Filière coton : le Premier ministre annonce une subvention exceptionnelle de 35 milliards

Bamako, 07 juin (AMAP) Le gouvernement malien va accorder une subvention exceptionnelle de 35 milliards de Fcfa à la filière coton, sous la forme d’un bonus de 50 Fcfa sur chaque kilogramme de coton produit et vendu à la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT), a appris l’AMAP de source officielle. Selon le service de communication de la Primature, à l’issue d’une rencontre, dimanche, avec les acteurs de la filière coton présidée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, le Gouvernement a, également, décidé de maintenir les prix d’achats pour la campagne 2020-2021. L’Etat, à travers la CMDT, s’engage à acheter au producteur chaque kilogramme de coton à 250 Fcfa pour le premier choix et 225 Fcfa pour le second choix. Les engrais seront cédés à prix coûtants. Outre le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, étaient présents les membres de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, les représentants des quatre syndicats de la filière coton (SYCOV, SYVAC, SYPAM, SPCK), les représentants de la CMDT, de l’OHVN et des députés élus dans la zone cotonnière. AC/MD (AMAP)

San : Célébration de la 620ème édition du Sankè mô

San, 7 juin (AMAP) Les festivités de la 620ème édition du Sankè mô ont pris fin vendredi à San,  en présence des autorités politiques locales,  des responsables coutumiers, des ressortissants du cercle de San résidant à Bamako et dans d’autres localités du pays et des populations. Les chants et danses traditionnels des bobos de Térékoungo et Parana , la préparation de la crème traditionnelle (moungou fara), la visite des sites touristiques,  la pêche collective dans la mare du Sanké,  le défilé et le concours des clowns et bouffons,  ont marqué  la présente édition. Le préfet  de cercle,  Amadou Dicko,  qui n’a pas pris part aux activités de la fête,  a néanmoins offert à ses organisateurs 1000 masques de protection contre le covid -19 , au regard de la forte mobilité humaine et des salutations d’usage qui caractérisent les fêtes. Assombries par le covid-19,  pandémie qui frappe actuellement tous les pays du monde entier,  les festivités de cette année ont suscité peu d’engouement par rapport à celles des éditions précédentes. Il a été regrettable de constater des jeunes filles et garçons se livrer à des scènes de rodéo durant toute la période de l’évènement qui reste  la seule grande fête traditionnelle ayant atteint des dimensions nationales et internationales. NC/KM (AMAP)

Communiqué du Gouvernement sur la manifestation du vendredi 05 juin 2020

Le Gouvernement informe l’opinion nationale que ce vendredi 05 juin 2020, à partir de 12 heures, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO (CMAS), le Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD) et le Mouvement Espoir Mali Koura (EMK) ont organisé un rassemblement sur la place de l’Indépendance. Le Gouvernement, toujours soucieux du respect des libertés publiques des maliens, a autorisé la marche à travers le Gouverneur du District de Bamako et a déployé les forces de l’ordre et de sécurité pour encadrer la manifestation. Globalement, tout s’est déroulé sans incident, même si une quarantaine de manifestants souffrant de malaise ont été secourus par les unités d’intervention de la Protection civile. Toutefois, le Gouvernement déplore, à la fin du rassemblement sur la place de l’indépendance, que des manifestants particulièrement surexcités, se soient dirigés vers la résidence du Président de la République à Sébénicoro. Dans leur acharnement pour forcer le dispositif sécuritaire mis en place par les forces de l’ordre, ils ont été dispersés à coup de gaz lacrymogènes. S’en sont suivies de vives altercations qui ont occasionné : – Dix-neuf (19) blessés dont quinze (15) parmi les forces de l’ordre ; – Onze (11) véhicules des forces de sécurité endommagés par les manifestants, dont un totalement (01) incendié. Des interpellations ont été effectuées sur les lieux et une enquête est en cours pour situer toutes les responsabilités de ce débordement.   Tout en félicitant les forces de l’ordre pour le professionnalisme et la retenue dont elles ont fait preuve face à un tel déchaînement de violences, le Gouvernement invite les populations au calme. Le Gouvernement rappelle que l’exercice du droit constitutionnel de manifestation pacifique ne doit pas donner lieu à des actes de vandalisme ni de violences. Il invite les acteurs politiques et de la société civile au respect du cadre institutionnel républicain et démocratique. Il rassure les populations qu’il restera attentif à la satisfaction de leurs préoccupations légitimes. Le Gouvernement renouvelle son offre de dialogue au collectif d’associations et de partis politiques qui s’est exprimé à travers le rassemblement du 5 juin 2020. Bamako, le 06 juin 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National

Covid-19 au Mali : 845 guéris et 90 décès sur un total de 1523 cas positifs enregistrés

Bamako, 6 juin (AMAP) Quelque 845 patients sont guéris du Covid – 19, 90 décès sur un total de 1523 cas positifs enregistrés avec les 38 nouveaux cas décelés ce samedi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information  a été donnée dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 38 nouveaux  cas enregistrés samedi, 1 cas a été découvert à  Ségou (4ème région), 32 cas à Kidal, 2 cas en CII,  1 cas en CV et 2 cas en CVI  du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2513 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Mali : La Force Barkhane a tué le chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique

Bamako, 6 juin (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly a annoncé vendredi la mort au Mali du chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel, a appris l’AMAP de source RFI. Florence Parly  a précisé que le chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique et plusieurs de ses collaborateurs ont été tués mercredi, par la Force Barkhane avec le soutien de ses partenaires. La mort du terroriste est intervenue au cours d’une opération dans le nord du Mali, selon  Florence Parly  qui a rappelé qu’ Abdelmalek Droukdel, membre du comité directeur d’Al-Qaida, commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel. La ministre française des Armées a tenu à féliciter les soldats qui ont conduit ce qu’elle qualifie d’opérations audacieuses et qui portent des coups sévères à ces groupes terroristes, selon elle. KM (AMAP)

Les services de sécurité dispersent de jeunes manifestants

Bamako, 05 juin (AMAP) Des groupes de jeunes ont brûlé, vendredi, des pneus sur la voie publique avant d’être dispersés par les éléments de la sécurité présidentielle. « Nous avons entendu des tirs de sommation et de gaz lacrymogènes. Des gens sont passés et se dirigent vers Sébénikoro, où se trouve la résidence privée du président de la République », a dit un témoin habitant au quartier Djicoroni Para, avant Sébénikoro.   Des renforts de la gendarmerie et de la Garde nationale (Groupement de la sécurité présidentielle) ont été vus en direction de Sébénikoro. Au même moment, sur la route du palais présidentiel de Koulouba, des éléments des forces de l’ordre étaient visibles, équipés et avec un véhicule lanceur d’eau. Des milliers de personnes ont manifesté, vendredi, à Bamako, lors d’un rassemblement qui s’est déroulé dans le calme. S’adressant aux manifestants, l’initiateur de cette marche, un imam, Mahmoud Dicko, a déploré la mauvaise gouvernance du régime et, surtout, des problèmes, qui, selon lui, gangrènent l’Armée malienne. OD/MD (AMAP)

Kéniéba : Un homme arrêté en possession d’une arme et des menottes volées au Sénégal

Kéniéba, 05 juin (AMAP) Le Commissariat de Police de Kéniéba a arrêté, lundi, un homme en possession d’un pistolet automatique de fabrication russe et son chargeur garni de trois cartouches de 9 mm, d’une paire de menottes et ses clés qu’il a volés sur un policier sénégalais, ainsi qu’une quantité de chanvre indien. Dans la nuit du 1er juin 2020, aux environs de 01 heure, le Commissaire principal de Police, Ancoundia Napo, a été informé de la présence d’un individu suspect dans un bar à Koundan, localité située sur la Route internationale Bamako-Dakar, par le corridor sud, à environ 15 km de Kéniéba, chef-lieu de Commune. Les investigations ont permis d’interpeler un jeune homme qui a déclaré se nommer Mohamed Ousmane Fati, de nationalité sénégalaise, employé de commerce domicilié à Moussala, sur le territoire sénégalais. Interrogé sur la provenance des objets trouvés sur lui, il a déclaré les avoir pris sur un certain Moussa sans autre précision. Comme il soutenait résider à Moussala, localité sénégalaise sur l’autre rive du fleuve Falémé, les agents ont pris attaché avec le Chef secteur de Police de Moussala, l’adjudant Moundourou Diouf. Celui-ci dit avoir retrouvé l’individu dans les archives de la police et qu’il n’est « pas de bonne moralité ». L’adjudant Diouf, sur invitation de ses collègues maliens, s’est rendu à Kéniéba pour, ensemble, en savoir plus sur cet individu. Après les enquêtes, il s’est trouvé que le même jour, vers 21 heures, un sergent de police sénégalais, Abdramane Sow, en service à Moussala, a été victime d’un vol avec effraction à son domicile.  Le voleur a emporté son pistolet et son chargeur. Après les investigations, il s’est avéré que l’arme retrouvée sur Mohamed Ousmane Fati est la même volée quelques heures plutôt, à Moussala.  Confondu, le suspect a avoué son forfait. Compte tenu de la bonne collaboration entre les polices sénégalaise et malienne à la frontière et sur instruction du Procureur du Tribunal d’Instance de Kéniéba,  Hamidou N’Dao, le suspect a été remis aux autorités sénégalaises pour la suite de l’enquête. Le Commissaire principal Napo a mis l’accent sur « la franche collaboration » entre les policiers des deux pays, en matière de partage d’informations et de renseignements qui leur permet de lutter efficacement contre les crimes transfrontaliers. Il a assuré les populations maliennes et sénégalaises de la présence de la police pour leur protection et celle de leurs biens. Ce qui entre dans le cadre de leur mission.  Il les a invitées à plus de collaboration, à travers l’information et le renseignement, « seul moyen efficace de combattre les malfaiteurs » des deux côtés de la frontière. Cette arrestation a été possible grâce à l’information donnée par un citoyen. MFS/MD (AMAP)  

Manifestations à Bamako : Des milliers de personnes à la place de l’indépendance

Bamako, 05 juin (AMAP) Des milliers de personnes se sont réunies, vendredi, au Monument de l’Indépendance, à Bamako, lors d’une manifestation qui s’est déroulée dans le calme, respectant la consigne de non-violence et d’une marche pacifique lancée par les organisateurs, a constaté l’AMAP sur place. La manifestation a été initiée par la Coordination des mouvements et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) et Espoir Mali Koura (EMK). Au monument de l’Indépendance, les marcheurs ont chanté l’hymne national du Mali. Les forces de l’ordre et les sapeurs-pompiers étaient mobilisés pour encadrer les manifestants. Aucune mesure barrières n’était respectée face à la maladie à Coronavirus, précisément la distanciation d’un mètre et le port des masques. Les manifestants ont scandé des slogans comme : « Libérez Soumaïla Cissé », « On a perdu Kidal », « l’Education va mal », « L’hôpital des militaires annulé », « Armée divisée », « IBK ne peut plus, qu’il démissionne ». Des personnalités comme Choguel Kokala Maïga, Koninba Sidibé, Nouhoum Sarr, Clément Dembélé, Mahmoud Dicko habillé en boubou blanc, entre autres, étaient présents et se sont adressé à la foule. Le leader religieux, Mahmoud Dicko, n’a pas prononcé la démission du président de la République dans son adresse. Cependant, il a déploré la mauvaise gouvernance du régime et, surtout, des problèmes, qui, selon lui, gangrènent l’Armée malienne. Des messages ont été prononcés qui sont le reflet, à en croire les organisateurs de la marche, de la crise sociale et dans plusieurs secteurs de la vie nationale. Selon l’Imam Mahmoud Dicko, il s’agit de sauver le Mali. « Je demande au président Ibrahim Boubacar Kéita d’écouter ce que le peuple lui dit. Que ce rassemblement lui serve de conseil pour la gouvernance du pays », a-t-il déclaré. Par ailleurs, contrairement à ce qui avait été annoncé, l’Imam Mahmoud Dicko a dirigé la prière du vendredi dans sa mosquée à Badalabougou. Toutefois, certains manifestants ont prié à la Place de l’Indépendance. La prière a été dirigée par Imam Oumarou Diarra chargé aux questions et affaires religieuses de la CMAS. « Nous sommes sortis parce que notre Imam, Dicko a initié la marche. Nous voulons que tout le monde suive ses conseils pour que la marche ne dégénère pas », ont dit certains partisans de l’Imam au micro de nos confrères de Renouveau TV, après la prière, devant sa mosquée à Badalabougou. Moussa Kondo, responsable d’Accountable Mali, une organisation de la société civile malienne, présent à la manifestation, a déclaré : « pour ceux qui n’ont toujours pas compris…je ne marche ni pour Choguel, ni pour Cheick Oumar Sissoko, ni pour l’Imam Dicko…ni pour qui que ce soit. Je marche pour un Mali prospère, juste et équitable pour tous les maliens de Bamako, de Ségou et de l’extérieur… ». OD/MD (AMAP)

Cadre de vie à Bamako : Un combat contre l’incivisme

Par Oumar DIAKITE Nous sommes, aujourd’hui (vendredi) 05 juin pour célébrer la Journée mondiale pour l’environnement. Un regard sur notre milieu de vie ! Vous avez dit cadre de vie dans la capitale malienne, Bamako ? Apocalyptique ! Dans les quartiers, les lieux publics, les gens déversent des déchets solides et liquides n’importe comment polluant l’environnement avec des risques sanitaires incommensurables. Le constat est plus que chaotique. L’environnement de Bamako n’est pas reluisant. C’est peu de dire qu’il n’est pas le mieux pour un cadre de vie sur le plan de l’hygiène et de l’assainissement, notamment après ces premières pluies qui sont de véritables révélateurs de nos vilenies. Dans nos familles, les déchets solides ont deux destins possibles : on les entasse tout près de la maison ou les jette dans les caniveaux ou dans les collecteurs. Les poubelles ne sont pas aux normes. Il y en a de toutes sortes : vieux seaux, vieux bidons, \vieilles baignoires. Les ordures sont, dans tous les cas, par terre. « Nous n’avons pas d’autres solutions. Nous pensons que la tâche revient à la mairie de bien gérer la problématique », argue Aminata Sidibé en train de jeter ses ordures dans la poubelle, à l’entrée de sa maison familiale à Hamdallaye, en commune IV du District de Bamako. Ces poubelles débordent attirant une nuée de mouches et dégageant une odeur pestilentielle. Dans une rue adjacente, après une fine pluie, la semaine dernière, les eaux usées d’une fosse septique se déversent directement dans le caniveau. « On le fait fréquemment pendant l’hivernage. On relie notre fosse septique au caniveau et la pluie conduira les eaux sales dans le fleuve. C’est moins de dépense. Mais seulement, cette fois-ci, il a moins plu. Ce qui a provoqué cette situation », explique Ousmane Koné. La pratique est à la mode, un peu partout dans les quartiers populaires de Bamako. C’est chacun fait comme il veut quant à la gestion des déchets liquides dans la ville. Les eaux usées des WC coulent directement dans les caniveaux et les eaux de lessive dans la rue. Rares sont les familles où il y a une bonne gestion des eaux usées. Dans les centres à forte concentration humaine, comme les marchés, les places pour transport en commun, les gargotières s’en soucient moins. A la place des transports urbains appelé « Vox da », une dame tient une gargote. Elle déverse les restes d’aliments dans le caniveau. « Vous travaillez à la mairie ? Quel est votre problème ?», s’emporte la vendeuse de riz lorsque nous nous sommes adressé à elle sur son geste. Les dépôts de transit sont utilisés à d’autres fins, pour ne pas dire plus.. Les environs du cimetière de Niaréla se sont transformés en dépotoir d’ordures. Essayez seulement d’en toucher un mot avec quelqu’un du voisinage. On vous regarde d’un œil de dédain comme pour dire : « allez-vous faire voir ailleurs ». La mairie du District de Bamako nous renvoie vers la voirie avec comme interlocutrice la Cellule technique d’appui aux collectivités territoriales (CTAC). Cette structure appui les collectivités territoriales dans leur actions de développement en termes de projets, de réalisation d’infrastructures, de conseils. Pour le directeur adjoint de la CTAC, Amadou Konaké, dans nos familles tout le monde doit se comporter en citadin, en bon citoyen, en adoptant les bonnes mesures d’hygiène par rapport aux déchets que nous produisons. « Il y a la pollution de l’air. On balaie n’importe comment, on brûle les déchets, les pneus usagés. On brûle presque tout à Bamako. Ce qui fait que l’air n’est pas bon à respirer », reconnait-il. Selon lui, la gestion des déchets solides est très compliquée. Elle dépasse la compétence de la mairie du District et des autres communes de la ville. « Parce que cette gestion, depuis la production jusqu’au stockage des ordures, n’est pas correctement faite », dit-il. M. Konaké met en cause l’incivisme des populations. « Il y a l’incivisme dans la pratique et l’incivisme dans le paiement des impôts. Les gens ne paient pas les impôts et taxes à plusieurs niveaux alors que c’est avec ces paiements que les collectivités arrivent à assurer les services de base dans une cité », dénonce-t-il. Et d’ajouter : « A longueur de journées, des Bamakois jettent par terre des sachets d’eaux vides, des peaux de bananes, d’oranges, n‘importe quoi. On trouve à Bamako des gargotes qui déversent les restes d’aliments dans les caniveaux ». Par ailleurs, il soutient qu’il faut une chaîne correcte et normale, du citoyen lambda aux collectivités et à l’Etat, pour lutter contre la dégradation de l’environnement et du cadre de vie dans notre capitale. « Si les collectivités ne sont pas mises dans les conditions, elles ne peuvent pas bien faire leur travail. Normalement, l’Etat doit appuyer les collectivités. Que cet accompagnement soit d’ordre financier ou en ressources humaines, l’Etat doit assurer cela aux collectivités pour que le travail soit bien fait. Car, Bamako est la capitale du Mali et, à cet effet, l’Etat est toujours interpellé. C’est comme si l’Etat ne s’occupe pas de Bamako », analyse le directeur adjoint de la CTAC. Parlant de Ozone, l’entreprise en charge du ramassage des ordures dans la ville, Amadou Konaké dit que cette société n’est pas payée à hauteur de souhait aujourd’hui. C’est pourquoi ses prestations laissent à désirer. Selon le chef du département renforcement des capacités des acteurs de l’Agence de l’Environnement et de développement durable (AEDD), Abdrahamane Kémé, les mauvais comportements des populations peuvent polluer l’environnement avec des conséquences très graves pour la santé. « Si les poubelles ne sont pas en règle et que les gens déversent les eaux usées des toilettes ou WC dans les caniveaux, cela va créer une nuisance du cadre de vie. Cette forme de pollution va entrainer une prolifération de germes. Dieu seul sait quels types de microbes sont dans ces déchets de tous ordres », s’alarme Abdrahamane Kémé. « De l’autre côté, dira-t-il, la pluie peut drainer les déchets et obstruer les égouts, les ouvrages d’assainissement des stations d’épuration, tout en polluant aussi le fleuve Niger et les mares des environs ». Selon lui,

Mali : Célébration de la Journée mondiale de l’environnement

Bamako, 5 juin (AMAP)  Le Mali à l’instar de la Communauté internationale célèbre ce 5 juin la journée mondiale de l’environnement et la 21ème édition de la quinzaine de l’environnement, a constaté l’AMAP. Le thème qui est retenu cette année  est la biodiversité, constitue un appel à l’action pour mettre un terme à disparition accélérée d’espèces animales et végétales, conséquemment à la dégradation leur cadre de vie. Selon les statistiques, un million d’espèces végétales et animales sont menacées d’extinction au cours des prochaines décennies, à cause des activités humaines, en grande partie. En 2016, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a, par ailleurs, signalé que l’augmentation fulgurantes des épidémies de zoonoses dans le monde, constituant 75 % de toutes les maladies infectieuses émergentes chez l’être humain, selon l’organisation. Instituée depuis 1974 par l’Organisation des Nations Unies, cette journée se veut être un cadre privilégié consacré à la sensibilisation des citoyens du monde sur les enjeux environnementaux. En rappel,  l’édition 2019 qu’avait accueillie la Chine était placée sous le thème de la pollution de l’air MT/KM (AMAP)