Sikasso : Les préparatifs des élections législatives se poursuivent activement

Sikasso, 15 mars (AMAP) La campagne électorale pour les législatives du 29 mars a démarré, depuis la semaine dernière, dans la Région de Sikasso où 238 candidats dont 72 femmes et 166 hommes sont en lice pour 25 sièges de député. Les candidats animent des meetings dans les villages et les chefs-lieux de commune, tel que nous avons pu le constater à Kaboïla, dans le Cercle de Sikasso, et à Sélingué, dans la circonscription de Yanfolila où plusieurs personnalités ont assisté au lancement de la campagne. Dans cette localité le ministre en charge de la communication, Yaya Sangaré, et le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCR), Mamadou Satigui Diakité, ont invité les populations au retrait massif des cartes d’électeurs en vue  d’une participation à hauteur de souhait à ce scrutin. La première semaine du retrait des cartes d’électeurs a enregistré de faibles taux dans plusieurs localités. L’ensemble de la région est à 30% environs de taux de retrait. La Commune urbaine de Sikasso est à 13,01% et environs 102 000 cartes ont été retirées dans le Cercle de Sikasso. Selon le président de la commission de distribution des cartes de la commune, Benjamin Théra, l’affluence sur les sites de distribution est faible depuis le démarrage des opérations le 7 mars dernier. Cependant, il demeure optimiste car la sensibilisation se poursuit sur les lieux de culte et à travers deschefs traditionnels. FD/MD (AMAP)

Communiqué du Gouvernement de la République du Mali sur l’Arrestation et l’incarcération de Madame Rokiatou Traoré, artiste, musicienne, auteur-compositeur et interprète

Le Gouvernement de la République du Mali suit avec attention la situation judiciaire de Mme Rokiatou Traoré détenue à la prison française de Fleury-Mérogis. Artiste de renommée internationale, détentrice d’un passeport diplomatique malien, Mme Rokiatou Traoré bénéficie de l’assistance des autorités maliennes depuis plusieurs mois. Le Gouvernement de la République du Mali exprime sa solidarité à notre compatriote. Il rassure l’opinion nationale que les services consulaires et diplomatiques sont mobilisés pour un heureux dénouement de la question. Le Gouvernement de la République du Mali remercie toutes les bonnes volontés qui ont témoigné à l’artiste, leur sympathie suite à cet incident malheureux. Bamako, le 14 mars 2020   Le Ministre de la communication, Chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement   Yaya SANGARE

Kidal : Le bataillon des FAMa reconstituées reçoit l’appui de la MINUSMA et la force Barkhane

Bamako, 13 mars (AMAP) Des patrouilles conjointes Forces armées maliennes (FAMa) et Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) seront, bientôt, lancées à Kidal, a annoncé le chef d’état-major de la MINUSMA, le général Louis-Marie Gougeon. L’officier français, en visite à Kidal, jeudi 12 mars 2020, pour apporter le « soutien total » de la mission onusienne au bataillon des FAMa reconstituées dans sa mission de sécurisation des populations de Kidal et de leurs biens, a exprimé la disponibilité de la MINUSMA à aider les FAMa à mener des missions opérationnelles. « Notre souci est de les aider à forger la cohésion nécessaire de leurs unités », a-t-il dit. En retour le chef du bataillon des FAMa reconstituées, le commandant Mamadou Kéita s’est réjoui de cette visite du chef d’état-major de la MINUSMA, tout en se montrant disponible « à mener dans un futur très proche des patrouilles conjointes avec la MINUSMA, à travers la ville de Kidal et ses environs ». Au même moment,l’état-major du bataillon des FAMa, en partenariat avec la force Barkhane, a lancé, jeudi 12 mars 2020, au camp général Abdoulaye Soumaré de Kidal, une série de formations à l’intention des éléments du bataillon FAMa déployé à Kidal. Durant plusieurs semaines, les éléments se familiariseront avec des nouvelles techniques de combat dans des domaines de la transmission, le secourisme opérationnel, la tactique, le Guidage aérien tactique avancé (GATA), l’Instruction sur le tir au combat (ISTC), le Génie. Aux dires des initiateurs de cette session de formation, l’objectif est de renforcer l’efficacité opérationnelle des FAMa. OD/MD (AMAP)

Niono: Le nouveau PDG de l’Office du Niger échange avec l’encadrement, les syndicats et les producteurs

Niono, 13 mars (AMAP) Le nouveau président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Abdoul Karim Konaté a effectué mercredi sa première visite de terrain dans la zone de production de Niono, a constaté l’AMAP. Il s’agissait pour le premier responsable de l’Office d’échanger avec l’encadrement technique, les syndicats d’exploitants agricoles et les producteurs sur entre autres, les questions liées à la production dans cette zone ainsi que les difficultés dans les zones de production de Niono, N’débougou, Molodo et Kouroumari. Les échanges ont porté sur l’insécurité, la crise d’eau, le manque de matériels agricoles, la dégradation des réseaux d’irrigation, l’insuffisance des terres aménagées ou réaménagées et la faiblesse du taux de recouvrement de la redevance eau (moins de 40%) à vingt jours du délai de paiement) et les perspectives de l’Office. Le nouveau PDG de l’Office du Niger a saisi l’occasion pour remercier le président de la République, le premier ministre et le gouvernement pour la confiance placée en lui avant d’inviter les exploitants agricoles à l’accompagner dans cette noble mission pour l’atteinte des objectifs notamment la sécurité alimentaire. « Le président de la République n’a pas lésiné sur les moyens en octroyant 15% du budget National à l’agriculture, la subvention des intrants et du matériel agricole » a déclaré le PDG qui s’est dit prêt à relever le défi en se mettant au travail avec crédos la transparence, la collaboration, l’écoute et l’acquittement de la redevance eau avant le 31 mars. Abdoul Karim Konaté était accompagné d’une forte délégation comprenant entre autres, ses plus proches collaborateurs, le délégué général des exploitants agricoles, le représentant régional de la chambre d’agriculture. MS /KM (AMAP)

Le nouveau PDG de l’Office du Niger en visite à Niono

Niono, 13 mars (AMAP) Le nouveau PDG de l’Office du Niger, Abdoul Karim Konaté a effectué, mercredi, une visite à Niono pour rencontrer les producteurs, l’encadrement technique, les syndicats d’exploitants agricoles et s’enquérir des difficultés dans les 04 zones de production (Niono, N’débougou, Molodo, Kouroumari). Pour cette première sortie du nouveau PDG à Niono, depuis sa prise de service, M. Konaté était accompagné d’une forte délégation comprenant ses plus proches collaborateurs, le délégué général des exploitants agricoles, le représentant régional de la Chambre d’agriculture, entre autres. La rencontre, qui s’est déroulée dans la salle de conférence de la zone de Niono, a permis aux directeurs de zone de présenter leur secteur avec les difficultés et les perspectives. Ces difficultés se résument à l’insécurité, la crise d’eau, le manque de matériel agricole, la dégradation des réseaux d’irrigation l’insuffisance des terres aménagées ou réaménagées et la faiblesse du taux de recouvrement de la redevance eau (moins de 40%) à vingt jours du délai de paiement. Intervenant à son tour, Abdoul Karim Konaté a demandé aux exploitants agricoles de l’Office du Niger de l’accompagner dans cette noble mission pour l’atteinte des objectifs, notamment la sécurité alimentaire. il a, aussi, dit que le Président de la République n’a pas lésiné sur les moyens en octroyant 15% du budget national à l’agriculture, la subvention des intrants et du matériel agricole. Le PDG se dit prêt à relever le défi, en se mettant au travail avec comme crédos « la transparence, la collaboration, l’écoute et l’acquittement de la redevance eau avant le 31 mars ». MS/MD (AMAP)

Trafic de stupéfiants dans le Nord du Mali: L’ONU épingle des groupes armés

Bamako, 12 mars (AMAP) Des groupes armés affiliés à la Plateforme sont autant impliqués que la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dans le trafic de drogues et collaborent, désormais, pour faire circuler des cargaisons de stupéfiants à travers le désert malien, révèle le Groupe d’experts des Nations unies sur le Mali. Dans leur rapport à mi-parcours, transmis le 28 février dernier au Conseil de sécurité, les experts onusiens mettent en exergue un rapprochement entre la CMA, le MAA-Plateforme et le GATIA-CMA qui aurait servi à la coordination un trafic de stupéfiants entre les Régions de Gao et de Kidal. Pour en savoir plus sur les individus qui contrôlent le commerce et les convois associés, les experts approfondiront les enquêtes à partir des récentes saisies de résine de cannabis en Mauritanie et au Sahara occidental, en provenance du Maroc et en route vers le Mali. Des indices laissent croire à l’implication de certaines personnalités bien connues des registres de l’ONU. Il s’agit, notamment, de Ahmoudou Ag Asriw, qui fait l’objet de sanctions et dont le nom est cité dans un précédent rapport des experts comme un des auteurs des violentes escarmouches et détournements de résine de cannabis (haschich) de Gao vers la région de Kidal. Depuis le 19 avril 2019, les experts affirment n’avoir pas reçu d’informations analogues concernant une quelconque rivalité sur cet axe. Ag Asriw a été nommé chef d’état-major dans la nouvelle section du GATIA qui a cherché à se rapprocher de la CMA en septembre 2019, de même que du MAA-Plateforme. Les experts onusiens font le lien : « Il semble qu’en raison de cette évolution, Ag Asriw ait été suffisamment accommodé dans des opérations de trafic qui nécessitent une coordination entre les réseaux criminels associés au MAA-Plateforme et à la CMA, à Gao et à Kidal, respectivement, à mesure que la drogue circule dans leurs zones de contrôle respectives. » Dans les réseaux criminels associés à la CMA et impliqués dans les convois de drogue, le rapport cite, également, Mohamed Ag Akly, commandant régional du MNLA et Mahamadou Ag Attayoub qui agit au nom de Khalid Ag Mohamed, fils de Mohamed Ag Intallah. Le rapport fait remarquer que, contrairement, à ce qui s’est passé dans les Régions de Gao et de Kidal, des convois de stupéfiants ont été attaqués dans la région de Tombouctou. Pour le contrôle de cette zone, plusieurs réseaux se livrent bataille. Certaines attaques ont été diligentées par Hussein Ould Ghaname, alias Guigoz, de la fraction Oulad Ghanam. Des attaques contre les convois de Guigoz en 2018 ont été attribuées à des hommes agissant pour le compte de Settar Ould Ahmed Hairi, homme d’affaires et membre de l’autorité intérimaire de Taoudenni. Ce dernier a été assassiné le 8 juillet 2018, en même temps que le commandant du MAA-Plateforme du Mécanisme opérationnel de coordination à Gao, Mohammed Ould Hinnou. Il ressort également rapport que Settar a entretenu des relations d’affaires avec le chef du MAA-Plateforme, Hanoune OuldAli. « Guigoz compte aussi sur le soutien militaire du MAA-CMA à Ber, notamment du colonel Goulam », ajoutent les experts. Et de préciser que les réseaux criminels convoyant la drogue et soutenus par le MAA-Plateforme et la CMA dans la région de Tombouctou ne sont pas interdépendants, comme dans les régions de Gao et de Kidal. Mais, tous ces réseaux se serviraient de société écrans, installées notamment au Niger et au Mali, pour blanchir de l’argent et financer des opérations. ID/MD (AMAP)

Coronavirus : Le gouvernement malien suspend tout grand rassemblement jusqu’à nouvel ordre

Bamako, 12 mars (AMAP) Le gouvernement du Mali, pour faire face à la pandémie du coronavirus (COVID-19), a pris plusieurs mesures parmi lesquelles la prise de température systématique de tous les voyageurs aux entrées aériennes et terrestres du pays Devant la propagation rapide du coronavirus que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié, mercredi, de « pandémie mondiale », le gouvernement a recommandé, aussi, des mesures d’auto-isolement, d’hygiène individuelle et collective et a mis en place un numéro vert (36 0 61) à toutes fins utiles. Les voyageurs avec des symptômes mineurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) en provenance de pays fortement touchés par le COVID-19, seront soumis à un auto-isolement pendant 14 jours et feront l’objet d’un suivi journalier par une équipe médicale. En outre, les voyageurs avec symptômes majeurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) et d’autres signes et symptômes respiratoires, en provenance de pays fortement touchés par le COVID-19, seront conduits sur un site d’isolement pour être testés. Concernant les mesures individuelles et collectives, le gouvernement a décidé de réduire, au maximum, les grands rassemblements non nécessaires, de suspendre la participation des cadres maliens aux grandes réunions ou fora dans les pays fortement touchés, de suspendre les regroupements importants au Mali (conférences, colloques, symposiums, festivals, etc.) jusqu’à nouvel ordre. Il a été, aussi, décidé de renforcer les mesures d’hygiène individuelle et collective(lavage des mains au savon, utilisation du gel hydro alcoolique devant tous les services publics et les lieux de cultes), d’éviter de se serrer les mains et de faire des accolades en tous lieux et en toutes circonstances. Le gouvernement ne préconise pas la fermeture des frontières avec les pays touchés par le COVID- 19. Au contraire, il n’y a aucune restriction sur les vols aériens et le Mali « manifeste sa solidarité avec tous les pays touchés ». YD/MD (AMAP)

Rokia Traoré arrêtée en France à la suite d’un différend avec son ex compagnon

Bamako, 12 mars (AMAP) La star internationale de la musique et de l’opéra, Rokia Traoré, a été arrêtée, jeudi, à sa descente d’avion à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, à Paris, où elle devait faire une escale avant de rallier Bruxelles (Belgique). Selon son avocat, Me Kenneth Feliho, cité par notre confrère Raduio France internationale (RFI), un différend oppose la chanteuse malienne à son ex compagnon autour de la garde de leur fille. Le mandat d’arrêt international, dont Rokia Traoré fait l’objet, a été émis en fin d’année 2019 par la justice belge pour « enlèvement, séquestration et prise d’otage ». Les faits concernent la fille que Rokia Traoré a eue avec son ex compagnon, Jans Goosens, un Belge. Le tribunal de première instance de Bruxelles a donné la garde exclusive de l’enfant à son père. Mais la chanteuse a fait appel. Elle se rendait en Belgique pour, justement, son audience à la Cour d’appel de Bruxelles. Mais les choses ont pris une autre tournure avec son arrestation à Paris, selon Me Feliho. Celui-ci explique, aussi, que Rokia Traoré refuse de remettre sa fille à son ancien compagnon parce qu’une plainte aurait été déposée à l’encontre de ce dernier pour attouchements sexuels sur l’enfant. Rokia Traoré est actuellement sous écrou à la prison de Fleury-Mérogis, en attendant que la chambre d’instruction du tribunal de Paris se prononce sur son éventuelle extradition vers la Belgique, mercredi prochain. L’artiste encourt une peine de cinq ans de prison, selon Me Feliho. Joint au téléphone, la famille a confirmé l’arrestation qu’elle qualifie d’ « injuste » et précise que la présidence du Mali et les avocats de l’artiste sont à pied d’œuvre afin que qu’elle puisse faire valoir ses droits. YD/MD (AMAP)

AMAP : Un budget de près de 3 milliards de Fcfa pour 2020

Bamako, 12 mars (AMAP) Pour l’exercice 2020, le budget de l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP),équilibré en recettes et en dépenses, est arrêté à 2.988.295 000 de Fcfa, a-t-on appris lors de la 38èsession du Conseil d’administration de l’AMAP, tenue jeudi, sous la présidence du ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, en présence du directeur général, Bréhima Touré. Ce budget est en baisse de 22,24% par rapport à 2019. La subvention de l’Etat y représente 768.295.000 de Fcfa, contre 2,2 milliards de Fcfa de prévisions de ressources propres. Cette diminution continue du budget de l’AMAP ne manquera pas d’ajouter aux difficultés que vit actuellement la première institution de presse du Mali. En effet, cette session se tient à un moment décisif dans l’évolution historique de l’AMAP avec le retrait de la régie publicitaire de l’ORTM, suite à l’entrée en vigueur de la loi fixant le nouveau régime de la publicité.L’application de cette nouvelle législation engendrera pour l’AMAP d’importantes pertes de recettes financières. Alors qu’au même moment, aucune mesure d’accompagnement n’a été envisagée par le gouvernement pour combler le manque à gagner. En dépit de ces difficultés imposées à l’AMAP, le président du Conseil d’administration s’est réjoui que, conformément aux directives et orientations de la dernière session, l’AMAP a su mobiliser ses moyens de production et ses ressources humaines, afin de s’acquitter convenablement de ses missions de collecte et de diffusion de l’information, et enclencher, par la même occasion, des innovations majeures. En effet, au cours de l’année écoulée, l’AMAP a apporté, à travers L’Essor, l’Agence de Presse et Kibaru, sa contribution à l’information du public sur les activités du gouvernement et sur les questions touchant la vie quotidienne de la Nation. Dans le cadre de l’amélioration et de la diversification du contenu du quotidien national L’Essor, l’année écoulée a été marquée par le lancement de deux suppléments hebdomadaires : L’Essor Sports et L’Essor Culture. Un sondage effectué auprès des abonnés et autres lecteurs, indique que 64% des lecteurs apprécient le contenu de ces suppléments. Cet accueil favorable du public a encouragé la direction à lancer, il y a quelques jours, un supplément mensuel dédié au Genre. En plus des suppléments, le contenu de L’Essor a été enrichi avec de nouvelles rubriques sur divers domaines d’activités, a noté le président du Conseil. Yaya Sangaré a, également, souligné que l’Agence de presse a connu une importante mutation se traduisant par l’amélioration de la qualité des dépêches.Il a exhorté l’AMAP à poursuivre sa mutation avec l’allocation par le gouvernement, au titre du Budget spécial d’investissement (BSI) 2020, de 300 millions de Fcfa, destinée à la construction de sa représentation régionale à Sikasso. Pour un pays à grande tradition d’oralité, le président du Conseil dit avoir apprécié l’évolution de la direction de la presse communautaire, communément appelée Kibaru. Celle-ci est en train de développer des supports numériques avec la mise en ligne de sa chaîne Youtube qui diffuse des vidéos en langues nationales. «Il m’est aussi remonté que bientôt sera lancée une application mobile sur laquelle des vidéos seront diffusées en bambara, soninké et fulfulde. Ce qui offrira une possibilité supplémentaire d’accès à l’information aux non locuteurs du français, la majorité de nos concitoyens». Au regard des brillants résultats déjà obtenus par l’AMAP, M. Sangaré a adressé ses félicitations au directeur général et à son équipe. Tout en donnant l’assurance au syndicat que son cabinet et lui resteront constamment à leur écoute pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions a invité l’AMAP à innover et à entreprendre des changements majeurs dans son organisation et dans son fonctionnement, tout en veillant sur sa stabilité financière. «Les différentes actions à ce titre doivent s’inscrire dans une démarche de réforme en profondeur de l’Agence dont l’une des urgences me parait être comment mieux rentabiliser la grosse imprimerie, la rotative qui a été acquise par I’AMAP. Un partenariat avec la Maison de la presse, les journaux et les faitières de la presse pour faire chuter le prix de l’impression au Mali qui augmente tant le budget de nos rédactions, un mécanisme avec la Poste du Mali pour ouvrir la messagerie de l’AMAP à l’ensemble de la presse malienne sur la base d’un partenariat public-privé mutuellement avantageux, sont aussi des priorités relevées par le ministre. « Car, l’AMAP, comme toutes les structures en charge des médias, est confrontée aujourd’hui aux transformations engendrées par la révolution numérique dans l’espace médiatique », a dit Yaya Sangaré. Pour lui, les réseaux sociaux et l’Internet ont imposé la culture de l’instantanée dans la diffusion de l’information. « Les médias traditionnels ont donc l’obligation d’embarquer dans le train de l’évolution numérique, en créant de nouveaux supports de diffusion à la pointe de l’information », a insisté le ministre Sangaré. ADS/MD (AMAP)  

Liptako-Gourma : Un cadre de concertation pour faire face aux défis communs

Bamako, 12 mars (AMAP) Les ministres en charge de l’Administration territoriale de l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma (ALG), réunis à Bamako, ont formalisé le cadre de concertation des gouverneurs des régions frontalières, mis en place pour mieux faire face aux défis communs. Ils ont, aussi, donné des orientations pour une coopération transfrontalière renforcée entre les autorités administratives frontalières des trois États. Cette réunion, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, intervient après celle des gouverneurs des régions frontalières du Liptako-Gourma regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, les 10 et 11 mars derniers. Le thème était : «la stabilisation de la région du Liptako-Gourma». Dans son intervention, la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Sénégal et coordinatrice par intérim du Hub sous régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a relevé que la rencontre des gouverneurs était une occasion opportune d’écouter ceux-là mêmes qui sont confrontés, quotidiennement, aux difficultés sécuritaires sans moyens efficients pour répondre aux besoins de leurs communautés. Le PNUD, a indiqué Mme Diabaté Amata Sangho, a participé avec un réel intérêt aux discussions des deux jours et apprécié la décision des gouverneurs des trois frontières de mettre en place un cadre de concertation pour faciliter la coopération transfrontalière dans cette zone devenue l’épicentre de la crise au Sahel. «Aujourd’hui, la coopération transfrontalière est encore plus nécessaire car c’est dans ces zones frontalières que la crise sécuritaire et humanitaire, qui sévit et s’aggrave tous les jours, se fait le plus sentir. C’est aussi dans ces zones que les efforts de développement ont une régression alarmante », a-t-elle fait remarquer. Pour sa part, la ministre de tutelle de l’ALG, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, en charge des Mines et du Pétrole, s’est réjouie de la tenue de cette rencontre qui se situe dans le cadre du renforcement de la coopération transfrontalière entre les Etats membres du Liptako-gourma. Elle a rappelé la décision des chefs d’Etat de l’organisation d’inscrire désormais ses actions dans le continuum «sécurité-développement» eu égard à la situation sécuritaire dans chacun des pays. Selon la ministre, la zone frontalière commune aux Etats de l’ALG constitue, de nos jours, un sujet de préoccupation majeure pour les autorités du pays, pour la sous-région voire l’ensemble de la communauté internationale. Ornella Moderan, directrice des programmes de l’ONG DDG (Groupe danois de déminage) abondera dans le même sens. Elle a, aussi, ajouté que la stabilisation du Liptako-Gourma est une préoccupation partagée par sa structure qui intervient aux cotés de l’ALG dans le cadre d’un partenariat stratégique et par l’ensemble de la communauté humanitaire. Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rendu hommage à l’Union africaine (UA) qui, dans son agenda 2063, indique que l’Afrique va se construire à travers ses régions. Selon Boubacar Alpha Bah, la création du cadre de concertation des régions frontalières du Liptako-Gourma est un acte très important dans ce sens. Cependant, il a suggéré une dynamique de rapprochement pour «effacer» les frontières. Cette réunion, a rappelé le ministre Bah, se tient à un moment où les trois Etats concernés font face à des défis similaires dans la région du Liptako-Gourma reconnue comme étant l’épicentre de la crise sécuritaire dans le Sahel. D’après lui, la sécurité et le développement sont, aujourd’hui, les défis majeurs de notre espace et aucun Etat pris seul ne peut y faire face. Cette situation commande donc aux Etats d’agir en synergie pour non seulement réfléchir sur les voies et moyens pour y faire face mais, aussi, s’accorder sur les actions à mettre en œuvre collectivement. Même s’il reconnait que des progrès ont été accomplis dans la lutte que mènent nos Etats contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, le ministre malien en charge de l’Administration territoriale pense que la situation sécuritaire demeure encore préoccupante. Il a dit que face aux défis multiformes auxquels la région du Liptako-Gourma est confrontée, chacun des Etats développe et met en œuvre des initiatives au niveau national. Mais pour des problèmes qui ont une dimension transfrontalière, il faut trouver des solutions communes, en inscrivant les démarches dans une dynamique de coopération transfrontalière. DD/MD (AMAP)