Communiqué du Gouvernement sur la situation judiciaire de l’artiste Rokia Traoré

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale qu’il suit de très près la situation judiciaire de l’artiste malienne, Madame Rokiatou Traoré. C’est dans ce cadre que les Ambassadeurs de France et du Royaume de Belgique ont été reçus, ce vendredi 20 mars 2020, au Ministère des Affaires étrangères à Koulouba. L’Ambassade et le Consulat général du Mali à Paris suivent également la question à travers un contact régulier avec les autorités françaises et les Avocats de Madame Rokiatou Traoré. A cet égard, le Gouvernement du Mali, au nom du Président de la République et du peuple malien, invite Madame Rokiatou Traoré à mettre un terme à la grève de la faim qu’elle observe depuis plusieurs jours et qui risque d’altérer sa santé. Le gouvernement de la République du Mali remercie tous ceux qui ont manifesté leur soutien et leur solidarité à l’endroit de Madame Rokiatou TRAORE en vue de trouver une issue heureuse à cette affaire. Bamako, le 20 mars 2020 Le Ministre de la Communication,  Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré

Kadiolo: Le Commissariat met le grappin sur un escroc guinéen

Kadiolo, 21 mars (AMAP) Le Commissaire principal, Yaranga Diarra et ses éléments ont mis le grappin jeudi à Kadiolo, sur un escroc guinéen répondant au nom de Bagoun Camara, âgé de 29 ans et gérant d’une station d’essence à Kankan (Guinée), a appris l’AMAP de source officielle. Le Commissariat du 7ème arrondissement de Bamako avait été saisi par le propriétaire d’une station d’essence à Kankan pour la disparition de son gérant  Bagoun Camara avec la somme de 50 millions. Le jeudi 19 mars dans les environs de 19h, le Commissaire principal Yaranga Diarra chargé du commissariat de la ville de Kadiolo a été à son tour saisi par son homologue du 7ème arrondissement dans cette même affaire. Ainsi, toutes les coordonnées et photos de la mise en cause seront alors remises au chef de poste du flux migratoire de Zégoua , le commandant Moussa Macalou qui, suite à un contrôle systématique de tous les occupants des bus de transport, a découvert l’intéressé à bord d’un car de la compagnie Tilemsi Voyage dans les environs de 23 Heures. Reconnu par sa photo, il était parvenu à dissimuler sa vraie identité en se faisant passer pour un certain Papa en prenant son ticket de voyage  et interrogé par les hommes du commissaire principal Yaranga, il avoua les faits qui lui sont reprochés avant d’affirmer qu’il se rendait à Abidjan chez un grand frère . En attendant son extradition vers le 7ème arrondissement de Bamako, l’escroc qui a abusé de la confiance de son patron qui l’envoyait pour des opérations de change, médite pour l’instant sur son sort à la police de Kadiolo. NIO/KM (AMAP)

Diéma : Lancement d’un nouveau projet de l’agence espagnole Farmamundi

Diéma, 20 mars (AMAP)  L’adjoint du Préfet de cercle, Kabaou Dolo a présidé mercredi à Diéma, le lancement d’un nouveau projet financé par l’agence espagnole Farmamundi pour un montant estimé à plus de 262 millions de francs cfa pour une durée de 24 mois, a constaté l’AMAP. Le projet contribue à l’éradication des discriminations et violences basées sur le genre, exercées à l’égard des populations rurales au Mali et dans le cercle de Diéma, il concerne  les communes rurales de Dianguirdé, Diéoura, Fassoudébé et Guédébiné,. Les activités concernent la réhabilitation et l’amélioration des infrastructures de 4 CSCOM pour l’amélioration des soins obstétriques avec une composante de développement environnemental, l’appui au rétablissement intégral des conséquences physiques et psychologiques de 150  victimes des pratiques traditionnelles néfastes et l’organisation de sessions de formation à l’intention du personnel de la santé et des ASC  sur les besoins nutritionnels pendant la grossesse et l’allaitement des femmes. Il s’agira également de la création et de la formation de 22 comités communautaires de surveillance des pratiques traditionnelles néfastes et la réalisation de 44 ateliers de formation en  faveur des femmes, des jeunes et des adultes pour la construction des identités et des relations de genre non violentes. Enfin, les activités portent sur la réalisation des séances de sensibilisation pour l’amélioration de la santé nutritionnelle en faveur des femmes enceintes et des mères allaitantes, la tenue des ateliers de formation relatives au processus d’émancipation des femmes et l’expression d’intérêts individuels concernant les initiatives économiques. Le représentant du Chef de l’exécutif a déclaré que le projet permettra d’améliorer davantage les conditions de vie des couches vulnérables que sont les femmes et les enfants. Kabaou Dolo a enfin invité chaque acteur à donner le meilleur de lui-même pour faire de ce projet, qui tient à cœur au Gouvernement et ses partenaires, une  réussite totale dans le cercle de Diéma. La représentante de l’agence andalouse espagnole Farmamudi, Mme Sandra GUERA PUIG a  précisé que projet FOCAD vise  à faciliter l’accès des femmes et des jeunes filles aux services sociaux et économiques de base, notamment la santé, l’éduction, l’alimentation, la propriété foncière et de même pour l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes. La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant du conseil de cercle, Seydou Camara, du maire de la commune rurale de Guédébiné, Gagny Yarra, de la coordinatrice de l’ONG IAMANEH Mali, Dolo Oumou Diombelé et du représentant du Centre de santé de référence, Dr Badian Togola.  OB/KM (AMAP)

Bourem : 29 soldats tués et plusieurs blessés dans une attaque à Tarkint

Bourem, 20 mars (AMAP) Vingt neuf soldats maliens ont été tués, plusieurs autres blessés, sept véhicules incendiés et des munitions emportées, dans une attaque perpétrée jeudi, par des hommes armés non identifiés à Tarkint, localité située dans le Cercle de Bourem, région de Gao, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés sont arrivés dans les environs de 5 heures, jetant des obus sur le camp, suivis de tirs nourris d’armes lourdes, faisant 29 morts et plusieurs blessés du côté des forces loyalistes qui ont tenu jusqu’à 13 heures. Les blessés au nombre de 12, ont été évacués par les forces Barkhane au Centre de santé de référence (Csréf) de Bourem, selon les mêmes sources qui ne précisent pas s’il y a eu des morts ou des blessés du côté des terroristes mais déclarent qu’un renfort a été déployé pour sécuriser la zone, retrouver et traquer d’éventuels terroristes et leurs complices.  AT/KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 18 mars 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture de cartes d’électeurs sécurisées et personnalisées, en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société INGENIERIE DE CONCEPTION ET DE DEVELOPPEMENT S.A.R.L pour un montant toutes taxes comprises de 2 milliards 600 millions de francs CFA et un délai d’exécution de 35 jours. La fourniture de nouvelles cartes d’électeurs est justifiée par les opérations de révision annuelle des listes électorales de 2018 et de 2019. De nouveaux électeurs ont été inscrits sur les listes électorales, d’autres électeurs ont été transférés ou radiés, rendant ainsi caduques les cartes d’électeurs de 2018. Le financement du marché est assuré par le budget national. un projet d’ordonnance portant exonération des équipements d’énergies renouvelables de la TVA, des Droits et Taxes à l’importation. La règlementation des exonérations accordées par l’Etat a connu une évolution à travers l’adoption de la Loi n°2017-022 du 12 juin 2017 déterminant le cadre général du régime des exonérations fiscales et douanières, qui dispose, en son article 2 « Aucune exonération fiscale et douanière n’est autorisée si elle n’est pas expressément prévue par une loi ». Le projet d’ordonnance adopté en application de cette loi exonère les équipements d’énergies renouvelables de la TVA et des Droits et Taxes exigibles au cordon douanier à l’exception du Prélèvement communautaire, du Prélèvement Communautaire de Solidarité et de la Redevance Statistique. L’exonération de ces équipements permettra notamment l’amélioration du mix énergétique, la poursuite des investissements dans le solaire et le respect des engagements souscrits par le Gouvernement en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de promotion d’énergies propres et en matière de sauvegarde de l’environnement. ​ AU TITRE DU MINISTERE DES MINES ET DU PETROLE Sur le rapport du ministre des Mines et du Pétrole, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office national de la Recherche pétrolière. L’Autorité pour la Promotion de la Recherche pétrolière a été créée, sous forme de service rattaché, par Ordonnance n°04-033/P-RM du 23 septembre 2004. L’AUREP a pour mission la promotion des activités relatives à la recherche minière. De sa création à nos jours, l’AUREP a rencontré d’énormes difficultés à cause de son statut de service rattaché notamment : – la limitation des missions à la promotion de la recherche pétrolière ; – l’incapacité de financer les travaux de recherche pour le développement du secteur ; – l’insuffisance de ressources humaines. Les projets de texte adoptés corrigent ces insuffisances par la création de l’Office national de la Recherche pétrolière sous la forme d’un Etablissement public à caractère administratif, doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière. La création de l’Office s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations formulées par le Contrôle général des Services publics, le Bureau du Vérificateur général et la Section des Comptes de la Cour suprême. Elle permettra d’intensifier la recherche pétrolière et contribuera à la diversification des ressources minérales, économiques et énergétiques nationales en vue de faire du secteur pétrolier un des moteurs du développement économique et social. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Chargé de mission : Monsieur Sidiki TOGO, Médecin Lieutenant-colonel Sapeur-Pompier. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITE URBAINE Directeur National des Transports Terrestres, Maritimes et Fluviaux : Monsieur Mamadou SOW, Ingénieur des Constructions Civiles. Bamako, le 18 mars 2020 Le Secrétaire général du Gouvernement, Madame SANOGO Aminata MALLE Commandeur de l’Ordre national  

COVID-19 : En Arabie saoudite, suspension temporaire de la prière du vendredi et des prières communes dans les mosquées, à l’exception des Deux Saintes Mosquées

Riyad, Arabie Saoudite (UNA) – La Commission des grands Oulémas en Arabie Saoudite a ordonné, mardi, de suspendre l’accomplissement de la prière du vendredi et des prières communes dans les petites et grandes mosquées, tout au long de la journée, à l’exception des Deux Saintes Mosquées de la Mecque et de Médine, indique l’Agence d’informations de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI). La Haute commission des Oulémas, a pris cette décision,à la suite de la propagation rapide du coronavirus dans le monde, constatée par les autorités sanitaires du Royaume d’Arabie Saoudite, Au cours de sa 25ème réunion extraordinaire, tenue dans la capitale saoudienne, Riyad, la Commission a salué les mesures de précaution prises par toutes les agences gouvernementales et le secteur privé pour freiner la propagation du virus corona et protéger la population. Citant des versets du saint Coran et des hadiths du prophète Mohammed, paix et bénédictions sur lui, concernant la propagation des épidémies, la Commission a décidé de suspendre provisoirement les offices de prière dans l’ensemble des mosquées du pays à partir de mardi et jusqu’à nouvel ordre, tout en maintenant l’appel à la prière (Azan), avec un avis supplémentaire inclus dans l’Azan régulier appelant les fidèles à prier chez eux, a décrété la Commission, citant des cas confirmés de la tradition prophétique. MD/AH UNA SPA/UNA  

Covid-19 : Les chefs religieux et coutumiers invités au respect des mesures préventives

Bamako, 19 mars (AMAP) Les leaders religieux maliens ont été invités, jeudi, lors d’une rencontre avec le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, au respect des consignes et à proposer, le plus tôt possible, des mesures concrètes pour protéger les fidèles dans les lieux de culte qu’il n’est pas, pour le moment, question de fermer. Lors de cette rencontre avec le Premier ministre, les représentants des faitières des organisations religieuses (musulmanes, catholiques et protestantes), ainsi que ceux des familles fondatrices de Bamako et des associations de la société civile ont été largement briefés sur les mesures prises par les autorités, mardi dernier, à l’issue de la session extraordinaire du Conseil supérieur de la défense nationale sur la pandémie du coronavirus. Les religieux se sont félicités de la décision du gouvernement, puisque toutes les confessions tiennent compte du bien-être physique, émotionnel et spirituel des individus et des sociétés. Les participants ont convenu de la mise en place d’une commission pour se pencher sur la question de la fermeture ou non des lieux de culte, afin d’éviter les regroupements de personnes. Les membres de cette commission vont réfléchir avec les experts du ministère de la Santé et des Affaires sociales pour «arriver à des conclusions qui engagent tout le monde», a confié le secrétaire général du Haut conseil islamique du Mali, Mamadou Diamoutani qui assure que les religieux n’hésiteront pas à prendre toutes les décisions qu’il faudra. Le délégué général de l’Église évangélique protestante au Mali Révérend Nouh Infa Yattara a précisé que, «pour le moment, le principe retenu est de laisser les lieux de culte ouverts, mais de les ouvrir intelligemment». « Autrement dit, a-t-il expliqué, ceux qui ne pourraient pas faire respecter la consigne de 50 fidèles, doivent demander conseils aux services techniques de la santé ». Face à cette maladie «démoniaque», le Révérend  et ses condisciples entendent s’investir pour «aider les uns et les autres à changer de comportements, afin de sauver leur propre vie et celle des autres. Les leaders religieux et coutumiers, qui se sont engagés à respecter et à faire respecter les mesures préventives, ont fait des bénédictions pour que notre pays soit épargné par ce fléau. ID/MD (AMAP)  

Coronavirus : il n’y aura pas de report des élections, a déclaré le Premier ministre

Bamako, 19 mars (AMAP) Le Premier ministre,  Dr Boubou Cissé, a annoncé, lundi, le maintien des élections législatives du 29 mars 2020,lors d’une conférence de presse exclusivement consacrée à la menace du coronavirus et aux mesures adoptées par le gouvernement pour faire face à la pandémie. Le chef du gouvernement a expliqué que par souci de survie de la nation et de continuité de l’Etat, les élections législatives sont maintenues.  «Ces  élections vont se tenir qu’il y ait ou pas de cas de maladie à coronavirus dans notre pays », a-t-il martelé, ajoutant que des précautions seront prises pour faire respecter les mesures de distanciation par les électeurs le jour du vote. Le chef du gouvernement était accompagné du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, du ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré,  et de celui des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Abdoul Ly. C’est dans une salle avec les mesures de distanciation observées et sans micro baladeur que s’est tenue cette rencontre avec la presse. Le ministre Yaya Sangaré, premier à prendre la parole, a indiqué que le continent africain, relativement épargné par le coronavirus, a été contaminé par des voyageurs venus d’Asie et d’Europe. Selon lui, la progression des tests positifs indique une contagion interne dans nos pays. « Sur les 54 pays du continent, a-t-il précisé, 31 sont déjà touchés par cette maladie. Et le nombre de malades est passé de  60 à 464 cas confirmés de la semaine du 13 au 17 mars 2020 ». Pour le Premier ministre, le Mali n’est pas un pays à risque mais vulnérable du fait de la propagation de ce virus à un rythme assez alarmant «autour de nous». Dr Boubou Cissé a rappelé que les pays limitrophes du Mali, à l’exception du Niger, ont connu des cas de Covid-19. Conscient de la vulnérabilité de notre pays, le chef du gouvernement a dit que quels que soient les efforts faits, notre système de santé sera très rapidement saturé si le virus fait son apparition sur notre territoire. C’est pourquoi, Dr Boubou Cissé a indiqué que tous les efforts des autorités en cours sont axés sur la prévention. A cet effet, des  cordons ont été créés à l’aéroport de Bamako et dans les autres aéroports du Mali, aux niveaux terrestre et fluvial. Ces dispositifs, selon le Premier ministre, marchent tellement bien que jusqu’à présent, tous les cas suspects ont pu être ciblés et les tests ont été faits. Cependant, il a ajouté que le travail va consister à renforcer ces cordons pour mettre le Mali à l’abri d’une introduction du virus. Au-delà de cette situation, dit-il,  le gouvernement est en train de se préparer au pire, en arrêtant des dispositions pour la prise en charge d’éventuels cas. A cet effet, des dispositifs ont été mis en place à l’hôpital du Point G, à l’hôpital de Dermatologie, à l’hôpital du Mali et dans certains Centres de santé de référence. Et le même dispositif qui existe dans les capitales régionales, sera renforcé. Le chef du gouvernement a indiqué qu’à Bamako, il y a une vingtaine de lits pour la prise en charge qui va être étendue à une centaine. Néanmoins, il a beaucoup insisté sur la prévention pour éviter le pire.  C’est dans ce cadre que des mesures de précaution ont été prises par le gouvernement en Conseil des ministres. Aussi, l’idée de mettre en place des brigades de vigilance et de sensibilisation a été discutée. Il s’agit de recruter quelques centaines de jeunes qui tourneront dans les marchés et gares routières pour assurer ce rôle de vigilance et de sensibilisation. SURVIE DE LA NATION –Malgré le risque, le Premier ministre a jugé que la vie de la nation doit continuer. Et cela nécessite que certaines activités puissent continuer. « Nous ne pouvons pas interdire que les marchés se tiennent mais nous allons faire en sorte que les comportements des uns et des autres correspondent aux recommandations faites par les experts et les mesures draconiennes proposées par le Conseil supérieur de la défense », a-t-il indiqué. Le Premier ministre a aussi évoqué le plan d’urgence contre le Covid-19 préparé par le ministère en charge de la Santé, et dont le montant est de 6,3 milliards Fcfa. « En plus, a-t-il annoncé, des partenaires techniques et financiers sont prêts à aider notre pays avec environ 17, 5 milliards Fcfa sous forme de prêts et de dons ». Pour sa part, le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine a indiqué que la décision de fermeture des frontières aériennes sauf pour les vols cargo a été prorogée à ce soir (vendredi) à 23H59 pour des raisons humanitaires. Il a tenu à préciser que l’aéroport ne sera pas fermé car il y aura des autorisations au coup par coup pour diverses raisons. Pour les transports terrestres, les corridors ont été pris en charge par l’installation de cordons sanitaires. S’agissant des transports terrestres de voyageurs, le ministre Ly dit avoir rencontré les syndicats pour l’application des mesures préventives dans les gares routières. Et il doit rencontrer les transporteurs urbains et interurbains pour le même exercice. Le ministre de la Santé et des Affaires sociales a, de son côté, indiqué que les temps sont très graves. «Nous sommes en face d’une des plus graves pandémies que nous avons connues», a déclaré Michel Hamala Sidibé qui a conseillé de prendre très au sérieux les mesures préconisées par le gouvernement. Pour combattre une pandémie, il dira qu’il faut le leadership, l’engagement politique à tous les niveaux, toutes choses que nous avons chez nous. Pour faire face à la menace, le ministre Sidibé a promis de mobiliser tous les soignants à la retraite, de lancer une coalition du secteur privé contre cette pandémie. DD/MD (AMAP)    

La douane saisit des armes de guerre   

Bamako, 19 mars (AMAP) Les services douaniers ont saisi, jeudi, une importante quantité d’armes de guerre, de munitions et de cartouches de cigarettes, lors d’une opération dans le secteur de Bangoumana. Le contrôleur des douanes, Thierno Hadi Traoré, et ses hommes.  en patrouilles dans la zone, ont ciblé un véhicule en provenance de la Guinée qu’ils ont soumis à une fouille minutieuse. D’après le contrôleur Thierno Hadi Traoré, le véhicule de transport avait à son bord un individu à l’attitude étrange et suspect qui semblait être agacé par la présence des douaniers. Ceux-ci ont décidé de poursuivre leur fouille jusqu’à mettre la main sur de grosses cartouches de cigarettes. Puis, ils y ont découvert des colis tout aussi étranges. Il s’agissait, en fait, de couvertures qui dissimulaient deux pistolets mitrailleuses, quatre carabines de marque tchèque, un fusil et des munitions. L’individu suspect a essayé de fuir avant d’être rattrapé par les douaniers. Il détenait un son sac qui contenait beaucoup de munitions. Interrogé par les agents des douanes, il a reconnu être le propriétaire de toutes ces armes et munitions qui étaient, d’après lui destinées, à la Région de Mopti, dans le Centre du Mali, en proie à une grande insécurité. LN/MD (AMAP)        

Mesures contre le coronavirus : C’est la déprime chez les acteurs culturels  

Par Amadou SOW Bamako, 19 mars (AMAP) Dans le milieu des acteurs culturels maliens, l’heure est à la déprime après les mesures prises par le gouvernement contre la pandémie du Covid-19. Parmi ces mesures, qui contrarient les artistes et autres opérateurs culturels, figurent l’interdiction des événements culturels et toute activité populaire à caractère festif comme les concerts, les festivals, les émissions grand public pour les chaines de télévision. Les acteurs culturels réclament au gouvernement des mesures d’accompagnement pour leur permettre d’éviter la faillite. La question était au centre d’une rencontre organisée, lundi dernier, par la Fédération nationale des artistes du Mali (FEDAMA). Les artistes se plaignent du fait que plus d’une trentaine d’événements étaient programmés comme le Festival international «Les Nuits du Wassulu», mais qui ont été annulés à cause de cette situation. Abdoul Berthé, le promoteur du festival international «Les Nuits du Wassulu» a du mal à encaisser le coup. «Nous avons été obligés de reverser l’argent que nous avions reçu des partenaires car notre festival est tout simplement annulé. Après cette période, c’est la campagne pré hivernage qui se prépare, ce qui nous oblige à annuler l’activité car elle est organisée dans une zone agricole», explique-t-il, ajoutant que sa structure a mis environ 16 millions de Fcfa dans la campagne de communication et autres activités préparatoires. Le directeur du Festival de Sélingué (un des plus grands festivals au Mali), se trouve dans la même situation. Salif Telly estime que les pertes sont énormes pour sa boîte. «Nous avons travaillé pendant toute une année pour mettre en place notre activité. C’est un coup dur aussi bien pour les organisateurs que pour les artistes. C’est difficile, pour le moment, d’évaluer les pertes car plusieurs millions sont déjà investis pour l’organisation», dit-il. Après l’annulation de l’activité, la direction du Festival de Sélingué doit faire face maintenant au problème de gestion des contrats avec les prestataires. Parmi les événements culturels frappés par les mesures gouvernementales, on peut citer aussi le Festival « Holà Bamako », le Festival « Ecrans d’Afrique », le concert géant de Salif Keita, le Festival « Vivre ensemble à Tombouctou », le Festival « Hippo ». Sans compter les programmations nationales et internationales de Blonba. Pour Aly Castro, organisateur du Festival « Holà Bamako », plus de 4 millions de Fcfa ont été déjà dépensés dans les affiches et les préparatifs. L’Institut français du Mali a également annulé plusieurs activités programmées. On retrouve l’information sur le site officiel et la page Facebook de l’Institut. Parmi ces activités, on peut retenir le Festival international de Slam et humour, le Festival FISH, le concert de Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia. L’Institut français du Mali envisage de rembourser ceux qui avaient déjà payé leur réservation. Le président de la FEDAMA, Alioune Ifra N’Diaye, pense qu’il faut créer un fonds d’urgence pour venir en aide aux acteurs culturels pris au piège du coronavirus. Selon lui, les artistes et les opérateurs culturels ont connu le même sort en 2013 avec l’état d’urgence. «Ils ont perdu énormément d’argent et des contrats qui ont été résiliés avec les partenaires potentiels », rappelle-t-il, ajoutant qu’après la diffusion de la lettre circulaire du ministère de la Culture par rapport au report et à la suspension des activités culturelles et artistiques, la FEDAMA a saisi les artistes pour évaluer les pertes et proposer au gouvernement un plan de remboursement pour permettre au monde de la culture de survivre à la pandémie du coronavirus.   Dès la semaine prochaine, la FEDAMA compte adresser une correspondance au gouvernement pour demander de mettre en place un fonds d’urgence pour le remboursement des activités, dont le montant est estimé à environ 1,230 milliard de Fcfa. «Cette somme va permettre à la FEDAMA de rembourser les artistes et les organisateurs des événements culturels», annonce Alioune Ifra N’Diaye.   Lundi dernier, aux environs de 20 heures, notre équipe de reportage a fait le tour de certaines structures qui accueillent les événements culturels. Au palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, c’était le calme plat. Le directeur Abdoulaye Diombana estime que le gouvernement a bien fait de prendre des mesures préventives contre le coronavirus. «Depuis l’annonce de la décision, nous avons annulé ou suspendu plusieurs de nos activités, notamment les prestations de l’Ensemble instrumental national qui avait trois programmations pendant ce mois de mars. C’est une perte énorme en termes de budget, mais une avancée importante dans la prévention contre le Covid-19», soutient-il. Mme Coulibaly Fadima, directrice de la Pyramide du souvenir, confirme que toutes les activités programmées au niveau de sa structure ont également été annulées suite à la lettre circulaire du ministère de la Culture. Cependant, malgré l’interdiction, certains opérateurs ont maintenu leurs activités. C’est le cas du Festival international Didadi de Bougouni. Pour les organisateurs, il était trop tard pour faire machine arrière. Ils disent avoir, tout de même, respecté les consignes données par les services sanitaires. AS/MD (AMAP)