se récréer, de partager des moments de joie et de renforcer la solidarité au sein de la société. « Rares sont ceux de notre âge qui ne se sont pas pliés à cet exercice durant leur enfance », ajoute-t-il. Il plaide pour que le « Salalawalé » soit à tout prix maintenu et perpétué, comme tant d’autres de nos pratiques. « Nous devons mieux sauvegarder nos coutumes et nos mœurs menacées de disparition », insiste-t-il. Comme l’illustre, clairement, la sagesse : « Connais-toi, toi-même ». « C’est en cela que réside justement notre identité réelle », estime-t-il. OB/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 398 patients guéris et 40 décès sur 730 cas positifs enregistrés
Bamako, 10 mai (AMAP) Quelque 398 patients sont guéris, 40 décès sur 730 cas positifs enregistrés au Covid-19 avec les 18 découverts mardi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 18 cas enregistrés mardi, 3 cas ont été découverts en CI, 3 cas en CII, 7 cas en CIV, 4 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2066 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Communiqué du gouvernement de la République du Mali sur les douloureux événements de Kayes
Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale que dans la nuit du 11 au 12 mai 2020, aux environs de 21 heures, s’est produit à Kayes, un incident dramatique qui a coûté la vie à un jeune motocycliste à la suite de son interpellation par un agent de Police opérant seul et d’initiative. En réaction à cet incident, ce mardi 12 mai 2020, une manifestation de colère a éclaté à Kayes, conduisant au saccage des postes de Police et à l’incendie du Commissariat de Police du 2ième Arrondissement de Kayes. L’agent de Police incriminé est d’ores et déjà entre les mains de la justice pour subir les rigueurs de la loi. Une enquête est déjà ouverte pour déterminer les circonstances exactes et précises dans lesquelles deux (02) autres jeunes ont trouvé la mort plus tard. Au total l’on déplore trois (03) morts, des blessés et d’importants dégâts matériels. Face à la gravité de la situation, le gouvernement a dépêché depuis ce matin sur les lieux une mission de haut niveau du ministère de la sécurité et de la protection civile, comprenant notamment l’Inspecteur en chef des Services de Sécurité et de la Protection civile et le Directeur général de la Police nationale. En attendant, toutes les autorités régionales de Kayes sont mobilisées pour ramener le calme et la sérénité dans la ville. En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement invite les populations de Kayes au calme, présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Bamako, le 12 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la communication, Porte-parole du gouvernement Yaya SANGARE
Visioconférence : Le PM et la Directrice de la Banque Mondiale au Mali passent en revue les opérations de l’Institution dans notre pays
Bamako, 13 mai (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé et la Directrice des opérations de la Banque mondiale au Mali, Mme Soukeyna Kane, ont passé en revue lundi, les opérations de l’Institution dans notre pays, par visioconférence, a appris l’AMAP de source proche de la Primature. Les deux personnalités ont échangé sur entre autres, le projet de riposte contre le Covid 19, le programme d’urgence en faveur des régions du centre et du Nord et la nouvelle stratégie d’engagement de la Banque dans notre pays. Le Chef du Gouvernement a invité les équipes à redoubler d’ardeur pour accélérer la mise en œuvre des interventions afin de soulager les populations. Le Premier ministre était accompagné pour la circonstance du ministre -directeur de cabinet à la Présidence, Dr Ibrahim Traoré, désigné Haut Représentant du Chef de l’Etat pour le COVID-19, du ministre de la santé et des affaires sociales, Michel Hamala Sidibé. KM (AMAP)
Le Chef de l’Etat préside une réunion de crise sur les événements de Kayes
Bamako, 13 mai (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a présidé mercredi à Koulouba, une réunion de crise sur les évènements qui ont endeuillé la ville de Kayes dans la nuit du mardi, a appris l’AMAP de source officielle. C’était en présence du Premier ministre ; Dr Boubou Cissé, du Président de l’Assemblée Nationale, Honorable Moussa Timbiné, du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Général Salif Traoré et des députés élus à Kayes. Après des échanges sur les événements qui ont endeuillé la ville de Kayes et engendré une violence qui s’est manifestée par l’incendie de deux commissariats, le Chef de l’Etat a appelé au calme avant de promettre que la lumière sera faite sur tous les actes déplorés. Le président de la République a annoncé la visite imminente du Gouvernement à Kayes sous la conduite du Premier ministre et les députés ont informé le Chef de l’Etat de leur décision de se rendre incessamment sur les lieux pour contribuer au retour au calme. En rappel, 3 personnes avait trouvé la mort et d’importants dégâts matériels enregistrés dans un affrontement entre des manifestants et policiers, dans la nuit du mardi à Kayes, après la mort d’un jeune faisant le rodéo par un policier sur la route de Sadiola. KM (AMAP)
Kayes : des manifestations violentes auraient fait des morts et des blessés
Kayes, 12 mai (AMAP) La ville de Kayes (Ouest) est paralysée par des jeunes manifestants qui ont barricadé l’axe Kayes-Sadiola, depuis que des réseaux sociaux ont annoncé, lundi nuit, qu’un policier aurait tiré sur un jeune motocycliste qui s’amusait avec sa moto. Il y aurait près d’une dizaine de morts et des blessés. D’autres sources ont fait état de corps de trois à six personnes qui auraient été aperçus en certains points stratégiques de la capitale, avant qu’ils ne soient enlevés et transportés à l’hôpital, très tôt ce matin. La nouvelle de la mort du jeune Seyba Tamboura s’est propagée dans la ville où des manifestations ont éclaté un peu partout. Une source anonyme a indiqué à l’AMAP que le policier était ivre au moment des faits.. Depuis la nuit, dernière, on pouvait entendre des coups de feu depuis Kayes N’Di, un quartier situé sur la rive droite du fleuve Sénégal. Au moment où nous nous apprêtions à aller au centre-ville, des manifestants avaient commencé à incendier le Commissariat de police du 2e arrondissement. Vers 10h, certains d’entre eux avaient déjà pénétré ce commissariat pour saccager et brûler des véhicules, des motos et d’autres biens parmi tant d’autres. Au niveau du pont, ils ont enlevé l’abri du poste de police pour le placer au beau milieu de la route afin de bloquer la circulation. De l’autre côté du feu tricolore, on apercevait, également, de la fumée provenant du rond-point qui mène au grand marché où se trouve le Commissariat de police du 1er arrondissement. Mais ici, l’impressionnant dispositif qui a été mis en place par les Forces de sécurité ne permet pas aux manifestants d’atteindre facilement le marché, à plus forte raison, le commissariat. La quasi-totalité des boutiques, pharmacies et autres commerces situés aux abords de la voie bitumée de Kayes N’Di étaient fermés. Seuls les motocyclistes et les piétons pouvaient passer par le pont, non sans risque. BMS/MD (AMAP)
Bandiagara : Une mission de la MINUSMA à Songho pour évaluer les dégâts survenus sur le pont suite à une attaque terroriste
Bandiagara, 12 mai (AMAP) Une mission de la MINUSMA comprenant son Commandant du Secteur Centre, le Général Sadou Maïga et le Commandant régional de la Police des Nations Unies (UNPOL/MINUSMA), le Colonel Jean-Pierre Nyandu Kashabali, s’est rendue le 8 mai dernier à Songho, localité située dans le Cercle de Bandiagara, pour évaluer les dégâts survenus sur le Pont endommagé après les attaques survenues successivement les 25 mars et 4 mai 2020, a appris l’AMAP de source proche de la mission onusienne. Une équipe de démineurs du contingent sénégalais a procédé minutieusement , sur place, au grattage des bas-côtés dudit pont avant que la délégation n’entreprenne sa mission préliminaire de reconnaissance Le Général de brigade et commandant du secteur centre de la MINUSMA, Sadou Maiga a déclaré qu’il est très important que cette voie reste ouverte. Le commandant régional d’UNPOL, le Colonel Jean-Pierre Nyandu Kashabali a, pour sa part souligné que « ce pont est essentiel pour les activités économiques mais également pour les activités opérationnelles et humanitaires des Nations Unies dans la région». La localité se Songho est située à une dizaine de kilomètres de la ville de Bandiagara, sur la route nationale (RN) 15, commune de Doucombo, cercle de Bandiagara dans la région de Mopti. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 712 cas confirmés, 39 décès et 377 patients guéris
Bamako, 12 mai (AMAP) Quelque 712 cas ont été enregistrés avec les 8 découverts lundi, 39 décès et 377 patients guéris au Covid – 19 au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public lundi par l’Institut national de la Santé publique qui précise que sur les 8 cas décelés lundi, un (1) cas a été découvert à Mopti, 2 cas en CI, un (1) cas en CIII, un (1) cas en CIV, 2 cas en CV et un (1) cas en CVI du district de Bamako. Le communiqué qui précise qu’à ce jour 2085 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien, invite les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

